Etudier le stade de développement précoce des légumineusespour mieux travailler les associations et la compétition vis-à-vis des adventices

La phase précoce de développement des plantes est une étape clé dans leur capacité à être compétitive vis-à-vis des autres espèces. En effet, à ce stade, de faibles différences de comportement peuvent en entraîner de très grandes, notamment dans leur capacité à utiliser les ressources du milieu. Durant le premier stade de leur développement, les légumineuses ont l’avantage d’avoir accès à trois sources d’azote : les réserves dans les semences, l’azote du sol et dans une moindre mesure, l’azote atmosphérique. Elles restent en moyenne assez peu efficaces pour capter l’azote du sol, les rendant, au démarrage de leur cycle, plutôt moins compétitives. Pour autant, toutes les légumineuses n’ont pas le même niveau d’aptitude à capter précocement l’azote du sol. En effet, dans des conditions agronomiques similaires, la contribution relative entre chacune des trois sources d’azote est variable selon les espèces. Cela peut s’expliquer par des différences de vitesse de nodulation, le type d’émergence ou encore le temps d’épuisement des réserves en azote des semences.
Une étude récente a été menée afin (1) d’identifier les principaux traits expliquant cette variabilité entre espèces de légumineuses et (2) d’analyser les effets d’une fertilisation minérale azotée durant la phase précoce de développement sur la stratégie d’utilisation des différentes sources d’azote en fonction des espèces de légumineuses. 9 espèces de légumineuses ont ainsi été testées : fenugrec, féverole, pois, lentille, trèfle, vesce commune, soja, pois chiche et cacahuète et différentes mesures ont été réalisées après une période de croissance de 35 jours après la germination.

Partagez sur les réseaux

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin

Dernières publications

Agenda des évènements

Juin 26
All day
Les herbages au cœur des systèmes alimentaires circulaires et durables