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	<title>Archives des agroécologie - L&#039;ARAD2</title>
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		<title>Plantes, sol, eau et climat</title>
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		<dc:creator><![CDATA[adeline]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Jun 2024 10:22:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Evaluer et atténuer les impacts sur l'agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[agroécologie]]></category>
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		<category><![CDATA[plantes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Travailler avec les plantes, le sol et l&#8217;eau pour refroidir le climat Découvrez l&#8217;importance des plantes et du sol dans le cycle de l&#8217;eau et la régulation du climat. La [&#8230;]</p>
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<h1 class="wp-block-heading">Travailler avec les plantes, le sol et l&rsquo;eau pour refroidir le climat</h1>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Découvrez l&rsquo;importance des plantes et du sol dans le cycle de l&rsquo;eau et la régulation du climat. </p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">La destruction continue des forêts, la détérioration des sols, la perte subséquente du stockage de l‘eau dans les sols et la réduction de la rétention d‘eau dans les espaces naturels perturbent la circulation de l‘eau dans et à travers l‘atmosphère. <strong>Cette perturbation provoque des changements majeurs dans les précipitations et une aggravation du changement climatique.</strong> Ces changements affectent le climat à l‘échelle d‘une région, mais peuvent également avoir un impact sur des régions très éloignées. </p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">La végétation joue un rôle important &#8211; et souvent négligé &#8211; dans la régulation du climat. En effet, dans les sols, les cycles du carbone, de l‘eau et de l‘énergie sont intimement liés. Ainsi, <strong>le rétablissement des cycles d‘humidité atmosphérique et terrestre sur la végétation, dans les sols et dans l‘atmosphère est de la plus haute importance pour refroidir la planète et sécuriser les régimes de précipitation dans le monde. </strong></p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">L’arrêt de la déforestation et l‘augmentation de la reforestation sont obligatoires. La mise en œuvre de l‘agroforesterie représente une autre approche importante pour alimenter les cycles de l‘eau et de l‘énergie. Toutefois, il est indispensable en parallèle d’augmenter la fertilité des sols, la rétention d‘eau et la protection des sols par les pratiques de l‘agriculture régénérative ou de conservation. Ainsi, trouver des moyens de renforcer la matière organique du sol est l‘une des clés du succès pour les grandes régions du monde actuellement cultivées. <strong>Il faut également changer de paradigme, en valorisant les effets hydrologiques et de refroidissement du climat par la végétation, parallèlement à leur potentiel de piégeage du carbone. </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des relations primordiales entre les plantes, les sols, l’eau pour la régulation du climat</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Plus de 70% du rayonnement utilisé pour la transpiration des plantes</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Le rayonnement solaire qui atteint la surface d‘un champ à végétation dense n’est utilisé qu’à raison de 1 % pour la photosynthèse. Et de 5 à 10 % pour chauffer l’air (« chaleur sensible » ). Ainsi, en comptant les surfaces non végétalisées et les surfaces aquatiques, <strong>environ 50 % de l’énergie solaire qui atteint le sol est utilisée pour l‘évaporation et la transpiration de l’eau (« évapotranspiration »)</strong>. Toutes ces masses d’air s’élèvent dans l’atmosphère. La vapeur d’eau va finalement se condenser. Et restituer la même quantité d’énergie que celle qui a été consommée au niveau du sol. Et une partie en sera dissipée dans l’espace. Les nuages nouvellement créés vont alors réfléchir le rayonnement solaire incident et seront la source de nouvelles précipitations.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L‘évapotranspiration des plantes, source de précipitations</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph"></p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="758" height="308" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/06/Taux-de-recyclage-des-precipitations.png?resize=758%2C308&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3681 size-full" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/06/Taux-de-recyclage-des-precipitations.png?w=758&amp;ssl=1 758w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/06/Taux-de-recyclage-des-precipitations.png?resize=300%2C122&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 758px) 100vw, 758px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="wp-block-paragraph">À l‘échelle mondiale,<strong> 40 à 60 % de la pluie tombant sur terre provient de l‘humidité générée par l‘évapotranspiration terrestre</strong>. C&rsquo;est principalement par la transpiration des arbres, et transportée par les vents. Dans certaines régions du monde, cette part s‘élève à 70 % des précipitations. Ce recyclage devient plus dominant à l‘intérieur des terres. </p>
</div></div>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un impact fort de l’activité humaine sur les relations plantes, sols, eau et climat</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Jusqu‘à récemment, l‘impact de l’homme sur la vapeur d’eau dans l‘atmosphère était considéré comme négligeable par rapport à l‘évaporation des océans. Toutefois, cet impact est dû à d‘importants changements de la couverture des sols d’origine anthropique, et pas seulement aux émissions industrielles.</p>



<div class="wp-block-media-text has-media-on-the-right is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:auto 36%"><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’utilisation accrue des terres par l‘homme a entraîné une réduction de la couverture végétale, une dégradation des sols et une diminution de la rétention d‘eau.</strong> Cela réduit directement l‘évapotranspiration, augmentant les températures au sol, ce qui a un impact sur l‘augmentation de la température mondiale. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’augmentation de la végétation</strong> sur les terres accroît la fertilité des sols et la recharge des nappes phréatiques, augmentant ainsi l‘évapotranspiration. Cela entraîne une augmentation de la couverture nuageuse et des précipitations. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’augmentation de la couverture nuageuse</strong> entraîne une augmentation du refroidissement de l‘atmosphère par une réflexion accrue du rayonnement solaire incident. Mais aussi une augmentation du transfert d‘énergie vers l‘espace qui, combinées, ont des effets régulateurs sur le réchauffement de la Terre. <strong>Lorsque cette rétroaction équilibrante est affaiblie, une terre plus chaude entraîne davantage de sécheresses, aggravées par la réduction des précipitations, et davantage d‘incendies de végétation. Cela réchauffe encore plus la terre. </strong></p>
</div><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="646" height="639" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/06/relation-eau-plantes-sols.png?resize=646%2C639&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3682 size-full" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/06/relation-eau-plantes-sols.png?w=646&amp;ssl=1 646w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/06/relation-eau-plantes-sols.png?resize=300%2C297&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 646px) 100vw, 646px" /></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des solutions nécessitant de travailler avec les plantes, le sol et l’eau à grande échelle pour réguler le climat</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Protéger et planter les arbres générateurs de rivières d‘eau</strong> dans l&rsquo;air</h3>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph"><strong>Chaque arbre de la forêt est une fontaine d‘eau.</strong> En effet, il aspire l‘eau du sol par ses racines, la pompe à travers le tronc, les branches et les feuilles. Puis la libère sous forme de vapeur d‘eau dans l’atmosphère à travers les pores de son feuillage. Par une journée ensoleillée normale, un seul arbre peut transpirer plusieurs centaines de litres d‘eau. Cela permet de rafraîchir son environnement avec une puissance de 70 kWh par 100 litres. Cela représente un effet de refroidissement équivalent à celui de deux climatiseurs domestiques fonctionnant pendant 24 heures. Par milliards, les arbres créent des rivières d‘eau géantes dans l‘air (« rivières volantes »).<strong> Ces rivières forment des nuages et créent des précipitations à des centaines, voire des milliers de kilomètres de distance.</strong></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="850" height="385" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/06/rivieres-volantes.png?resize=850%2C385&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3684" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/06/rivieres-volantes.png?w=850&amp;ssl=1 850w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/06/rivieres-volantes.png?resize=300%2C136&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/06/rivieres-volantes.png?resize=768%2C348&amp;ssl=1 768w" sizes="(max-width: 850px) 100vw, 850px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Couvrir le sol de plantes pour limiter la température et les pertes d’eau</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph"><strong>Entre 1950 et 2000, la température de surface a augmenté de 0,3°C à l‘échelle mondiale en raison des changements de la couverture des sols.</strong> Les perturbations du bilan énergétique à la surface générées par les changements de végétation entre 2000 et 2015 ont entraîné une augmentation moyenne de 0,23°C de la température de surface locale où ces changements de végétation ont eu lieu. <strong>Le réchauffement moyen dû aux changements de la couverture des sols peut ainsi expliquer 18 à 40 % des tendances actuelles du réchauffement climatique.</strong></p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Sur les surfaces nues, par exemple les champs en jachère, les prairies sèches (en été et après la récolte du foin), et sur les surfaces en béton ou en asphalte, le sol absorbe davantage de rayonnement solaire incident. <strong>Il s‘échauffe, crée de la chaleur sensible. </strong>Et émettra ainsi, proportionnellement à la puissance quatre de sa température absolue (loi de Stefan-Boltzman), une puissance thermique dans l‘atmosphère. </p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="777" height="510" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/06/Difference-sol-nu-et-vegetation.png?resize=777%2C510&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3685" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/06/Difference-sol-nu-et-vegetation.png?w=777&amp;ssl=1 777w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/06/Difference-sol-nu-et-vegetation.png?resize=300%2C197&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/06/Difference-sol-nu-et-vegetation.png?resize=768%2C504&amp;ssl=1 768w" sizes="(max-width: 777px) 100vw, 777px" /></figure>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph"><strong>Les différences de température de surface entre ces surfaces nues et les zones boisées peuvent, d‘après un exemple en Europe centrale, atteindre 20°C les après-midi d‘été. </strong> Cela s’explique, là encore, par un effet de refroidissement par évaporation des forêts. Ce qui l‘emporte sur l‘effet de réchauffement par albédo généré par les surfaces boisées plus sombres.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Favoriser grâce aux plantes la production d’aérosols biogènes pour la formation des nuages de pluie et le cycle de l’eau</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">La végétation semble également être un réacteur biogéochimique dans lesquels la biosphère et la photochimie atmosphérique produisent des noyaux pour la formation de nuages et de précipitations, entretenant ainsi le cycle hydrologique. <strong>Les plantes produisent des composés organiques volatils et «libèrent» des microorganismes &#8211; bactéries et spores fongiques, pollen et autres débris biologiques. </strong>Ces derniers vivent sur les feuilles et se retrouvent en suspension dans l‘air pendant et après la pluie dans les écosystèmes. Dans l‘atmosphère, ils génèrent une partie importante de la condensation des nuages et des noyaux de glace. Ce qui a un impact sur la formation des nuages et des précipitations. </p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Les aérosols biogènes peuvent également contribuer à élever la température de congélation en créant des noyaux de glace.<strong> Sans ce phénomène, la congélation ne se produirait pas avant que les nuages n‘atteignent -15°C ou moins.</strong> Avec l‘aide de ces noyaux de glace, le processus peut être réalisé à des températures proches de 0°C. Cela permet une formation efficace des nuages et génère de la pluie plus facilement et localement. </p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Si vous souhaitez en savoir plus sur la formation des nuages, consultez notre dernière <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/microorganismes-plantes-et-pluie/">publication</a> sur le sujet. </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading has-small-font-size">Source : </h2>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph"><em>Schwarzer S., 2021. <a href="https://wedocs.unep.org/bitstream/handle/20.500.11822/36619/FB025_FR.pdf">Travailler avec les plantes, les sols et l‘eau pour refroidir le climat et réhydrater les paysages de la Terre</a>. Prospective ONU </em></p>
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		<title>Qualité des produits et pratiques d&#8217;élevage</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/qualite-des-produits-et-pratiques-delevage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[adeline]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 May 2024 08:43:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agroécologie]]></category>
		<category><![CDATA[agroécologie]]></category>
		<category><![CDATA[bien être animal]]></category>
		<category><![CDATA[élevage]]></category>
		<category><![CDATA[qualité des produits]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Impact des pratiques d'élevage sur la qualité des produits animaux</p>
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<h1 class="wp-block-heading">Impact des pratiques d&rsquo;élevage sur la qualité des produits animaux</h1>



<p class="has-ast-global-color-5-color has-ast-global-color-0-background-color has-text-color has-background has-link-color has-medium-font-size wp-elements-56ac8ab07a2199c707facf41da6a730f wp-block-paragraph">Découvrez quelles sont les différentes dimensions de la qualité des produits et comment les pratiques d&rsquo;élevage peuvent les modifier. </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph"><strong>La consommation d’aliments d&rsquo;origine animale par habitant est élevée en Europe</strong>. En effet, le régime alimentaire moyen en Europe contient 65-70 % de protéines animales. Ce régime est aujourd’hui questionné sur le plan de l’environnement, de la santé humaine. Et sur le plan de l’éthique, avec des préoccupations sociétales envers le bien-être des animaux (BEA). Ces questions s’adressent à un secteur où coexistent différents modèles de production/transformation. En effet, <strong>les conditions d’élevage des animaux et les procédés de transformation des aliments sont très divers. Cela a des effets majeurs sur la qualité des aliments.</strong></p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">La qualité d’un aliment est l’ensemble des propriétés et caractéristiques qui lui confèrent l’aptitude à satisfaire les besoins d’un utilisateur, ainsi que ses effets sur la santé humaine. Elle s&rsquo;analyse à travers sept dimensions : sanitaire, commerciale, organoleptique, nutritionnelle, technologique, d’usage et d’image. La qualité des aliments d&rsquo;origine animale peut être construite mais aussi altérée à toutes les étapes de la ferme à l’assiette. <strong>La primauté accordée aux dimensions commerciales de la qualité, notamment pour les produits standards, peut avoir des effets collatéraux négatifs pour d’autres dimensions de la qualité.</strong> Cette priorité, qui se traduit notamment dans les critères de paiement aux éleveurs, a logiquement fortement orienté la sélection génétique et les pratiques d’élevage. Cela s&rsquo;est parfois fait au détriment de critères organoleptiques et nutritionnels.</p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">L’alimentation reste le facteur déterminant pour la qualité des aliments d’origine animale, notamment les propriétés nutritionnelles et organoleptiques. <strong>Les autres pratiques d’élevage (bâtiments, accès au plein air…) sont particulièrement importantes pour certaines dimensions, notamment l’image. Enfin, les propriété sanitaires dépendent à la fois :</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>de facteurs d’élevage</strong> (milieu de vie et alimentation)</li>



<li><strong>de facteurs liés à la transformation</strong> (procédés de transformation et de conditionnement, formulation)</li>



<li><strong>de facteurs liés aux pratiques de consommation</strong> (conservation et préparation culinaire).</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Evolution des habitudes alimentaires et des attentes sociétales vis à vis de la qualité des produits issus d’élevage en Europe</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une consommation européenne dominée par la viande blanche</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">En Europe, la consommation de viandes, de produits laitiers, d’œufs et de poissons stagne ou baisse, sauf pour la viande de volaille. Elle a chuté de plus de 40 % pour les viandes bovines et ovines ces 30 dernières années. Cela s&rsquo;est fait au profit de la <strong>viande de volaille, dont la consommation a augmenté de 60 % sur la même période.</strong> La viande porcine reste toutefois la principale viande consommée (35 kg équivalent carcasse/personne/an).</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une consommation française tournée vers les aliments “prêts à l’emploi” et les signes de qualité</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">En France, les tendances de consommation montrent deux évolutions concomitantes. La demande augmente pour les aliments « prêts à l’emploi » (plats préparés, à emporter…), mais aussi pour les aliments issus de l’agriculture biologique (AB), et au-delà pour les aliments bénéficiant d’un signe de qualité (SIQO).</p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">L&rsquo;évolution des comportements de <strong>consommation entre 2007 et 2015 montre ainsi une augmentation de :</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>40 % de la consommation de plats préparés à base de viande et de poisson</strong></li>



