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	<title>Lola, auteur/autrice sur L&#039;ARAD2</title>
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	<title>Lola, auteur/autrice sur L&#039;ARAD2</title>
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		<title>Décarbonation des entreprises </title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/decarbonation-des-entreprises/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lola]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Jun 2024 09:55:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[agronomie]]></category>
		<category><![CDATA[carbone]]></category>
		<category><![CDATA[exploitation]]></category>
		<category><![CDATA[label bas carbone]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cerfrance Energie a pour objectifs de vulgariser les énergies renouvelables et d'accompagner les entreprises vers la décarbonation. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Décarbonation des entreprises avec Cerfrance Energie</h1>



<p>Cerfrance Energie, filiale du réseau Cerfrance, a pour objectifs de vulgariser les énergies renouvelables et d&rsquo;accompagner les entreprises vers la décarbonation. </p>



<p>En France et dans le domaine de l&rsquo;agriculture, la décarbonatation est portée par le label bas carbone. Dans le cadre du 3ème appel à projet <a href="https://www.france-carbon-agri.fr/">France Carbone Agri</a>, 228 exploitations se sont engagées dans une démarche de décarbonation avec Cerfrance Énergie. Ce qui représente alors un peu plus de 20 % des entreprises engagées. Ce chiffre est non négligeable sachant qu&rsquo;il existe, à ce jour, 53 autres porteurs de projets. Comme Cerfrance Énergie, ils accompagnent des entreprises dans une démarche de décarbonation. </p>



<p>A noter, sur ce 3ème appel à projet, la moyenne nationale de gain carbone pour une entreprise se situe à 714 tonnes équivalent CO<sub>2</sub>. Alors qu&rsquo;avec notre accompagnement par Cerfrance Energie, il dépasse les 1 000 tonnes, par entreprise. </p>



<p>L&rsquo;accompagnement Cerfrance Énergie vers la décarbonation se fait, par étape, sur 5 ans : </p>



<ol class="wp-block-list">
<li>Définition des objectifs ;</li>



<li>Elaboration de la stratégie ;</li>



<li>Co-construction avec le client-adhérent d&rsquo;un plan d&rsquo;action ;</li>



<li>Montage administratif pour la vente des crédits carbone ; </li>



<li>Audit final pour vérifier de la bonne mise en pratique du plan d&rsquo;action définit. </li>
</ol>



<p>Nous vous proposons de découvrir en vidéo l&rsquo;accompagnement de décarbonation des exploitations agricoles. Audrey Ouin, chargée des méthodes conseil technique et carbone, présente l&rsquo;accompagnement réalisé chez un client-adhérent de Cerfrance Seine Normandie, Denis Galland, éleveur laitier. </p>



<p></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>S&rsquo;il n&rsquo;y avait pas eu Cerfrance pour nous accompagner, on serait resté dans nos convictions sans aller chercher plus loin.</p>
<cite>Denis Galland, éleveur laitier</cite></blockquote>



<p></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Décarbonation des entreprises avec Cerfrance Energie" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/unUSufxScE4?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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		<item>
		<title>Algues et bio-solutions en agriculture</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/algues-et-bio-solutions-en-agriculture/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lola]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Feb 2024 11:02:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Nourrir les animaux]]></category>
		<category><![CDATA[Nourrir les plantes]]></category>
		<category><![CDATA[Réductions d'intrants en cultures et en élevage]]></category>
		<category><![CDATA[algosourcé]]></category>
		<category><![CDATA[algues]]></category>
		<category><![CDATA[bio-solutions]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Atouts et limites des algues marines pour des bio-solutions en productions végétales et animales</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Atouts et limites des algues marines pour des bio-solutions en productions végétales et animales</h1>



<p class="has-text-align-justify has-medium-font-size">Découvrez quels sont les intérêts et limites attendus de l&rsquo;utilisation des algues comme bio-solutions pour les plantes et les animaux.</p>



<p class="has-text-align-right has-ast-global-color-0-color has-text-color has-small-font-size">Date de publication : 28 février 2024 </p>



<p class="has-text-align-justify">Les <strong>bio-solutions contribuent à la transition agroécologique des exploitations agricoles</strong>. En effet, elles cherchent à répondre aux attentes sociétales en conjuguant performance agronomique, rentabilité économique et préservation de l’environnement. L’utilisation des macro-algues pour l’alimentation des animaux de ferme et la fumure des parcelles agricoles complémentairement à l’épandage de fumiers se pratique depuis des siècles dans les zones littorales tant en France qu’à l’étranger. Actuellement, si cette pratique est devenue marginale, <strong>des extraits algaux transformés industriellement sont de plus en plus utilisés par des agriculteurs.</strong></p>



<p class="has-text-align-justify">Les solutions algosourcées pour les sols et pour <strong>les plantes agissent à différents niveaux&nbsp;</strong>: </p>



<ul class="wp-block-list">
<li>pour stimuler l’<strong>activité biologique du sol</strong>, </li>



<li>pour <strong>un enracinement et une mycorhization</strong> accrus, </li>



<li>pour stimuler la <strong>photosynthèse</strong>,</li>



<li>pour stimuler les <strong>voies de signalisation hormonales </strong>de la plante </li>



<li>pour accroitre l’<strong>acquisition des minéraux</strong>. </li>
</ul>



<p class="has-text-align-justify">En élevage, l&rsquo;étude des algues se fait notamment pour leur <strong>potentielle action inhibitrice de la méthanogenèse.</strong> Car elles renferment des quantités non négligeables de composés halogénés inhibiteurs forts et spécifiques de la méthanogenèse. </p>



<p class="has-text-align-justify has-ast-global-color-5-color has-ast-global-color-0-background-color has-text-color has-background"><strong>L’utilisation des algues comme bio-solutions présente de nombreux intérêts.</strong> Elles sont une <strong>biomasse renouvelable</strong> utilisant peu d’eau douce et de terres arables. Leur usage comme <strong>biostimulants</strong> peut permettre une fertilisation raisonnée et décarbonée. Enfin, elles peuvent être intégrées dans une <strong>économie plus circulaire</strong> de l’algue déjà utilisée dans d’autres secteurs. Toutefois, tout en étant renouvelables, <strong>les biomasses d’algues restent limitées sur le marché mondial</strong>. Par ailleurs, les procédés d’extraction doivent encore progresser vers des procédés plus verts. Enfin, il est encore nécessaire d’améliorer l’efficacité et la compréhension des <strong>modes d’applications et/ou modes d’action des produits algosourcés</strong>.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Place des algues dans les bio-solutions</strong></h2>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les bio-solutions en productions végétales et animales</strong></h3>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify">En productions végétales, <strong>les bio-solutions englobent le cycle végétatif complet</strong> en utilisant des synergies entre les technologies afin de :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>réduire l’utilisation des intrants agrochimiques de synthèse comme les engrais et les pesticides, </li>



<li>limiter les besoins hydriques ;</li>



<li><strong>contribuer ainsi à la décarbonation de l’agriculture</strong>.</li>
</ul>



<p><strong>Les biofertilisants sont des produits biologiques qui contiennent de microorganismes vivants</strong> qui, lorsqu’ils sont appliqués aux semences, aux végétaux ou au sol améliorent la croissance et le développement par différents mécanismes tels que :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>l’augmentation de l’apport de nutriments ;</li>



<li>l’augmentation de la biomasse ou de la surface racinaire ;</li>



<li>l’augmentation de la capacité d’absorption de nutriments par la plante.</li>
</ul>



<p><strong>Les biostimulants sont des produits qui stimulent les processus de nutrition des végétaux</strong> indépendamment des éléments nutritifs qu’ils contiennent, dans le seul but d’améliorer une ou plusieurs des caractéristiques suivantes des végétaux ou de leur rhizosphère : </p>



<ul class="wp-block-list">
<li>l’efficacité d’utilisation des éléments nutritifs ; </li>



<li>la tolérance au stress abiotique ; </li>



<li>les caractéristiques qualitatives ; </li>



<li>la disponibilité des éléments nutritifs confinés dans le sol ou la rhizosphère. <em>(Règlement UE 2019/1009 du 5 juin 2019).</em></li>
</ul>



<p><strong>Les produits de biocontrôle protègent les plantes contre les stress biotiques</strong>. Ils regroupent l’ensemble produits phytopharmaceutiques qui sont composés de micro-organismes, de médiateurs chimiques tels que les phéromones et les kairomones, ou de substances naturelles d’origine végétale, animale ou minérale. <em>(Article L. 253-6 du code rural et de la pêche maritime).</em></p>



<p class="has-text-align-justify">En productions animales, les alternatives aux antibiotiques, la couverture des besoins essentiels en microéléments, et les enjeux de réduction de production de méthane par les ruminants font également appel à des bio-solutions.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les bio-solutions, débouché prometteur des algues d’ici à 2030</strong></h3>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify">Aujourd’hui le nombre d’acteurs industriels et commerciaux qui proposent des bio-solutions à base d’algues pour l’agriculture et l’élevage s’est fortement développé et structuré. <strong>L’espèce majoritairement présente dans la formulation des produits biostimulants distribués en France pour les productions végétales est <em>Ascophyllum nodosum</em></strong>. En effet, c’est l’algue dont la biomasse accessible à la collecte est la plus importante dans l’Atlantique Nord. </p>



<p class="has-text-align-justify"></p>



<div class="wp-block-media-text alignwide is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="674" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/marche-algues-2030.png?resize=1024%2C674&#038;ssl=1" alt="marche-algues-2030" class="wp-image-3311 size-full" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/marche-algues-2030.png?resize=1024%2C674&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/marche-algues-2030.png?resize=300%2C198&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/marche-algues-2030.png?resize=768%2C506&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/marche-algues-2030.png?w=1075&amp;ssl=1 1075w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p>Pour les animaux d’élevage et de compagnie, les algues marines sont<strong> principalement employées en tant qu’additifs pour la production d’aliments</strong>. </p>



<p>La Banque Mondiale a édité en 2023 un rapport sur les marchés nouveaux et émergents concernant les algues marines. Ce document rapporte que <strong>les marchés à court terme les plus prometteurs pour les algues marines sont les biostimulants, l&rsquo;alimentation des animaux d’élevage et des animaux de compagnie et les additifs réduisant la production de méthane</strong>. Ils devraient atteindre 4,4 milliards d&rsquo;USD d&rsquo;ici à 2030. </p>



<p><strong>La réalisation de ces potentialités sera soumise à différents défis </strong>parmi lesquels le besoin de résultats de recherches probants, la diffusion de recommandations d’utilisation robustes ainsi que la disponibilité de ressources algales à la hauteur des besoins tant au plan quantitatif que qualitatif, à des prix adaptés aux marchés identifiés.</p>
</div></div>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Exemples de travaux sur les effets des algues comme bio-solutions en productions végétales et animales</strong></h2>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des modes d’action multiples des algues utilisées comme bio-solutions en productions végétales</strong></h3>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify">Des travaux ont été menés par l’unité INRAE EVA sur l’effet d’extraits d’algues chez le colza. Dans un premier temps, ils ont screené l’<strong>effet biostimulant de cinq extraits issus de deux types d’algues&nbsp;: <em>Fucus serratus</em> (AZAL 1, 2, 3) et <em>Ascophyllum nodosum</em> (AZAL 4 et 5).</strong> Cela a mis en évidence des effets très différents selon les extraits.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/tableau-effets-biostimulants-AZAL.png?resize=709%2C242&#038;ssl=1" alt="effet biostimulant de cinq extraits issus de deux types d’algues : Fucus serratus (AZAL 1, 2, 3) et Ascophyllum nodosum (AZAL 4 et 5)" class="wp-image-3313" width="709" height="242" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/tableau-effets-biostimulants-AZAL.png?w=945&amp;ssl=1 945w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/tableau-effets-biostimulants-AZAL.png?resize=300%2C103&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/tableau-effets-biostimulants-AZAL.png?resize=768%2C263&amp;ssl=1 768w" sizes="(max-width: 709px) 100vw, 709px" /></figure>



<p class="has-text-align-justify">Ainsi, seul AZAL&nbsp;5 a eu un effet bénéfique sur l’ensemble des paramètres. Ils ont ensuite étudié les <strong>processus affectés par AZAL&nbsp;5</strong> pour en comprendre les modes d’actions.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Effet sur la photosynthèse</strong></h4>



<p class="has-text-align-justify"></p>



<div class="wp-block-media-text alignwide is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:30% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="347" height="257" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/effet-AZAL-5-sur-photosynthese.png?resize=347%2C257&#038;ssl=1" alt="effet AZAL-5 sur la photosynthèse" class="wp-image-3314 size-full" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/effet-AZAL-5-sur-photosynthese.png?w=347&amp;ssl=1 347w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/effet-AZAL-5-sur-photosynthese.png?resize=300%2C222&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 347px) 100vw, 347px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p><strong>Les feuilles de colza traitées avec AZAL&nbsp;5 ont des teneurs en chlorophylle significativement supérieur aux plantes témoins après 15 et 25 jours.</strong> Et le nombre de chloroplastes est significativement supérieur dès le premier jour et avec un effet durable.</p>
</div></div>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Effet sur la nutrition</strong></h4>



<p></p>



<div class="wp-block-media-text alignwide has-media-on-the-right is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:auto 27%"><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-text-align-justify">Après 30 jours, <strong>les quantités cumulées d’azote total dans les parties aériennes et les racines ont augmenté respectivement de 21 et 115&nbsp;%</strong>. Toutefois, la quantité N totale dans la plante entière augmente proportionnellement à la biomasse. Cela signifie qu’il n’y a pas d’augmentation du stockage d’azote en réponse à AZAL&nbsp;5. On obtient les mêmes types de résultats pour le calcium, le phosphore, le potassium et le bore.</p>



<p class="has-text-align-justify"><strong>Pour le soufre, on observe une absorption supérieure à la production de biomasse. C</strong>ela signifie que AZAL&nbsp;5 augmente également le stockage de soufre vasculaire dans la plante. C’est également le cas pour le cuivre, le magnésium, le manganèse et le sodium.</p>
</div><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="405" height="509" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/Effet-AZAL-5-sur-nutrition-S.png?resize=405%2C509&#038;ssl=1" alt="Effet-AZAL-5-sur-nutrition-S" class="wp-image-3315 size-full" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/Effet-AZAL-5-sur-nutrition-S.png?w=405&amp;ssl=1 405w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/Effet-AZAL-5-sur-nutrition-S.png?resize=239%2C300&amp;ssl=1 239w" sizes="(max-width: 405px) 100vw, 405px" /></figure></div>



<p class="has-text-align-justify">Enfin, <strong>la quantité de Fe et Zn n’augmente pas au niveau de la plante entière</strong> mais la teneur racinaire diminue au profit de la teneur foliaire. AZAL 5 provoque donc une meilleure translocation des racines vers les feuilles.</p>



<p>A noter qu’on observe le même type de réponse avec de la silice et que les algues étant riches en silice, cela pourrait expliquer les bénéfices observés par les extraits d’algues.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une réduction des émissions de méthane grâce aux algues utilisées comme bio-solutions en élevage</strong></h3>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify">Les ruminants contribuent à hauteur de 30&nbsp;% des émissions de méthane liées à l’activité humaine. La production de méthane entérique est liée à l’activité microbienne dans le rumen. Cet écosystème est parfaitement adapté à la dégradation et la fermentation des polymères végétaux non assimilables par l’être humain. Cependant cette <strong>activité microbienne résulte dans la production d’hydrogène métabolique </strong>qui est très vite capté par les <em>archaea</em> méthanogènes et incorporé dans du méthane. </p>



<p class="has-text-align-justify">Des travaux de l’INRAE ont montré que <strong>les algues rouges peuvent réduire la production de méthane chez les ruminants, grâce aux composés halogénés qu’elles contiennent et un effet direct sur les <em>archaea </em>méthanogènes</strong>. Toutefois, elles entraînent également une baisse de la production d‘acides gras volatils, source d’énergie pour l’animal. La supplémentation en algues a également des effets négatifs sur l’ingestion (notamment par manque d’appétence due à l’odeur) et in fine sur la production laitière.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Intérêts et limites des algues comme bio-solutions</strong></h2>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une biomasse d’algues renouvelable mais qui reste limitée au niveau mondial</strong></h3>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify">Les extraits d’algues marines proviennent d’une biomasse renouvelable dont la récolte ou la culture émettent moins de GES, consomment peu d’eau douce et de terres arables par rapport à d’autres sources d’intrants d’origine terrestre. Toutefois, tout en étant renouvelables, les biomasses d’algues restent limitées sur le marché mondial. </p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/Carte-mondiale-de-repartition-algues.png?resize=768%2C387&#038;ssl=1" alt="Une biomasse d’algues renouvelable mais qui reste limitée au niveau mondial" class="wp-image-3316" width="768" height="387" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/Carte-mondiale-de-repartition-algues.png?resize=1024%2C516&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/Carte-mondiale-de-repartition-algues.png?resize=300%2C151&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/Carte-mondiale-de-repartition-algues.png?resize=768%2C387&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/Carte-mondiale-de-repartition-algues.png?w=1152&amp;ssl=1 1152w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une production de bio-solutions algosourcées qui peut s’inscrire dans une économie circulaire</strong></h3>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify has-ast-global-color-5-color has-vivid-red-background-color has-text-color has-background">Les extraits d’algues marines utilisables en agriculture peuvent s’intégrer dans une économie plus circulaire de l’algue pour apporter un débouché complémentaire aux applications actuelles comme l’industrie des colloïdes et les bioraffineries. Toutefois,<strong> les procédés d’extraction d’algues doivent encore progresser vers des procédés plus verts et à des coûts plus compétitifs</strong>.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une place à prendre dans une stratégie de fertilisation moins dépendante des engrais chimiques et plus décarbonée</strong></h3>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify"><strong>L’utilisation d’extraits d’algues comme biostimulant&nbsp;peut être une opportunité pour réduire l’utilisation d’engrais de synthèse</strong> dont la fabrication est très gourmande en énergie et fortement émettrice en GES. Il est cependant nécessaire d’améliorer la compréhension des modes d’application et/ou des modes d’actions ainsi que leur efficacité. <strong>Les approches «&nbsp;omiques&nbsp;» devraient permettre de mieux déchiffrer les voies métaboliques ou les cascades de signalisation hormonale impliquées</strong> et les modifications des microbiotes de la plante, du sol ou des animaux d’élevage induites par ces extraits d’algues.</p>