<li><strong>53 % des aliments contenant des « ingrédients » de viande et de poisson</strong> (pizzas, quiches, sandwichs).</li>
</ul>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Pour la viande de poulet, la part des achats de <strong>produits prêts à consommer à base de poulet (nuggets, panés…) a doublé en 20 ans</strong>. Elle représente aujourd&rsquo;hui 31 % de la viande de poulet consommée. Alors que la part des achats de poulets entiers a été divisée par plus de 2 (de 52 % à 24 %). </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les sept dimensions de la qualité des produits issus d’élevage</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="747" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/7-Dimensions-de-la-qualite-des-aliments.jpeg?resize=1024%2C747&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3656" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/7-Dimensions-de-la-qualite-des-aliments.jpeg?resize=1024%2C747&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/7-Dimensions-de-la-qualite-des-aliments.jpeg?resize=300%2C219&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/7-Dimensions-de-la-qualite-des-aliments.jpeg?resize=768%2C560&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/7-Dimensions-de-la-qualite-des-aliments.jpeg?w=1385&amp;ssl=1 1385w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les propriétés sanitaires, composante de base de la qualité des produits issus d’élevage</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Les <strong>propriétés sanitaires d’un aliment sont relatives aux dangers associés à sa consommation</strong>. Elles sont des prérequis du fait du caractère périssable des aliments d’origine animale, et elles font l’objet d’une réglementation précise. <strong>Quel que soit le type d’aliment, les opérateurs qui le produisent, le transforment et le distribuent sont légalement responsables en matière de sécurité sanitaire</strong>. Il leur revient d’analyser et de maîtriser les risques en mettant en place des mesures de contrôle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les caractéristiques commerciales, composante de la qualité des produits issus d’élevage importante pour les éleveurs</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Les caractéristiques commerciales sont à la base du paiement aux éleveurs et intéressent particulièrement les professionnels des filières animales. <strong>Elles dépendent du type de produit.</strong> Pour le lait, au-delà du volume livré, elles sont basées sur des critères sanitaires et de composition. Pour les autres produits animaux, elles reposent sur des critères de poids et d’aspect, voire d’homogénéité du lot.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les propriétés organoleptiques, composante de la qualité des produits issus d’élevage importante pour le consommateur</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Les <strong>propriétés organoleptiques correspondent aux caractéristiques perçues par les sens :</strong> la couleur, la texture (tendreté et jutosité), l’odeur et la flaveur. Elles intéressent particulièrement les consommateurs et affectent l’acte d’achat (et de réachat).</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les propriétés nutritionnelles, composante de la qualité des produits issus d’élevage importantes pour la santé</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Les propriétés nutritionnelles d’un aliment sont évaluées sur la base de sa composition en nutriments (protéines, lipides, glucides, vitamines, minéraux) et de sa capacité à couvrir les besoins nutritionnels de l&rsquo;homme. <strong>De même que les vitamines et minéraux, certains acides aminés constitutifs des protéines et certains acides gras (AG) de la fraction lipidique (acide linoléique (LA), acide alpha-linolénique (ALA) et acide docosahexaénoïque (DHA)) sont indispensables.</strong> En effet, le corps humain ne peut les synthétiser, ou en quantité insuffisante. C&rsquo;est donc l&rsquo;alimentation qui doit les apporter.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les propriétés technologiques, composante de la qualité des produits issus d’élevage importante pour l’aval</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Ces propriétés reflètent l&rsquo;aptitude de la matière première à la transformation et à la conservation, en lien avec sa composition et les modalités de conservation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les propriétés d’usage, composante de la qualité des produits issus d’élevage importante pour le consommateur</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Elles renvoient à la facilité de consommer l’aliment (économie de temps et d’efforts). Des enquêtes permettent de les apprécier.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les propriétés d’image, composante de la qualité des produits issus d’élevage importante pour le citoyen</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Les propriétés d&rsquo;image recouvrent les dimensions éthiques, culturelles et environnementales associées à l’origine de l’aliment et à ses conditions de production et de transformation. Elles jouent un <strong>rôle important dans la perception du produit et les produits sous SIQO les valorisent particulièrement</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une primauté accordée à la dimension commerciale de la qualité des produits issus d’élevage</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">La dimension commerciale de la qualité prime en particulier pour les produits standard. Ce sont par exemple les caractéristiques des carcasses qui dictent le prix payé aux éleveurs producteurs de viande. <strong>Cette priorité a fortement orienté la sélection génétique et les pratiques d’élevage et a accru la spécialisation des animaux. </strong>Elle a permis des gains considérables de teneur en maigre des carcasses de porc, du poids du filet chez le poulet de chair ou encore du poids de la carcasse des vaches de réforme. </p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Cependant, ces dimensions « quantitatives » ne préjugent pas d&rsquo;autres dimensions importantes de la qualité, telles que les dimensions organoleptiques et nutritionnelles<strong>. Ils ont même parfois été obtenus au détriment d&rsquo;autres dimensions de la qualité. </strong>Par exemple, la sélection des races à viande sur le développement musculaire et l&rsquo;efficacité alimentaire a conduit à une diminution du persillé, de la flaveur et de la jutosité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Facteurs intervenant sur les différentes dimensions de la qualité des produits issus d’élevage</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="586" height="698" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/Facteurs-intervenant-sur-la-qualite-des-produits.png?resize=586%2C698&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3659" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/Facteurs-intervenant-sur-la-qualite-des-produits.png?w=586&amp;ssl=1 586w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/Facteurs-intervenant-sur-la-qualite-des-produits.png?resize=252%2C300&amp;ssl=1 252w" sizes="(max-width: 586px) 100vw, 586px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’alimentation, facteur déterminant de la qualité des produits issus d’élevage</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong><em>Un enjeu de teneur en AGPI n-3</em></strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">L’alimentation des animaux est un facteur déterminant de la qualité des aliments d’origine animale. C&rsquo;est notamment du fait de son rôle dans la teneur en lipides et la qualité des AG déposés, qui modulent les propriétés nutritionnelles et organoleptiques des aliments.</p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Le <strong>régime alimentaire occidental est très déficitaire en AGPI n-3, cette insuffisance contribuant à nombre de maladies chroniques.</strong> Les filières animales portent donc un intérêt particulier à cette famille d’AG. En effet, près de 60 % des AGPI n-3 dans notre alimentation sont apportés par les produits animaux. Le lien entre les AG ingérés et ceux qui sont déposés dans les tissus est particulièrement fort pour les monogastriques, moins pour les ruminants en raison des transformations de certains AG dans le rumen. Les AG sécrétés dans le lait sont également modulés par la synthèse de novo mammaire. </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong><em>La viande bovine produite à l’herbe deux fois plus riche en AGPI n-3</em></strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">L&rsquo;herbe verte est riche en AGPI n-3 et en antioxydants. Elle permet d’obtenir naturellement des produits plus riches en AGPI n-3 et en antioxydants. La viande bovine produite à l’herbe présente ainsi des teneurs environ deux fois plus élevés en AGPI n-3, des teneurs réduites (-21 %) en acide palmitique (proathérogène) et des teneurs plus élevées en CLA que la viande issue d’animaux nourris avec des régimes riches en concentrés. <strong>La finition en bâtiments diminue toutefois ces bénéfices et peut même les éliminer complètement.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong><em>Des apports possibles de co-produits riches en AGPI-3</em></strong></h4>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph"><strong>La teneur en AGPI n-3 des produits peut également être augmentée par l&rsquo;apport alimentaire d’ingrédients riches en AGPI n-3</strong>. C&rsquo;est par exemple les graines de lin (pour les ruminants et les monogastriques). Cependant, comme cet ajout peut avoir des effets négatifs sur les propriétés organoleptiques (rancissement) et d’usage (durée de conservation), il doit être limité et associé à des antioxydants.</p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">L&rsquo;utilisation de coproduits végétaux riches en composés bioactifs (vitamines, AG insaturés, composés phénoliques, tannins et flavonoïdes) peut présenter un intérêt pour la qualité de la viande et des produits carnés.<strong> Ils permettent également de réduire les émissions de méthane entérique et d&rsquo;azote</strong>. Mais il existe encore peu de documentation sur le sujet.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les autres pratiques d’élevage impactant la qualité des produits issus d’élevage</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph"><strong>Les pratiques d’élevage sont particulièrement importantes pour certaines dimensions de la qualité, notamment l’image</strong>. Les travaux montrent, qu&rsquo;en moyenne, les consommateurs ont une attitude positive à l&rsquo;égard des systèmes d&rsquo;élevage plus respectueux du BEA, avec un accès des animaux à l&rsquo;extérieur et un espace suffisant. Et qu&rsquo;ils sont prêts à payer un prix plus élevé pour les produits issus de ces systèmes. </p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Les pratiques d’élevage influencent également les propriétés sanitaires. <strong>Les élevages en bâtiments où la densité est élevée sont plus exposés aux maladies contagieuses, à la pollution ambiante et aux contaminants chimiques éventuellement présents dans les rations.</strong> Les élevages avec accès au plein air sont plus exposés aux parasites et aux contaminants environnementaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les phases post-élevage à risque pour la</strong> <strong>qualité des produits issus d’élevage</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong><em>Les phases de pré-abattage et d’abattage</em></strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces phases sont à risque pour la qualité des viandes. <strong>Des conditions inadéquates de chargement, de transport et/ou d&rsquo;abattage génèrent un stress qui peut compromettre les dimensions organoleptiques</strong> (tendreté, couleur) <strong>et technologiques</strong> (rendement à la cuisson) <strong>du produit</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le BEA, en particulier pendant le transport et à l&rsquo;abattoir, influence aussi la qualité d&rsquo;image. </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong><em>Les procédés de transformation</em></strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">L&rsquo;industrialisation des procédés de transformation a entraîné une standardisation de la matière première fournie à l&rsquo;industrie. <strong>En effet, l&rsquo;ajout d’additifs permet de moduler certaines dimensions de la qualité :</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>renforcer le goût</strong> (exhausteurs de goût comme le sel et le sucre),</li>



<li><strong>rectifier les défauts</strong> (arômes) ou allonger</li>



<li><strong>sécuriser la conservation</strong> (ex : sels nitrités).</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L’engagement dans des signes de qualité pour une meilleure prise en compte des différentes dimensions de la qualité des produits issus d’élevage</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une prise en compte des dimensions de la qualité des produits issus d’élevage variable selon les signes de qualité</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph"><strong>Les cinq SIQO en Europe sont :</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>AB</strong> (Agriculture Biologique),</li>



<li><strong>AOP </strong>(Appellation d&rsquo;Origine Protégée),</li>



<li><strong>IGP</strong> (Indication Géographique Protégée),</li>



<li><strong>STG </strong>(Spécialité Traditionnelle Garantie), reconnu en Europe,</li>



<li>et le <strong>LR</strong> (Label Rouge), qui est une spécificité française.</li>
</ul>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Des cahiers des charges indiquant leurs engagements encadrent les SIQO. Ils sont régulièrement contrôlés.</p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Les dimensions d’image sont partagées par tous, les SIQO conférant aux produits certifiés crédibilité et fiabilité. Bien que toutes les dimensions de la qualité soient au final concernées, chaque SIQO développe cependant des liens privilégiés avec certaines. L’AB s’engage surtout sur les dimensions sanitaires en promouvant des « procédés qui ne nuisent pas à l&rsquo;environnement et à la santé humaine ». Les AOP, IGP, STG mettent en avant des dimensions organoleptiques liées à la typicité et à la spécificité des produits, ainsi qu’à leur origine géographique (à différents degrés). <strong>Le LR est associé dans sa définition règlementaire à « un niveau de qualité supérieure ».</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Impact du cahier des charges de l’AB sur la qualité des produits issus d’élevage</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Pour les produits issus de l’AB, on constate une grande hétérogénéité dans les résultats des études comparant la qualité des produits issus de l’AB versus de l’agriculture conventionnelle. C&rsquo;est liée à la grande variabilité des pratiques d’élevage, à la fois en AB et en agriculture conventionnelle. <strong>Deux méta-analyses, l&rsquo;une sur le lait de vache, l&rsquo;autre sur les viandes, montrent que les produits AB présentent des propriétés nutritionnelles supérieures </strong>(teneur supérieure en AGPI, notamment en AGPI n-3), résultat lié aux différences dans l’alimentation des animaux.</p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">L&rsquo;AB réduit également les risques de résidus de médicaments, de pesticides et d&rsquo;antibiorésistance. T<strong>outefois, l’accès au plein air et la durée d’élevage généralement plus longue augmentent l’exposition des animaux aux contaminants environnementaux et donc le risque de leur bioaccumulation dans les produits</strong>. Enfin, les produits AB présentent généralement une qualité plus variable. Cela peut s&rsquo;expliquer par une moindre sélection génétique (volailles), une moindre utilisation d&rsquo;intrants et/ou une plus grande variabilité des conditions d&rsquo;élevage (ruminants et monogastriques).</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">N&rsquo;hésitez pas à consulter nos autres publications sur les enjeux de l&rsquo;élevage <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/category/agroecologie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ici</a>.  </p>



<h2 class="wp-block-heading has-small-font-size">Source</h2>



<p class="has-text-align-justify has-small-font-size wp-block-paragraph"><em>PRACHE, S., ADAMIEC, C., ASTRUC, T., BAÉZA, E., BOUILLOT, P.-E., CLINQUART, A., … SANTÉ-LHOUTELLIER, V. (2023). La qualité des aliments d’origine animale : enseignements d’une expertise scientifique collective. INRAE Productions Animales, 36(1), 17 p. </em><a href="https://doi.org/10.20870/productions-animales.2023.36.1.7480" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>https://doi.org/10.20870/productions-animales.2023.36.1.7480</em></a></p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/qualite-des-produits-et-pratiques-delevage/">Qualité des produits et pratiques d&rsquo;élevage</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">3653</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Jaunisse de la betterave et plantes compagnes</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/jaunisse-de-la-betterave-et-plantes-compagnes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[adeline]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 May 2024 10:23:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Protéger les cultures]]></category>
		<category><![CDATA[Réductions d'intrants en cultures et en élevage]]></category>
		<category><![CDATA[agroécologie]]></category>
		<category><![CDATA[agronomie]]></category>
		<category><![CDATA[betterave]]></category>
		<category><![CDATA[reduction phytos]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/?p=3631</guid>

					<description><![CDATA[<p>Réduire les symptômes de la jaunisse de la betterave grâce aux plantes compagnes</p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/jaunisse-de-la-betterave-et-plantes-compagnes/">Jaunisse de la betterave et plantes compagnes</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Réduire les symptômes de la jaunisse de la betterave grâce aux plantes compagnes</h1>



<p class="has-text-align-justify has-ast-global-color-5-color has-ast-global-color-0-background-color has-text-color has-background has-link-color has-medium-font-size wp-elements-c7c10400bc8918e38f7711ad891521af wp-block-paragraph">Découvrez comment les plantes compagnes pourraient contribuer à une gestion durable de la jaunisse de la betterave.</p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Depuis 2018, l’interdiction des néonicotinoïdes en traitement de semences a placé un certain nombre de filières en difficulté pour la gestion des insectes ravageurs. En 2020, la filière de la betterave sucrière a vu ses rendements chuter. Cela s&rsquo;explique en partie par la jaunisse, une maladie virale dont le vecteur principal est le puceron vert du pêcher, <em>Myzus persicae</em>. En réponse à cette situation, le Ministère a déployé un Plan National de Recherche et d’Innovation pour identifier des solutions opérationnelles pour gérer durablement la jaunisse. </p>



<h5 class="wp-block-heading">Les solutions testées</h5>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Parmi les solutions testées, l’implantation de plantes compagnes pendant les stades sensibles de la culture figurait parmi les plus prometteuses. Plusieurs essais en parcelles agriculteurs ont été mis en place au nord de la France afin d’évaluer leur intérêt. Le choix s&rsquo;est ainsi porté sur trois espèces : avoine de printemps, orge de printemps et féverole de printemps. Cette expérimentation a inclus une évaluation des populations de pucerons <em>Myzus persicae</em>, des symptômes de jaunisse et des pertes de rendement liées à la compétition entre les plantes compagnes et les betteraves. </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h5 class="wp-block-heading">Résumé des résultats des essais</h5>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Les plantes compagnes permettent de réduire les populations de pucerons sur betterave, mais elles sont moins efficaces qu’un traitement aphicide. Ces essais n&rsquo;ont pas démontré d&rsquo;intérêt des plantes compagnes en combinaison d’un traitement aphicide. Mais cela n’exclut pas qu’elles pourraient en avoir un dans les cas où la protection aphicide ne serait pas suffisante. Par ailleurs, les trois espèces ont permis une réduction des symptômes de jaunisse. Les résultats sont toutefois très variables entre les essais. Enfin, on a observé une perte de rendement. Et elle était d’autant plus importante que la destruction des plantes compagnes était tardive. La réussite de ce levier repose donc sur une réduction du nombre de pucerons verts, des symptômes de jaunisse et une absence de concurrence avec les betteraves notamment en jouant sur la date de destruction des plantes compagnes.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une expérimentation pour tester l’effet des plantes compagnes sur la jaunisse de la betterave</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Deux objectifs</strong> </h3>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Le premier objectif de cette étude est d’évaluer l’effet de plantes compagnes sur : </p>



<ul class="wp-block-list">
<li>les populations de <em>Myzus persicae</em></li>



<li>et les symptômes de jaunisse dans la culture de betterave sucrière</li>
</ul>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">L’efficacité du levier est évaluée seul et en combinaison avec une protection aphicide. Cela a permis de déterminer l’intérêt des plantes compagnes par rapport aux stratégies de protection déjà existantes et utilisées par les agriculteurs.&nbsp;</p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Le second objectif est d’identifier un itinéraire technique cultural limitant les pertes de rendement dues à la compétition. Pour cela, trois espèces de plantes compagnes sont testées : l’avoine rude (<em>Avena strigosa</em>), l’orge de printemps et la féverole de printemps et ce avec des dates de destruction différentes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un réseau de parcelles agriculteurs pour tester l’effet des plantes compagnes sur la jaunisse de la betterave</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Le dispositif choisi est un dispositif en bandes de betteraves alternées avec et sans plante compagne. Par ailleurs, sur certaines parcelles, on a mis en place un dédoublement des bandes pour évaluer l’effet des plantes compagnes en combinaison avec une protection aphicide (Teppeki®). L&rsquo;objectif est d&rsquo;évaluer l’intérêt du levier dans une stratégie de protection classiquement utilisée par les agriculteurs. Au total, on a 54 essais mis en place et exploités en 2021 et 2022. </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="959" height="506" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/dispositif-expe-plantes-compagne-pucerons.png?resize=959%2C506&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3633" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/dispositif-expe-plantes-compagne-pucerons.png?w=959&amp;ssl=1 959w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/dispositif-expe-plantes-compagne-pucerons.png?resize=300%2C158&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/dispositif-expe-plantes-compagne-pucerons.png?resize=768%2C405&amp;ssl=1 768w" sizes="(max-width: 959px) 100vw, 959px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’itinéraire technique des plantes compagnes testées pour réduire les symptômes de la jaunisse de la betterave</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Les plantes compagnes ont été semées en plein, au moment du semis des betteraves ou deux à trois semaines avant, pour favoriser leur développement à l’arrivée des pucerons. La densité de semis visée des graminées est de 100 grains/m² en 2021 et de 75 grains/m² en 2022. La densité pour la féverole est de 20 grains/m² en 2021 et 2022. Les graminées ont été détruites à partir du stade six feuilles des betteraves. Et les légumineuses au stade huit à dix feuilles des betteraves.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les observations réalisées dans le cadre de l’expérimentation plantes compagnes pour réduire les symptômes de la jaunisse de la betterave</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong><em>Caractérisation des populations de betteraves et de plantes compagnes</em></strong>&nbsp;</h4>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Au stade deux à quatre feuilles des betteraves, on a compté le nombre de betteraves sur quatre rangs de dix mètres pour décrire la population de betteraves et noter une éventuelle hétérogénéité de levée sur l’essai. Puis, on a mesuré le nombre de plantes compagnes par mètre carré avec des quadrats. Enfin, à chaque date d’observation, on a noté le stade des betteraves et des plantes compagnes pour chaque objet (une valeur par objet). Un objet correspond au croisement de deux modalités (ex : Avoine rude X Sans protection aphicide, Sans plante compagne X Avec protection aphicide&#8230;).</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong><em>Suivi des populations de pucerons</em></strong></h4>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Dans chaque unité expérimentale, on a réalisé un comptage des pucerons verts (<em>Myzus persicae</em>), noirs (<em>Aphis fabae</em>), aptères et ailés sur deux rangs de cinq betteraves. Les comptages débutent à l’observation du premier puceron vert dans la parcelle, puis tous les 15 jours, et jusqu’à 15 jours après la destruction des plantes compagnes (stade 8 à 12 feuilles des betteraves selon les sites).</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong><em>Suivi des symptômes de jaunisse</em></strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Avant la récolte, une échelle de notation de gravité visuelle permet de mesurer les symptômes de jaunisse. Une photographie par drone la complète en cas de difficulté :&nbsp;</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>0 : 0 % de la surface touchée ;&nbsp;</li>



<li>1 : 1 à 10% de la surface touchée ;&nbsp;</li>



<li>2 : environ 20 % de la surface touchée ;&nbsp;</li>



<li>… ;&nbsp;</li>



<li>10 : 100 % de la surface touchée.&nbsp;</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">A chaque date d’observation, on donne une note de gravité jaunisse pour chaque objet (une valeur par objet). </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong><em>Impact de la compétition sur le rendement des betteraves</em></strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Trois à quatre prélèvements de betteraves ne présentant pas de symptômes de jaunisse visibles ont été réalisés dans des zones avec et sans plante compagne pour chaque espèce de plante compagne testée sur chaque essai. Un prélèvement correspond à quatre rangs de betteraves sur 4 m. Cela a ainsi permis de mesurer la productivité (t/ha) et la richesse en sucre (%).</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les principaux résultats sur l’effet des plantes compagnes pour réduire les symptômes de la jaunisse de la betterave</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Efficacité des plantes compagnes sur la dynamique des pucerons vecteurs de la jaunisse de la betterave</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">52 essais avec des suivis de pucerons verts aptères (sur les 54 essais) ont servi à l&rsquo;analyse statistique.</p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="705" height="439" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/Efficacite-sur-dynamique-pucerons-betterave.png?resize=705%2C439&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3635 size-full" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/Efficacite-sur-dynamique-pucerons-betterave.png?w=705&amp;ssl=1 705w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/Efficacite-sur-dynamique-pucerons-betterave.png?resize=300%2C187&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 705px) 100vw, 705px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="wp-block-paragraph">A 14 jours après l’application, le traitement aphicide seul a une efficacité de 80,5 %. L&rsquo;avoine en plante compagne sans protection aphicide permet de réduire de 45,5 % le nombre de pucerons verts aptères sur les betteraves. </p>



<p class="wp-block-paragraph">La féverole et l’orge sont des plantes compagnes légèrement moins efficaces que l’avoine, avec 43,2 et 39,4 % d’efficacité respectivement. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, en associant un aphicide et l’avoine en plante compagne, le niveau de contrôle est légèrement plus fort. Cette combinaison conduit à une efficacité de 82,5 % à 14 jours.</p>
</div></div>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Ainsi, dans les situations sans protection aphicide, les résultats montrent une réduction intéressante des populations de pucerons verts aptères sur betterave en présence des trois espèces de plantes compagnes. L’avoine rude semble ainsi être la plante compagne qui permet la meilleure efficacité. Il semble donc plausible que la présence des plantes compagnes puisse altérer la reconnaissance des betteraves sucrières par <em>M. persicae</em> par un mécanisme visuel et/ou olfactif.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">En conclusion, dans les situations où la protection aphicide permet de contenir les pucerons, il n’y a pas un intérêt majeur à mettre en place des plantes compagnes. Toutefois, les plantes compagnes pourraient permettre une réduction du nombre de traitements aphicides. </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Efficacité des plantes compagnes sur les symptômes de la jaunisse de la betterave</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph"></p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="753" height="457" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/Efficacite-sur-symptomes-jaunisse.png?resize=753%2C457&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3636 size-full" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/Efficacite-sur-symptomes-jaunisse.png?w=753&amp;ssl=1 753w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/Efficacite-sur-symptomes-jaunisse.png?resize=300%2C182&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 753px) 100vw, 753px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="wp-block-paragraph">A 14 jours après l’application, le traitement aphicide seul a une efficacité de 80,5 %. L&rsquo;avoine en plante compagne sans protection aphicide permet de réduire de 45,5 % le nombre de pucerons verts aptères sur les betteraves. </p>



<p class="wp-block-paragraph">La féverole et l’orge sont des plantes compagnes légèrement moins efficaces que l’avoine, avec 43,2 et 39,4 % d’efficacité respectivement. Enfin, en associant un aphicide et l’avoine en plante compagne, le niveau de contrôle est légèrement plus fort. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette combinaison conduit à une efficacité de 82,5 % à 14 jours.</p>
</div></div>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Impact de la compétition sur le rendement des betteraves</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph"></p>



<div class="wp-block-media-text has-media-on-the-right is-stacked-on-mobile"><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="wp-block-paragraph">Une compétition peut s’établir entre les plantes compagnes et les betteraves sucrières. L&rsquo;intitulé « graminées » regroupe l’avoine et l’orge de printemps car les résultats sont similaires pour les deux espèces. Les pertes de rendement les plus importantes observées avec des graminées, 19 % en moyenne, s&rsquo;explique par une destruction plus tardive des plantes compagnes, lorsque les betteraves ont 8 feuilles ou plus. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, des pertes de rendement plus faibles, d’en moyenne 3 %, sont observées pour une destruction au stade 6 feuilles des betteraves. La féverole a été détruite au stade 12 feuilles des betteraves. Cela a entrainé une perte de rendement d’en moyenne 15 %. </p>
</div><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="690" height="425" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/Perte-de-rendement-a-la-destruction-des-plantes-compagnes.png?resize=690%2C425&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3637 size-full" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/Perte-de-rendement-a-la-destruction-des-plantes-compagnes.png?w=690&amp;ssl=1 690w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/Perte-de-rendement-a-la-destruction-des-plantes-compagnes.png?resize=300%2C185&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 690px) 100vw, 690px" /></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-text-align-justify has-medium-font-size wp-block-paragraph">Si vous êtes intéressés par d&rsquo;autres publications sur ce thème, n&rsquo;hésitez pas à consulter notre rubrique <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/category/reductions-dintrants-en-cultures-et-en-elevage/proteger-les-cultures/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Protéger les cultures</a>. </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading has-small-font-size">Source</h2>



<p class="has-text-align-justify has-small-font-size wp-block-paragraph"><em>Audrey Fabarez, Armand Favrot, Paul Tauvel, David Makowski, Fabienne Maupas. Reducing sugar beet yellows symptoms with companion species. Innovations Agronomiques, 2023, 89, pp.28-38. <a href="https://dx.doi.org/10.17180/ciag-2023-vol89-art03" target="_blank" rel="noreferrer noopener">⟨10.17180/ciag-2023-vol89-art03⟩</a>. <a href="https://hal.inrae.fr/hal-04338345" target="_blank" rel="noreferrer noopener">⟨hal-04338345⟩</a></em></p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/jaunisse-de-la-betterave-et-plantes-compagnes/">Jaunisse de la betterave et plantes compagnes</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Fertilité chimique des sols</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/fertilite-chimique-des-sols/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[adeline]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 May 2024 10:56:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Gestion des sols]]></category>
		<category><![CDATA[Mieux connaître ses sols]]></category>
		<category><![CDATA[agroécologie]]></category>
		<category><![CDATA[agronomie]]></category>
		<category><![CDATA[fertilité chimique]]></category>
		<category><![CDATA[sol]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des évolutions de fertilité chimique des sols français mises en évidence par les analyses de terre entre 2003 et 2020 </p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/fertilite-chimique-des-sols/">Fertilité chimique des sols</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading"><strong>Des évolutions de fertilité chimique des sols français mises en évidence par les analyses de terre entre 2003 et 2020&nbsp;</strong></h1>



<p class="has-ast-global-color-5-color has-ast-global-color-0-background-color has-text-color has-background has-link-color has-medium-font-size wp-elements-d0708175d15dcbad129c7fe0f5cbb9fb wp-block-paragraph">Découvrez comment les indicateurs de fertilité chimique des sols (pH, P, K et Mg) ont évolué entre 2003 et 2020. </p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Les statistiques départementales des ventes, produites par l’UNIFA (Union des Industries de la Fertilisation), mettent en évidence une réduction importante de la fertilisation phospho-potassique des parcelles agricoles au niveau national depuis 2010. Cette tendance peut s’expliquer en partie par l’amélioration du conseil agronomique. Mais aussi par les contraintes économiques et notamment l’augmentation des prix de l’énergie qui affectent durablement ceux des fertilisants. Parallèlement, on constate un fort recul des systèmes de polyculture-élevage dans plusieurs régions françaises. Ces évolutions marquées pourraient a priori avoir des répercussions sur la disponibilité des éléments nutritifs dans le sol, et affecter la fertilité des sols.</p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">L’analyse de la Base de Données des Analyses de Terre montre une tendance pour les sols français à  : </p>



<ul class="wp-block-list">
<li>une augmentation du pH et des teneurs en magnésium (Mg) </li>



<li>une diminution des teneurs en potassium (K), mais surtout en phosphore (P).&nbsp;</li>
</ul>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Les teneurs en P équivalent Olsen, K et Mg échangeables dans les sols semblent dépendre principalement des caractéristiques des sols  : texture, nature minéralogique des matériaux parentaux. Les évolutions temporelles observées pour le P équivalent Olsen et le K échangeable semblent, quant à elles, dépendre : </p>



<ul class="wp-block-list">
<li>de facteurs économiques (prix de l’énergie et des engrais en augmentation), </li>



<li>de la présence plus ou moins importante d’élevage </li>



<li>et de recommandations à la baisse pour les calculs de dose dans une démarche de fertilisation raisonnée.&nbsp;</li>
</ul>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Les diagnostics agronomiques mettent en évidence une variation des effectifs des trois classes de fertilité mais qui reste limitée. Autrement dit, les évolutions constatées en éléments n’impactent pas fortement les préconisations de fertilisation.&nbsp;Cependant, les évolutions de la fertilité chimique mises en évidence sur les trente dernières années vont dans le même sens que les tendances observées sur les teneurs en éléments : diminution pour le P et le K, augmentation pour le Mg. Elles incitent donc à la vigilance pour P et K. Et elles justifient le suivi des bilans minéraux à la parcelle agricole et une politique de suivi analytique régulier et raisonné des terres.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading">U<strong>ne analyse de l’évolution de la fertilité chimique des sols grâce à la Base de Données des Analyses de Terre</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des données de fertilité chimique des sols accessibles depuis 1990</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">En France, la Base de Données des Analyses de Terre (BDAT Info&amp;Sols, INRAE Orléans) regroupe depuis 1990 les résultats d’analyses agronomiques d’horizons de surface de sols cultivés. Ces analyses sont effectuées à la demande d’agriculteurs par des laboratoires agréés par le Ministère en charge de l’agriculture. Cette base de données rassemble sur la période 1990–2020 : </p>



<ul class="wp-block-list">
<li>plus de 3,6 millions de déterminations de pH (eau), </li>



<li>3,5 millions de déterminations de phosphore (P) extractible issues des trois méthodes d’analyses pratiquées en France (Joret-Hébert, Dyer et Olsen) </li>



<li>et un nombre équivalent de déterminations de potassium (K) et magnésium (Mg) échangeables.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un diagnostic spatio-temporel des indicateurs de fertilité chimique des sols</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Le diagnostic spatio-temporel s’appuie sur l’analyse des valeurs brutes du pH et des teneurs en P, K et Mg. Il évalue également la disponibilité des éléments pour les cultures. Le logiciel RegiFert® permet de réaliser ce diagnostic agronomique de la fertilité chimique des sols en P, K et Mg. Pour cela, il affecte une classe de fertilité à chaque analyse en fonction de la position de sa valeur par rapport à deux seuils de référence nommés L1 et L2. </p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Ces 2 seuils permettent de définir 3 classes de diagnostic :&nbsp;</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>« fertilité faible » pour les valeurs d’analyse du sol inférieures à L1,&nbsp;</li>



<li>« fertilité moyenne » pour les valeurs d’analyse du sol comprises entre L1 et L2</li>



<li>« fertilité forte » pour les valeurs d&rsquo;analyse du sol supérieures à L2.</li>
</ul>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Les données de la BDAT ont été agrégées en deux périodes d’une durée de 9 ans : de 2003 à 2011 et de 2012 à 2020. Au niveau spatial, les traitements ont été menés à l’échelle des 714 Petites Régions Agricoles (PRA) de France hexagonale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des évolutions différentes en fonction des indicateurs de fertilité chimique</strong> des sols</h2>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des pH qui augmentent dans quasiment tous les sols français</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph"></p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:38% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="524" height="716" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/Evolution-pH-entre-2003-et-2020.png?resize=524%2C716&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3608 size-full" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/Evolution-pH-entre-2003-et-2020.png?w=524&amp;ssl=1 524w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/Evolution-pH-entre-2003-et-2020.png?resize=220%2C300&amp;ssl=1 220w" sizes="(max-width: 524px) 100vw, 524px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les valeurs des médianes du pH eau des sols non calcaires sont les plus élevées entre 2003 et 2020 dans le centre nord de la France (Figures 2a et 2b). Par opposition, les plus faibles se trouvent au niveau des massifs cristallins et des Landes. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, les médianes du pH eau ont augmenté entre les périodes de 2003–2011 et 2012–2020 pour la quasi-totalité de la France (Figure 2c). </p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces évolutions du pH eau des sols non calcaires sont significatives pour 54 % de la SAU. Elles mettent ainsi en évidence quasiment exclusivement des augmentations (Figure 3). </p>
</div></div>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une teneur en phosphore qui diminue pour 68 % des sols français</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Les médianes des teneurs en P équivalent Olsen sont plus élevées en Bretagne et dans les Hauts-de-France. On observe les valeurs les plus faibles principalement sur la côte méditerranéenne. Par ailleurs, entre les périodes 2003–2011 et 2012–2020, ces teneurs ont eu tendance à diminuer dans la majorité des PRA. La baisse des médianes des teneurs en P équivalent Olsen est significative pour 68 % de la SAU. Et l’augmentation est significative pour 3 % de la SAU. Enfin, l’évolution est non significative pour 21 % de la SAU (Figure 5).</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="705" height="343" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/Evolution-P-entre-2003-et-2020.png?resize=705%2C343&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3609" style="width:705px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/Evolution-P-entre-2003-et-2020.png?w=705&amp;ssl=1 705w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/Evolution-P-entre-2003-et-2020.png?resize=300%2C146&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 705px) 100vw, 705px" /></figure>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Les évolutions constatées des teneurs en P ont une conséquence sur la répartition des classes dominantes de fertilité pour 28 % de la SAU (Figure 6b). Ainsi, près d’un quart (24 %) de la SAU se trouve en classe faible sur la dernière période 2012–2020. Ce chiffre s’élevait à 13 % sur la période 2003–2011. À l’inverse, le pourcentage de la SAU avec une classe de fertilité forte est de 22 % sur la période la plus récente. Alors qu&rsquo;il était de 36% sur la première période (Figure 6c). Ces changements de classe correspondent à une baisse significative de classe de fertilité dans une grande partie de la France.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="711" height="529" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/carte-classes-de-fertilite-pour-P.png?resize=711%2C529&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3610" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/carte-classes-de-fertilite-pour-P.png?w=711&amp;ssl=1 711w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/carte-classes-de-fertilite-pour-P.png?resize=300%2C223&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 711px) 100vw, 711px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une teneur en potassium qui diminue pour 46 % de la SAU française mais des sols qui restent fertiles</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Les médianes des teneurs en K2O observées en France sur la période 2012–2020 varient majoritairement de 150 à 300 mg/kg (Figure 8a). Les valeurs les plus faibles sont observées dans les sols sableux des Landes de Gascogne (Figure 8a). Et on observe les valeurs les plus élevées dans les sols argileux développés sur l’arc des calcaires du Jurassique de la Lorraine à la Bourgogne et des Charentes et en Limagne dans le Massif Central (Figure 8a). Des évolutions significatives des teneurs en K concernent 52 % de la SAU. Ce sont essentiellement des diminutions pour 46 % de la SAU. </p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="705" height="294" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/Evolution-K-entre-2003-et-2020.png?resize=705%2C294&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3611" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/Evolution-K-entre-2003-et-2020.png?w=705&amp;ssl=1 705w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/Evolution-K-entre-2003-et-2020.png?resize=300%2C125&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 705px) 100vw, 705px" /></figure>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Presque toutes les PRA ont une classe dominante forte ou moyenne pour K sur la période 2012–2020. En comparaison avec celles de la période précédente 2003–2011, on observe une diminution de la classe forte au profit de la classe moyenne, sans impact visible sur la classe faible (Figure 9 a et b).</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="696" height="365" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/Classe-fertilite-en-fonction-de-K.png?resize=696%2C365&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3612" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/Classe-fertilite-en-fonction-de-K.png?w=696&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/Classe-fertilite-en-fonction-de-K.png?resize=300%2C157&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une teneur en magnésium qui augmente pour la quasi totalité des sols français</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph"></p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="703" height="281" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/Evolution-Mg-entre-2003-et-2020.png?resize=703%2C281&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3613 size-full" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/Evolution-Mg-entre-2003-et-2020.png?w=703&amp;ssl=1 703w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/Evolution-Mg-entre-2003-et-2020.png?resize=300%2C120&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 703px) 100vw, 703px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="wp-block-paragraph">Les médianes des teneurs en MgO par PRA sur la période 2012–2020 varient majoritairement entre 100 et 300 mg/kg avec des valeurs plus fortes dans les sols développés dans les matériaux issus d’alluvions marines ou fluvio-marines (Camargue, marais Poitevin), le long de la Garonne, dans les sols issus de roches dolomitiques (Moselle, causses du Massif Central, sud-est) et de matériaux volcaniques (Figure 10a). Ces teneurs sont très faibles pour les sols sableux et acides des Landes de Gascogne et de la Sologne. Par rapport à la période 2003–2011, on observe une augmentation significative des teneurs dans la quasi-totalité de la France. Les diminutions significatives des teneurs en MgO sont toutefois observées dans des PRA où les teneurs sont les plus faibles de France comme dans les Landes de Gascogne (Figure 10).</p>
</div></div>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph"></p>



<div class="wp-block-media-text has-media-on-the-right is-stacked-on-mobile"><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="wp-block-paragraph">La grande majorité des PRA a la classe de fertilité moyenne ou forte comme dominante (Figure 11a). </p>