<div class="_3d-flip-book  fb3d-fullscreen-mode full-size" data-id="3319" data-mode="fullscreen" data-title="false" data-template="short-white-book-view" data-lightbox="dark-shadow" data-urlparam="fb3d-page" data-page-n="0" data-pdf="" data-tax="null" data-thumbnail="" data-cols="3" data-book-template="default" data-trigger=""></div><script type="text/javascript">window.FB3D_CLIENT_DATA = window.FB3D_CLIENT_DATA || [];FB3D_CLIENT_DATA.push('eyJwb3N0cyI6eyIzMzE5Ijp7IklEIjozMzE5LCJ0aXRsZSI6IkF0b3V0cyBldCBsaW1pdGVzIGRlcyBhbGd1ZXMgY29tbWUgYmlvLXNvbHV0aW9ucyIsInR5cGUiOiJwZGYiLCJyZWFkeV9mdW5jdGlvbiI6IiIsImJvb2tfc3R5bGUiOiJmbGF0IiwiYm9va190ZW1wbGF0ZSI6Im5vbmUiLCJvdXRsaW5lIjpbXSwiZGF0YSI6eyJwb3N0X0lEIjoiMzMyMCIsImd1aWQiOiJodHRwczpcL1wvbm9ybWFuZGllbWFpbmUuY2VyZnJhbmNlLmZyXC9hcmFkMlwvd3AtY29udGVudFwvdXBsb2Fkc1wvc2l0ZXNcLzNcLzIwMjRcLzAyXC9BdG91dHMtZXQtbGltaXRlcy1kZXMtYWxndWVzLXBvdXItZGVzLWJpby1zb2x1dGlvbnMtQVJBRFx1MDBiMi5wZGYiLCJwZGZfcGFnZXMiOiI1IiwicGFnZXNfY3VzdG9taXphdGlvbiI6Im5vbmUifSwidGh1bWJuYWlsIjp7ImRhdGEiOnsicG9zdF9JRCI6IjAifSwidHlwZSI6ImF1dG8ifSwicHJvcHMiOnsiYmFja2dyb3VuZENvbG9yIjoiYXV0byIsImJhY2tncm91bmRJbWFnZSI6ImF1dG8iLCJiYWNrZ3JvdW5kU3R5bGUiOiJhdXRvIiwiaGlnaGxpZ2h0TGlua3MiOiJhdXRvIiwibGlnaHRpbmciOiJhdXRvIiwiY2FjaGVkUGFnZXMiOiJhdXRvIiwicmVuZGVySW5hY3RpdmVQYWdlcyI6ImF1dG8iLCJyZW5kZXJJbmFjdGl2ZVBhZ2VzT25Nb2JpbGUiOiJhdXRvIiwicmVuZGVyV2hpbGVGbGlwcGluZyI6ImF1dG8iLCJwcmVsb2FkUGFnZXMiOiJhdXRvIiwiYXV0b1BsYXlEdXJhdGlvbiI6ImF1dG8iLCJydGwiOiJhdXRvIiwiaW50ZXJhY3RpdmVDb3JuZXJzIjoiYXV0byIsIm1heERlcHRoIjoiYXV0byIsInNoZWV0Ijp7InN0YXJ0VmVsb2NpdHkiOiJhdXRvIiwid2F2ZSI6ImF1dG8iLCJzaGFwZSI6ImF1dG8iLCJ3aWR0aFRleGVscyI6ImF1dG8iLCJjb2xvciI6ImF1dG8iLCJzaWRlIjoiYXV0byIsImNvcm5lckRldmlhdGlvbiI6ImF1dG8iLCJmbGV4aWJpbGl0eSI6ImF1dG8iLCJmbGV4aWJsZUNvcm5lciI6ImF1dG8iLCJiZW5kaW5nIjoiYXV0byIsImhlaWdodFRleGVscyI6ImF1dG8ifSwiY292ZXIiOnsid2F2ZSI6ImF1dG8iLCJjb2xvciI6ImF1dG8iLCJzaWRlIjoiYXV0byIsImJpbmRlclRleHR1cmUiOiJhdXRvIiwiZGVwdGgiOiJhdXRvIiwicGFkZGluZyI6ImF1dG8iLCJzdGFydFZlbG9jaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmlsaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmxlQ29ybmVyIjoiYXV0byIsImJlbmRpbmciOiJhdXRvIiwid2lkdGhUZXhlbHMiOiJhdXRvIiwiaGVpZ2h0VGV4ZWxzIjoiYXV0byIsIm1hc3MiOiJhdXRvIiwic2hhcGUiOiJhdXRvIn0sInBhZ2UiOnsid2F2ZSI6ImF1dG8iLCJjb2xvciI6ImF1dG8iLCJzaWRlIjoiYXV0byIsImRlcHRoIjoiYXV0byIsInN0YXJ0VmVsb2NpdHkiOiJhdXRvIiwiZmxleGliaWxpdHkiOiJhdXRvIiwiZmxleGlibGVDb3JuZXIiOiJhdXRvIiwiYmVuZGluZyI6ImF1dG8iLCJ3aWR0aFRleGVscyI6ImF1dG8iLCJoZWlnaHRUZXhlbHMiOiJhdXRvIiwibWFzcyI6ImF1dG8iLCJzaGFwZSI6ImF1dG8ifSwiaGVpZ2h0IjoiYXV0byIsIndpZHRoIjoiYXV0byIsImdyYXZpdHkiOiJhdXRvIiwicGFnZXNGb3JQcmVkaWN0aW5nIjoiYXV0byJ9LCJjb250cm9sUHJvcHMiOnsiYWN0aW9ucyI6eyJjbWRUb2MiOnsiZW5hYmxlZCI6ImF1dG8iLCJlbmFibGVkSW5OYXJyb3ciOiJhdXRvIiwiYWN0aXZlIjoiYXV0byIsImRlZmF1bHRUYWIiOiJhdXRvIn0sImNtZEF1dG9QbGF5Ijp7ImVuYWJsZWQiOiJhdXRvIiwiZW5hYmxlZEluTmFycm93IjoiYXV0byIsImFjdGl2ZSI6ImF1dG8ifSwiY21kU2F2ZSI6eyJlbmFibGVkIjoiYXV0byIsImVuYWJsZWRJbk5hcnJvdyI6ImF1dG8ifSwiY21kUHJpbnQiOnsiZW5hYmxlZCI6ImF1dG8iLCJlbmFibGVkSW5OYXJyb3ciOiJhdXRvIn0sImNtZFNpbmdsZVBhZ2UiOnsiZW5hYmxlZCI6ImF1dG8iLCJlbmFibGVkSW5OYXJyb3ciOiJhdXRvIiwiYWN0aXZlIjoiYXV0byIsImFjdGl2ZUZvck1vYmlsZSI6ImF1dG8ifSwid2lkVG9vbGJhciI6eyJlbmFibGVkIjoiYXV0byIsImVuYWJsZWRJbk5hcnJvdyI6ImF1dG8ifX19LCJhdXRvVGh1bWJuYWlsIjoiaHR0cHM6XC9cL25vcm1hbmRpZW1haW5lLmNlcmZyYW5jZS5mclwvYXJhZDJcL3dwLWNvbnRlbnRcL3VwbG9hZHNcL3NpdGVzXC8zXC8zZC1mbGlwLWJvb2tcL2F1dG8tdGh1bWJuYWlsc1wvMzMxOS5wbmciLCJwb3N0X25hbWUiOiJhdG91dHMtZXQtbGltaXRlcy1kZXMtYWxndWVzLWNvbW1lLWJpby1zb2x1dGlvbnMiLCJwb3N0X3R5cGUiOiIzZC1mbGlwLWJvb2sifX0sInBhZ2VzIjpbXSwiZmlyc3RQYWdlcyI6W119');window.FB3D_CLIENT_LOCALE && FB3D_CLIENT_LOCALE.render && FB3D_CLIENT_LOCALE.render();</script>



<p class="has-text-align-justify has-medium-font-size">Si vous êtes intéressés par d&rsquo;autres publications sur le sujet, n&rsquo;hésitez pas à consulter notre rubrique <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/category/reductions-dintrants-en-cultures-et-en-elevage/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Réduction des intrants en cultures et en élevage</a>. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Sources</h2>



<p class="has-text-align-justify"><em><a href="https://www.academie-agriculture.fr/actualites/academie/seance/academie/atouts-et-limites-des-algues-marines-pour-des-bio-solutions-en?240124" target="_blank" rel="noreferrer noopener">DARIDON B., 2023</a>. Solutions algosourcées pour l&rsquo;Agriculture. Séance de l’Académie d’Agriculture de France «&nbsp;Atouts et limites des algues marines pour des bio-solutions en productions végétales et animales&nbsp;» du 24 janvier 2023. </em></p>



<p class="has-text-align-justify"><em><a href="https://www.academie-agriculture.fr/actualites/academie/seance/academie/atouts-et-limites-des-algues-marines-pour-des-bio-solutions-en?240124  POPOVA M., 2023." target="_blank" rel="noreferrer noopener">ETIENNE Philippe., 2023</a>. Utilisation des algues marines comme biostimulants : des effets bénéfiques avérés mais des mécanismes d’action compliqués. Séance de l’Académie d’Agriculture de France «&nbsp;Atouts et limites des algues marines pour des bio-solutions en productions végétales et animales&nbsp;» du 24 janvier 2023.</em> <em> </em></p>



<p class="has-text-align-justify"><em><a href="https://www.academie-agriculture.fr/actualites/academie/seance/academie/atouts-et-limites-des-algues-marines-pour-des-bio-solutions-en?240124" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Les algues comme levier pour réduire la production de méthane en élevage</a>. Séance de l’Académie d’Agriculture de France «&nbsp;Atouts et limites des algues marines pour des bio-solutions en productions végétales et animales&nbsp;»</em></p>
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		<item>
		<title>Exploitation laitière avec pâturage</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/exploitation-laitiere-avec-paturage-en-hollande/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lola]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Jul 2023 17:12:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Nourrir les animaux]]></category>
		<category><![CDATA[Réductions d'intrants en cultures et en élevage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Découverte d’une exploitation laitière hollandaise avec pâturage</p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/exploitation-laitiere-avec-paturage-en-hollande/">Exploitation laitière avec pâturage</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Découverte d’une exploitation laitière hollandaise avec pâturage</h1>



<p>Suite au voyage d’étude réalisé en juin 2023, nous vous présentons l&rsquo;<a href="https://publicaties.brabant.nl/natuurinclusievelandbouw/bart-en-bas-combee/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">exploitation laitière de Bart COMBEE</a> qui élève avec du pâturage à Helvoirt, en Hollande.</p>



<h2 class="wp-block-heading">15 hectares pour pâturer</h2>



<p>Bart COMBEE est un jeune agriculteur de 26 ans qui gère une ferme de 100 vaches (80 vaches laitières et 20 vaches taries) sur 50 ha. Il produit 1 million de litres de lait par an. Il livre son lait à la coopérative Campina pour un prix moyen en 2022 de 550 € / 1 000 litres (avec un pic à 620).</p>



<p>Les 15 ha proches du bâtiment sont découpés en quatre paddocks et lui permettent de pratiquer du pâturage. Il change les vaches de paddock tous les quatre jours. La porte s’ouvre à deux heures de matin et les vaches reviennent vers 10 heures. Pour Bart COMBEE maintenir le pâturage est important pour le consommateur. Sur ses prairies, il apporte 170 uN de lisier puis de l’engrais minéral après chaque coupe. Ce qui représente environ 150 uN pour cinq coupes.</p>



<p>La ration repose sur de :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>l’herbe (pâturée ou ensilée),</li>



<li>l’ensilage de maïs, </li>



<li>concentré,</li>



<li>300 grammes de matière grasse pour apporter de l’énergie et limiter l’acétonémie. </li>
</ul>



<p>Son coût de concentré est de 90 € / 1 000 litres. Et il achète tout son maïs (2 000 à 2 500 € / ha pour 15-17 tMS).</p>



<p>Il réalise lui-même les inséminations de ses vaches. Il pratiquait jusqu&rsquo;alors le croisement Holstein x Montbéliarde x Pie rouge suédoise. Mais il tend aujourd’hui à revenir uniquement vers la Holstein pour gagner du temps en gestion de la reproduction.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un bâtiment innovant ouvert</h2>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/elevage-vaches-laitieres-avec-paturage.jpg?resize=512%2C384&#038;ssl=1" alt="Son bâtiment est équipé d’un robot Boumatic" class="wp-image-2710" width="512" height="384" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/elevage-vaches-laitieres-avec-paturage-scaled.jpg?resize=1024%2C768&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/elevage-vaches-laitieres-avec-paturage-scaled.jpg?resize=300%2C225&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/elevage-vaches-laitieres-avec-paturage-scaled.jpg?resize=768%2C576&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/elevage-vaches-laitieres-avec-paturage-scaled.jpg?resize=1536%2C1152&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/elevage-vaches-laitieres-avec-paturage-scaled.jpg?resize=2048%2C1536&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/elevage-vaches-laitieres-avec-paturage-scaled.jpg?w=2400&amp;ssl=1 2400w" sizes="(max-width: 512px) 100vw, 512px" /></figure>



<p>Le bâtiment construit en 2020 est intégralement ouvert. Les logettes sont creuses. Elles disposent de 20 centimètres de sable, cinq centimètres de paille et de la chaux. Cela lui a permis de résoudre ses problèmes de cellules.</p>



<p>Son bâtiment est équipé d’un robot Boumatic. D’après lui, ce robot est moins cher et plus adapté pour les troupeaux intermédiaires de 90 et 100 vache. En effet, il dispose d&rsquo;un bras pour deux stalles.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/batiment-vaches-laitieres-hollande.jpg?resize=512%2C384&#038;ssl=1" alt="Le sol permet de séparer le fumier solide de l'urine." class="wp-image-2711" width="512" height="384" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/batiment-vaches-laitieres-hollande-scaled.jpg?resize=1024%2C768&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/batiment-vaches-laitieres-hollande-scaled.jpg?resize=300%2C225&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/batiment-vaches-laitieres-hollande-scaled.jpg?resize=768%2C576&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/batiment-vaches-laitieres-hollande-scaled.jpg?resize=1536%2C1152&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/batiment-vaches-laitieres-hollande-scaled.jpg?resize=2048%2C1536&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/batiment-vaches-laitieres-hollande-scaled.jpg?w=2400&amp;ssl=1 2400w" sizes="(max-width: 512px) 100vw, 512px" /></figure>



<p>Le sol permet de séparer le fumier solide de l&rsquo;urine. L&rsquo;urine tombe sous l&rsquo;étable et le fumier solide est évacué. Il paye pour qu’on lui prenne son fumier. Cette séparation permet une réduction de l’émission d&rsquo;ammoniac de 50 %.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un équivalent temps plein pour une production de un million de litres de lait</h2>



<p>Bart COMBEE est double actif. Il consacre actuellement six heures par jour à l’exploitation (de 05h00 à 07h00 et après 17h00) et son père quatre heures. Cinq jours par semaine, il est ingénieur travaux publics. Il travaille donc douze heures par jour. Il envisage ce rythme pour encore les cinq prochaines années. En effet, c’est son emploi à l’extérieur qui rembourse son installation. Il a environ 80&nbsp;000 € d’emprunts annuel à rembouser. Il a notamment dû s’acquitter de 300&nbsp;000 € de quota phosphate pour 35 vaches supplémentaires et le foncier avoisine les 80&nbsp;000 € / ha.</p>
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		<title>Exploitation laitière avec transformation</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/exploitation-laitiere-avec-transformation-fromagere-en-hollande/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lola]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Jul 2023 08:04:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Nourrir les animaux]]></category>
		<category><![CDATA[Réductions d'intrants en cultures et en élevage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Découverte d’une exploitation laitière avec transformation dans les polders hollandais</p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/exploitation-laitiere-avec-transformation-fromagere-en-hollande/">Exploitation laitière avec transformation</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Découverte d’une exploitation laitière avec transformation dans les polders hollandais</h1>



<p>Suite au voyage d&rsquo;étude réalisé en juin 2023, nous vous présentons l&rsquo;<a href="https://www.localgreenenergy.nl/portfolio/stolwijk-kool/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">exploitation laitière de la famille Kool localisée à Stolwijk (en Hollande)</a> qui y réalise de la transformation fromagère. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Une production de lait dédiée à la transformation fromagère</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Un passage de 120 à 330 vaches laitières </h3>



<p>Leo KOOL s’est installé en 2015 après ses parents sur une ferme de 120 vaches laitières. Il a de suite acheté 30 ha de terres pour pouvoir augmenter le troupeau. Pour cela, en plus de l’achat du terrain (en moyenne 46&nbsp;000 € pour un hectar dont 15% de la surface sont des canaux), il a dû acheter un quota de phosphate (prix d’achat à 50€ pour 100 kg de phosphore).</p>



<p>Aujourd’hui, il a 330 vaches laitières, 110 ha d’herbe en propriété. En complément, il achète 50 ha d’ensilage d’herbe et 25 ha d’ensilage de maïs. De fin avril à min août les vaches pâturent sru 30 ha d’herbe. Cinq coupes d’ensilage d’herbe et six à sept coupes d’affouragement sont réalisées par an. En moyenne, les prairies de raygrass et de trèfle violet produisent 11 à 12 tMS/ha/an. Ses sols tourbeux avec un pH de 5,2 ne permettent que la culture d’herbe. En hiver, la ration se compose de :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>9 kg d’ensilage d’herbe, </li>



<li>3 kg d’ensilage de maïs,</li>



<li>1,5 kg de pulpe de betterave surpressée, </li>



<li>son de blé,</li>



<li>concentré de production.</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading">Le bâtiment</h3>



<p>Le bâtiment est lumineux et ventilé, avec des logettes sur «&nbsp;composts&nbsp;» issus de la séparation de phase.</p>



<p>Pour pouvoir construire le bâtiment dans cette région de polders, il a fallu construire des fondations en enfonçant des poteaux de 17 mètres de profondeur tous les deux mètres pour éviter les fissures. Des panneaux solaires sont installés sur tous les toits.</p>



<div class="wp-block-jetpack-tiled-gallery is-style-rectangular"><div class="tiled-gallery__gallery"><div class="tiled-gallery__row"><div class="tiled-gallery__col" style="flex-basis:50.00000%"><figure class="tiled-gallery__item"><img decoding="async" srcset="https://i2.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/ferme-laitere-avec-transfromation-fromagere-1-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=600&#038;ssl=1 600w,https://i2.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/ferme-laitere-avec-transfromation-fromagere-1-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=900&#038;ssl=1 900w,https://i2.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/ferme-laitere-avec-transfromation-fromagere-1-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=1200&#038;ssl=1 1200w,https://i2.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/ferme-laitere-avec-transfromation-fromagere-1-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=1500&#038;ssl=1 1500w,https://i2.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/ferme-laitere-avec-transfromation-fromagere-1-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=1800&#038;ssl=1 1800w,https://i2.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/ferme-laitere-avec-transfromation-fromagere-1-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=2000&#038;ssl=1 2000w" alt="Découverte d’une exploitation laitière avec transformation dans les polders hollandais" data-height="1920" data-id="2702" data-link="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/?attachment_id=2702" data-url="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/ferme-laitere-avec-transfromation-fromagere-1-1024x768.jpg" data-width="2560" src="https://i2.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/ferme-laitere-avec-transfromation-fromagere-1-1024x768.jpg?ssl=1" data-amp-layout="responsive" /></figure></div><div class="tiled-gallery__col" style="flex-basis:50.00000%"><figure class="tiled-gallery__item"><img decoding="async" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/vache-laitiere-et-transformation-fromagere-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=600&#038;ssl=1 600w,https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/vache-laitiere-et-transformation-fromagere-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=900&#038;ssl=1 900w,https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/vache-laitiere-et-transformation-fromagere-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=1200&#038;ssl=1 1200w,https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/vache-laitiere-et-transformation-fromagere-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=1500&#038;ssl=1 1500w,https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/vache-laitiere-et-transformation-fromagere-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=1600&#038;ssl=1 1600w" alt="" data-height="1200" data-id="2703" data-link="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/?attachment_id=2703" data-url="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/vache-laitiere-et-transformation-fromagere-1024x768.jpg" data-width="1600" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/vache-laitiere-et-transformation-fromagere-1024x768.jpg?ssl=1" data-amp-layout="responsive" /></figure></div></div></div></div>



<p>Il y a cinq robots de traite dont un est dédié au début de lactation. En moyenne, les vaches se font traire trois fois par jour. La production laitière est de 32-33 kg / VL / j pour un coût alimentaire de 90 à 100 € / 1 000 litres en été et 110-120 € / 1 000 litres en hiver.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une valorisation du lait par la transformation fromagère depuis deux générations</h2>



<p>Son grand père a démarré l’activité de transformation afin de mieux valoriser le lait. Cela permet aujourd’hui une valorisation du lait à 740 € / 1 000 litres. Aux Pays Bas, cela reste peu fréquent car seulement 1,5% des fermes transforment leur lait en fromage. La coopérative Campina achète les fromages du type gouda. Elle va les affiner durant deux à neuf mois, puis les vendre en grandes et moyennes surfaces (GMS) ou à l’export.</p>