<p class="wp-block-paragraph">On observe principalement une augmentation de classe de fertilité. Cela correspond à un transfert de 3 % de la SAU d’une classe dominante moyenne à une classe forte (Figure 11b). </p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne semble donc pas y avoir d’enjeu particulier sur le magnésium en termes de fertilité.</p>
</div><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="708" height="384" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/Classe-fertilite-en-fonction-de-Mg.png?resize=708%2C384&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3614 size-full" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/Classe-fertilite-en-fonction-de-Mg.png?w=708&amp;ssl=1 708w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/Classe-fertilite-en-fonction-de-Mg.png?resize=300%2C163&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 708px) 100vw, 708px" /></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Ces premiers résultats nécessiteraient d&rsquo;être complétés par une étude des équilibres entre les éléments. Cela permettrait ainsi de fournir un état complet de la fertilité des sols agricoles en France hexagonale. En effet, au-delà des teneurs, l’absorption des éléments minéraux par les plantes dépend largement des équilibres cationiques. Ainsi, le fait que les teneurs en K et en Mg évoluent en sens inverse peut avoir des implications sur la stœchiométrie de ces éléments.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-text-align-justify has-medium-font-size wp-block-paragraph">Si vous êtes intéressés par d&rsquo;autres publications sur la fertilité des sols, n&rsquo;hésitez pas à consulter notre rubrique <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/category/gestion-des-sols/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Gestion des sols</a>. </p>



<h1 class="wp-block-heading has-small-font-size">Source</h1>



<p class="has-text-align-justify has-small-font-size wp-block-paragraph"><em>Blandine Lemercier, Manon Caubet, Nolwenn Le Pioufle, Eva Rabot, Catherine Pasquier, et al. 2023. Évolutions du pH et des teneurs en P K Mg dans les sols de France hexagonale entre 2003 et 2020 à partir de la Base de Données des Analyses de Terre. <a href="https://hal.inrae.fr/hal-04320423">16e Rencontres Comifer-Gemas</a>, Nov 2023, Tours, France. ⟨hal-04320423⟩ </em></p>
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		<title>Métabolites spécialisés des plantes</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/metabolites-specialises-des-plantes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[adeline]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 May 2024 07:50:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Protéger les cultures]]></category>
		<category><![CDATA[Réductions d'intrants en cultures et en élevage]]></category>
		<category><![CDATA[agroécologie]]></category>
		<category><![CDATA[agronomie]]></category>
		<category><![CDATA[métabolites]]></category>
		<category><![CDATA[plantes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Place des métabolites spécialisés des plantes en agriculture</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Place des métabolites spécialisés des plantes en agriculture</h1>



<p class="has-text-align-justify has-ast-global-color-5-color has-ast-global-color-0-background-color has-text-color has-background has-link-color has-medium-font-size wp-elements-368b86c0bba498c38328d31bcc384bb2 wp-block-paragraph">Découvrez ce que sont les métabolites spécialisés chez les plantes et comment ils peuvent être utilisés en agriculture, notamment pour la protection des cultures.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Les plantes produisent de <strong>nombreux métabolites dits « spécialisés » </strong>généralement regroupés en <strong>trois grandes catégories : </strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>les terpénoïdes, </strong></li>



<li><strong>les alcaloïdes,</strong></li>



<li><strong>les composés phénoliques.</strong> </li>
</ul>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Certains de ces composés jouent des rôles physiologiques et écologiques majeurs tout au long du cycle de vie des plantes. Ils peuvent les protéger contre des maladies, des ravageurs et des stress abiotiques ou, au contraire, faciliter leurs interactions avec des organismes bénéfiques ou symbiotiques.</p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Compte tenu de ces fonctions, les métabolites spécialisés suscitent un intérêt croissant pour des applications agroécologiques allant de la protection à la nutrition des plantes, en particulier dans le contexte de changement climatique et de développement d’une agriculture plus durable utilisant moins d’intrants de synthèse. <strong>De plus, certains de ces métabolites présentent des effets positifs sur la nutrition et la santé animales et humaines, et constituent des sources de médicaments, de colorants, d&rsquo;arômes ou de parfums pour l&rsquo;industrie alimentaire, cosmétique ou de la santé</strong>.</p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Malgré leur importance, ces composés ont été caractérisés chez un nombre limité d&rsquo;espèces. Leur biosynthèse, le transport ou la régulation, ainsi que les fonctions biologiques de la plupart d’entre eux restent mal connus, en particulier pour des raisons techniques <em>(exemple : quantités faibles, structures chimiques complexes</em>). <strong>Les progrès récents des connaissances de ces métabolites et le développement des nouvelles techniques d’amélioration des plantes permettent d’envisager de réintroduire ou d’optimiser les quantités de certains de ces composés de façon raisonnée dans les plantes cultivées.</strong> Ainsi, il doit être possible de bénéficier de leurs impacts positifs en agriculture et sur la qualité des produits végétaux pour des usages alimentaires ou industriels.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Métabolites spécialisés des plantes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Quatre grandes classes de métabolites spécialisés des plantes</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Les plantes produisent un très grand nombre de métabolites spécialisés (MS). On en recense actuellement 200 000, même si on estime qu’on est plutôt de l’ordre d’<strong>un million de MS synthétisés</strong>. </p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Les métabolites spécialisés, anciennement appelés « métabolites secondaires », sont des composés organiques de faible poids moléculaire se caractérisant par une très grande diversité dans le règne végétal.<strong> Les MS s&rsquo;accumulent et ont des fonctions spécifiques dans certaines espèces ou tissus végétaux, et pas dans d&rsquo;autres.</strong> Les MS des plantes sont divisés en quatre classes principales : les terpènes, les acides gras, les composés azotés et les composés phénoliques. </p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="809" height="584" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/4-classes-de-metabolites-specialises-plantes.png?resize=809%2C584&#038;ssl=1" alt="Quatre grandes classes de métabolites spécialisés des plantes" class="wp-image-3575" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/4-classes-de-metabolites-specialises-plantes.png?w=809&amp;ssl=1 809w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/4-classes-de-metabolites-specialises-plantes.png?resize=300%2C217&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/4-classes-de-metabolites-specialises-plantes.png?resize=768%2C554&amp;ssl=1 768w" sizes="(max-width: 809px) 100vw, 809px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les métabolites spécialisés sont toxiques pour les plantes. Une fois fabriqués, ils sont stockés notamment dans les trichomes glandulaires. <strong>Ces derniers sont présents chez plus d’un tiers des plantes supérieures</strong>. C’est la première ligne de défense pour la plante car ils sont très sensibles au contact et explosent en libérant les MS.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>De nombreuses fonctions des métabolites spécialisés des plantes</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Chaque classe de métabolites comprend une grande diversité structurelle et, par conséquent, un large éventail de fonctions physiologiques et biologiques jouant <strong>un rôle clé dans l&rsquo;interaction des plantes avec l&rsquo;environnement</strong> : </p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Protection vis à vis des stress biotiques et abiotiques</strong>. Ils ont notamment permis aux plantes de s’adapter à la vie terrestre et aux conditions d’environnement fluctuantes </li>



<li><strong>Capacités de signalisation </strong>pour attirer ou repousser d’autres organismes.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les limites actuelles de l’utilisation des métabolites secondaires des plantes dans une stratégie de protection agroécologique</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les limites sont de deux ordres : </strong></p>



<ol class="wp-block-list">
<li><strong>La sélection génétique a entraîné une réduction volontaire ou non de la diversité et des teneurs de MS dans les plantes cultivées.</strong> L’objectif était de limiter la toxicité, les activités anti nutritives, certaines odeurs, ou de faciliter la transformation et augmenter le rendement des produits végétaux.</li>



<li><strong>On connait plutôt bien les grandes voies de biosynthèse des métabolites primaires mais assez peu celles des MS. </strong>Cela s’explique par une grande diversité de MS, par leurs faibles quantités et par leur stockage dans des compartiments intracellulaires de cellules spécifiques. </li>



<li></li>
</ol>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="706" height="597" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/voies-de-biosynthese-des-metabolites.png?resize=706%2C597&#038;ssl=1" alt="Les limites actuelles de l’utilisation des métabolites secondaires des plantes dans une stratégie de protection agroécologique" class="wp-image-3576" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/voies-de-biosynthese-des-metabolites.png?w=706&amp;ssl=1 706w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/voies-de-biosynthese-des-metabolites.png?resize=300%2C254&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 706px) 100vw, 706px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des spécificités des métabolites spécialisés dans les graines </strong>liés majoritairement à l&rsquo;environnement</h3>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Les graines ont un profil de métabolites secondaires très différent des autres stades de la plante. Par ailleurs, <strong>70 % des calories consommées par les humains dérivent des graines. </strong>Il est donc important d’avoir un équilibre entre les métabolites bénéfiques (<em>exemple : flavonols</em>) et les métabolites antinutritionnels (<em>exemple : saponins</em>). Mais ces métabolites antinutritionnels jouent souvent un rôle important pour la plante (glucosinolates, tannins…). </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="402" height="393" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/profil-metabolites-specialises-graines.png?resize=402%2C393&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3577" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/profil-metabolites-specialises-graines.png?w=402&amp;ssl=1 402w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/profil-metabolites-specialises-graines.png?resize=300%2C293&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 402px) 100vw, 402px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Des analyses métabolomiques ont montré que l’environnement avait un fort impact sur la diversité des MS de la graine. <strong>Par ailleurs, les MS présentent une plasticité liée à l’environnement plus élevée que les métabolites primaires.</strong> Des stress abiotiques, en particulier le stress thermique régulent les MS.  Ainsi, la <strong>production de glucosinolates augmente en cas de fortes températures à la floraison</strong>. A l’inverse, des températures plus basses vont favoriser les flavonoïdes. </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Métabolites spécialisés des plantes et insectes : vers de nouvelles stratégies de contrôle des ravageurs</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Le rôle des métabolites spécialisés dans la reconnaissance des plante</strong>s</h3>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">En plus d’indices physiques (forme, couleur…), les métabolites spécialisés jouent un rôle essentiel dans la reconnaissance de la plante hôte par les insectes phytophages. Ils peuvent être émis. C’est le cas des composés organiques volatils. <strong>Les COV interviennent au moment de la localisation de la plante mais également pour l’acceptation par l’insecte.</strong> Il peut aussi avoir des composés de surface qui peuvent agir sur l’acceptation. </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Recherche de métabolites spécialisés des plantes pour la gestion agroécologique de la mouche du chou</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Une fois la plante hôte trouvée, la mouche du chou pond au collet des plantes et les larves creusent des galeries dans les racines et s’y développent en causant des dégâts pouvant être importants. Puis la nymphose a lieu dans le sol. <strong>Des chercheurs de l’IGEPP ont travaillé sur la recherche de COV dissuasifs. </strong>En effet, il est possible de moduler les niveaux d’infestation avec des odeurs. Grâce à un screening de composés, ils ont identifié le disulfure de diméthyle (DMDS). </p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Ainsi, le <strong>DMDS diminue durablement l&rsquo;infestation initiale de la culture </strong>qui, excepté pour une date, passe en dessous du seuil critique de déclenchement d’un insecticide. Toutefois, il ne réduit pas l’infestation finale des plantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="354" height="235" data-id="3581" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/screening-composes-sur-mouche-du-chou.png?resize=354%2C235&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3581" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/screening-composes-sur-mouche-du-chou.png?w=354&amp;ssl=1 354w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/screening-composes-sur-mouche-du-chou.png?resize=300%2C199&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 354px) 100vw, 354px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="345" height="245" data-id="3580" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/effet-du-DMDS-sur-oeufs-de-mouche-de-chou.png?resize=345%2C245&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3580" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/effet-du-DMDS-sur-oeufs-de-mouche-de-chou.png?w=345&amp;ssl=1 345w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/effet-du-DMDS-sur-oeufs-de-mouche-de-chou.png?resize=300%2C213&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 345px) 100vw, 345px" /></figure>
</figure>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph"></p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:25% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="300" height="241" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/Effet-eucalyptol-sur-infestation-finale-mouche-du-chou.png?resize=300%2C241&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3582 size-full" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="wp-block-paragraph">En réalisant un second screening, ils ont identifié l’eucalyptol qui présente l’<strong>intérêt de réduire également le nombre de pupes par plante </strong>(infestation finale).</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif in fine est d’intégrer ces composés dans des stratégies push pull. Il s&rsquo;agit d&rsquo;associer ces produits répulsifs avec l<strong>’implantation de plantes plus attractives pour la mouche du chou comme le chou chinois</strong>. </p>
</div></div>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Recherche de métabolites secondaires des plantes pour la gestion agroécologique de la grosse altise du colza</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Le retrait de substances actives (phosmet) a entraîné une impasse technique pour la gestion de la grosse altise du colza et une chute des surfaces de colza en France. <strong>Une thèse a été menée pour trouver des composés permettant de gérer ce ravageur. </strong> En effet, les isothiocyanates et les glucosinolates sont impliqués dans la reconnaissance de la plante hôte. <strong>Ce sont toutefois des composés attractifs ne pouvant être utilisés en biocontrôle car toxiques.</strong> D’autres COV attractifs ont été identifiés en analysant la notion de gradient de préférence chez les adultes des Brassicacées. Mais leur effet dépend de la dose sans que cet effet soit linéaire. Des travaux au champ sont en cours avec l’entreprise Agriodor. </p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph"><strong>Pour trouver des odeurs pour manipuler le comportement des insectes, il y a beaucoup d&rsquo;éléments à prendre en compte :</strong> concentration, proportion des composés dans les mélanges et qui varient avec la distance de la source et le contexte odorant sur le terrain.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Vous pouvez consulter d&rsquo;autres publications sur les composés volatils dans la rubrique <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/category/reductions-dintrants-en-cultures-et-en-elevage/proteger-les-cultures/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Protéger les cultures</a>. </p>



<h1 class="wp-block-heading has-small-font-size">Sources : </h1>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph"><em>BOUALEM A., 2024. Les trichomes glandulaires, des usines à Métabolites spécialisés</em>. <em><a href="https://www.academie-agriculture.fr/actualites/academie/seance/academie/metabolites-specialises-des-plantes-et-agriculture?240424">Séance de l&rsquo;Académie d&rsquo;Agriculture de France du 24 avril 2024</a></em></p>



<p class="has-text-align-justify has-small-font-size wp-block-paragraph"><em>CORTESERO AM., 2024. Métabolites spécialisés et manipulation comportementale des insectes : vers de nouvelles stratégies de contrôle des ravageurs ? <a href="https://www.academie-agriculture.fr/actualites/academie/seance/academie/metabolites-specialises-des-plantes-et-agriculture?240424">Séance de l&rsquo;Académie d&rsquo;Agriculture de France du 24 avril 2024</a></em></p>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph"><em>CORSO M. , 2024. Diversité, plasticité et rôle des Métabolites spécialisés chez les graines <a href="https://www.academie-agriculture.fr/actualites/academie/seance/academie/metabolites-specialises-des-plantes-et-agriculture?240424">Séance de l&rsquo;Académie d&rsquo;Agriculture de France du 24 avril 2024</a></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Microbiote des semences et protection agroécologique</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/microbiote-des-semences-et-protection-agroecologique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[adeline]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Apr 2024 09:43:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Protéger les cultures]]></category>
		<category><![CDATA[Réductions d'intrants en cultures et en élevage]]></category>
		<category><![CDATA[agroécologie]]></category>
		<category><![CDATA[microbiote]]></category>
		<category><![CDATA[semences]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le microbiote des semences : un enjeu de protection agroécologique </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading"><strong>Le microbiote des semences : un enjeu de protection agroécologique </strong></h1>



<p class="has-text-align-justify has-ast-global-color-5-color has-ast-global-color-0-background-color has-text-color has-background has-link-color has-medium-font-size wp-elements-9c8b5312dd5d7ae347b55e01c49b88ee wp-block-paragraph">Découvrez comment le microbiote des semences est une voie d&rsquo;exploration pour la recherche d&rsquo;alternatives agroécologiques de protection des cultures.</p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Les semences constituent le premier maillon de la production agricole et par conséquent, de la chaîne alimentaire. En tant que telles, elles ont une influence déterminante sur les modèles agricoles ainsi que sur la diversité et la qualité des aliments. <strong>Les semences représentent donc un  matériel végétal de grande valeur économique.</strong> L’augmentation de la production passe irrémédiablement par une qualité physiologique et sanitaire optimale des semences. En effet, les graines sont soumises à un ensemble de stress biotiques <em>(les attaques par les agents pathogènes, les insectes…) </em>et abiotiques <em>(le manque d’eau ou de nutriments…)</em> qu’il est nécessaire de contrôler et de limiter.</p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">La graine est non seulement le vecteur du patrimoine génétique des plantes. Mais, elle est également impliquée dans la transmission de nombreux micro-organismes dont des agents pathogènes. À ce jour, <strong>la gestion des agents pathogènes transmis à et par les semences repose sur la prophylaxie</strong>, l’utilisation de cultivars résistants et les traitements de semences utilisés pendant la production des semences ou après la récolte. La grande majorité de ces traitements de semences est constituée de fongicides et d’insecticides. Les solutions biologiques, à savoir la biostimulation <em>(exemple : pratiques agricoles favorisant les microorganismes bénéfiques)</em> ou le biocontrôle <em>(exemple : enrobage des semences)</em>, sont des <strong>options prometteuses mais encore trop peu efficaces</strong>.</p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">De nouvelles approches pouvant limiter ces variations d&rsquo;efficacité sont en cours de recherche. Par exemple, dans un premier temps, on pourrait utiliser spécifiquement des micro-organismes natifs du microbiote des semences comme agents de biocontrôle, en enrobage aux semences. <strong>Il serait également intéressant de cibler directement les organes reproducteurs de la plante pour intégrer de manière naturelle les inoculants microbiens aux semences</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading">Qualité des semences et microbiote</h2>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Trois enjeux majeurs pour les semences</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph"><strong>Les semences constituent le premier maillon de la production agricole</strong>. En tant que telles, elles ont une influence déterminante sur les modèles agricoles ainsi que sur la diversité et la qualité des aliments.<strong> Trois enjeux se posent autour de la production de semences : </strong></p>



<ol class="wp-block-list">
<li>Disposer de <strong>semences à forte valeur agronomique</strong>, qui soient donc productives tout en restant qualitatives.</li>



<li>Proposer de <strong>variétés de semences moins consommatrices d’intrants</strong> et plus résistantes aux stress biotiques (maladies, ravageurs) et abiotiques (sécheresse, froid). </li>



<li>Produire des <strong>semences adaptées aux différents types d’agricultures</strong> : conventionnelle, biologique….</li>
</ol>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Pour répondre à ces enjeux, il est essentiel de <strong>garantir une qualité physique et germinative des semences</strong>. Ces deux facteurs sont souvent influencés par des paramètres dépendants du génotype et des conditions de culture des plantes porte-graines. D’autre part, <strong>les semences sont enclines à l’invasion par des agents pathogènes</strong>. Il est donc nécessaire de contrôler la qualité sanitaire des semences. </p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">A ce jour, la liste de référence de l’ISTA (International Seed Testing Association) recense <strong>290 agents phytopathogènes associés aux semences de 11 espèces végétales</strong>. Soit <strong>126 combinaisons hôte-organisme nuisible</strong>, pour lesquels les semences sont une voie de propagation. On retrouve des champignons, des bactéries, des virus, des nématodes…</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="550" height="487" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/04/liste-reference-phytopathogene-semences.png?resize=550%2C487&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3523" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/04/liste-reference-phytopathogene-semences.png?w=550&amp;ssl=1 550w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/04/liste-reference-phytopathogene-semences.png?resize=300%2C266&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 550px) 100vw, 550px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La lutte contre les agents phytopathogènes transmissibles par les semences</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong><em>La protection chimique, premier levier de lutte contre les agents phytopathogènes transmissibles par les semences</em></strong></h4>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Pour pouvoir être commercialisées dans l’Union européenne, <strong>les semences doivent être certifiées pour leur faculté germinative,</strong> leur <strong>pureté spécifique</strong> et également pour <strong>leur qualité sanitaire</strong>. En France, le Service Officiel de Contrôle et de certification (SOC) réalise contrôle et certification. Ce certificat est obligatoire pour les semences de grandes cultures et permet de garantir l’absence d’agents pathogènes. Les tests d’évaluation de la qualité sanitaire des semences sont très coûteux. <strong>Il est donc nécessaire de limiter au maximum la présence des agents pathogènes sur les semences</strong>. Cette limitation dépend majoritairement des produits phytosanitaires et chimiques utilisés lors de la culture ou en traitement post-récolte. Ces traitements post-récoltes reposent sur l’utilisation de fongicides ou d’insecticides en enrobage ou en pelliculage sur les semences.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong><em>Les méthodes de lutte alternatives contre les agents phytopathogènes transmissibles par les semences</em></strong>&nbsp;</h4>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Trois catégories regroupent ces méthodes : </strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Les méthodes physiques. </strong>Cependant, elles ne permettent pas d’éliminer les agents pathogènes présents dans les tissus internes de la graine. 
<ul class="wp-block-list">
<li>thermothérapie (eau, air, vapeur), </li>



<li>rayonnement infrarouge, </li>



<li>UVC, </li>



<li>pression osmotique, </li>



<li>ultrasons, </li>



<li>application de vide poussé (250 mbar)</li>



<li>,brossage. </li>
</ul>
</li>



<li><strong>Les méthodes chimiques</strong>, application aux semences (ces techniques peuvent se révéler coûteuses et ne sont actuellement que très peu étudiées)  :
<ul class="wp-block-list">
<li>de sulfate de cuivre, </li>



<li>d’acides (lactique, acétique), </li>



<li>d’alcool, </li>



<li>d’extraits organiques (poudre de lait, moutarde, extraits de plantes, huiles essentielles). </li>
</ul>
</li>



<li><strong>Les méthodes biologiques.</strong> Il existe peu de formulations commercialisées et les efficacités sont variables. 
<ul class="wp-block-list">
<li>biostimulation : basée sur la stimulation des microorganismes bénéfiques dans les cultures.</li>



<li>biocontrôle : utilisation de micro-organismes antagonistes en enrobé ou en application aux semences. </li>
</ul>
</li>
</ul>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Afin de développer plus largement la dernière catégorie, <strong>il reste nécessaire de mieux comprendre le microbiote des semences</strong>. Notamment les processus écologiques et moléculaires impliqués dans son assemblage et dans sa transmission à et par la graine.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Impact du microbiote sur la santé des plantes et les semences</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Les plantes ont développé des <strong>cascades de réseaux moléculaires permettant d’activer une réponse au stress et de rétablir leur homéostasie, de se protéger et de réparer les dommages cellulaires provoqués par ces différents stress</strong>. Elles peuvent aussi se reposer sur les communautés de micro-organismes qui lui sont associées pour surmonter ces stress et augmenter leur fitness. Une <strong>large diversité de micro-organismes</strong> (archées, bactéries, champignons, oomycètes, protistes et nématodes) est associée aux différents organes de la plante. <strong>Les variations d’abondance voire de prévalence sont en partie expliquées par :</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>la <strong>dynamique spatio-temporelle du microbiote </strong>au sein de son hôte ;</li>



<li>l’<strong>espèce végétale étudiée</strong>. </li>
</ul>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Des changements de composition et de structure taxonomique du microbiote ont notamment été corrélés à un certain nombre de modifications phénotypiques de l’hôte. Au niveau de la graine, des modifications de la structure du microbiote s&rsquo;expliquent par des différences de cinétique de germination voire de taux de germination. <strong>En effet, certaines bactéries associées aux graines peuvent réprimer la germination des plantes notamment par la production d&rsquo;oxyviniglycines ou bien encore diminuer la dormance des graines par la production de cytokinines</strong>. Le microbiote des graines peut également avoir un impact direct sur le phénotype de la plantule. Par exemple, il peut améliorer les capacités d’assimilation des nutriments par la plante. Par ailleurs, <strong>la présence de certains micro-organismes au sein des graines peut également favoriser l’établissement de micro-organismes bénéfiques pour la croissance des plantes</strong>. Enfin, les micro-organismes associés aux graines peuvent aussi diminuer l’impact de stress abiotiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Facteurs influençant le microbiote des plantes et des semences</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-text-align-justify has-ast-global-color-5-color has-luminous-vivid-orange-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-09a0a6e082371c76dbeb7c8941cc2f12 wp-block-paragraph">Piloter la composition du microbiote des plantes pour améliorer la croissance et la santé de l’hôte nécessite une meilleure connaissance des sources d’inoculum de ce microbiote ainsi que des processus écologiques impliqués dans l’assemblage de ces communautés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Sources d’inoculum du microbiote des plantes et des semences</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph"><strong>La majeure partie des micro-organismes est transmise de manière horizontale à la plante</strong>, principalement par le sol. Il existe un gradient négatif de diversité en termes de micro-organismes d’origine tellurique allant de la rhizosphère aux organes reproducteurs de la plante. En ce qui concerne <strong>les parties aériennes des plantes, celles-ci sont colonisées par des micro-organismes issus de l’air, de la pluie, des insectes, des poussières ou encore des couverts végétaux</strong>. Enfin, les taxons transmis par les graines sont aussi une source d’inoculum pour la plantule et par conséquent pour la future plante. Mais ils représentent une faible proportion de l’inoculum de la future plantule par rapport au sol. </p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="535" height="556" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/04/Sources-dinoculum-du-microbiote-des-plantes.png?resize=535%2C556&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3525" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/04/Sources-dinoculum-du-microbiote-des-plantes.png?w=535&amp;ssl=1 535w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/04/Sources-dinoculum-du-microbiote-des-plantes.png?resize=289%2C300&amp;ssl=1 289w" sizes="(max-width: 535px) 100vw, 535px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Processus impliqués dans l’assemblage du microbiote des plantes et des semences</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les processus sont de quatre ordres : </strong></p>



<ol class="wp-block-list">
<li><strong>Dispersion. </strong>Elle se définit par les mouvements des micro-organismes dans l’espace. Elle joue un rôle important dans l’assemblage du microbiote des plantes, notamment lors des phases précoces de son développement. </li>



<li><strong>Diversification. </strong>C’est un processus qui va générer de la diversité au sein des communautés mais qui reste difficile à étudier et à dissocier de la dispersion.</li>



<li><strong>Dérive écologique.</strong>  La diversification est un processus qui va générer de la diversité au sein des communautés. Ce processus est particulièrement important dans les communautés composées de peu d’espèces ayant une abondance relativement faible et un faible taux de sélection. </li>



<li><strong>Sélection.</strong> Elle correspond aux changements dans la structure des communautés, causés par des différences de fitness entre individus.</li>
</ol>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">L’environnement, qu’il soit <strong>biotique ou abiotique</strong>, peut fortement i<strong>mpacter la structure des communautés microbiennes associées aux plantes.</strong> Le sol seul n’est pas le seul facteur influençant la structure taxonomique du microbiote des plantes. Les saisons, la température, les radiations UV, la lumière ou encore la disponibilité en eau jouent également un rôle. Enfin, <strong>les pratiques agricoles ou la présence d’organismes macroscopiques comme les insectes pollinisateurs ou les insectes herbivores vont moduler la composition des communautés associées aux plantes</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Impact des interactions entre les micro-organismes sur le microbiote des plantes et des semences</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph"><strong>Les micro-organismes interagissent constamment entre eux</strong> dans un continuum allant du mutualisme au parasitisme. <strong>La principale interaction reste la compétition et ce à deux niveaux : </strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Compétition par interférence. </strong>Cette compétition est médiée par la production par des micro-organismes de composés qui vont inhiber la croissance d’autres micro-organismes. Cela peut se faire par contact ou par sécrétion dans le milieu. </li>



<li><strong>Compétition pour les ressources.</strong> Cela consiste à exploiter les ressources de manière plus efficace que son compétiteur. Pour cela, les bactéries vont développer des stratégies par
<ul class="wp-block-list">
<li>une meilleure métabolisation des ressources </li>



<li>et/ou par la sécrétion de métabolites permettant de dégrader ou de capturer les nutriments dans le milieu.</li>
</ul>
</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Sélection par l’hôte des micro-organismes présents dans le microbiote des plantes et des semences</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph"><strong>La plante va en partie sélectionner son microbiote.</strong> Ainsi, le génotype de l’hôte est responsable de 1 à 10 % de la variation de la composition des communautés microbiennes de la plante. <strong>Outre le génotype, le compartiment de la plante , la sécrétion de métabolites, l’âge, les exsudats excrétés ou encore l’immunité de la plante peuvent tous être des facteurs influençant la structure du microbiote de la plante.</strong> Ainsi, la plante peut réguler son microbiote par son système immunitaire, mais réciproquement, <strong>le microbiote joue un rôle dans l’établissement et la maturation du système immunitaire de la plante</strong>. </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pilotage du microbiote des semences</strong> en vue de mieux protéger la plante</h2>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Transmission verticale du microbiote à et par la semence</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph"><strong>La transmission par la voie verticale, implique la transmission d’un micro-organisme ou d’une communauté microbienne sur plusieurs générations.</strong> Cette héritabilité du microbiote a son importance en agronomie car elle va permettre de moduler le microbiote de la plante entre les générations de plantes. <strong>La transmission des membres du microbiote par les graines a été explorée chez un grand nombre de plantes d’intérêt agronomique</strong>. <em>Par exemple, chez le maïs, les semences d&rsquo;hybrides de maïs génétiquement apparentées possèdent des taxons bactériens similaires. Chez le riz, environ 45 % des communautés bactériennes associées aux graines sont retrouvées sur deux générations successives.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong><em>Transmission à la semence</em></strong></h4>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph"><strong>Trois voies principales régissent la transmission de micro-organismes à et par la graine</strong> : </p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>interne, </strong></li>



<li><strong>florale,</strong></li>



<li><strong>externe. </strong></li>
</ul>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Globalement, la colonisation précoce des graines en développement se fait par la voie interne via le xylème ou les tissus non vasculaires de la plante mère. Puis, les graines en développement peuvent être colonisées par la voie florale via le stigmate de la plante mère. Enfin, la voie externe influencera plus la colonisation tardive des graines matures. C’est <strong>le contact de la graine avec les micro-organismes présents sur les fruits ou les résidus de culture qui va permettre cette colonisation externe</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong><em>Transmission par la semence</em></strong></h4>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph"><strong>La graine est colonisée par un ensemble de micro-organismes.</strong> Mais leur présence ne garantit pas leur transmission à future plantule. La germination débute par une phase d’imbibition des tissus de la graine et se termine lors de la sortie de la radicule . Pendant cette phase, de nombreux composés vont être relargués au voisinage de la graine, créant une zone d’intense compétition microbienne, la spermosphère. <strong>La plantule va ensuite se développer jusqu’à percer le sol et atteindre l’atmosphère</strong>, c’est ce qu’on appelle l’émergence. Cette étape établit le début de l’autotrophie de la plante. C’est à partir de cette étape que va majoritairement se différencier le microbiote des parties aériennes et racinaires de la plante.</p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Pendant la germination et l’émergence, va se dérouler <strong>la coalescence des communautés de micro-organismes associés aux graines et au sol.</strong> Elle correspond à la rencontre et au mélange entre deux ou plusieurs communautés. Elle est majoritairement asymétrique. <strong>En effet, des travaux ont montré que seulement 0,3 % à 15,0 % de la diversité en micro-organismes retrouvés sur la plantule de colza provient de la graine contre 35 à 72 % du sol</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Deux approches de pilotage du microbiote des semences</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-text-align-justify has-ast-global-color-5-color has-luminous-vivid-orange-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-e54395a16883a59a573a61fd60188ffd wp-block-paragraph">On peut utiliser <strong>deux approches pour piloter efficacement le microbiote des plantes</strong>. <strong>La première est la biostimulation.</strong> On module le microbiote de la plante en prenant en compte le lieu de production, les itinéraires techniques mais également le génotype de la plante. Cependant, dans un agrosystème perturbé, <strong>on peut également mettre en place, le biocontrôle.</strong> Elle consiste à l’introduction de micro-organismes ou de consortia microbiens sur les plantes. Et ce afin de rétablir efficacement la diversité microbienne et améliorer la santé et/ou la croissance des plantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong><em>Biostimulation du microbiote des semences</em></strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le lieu de production ou encore les itinéraires techniques sont des facteurs qui vont fortement influencer le microbiote des plantes.</strong> Par exemple, l’apport en fertilisants et pesticides, le labour, les propriétés du sol, de l’air ou encore de l’eau d’irrigation vont moduler les communautés microbiennes associées à l’environnement et aux plantes.</p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph"><strong>Le génotype de la plante influence également la composition du microbiote</strong>. Il doit donc être pris en compte dans des objectifs de biostimulation. Utiliser la sélection variétale pour moduler le microbiote des plantes serait ainsi possible. Et le microbiote offre une nouvelle source génétique héritable pour la sélection variétale et par conséquent, la sélection de son microbiote. On pourrait ainsi <strong>sélectionner des plantes excrétant des exsudats de graines spécifiques</strong>, ou encore <strong>des plantes ayant des fleurs avec des caractéristiques morphologiques particulières</strong> afin de sélectionner les microorganismes qui y sont associés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong><em>Biocontrôle du microbiote des semences</em></strong></h4>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph"><strong>Le biocontrôle par l’inoculation de taxons microbiens sur les plantes vise à moduler le microbiote des plantes</strong>. L’une des approches prometteuses est de cibler directement l’incorporation de micro-organismes dans les graines. En effet, les micro-organismes sont peu nombreux dans les graines. Il serait ainsi plus facile d’y intégrer un inoculum microbien, en comparaison à une plante mature qui possède un microbiote préexistant qu’il faudrait d’abord supprimer pour que l’inoculum puisse s’installer. </p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph"><strong>Le premier levier pour l’établissement des inoculants est la pression de propagule. </strong>Il s&rsquo;agit d&rsquo;optimiser à la fois la dose et la fréquence d’application des inoculants pour optimiser leur installation dans la graine. <strong>Le second levier face au filtre environnemental consiste à sélectionner des taxons qui sont adaptés à l’habitat dans lequel on veut les inoculer</strong>. Dans le cas de la graine, il faut, notamment, des taxons capables de résister aux stress osmotiques. Enfin, dans un troisième temps, il est nécessaire que les taxons inoculés puissent résister aux stress biotiques et ne pas être inhibés par des taxons indigènes présentant des traits de compétition. </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">D&rsquo;autres publications sur la notion de microbiote sont disponibles dans notre rubrique <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/category/agroecologie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Agroécologie</a>. </p>



<h2 class="wp-block-heading has-small-font-size">Source</h2>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph"><em>Guillaume Chesneau. <a href="https://theses.hal.science/tel-03678713">Décryptage des processus d’assemblage du microbiote des graines dans le but de limiter la transmission d’agents pathogènes. Microbiologie et Parasitologie</a>. Université d’Angers, 2021. Français. ffNNT : 2021ANGE0047ff. fftel-03678713f </em></p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/microbiote-des-semences-et-protection-agroecologique/">Microbiote des semences et protection agroécologique</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">3520</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Cosmétique et agriculture</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/cosmetique-et-agriculture/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[adeline]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Mar 2024 10:26:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agroécologie]]></category>
		<category><![CDATA[agroécologie]]></category>
		<category><![CDATA[agronomie]]></category>
		<category><![CDATA[betterave]]></category>
		<category><![CDATA[cosmétique]]></category>
		<category><![CDATA[huile]]></category>
		<category><![CDATA[plantes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/?p=3395</guid>

					<description><![CDATA[<p>La cosmétique comme moteur d'innovations pour l'agriculture </p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/cosmetique-et-agriculture/">Cosmétique et agriculture</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">La cosmétique comme moteur d&rsquo;innovations pour l&rsquo;agriculture </h1>