<p>La fromagerie valorise 3,2 millions de litres de lait par an et produit 380 tonnes de fromages par an. En effet, pour faire 1 kg de gouda, il faut 8,5 litres de lait. Deux fabrications par jour, trois jours par semaine ont lieu avec deux équipes de deux personnes (sa femme et trois salariés) qui se relaient. Le lait est pasteurisé. Les recettes de fabrication utilisées sont celles de la coopérative. Il existe deux tailles de fromage : 8 ou 16 kg. Les fromages sont ensuite passés en saumure entre 40 et 72 heures selon leur poids puis affinés à la ferme pendant deux semaines.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/transformation-fromagere-du-lait-de-vache-1.jpg?resize=384%2C512&#038;ssl=1" alt="Transformation fromagère du lait de vache dans une exploitation laitière" class="wp-image-2705" width="384" height="512" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/transformation-fromagere-du-lait-de-vache-1-scaled.jpg?resize=768%2C1024&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/transformation-fromagere-du-lait-de-vache-1-scaled.jpg?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/transformation-fromagere-du-lait-de-vache-1-scaled.jpg?resize=1152%2C1536&amp;ssl=1 1152w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/transformation-fromagere-du-lait-de-vache-1-scaled.jpg?resize=1536%2C2048&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/transformation-fromagere-du-lait-de-vache-1-scaled.jpg?w=1920&amp;ssl=1 1920w" sizes="(max-width: 384px) 100vw, 384px" /></figure>



<p>Leo KOOL envisage d’investir dans une méthanisation pour utiliser l’énergie pour la fromagerie qui pour le moment utilise des pellets de bois.</p>
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		<item>
		<title>Voyage d&#8217;étude pour les conseillers techniques</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/voyage-detude-pour-les-conseillers-techniques-cerfrance/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lola]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Jun 2023 12:05:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités de l'ARAD2]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Retour du voyage d'étude des conseillers techniques des Cerfrance</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Retour du voyage d&rsquo;étude hors des frontières françaises pour les conseillers techniques des Cerfrance</h1>



<p>Les conseillers techniques des Cerfrance ont participé à un voyage d&rsquo;étude hors des frontières françaises en juin 2023. Ce voyage a permis aux conseillers d&rsquo;accroître leurs connaissances sur les techniques utilisées à l&rsquo;étranger en agronomie ainsi qu&rsquo;en élevage.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conseillers techniques agronomes des Cerfrance</h2>



<p>Pour les agronomes, direction la Suisse avec Simon PESQUET pour découvrir leurs filières en agriculture biologique (AB) et agriculture de conservation (AC).</p>



<p>Hans-Georg Kessler, responsable diversification et oléagineux, a réalisé la visite de la coopérative Biofarm. Créée en 1972, la coopérative représente plus de 1 200 associés et 43 employés. Cette visite fut ainsi l&rsquo;occasion d&rsquo;observer la dynamique de développement de la filière bio en Suisse et les stratégies de diversification de la coopérative.</p>



<p>La visite de Haute Ecole des Sciences Agronomiques, Forestières et Alimentaires (HAFL) ainsi que le témoignage du Professeur Dr BERNARD STREIT a permis de réaliser un focus sur l&rsquo;agriculture de conservation. Le Professeur est également un spécialiste de la technique des procédés en production végétale. Il a mis en évidence les intérêts de l&rsquo;agriculture de conservation dans la réduction des phénomènes d&rsquo;érosion et la réduction d&rsquo;intrants.</p>



<div class="wp-block-jetpack-tiled-gallery aligncenter is-style-rectangular"><div class="tiled-gallery__gallery"><div class="tiled-gallery__row"><div class="tiled-gallery__col" style="flex-basis:39.10884%"><figure class="tiled-gallery__item"><img decoding="async" srcset="https://i1.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687887223566-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=600&#038;ssl=1 600w,https://i1.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687887223566-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=900&#038;ssl=1 900w,https://i1.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687887223566-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=1200&#038;ssl=1 1200w,https://i1.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687887223566-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=1500&#038;ssl=1 1500w,https://i1.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687887223566-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=1800&#038;ssl=1 1800w,https://i1.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687887223566-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=2000&#038;ssl=1 2000w" alt="" data-height="1536" data-id="2668" data-link="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/?attachment_id=2668" data-url="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687887223566-1024x768.jpg" data-width="2048" src="https://i1.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687887223566-1024x768.jpg?ssl=1" data-amp-layout="responsive" /></figure></div><div class="tiled-gallery__col" style="flex-basis:21.78232%"><figure class="tiled-gallery__item"><img decoding="async" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687887225087-759x1024.jpg?strip=info&#038;w=600&#038;ssl=1 600w,https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687887225087-759x1024.jpg?strip=info&#038;w=900&#038;ssl=1 900w,https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687887225087-759x1024.jpg?strip=info&#038;w=1200&#038;ssl=1 1200w,https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687887225087-759x1024.jpg?strip=info&#038;w=1280&#038;ssl=1 1280w" alt="" data-height="1727" data-id="2669" data-link="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/?attachment_id=2669" data-url="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687887225087-759x1024.jpg" data-width="1280" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687887225087-759x1024.jpg?ssl=1" data-amp-layout="responsive" /></figure></div><div class="tiled-gallery__col" style="flex-basis:39.10884%"><figure class="tiled-gallery__item"><img decoding="async" srcset="https://i1.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687887229227-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=600&#038;ssl=1 600w,https://i1.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687887229227-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=900&#038;ssl=1 900w,https://i1.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687887229227-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=1200&#038;ssl=1 1200w,https://i1.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687887229227-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=1500&#038;ssl=1 1500w,https://i1.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687887229227-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=1800&#038;ssl=1 1800w,https://i1.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687887229227-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=2000&#038;ssl=1 2000w" alt="" data-height="1536" data-id="2670" data-link="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/?attachment_id=2670" data-url="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687887229227-1024x768.jpg" data-width="2048" src="https://i1.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687887229227-1024x768.jpg?ssl=1" data-amp-layout="responsive" /></figure></div></div></div></div>



<p>Les conseillers ont également pu visiter la plateforme Oberacker à Rütti. Wolfgang Sturny et Andreas Chervet ont présenté cette plateforme. Ils ont eu de nombreux échanges autour de :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>de l&rsquo;Agriculture de Conservation, </li>



<li>des effets du semis direct sur les structures de sol à long terme, </li>



<li>sur l&rsquo;intérêt de développer une autre approche de la fertilisation, basée sur l&rsquo;équilibrage chimique des sols selon la méthode Kinsey-Albrecht.</li>
</ul>



<p>Les conseillers ont également eu l&rsquo;occasion de visiter l&rsquo;entreprise de Pierre Jaton conduite avec deux autres associés sur la production et la transformation de pomme de terre pour le marché interne Suisse notamment l&rsquo;approvisionnement de l&rsquo;hôpital de Lausanne.</p>



<p>Dans le Lavaux, la région viticole du canton de Vaud, les agronomes ont eu la chance de visiter une cave au bord du lac Léman, <a href="https://whc.unesco.org/fr/list/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">site classé au patrimoine mondiale de l&rsquo;UNESCO</a>.</p>



<div class="wp-block-jetpack-tiled-gallery aligncenter is-style-rectangular"><div class="tiled-gallery__gallery"><div class="tiled-gallery__row"><div class="tiled-gallery__col" style="flex-basis:48.64425%"><figure class="tiled-gallery__item"><img decoding="async" srcset="https://i2.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688020206472-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=600&#038;ssl=1 600w,https://i2.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688020206472-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=900&#038;ssl=1 900w,https://i2.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688020206472-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=1200&#038;ssl=1 1200w,https://i2.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688020206472-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=1500&#038;ssl=1 1500w,https://i2.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688020206472-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=1800&#038;ssl=1 1800w,https://i2.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688020206472-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=2000&#038;ssl=1 2000w" alt="" data-height="1536" data-id="2671" data-link="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/?attachment_id=2671" data-url="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688020206472-1024x768.jpg" data-width="2048" src="https://i2.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688020206472-1024x768.jpg?ssl=1" data-amp-layout="responsive" /></figure></div><div class="tiled-gallery__col" style="flex-basis:23.94895%"><figure class="tiled-gallery__item"><img decoding="async" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688020199968-671x1024.jpg?strip=info&#038;w=600&#038;ssl=1 600w,https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688020199968-671x1024.jpg?strip=info&#038;w=900&#038;ssl=1 900w,https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688020199968-671x1024.jpg?strip=info&#038;w=947&#038;ssl=1 947w" alt="" data-height="1445" data-id="2672" data-link="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/?attachment_id=2672" data-url="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688020199968-671x1024.jpg" data-width="947" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688020199968-671x1024.jpg?ssl=1" data-amp-layout="responsive" /></figure></div><div class="tiled-gallery__col" style="flex-basis:27.40680%"><figure class="tiled-gallery__item"><img decoding="async" srcset="https://i1.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688020206349-768x1024.jpg?strip=info&#038;w=600&#038;ssl=1 600w,https://i1.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688020206349-768x1024.jpg?strip=info&#038;w=900&#038;ssl=1 900w,https://i1.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688020206349-768x1024.jpg?strip=info&#038;w=1200&#038;ssl=1 1200w,https://i1.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688020206349-768x1024.jpg?strip=info&#038;w=1280&#038;ssl=1 1280w" alt="" data-height="1706" data-id="2673" data-link="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/?attachment_id=2673" data-url="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688020206349-768x1024.jpg" data-width="1280" src="https://i1.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688020206349-768x1024.jpg?ssl=1" data-amp-layout="responsive" /></figure></div></div></div></div>



<p>Les conseillers ont également visité l&rsquo;exploitation de Christian Streit membre du comité Swiss no till. Cette exploitation comporte 60 hectares de surface agricole avec 5,5 hectares de vignes. Le tout est conduit en agriculture biologique sous le label Bio Suisse.</p>



<p>Christian Streit pratique l&rsquo;agriculture biologique de conservation et innove en permanence pour allier gestion durable du travail du sol et respect de l&rsquo;environnement. L&rsquo;occasion d&rsquo;observer au champ les stratégies d&rsquo;adaptation notamment le semis direct opportuniste, le sous-semis dans les céréales, la grande diversité des cultures. Des leviers agronomiques qui coïncident avec notre développement du conseil agronomique.</p>



<div class="wp-block-jetpack-tiled-gallery aligncenter is-style-rectangular"><div class="tiled-gallery__gallery"><div class="tiled-gallery__row"><div class="tiled-gallery__col" style="flex-basis:66.71977%"><figure class="tiled-gallery__item"><img decoding="async" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688121343873-1024x770.jpg?strip=info&#038;w=600&#038;ssl=1 600w,https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688121343873-1024x770.jpg?strip=info&#038;w=900&#038;ssl=1 900w,https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688121343873-1024x770.jpg?strip=info&#038;w=1200&#038;ssl=1 1200w,https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688121343873-1024x770.jpg?strip=info&#038;w=1500&#038;ssl=1 1500w,https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688121343873-1024x770.jpg?strip=info&#038;w=1800&#038;ssl=1 1800w,https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688121343873-1024x770.jpg?strip=info&#038;w=2000&#038;ssl=1 2000w" alt="" data-height="1536" data-id="2693" data-link="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/voyage-detude-pour-les-conseillers-techniques-cerfrance/attachment/1688121343873/" data-url="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688121343873-1024x770.jpg" data-width="2044" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688121343873-1024x770.jpg?ssl=1" data-amp-layout="responsive" /></figure></div><div class="tiled-gallery__col" style="flex-basis:33.28023%"><figure class="tiled-gallery__item"><img decoding="async" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688121347193-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=600&#038;ssl=1 600w,https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688121347193-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=900&#038;ssl=1 900w,https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688121347193-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=1200&#038;ssl=1 1200w,https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688121347193-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=1500&#038;ssl=1 1500w,https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688121347193-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=1800&#038;ssl=1 1800w,https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688121347193-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=2000&#038;ssl=1 2000w" alt="" data-height="1536" data-id="2694" data-link="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/voyage-detude-pour-les-conseillers-techniques-cerfrance/attachment/1688121347193/" data-url="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688121347193-1024x768.jpg" data-width="2048" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688121347193-1024x768.jpg?ssl=1" data-amp-layout="responsive" /></figure><figure class="tiled-gallery__item"><img decoding="async" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688121344456-1024x770.jpg?strip=info&#038;w=600&#038;ssl=1 600w,https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688121344456-1024x770.jpg?strip=info&#038;w=900&#038;ssl=1 900w,https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688121344456-1024x770.jpg?strip=info&#038;w=1200&#038;ssl=1 1200w,https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688121344456-1024x770.jpg?strip=info&#038;w=1500&#038;ssl=1 1500w,https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688121344456-1024x770.jpg?strip=info&#038;w=1800&#038;ssl=1 1800w,https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688121344456-1024x770.jpg?strip=info&#038;w=2000&#038;ssl=1 2000w" alt="" data-height="1536" data-id="2695" data-link="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/voyage-detude-pour-les-conseillers-techniques-cerfrance/attachment/1688121344456/" data-url="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688121344456-1024x770.jpg" data-width="2044" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688121344456-1024x770.jpg?ssl=1" data-amp-layout="responsive" /></figure></div></div></div></div>



<h2 class="wp-block-heading">Conseillers techniques élevage des Cerfrance</h2>



<p>Les onze conseillers élevage ont pris avec Adeline MICHEL la route des Pays Bas pour comprendre comment la filière lait s&#8217;empare des enjeux environnementaux grâce aux visites de fermes engagées dans un programme de recherche avec Wageningen University &amp; Research.</p>



<p>La visite de l&rsquo;entreprise VanDrie Group a ainsi permis de découvrir la filière veaux de boucherie. VanDrie Group est le leader mondial de la viande de veau :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>1600 agriculteurs sous contrat aux Pays Bas, en France et en Belgique</li>



<li>99% de la production exportée en Europe. </li>
</ul>



<p>En France, la viande se vend sous la marque TENDRIADE.</p>



<p>Les veaux sont nourris avec du lait et du muesli composé de maïs sous différentes formes, d&rsquo;orge, d&rsquo;avoine et de lupin. La fabrication de ce muesli se fait alors dans leur usine d&rsquo;Udell qui en produit 250 000 tonnes par an.</p>



<p>L&rsquo;enjeu absolu est de ne pas avoir de fer dans les aliments pour que la viande reste blanche. Car pour les éleveurs, une viande rosée, correspond à 1,5 € de moins par kg de viande !</p>



<div class="wp-block-jetpack-tiled-gallery aligncenter is-style-rectangular"><div class="tiled-gallery__gallery"><div class="tiled-gallery__row"><div class="tiled-gallery__col" style="flex-basis:66.74150%"><figure class="tiled-gallery__item"><img decoding="async" srcset="https://i1.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687959667214-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=600&#038;ssl=1 600w,https://i1.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687959667214-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=900&#038;ssl=1 900w,https://i1.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687959667214-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=1200&#038;ssl=1 1200w,https://i1.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687959667214-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=1500&#038;ssl=1 1500w,https://i1.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687959667214-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=1707&#038;ssl=1 1707w" alt="" data-height="1280" data-id="2675" data-link="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/?attachment_id=2675" data-url="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687959667214-1024x768.jpg" data-width="1707" src="https://i1.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687959667214-1024x768.jpg?ssl=1" data-amp-layout="responsive" /></figure></div><div class="tiled-gallery__col" style="flex-basis:33.25850%"><figure class="tiled-gallery__item"><img decoding="async" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687959667070-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=600&#038;ssl=1 600w,https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687959667070-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=900&#038;ssl=1 900w,https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687959667070-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=1200&#038;ssl=1 1200w,https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687959667070-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=1500&#038;ssl=1 1500w,https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687959667070-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=1707&#038;ssl=1 1707w" alt="" data-height="1280" data-id="2674" data-link="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/?attachment_id=2674" data-url="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687959667070-1024x768.jpg" data-width="1707" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687959667070-1024x768.jpg?ssl=1" data-amp-layout="responsive" /></figure><figure class="tiled-gallery__item"><img decoding="async" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687959673331-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=600&#038;ssl=1 600w,https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687959673331-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=900&#038;ssl=1 900w,https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687959673331-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=1200&#038;ssl=1 1200w,https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687959673331-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=1500&#038;ssl=1 1500w,https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687959673331-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=1707&#038;ssl=1 1707w" alt="" data-height="1280" data-id="2676" data-link="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/?attachment_id=2676" data-url="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687959673331-1024x768.jpg" data-width="1707" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687959673331-1024x768.jpg?ssl=1" data-amp-layout="responsive" /></figure></div></div></div></div>



<p>Ce sera également l&rsquo;occasion de visiter le centre de recherche et d&rsquo;innovation de l&rsquo;entreprise Lély&nbsp;basé à Maasluis et de faire un petit détour par le marché aux fleurs d&rsquo;Amsterdam.</p>



<p>Les conseillers ont pu également assister à une présentation générale de l&rsquo;entreprise Lély, suivie de la visite de l&rsquo;usine d&rsquo;assemblage du robot de traite Astronaut.  En quelques chiffres, cette usine produit 100 à 150 robots par semaine. La construction se faits toutefois en flux tendu. La fabrication d&rsquo;un robot se réalise en 16 étapes et représente alors 32 heures d&rsquo;assemblage.</p>



<div class="wp-block-jetpack-tiled-gallery aligncenter is-style-rectangular"><div class="tiled-gallery__gallery"><div class="tiled-gallery__row"><div class="tiled-gallery__col" style="flex-basis:50.00000%"><figure class="tiled-gallery__item"><img decoding="async" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687874818093-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=600&#038;ssl=1 600w,https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687874818093-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=900&#038;ssl=1 900w,https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687874818093-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=1200&#038;ssl=1 1200w,https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687874818093-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=1500&#038;ssl=1 1500w,https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687874818093-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=1707&#038;ssl=1 1707w" alt="" data-height="1280" data-id="2677" data-link="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/?attachment_id=2677" data-url="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687874818093-1024x768.jpg" data-width="1707" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687874818093-1024x768.jpg?ssl=1" data-amp-layout="responsive" /></figure></div><div class="tiled-gallery__col" style="flex-basis:50.00000%"><figure class="tiled-gallery__item"><img decoding="async" srcset="https://i1.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687874824570-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=600&#038;ssl=1 600w,https://i1.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687874824570-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=900&#038;ssl=1 900w,https://i1.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687874824570-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=1200&#038;ssl=1 1200w,https://i1.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687874824570-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=1500&#038;ssl=1 1500w,https://i1.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687874824570-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=1707&#038;ssl=1 1707w" alt="" data-height="1280" data-id="2678" data-link="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/?attachment_id=2678" data-url="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687874824570-1024x768.jpg" data-width="1707" src="https://i1.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687874824570-1024x768.jpg?ssl=1" data-amp-layout="responsive" /></figure></div></div></div></div>



<p>Le marché aux fleurs (Royal FloraHolland) se situe à Aalsmeer. Il s&rsquo;agit du plus grand marché international de fleurs et de plantes au monde. En quelques chiffres, il représente :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>46 millions de fleurs par jour</li>



<li>173 ha d&rsquo;entrepôt soit l&rsquo;équivalent de 250 terrains de football</li>



<li>22 millions de chiffre d affaires journalier</li>



<li>100 000 transactions au cadran journalières</li>



<li>Et une logistique impressionnante !</li>
</ul>



<div class="wp-block-jetpack-tiled-gallery aligncenter is-style-rectangular"><div class="tiled-gallery__gallery"><div class="tiled-gallery__row"><div class="tiled-gallery__col" style="flex-basis:50.00000%"><figure class="tiled-gallery__item"><img decoding="async" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687937250773-1-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=600&#038;ssl=1 600w,https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687937250773-1-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=900&#038;ssl=1 900w,https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687937250773-1-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=1200&#038;ssl=1 1200w,https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687937250773-1-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=1500&#038;ssl=1 1500w,https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687937250773-1-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=1707&#038;ssl=1 1707w" alt="" data-height="1280" data-id="2680" data-link="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/?attachment_id=2680" data-url="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687937250773-1-1024x768.jpg" data-width="1707" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687937250773-1-1024x768.jpg?ssl=1" data-amp-layout="responsive" /></figure></div><div class="tiled-gallery__col" style="flex-basis:50.00000%"><figure class="tiled-gallery__item"><img decoding="async" srcset="https://i1.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687937250116-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=600&#038;ssl=1 600w,https://i1.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687937250116-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=900&#038;ssl=1 900w,https://i1.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687937250116-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=1200&#038;ssl=1 1200w,https://i1.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687937250116-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=1500&#038;ssl=1 1500w,https://i1.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687937250116-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=1707&#038;ssl=1 1707w" alt="" data-height="1280" data-id="2681" data-link="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/?attachment_id=2681" data-url="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687937250116-1024x768.jpg" data-width="1707" src="https://i1.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1687937250116-1024x768.jpg?ssl=1" data-amp-layout="responsive" /></figure></div></div></div></div>