<p class="has-text-align-justify has-ast-global-color-5-color has-ast-global-color-0-background-color has-text-color has-background has-link-color has-medium-font-size wp-elements-8914e6d0f8cdd4fd0b87cc84881ad701 wp-block-paragraph">Découvrez comment les enjeux pour le secteur de la cosmétique peuvent impacter l&rsquo;agriculture et orienter les modes de production.</p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Les produits végétaux sont les principales sources de nombreux produits cosmétiques. Ils sont présents à des états plus ou moins transformés, comme des ingrédients, des huiles essentielles, des molécules aromatiques, les fibres…, seules ou en combinaison. <strong>Les plantes à l’origine de ces produits sont cultivées depuis la nuit des temps, certaines à petite échelle telles certaines plantes à parfum, d’autres à de nettement plus grandes échelles, telles les plantes utilisées pour les huiles ou les alcools utilisés</strong>. </p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">La recherche de naturalité demandée par les consommateurs oblige le secteur cosmétique à prendre en compte davantage l&rsquo;impact environnemental de toute leur chaîne de valeurs et donc modifier leur sourcing d&rsquo;ingrédients impactant de fait la production agricole. <strong>Les entreprises de la cosmétique mettent ainsi en place des cadres contractuels avec les productions pour produire de manière durable</strong>, comme par exemple le groupe LVMH pour leur approvisionnement d&rsquo;alcool de betterave ou encore la provenance des huiles nécessaires à la fabrication des acides gras. </p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La filière cosmétique française : enjeux et défis de demain</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un marché cosmétique en plein expansion</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Le marché des cosmétiques est un marché en pleine expansion avec de plus en plus d&rsquo;usages et d’utilisateurs (enfants, hommes). Cela représente <strong>plus de 460 milliards de chiffre d&rsquo;affaires en 2023</strong>. La filière industrielle cosmétique française est, en 2024, le second contributeur de la balance commerciale du pays après l&rsquo;aéronautique. La France est leader sur les marchés internationaux et porteuse de<strong> plus de 250 000 emplois dans 6 300 entreprises en France.</strong> Le secteur cosmétique regroupe une pluralité de marchés : </p>



<ul class="wp-block-list">
<li>soin de la peau (31,8 %), </li>



<li>produit de toilette (25,9 %), </li>



<li>parfum (20,2 %), </li>



<li>capillaire (13,1 %),</li>



<li>maquillage (9 %).</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des enjeux porteurs d’innovation pour la cosmétique</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’industrie française traverse une période de transition et de rupture importante</strong> provoquée par de nombreux bouleversements environnementaux, géopolitiques, économiques et sociaux qui provoque des changements à différents niveaux : conscience environnementale, nouvelles technologies digitales, besoin de plus en plus présent de bien-être et de sérénité dans un environnement toujours plus stressant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’innovation doit ainsi permettre de répondre aux <strong>enjeux prioritaires de cette industrie :</strong> </p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Garantir la<strong> sécurité des consommateurs</strong> ;</li>



<li>Développer la <strong>performance des produits </strong>;</li>



<li>Répondre aux <strong>nouvelles attentes des consommateurs</strong> ;</li>



<li>Contribuer à la <strong>qualité de vie de la société </strong>;</li>



<li>Agir positivement pour l’<strong>environnement </strong>;</li>



<li><strong>Moderniser</strong> l’industrie.</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des axes de recherche et développement en cosmétique impactant l’agriculture</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Sur plusieurs de ces sujets, <strong>le sourcing biologique et l’optimisation de l’impact environnemental ont un rôle important </strong>et sont moteurs dans le développement de projets de recherche collaborative :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>utilisation de<strong> ressources biologiques renouvelables</strong> ;</li>



<li>développement de <strong>circuits courts</strong> ;</li>



<li>levier de développement <strong>économique territorial</strong> ;</li>



<li><strong>agriculture régénérative</strong>, sans intrant ;</li>



<li><strong>pas de compétition avec l’alimentation</strong> ;</li>



<li><strong>pas de déforestation</strong>.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une recherche de naturalité en cosmétique pouvant impacter l’agriculture</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading">Une dépendance envers les ressources naturelles supérieure à 70 %</h3>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Pour créer un produit cosmétique, beaucoup d’ingrédients sont nécessaires avec des natures chimiques très différentes. <strong>Une formule cosmétique peut ainsi contenir en 30 et 70 ingrédients</strong>. L’industrie cosmétique a entamé une mutation vers plus de naturalité depuis 15 ans à la fois pour accompagner une demande des consommateurs mais aussi pour préparer l’ère post pétrole. Par exemple, dans les produits du groupe LVMH, les indices d&rsquo;origine naturelle sont le plus souvent supérieurs à 90 % pour la catégorie du Soin de la Peau et le Parfum et supérieurs à 70 % d’origine naturelle dans la catégorie du Maquillage. Leur <strong>dépendance envers les ressources naturelles est donc d’environ 75 %</strong>.</p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Toutefois, la pression que l’industrie cosmétique exerce sur les ressources renouvelables reste modérée car les tonnages sont relativement faibles comparés au secteur alimentaire. Par exemple, <strong>si tous les ingrédients des produits LVMH étaient biosourcés, cela nécessiterait 10 000 à 30 000 ha</strong>. Et si tous leurs packaging l’étaient également, il faudrait ajouter environ 2000 ha. Cela reste encore modeste par rapport aux surfaces allouées à l&rsquo;alimentation. </p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des scores de soutenabilité des ingrédients liés au mode de production</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph"><strong>Depuis 6 ans, le groupe LVMH évalue progressivement l’intégralité de son portefeuille d’ingrédients</strong>, de façon de plus en plus fine. Ils ont constaté que certains de leurs ingrédients issus de ressources agricoles avaient des scores de soutenabilité médiocres. L’investigation des résultats montre que la pratique agricole impacte de façon importante le score de soutenabilité. </p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">L’analyse de cycle de vie de la betterave réalisée par LVMH montre que <strong>la betterave reste la plante la plus soutenable pour produire l’éthanol</strong>. Toutefois, l’amont agricole représente 72 % des impacts. </p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="740" height="545" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/03/ACV-betterave-LVMH.png?resize=740%2C545&#038;ssl=1" alt="Depuis 6 ans, le groupe LVMH évalue progressivement l’intégralité de son portefeuille d’ingrédients, de façon de plus en plus fine. Ils ont constaté que certains de leurs ingrédients issus de ressources agricoles avaient des scores de soutenabilité médiocres. L’investigation des résultats montre que la pratique agricole impacte de façon importante le score de soutenabilité. " class="wp-image-3397" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/03/ACV-betterave-LVMH.png?w=740&amp;ssl=1 740w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/03/ACV-betterave-LVMH.png?resize=300%2C221&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 740px) 100vw, 740px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading">Une orientation vers l&rsquo;agriculture agroécologique régénérative </h3>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Le groupe LVMH a ainsi évalué l&rsquo;impact d&rsquo;itinéraires de production conventionnelle, biologique ou régénérative. <strong>L’agriculture conventionnelle a un fort impact environnemental sur les émissions de gaz à effet de serre</strong> et en particulier le CO<sub>2</sub>, une réduction importante de la biodiversité, une consommation d’eau parfois importante et une pression sur l’épuisement de ressources non renouvelables (phosphate). <strong>Cultiver selon les labels « biologiques » n’apportent aucune amélioration des scores notamment du fait d&rsquo;une réduction du niveau de production entraînant un besoin en terres plus élevé</strong>. Dans leur analyse, seule l’agriculture agroécologique ou régénérative permet de réduire les impacts de façon importante.  </p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="575" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/03/agroecologie-selon-LVMH.png?resize=1024%2C575&#038;ssl=1" alt="Les principes e lagroécologie" class="wp-image-3398" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/03/agroecologie-selon-LVMH.png?resize=1024%2C575&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/03/agroecologie-selon-LVMH.png?resize=300%2C169&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/03/agroecologie-selon-LVMH.png?resize=768%2C431&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/03/agroecologie-selon-LVMH.png?w=1280&amp;ssl=1 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading">Oléochimie pour la cosmétique et impact sur l&rsquo;agriculture</h2>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des enjeux techniques et médiatiques pour la production de corps gras</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les corps gras en cosmétique ont quatre rôles :</strong> agent de texture, agent sensoriel, émollient et solvant. </p>



<div class="wp-block-media-text has-media-on-the-right is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:auto 30%"><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="wp-block-paragraph"><strong>La fabrication de corps gras à destination de l’industrie cosmétique doit répondre aux mêmes enjeux que le reste des fournisseurs d’ingrédients sur le plan environnemental comme sur le plan social. </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais les défis posés par ces filières sont d’autant plus importants qu’ils travaillent majoritairement avec des huiles d’origine tropicale (huile de palme ou de palmiste, de ricin…). Et des <strong>enjeux médiatiques viennent s’ajouter aux enjeux purement techniques et agronomiques.</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, si chaque huile a une signature spécifique en termes d’acides gras, l&rsquo;huile de palme reste une des meilleures huiles pour la cosmétique. </p>
</div><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="458" height="501" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/03/composition-ac-gras-huiles.png?resize=458%2C501&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3400 size-full" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/03/composition-ac-gras-huiles.png?w=458&amp;ssl=1 458w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/03/composition-ac-gras-huiles.png?resize=274%2C300&amp;ssl=1 274w" sizes="(max-width: 458px) 100vw, 458px" /></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading">La nécessité de mettre en place une filière huile de palme durable</h3>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph"><strong>35 % de la production d’huile végétale mondiale concernent de l’huile de palme et ce, en occupant seulement 7 % des surfaces en oléagineux. </strong>En 2023, 80 millions de tonnes dont 60 % sont produits en Indonésie et 25 % en Malaisie.  </p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Le marché mondial est à 80 % agroalimentaire notamment pour l’Asie et l’Inde, 19 % pour l&rsquo;oléochimie et 1 % pour le biodiesel. </p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:25% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="300" height="274" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/03/production-en-huiles-vegetales.png?resize=300%2C274&#038;ssl=1" alt="La production d'huiles végétales" class="wp-image-3401 size-full" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/03/production-en-huiles-vegetales.png?resize=300%2C274&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/03/production-en-huiles-vegetales.png?w=467&amp;ssl=1 467w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, la production d’huile de palme a été une importante source de déforestation même si aujourd’hui, ce n’est plus le cas. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Un arrêt de la production d’huile de palme entraînerait une augmentation de la demande d’huile de soja.<strong> La filière cosmétique s’organise donc aujourd’hui pour encadrer la production d&rsquo;huile de palme. </strong>Cela nécessite d’agir collectivement (clients et fournisseurs) et de monter des projets d’aide aux petits planteurs.</p>
</div></div>



<p class="has-text-align-justify has-medium-font-size wp-block-paragraph">Pour en savoir plus sur l&rsquo;agroécologie et l&rsquo;agriculture régénérative, n&rsquo;hésitez pas à consulter les publications de la rubrique <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/category/agroecologie/page/2/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Agroécologie</a>. </p>



<h2 class="wp-block-heading has-small-font-size">Sources : </h2>



<p class="has-text-align-justify has-small-font-size wp-block-paragraph"><em><a href="https://www.academie-agriculture.fr/actualites/academie/seance/academie/les-enjeux-agricoles-pour-une-cosmetique-respectueuse-des?200324">CHOISY Patrick, 2024</a>. Les enjeux agricoles pour une cosmétique respectueuse des limites planétaires. Séance Académie d&rsquo;Agriculture de France « Les enjeux agricoles pour une cosmétique respectueuse des limites planétaires du 20 mars 2024 </em></p>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph"><em><a href="https://www.academie-agriculture.fr/actualites/academie/seance/academie/les-enjeux-agricoles-pour-une-cosmetique-respectueuse-des?200324">GOUBERT Amandine, 2024</a>. La filière cosmétique française : enjeux et défis de demain. Séance Académie d&rsquo;Agriculture de France « Les enjeux agricoles pour une cosmétique respectueuse des limites planétaires du 20 mars 2024 </em></p>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph"><em><a href="https://www.academie-agriculture.fr/actualites/academie/seance/academie/les-enjeux-agricoles-pour-une-cosmetique-respectueuse-des?200324">PLESSIX Hervé, 2023</a>. Filières responsables dans le domaine de l’oléochimie : défis, perspectives et solutions pour l’industrie cosmétique.</em> <em>Séance Académie d&rsquo;Agriculture de France « Les enjeux agricoles pour une cosmétique respectueuse des limites planétaires du 20 mars 2024 </em></p>
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		<title>Références techniques agronomiques et transition agroécologique</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/references-techniques-agronomiques-et-transition-agroecologique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[adeline]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Mar 2024 10:44:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agroécologie]]></category>
		<category><![CDATA[agroécologie]]></category>
		<category><![CDATA[agronomie]]></category>
		<category><![CDATA[références]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Renouveler les références techniques agronomiques pour accompagner la transition agroécologique</p>
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										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="3337" class="elementor elementor-3337" data-elementor-post-type="post">
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<h1 class="wp-block-heading">Renouveler les références techniques agronomiques pour accompagner la transition agroécologique</h1>



<p class="has-text-align-justify has-ast-global-color-5-color has-ast-global-color-0-background-color has-text-color has-background has-medium-font-size wp-block-paragraph">Découvrez comment le conseil agricole s&rsquo;appuie sur des références techniques agronomiques qu&rsquo;il faut renouveler pour accompagner les transitions agricoles en particulier la transition agroécologique.</p>


<div class="wp-block-post-date__modified-date has-text-align-right wp-block-post-date has-text-color has-ast-global-color-0-color has-small-font-size"><a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/references-techniques-agronomiques-et-transition-agroecologique/"><time datetime="2024-03-13T17:11:05+01:00">13 mars 2024</time></a></div>


<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">La modernisation de l’agriculture, et les multiples transitions qui en ont pris la suite, se sont accompagnées d’un considérable élargissement des sources d’information à partir desquelles l’agriculteur fait ses choix et prépare ses interventions techniques. L’élaboration des références techniques, l’établissement et l’actualisation des référentiels et leur valorisation constituent depuis longtemps une activité majeure du système de recherche-développement agronomique.</p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Aujourd’hui, la transition agroécologique fait apparaître des enjeux qui dépassent de loin l’actualisation et l’extension des références techniques et référentiels existants. Il faut ainsi les adapter à de nouveaux contextes climatiques, écologiques et socio-économiques. Le défi est à la fois quantitatif et qualitatif avec l’élaboration de nouveaux types de références, portant sur des sujets et niveaux d’organisation inédits, et utilisables de façon beaucoup plus flexible.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les références techniques agronomiques à la base du conseil agricole</strong></h2>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Définition des références techniques agronomiques</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Une référence technique agronomique (RTA) est une information qui permet de prendre une décision technique dans un contexte donné, en choisissant une modalité opérationnelle adaptée à la situation et aux objectifs de l’agriculteur (et plus largement du ou des acteurs concernés), ou de formuler un diagnostic sur une action passée.</p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Le référentiel est la base de données qui résulte de la collecte et du regroupement de RTA relatives à un ou plusieurs domaines techniques. L&rsquo;objectif est alors de les rendre accessibles à, et utilisables par, différents types d’acteurs, au premier rang desquels les agriculteurs.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Caractéristiques des références techniques agronomiques</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Une RTA n’est pas une donnée naturellement préexistante et qu’il suffit de « collecter » ou « acquérir ». C’est l’expression de la relation établie entre trois éléments constitutifs&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>aux modalités de l’action engagée,</li>



<li>au contexte dans lequel elle a lieu,</li>



<li>aux performances escomptées suite à sa mise en œuvre.</li>
</ul>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Cette relation tripartite repose elle même sur une représentation plus ou moins détaillée du fonctionnement de l’agroécosystème et de sa réponse aux actions techniques concernées.</p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Les modalités d’élaboration des référentiels dépendent du caractère plus ou moins explicatif et formalisé des modèles de connaissance sous-jacents. La dimension et la complexité apparentes du référentiel mis à disposition des utilisateurs ne reflètent pas l’importance de l’investissement requis. Des référentiels en apparence simples et succincts peuvent résulter de combinaisons de démarches très sophistiquées, et d’un effort considérable d’acquisition de données.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Exemples de références techniques agronomiques actuellement utilisées</strong></h3>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Des conseils de densité de semis pour le tournesol</strong></h4>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="615" height="357" data-recalc-dims="1" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/03/recommandations-densite-semis-tournesol.png?w=1200&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3340" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/03/recommandations-densite-semis-tournesol.png?w=615&amp;ssl=1 615w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/03/recommandations-densite-semis-tournesol.png?resize=300%2C174&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 615px) 100vw, 615px" /></figure>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Le tableau 1 présente un référentiel récent, particulièrement concis.  En effet, il ne contient que huit références élémentaires, qui sont les valeurs de densité de semis recommandées en fonction de la situation où a lieu le semis en fonction :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>du degré de contrainte hydrique prévisible (colonne 1)</li>