<p>Le voyage d&rsquo;étude s&rsquo;achève par la visite de l&rsquo;entreprise familiale Kaasboerderij de Moerenaar en Belgique qui fait de la transformation fromagère.</p>



<p>Une très belle rencontre avec deux agriculteurs entrepreneurs qui ont commencé avec deux vaches et 35 ha. Aujourd&rsquo;hui, ce sont deux exploitations de 125 vaches qui livrent à la fromagerie de leur fils pour transformer 100 000 litres de lait par semaine.</p>



<p>Voici quelques chiffres représentant la fromagerie :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>500 tonnes de fromages vendus par an</li>



<li>80 % en Belgique et 20% en France et Hollande.</li>
</ul>



<div class="wp-block-jetpack-tiled-gallery aligncenter is-style-rectangular"><div class="tiled-gallery__gallery"><div class="tiled-gallery__row"><div class="tiled-gallery__col" style="flex-basis:66.74150%"><figure class="tiled-gallery__item"><img decoding="async" srcset="https://i1.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688042013299-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=600&#038;ssl=1 600w,https://i1.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688042013299-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=900&#038;ssl=1 900w,https://i1.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688042013299-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=1200&#038;ssl=1 1200w,https://i1.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688042013299-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=1500&#038;ssl=1 1500w,https://i1.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688042013299-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=1707&#038;ssl=1 1707w" alt="" data-height="1280" data-id="2684" data-link="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/voyage-detude-pour-les-conseillers-techniques-cerfrance/attachment/1688042013299/" data-url="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688042013299-1024x768.jpg" data-width="1707" src="https://i1.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688042013299-1024x768.jpg?ssl=1" data-amp-layout="responsive" /></figure></div><div class="tiled-gallery__col" style="flex-basis:33.25850%"><figure class="tiled-gallery__item"><img decoding="async" srcset="https://i2.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688042015959-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=600&#038;ssl=1 600w,https://i2.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688042015959-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=900&#038;ssl=1 900w,https://i2.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688042015959-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=1200&#038;ssl=1 1200w,https://i2.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688042015959-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=1500&#038;ssl=1 1500w,https://i2.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688042015959-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=1707&#038;ssl=1 1707w" alt="" data-height="1280" data-id="2685" data-link="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/voyage-detude-pour-les-conseillers-techniques-cerfrance/attachment/1688042015959/" data-url="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688042015959-1024x768.jpg" data-width="1707" src="https://i2.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688042015959-1024x768.jpg?ssl=1" data-amp-layout="responsive" /></figure><figure class="tiled-gallery__item"><img decoding="async" srcset="https://i1.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688042013123-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=600&#038;ssl=1 600w,https://i1.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688042013123-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=900&#038;ssl=1 900w,https://i1.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688042013123-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=1200&#038;ssl=1 1200w,https://i1.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688042013123-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=1500&#038;ssl=1 1500w,https://i1.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688042013123-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=1707&#038;ssl=1 1707w" alt="" data-height="1280" data-id="2686" data-link="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/voyage-detude-pour-les-conseillers-techniques-cerfrance/attachment/1688042013123/" data-url="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688042013123-1024x768.jpg" data-width="1707" src="https://i1.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/1688042013123-1024x768.jpg?ssl=1" data-amp-layout="responsive" /></figure></div></div></div></div>



<p>Retrouvez toutes nos <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/publications/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">publications en agronomie et en élevage</a> sur notre site internet.</p>
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		<item>
		<title>Conseillers Cerfrance en voyage d&#8217;étude</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/conseiller-cerfrance-en-voyage-d-etude/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lola]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Jun 2023 16:48:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités de l'ARAD2]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/?p=2659</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les conseillers techniques Cerfrance du périmètre Normandie Maine partent en voyage d'étude hors des frontières françaises. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Des conseillers techniques des Cerfrance partent en voyage d&rsquo;étude</h1>



<p>Les conseillers techniques Cerfrance du périmètre <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/presentation/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Normandie Maine</a> partent en voyage d&rsquo;étude hors des frontières françaises du 27 au 29 juin 2023. Ce voyage de trois jours va permettre aux conseillers d&rsquo;accroître leurs connaissances sur les techniques utilisées à l&rsquo;étranger.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les conseillers agronomes partent en Suisse</h2>



<p>Pour les agronomes, direction la Suisse avec une première journée dédiée à la filière Agriculture Biologique avec la visite de la coopérative Biofarm suivie d&rsquo;une visite de ferme en agriculture biologique (AB). La seconde journée focalisera sur l&rsquo;agriculture de conservation (AC) avec notamment des échanges avec l&rsquo;association <a href="https://no-till.ch/fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Swiss No Till</a> qui accompagne des agriculteurs dans la mise en œuvre de l&rsquo;agriculture de conservation ainsi que la visite de la plateforme d&rsquo;Oberhacker, essai de longue durée sur les systèmes en semis direct. Enfin, le troisième jour, ils iront à la rencontre d&rsquo;agriculteurs qui ambitionnent de combiner AB et AC. </p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Miniature-site-internet-5.png?resize=512%2C342&#038;ssl=1" alt="Les conseillers agronomes partent en Suisse" class="wp-image-2660" width="512" height="342" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Miniature-site-internet-5.png?resize=1024%2C683&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Miniature-site-internet-5.png?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Miniature-site-internet-5.png?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Miniature-site-internet-5.png?w=1200&amp;ssl=1 1200w" sizes="(max-width: 512px) 100vw, 512px" /></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les conseillers élevage partent aux Pays Bas</h2>



<p>Quant aux conseillers élevage, ils prendront la route des Pays Bas pour comprendre comment la filière lait s&#8217;empare des enjeux environnementaux grâce aux visites de fermes engagées dans un programme de recherche avec l&rsquo;université de Wageningen. Ce sera également l&rsquo;occasion de visiter le centre de recherche et d&rsquo;innovation de l&rsquo;entreprise Lély basé à Maasluis et de faire un petit détour par le marché aux fleurs d&rsquo;Amsterdam. Le voyage s&rsquo;achèvera par la visite d&rsquo;une exploitation en Belgique qui réalise de la transformation fromagère.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Miniature-site-internet-6.png?resize=512%2C342&#038;ssl=1" alt="Les conseillers élevage partent aux Pays Bas" class="wp-image-2661" width="512" height="342" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Miniature-site-internet-6.png?resize=1024%2C683&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Miniature-site-internet-6.png?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Miniature-site-internet-6.png?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Miniature-site-internet-6.png?w=1200&amp;ssl=1 1200w" sizes="(max-width: 512px) 100vw, 512px" /></figure>



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		<title>Albédo des prairies et changement climatique</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/albedo-des-prairies-et-changement-climatique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lola]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Jun 2023 09:17:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Evaluer et atténuer les impacts sur l'agriculture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Albédo des prairies, un levier supplémentaire dans l’atténuation du changement climatique</p>
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<h1 class="wp-block-heading">Albédo des prairies, un levier supplémentaire dans l’atténuation du changement climatique</h1>



<p class="has-medium-font-size">Albédo des prairies est un levier supplémentaire dans l’atténuation du changement climatique, découvrez notre article.</p>



<p class="has-text-align-right has-ast-global-color-0-color has-text-color has-small-font-size">Date de publication : 20 juin 2023</p>



<p><strong>L’albédo se définit comme la quantité de rayonnement solaire réfléchie par une surface.</strong> Plus l’albédo est élevé, plus l’énergie repart vers l’espace et moins il reste d’énergie pour réchauffer l’atmosphère. En cela, le GIEC considère l&rsquo;albédo comme un levier non négligeable d’atténuation du changement climatique.</p>



<p>Pendant trois ans, l’Institut de l’Elevage et le CESBIO (centre d’études spatiales de la biosphère (INRAE, CNRS, CNES…) ont mené un projet visant à <strong>mieux caractériser la variabilité spatio-temporelle de l’albédo des prairies en France et à identifier des leviers d’augmentation de l’albédo</strong>. Il apparait que les prairies ont un effet albédo intéressant dans la limitation du changement climatique. Mais pour avoir un effet maximal, il faut maximiser la couverture des sols et éviter les sols nus, et chercher des compromis entre pratiques. Il s’agit notamment éviter le surpâturage en réduisant le chargement et/ou en augmentant la hauteur d’herbe en sorti des animaux.</p>



<p><strong>Dans tous les cas, la mobilisation de ce levier albédo doit se faire en cohérence avec les pratiques de stockage de carbone/réduction des émissions de GES.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Albédo et changement climatique</h2>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">L’albédo, un paramètre clé de la machinerie climatique</h3>



<p class="has-ast-global-color-5-color has-ast-global-color-0-background-color has-text-color has-background"><strong>L’albédo </strong>se <strong>défini comme le rapport entre le rayonnement global réfléchi par une surface et le rayonnement global incident</strong>. Il se situe entre 0 (absorption complète) et 1 (réflexion complète). Plus une surface est réfléchissante, plus son albédo est élevé. </p>



<p>L’augmentation de l’albédo a pour effet de renvoyer plus d’énergie solaire vers l’espace , ce qui signifie moins d’énergie absorbée par la surface et donc une baisse de température. Ce processus à l’échelle mondiale a un effet suffisamment significatif pour compenser en partie les émissions de GES. L’albédo se classe dans la catégories des effets biophysiques sur le climat (comme l’évaporation, la transpiration des plantes, le rayonnement infrarouge) tandis que les composantes des bilans de GES et de stockage du carbone relèvent des effets biogéochimiques (photosynthèse, respiration des plantes et du sol). <strong>Favoriser la hausse de l’albédo, c’est renvoyer davantage de rayonnement vers l’espace. On parle alors de forçage radiatif négatif</strong>.</p>



<p></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Bilan-radiatif-terrestre.png?resize=594%2C402&#038;ssl=1" alt="Bilan radiatif terrestre" class="wp-image-2647" width="594" height="402" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Bilan-radiatif-terrestre.png?w=594&amp;ssl=1 594w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Bilan-radiatif-terrestre.png?resize=300%2C203&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 594px) 100vw, 594px" /></figure>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Effet de l’occupation des sols sur l’albédo de surface</h2>



<p></p>



<p>Les valeurs d’albédo dépendent du type de surface et de ses propriétés optiques. <strong>L’albédo du sol est affecté par les irrégularités de surface, son humidité (qui réduit l’albédo), sa couleur et certaines pratiques comme l’application de biochar</strong>. L’albédo de la végétation dépend des espèces cultivées mais aussi des variétés au sein d’une même espèce et il  connait des variations intra et interannuelles. L’âge moyen du peuplement, la hauteur des plantes, la biomasse végétale et les compositions des espèces végétales conditionnement l’albédo de surface.</p>



<p>Pour les surfaces agricoles (schéma ci-dessous), <strong>les prairies ont un albédo moyen supérieur aux autres couverts</strong>. Il est plus faible pour les grandes cultures qui laissent le sol apparent plus longtemps.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="704" height="261" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Les-prairies-ont-un-albedo-moyen-superieur-aux-autres-couverts.png?resize=704%2C261&#038;ssl=1" alt="Les prairies ont un albédo moyen supérieur aux autres couverts" class="wp-image-2648" /></figure>



<p></p>



<p>Une étude menée en Bretagne a montré que<strong> l’évolution du forçage radiatif</strong> (courbe en bleu) <strong>est étroitement liée à l’occupation des sols</strong>. Avant 1955, la Bretagne présentait beaucoup de surfaces cultivées. De 1955 à 1980, on observe une augmentation des surfaces en herbe allant de paire avec une augmentation de l’albédo et une réduction du forçage radiatif . Puis avec la régression des surfaces en herbe, le forçage radiatif réaugmente.</p>



<p></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="417" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Levolution-du-forcage-radiatif-est-etroitement-liee-a-loccupation-des-sols.png?resize=1024%2C417&#038;ssl=1" alt="L’évolution du forçage radiatif est étroitement liée à l’occupation des sols" class="wp-image-2649" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Levolution-du-forcage-radiatif-est-etroitement-liee-a-loccupation-des-sols.png?resize=1024%2C417&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Levolution-du-forcage-radiatif-est-etroitement-liee-a-loccupation-des-sols.png?resize=300%2C122&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Levolution-du-forcage-radiatif-est-etroitement-liee-a-loccupation-des-sols.png?resize=768%2C313&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Levolution-du-forcage-radiatif-est-etroitement-liee-a-loccupation-des-sols.png?w=1059&amp;ssl=1 1059w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Principaux enseignements du projet Albédo prairies</h2>



<p>Le <strong>projet Albédo prairies </strong>avait deux objectifs opérationnels :</p>



<ol class="wp-block-list">
<li>mieux caractériser la variabilité spatio-temporelle de l’albédo des prairies en France </li>



<li>identifier et quantifier des leviers d’augmentation de cet albédo. </li>
</ol>



<p>Depuis 2020, <strong>l’albédo de prairies permanentes ou temporaires a ainsi été mesuré en continu dans sept stations expérimentales</strong> ayant une gestion des prairies et des pédoclimats contrastés.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="527" height="396" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Un-nouveau-reseau-de-mesures-dalbedo-dedie-a-la-priaire.png?resize=527%2C396&#038;ssl=1" alt="Un nouveau réseau de mesures d'albédo dédié à la priaire" class="wp-image-2650" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Un-nouveau-reseau-de-mesures-dalbedo-dedie-a-la-priaire.png?w=527&amp;ssl=1 527w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Un-nouveau-reseau-de-mesures-dalbedo-dedie-a-la-priaire.png?resize=300%2C225&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 527px) 100vw, 527px" /></figure>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Evolution saisonnière de l’albédo d’une prairie</h3>



<p>Pour cinq des sept sites expérimentaux (le Rheu, Derval, Thorigné, Pradel et Mourier), les dynamiques d’albédo présentent des similitudes, avec une augmentation entre la fin d’été et l’hiver avec une plus forte variabilité inter-journalière en hiver. L’albédo moyen journalier diminue ensuite au printemps jusqu’en été. Ainsi, <strong>l’effet albédo est quatre à cinq fois plus important en été par rapport à l’hiver</strong>.</p>



<p>Pour l’ensemble des sites, la variabilité inter-journalière d’albédo est plus élevée sur la période automne/hiver que sur la période printemps/été. En période hivernale, les températures et aussi l’humidité relative influencent les dynamiques d’albédo notamment via la formation de givre. La neige exacerbe cette augmentation. <strong>Par ailleurs, la pluie impacte d’autant plus l’albédo des prairies quand celles-ci sont dégradées et présentent du sol nu</strong>.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Des dynamiques d’albédo modifiées par les pratiques de gestion des prairies</h3>



<p><strong>Le pâturage a un effet variable sur l’albédo de surface</strong>. En moyenne, sur 37 évènements de pâturage étudiés, une baisse de 4 % a été observée durant 15 jours (plus ou moins neuf jours). Toutefois, l’effet du pâturage sur l’albédo est intimement lié au chargement.</p>



<p></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="800" height="321" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/leffet-du-paturage-sur-lalbedo-est-intimement-lie-au-chargement.png?resize=800%2C321&#038;ssl=1" alt="l’effet du pâturage sur l’albédo est intimement lié au chargement" class="wp-image-2651" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/leffet-du-paturage-sur-lalbedo-est-intimement-lie-au-chargement.png?w=800&amp;ssl=1 800w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/leffet-du-paturage-sur-lalbedo-est-intimement-lie-au-chargement.png?resize=300%2C120&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/leffet-du-paturage-sur-lalbedo-est-intimement-lie-au-chargement.png?resize=768%2C308&amp;ssl=1 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>



<p></p>



<p>Ainsi, plus on a un chargement élevé, plus on enlève de l’herbe et plus l’albédo baisse et longtemps (temps de repousse de l’herbe plus long).</p>



<p>Le tableau ci dessous montre l’effet moyen des pratiques mesuré lors du projet.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="833" height="228" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/La-fauche-semble-avoir-un-effet-plus-important-sur-la-dynamique-de-lalbedo-que-le-paturage.png?resize=833%2C228&#038;ssl=1" alt="La fauche semble avoir un effet plus important sur la dynamique de l’albédo que le pâturage" class="wp-image-2652" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/La-fauche-semble-avoir-un-effet-plus-important-sur-la-dynamique-de-lalbedo-que-le-paturage.png?w=833&amp;ssl=1 833w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/La-fauche-semble-avoir-un-effet-plus-important-sur-la-dynamique-de-lalbedo-que-le-paturage.png?resize=300%2C82&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/La-fauche-semble-avoir-un-effet-plus-important-sur-la-dynamique-de-lalbedo-que-le-paturage.png?resize=768%2C210&amp;ssl=1 768w" sizes="(max-width: 833px) 100vw, 833px" /></figure>



<p></p>



<p><strong>La fauche semble avoir un effet plus important sur la dynamique de l’albédo que le pâturage,</strong> probablement du fait de l’enlèvement rapide d’une grande quantité d’herbe en cas de fauche.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Importance de l’albédo par rapport aux GES et stockage de carbone</h3>



<p>L&rsquo;utilisation d&rsquo;une méthode de conversion du forçage en équivalent CO<sub>2</sub>/ha/an a permis de comparer le forçage radiatif par rapport aux bilans de carbone ou de GES</p>



<p>Une <strong>comparaison entre quatre systèmes intégrant une proportion d’herbe de plus en plus importante a mis en évidence que </strong>:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Les <strong>systèmes herbagers ont une valeur d’albédo plus importante que les systèmes ayant le plus de cultures</strong></li>



<li>Les <strong>systèmes herbagers ont un niveau d’albédo élevé</strong> mais qui <strong>baisse au printemps et en été</strong>.</li>



<li>Les <strong>systèmes avec uniquement des cultures ont un maximum d’albédo au milieu du printemps</strong> et plus faible en automne et hiver.</li>
</ul>



<p>Le tableau ci-dessous montre les résultats en équivalent CO<sub>2</sub>.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="908" height="266" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/les-resultats-en-equivalent-CO2.png?resize=908%2C266&#038;ssl=1" alt="les résultats en équivalent CO2" class="wp-image-2653" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/les-resultats-en-equivalent-CO2.png?w=908&amp;ssl=1 908w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/les-resultats-en-equivalent-CO2.png?resize=300%2C88&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/les-resultats-en-equivalent-CO2.png?resize=768%2C225&amp;ssl=1 768w" sizes="(max-width: 908px) 100vw, 908px" /></figure>



<p>Le passage d’un système 100 % culture (0 % herbe) à 100 % herbe est équivalent à -1 439 kg eqCO<sub>2</sub>/ha/an. Ainsi, dans une ferme d’élevage, ajouter + 10 % d’herbe à l’assolement équivaut à une réduction de 143,9 kg eqCO<sub>2</sub>/ha/an.</p>



<p>La principale piste d’<strong>accroissement d’albédo en élevage est donc de limiter la part de sol visible</strong> :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>En préservant la couverture du sol par la prairie (période, intensité de pâturage selon la poussse de l’herbe)</li>



<li>Par un accroissement des couverts</li>
</ul>



<p>Dans tous les cas, il s’agit de combiner les pratiques pour cumuler les effets albédo</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/combiner-les-pratiques-pour-cumuler-les-effets-albedo.png?resize=920%2C394&#038;ssl=1" alt="combiner les pratiques pour cumuler les effets albédo" class="wp-image-2654" width="920" height="394" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/combiner-les-pratiques-pour-cumuler-les-effets-albedo.png?w=920&amp;ssl=1 920w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/combiner-les-pratiques-pour-cumuler-les-effets-albedo.png?resize=300%2C128&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/combiner-les-pratiques-pour-cumuler-les-effets-albedo.png?resize=768%2C329&amp;ssl=1 768w" sizes="(max-width: 920px) 100vw, 920px" /></figure>


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<p>Pour aller plus loin, vous pouvez consulter cet <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/leffet-albedo-3eme-levier-dattenuation-du-changement-climatique/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">article sur l&rsquo;effet albédo</a>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Source pour rédiger l&rsquo;article :&nbsp;Albédo des prairies et changement climatique</h2>



<p><em>MISCHLER P., et al, 2022. L’albédo, un levier d’atténuation du changement climatique méconnu&nbsp;: quel potentiel d’atténuation pour les prairies&nbsp;? Fourrages 251, 1-16</em></p>



<p><em>Séminaire de <a href="https://afpf-asso.fr/l-albedo-des-prairies" target="_blank" rel="noreferrer noopener">clôture du projet Albédo prairies, 2023.</a> </em></p>
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		<title>Oléoprotéagineux et autonomie protéique</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/oleoproteagineux-et-autonomie-proteique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lola]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Jun 2023 15:10:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Nourrir les animaux]]></category>
		<category><![CDATA[Réductions d'intrants en cultures et en élevage]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/?p=2611</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les oléoprotéagineux : quelle contribution possible à l’autonomie protéique des élevages en France ?</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Les oléoprotéagineux&nbsp;: quelle contribution possible à l’autonomie protéique des élevages&nbsp;en France ?</h1>



<p>Découvrez notre nouvelle publication sur les <strong>oléoprotéagineux et leur contribution à l&rsquo;autonomie protéique dans les élevages français</strong>. </p>



<p>Pour nourrir ses animaux, la France peut cultiver une <strong>grande variété d’espèces riches en protéines</strong>. Mais cette production n’est pas encore suffisante pour satisfaire complètement aux besoins des filières animales. Ainsi, les <strong>surfaces cultivées d’oléoprotéagineux oscillent depuis une quarantaine d’années autour d’un plateau à 2,5 millions d’hectares</strong>. Tirée par la production d’huile alimentaire et de biodiesel, la <strong>production de tourteaux de colza </strong>s’est établie à 2,5 millions de tonnes en 2021. La même année, la<strong> production française de tourteaux de tournesol</strong> s’est élevée au total à 689 000 tonnes. Elle reste toutefois insuffisante, elle aussi, pour satisfaire la demande nationale. Enfin, la <strong>production française de tourteaux de soja</strong> est insuffisante au regard des besoins nationaux.</p>



<p>Malgré tout, l’utilisation de tourteaux de soja d’importation a fortement diminué ces 20 dernières années. Elle ne représente plus que 45 % des tourteaux consommé. Toutefois la part des tourteaux de colza et de tournesol a progressé pour atteindre respectivement 34 % et 18 %<strong>. Les filières ruminant ont très largement participé à cette diversification de consommation de tourteaux.</strong> Les quantités de matières premières riches en protéines produites sur le territoire restent insuffisantes par rapport aux besoins de l’alimentation animale. Toutefois, elles permettent à la France d’afficher une autonomie protéique proche de 50% (quand l’Union européenne ne dépasse pas 30%).</p>



<h5 class="wp-block-heading">Le cas des ruminants sur la place des oléoprotéagineux et de l&rsquo;autonomie protéique</h5>



<p><strong>Chez les ruminants, les vaches laitières et jeunes bovins sont les principaux consommateurs de tourteau de soja.</strong> L’utilisation de tourteau de colza représente la première solution pour remplacer le tourteau de soja en élevage bovin ainsi qu&rsquo;améliorer l’autonomie protéique nationale. Mais elle n’améliore pas l’autonomie à l’échelle des élevages. Le remplacement du tourteau de soja par des graines crues de pois, féverole, lupin est possible. Mais ces graines affichent des teneurs en matières azotées totales nettement inférieures. De plus, elle se caractérisent par une forte dégradabilité de l’azote. <strong>Les procédés de toastage ou d’extrusion permettent de remédier à cette forte dégradabilité de l’azote. Des essais récents ont mis en évidence une amélioration de la valeur PDI des graines grâce à ces procédés. </strong>Cela n’a cependant pas amélioré les performances des animaux. Ce qui limite à ce jour leur intérêt pour gagner en autonomie protéique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La place actuelle des oléoprotéagineux dans l’alimentation animale et de l&rsquo;autonomie protéique</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Des surfaces en oléagineux qui ne progressent pas</h3>



<p><strong>La France bénéficie de conditions pédoclimatiques proprices à la culture d’une grande variété d’espèces riches en protéines</strong> comme : </p>



<ul class="wp-block-list">
<li>colza, </li>



<li>tournesol,</li>



<li>pois, </li>



<li>féverole, </li>



<li>lupin,</li>



<li>de façon plus restreinte le soja. </li>
</ul>



<p>Ces cultures sous forme de graines ou de tourteaux présentent un <strong>taux de protéines de 20 à 40 %.</strong></p>



<p>La production mondiale d’oléoprotéagineux est dominé par le soja.  En Europe et en France, c’est le colza et dans une moindre mesure le tournesol qui domine.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="889" height="226" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/La-production-mondiale-doleoproteagineux-est-domine-par-le-soja.png?resize=889%2C226&#038;ssl=1" alt="La production mondiale d’oléoprotéagineux est dominé par le soja" class="wp-image-2612" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/La-production-mondiale-doleoproteagineux-est-domine-par-le-soja.png?w=889&amp;ssl=1 889w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/La-production-mondiale-doleoproteagineux-est-domine-par-le-soja.png?resize=300%2C76&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/La-production-mondiale-doleoproteagineux-est-domine-par-le-soja.png?resize=768%2C195&amp;ssl=1 768w" sizes="(max-width: 889px) 100vw, 889px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le soja domine la production mondiale d’oléoprotéagineux</figcaption></figure>



<p><strong>Les surfaces françaises d’oléoprotéagineux ont atteint depuis 40 ans un plateau autour de 2,5 millions d’hectares, loin des objectifs du plan Protéines.</strong> Tout particulièrement pour les surfaces de soja, elles doivent être multipliées par 1,6 pour atteindre l’objectif en 2028.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="626" height="367" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Les-surfaces-francaises-doleoproteagineux-ont-atteint-depuis-40-ans-un-plateau-autour-de-25-millions-dhectares.png?resize=626%2C367&#038;ssl=1" alt="Les surfaces françaises d’oléoprotéagineux ont atteint depuis 40 ans un plateau autour de 2,5 millions d’hectares" class="wp-image-2613" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Les-surfaces-francaises-doleoproteagineux-ont-atteint-depuis-40-ans-un-plateau-autour-de-25-millions-dhectares.png?w=626&amp;ssl=1 626w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Les-surfaces-francaises-doleoproteagineux-ont-atteint-depuis-40-ans-un-plateau-autour-de-25-millions-dhectares.png?resize=300%2C176&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 626px) 100vw, 626px" /><figcaption class="wp-element-caption">Les surfaces françaises d’oléoprotéagineux ont atteint depuis 40 ans un plateau autour de 2,5 millions d’hectares</figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Des importations nécessaires pour couvrir les besoins</h3>



<p><strong>La trituration est le premier débouché des graines de colza</strong>, tiré principalement par la production de biodisel. Environ 70% des tourteaux de colza sont d’origine France, le reste étant issu majoritairement du canola produit au Canada (plus riche en protéines mais OGM). La trituration se positionne également comme le premier débouché des graines de tournesol, tiré cette fois-ci par la production d’huile alimentaire. L’importation concerne principalement les tourteaux, permettant de couvrir plus de 50 % de nos besoins. La production de graines de soja couvre moins de 10 % des besoins avec des imports de 400 à 600 000 tonnes de graines (Brésil et USA) et de plus de 3 Mt de tourteaux.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une consommation de tourteaux de colza qui augmente</h3>



<p>On observe une <strong>réduction de l’utilisation de tourteau de soja de &#8211; 30&nbsp;% sur 20 ans</strong> au profit du tourteau de colza et de tournesol. Mais le tourteau de soja représente encore 45&nbsp;% des consommations.</p>



<p><strong>Le tourteau de soja est d’abord consommé par les vaches laitières et les volailles de chair </strong>suivies par les porcins et les bovins viande.</p>



<p>Quant au<strong> tourteau de colza, il est consommé en priorité par les bovins</strong> (lait et viande) puis par les porcs et enfin les volailles de chair.</p>



<p>Enfin, <strong>le tourteau de tournesol est plus polyvalent : </strong>bovins lait et viande, porcs et volailles de ponte.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="597" height="346" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Consommation-de-tourteau-par-la-filiere-animale.png?resize=597%2C346&#038;ssl=1" alt="Consommation de tourteau par la filière animale" class="wp-image-2614" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Consommation-de-tourteau-par-la-filiere-animale.png?w=597&amp;ssl=1 597w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Consommation-de-tourteau-par-la-filiere-animale.png?resize=300%2C174&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 597px) 100vw, 597px" /><figcaption class="wp-element-caption">Consommation de tourteau par la filière animale</figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Une place restreinte pour les protéagineux dans l’alimentation animale</h3>



<p><strong>Les protéagineux (pois, féverole, lupin) constituent également une alternative intéressante</strong> et présentent la particularité d’être à la fois riches en protéines et en énergie.</p>



<p>Le pois a connu un très fort développement dans les années 80/90, permettant de fournir jusqu’à deux millions de tonnes de matières premières pour l’alimentation animale (essentiellement pour l’alimentation des porcs).</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="390" height="237" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Surfaces-de-proteagineux-en-France.png?resize=390%2C237&#038;ssl=1" alt="Surfaces de protéagineux en France" class="wp-image-2615" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Surfaces-de-proteagineux-en-France.png?w=390&amp;ssl=1 390w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Surfaces-de-proteagineux-en-France.png?resize=300%2C182&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 390px) 100vw, 390px" /><figcaption class="wp-element-caption">Surfaces de protéagineux en France</figcaption></figure>



<p>Les surfaces ont fortement décliné depuis les années 2000. De plus, les volumes utilisés en alimentation animale ne dépassent pas les 300 000 tonnes aujourd’hui. Cela s’explique notamment par des rendements qui ont fortement chuté depuis les années 90.</p>



<p><strong>Les quantités de matières premières riches en protéines produites sur le territoire restent insuffisantes par rapport aux besoins de l’alimentation animale. </strong>Toutefois, elles permettent à la France d’afficher une<strong> autonomie protéique proche de 50%</strong> (quand l’Union européenne ne dépasse pas 30%).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Autonomie protéique à l’échelle des élevages bovins&nbsp;: quels aliments pour remplacer le tourteau de soja ?</h2>



<p>En valorisant des fourrages majoritairement produits sur l’exploitation, <strong>les élevages bovins affichent des niveaux d’autonomie massique élevés</strong> (83% en bovins lait et 89% en bovins viande). Néanmoins, leur autonomie protéique est nettement plus faible (70% en bovins lait et 86% en bovins viande). En effet, le tourteau de soja représente en moyenne 2,7 à 4,6 % de la matière sèche consommée par les vaches laitières et 6% pour les JB. <strong>Trois pistes se dégagent pour améliorer l’autonomie protéique à l’échelle des élevages&nbsp;: </strong></p>



<ol class="wp-block-list">
<li><strong>produire des protéines par les fourrages, </strong></li>



<li><strong>optimiser le niveau protéique de la ration </strong></li>



<li><strong>produire ses concentrés. </strong></li>
</ol>



<p><em>Ne vont être abordées par la suite que les deux dernières pistes, la production par les fourrages faisant l’objet d’une prochaine note.</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Ajuster les quantités de concentrés riches en protéines</h3>



<p>La première piste est de <strong>limiter le gaspillage </strong>en trouvant un juste équilibre entre les apports et les besoins pour assurer des performances zootechniques confomres aux objectifs de l’éleveur.</p>



<p>Chez les vaches laitières, au dessus de 10 gPDI/UFL, l’amélioration des performances est faible au regard des apports supplémentaires. <strong>Les protéines en plus sont moins bien utilisées et l’azote excrété (urée) dans le lait augmente fortement.</strong></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="647" height="298" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Effet-de-lequilibre-azotee-de-la-ration-suir-la-production-laitiere-et-le-taux-proteique-de-vaches-laitieres-recevant-une-ration-a-base-densilage-de-mais.png?resize=647%2C298&#038;ssl=1" alt="Effet de l'équilibre azotée de la ration suir la production laitière et le taux protéique de vaches laitières recevant une ration à base d'ensilage de maïs" class="wp-image-2616" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Effet-de-lequilibre-azotee-de-la-ration-suir-la-production-laitiere-et-le-taux-proteique-de-vaches-laitieres-recevant-une-ration-a-base-densilage-de-mais.png?w=647&amp;ssl=1 647w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Effet-de-lequilibre-azotee-de-la-ration-suir-la-production-laitiere-et-le-taux-proteique-de-vaches-laitieres-recevant-une-ration-a-base-densilage-de-mais.png?resize=300%2C138&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 647px) 100vw, 647px" /><figcaption class="wp-element-caption">Effet de l&rsquo;équilibre azotée de la ration suir la production laitière et le taux protéique de vaches laitières recevant une ration à base d&rsquo;ensilage de maïs</figcaption></figure>



<p><strong>Réduire le niveau protéique des rations permet d’économiser du concentré protéique</strong>, notamment acheté. Les performances zootechniques diminuent légèrement jusqu’à 90-95g de PDI/UFL. En deçà de 90 grammes de PDI/UFL. La baisse de performances est plus forte surtout lorsqu’elle est associée à une baisse possible de la consommation : </p>



<ul class="wp-block-list">
<li>-1,7 kg de lait/vache/jour pour une réduction de l’apport de tourteau de soja de 1 kg/j/vache, </li>



<li>jusqu’à 5 kg de lait/vache/jour pour une baisse de l’apport de tourteau de soja de 2 kg/j/vache.</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading">Améliorer l’efficience d’utilisation des protéines</h3>



<p>L’efficience des protéines métabolisables (effPDI) est le rapport entre les protéines utilisées pour les fonctions non productives (phanères, azote urinaire endogène, azote fécale endogène) et productives (lait et viande) d’une part, et les PDI disponibles (g/j) d’autre part. Cette efficience est variable et dépend de plusieurs facteurs. En effet, contrairement à l’énergie,<strong> les vaches laitières peuvent </strong>a<strong>ccroître l’efficience d’utilisation des protéines lors d&rsquo;apports restreints</strong>. Lorsque la concentration de la ration en PDI/kg MS augmente, l’effPDI diminue. Ainsi, pour une vache laitière, il faut seulement 45 g de PDI pour produire 1 kg de lait à 32 g/kg de taux protéique avec une effPDI de 72 % (soit une ration à 90 g de PDI/kg MS). Alors qu’il en faut 51 g avec une effPDI de 63 %.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="355" height="341" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Quantite-de-PDI-pour-produire-1-kg-de-lait.png?resize=355%2C341&#038;ssl=1" alt="Quantité de PDI pour produire 1 kg de lait" class="wp-image-2617" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Quantite-de-PDI-pour-produire-1-kg-de-lait.png?w=355&amp;ssl=1 355w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Quantite-de-PDI-pour-produire-1-kg-de-lait.png?resize=300%2C288&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 355px) 100vw, 355px" /><figcaption class="wp-element-caption">Quantité de PDI pour produire 1 kg de lait</figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Remplacer le tourteau de soja par des graines protéagineux autoproduites</h3>



<p>Pour réduire la quantité de tourteau de soja importé, des coproduits permettant de densifier la ration en protéines (&gt; 15 % MAT) comme le tourteau de colza ou la luzerne déshydratée, ont montré un <strong>intérêt zootechnique</strong>. De plus, ils permettent d’améliorer l’autonomie protéique à l’échelle nationale. Cependant, à l’échelle de l’exploitation, ces coproduits sont achetés à l’extérieur. L<strong>e pois, la féverole et le lupin sont les trois principales graines qui peuvent remplacer le tourteau de soja dans l’alimentation des vaches laitières et des jeunes bovins.</strong></p>



<p>Le pois, la féverole et le lupin présentent une valeur énergétique équivalente aux céréales, mais des teneurs en MAT intermédiaires, entre les céréales et le tourteau de soja. La teneur en MAT du pois (233 g/kg MS) est inférieure à celle de la féverole (311 g/kg MS). Alors que celle du lupin est la plus élevée des trois graines (380 g/kg MS). Ces teneurs restent toutefois inférieures de 25 à 50 % à celles du tourteau de soja. Par ailleurs,<strong> les protéines de ces graines sont rapidement dégradées dans le rumen ce qui explique leurs faibles teneurs en PDI.</strong></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="669" height="263" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Comparaison-de-la-composition-et-des-valeurs-alimentaires-des-graines-proteagineuses-au-tourteau-de-soja-et-au-ble-tendre.png?resize=669%2C263&#038;ssl=1" alt="Comparaison de la composition et des valeurs alimentaires des graines protéagineuses au tourteau de soja et au blé tendre" class="wp-image-2618" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Comparaison-de-la-composition-et-des-valeurs-alimentaires-des-graines-proteagineuses-au-tourteau-de-soja-et-au-ble-tendre.png?w=669&amp;ssl=1 669w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Comparaison-de-la-composition-et-des-valeurs-alimentaires-des-graines-proteagineuses-au-tourteau-de-soja-et-au-ble-tendre.png?resize=300%2C118&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 669px) 100vw, 669px" /><figcaption class="wp-element-caption">Comparaison de la composition et des valeurs alimentaires des graines protéagineuses au tourteau de soja et au blé tendre</figcaption></figure>



<p><strong>En brut, pour remplacer 1 kg de tourteau de soja, il faut compter </strong>: </p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>2,6 kg de pois, </strong></li>



<li><strong>2,5 kg de féverole </strong></li>



<li><strong>ou 1,6 kg de lupin.</strong> </li>
</ul>



<p>Dans ces conditions, le pois et la féverole peuvent être utilisés comme seuls concentrés protéiques pour des niveaux de production ne dépassant pas 25 à 28 kg de lait/jour. Alors que le seuil est porté à environ 30 kg de lait/jour avec du lupin. <strong>Cela suppose d’accepter un excès d’azote soluble</strong> (se traduisant par une balance protéique du rumen élevée). Au-delà de ces niveaux de production, il faudra associer les protéagineux à des aliments plus concentrés en PDI.</p>



<p><strong>D’un point de vue zootechnique, le pois, la féverole, le lupin, et dans une moindre mesure la graine de soja, peuvent remplacer tout ou une partie du tourteau de soja de la ration</strong>. Il semble néanmoins difficile, avec des animaux à forts besoins et dans des régimes comportant plus de 65 % de maïs ensilage pour les vaches laitières, de remplacer en totalité le tourteau utilisé par des graines crues de protéagineux pour corriger le fort déficit protéique de la ration, sans pénaliser les performances.</p>



<p><strong>Le toastage et l’extrusion sont des pistes séduisantes pour améliorer la teneur en protéines métabolisables des protéagineux.</strong> Malgré une amélioration de la valeur PDI des graines permise par ces process, aucune amélioration significative des performances zootechniques n’est observée dans les essais in vivo récents. De plus, il semble que l’amélioration des valeurs PDI permise par ces techniques soit contrebalancée par un déficit accru en acides aminés limitants (méthionine).</p>



<p><strong>Les graines protéagineuses ne constituent donc pas une solution unique pour remplacer le tourteau de soja.</strong> Leur culture et leur introduction dans la ration des bovins doivent s’intégrer dans l’équilibre global de l’exploitation, en particulier l’assolement et les coûts associés. Enfin, l’intérêt économique pour l’éleveur de remplacer le tourteau de soja par un protéagineux reste à préciser dans le contexte actuel.</p>



<p><em>Retrouvez l&rsquo;article « les oléoprotéagineux : quelle contribution possible à l’autonomie protéique des élevages en France ? » en lecture et téléchargement ci-dessous :</em></p>