<li>de l’objectif de densité de levée correspondant (colonne 2)</li>



<li>des conditions de germination-levée plus ou moins favorables (colonnes 3 &amp; 4).</li>
</ul>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">D’une apparence simple, ce tableau est en fait l’expression d’une relation complexe entre rendement et densité de semis, modulée par les conditions d’implantation de la culture ainsi que par l’intensité et la durée du déficit hydrique subi au cours du cycle cultural. Il a été obtenu à l’issue d’une démarche de grande ampleur. Elle a combiné l’analyse de données réelles issues de 38 expérimentations menées par l’institut technique Terres Inovia, et l’analyse de données virtuelles issues de simulations avec le modèle de culture SUNFLO.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Références techniques agronomique pour le chaulage en Bresse</strong></h4>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Dans cette région caractérisée par une prédominance de limons battants hydromorphes, la valorisation de l’investissement très coûteux que constitue le drainage est apparue variable selon le degré d’acidification des sols. Ce constat a conduit la chambre d’agriculture de Saône et Loire à entreprendre une démarche de diagnostic sur les interactions entre chaulage, drainage et travail du sol. Cette démarche a débouché sur un schéma de préconisation du chaulage qui met en œuvre une grappe de référentiels (figure 2).</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" data-recalc-dims="1" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/03/referentiel-chaulage-bresse.png?resize=1024%2C625&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3342" width="1024" height="625" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/03/referentiel-chaulage-bresse.png?w=1494&amp;ssl=1 1494w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/03/referentiel-chaulage-bresse.png?resize=300%2C183&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/03/referentiel-chaulage-bresse.png?resize=1024%2C625&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/03/referentiel-chaulage-bresse.png?resize=768%2C469&amp;ssl=1 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Renouveler les références techniques agronomiques pour accompagner la transition agroécologique</strong></h2>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’absence de références techniques agronomiques comme frein à l’extension d’innovations</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">La transition débute par une phase initiale d’exploration, ce qui veut dire en l’absence de références. Inversement, les références ne peuvent émerger qu’à partir d’un certain degré de stabilisation des pratiques, autrement dit, à la limite, à partir du moment où la transition n’a plus cours. En fait, dès le début des transitions, émergent des formes embryonnaires de références, et dès lors que certaines transitions sont engagées à grande échelle, le travail de référencement se met en route.</p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Même si les innovations de rupture se font en l’absence, au moins partielle, de références préalables puisqu’elles correspondent à des leviers techniques non ou peu utilisés en situation conventionnelle, s’il persiste, ce déficit peut à terme compromettre la consolidation des innovations et ralentir leur extension. Par ailleurs, l’adoption d’une innovation non référencée implique pour l’agriculteur une prise de risque, qui peut être dissuasive même si l’innovation est pertinente dans son cas.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un élargissement des enjeux à assumer qui complexifie les besoins en références techniques agronomiques</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Les transitions entraînent un considérable élargissement des enjeux à assumer, et donc des thématiques à référencer. De plus, elles entraînent une modification plus ou moins forte de chacun des trois éléments constitutifs de la RTA : contexte (notamment climatique, et plus globalement écologique) dans lequel sont prises les décisions techniques ; critères et échelles d’évaluation des objectifs ou résultats ; modalités techniques à mettre en œuvre.</p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">La transition agroécologique, qui implique un moindre recours aux intrants industriels, a pour corollaire une montée en complexité des leviers et procédures de raisonnement technique, et par suite des références et référentiels associés. Un des aspects les plus notables de cette montée en complexité est le fait que les actions à référencer s’appliquent à des niveaux d’organisation et/ou à des échelles spatiales de plus en plus englobants.</p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Cette complexité va de pair avec un degré de sophistication des référentiels qui peut alors les rendre très difficilement appréhendables par les non-spécialistes. Cela va à l’encontre de l’autonomisation des agriculteurs, en les rendant dépendants d’« accompagnateurs » seuls capables de « faire tourner » les modèles et de les alimenter en références adéquates.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Différents niveaux pour renouveler les références techniques agronomiques</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">On peut schématiquement distinguer plusieurs cas de figure, correspondant à des niveaux d’investissement plus ou moins importants, et surtout à des démarches d’élaboration différentes&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Adaptation modérée ou re-paramétrage&nbsp;: la structure du référentiel n’a pas à être modifiée mais il faut réactualiser les valeurs fournies dans le référentiel.</li>



<li>Révision structurelle&nbsp;: un nouveau modèle de connaissance est, à terme plus ou moins proche, substituable à l’ancien. À la suite de cette substitution, le référentiel est à reconstruire plus ou moins complètement, avec là encore un investissement nécessaire qui peut être important. Ce cas de figure pourrait correspondre à la remise en cause du bilan prévisionnel comme fondement prescriptif de la fertilisation azotée des cultures, au profit d’un suivi de la nutrition azotée</li>



<li>Invention d’un référentiel sur un sujet inédit&nbsp;: ce pourrait être le cas d’une gestion de la fertilité biologique du sol reposant sur les récentes avancées de l’écologie du sol.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Renouvellement des références techniques agronomiques&nbsp;: ex avec l’agriculture régénératrice</strong></h2>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Rappel sur l’agriculture régénératrice</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">L&rsquo;agriculture régénératrice (AR), née elle aussi aux Etats Unis, met tout particulièrement en avant la protection du sol (sols toujours couverts par des plantes vivantes ou leurs résidus) pour « réparer ou agrader la terre ». L&rsquo;argument central porte sur la santé biologique des sols considérée comme menacée et se voyant attribuer des propriétés parfois mythiques. Elle repose beaucoup sur les principes de l’agriculture de conservation des sols (ACS), en mettant en avant la protection agroécologique des cultures, la gestion intégrée des nutriments, ainsi que l&rsquo;agroforesterie, l&rsquo;utilisation de biochar, l&rsquo;association d&rsquo;espèces et l&rsquo;intégration culture élevage. L’AR met plus en avant que l’ACS des promesses en termes de quantité de carbone séquestrable, d’amélioration des communs (eau et biodiversité), voire en termes de densité nutritionnelle des produits.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des références techniques agronomiques centrées sur la santé des sols</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">La santé d’un sol est définie comme « sa capacité à fonctionner comme un système vivant clef pour soutenir la productivité biologique, promouvoir la qualité de l’environnement et maintenir la santé des plantes et des animaux ».</p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">La variabilité dans les relations entre les diverses dimensions de la biodiversité et les services écosystémiques recherchés en AR, n’autorise pas de recommandations normalisées, mais simplement l’édition de principes. Ainsi, des systèmes de culture ou des itinéraires techniques à mettre en œuvre vont dépendre très largement de l’état de santé des sols et des conditions climatiques locales. C’est pourquoi, il importe de pouvoir situer l’état de fertilité endogène des sols sur des trajectoires, et pour cela, de savoir comment maintenir ou le plus souvent restaurer cette fertilité suite à une agriculture minière ayant conduit à une perte de carbone et d’activité biologique.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’indicateur VESS et le rapport MO/argile comme références techniques agronomiques pour piloter la transition vers l’agriculture régénératrice</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">L’état de santé des sols peut être évalué par divers indicateurs liés à leur activité biologique ou à leurs caractéristiques physico-chimiques, et aussi plus simplement par des indicateurs intégratifs issus d’une évaluation visuelle de leur structure notamment l’indicateur VESS ou correspondant au ratio MO%/argiles%, deux proxys qui fonctionnent bien pour les sols contenant de 10 à 40% d’argiles.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Indicateur VESS</strong></h4>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Le test VESS (Evaluation Visuelle de la qualité de la Structure du Sol) est une méthode de test bêche servant à déterminer la qualité des sols (SQ) en se basant sur les agrégats et la porosité observables le plus longtemps possible après tout travail du sol. En attribuant une note de 1 (SQ1 : friable) à 5 (SQ5 : très compact), ce test permet de comparer la structure des sols de différentes parcelles et exploitations. Un VESS SQ1, correspondant à un ratio MO%/argiles% supérieur à 24&nbsp;%, caractérise un sol régénéré, très bien structuré, à l’activité biologique riche et diversifiée, capable d’assurer un grand nombre de services écosystémiques. Ce ratio de 24% correspond à un premier seuil dans une dynamique de dégradation, et inversement à un seuil «&nbsp;ultime&nbsp;» de régénération des sols grâce à un gain de porosité biologique via un gain de MO. </p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">A l’opposé, un VESS SQ5 (ratio MO%/argiles% inférieur à 12% &#8211; fig. 4) caractérise un sol très compact suite à un effondrement de la structure, et siège de très peu de services écosystémiques. La valeur de 12% correspondant à un seuil ultime dans une dynamique de dégradation du fait d’une perte continue de MO entrainant celle de la porosité biologique.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Ratio % matières organiques / % argile</strong></h4>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Le ratio MO%/argiles% de 17&nbsp;% correspond à un seuil critique intermédiaire, point d’inflexion de la courbe (fig. 4). Au-delà, divers processus écologiques se mettent progressivement en place (régénération), en-deçà, ils sont au contraire progressivement désactivés (dégradation). Dans une dynamique de régénération des sols (progression de 17&nbsp;% vers 24&nbsp;%), les notes décroissantes traduisent une restauration de la structure via un gain de MO, ce qui permet de remobiliser des services écosystémiques pour la production et l’entretien de l’écosystème, et ainsi de limiter les besoins en intrants exogènes grâce à une fertilité endogène restaurée.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Des trajectoires de restauration non linéaires pilotable par les indicateurs</strong></h4>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="601" height="349" data-recalc-dims="1" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/03/trajectoire-AR-en-fonction-indicateurs.png?w=1200&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3345" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/03/trajectoire-AR-en-fonction-indicateurs.png?w=601&amp;ssl=1 601w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/03/trajectoire-AR-en-fonction-indicateurs.png?resize=300%2C174&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 601px) 100vw, 601px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Cette capacité à se positionner sur ces trajectoires devrait permettre de donner de la généricité aux résultats de recherche et aux recommandations techniques.</p>


<div class="_3d-flip-book  fb3d-fullscreen-mode full-size" data-id="3349" data-mode="fullscreen" data-title="false" data-template="short-white-book-view" data-lightbox="dark-shadow" data-urlparam="fb3d-page" data-page-n="0" data-pdf="" data-tax="null" data-thumbnail="" data-cols="3" data-book-template="default" data-trigger=""></div>
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<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Si vous êtes intéressés par d&rsquo;autres publications sur la transition agroécologique, n&rsquo;hésitez pas à consulter notre rubrique <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/category/agroecologie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Agroécologie</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading">Sources</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>BOIFFIN J. et al, 2023. Références et référentiels techniques en agronomie&nbsp;: de quoi s’agit-il, que faut-il faire&nbsp;? Revue AE&amp;S 13-2. </em><a href="https://doi.org/10.54800/jbf589" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>https://doi.org/10.54800/jbf589</em></a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>HUSSON O. et al, 2023. Référentiels et nouveaux indicateurs pour fonder une agriculture régénératrice. Revue AE&amp;S 13-2. </em><a href="https://doi.org/10.54800/ohj587" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>https://doi.org/10.54800/ohj587</em></a></p>
								</div>
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		</section>
				</div>
		<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/references-techniques-agronomiques-et-transition-agroecologique/">Références techniques agronomiques et transition agroécologique</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">3337</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Potentiel redox-pH du sol et des plantes et pratiques agricoles</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/potentiel-redox-ph-du-sol-et-des-plantes-et-pratiques-agricoles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[adeline]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Dec 2023 09:21:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agroécologie]]></category>
		<category><![CDATA[agroécologie]]></category>
		<category><![CDATA[agronomie]]></category>
		<category><![CDATA[plantes]]></category>
		<category><![CDATA[Potentiel redox-pH]]></category>
		<category><![CDATA[pratiques agricoles]]></category>
		<category><![CDATA[sol]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Piloter les agrosystèmes avec le potentiel redox-pH du sol et des plantes</p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/potentiel-redox-ph-du-sol-et-des-plantes-et-pratiques-agricoles/">Potentiel redox-pH du sol et des plantes et pratiques agricoles</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Piloter les agrosystèmes avec le potentiel redox-pH du sol et des plantes</h1>



<p class="has-text-align-justify has-medium-font-size wp-block-paragraph">Découvrez comment le potentiel redox-pH régit le fonctionnement du sol et des plantes et quelles sont les pratiques agricoles qui l&rsquo;impactent. </p>



<p class="has-text-align-right has-ast-global-color-0-color has-text-color has-small-font-size wp-block-paragraph">Date de publication : 13 décembre 2023</p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">L’agroécologie s’appuie sur des processus et mécanismes naturels pour favoriser la disponibilité des éléments nutritifs pour les plantes dans le but de diminuer la dépendance aux intrants agricoles de synthèse. <strong>De nombreux facteurs interviennent dans la mise à disposition des nutriments présents dans le sol pour les cultures. </strong>C’est notamment le cas du pH et du potentiel d’oxydo-réduction (Eh). Ainsi, plusieurs auteurs ont montré que les plantes fonctionnaient au sein d’une gamme interne de redox Eh/pH bien spécifique. Et qu’elles ont la capacité de modifier ces paramètres dans la rhizosphère pour assurer l’homéostasie intracellulaire.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le potentiel redox</h4>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Des déséquilibres de ce potentiel redox peuvent également causer des dommages sévères voire la mort des cellules. Le fonctionnement physiologique de la plante dépend donc d’une gamme Eh/pH donnée. Et celle-ci doit assurer le maintien de ces paramètres, quel que soit le milieu. Les microorganismes interviennent également dans la régulation de ce potentiel en modifiant le Eh et le pH de leur environnement, selon leurs besoins. Ils contribuent ainsi indirectement, via leur sélection, à améliorer les conditions Eh/pH du milieu dans lequel se trouve la plante.</p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph"><strong>Quatre grands types de pratiques impactent les conditions Eh-pH des sols : </strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>l’<strong>apport d’amendements</strong></li>



<li>l’<strong>irrigation ou le drainage</strong>,</li>



<li>le <strong>travail du sol </strong></li>



<li>le <strong>type de plantes cultivées</strong>. </li>
</ul>



<p class="has-ast-global-color-5-color has-vivid-red-background-color has-text-color has-background wp-block-paragraph">Par ailleurs<strong>, l’agriculture conventionnelle repose sur des pratiques oxydantes</strong> (engrais minéraux et pesticides) qui permettent certes une croissance rapide des plantes. Mais cela se fait au détriment de leur état sanitaire. Et <strong>les pratiques actuelles de lutte contre les bioagresseurs consistent à accompagner les plantes dans sa réaction de lutte par suroxydation</strong>. A l’inverse, <strong>une protection agroécologique basée sur le redox reposerait sur un maintien dynamique de l’homéostasie Eh-pH</strong>. Cela correspondrait à la recherche d’un maintien des équilibres des électrons et des protons dans les différentes parties de la plante.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le couple redox-pH comme indicateur d’une bonne activité électronique</strong></h2>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph"><strong>Les réactions d&rsquo;oxydo-réduction ou réactions rédox constituent une grande classe de réactions chimiques</strong>. Elles sont à la base de la conversion de l’énergie chimique en énergie électrique et vice versa. Ce sont des réactions pour lesquelles un ou plusieurs électrons sont globalement échangés entre les réactifs. En fonction de sa capacité à gagner ou perdre des électrons, le réactif est appelé « Oxydant » s’il est susceptible de gagner un ou plusieurs électrons. Et « Réducteur » s’il est susceptible de perdre un ou plusieurs électrons. <strong>Les propriétés oxydantes et réductrices sont en lien avec l’électronégativité</strong>. Les atomes qui sont fortement électronégatifs sont de bons oxydants (fluor, oxygène…). Les atomes métalliques, plus particulièrement les alcalins, quant à eux sont des réducteurs efficaces par leur potentiel d’ionisation faible (sodium…).</p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Dans une grande partie des réactions d’oxydoréduction mises en jeu dans le sol (nitrification, dénitrification…) <strong>le transfert d’électron s’accompagne le plus souvent d’un transfert de protons</strong>. Des travaux ont montré que le potentiel Redox Eh seul ne pouvait pas être utilisé en tant que bon indicateur de l’activité électronique. Ainsi,<strong> pour qu’une valeur de Eh puisse être interprétée, cette dernière doit obligatoirement être accompagnée de la valeur du pH correspondant</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le couple redox-pH des sols</strong></h2>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des sols cultivés avec un redox entre 300 et 500 mV/ENH</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph"></p>



<div class="wp-block-media-text alignwide is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:33% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="415" height="117" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/12/classes-sol-en-fonction-redox.png?resize=415%2C117&#038;ssl=1" alt="Des sols cultivés avec un redox entre 300 et 500 mV/ENH" class="wp-image-3087 size-full" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/12/classes-sol-en-fonction-redox.png?w=415&amp;ssl=1 415w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/12/classes-sol-en-fonction-redox.png?resize=300%2C85&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 415px) 100vw, 415px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="wp-block-paragraph">Dans les sols, <strong>le potentiel redox (Eh) fluctue entre -300 et +900 mV/ENH</strong>. En fonction des potentiels redox mesurés dans les sols, quatre classes principales de sol ont été définies.</p>
</div></div>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph"><strong>Les sols cultivés se situent le plus souvent entre 300 et 500 mV/ENH en conditions aérobies. Leur pH est compris entre 4 et 9</strong>. Aujourd’hui, la littérature considère qu’il existe une corrélation négative entre pH et Eh dans les sols. Une augmentation du pH est souvent accompagnée d’une diminution du Eh. Les valeurs du Eh du sol dépendent aussi fortement du taux d’humidité du sol. Ainsi les sols secs (conditions aérobies) ont un Eh généralement supérieur à 400 mV/ENH, les sols humides un Eh compris entre 200 et 400 mV/ENH et les sols inondés (conditions anaérobies) un Eh inférieur à 200 mV/ENH.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La structure du sol, paramètre clé de régulation des conditions redox-pH des sols</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph"><strong>Le paramètre clef de régulation des conditions Eh-pH est la structure du sol</strong> (liée à la matière organique, à l’activité biologique et aux argiles). En effet, c&rsquo;est elle qui permet, ou non, la circulation d’air et donc d’oxygène, alors que ce dernier diffuse très lentement dans l’eau.<strong> Ainsi, cette capacité à permettre la circulation d’air par les macropores, tout en retenant l’eau dans les micropores, joue un rôle fondamental dans la régulation des fluctuations dans le temps</strong>. Une bonne structure confère donc au sol une capacité à tamponner ces fluctuations redox.</p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Ainsi, sur un sol compacté, les plantes rencontrent des successions de conditions asphyxiantes (après saturation en eau) puis très oxydantes (après période sèche). Finalement, elles se trouvent donc très rarement dans des conditions favorables à leur développement. A l’inverse, <strong>un sol bien structuré </strong>(grâce à une activité biologique élevée, un taux de carbone élevé et à un taux d’argile équilibré), <strong>fournit aux plantes des conditions redox équilibrées la majeure partie du temps.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Conditions redox-pH et biodisponibilité des nutriments</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph"><strong>Le redox et le pH du sol ont un effet très fort sur la disponibilité des nutriments du sol et leur assimilabilité par les plantes.</strong> </p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">La figure ci-dessous représente l’effet du pH sans la disponibilité des éléments.</p>