<div class="_3d-flip-book  fb3d-fullscreen-mode full-size" data-id="2610" data-mode="fullscreen" data-title="false" data-template="short-white-book-view" data-lightbox="dark-shadow" data-urlparam="fb3d-page" data-page-n="0" data-pdf="" data-tax="null" data-thumbnail="" data-cols="3" data-book-template="default" data-trigger=""></div><script type="text/javascript">window.FB3D_CLIENT_DATA = window.FB3D_CLIENT_DATA || [];FB3D_CLIENT_DATA.push('eyJwb3N0cyI6eyIyNjEwIjp7IklEIjoyNjEwLCJ0aXRsZSI6Ik9sXHUwMGU5b3Byb3RcdTAwZTlhZ2luZXV4IGV0IGNvbnRyaWJ1dGlvbiBhdXRvbm9taWUgcHJvdFx1MDBlOWlxdWUgZGVzIFx1MDBlOWxldmFnZXMiLCJ0eXBlIjoicGRmIiwicmVhZHlfZnVuY3Rpb24iOiIiLCJib29rX3N0eWxlIjoiZmxhdCIsImJvb2tfdGVtcGxhdGUiOiJub25lIiwib3V0bGluZSI6W10sImRhdGEiOnsicG9zdF9JRCI6IjAiLCJndWlkIjoiIiwicGFnZXNfY3VzdG9taXphdGlvbiI6ImFsbCIsInBkZl9wYWdlcyI6MH0sInRodW1ibmFpbCI6eyJkYXRhIjp7InBvc3RfSUQiOiIwIn0sInR5cGUiOiJhdXRvIn0sInByb3BzIjp7ImhlaWdodCI6ImF1dG8iLCJ3aWR0aCI6ImF1dG8iLCJiYWNrZ3JvdW5kQ29sb3IiOiJhdXRvIiwiYmFja2dyb3VuZEltYWdlIjoiYXV0byIsImJhY2tncm91bmRTdHlsZSI6ImF1dG8iLCJoaWdobGlnaHRMaW5rcyI6ImF1dG8iLCJsaWdodGluZyI6ImF1dG8iLCJncmF2aXR5IjoiYXV0byIsImNhY2hlZFBhZ2VzIjoiYXV0byIsInJlbmRlckluYWN0aXZlUGFnZXMiOiJhdXRvIiwicmVuZGVySW5hY3RpdmVQYWdlc09uTW9iaWxlIjoiYXV0byIsInJlbmRlcldoaWxlRmxpcHBpbmciOiJhdXRvIiwicGFnZXNGb3JQcmVkaWN0aW5nIjoiYXV0byIsInByZWxvYWRQYWdlcyI6ImF1dG8iLCJydGwiOiJhdXRvIiwiaW50ZXJhY3RpdmVDb3JuZXJzIjoiYXV0byIsIm1heERlcHRoIjoiYXV0byIsImF1dG9QbGF5RHVyYXRpb24iOiJhdXRvIiwic2hlZXQiOnsic3RhcnRWZWxvY2l0eSI6ImF1dG8iLCJjb3JuZXJEZXZpYXRpb24iOiJhdXRvIiwiZmxleGliaWxpdHkiOiJhdXRvIiwiZmxleGlibGVDb3JuZXIiOiJhdXRvIiwiYmVuZGluZyI6ImF1dG8iLCJ3YXZlIjoiYXV0byIsIndpZHRoVGV4ZWxzIjoiYXV0byIsImhlaWdodFRleGVscyI6ImF1dG8iLCJjb2xvciI6ImF1dG8iLCJzaWRlIjoiYXV0byIsInNoYXBlIjoiYXV0byJ9LCJjb3ZlciI6eyJzdGFydFZlbG9jaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmlsaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmxlQ29ybmVyIjoiYXV0byIsImJlbmRpbmciOiJhdXRvIiwid2F2ZSI6ImF1dG8iLCJ3aWR0aFRleGVscyI6ImF1dG8iLCJoZWlnaHRUZXhlbHMiOiJhdXRvIiwiY29sb3IiOiJhdXRvIiwiZGVwdGgiOiJhdXRvIiwicGFkZGluZyI6ImF1dG8iLCJiaW5kZXJUZXh0dXJlIjoiYXV0byIsIm1hc3MiOiJhdXRvIiwic2lkZSI6ImF1dG8iLCJzaGFwZSI6ImF1dG8ifSwicGFnZSI6eyJzdGFydFZlbG9jaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmlsaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmxlQ29ybmVyIjoiYXV0byIsImJlbmRpbmciOiJhdXRvIiwid2F2ZSI6ImF1dG8iLCJ3aWR0aFRleGVscyI6ImF1dG8iLCJoZWlnaHRUZXhlbHMiOiJhdXRvIiwiY29sb3IiOiJhdXRvIiwiZGVwdGgiOiJhdXRvIiwibWFzcyI6ImF1dG8iLCJzaWRlIjoiYXV0byIsInNoYXBlIjoiYXV0byJ9fSwiY29udHJvbFByb3BzIjp7ImFjdGlvbnMiOnsiY21kVG9jIjp7ImVuYWJsZWQiOiJhdXRvIiwiZW5hYmxlZEluTmFycm93IjoiYXV0byIsImFjdGl2ZSI6ImF1dG8iLCJkZWZhdWx0VGFiIjoiYXV0byJ9LCJjbWRBdXRvUGxheSI6eyJlbmFibGVkIjoiYXV0byIsImVuYWJsZWRJbk5hcnJvdyI6ImF1dG8iLCJhY3RpdmUiOiJhdXRvIn0sImNtZFNhdmUiOnsiZW5hYmxlZCI6ImF1dG8iLCJlbmFibGVkSW5OYXJyb3ciOiJhdXRvIn0sImNtZFByaW50Ijp7ImVuYWJsZWQiOiJhdXRvIiwiZW5hYmxlZEluTmFycm93IjoiYXV0byJ9LCJjbWRTaW5nbGVQYWdlIjp7ImVuYWJsZWQiOiJhdXRvIiwiZW5hYmxlZEluTmFycm93IjoiYXV0byIsImFjdGl2ZSI6ImF1dG8iLCJhY3RpdmVGb3JNb2JpbGUiOiJhdXRvIn0sIndpZFRvb2xiYXIiOnsiZW5hYmxlZCI6ImF1dG8iLCJlbmFibGVkSW5OYXJyb3ciOiJhdXRvIn19fSwiYXV0b1RodW1ibmFpbCI6bnVsbCwicG9zdF9uYW1lIjoib2xlb3Byb3RlYWdpbmV1eC1jb250cmlidXRpb24tYXV0b25vbWllLXByb3RlaXF1ZS1kZXMtZWxldmFnZXMiLCJwb3N0X3R5cGUiOiIzZC1mbGlwLWJvb2sifX0sInBhZ2VzIjpbXSwiZmlyc3RQYWdlcyI6W119');window.FB3D_CLIENT_LOCALE && FB3D_CLIENT_LOCALE.render && FB3D_CLIENT_LOCALE.render();</script>



<h2 class="wp-block-heading">Sources utilisée pour rédiger notre publication : les oléoprotéagineux : quelle contribution possible à l’autonomie protéique des élevages en France ?</h2>



<p><em>JURQUET J. et al, 2023. Autonomie protéique des élevages bovins&nbsp;: quels aliments pour remplacer le tourteau de soja&nbsp;? Journées de printemps AFPF </em><a href="https://afpf-asso.fr/archives-themes-et-actes/journees-de-printemps-2023"><em>https://afpf-asso.fr/archives-themes-et-actes/journees-de-printemps-2023</em></a><em></em></p>



<p><em>PEYRONNET C. et al, 2023. Les oléoprotéagineux&nbsp;: contribution à la souveraineté protéique. Journées de printemps AFPF </em><a href="https://afpf-asso.fr/archives-themes-et-actes/journees-de-printemps-2023"><em>https://afpf-asso.fr/archives-themes-et-actes/journees-de-printemps-2023</em></a><em></em></p>
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		<item>
		<title>Couverts végétaux et services écosystémiques</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/couverts-vegetauxe-et-services-ecosystemiques/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lola]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Jun 2023 09:35:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Améliorer ses sols]]></category>
		<category><![CDATA[Gestion des sols]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/?p=2605</guid>

					<description><![CDATA[<p>Couverts végétaux et services écosystémiques : coopération entre des étudiants et groupe DEPHY</p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/couverts-vegetauxe-et-services-ecosystemiques/">Couverts végétaux et services écosystémiques</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Couverts végétaux et services écosystémiques : coopération entre des étudiants et groupe DEPHY</h1>



<p><strong>Découvrez les résultats issus des essais réalisés sur des couverts végétaux et leurs services écosystémiques. </strong></p>



<p><strong>Le projet CEGA </strong>: Coopération, Enseignement et Groupes en Agroécologie est un projet régional, initié par les <a href="https://normandie.chambres-agriculture.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Chambres d&rsquo;agriculture de Normandie</a> et la DRAAF de Normandie en 2017. Ce projet fédère <strong>300 agriculteurs, 25 enseignants, 15 conseillers et 200 étudiants par an</strong>. Il vise la création d&rsquo;espaces de réflexion et de partage, favorables à l&rsquo;apprentissage permanent, tant pour les jeunes en formation que pour les agriculteurs. C’est donc dans ce cadre que <strong>les étudiants en BTS ACSE de la <a href="http://www.mfr-granville.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">MFR de Granville</a> ont participé au suivi d’une plateforme de démonstration d’implantation de différentes couverts végétaux mis en place par le <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2?s=dephy" target="_blank" rel="noreferrer noopener">groupe DEPHY du Sud Manche</a></strong>, piloté par Cerfrance Normandie Maine. L’objectif est alors de trouver un couvert qui maximise les services rendus tout en ne coûtant pas trop cher.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Objectif du projet pour les agriculteurs : maximiser le rapport coût/services rendus par les couverts</h2>



<p>A la demande des agriculteurs du groupe DEPHY présent de le sud Manche, <strong>une plateforme d’expérimentation de couverts a été mise en place en 2022-2023</strong>. Classiquement, les agriculteurs implantent des<strong> couverts simplifiés de moutarde/trèfle ou Ray Gras italien valorisé en fourrage</strong>. <strong>L’objectif de la plateforme est de maximiser les services rendus par le couvert </strong>notamment la gestion des adventices estivales et automnales, la production de biomasse pour le stockage de carbone et la restitution des éléments minéraux pour le maïs au printemps tout en limitant l’investissement (semences et coput d’implantation).</p>



<p><strong>Trois mélanges de couverts végétaux ont ainsi été sélectionnés et trois stratégies différentes d’implantation ont été testées</strong>. Les densités ont été ajustées afin de maximiser le nombre de pieds levés.</p>



<p><strong>Les trois mélanges sont alors :</strong></p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>1 :</strong> Phacélie 3kg/ha, Trèfle d’Alexandrie 1,5 kg/ha, Trèfle Incarnat 6kg/ha</li><li><strong>2 :</strong> Avoine diploïde 25kg/ha, Vesce commune 25kg/ha</li><li><strong>3 :</strong> Féverole de printemps 50 kg/ha, Sorgho fourrager 10 kg/ha, Trèfle Squarrosum 8kg/ha</li></ul>



<h3 class="wp-block-heading">Intérêts des espèces choisies </h3>



<h4 class="wp-block-heading">Le mélange 1 : Phacélie / Trèfle Incarnat / Trèfle Alexandrie</h4>



<p><strong>La phacélie est une plante riche en azote et en phosphore</strong> qu’elle prélève au sol grâce à ses racines profondes pour restituer ensuite ces éléments nutritifs au cours de sa décomposition. <strong>Mellifère, c’est une plante qui se détruit facilement.</strong> <strong>Le trèfle incarnat est une espèce hivernante avec un système racinaire pivotant.</strong> Il enrichit alors le sol en captant l&rsquo;azote atmosphérique dans des nodules situés sur ses racines. En effet, il est facile à semer, tout comme<strong> le trèfle d’Alexandrie</strong>. Ce dernier est alors intéressant par sa <strong>résistance à la sécheresse et son développement rapide</strong>. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une légumineuse riche en protéines ainsi que non-météorisante. <strong>Ce mélange est</strong> alors<strong> composé de petites graines potentiellement plus intéressantes à semer en conditions sèches.</strong></p>



<h4 class="wp-block-heading">Le mélange 2 : Avoine rude diploïde / Vesce commune</h4>



<p><strong>L’avoine diploïde dispose d’un système racinaire fasciculé</strong>. Relativement puissant, il permet alors une bonne structuration du sol. L’avoine est considérée comme une culture améliorante. En effet, elle n’est la plante-hôte d’aucune des maladies courantes des céréales comme le piétin-verse ou le piétin-échaudage. De plus, elle garantit la meilleure maîtrise des adventices. <strong>L’associer avec une vesce commune permet de fixer l’azote de l’air,</strong> d’autant qu’elle se décompose rapidement. La vesce améliore la fertilité du sol car elle produit une biomasse importante de par sa croissance vigoureuse. La vesce limite la prolifération des adventices en surface grâce à son fort pouvoir couvrant. En effet, elle est très efficace contre la battance des sols. Elle aère et fissure le sol de part son système racinaire développé ce qui permet alors d’améliorer la perméabilité du sol. Enfin, la vesce est mellifère ce qui est intéressant pour la biodiversité.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le mélange 3 : Féverole de printemps / Sorgho fourrager / Trèfle Squarosum / Trèfle incarnat</h4>



<p>Ce mélange contient donc <strong>quatre espèces dont trois légumineuses</strong>. L’objectif est alors de regarder la complémentarité petites graines et grosses graines. <strong>La féverole présente un intérêt pour conserver une bonne structure de sol</strong>. De plus, elle est également simple à détruire. <strong>Le sorgho moins répandu sur le secteur est une espèce résistante à la sécheresse</strong>, pouvant alors produire une biomasse conséquente.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Trois stratégies d’implantation</h3>



<p><strong>Trois types de stratégies ont donc été choisis par les agriculteurs :</strong></p>



<ol class="wp-block-list"><li><strong>Combiné :</strong> déchaumage + semis au combiné ;</li><li><strong>Déchaumeur :</strong> déchaumage + déchaumage et semis au « Delimbe » ;</li><li><strong>Semis direct :</strong> semis direct sur chaume avec semoir à disque.</li></ol>



<p>Toutes les modalités ont été suivis d’un passage de rouleau type Cambridge afin de <strong>maximiser le contact sol/graine</strong> et de <strong>favoriser la levée des couverts</strong> avec les conditions sèches de cet été.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="452" height="252" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/passage-de-rouleau-type-Cambridge.png?resize=452%2C252&#038;ssl=1" alt="Passage de rouleau type Cambridge sur toutes les modalités" class="wp-image-2606" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/passage-de-rouleau-type-Cambridge.png?w=452&amp;ssl=1 452w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/passage-de-rouleau-type-Cambridge.png?resize=300%2C167&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 452px) 100vw, 452px" /><figcaption>Passage de rouleau type Cambridge sur toutes les modalités</figcaption></figure>



<p>L’essai est alors composé en grandes bandes d’agriculteurs de 9 à 12 mètres de largeur sur 100 mètres de long afin d’avoir suffisamment de matière pour observer des tendances. Les modalités ne sont toutefois pas répétées car il s&rsquo;agit d&rsquo;un essai agriculteur. <strong>Le semis de toutes les modalités a été réalisé le 20 août 2022</strong>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Objectifs du projet pour les étudiants</h2>



<p><strong>Le projet a alors permis de :</strong></p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>Sensibiliser les étudiants</strong> aux systèmes de cultures durables et aux leviers agronomiques ;</li><li><strong>Appréhender la notion de couverts végétaux</strong> et leurs services écosystémiques ;</li><li><strong>Échanger avec les agriculteurs</strong> du groupe sur leur système, notamment sur l’agriculture de conservation des sols ;</li><li>Savoir <strong>distinguer les adventices des espèces cultivées </strong>dans le couvert ;</li><li><strong>Réaliser des relevés terrain</strong> (taux de levée, reconnaissance adventices, biomasse) ;</li><li><strong>Compiler, traiter et valoriser des données acquises</strong> dans une synthèse pour le groupe.</li></ul>



<p>La classe a été divisée en trois groupes. Chaque groupe a alors travaillé sur un des mélanges. <strong>Pour les comptages de levée des couverts et biomasse, les relevés ont</strong> <strong>été réalisés avec un quadrat de 60 cm par 60 cm</strong>, <strong>avec quatre répétitions dans les modalités </strong>ainsi que<strong> trois répétions pour les relevés de biomasse.</strong></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="314" height="418" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Realisation-des-releves-terrain-par-les-etudiants-de-la-MFR-de-Granville.png?resize=314%2C418&#038;ssl=1" alt="Réalisation des relevés terrain par les étudiants de la MFR de Granville" class="wp-image-2607" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Realisation-des-releves-terrain-par-les-etudiants-de-la-MFR-de-Granville.png?w=314&amp;ssl=1 314w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Realisation-des-releves-terrain-par-les-etudiants-de-la-MFR-de-Granville.png?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w" sizes="(max-width: 314px) 100vw, 314px" /><figcaption>Réalisation des relevés terrain par les étudiants de la MFR de Granville</figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Des levées à la faveur de l’implantation avec combiné</h3>



<p>L’objectif des comptages de levée (nombre d’individus par m²) était alors de <strong>déterminer en fonction des outils et des mélanges quelles sont les modalités qui permettent d’avoir une meilleure levée des espèces</strong>.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Pour le mélange 1 : Phacélie / Trèfle Incarnat / Trèfle Alexandrie</h4>



<div class="wp-block-group is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow"><div class="wp-block-group__inner-container">
<figure class="wp-block-table is-style-stripes"><table><tbody><tr><td>Mélange 1 Nombre d&rsquo;individus</td><td></td><td></td><td></td><td></td><td></td></tr><tr><td>Espèce</td><td>Phacélie</td><td></td><td></td><td></td><td></td><td>Trèfle Alexandrie</td><td>Trèfle Incarnat</td><td>Total couvert</td><td>Adventices</td></tr><tr><td>Combiné</td><td>81,6</td><td></td><td></td><td></td><td></td><td>4,2</td><td>108,0</td><td>193,8</td><td>84,0</td></tr><tr><td>Déchaumeur</td><td>111,6</td><td></td><td></td><td></td><td></td><td>6,0</td><td>53, 4</td><td>171,0</td><td>39,0</td></tr><tr><td>Semis direct</td><td>37,2</td><td></td><td></td><td></td><td></td><td>3,.6</td><td>44,4</td><td>115,2</td><td>130,0</td></tr></tbody></table><figcaption>Mélange 1 : Phacélie / Trèfle Incarnat / Trèfle Alexandrie</figcaption></figure>
</div></div>



<p>Pour la modalité combiné de semis, <strong>même si le nombre de pieds levés de phacélie est moindre que sur la partie déchaumeur, au global, la levée du couvert est meilleure</strong> avec presque 200 pied/m². On remarque un <strong>bon développement de la phacélie sur les modalités avec travail du sol mais en revanche moins de développement du trèfle d’Alexandrie sauf pour le semis direct</strong>. Le <strong>semis direct est la modalité qui est la moins intéressante</strong> avec le plus faible nombre de pieds au m² mais aussi le plus grand nombre d’adventices présentes avec les repousses de graminées lié au non travail du sol et l’absence de concurrence du couvert. Sur la partie avec un travail plus profond, on observe moins d’adventices. En revanche le passage du déchaumeur marque plus le sol avec les passages de pattes d’oie formant des vagues.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Pour le mélange 2 : Avoine rude diploïde / Vesce commune</h4>



<figure class="wp-block-table is-style-stripes"><table><tbody><tr><td>Mélange 2 Nombre d&rsquo;individus</td><td></td></tr><tr><td>Espèce</td><td>Avoine diploïde</td><td>Vesce</td><td>Total couvert</td><td>Repousses</td><td>Adventice</td></tr><tr><td>Combiné</td><td>178,8</td><td>53,4</td><td>232,2</td><td>22,8</td><td>23,4</td></tr><tr><td>Déchaumeur</td><td>136,2</td><td>16,8</td><td>153,0</td><td>5,0</td><td>41,4</td></tr><tr><td>Semis direct</td><td>171,6</td><td>43,8</td><td>215,4</td><td>25,6</td><td>21,0</td></tr></tbody></table><figcaption>Mélange 2 : Avoine rude diploïde / Vesce commune</figcaption></figure>



<p><strong>Le combiné reste </strong>alors<strong> l’outil favorisant une meilleure levée des deux espèces.</strong> Avec le déchaumeur, on observe plus de terres nues, un semis plus irrégulier, traces de dents ainsi que beaucoup d’adventices (colza) et la vesce est moins abondante. En utilisant le semis direct, on observe les traces de disques ainsi que des repousses et adventices. En revanche le taux global de levée est plutôt bon comparé au mélange précédent. <strong>Niveau salissement, il y a plus d’adventices sur la modalité déchaumeur</strong>. Il est donc possible de supposer que ce niveau de salissement est lié au plus faible développement du couvert.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Pour le mélange 3 : Féverole de printemps / Sorgho fourrager / Trèfle Squarosum / Trèfle incarnat</h4>



<figure class="wp-block-table is-style-stripes"><table><tbody><tr><td>Mélange 3 individus au m²</td><td></td></tr><tr><td>Espèce</td><td>Féverole</td><td>Sorgho</td><td>Trèfles</td><td>Total pieds</td><td>Repousses</td><td>Adventices</td></tr><tr><td>Combiné</td><td>13,2</td><td>61,2</td><td>151,8</td><td>226,2</td><td>10,8</td><td>16,8</td></tr><tr><td>Déchaumeur</td><td>7,2</td><td>45,0</td><td>58,2</td><td>110,4</td><td>70,8</td><td>15,0</td></tr><tr><td>Semis direct</td><td>19,8</td><td>40,8</td><td>44,4</td><td>105,0</td><td>24,0</td><td>15,0</td></tr></tbody></table><figcaption>Mélange 3 : Féverole de printemps / Sorgho fourrager / Trèfle Squarosum / Trèfle incarnat</figcaption></figure>



<p><strong>Le semis direct se distingue pour la féverole </strong>car celui a été réglé plus profondément, ce qui explique que les petites graines ont plus de mal à germer contrairement au combiné qui favorise les trèfles avec un nombre de pieds au m² important. <strong>Le combiné est le bon compromis au niveau de la profondeur de semis</strong>, favorisant à la fois les petites ainsi que les grosses graines. En revanche<strong> le déchaumeur apparaît comme moins performant pour ce type de mélange</strong> avec un semis plus grossier laissant la place à un nombre de repousses importante au m². On retrouve également une <strong>faible levée de trèfle pour le semis direct mais moins de développement de repousses</strong> lié à l’absence de travail du sol comparé au déchaumeur.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des résultats contrastés en fonction des mélanges</h3>



<p><strong>Les biomasses ont été mesurées lors du second relevé.</strong> Les résultats ont été ensuite rentrés dans le <strong>calculateur MERCI afin d’estimer la matière sèche par hectare ainsi que les éléments qui seront restitués au sol.</strong></p>



<h4 class="wp-block-heading">Mélange 1 : Phacélie / Trèfle Incarnat / Trèfle Alexandrie</h4>



<h5 class="wp-block-heading">Biomasse du mélange 1</h5>



<figure class="wp-block-table is-style-stripes"><table><tbody><tr><td><strong>Mélange 1 biomasse fraîche en g/m²</strong></td><td></td></tr><tr><td><strong>Espèce</strong></td><td>Phacélie</td><td>Trèfles</td><td>Total couvert</td><td>Adventices</td></tr><tr><td><strong>Combiné</strong></td><td>2 400</td><td>434</td><td>2 834</td><td>2 96</td></tr><tr><td><strong>Déchaumeur</strong></td><td>4 941</td><td>249</td><td>5 190</td><td>212</td></tr><tr><td><strong>Semis direct</strong></td><td>2 258</td><td>442</td><td>2 700</td><td>130</td></tr><tr><td></td><td></td><td></td><td></td><td></td></tr></tbody></table><figcaption>Phacélie / Trèfle Incarnat / Trèfle Alexandrie</figcaption></figure>



<p><strong>Les deux types de trèfle (Alexandrie et incarnat) ont été regroupés dans la même catégorie « Trèfles » même si on a abservé une prédominance de trèfle incarnat.</strong></p>



<p>Pour ce mélange,<strong> le déchaumeur est la modalité la plus adaptée à notre recherche</strong> : maîtrise des adventices et maximum de biomasse. En effet, le déchaumeur démontre une belle performance pour la gestion des adventices avec 212 g/m². Il y a alors 37 g/m² de moins que le combiné et 94 g/m² de moins que le semi-direct. De plus, le déchaumeur assure une biomasse importante grâce à un très bon développement de la phacélie. Il y a alors quasiment le double par rapport aux autres modalités (4,941 kg/m² pour le déchaumeur contre 2,258 Kg/m² pour le semi-direct et 2,400 Kg/m² pour le combiné). <strong>Au total, 5,19 kg/m² de biomasse ont été récoltés pour le déchaumeur.</strong></p>



<p><strong>Le combiné se place </strong>donc <strong>en outil intermédiaire pour la biomasse d’adventices. </strong>Nous avons relevé 0,296 Kg/m² d’adventices. Cette biomasse relevée pour les adventices est alors comprise entre le déchaumeur (0,212 Kg/m²) et le semis direct (0,306 Kg/m²). La gestion des adventices et repousses n’est donc pas la meilleure mais reste satisfaisante.</p>



<p>Enfin, <strong>le semis direct est l’outil qui semble le moins adapté.</strong> En effet, la masse d’adventices est la plus importante des trois modalités (0,306 Kg/m²). De plus, la biomasse relevée de phacélie reste totuefois assez faible 2,258 Kg/m², au vu des résultats obtenus par le déchaumeur 4,941 kg/m².</p>



<h5 class="wp-block-heading">Bénéfices des couverts pour le mélange 1</h5>



<figure class="wp-block-table is-style-stripes"><table><tbody><tr><td><strong>Modalité</strong></td><td><strong>Coût de semences (€/ha)</strong></td><td><strong>Coût de mécanisation (€/ha)</strong></td><td><strong>Restitution théorique des éléments (€/ha)</strong></td><td><strong>Bénéfice du couvert (€/ha)</strong></td></tr><tr><td><strong>Combiné</strong></td><td>59</td><td>66</td><td>203,45</td><td>78,45</td></tr><tr><td><strong>Semis direct</strong></td><td>59</td><td>35</td><td>197,5</td><td>103,5</td></tr><tr><td><strong>Déchaumeur</strong></td><td>59</td><td>44</td><td>375,9</td><td>272,9</td></tr></tbody></table><figcaption>Pour le mélange 1, on observe que la modalité déchaumage par son coût de mécanisation abordable et la forte biomasse du couvert permet un bénéfice théorique de 273 €/ha notamment lié à une restitution importante de potasse avec 250 kg/ha.</figcaption></figure>



<p>A partir des biomasses et de la méthode MERCI, nous pouvons calculer les bénéfices des couverts en terme de fertilisation en prenant les valeurs des éléments comparé à des engrais de synthèse. <strong>Pour le mélange 1, on observe que la modalité déchaumage par son coût de mécanisation abordable et la forte biomasse du couvert permet un bénéfice théorique de 273 €/ha notamment lié à une restitution importante de potasse avec 250 kg/ha.</strong></p>



<h4 class="wp-block-heading">Mélange 2 : Avoine rude diploïde / Vesce commune</h4>



<h5 class="wp-block-heading">Biomasse du mélange 2</h5>



<figure class="wp-block-table is-style-stripes"><table><tbody><tr><td><strong>Biomasse fraîche en g/m²</strong></td><td></td></tr><tr><td><strong>Espèce</strong></td><td>Avoine</td><td>Vesce</td><td>Total couvert</td><td>Adventices</td></tr><tr><td><strong>Combiné</strong></td><td>2 550</td><td>24</td><td>2 574</td><td>223</td></tr><tr><td><strong>Déchaumeur</strong></td><td>2 650</td><td>55</td><td>2 705</td><td>145</td></tr><tr><td><strong>Semis direct</strong></td><td>2 441</td><td>58</td><td>2 499</td><td>77</td></tr></tbody></table><figcaption>Avoine rude diploïde / Vesce commune</figcaption></figure>



<p>Pour le <strong>déchaumeur</strong>, il y a une <strong>présence plus importante d’avoine</strong> en revanche il y a également une <strong>présence importante d’adventices</strong>. Pour le <strong>combiné, la biomasse est toutefois plus faible par rapport au taux de levée</strong>. De plus, les adventices ont pris une part importante de la biomasse au m² par rapport aux autres modalités. <strong>Le semis direct apparaît alors comme un bon compromis entre les deux autres modalités</strong>. Même s’il y a une diminution de l’avoine ainsi qu&rsquo;une légère augmentation de la vesce. Les adventices sont très peu présentes au m². De plus, ils sont même divisées par deux voire trois par rapport aux deux autres outils.</p>



<h5 class="wp-block-heading">Bénéfices des couverts pour le mélange 2</h5>



<figure class="wp-block-table is-style-stripes"><table><tbody><tr><td><strong>Modalité</strong></td><td><strong>Coût de semences (€/ha)</strong></td><td><strong>Coût de mécanisation (€/ha)</strong></td><td>Restitution éléments (€/ha)</td><td><strong>Bénéfice du couvert (€/ha)</strong></td></tr><tr><td><strong>Combiné</strong></td><td>80</td><td>66</td><td>256,4</td><td>110,4</td></tr><tr><td><strong>Semis direct</strong></td><td>80</td><td>35</td><td>243,65</td><td>128,65</td></tr><tr><td><strong>Déchaumeur</strong></td><td>80</td><td>44</td><td>265,65</td><td>141,65</td></tr></tbody></table><figcaption> Pour le mélange 2, la modalité semis direct se distingue également avec un bénéfice au-dessus que celui du combiné et une meilleure gestion des adventices que le déchaumeur</figcaption></figure>



<p><strong>La modalité déchaumeur est celle qui permet le plus de bénéfices à l’agriculteur grâce à une bonne production de biomasse </strong>ainsi que<strong> de faibles charges de mécanisation. Néanmoins la modalité semis direct se distingue également avec un bénéfice au-dessus d</strong>e<strong> celui du combiné </strong>ainsi qu&rsquo;<strong>une meilleure gestion des adventices que le déchaumeur. </strong>De plus, l’aspect temps de travail n’a pas été prise en compte. Mais un passage en semis direct permet de gagner quasiment deux fois plus de temps par rapport à la modalité déchaumeur, qui comprend deux passages d’outils.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Mélange 3 : Féverole de printemps / Sorgho fourrager / Trèfle Squarosum / Trèfle incarnat</h4>



<h5 class="wp-block-heading">Biomasse du mélange 3</h5>



<figure class="wp-block-table is-style-stripes"><table><tbody><tr><td><strong>Mélange 3 biomasse fraîche en g/m²</strong></td><td></td></tr><tr><td><strong>Espèce</strong></td><td>Féverole</td><td>Trèfles</td><td>Sorgho</td></tr><tr><td><strong>Combiné</strong></td><td>1 025</td><td>775</td><td>210</td></tr><tr><td><strong>Déchaumeur</strong></td><td>1 517</td><td>128</td><td>97</td></tr><tr><td><strong>Semis direct</strong></td><td>1 177</td><td>163</td><td>110</td></tr></tbody></table><figcaption>Féverole de printemps / Sorgho fourrager / Trèfle Squarosum / Trèfle incarnat</figcaption></figure>



<p>Une nouvelle fois la <strong>biomasse </strong>est<strong> importante pour la modalité déchaumeur notamment pour la féverole</strong>. Néanmoins la modalité au combiné a une biomasse totale supérieure avec plus de trèfles lié également à une profondeur de semis plus adaptée.<strong> Le sorgho, bien que résistant au sec, ne s’est pas adapté dans le mélange et </strong>il<strong> présente une faible biomasse dans toutes les modalités</strong>. Enfin, <strong>au niveau adventices, la meilleure modalité </strong>reste<strong> le semis direct </strong>comme pour le mélange 1, par rapport aux deux autres modalités.</p>



<h5 class="wp-block-heading">Bénéfices des couverts pour le mélange 3</h5>



<figure class="wp-block-table is-style-stripes"><table><tbody><tr><td><strong>Modalité</strong></td><td><strong>Coût de semences (€/ha)</strong></td><td><strong>Coût de mécanisation (€/ha)</strong></td><td><strong>Restitution éléments (€/ha)</strong></td><td><strong>Bénéfice du couvert (€/ha)</strong></td></tr><tr><td><strong>Combiné</strong></td><td>99,2</td><td>66</td><td>132,5</td><td>&#8211; 32,7</td></tr><tr><td><strong>Semis direct</strong></td><td>99,2</td><td>35</td><td>150,1</td><td>15,85</td></tr><tr><td><strong>Déchaumeur</strong></td><td>99,2</td><td>44</td><td>192,5</td><td>49,32</td></tr></tbody></table><figcaption>Pour le mélange 3 qui est plus coûteux en charge de semence, une nouvelle fois le semis au déchaumeur permet diminuer les coûts et obtenir une bonne biomasse.</figcaption></figure>



<p>Pour ce dernier mélange plus coûteux en charge de semence, une nouvelle fois <strong>le semis au déchaumeur permet de diminuer les coûts ainsi que d&rsquo;obtenir une bonne biomasse</strong>. A noter que la modalité au combiné ne permet alors pas un gain théorique pour l’agriculteur du fait de son coût d’implantation et d’une production de biomasse qui n’est pas suffisante pour en tirer un bénéfice. Il s&rsquo;agit toutefois de la seule modalité de l’essai dans cette situation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">En synthèse pour les résulats des couverts végétaux leurs services écosystémiques</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Tableau de synthèse des résultats sur les couverts végétaux leurs services écosystémiques</h3>



<figure class="wp-block-table is-style-stripes"><table><tbody><tr><td><strong>Mélange</strong></td><td><strong>1 : Phacélie, trèfle Incarnat, trèfle Alexandrie</strong></td><td>Meilleure modalité</td><td><strong>2 : Avoine, Vesce</strong></td><td>Meilleure modalité&nbsp;</td><td><strong>3 : Féverole, Sorgho, trèfle Squarrosum</strong></td><td>Meilleure modalité</td></tr><tr><td><strong>Taux de levée </strong><br><strong>(individus au m²)</strong></td><td>202.2</td><td>Combiné</td><td>232.2</td><td>Combiné</td><td>226</td><td>Combiné</td></tr><tr><td><strong>Production Biomasse </strong><br><strong>(kg/m²)</strong></td><td>5.19</td><td>Déchaumeur</td><td>2.7</td><td>Déchaumeur</td><td>2</td><td>Déchaumeur</td></tr><tr><td><strong>Gestion adventices </strong><br><strong>(kg/m²)</strong></td><td>0.21</td><td>Déchaumeur</td><td>0.07</td><td>Semis direct</td><td>0.48</td><td>Semis direct</td></tr><tr><td><strong>Baénéfices </strong><br><strong>(€/ha)</strong></td><td>272.9</td><td>Déchaumeur</td><td>141.65</td><td>Déchaumeur</td><td>49.32</td><td>Déchaumeur</td></tr></tbody></table><figcaption>Synthèse pour les résulats des couverts végétaux leurs services écosystémiques</figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Les élèments importants de cette étude sur les couverts végétaux leurs services écosystémiques</h3>



<p>Finalement<strong> le meilleur couvert et la meilleure stratégie d’implantation dépendent des objectifs de l’agriculteur</strong>. On note cependant que<strong> les espèces nitrophiles comme la phacélie ou l’avoine se sont très bien comportées sur l’essai </strong>notamment du fait de reliquats azotés importants cette année liés au sec au détriment des légumineuses produisant une plus faible biomasse.</p>



<p>Toutefois, <strong>le taux de levée des couverts ne signifie pas une production de biomasse supérieure.</strong> En effet, les modalités semées au combiné présentent un meilleur taux de levée mais en terme de biomasse lors du deuxième relevé les résultats sont plus faibles.</p>



<p><strong>Pour la production de biomasse, la modalité déchaumage se distingue nettement </strong>surtout pour le premier mélange avec un 5,19 kg/m² et une valeur théorique de 5,9 T/MS selon le calculateur MERCI. De fait, c’est la <strong>modalité la plus intéressante économiquement </strong>pour chaque mélange car c’est celle qui a capté le plus d’éléments minéraux, permettant une réduction d’intrants pour le maïs.</p>



<p><strong>Le semis direct apparaît intéressant en termes de coût, mais également en termes de temps d’implantation </strong>qui est nettement inférieur que les deux autres modalités nécessitant plus de passages. Cette donnée et aussi à prendre en compte dans les avantages d’implantation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion de l&rsquo;essai sur les couverts végétaux leurs services écosystémiques</h2>



<p>D’un point de vue gestion des adventices, on distingue plusieurs éléments. <strong>Le combiné avec le passage de la herse rotative favorise la levée des espèces semées mais également celles des adventices</strong> ce qui peut être préjudiciable dans une stratégie de gestion des adventices estivales/automnales.<strong> Le semis direct semble </strong>quant à lui<strong> limiter la remise en germination des repousses et adventices </strong>pour le mélange 2 et 3. Les résultats sur l’outil sont à relativiser, car le réglage du semis en profondeur n’a pas permis le développement des plus petites graines. <strong>Pour le déchaumeur, le travail plus profond peut améliorer la gestion des adventices mais surtout la production de biomasse </strong>qui permet de gérer leur développement avec une rapidité et une facilité d’utilisation.</p>



<p><strong>En conclusion ces essais de démonstrations démontrent qu’il n’y a pas de combinaison parfaite entre le choix des couverts, il n’y a pas de mauvais outil et c’est surtout les objectifs de l’agriculteur qui sont à prendre en compte. Enfin, </strong>dans la grande majorité des cas<strong>, le semis d’un couvert est toujours rentable que ça soit sur les économies d’intrants ou sur les services écosystémiques qu’il apporte.</strong></p>


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		<title>Élevages ruminants et enjeux</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/elevages-de-ruminants-et-enjeux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lola]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 31 May 2023 09:39:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Nourrir les animaux]]></category>
		<category><![CDATA[Réductions d'intrants en cultures et en élevage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Valoriser une diversité de sources de fourrages pour répondre aux enjeux des élevages de ruminants</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Valoriser une diversité de sources de fourrages pour répondre aux enjeux des élevages de ruminants</h1>



<p>Comment valoriser une diversité de sources de fourrages pour répondre aux enjeux des élevages de ruminants ? </p>



<p>En France,<strong> les ruminants valorisent la moitié de la SAU</strong> (Surface Agricole Utile) via les cultures fourragères et les prairies qui fournissent <strong>environ 70 Mt de matière sèche et 9 Mt de protéines</strong>. Le choix et l’utilisation des ressources alimentaires sont fortement questionnés par les <strong>multiples enjeux auxquels les élevages de ruminants font face</strong>&nbsp;: </p>



<ul class="wp-block-list"><li>adaptation au <strong>changement climatique</strong></li><li>recherche d’<strong>autonomie alimentaire et protéique</strong></li><li>réduction de l’<strong>empreinte environnementale</strong></li><li>compétition <strong>« food/feed/fuel »</strong>, etc.</li></ul>



<p>Face à ces enjeux, de <strong>nombreux leviers</strong> existent pour adapter les ressources existantes ou pour développer de nouvelles ressources. Ils reposent notamment sur : </p>



<ul class="wp-block-list"><li>l’<strong>adaptation des prairies</strong> (introduction d’espèces résilientes au changement climatique) et de leur gestion</li><li>l<strong>’utilisation des mélanges céréales-protéagineux, des dérobées estivales, des plantes à photosynthèse en C4</strong></li><li>le développement de l’<strong>agroforesterie</strong>.</li></ul>



<p>La <strong>diversification des systèmes de cultures</strong> rendue nécessaire par la réduction des engrais et pesticides de synthèse devrait fournir de nouvelles ressources à l’élevage (légumineuses fourragères et à graines, intercultures). De <strong>nouveaux procédés technologiques</strong>, comme le bio-raffinage offrent également des perspectives comme une meilleure valorisation des coproduits des industries agroalimentaires. <strong>L’utilisation des insectes comme source protéique n’est pas encore autorisée en élevage de ruminants dans l’UE </strong>(Union Européenne). Celle des algues pose la question des volumes nécessaires pour alimenter des ruminants. Mais elles offrent des perspectives en tant qu’additifs alimentaires pour réduire les émissions de méthane entérique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les questions posées à l’alimentation des élevages de ruminants : les enjeux</h2>



<p><strong>La fonction première de l’alimentation des ruminants est de satisfaire les besoins nutritionnels des animaux selon les objectifs de production tout en minimisant son coût.</strong> En effet, l&rsquo;alimentation demeure le principal coût de production. Mais elle doit aujourd’hui satisfaire, dans un contexte de changement climatique, <strong>un jeu de contraintes multiples combinant à l&rsquo;échelle :</strong></p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>de l’animal :</strong> <ul><li>la valeur nutritive et les effets sur la santé ;</li><li>le bien-être animal et la qualité des produits.</li></ul></li><li><strong>du système d’élevage : </strong><ul><li>la performance économique ;</li><li>les effets sur l’environnement.</li></ul></li></ul>



<h3 class="wp-block-heading">Changement climatique et autonomie alimentaire</h3>



<p>L’<strong>autonomie alimentaire des ateliers de ruminants est élevée, supérieure à 85 % pour les bovins et ovins viande et de l’ordre de 80 % pour les bovins et ovins lait</strong>. En effet, la grande majorité des exploitations d’élevage sont autonomes en fourrage. L’élevage français étant dans son ensemble autonome à 100 % en fourrage.</p>



<p>Le changement climatique se traduit par des épisodes de sécheresse plus sévères et plus fréquents. Ils remettent en cause l’autonomie alimentaire des élevages. Certaines cultures fourragères (maïs en particulier) nécessitent plus fréquemment l<strong>’irrigation</strong>. Les <strong>modifications de la pousse de l’herbe</strong> (maturation plus précoce des plantes, déficits de croissance lors de périodes de sécheresse) complexifient la gestion des compromis entre qualité et quantité des fourrages récoltés ou pâturés.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Compétition «&nbsp;feed/food/fuel&nbsp;»</h3>



<p>Les<strong> ruminants utilisent de larges surfaces agricoles</strong>. Toutefois, une grande partie de celles-ci (prairies permanentes, parcours, zones humides et pentues) ne sont pas ou difficilement exploitables pour la production végétale ou d’énergie. Selon les rations, <strong>seulement 5 à 25 % des aliments et des protéines consommés par les ruminants (les céréales sous forme de grains principalement) pourraient être directement utilisés en alimentation humaine.</strong></p>



<p>La compétition « feed-food » peut être fortement réduite par la <strong>maximisation de l’utilisation des herbages et de coproduits.</strong> Dans un contexte de renchérissement du prix de l’énergie et des céréales, cette réduction devient aussi un <strong>enjeu économique</strong>.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Autonomie protéique et surfaces «&nbsp;importées&nbsp;»</h3>



<p><strong>L’élevage de ruminants mobilise des surfaces en dehors du territoire national pour assurer l’approvisionnement en protéines. </strong>En tenant compte des fourrages, l’autonomie protéique de l’élevage français atteint 84 %. Mais elle n’atteint que de 59 % pour l’ensemble des aliments concentrés. Ce taux atteint 43 % pour les aliments riches en matières protéiques (MAT &gt; 150 g/kg).</p>



<p><strong>Réduire la dépendance des élevages aux importations de soja est une priorité.</strong> La crise ukrainienne de 2022 a également mis en évidence notre dépendance à l’importation de tourteau de tournesol HiPro, riche en matières azotées (MAT = 350 g/kg). Pour cela, l’utilisation de légumineuses fourragères (dans les prairies, sous forme de méteils) et à graines doit être développée. L’utilisation de sources alternatives de protéines (algues, microalgues, insectes) doit être considérée. Même si les volumes nécessaires pour alimenter des ruminants en limitent aujourd’hui le potentiel.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Gaz à effet de serre, stockage de carbone et énergie</h3>



<p>Le <strong>système d’alimentation des ruminants joue un rôle important sur les émissions de Gaz à Effet de Serre (GES)</strong>, et de méthane en particulier, ainsi que sur le bilan C des élevages. Les ruminants sont au cœur d’un paradoxe. <strong>L’utilisation des prairies, avec des conduites plutôt « extensives », est souhaitable vis-à-vis des nombreux services qu’elles rendent (stockage de C, biodiversité, paysage…). Mais une alimentation basée sur l’herbe est en défaveur de la réduction des émissions de méthane par les ruminants.</strong></p>



<p>L<strong>’utilisation des légumineuses</strong>, en réduisant les besoins en fertilisation azotée, permet de réduire les consommations d’énergie et les GES. Les leviers alimentaires pour réduire les émissions de méthane entérique peuvent aussi reposer sur l’utilisation des légumineuses. En particulier pour celles qui contiennent des tanins condensés (sainfoin, lotier). Enfin l’<strong>utilisation de ressources fourragères « pérennes »</strong> (prairies permanentes, arbres fourragers), contribuera positivement au stockage de C. En complément de ces leviers, l’utilisation d’additifs alimentaires permettant de réduire les émissions de méthane est à considérer.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Santé et bien être des animaux</h3>



<p><strong>L’alimentation peut contribuer positivement ou négativement à la santé et au bien-être des animaux. </strong>La fibrosité de la ration s&rsquo;apprécie par la teneur en parois végétales. De plus, la ration doit contenir une part suffisante de fourrages.<strong> </strong>Il est bien établi que <strong>la fibrosité de la ration est nécessaire à : </strong></p>



<ul class="wp-block-list"><li>la <strong>santé digestive </strong>(réduit le risque d’acidose)</li><li>l’<strong>expression d’un comportement alimentaire « normal » </strong>(rumination).</li></ul>



<p><strong>L’accès au pâturage permet aux animaux de mieux exprimer leur comportement « naturel ». </strong>De plus, <strong>son rôle dans leur bien-être est un sujet actuellement à l’étude</strong>. Cela répond également à une demande sociétale.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Qualité intrinsèque et extrinsèque des produits</h3>



<p><strong>Les liens entre l’alimentation et les qualités « intrinsèques » des produits (lait, viande) sont bien établis</strong>. En particulier en ce qui concerne la composition en acides gras des produits et certaines qualités sensorielles (couleur, flaveur, goût).</p>



<p>Le<strong> système d’alimentation contribue aussi aux qualités « extrinsèques » des produits</strong> à travers l’image que s’en fait le consommateur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Mieux utiliser les ressources fourragères existantes et rechercher des fourrages alternatifs un enjeux pour les élevages de ruminants</h2>



<p>Différents leviers sont à mobiliser pour <strong>concevoir des systèmes fourrager plus résilients au réchauffement climatique et aux aléas en découl</strong>a<strong>nt</strong> : </p>



<ul class="wp-block-list"><li>la diversité intra et interspécifique dans les écosystèmes prairiaux, </li><li>les espèces végétales et les variétés mieux adaptées (sorgho, légumineuses des régions méditerranéennes),</li><li> les cultures dérodées, et les intercultures, </li><li>les mélanges fourragers, </li><li>l’agroforesterie, </li><li>le pâturage d’automne et d’hiver…</li></ul>



<h3 class="wp-block-heading">Adapter les prairies et leur gestion au changement climatique</h3>



<p>Il s’agit alors d<strong>’intégrer dans les prairies temporaires des espèces plus résistantes à la sécheresse comme </strong></p>



<ul class="wp-block-list"><li>la<strong> fétuque élevée, </strong></li><li>le<strong> dactyle,</strong></li><li>la<strong> luzerne,</strong></li><li>les<strong> légumineuses annuelles méditerranéennes</strong>. </li></ul>



<p>Il est également possible de jouer sur la complémentarité des espèces afin d’assurer une production plus continue sur la saison. Toutefois il existe un compromis à faire entre adaptation à la sécheresse et qualité du fourrage. En effet, les individus ou espèces les plus adaptées aux conditions difficiles sont généralement de rendement et de valeur alimentaire plus faible. Il s&rsquo;agit de la conséquence d’une stratégie de conservation des ressources, en particulier de l’eau.</p>



<p>La <strong>gestion des prairies doit quant à elle s’adapter aux effets du changement climatique</strong>, en exploitant l’herbe plus tôt en fin d’hiver et plus tard à l’automne, sous réserve que la portance des sols le permette.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Produire du fourrage d’appoint</h3>



<p>Les c<strong>ultures dérobées fourragères cultivées seules ou en mélange</strong> (trèfle incarnat, vesce, phacélie, sarrasin, colza fourrager…) sont une solution pour produire du fourrage supplémentaire en intersaison. Le fourrage peut alors être récolté et conservé ou pâturé. Leur exploitation peut avoir lieu : </p>



<ul class="wp-block-list"><li>à la fin de l’été :</li><li>à l’automne ;</li><li>au printemps ;</li><li>à la fois en été-automne et au printemps. </li></ul>



<p>Le <strong>pâturage des intercultures</strong>, notamment via des partenariats agriculteurs-éleveurs (projet H2020 DIVERIMPACT) est une façon de valoriser ce type de fourrage. Le partenariat est gagnant-gagnant. Les intercultures fournissent alors des fourrages de bonne qualité aux animaux, les animaux désherbent et fertilisent les sols par leurs déjections.</p>



<p>Par ailleurs,<strong> les méteils ou mélanges de céréales à paille et de légumineuses sont également une solution pour constituer des stocks</strong>. Car les périodes d’implantation, de récolte et les modes de valorisation (pâturage, ensilage ou enrubannage) sont multiples. La valeur alimentaire des méteils varie principalement avec la proportion de légumineuses et le stade de récolte.  En effet, plus un méteil est récolté précocement ou contient de légumineuses, meilleure sera sa valeur nutritive</p>



<p>Enfin, un autre levier est l’<strong>utilisation en dérobées estivales de graminées à photosynthèse en C4</strong> (moha, millet perlé, teff grass, sorgho multicoupe) <strong>associées ou non avec une ou des légumineuses</strong> (par exemple, le trèfle d’Alexandrie). Ces graminées en C4 sont plus résistantes aux conditions de chaleur et d’aridité. Elles sont généralement semées après des céréales à paille ou un méteil et sont pâturées par les animaux pendant la période estivale. Toutefois, la qualité nutritionnelle de ces espèces cultivées sous nos conditions reste encore peu connue.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Intégrer l’agroforesterie dans les systèmes d’élevage</h3>



<p>Pour améliorer le niveau d’autonomie alimentaire, l<strong>’utilisation des ressources ligneuses</strong> peut apporter une contribution intéressante. Les <strong>espèces ligneuses</strong> (arbres, arbustes et lianes) valorisables par le bétail sont nombreuses et leur valeur nutritive intéressante malgré une variabilité importante au sein de ces ressources. Ainsi la teneur moyenne en protéines des fourrages ligneux à 178 g/kg MS au printemps et 133 g/kg MS en fin d’été, pour des valeurs de digestibilité supérieure à 85 % au printemps, cette digestibilité diminuant tout au long de la saison de pâturage. </p>



<p>Les <strong>fourrages ligneux sont également intéressants de par leur teneur en macro et micro nutriments</strong>. Ils peuvent alors bien complémenter les rations des vaches laitières. Il existe une<strong> diversité d’aménagements ligneux à vocation fourragère</strong> : </p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>arbres hautes tiges</strong> dont la taille (émondage) est distribuée aux animaux ;</li><li><strong>tables fourragères</strong> ponctuellement exploitées soit <ul><li>par pâturage, </li><li>par coupe mise à disposition des animaux ; </li></ul></li><li><strong>arbres têtards</strong> (trognes) pâturables ;</li><li><strong>haies fourragères</strong> diverses…</li></ul>



<h2 class="wp-block-heading">Trouver de nouvelles matières premières concentrées un enjeux pour les élevages de ruminants</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Bioraffinage des fourrages</h3>



<p><strong>Le « bioraffinage » des fourrages est une technique qui se développe</strong>, en particulier dans les pays du nord de l’Europe. Le fractionnement des légumineuses fourragères ou de prairies permet d’extraire environ 40 % des protéines du fourrage dans un concentré, contenant environ 50 % de protéines pouvant être utilisée en substitution du soja pour alimenter des porcs ou des volailles.</p>



<p>Le résidu fibreux contenant 150-180 g/kg de protéines peut être valorisé :</p>



<ul class="wp-block-list"><li>par des ruminants ;</li><li>pour la production d’énergie ou encore pour l’extraction d’autres molécules d’intérêts.</li></ul>



<p>Le développement de ces nouvelles technologies pose toutefois de nombreuses questions, en premier lieu celles de l’<strong>organisation des filières et de l’efficience énergétique des procédés</strong>.</p>



<h3 class="wp-block-heading">De nouveax gisements de coproduits issus des industries agroalimentaires</h3>



<p>Les <strong>coproduits végétaux issus des industries de première transformation agro-alimentaire</strong> sont aujourd’hui bien connus et valorisés en élevage. Il s&rsquo;agit par exemple : </p>



<ul class="wp-block-list"><li>sons, </li><li>rémoulage et farines basses issus des céréales, </li><li>tourteaux issus du pressage des huiles, </li><li>pulpes issues de l’extraction du sucre des betteraves, </li><li>drèches de brasseries, etc. </li></ul>



<p>En France, une enquête nationale réalisée en 2017 estime le gisement actuellement valorisé à 12,1 millions de tonnes de Matière Sèche (MS) de coproduits générés par les industries agroalimentaires. Ceux-ci sont valorisés à 76 % en alimentation animale (animaux de rente et de compagnie).</p>



<p>Mais de nouveaux gisements et de nouveaux usages pour les gisements déjà valorisés peuvent être identifiés. En particulier, <strong>en Europe, environ 50 % des fruits et légumes sont perdus au cours de la chaîne de production et de consommation</strong>. La valorisation de biomasses pour la production de biomatériaux pourrait aussi conduire à de nouveaux coproduits valorisables en élevage.</p>



<p>Un critère primordial reste l<strong>’intérêt économique des filières pour valoriser des coproduits en alimentation animale</strong>. La formulation multicritère des aliments pour animaux (nutrition, environnement…), couplée à une optimisation économique, doit permettre d’assurer un choix pertinent pour valoriser au mieux les coproduits en alimentation animale en fonction du type d’animal, de la ration proposée et des objectifs de performances</p>



<h3 class="wp-block-heading">Insectes&nbsp;: une nouvelle source de protéines&nbsp;?</h3>



<p>Au cours des cinq dernières années, <strong>les insectes (larves, adultes ou vers) ont été identifiés comme des aliments alternatifs pour les animaux d’élevage. </strong>La teneur en protéines des insectes est généralement supérieure ou égale à celle du tourteau de soja. De plus, ils sont riches en acides aminés essentiels comparés aux protéines végétales. Ils peuvent donc être <strong>utilisés comme source de protéines ou d’énergie dans les rations</strong>.</p>



<p>Comparé au tourteau de soja, plusieurs auteurs ont observé une diminution de la digestibilité in vitro de la matière organique et de la production de méthane avec les tourteaux d’insectes. Ces réductions s’expliqueraient par la composition des insectes. Ils sont riches protéines et en lipides, pauvres en glucides ce qui limite les fermentations ruminales. Ils contiennent également de la chitine, composé partiellement indigestible. La dégradation ruminale des protéines serait également plus faible que celle du tourteau de soja.</p>



<p><strong>L’utilisation des insectes dans l’alimentation avicole et porcine est autorisée dans l’UE depuis 2021. Même si leur utilisation chez les ruminants reste interdite, l’intérêt nutritionnel de leur utilisation chez les ruminants s’accroît.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Des algues comme source d’additifs</h3>



<p>Le potentiel d’utilisation des <strong>algues et microalgues en tant que matière première pour l’alimentation animale</strong> paraît modeste du fait de leur faible teneur en matière sèche qui nécessiterait de l’énergie pour concentrer les nutriments. En revanche, les algues peuvent fournir des <strong>composés d’intérêt utilisables comme additifs pour l’alimentation animale</strong>. Elles présentent notamment un potentiel en tant que <strong>supplément lipidique</strong> pour accroître la teneur en lipides d’intérêt nutritionnel (AG poly-insaturés à chaîne longue type EPA/DHA) dans les produits animaux.</p>



<p><strong>De nouvelles technologies pourraient rendre les microalgues compétitives en tant que ressources alimentaires à l’avenir.</strong> Des systèmes de production de microalgues couplés à l’alimentation en eau des animaux sont à l’étude. La production de biocarburants dérivés de microalgues pourrait générer des résidus délipidés d’intérêt pour l’alimentation animale.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="697" height="664" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/05/Teneurs-moyennes-en-MAT-et-en-NDF-des-principaux-groupes-de-matieres-premieres-en-alimentation-des-ruminants.png?resize=697%2C664&#038;ssl=1" alt="Teneurs moyennes en matières azotées totales et en parois végétales des principaux groupes de matières premières actuellement utilisées ou potentiellement utilisables en alimentation des ruminants" class="wp-image-2597" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/05/Teneurs-moyennes-en-MAT-et-en-NDF-des-principaux-groupes-de-matieres-premieres-en-alimentation-des-ruminants.png?w=697&amp;ssl=1 697w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/05/Teneurs-moyennes-en-MAT-et-en-NDF-des-principaux-groupes-de-matieres-premieres-en-alimentation-des-ruminants.png?resize=300%2C286&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 697px) 100vw, 697px" /><figcaption>Teneurs moyennes en matières azotées totales et en parois végétales des principaux groupes de matières premières actuellement utilisées ou potentiellement utilisables en alimentation des ruminants</figcaption></figure>



<p><strong>De nombreux enjeux climatiques, environnementaux, économiques et sociétaux questionnent les ressources alimentaires pour les ruminants. </strong>Face à ces enjeux, de nombreux leviers existent soit pour adapter les ressources existantes soit pour développer de nouvelles ressources. Ils mettent en évidence le rôle accru que devront jouer les légumineuses fourragères et à graines, les plantes adaptées à des climats plus chauds et secs, les ressources ligneuses et les coproduits végétaux dans l’alimentation des ruminants. <strong>Caractériser ces nouvelles ressources alimentaires nécessite d’obtenir de nouvelles données par les méthodes de référence d’évaluation des aliments pour pouvoir conforter les bases de données et les outils de prévision existants dans une démarche d’évaluation multicritère</strong>. Enfin, ces perspectives sur l’alimentation des ruminants questionnent aussi les caractéristiques des animaux, leur conduite, et plus largement l’organisation des filières de ruminants.</p>


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<h2 class="wp-block-heading">Source&nbsp;utilisée pour rédiger l&rsquo;article valoriser une diversité de sources de fourrages pour répondre aux enjeux des élevages de ruminants</h2>



<p><em>BAUMONT, R., DECRUYENAERE, V. ., MAXIN, G., ROUILLÉ, B. ., HEUZÉ, V., &amp; TRAN, G. (2023). Valoriser une diversité de biomasses pour répondre aux enjeux techniques, environnementaux et sociétaux des élevages de ruminants. INRAE Productions Animales, 36(1), 15 p. </em><a href="https://doi.org/10.20870/productions-animales.2023.36.1.7478"><em>https://doi.org/10.20870/productions-animales.2023.36.1.7478</em></a></p>



<p>Retrouvez tous nos articles sur la <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/category/reductions-dintrants-en-cultures-et-en-elevage/nourrir-les-animaux/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">thème de nourrir les animaux</a> sur notre site internet.</p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/elevages-de-ruminants-et-enjeux/">Élevages ruminants et enjeux</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
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