<div class="wp-block-media-text alignwide is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="581" height="278" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/12/effet-pH-sur-dispo-nutriments.png?resize=581%2C278&#038;ssl=1" alt="L’effet du pH sans la disponibilité des éléments." class="wp-image-3088 size-full" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/12/effet-pH-sur-dispo-nutriments.png?w=581&amp;ssl=1 581w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/12/effet-pH-sur-dispo-nutriments.png?resize=300%2C144&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 581px) 100vw, 581px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="wp-block-paragraph">Le <strong>potentiel d’oxydoréduction aura quant à lui un impact lorsque des changements de conditions hydriques ou de tassement de sol seront observées</strong>. L’azote, le manganèse, le fer et le soufre sont directement impactés par le Eh du sol. Alors que N et S sont sous forme fortement mobile dans le sol dans des conditions oxydées (respectivement sous forme NO<sub>3-</sub> et SO<sub>4</sub> <sup>2-</sup> ), la mise en place de conditions anaérobies engendre un changement de la forme prédominante de N (qui devient NH<sub>4</sub><sup>+ </sup> ) et de S (qui devient S<sub>2</sub> <sup>&#8211;</sup>) dans les sols. Cela engendre alors une <strong>plus forte adsorption de N et une perte de S pour la plante</strong>.</p>
</div></div>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">A contrario, l<strong>a réduction de Fe et Mn, présents en milieu aérobie sous forme d’oxydes insolubles, améliore la disponibilité des deux éléments</strong>. Ces dernières passent alors sous la forme soluble Fe<sup>2+</sup> et Mn<sup>2+</sup>. Dans certaines situations, <strong>la trop forte libération de Fe et Mn dans la solution du sol peut même engendrer des cas de toxicité chez les plantes</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le couple redox-pH des plantes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La photosynthèse, réaction de réduction primaire</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">La réaction de la photosynthèse sous sa forme classique correspond à une réduction du carbone du CO<sub>2</sub> en glucose. Dans cette réaction, les plantes relâchent l’oxygène et conservent l’hydrogène riche en énergie, en « l’accrochant » à du carbone. L’hydrogène étant composé d’un proton et d’un électron, <strong>la photosynthèse correspond donc à une réduction </strong>(« gain » d’électrons)<strong> et une acidification </strong>(« gain » de protons). Cela donne bien tout son sens à mettre en avant l’importance des équilibres Eh (électrons) et pH (protons) dans les plantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un rôle important dans la croissance des plantes</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Les réactions d&rsquo;oxydoréduction sont essentielles au métabolisme des plantes : régulation des enzymes, pompage de protons, régulation des canaux ioniques, régulation de la croissance. Par ailleurs, l<strong>e Eh régule les interactions protéine-ADN</strong>. Il joue un rôle clé dans l&rsquo;expression des gènes, la réplication de l&rsquo;ADN et la stabilité du génome. Il contribue également à la <strong>bonne perception par la plante de son environnement</strong> (température, intensité lumineuse, etc.) <strong>et du stress abiotique</strong>. Enfin la phénologie des plantes est également étroitement liée au potentiel redox : dormance, germination, croissance des racines.</p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Les conditions réduites (&lt; +350 mV/ENH) sont particulièrement contraignantes pour de nombreuses plantes. Lorsque le Eh passe en dessous de 350 mV/ENH, la croissance s’atténue fortement. Cela s&rsquo;explique notamment par une baisse des activités de photosynthèse et des activités enzymatiques. <strong>Les valeurs de Eh permettant une croissance optimale sont quant à elles comprises entre 400 et 450 mV/ENH</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Trois mécanismes de régulations redox-pH chez les plantes</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph"><strong>L’état redox est un déterminant critique du fonctionnement de la cellule.</strong> Tout déséquilibre majeur peut causer des dommages ou la mort. La régulation redox est ainsi un élément central de l’ajustement du métabolisme et du développement de la plante aux conditions environnementales. <strong>Afin de maintenir l’homéostasie Eh-pH nécessaire à son fonctionnement, la cellule a mis en place trois grands mécanismes de régulation interne</strong>. </p>



<p class="wp-block-paragraph">La <strong>compartimentation </strong>qui permet d’assurer l’homéostasie des organites à leurs niveaux de fonctionnement spécifiques. Dans une cellule végétale, la situation est compliquée du fait de son métabolisme photosynthétique très réactif. En effet, les chloroplastes générant des intermédiaires redox avec des potentiels redox très fortement négatifs. </p>



<p class="wp-block-paragraph">La régulation des niveaux redox passe alors par un <strong>réseau très complexe de tampons chimiques </strong>qui permet, en cascade, de maintenir l’homéostasie à court terme. Quand ces tampons sont dépassés, les modifications de l’état redox induisent une réponse au niveau de la<strong> transcription</strong>. Avec en particulier la formation de protéines ayant des acides aminés facilement oxydables (cystéine, tyrosine ou tryptophane). Ces acides jouent un rôle de leurre. Ou ils seront « sacrifiés » pour éviter ou retarder l’oxydation de parties plus importantes pour le fonctionnement de la protéine.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une régulation aussi dans la rhizosphère</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Au-delà de la régulation interne de cette homéostasie, un mécanisme fondamental est la régulation de son milieu extérieur, en particulier au niveau de la rhizosphère. Cette régulation se fait via les exsudations racinaires et la mobilisation de microorganismes spécifiques.</p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Dans tous les cas, <strong>le maintien dynamique de l’homéostasie Eh-pH (et de l’homéostasie en général) est un processus consommateur d’énergie</strong>. Que ce soit à l’échelle intracellulaire (fabrication de protéines, mise en œuvre de pompes, en particulier à protons qui consomment de l’ATP) ou à l’échelle de la plante (exsudation racinaire en particulier). Ainsi, tout déséquilibre des conditions extérieures entraîne une oxydation des différents compartiments des plantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Stress et déséquilibres redox-pH des plantes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Niveaux de stress et états des plantes</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph"><strong>Un stress d’intensité modérée conduit à l’oxydation de la plante</strong>. Elle entre alors dans un état d’alarme, de prédisposition aux maladies. En réponse, elle modifie son métabolisme et produit des antioxydants. L&rsquo;objectif est de se maintenir à un niveau d’oxydation plus bas et dans un état d’acclimatation, de tolérance/résistance aux maladies. Si le stress se prolonge, la capacité de production d’antioxydants par la plante en réponse au stress finit par baisser. Cela conduit à une phase d’épuisement et à une remontée du niveau d’oxydation. A ce stade, les processus sont encore réversibles.<strong> L’oxydation ne conduit « qu’à » l’oxydation de certaines molécules et en conséquence à une forte sensibilité des plantes aux maladies</strong>. Au-delà d’un certain niveau d’oxydation, les processus deviennent irréversibles, conduisant à l’effondrement et la mort.</p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">L’énergie consacrée par la plante à la régulation de l’homéostasie Eh-pH n’est plus disponible pour la croissance, qui est ralentie. <strong>La baisse de la production de feuilles, capables de photosynthèse, correspond à une baisse de sa capacité de réduction et donc de production d’antioxydants.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Stress abiotiques et redox-pH</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph"><strong>Les conditions climatiques impactent fortement les équilibres Eh-pH des plantes</strong>. Les faibles ou les très fortes intensités lumineuses conduisent à une élévation du Eh des plantes, avec une alcalinisation de l’apoplaste, du xylème et des vacuoles, mais une baisse du pH dans le cytosol. <strong>De manière similaire, les températures extrêmes conduisent à une élévation du Eh et une augmentation du pH.</strong></p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph"><strong>Les conditions hydriques ont également un impact très marqué. </strong>La sécheresse conduit à une forte oxydation et de manière générale à une augmentation du pH. L’engorgement ou la submersion conduisent à une très forte réduction des racines (asphyxie) mais à l’inverse, à une oxydation des parties aériennes (liée à une baisse de la photosynthèse) et une augmentation du pH dans l’apoplaste (mais une baisse du pH dans le cytoplasme).</p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph"><strong>Les conditions liées au sol impactent également les conditions Eh-pH des plantes.</strong> Le pH des plantes est très spécifique et remarquablement constant pour une espèce donnée. Cependant, cette régulation du pH se fait au prix d’une importante dépense énergétique qui conduit à une oxydation des plantes. Et d’autant plus marquée que le pH de la rhizosphère est déséquilibré, les pH alcalins conduisant à une oxydation plus marquée que les pH acides. <strong>La salinité est également un stress majeur pour les plantes, conduisant à leur oxydation et alcalinisation.</strong> De faibles concentrations de différents éléments toxiques (Al, Cd, Hg, As, Pb etc.) ou des fortes concentrations d’ions métalliques (Co, Cu, Fe, Mn, Mo, Ni, Zn) conduisent à une oxydation des plantes. </p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Enfin, il ne faut pas oublier <strong>le stress oxydatif causé par les traitements phytosanitaires</strong>. En particulier les traitements herbicides, qui conduisent pour la plupart à une oxydation des plantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Stress biotiques et redox-pH</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Comme pour les stress abiotiques, <strong>les stress biotiques conduisent de manière générale à une oxydation et une alcalinisation de l’apoplaste</strong>. Virus, bactéries et champignons pathogènes impactent la photosynthèse de différentes manières. <strong>Les bioagresseurs sont aussi régis par leur propre valeur de couple redox-pH</strong>. Les champignons pathogènes se développent dans des conditions très acides et oxydées (champignons nécrotrophes, souvent telluriques), acides et oxydées (champignons biotrophes, souvent aériens). </p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph"><strong>Les bactéries se développent dans des conditions aérobies et :</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>à pH légèrement acide</strong> pour celles se développant dans l’apoplaste (Pseudomonas spp. etc.),</li>



<li><strong>neutre à légèrement alcalines </strong>pour celles se développant dans le xylème (Xylella spp. etc.) </li>



<li><strong>alcalines</strong> pour celles se développant dans le phloème. </li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les virus eux se développent dans des conditions alcalines</strong> (dans le phloème), à Eh relativement bas, mais qui correspond à des conditions de phloème oxydées.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="791" height="500" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/12/conditions-Eh-pH-bioagresseurs.png?resize=791%2C500&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3090" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/12/conditions-Eh-pH-bioagresseurs.png?w=791&amp;ssl=1 791w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/12/conditions-Eh-pH-bioagresseurs.png?resize=300%2C190&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/12/conditions-Eh-pH-bioagresseurs.png?resize=768%2C485&amp;ssl=1 768w" sizes="(max-width: 791px) 100vw, 791px" /></figure>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">C<em>onditions Eh-pH optimales pour le développement/attaques des différents types de bioagresseurs.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Nutrition des plantes et redox-pH</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph"><strong>Des carences en N, P ou K conduisent à l’oxydation.</strong> Avec cependant une alcalinisation pour l’azote mais une acidification pour la potasse ou le phosphore. Des carences en oligo-éléments essentiels à la photosynthèse, comme le Fe ou le Mn, font baisser celle-ci. Cela conduit ainsi à une oxydation et alcalinisation de la plante.</p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph"><strong>La forme d’azote minéral absorbé impacte très fortement le pH de la plante.</strong> Avec une forte acidification suivant l’absorption d’ammonium et une forte alcalinisation pour les nitrates. L’absorption de nitrate conduit à une forte oxydation des plantes mais à une baisse du Eh dans la rhizosphère. C&rsquo;est liée à la consommation d’oxygène pour l’absorption active de NO<sub>3</sub><sup>&#8211;</sup> par les racines.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Effets des pratiques agricole sur le redox-pH</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Effets des pratiques sur le redox-pH du sol</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h4 class="wp-block-heading">4 types de pratiques impactantes</h4>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quatre grands types de pratiques agricoles impactent les conditions Eh-pH des sols, que ce soit temporairement ou plus durablement :</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Des amendements peuvent être apportés pour augmenter durablement le pH des sols acides</strong> comme le chaulage. Les amendements organiques ont un impact plus durable de régulation du Eh et du pH, en jouant également sur la structuration du sol.</li>



<li><strong>L’irrigation ou le drainage impactent fortement, mais à court terme, les conditions Eh</strong>. En effet, la diffusion de l’oxygène dans l’eau est 10 000 fois plus lente que dans l’air. Une hausse du pH est généralement observée après submersion.</li>



<li><strong>Le travail du sol impacte Eh et pH du sol</strong>, principalement du fait de l’altération de la structure. La densité apparente et la taille des agrégats influencent fortement la profondeur à laquelle l’oxygène diffuse.</li>



<li><strong>Le type de plantes cultivées et leur séquence dans les rotations ont une forte influence sur Eh et pH du sol</strong>. D’une part, les plantes et les microorganismes associés jouent un rôle fondamental dans la formation et l’altération des sols. D’autre part, la production de biomasse et les apports au sol impactent fortement la matière organique des sols qui constitue le réservoir d’électrons et tamponne les fluctuations Eh et pH.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h4 class="wp-block-heading">Comparatif systèmes conventionnels et systèmes en agriculture de conservation</h4>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Une  comparaison de systèmes conventionnels avec travail du sol, faible diversité des espèces cultivées et faible intensité de culture, avec des systèmes en agriculture de conservation (AC) sans travail du sol mais avec introduction dans les rotations de couverts végétaux tout au long de l’année a été réalisée. Elle a montré que <strong>les sols en AC étaient plus réduits et plus proches de la neutralité que ceux en systèmes conventionnel</strong>. Le travail du sol, avec retournement, conduit à une inversion des gradients Eh. Les sols en AC sont plus réduits dans l’horizon de surface (0-5cm) que dans l’horizon inférieur (15-25 cm).</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Effets des pratiques sur le redox-pH des plantes</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph"><strong>La capacité à tamponner les fluctuations Eh-pH du sol conduisant à limiter les stress subis par les plantes</strong>, l’ensemble des pratiques qui permettent de développer cette capacité tampon dans les sols contribuent à l’équilibre des plantes. Cette capacité tampon repose essentiellement sur la structure du sol. Comme la majeure partie de l’énergie nécessaire à cette construction et à l’entretien de la structure est fournie par les plantes, toutes les pratiques qui permettent d’augmenter la photosynthèse/production de biomasse ont à moyen terme un effet favorable sur l’homéostasie Eh-pH des plantes. Parmi ces pratiques, l’insertion de couverts végétaux/plantes de services joue un rôle prépondérant. A l’inverse, <strong>le travail du sol qui conduit à moyen terme à la déstructuration des sols et limite les périodes de production végétale </strong>(du fait des périodes de sol nu), <strong>contribue à accroître les stress subis par les plantes.</strong></p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Les <strong>applications d’intrants chimiques ou de produits organiques impactent rapidement et plus ou moins durablement les conditions Eh-pH des plantes</strong>. Même si les informations concernant ces impacts sur les niveaux d’oxydation des plantes sont rares, on peut aisément distinguer :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>les produits conduisant à l’oxydation de la plante</strong>, parmi lesquels la plupart des herbicides, de nombreux engrais minéraux (formes oxydées en « -ate » ; formes chlorées etc.) et la plupart des pesticides curatifs (qui accompagnent la plante dans la destruction des pathogènes par suroxydation)</li>



<li><strong>les produits conduisant à une réduction des plantes</strong>, parmi lesquels l’urée, certains pesticides préventifs (comme les dithiocarbamates, extrêmement réduits, qui se déposent sur les feuilles et empêchent le développement des pathogènes par réduction forte) et de nombreux produits alternatifs comme les macérations, extraits fermentés, ou microorganismes.</li>
</ul>


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<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Pour approfondir le sujet, vous pouvez consulter <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/category/gestion-des-sols/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">nos publications en lien avec les sols.</a></p>



<h2 class="wp-block-heading">Sources</h2>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph"><em>HUSSON Olivier, 2022. Re-conception des systèmes de culture et pilotage des pratiques pour une protection agroécologique des culture par maintien dynamique des équilibres Eh (potentiel redox)-pH dans les systèmes sols-plantes-microorganismes. Vers une approche systémique et holistique de la « santé unique ». </em></p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph"><em><a href="https://theses.hal.science/tel-04168569/document" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jeremy Jean-Guy Cottes</a>. Le couple Eh/pH du sol : sa mesure, son impact sur la mobilité des nutriments et la croissance du tournesol. Sciences de la Terre. Institut National Polytechnique de Toulouse &#8211; INPT, 2019. Français. ffNNT : 2019INPT0079ff. fftel-04168569f</em></p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/potentiel-redox-ph-du-sol-et-des-plantes-et-pratiques-agricoles/">Potentiel redox-pH du sol et des plantes et pratiques agricoles</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">3086</post-id>	</item>
		<item>
		<title>L&#8217;outil test bêche</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/outil-test-beche/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lola]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 May 2022 15:56:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Gestion des sols]]></category>
		<category><![CDATA[Mieux connaître ses sols]]></category>
		<category><![CDATA[agroécologie]]></category>
		<category><![CDATA[agronomie]]></category>
		<category><![CDATA[test bêche]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/?p=1655</guid>

					<description><![CDATA[<p>Présentation de l'outil agronomique test bêche pour réaliser un diagnostic rapide des états physiques, chimiques et biologiques du sol. </p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/outil-test-beche/">L&rsquo;outil test bêche</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Le test bêche : un outil de diagnostic de l’état structural des sols</h1>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Nous savons aujourd’hui que l’<strong>état des sols agricoles</strong> peut avoir un impact sur les rendements à la récolte. Dans ce contexte, cette vidéo vous présente le <strong>test bêche : un outil agronomique facile à mettre en place et permettant de réaliser un diagnostic rapide des états physiques, chimiques et biologiques du sol.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Le test bêche : Un outil de diagnostic de l’état structural des sols" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/wVGXjYU6GJk?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading">Le test bêche</h2>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <strong>matériel nécessaire</strong> est simple&nbsp;: une bêche de 40 cm, un couteau, un mètre et une bâche blanche. </p>



<p class="wp-block-paragraph">En outre, le test bêche renseigne principalement sur les <strong>compactions du sol</strong>, et donc sur la nécessité d’un travail mécanique plus ou moins profond. La <strong>qualité des agrégats</strong> peut être interprétée à l’aide de la grille VESS. Cette dernière est un outil de classification de la qualité structurale des sols. De plus, l’observation du volume de sol exploré par les racines donne un indicateur intéressant sur l<strong>’état structural</strong>. Elle laisse également la possibilité de se rendre compte de l’<strong>activité biologique du sol</strong>. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est alors possible de coupler cette observation avec à un comptage de vers de terre, par exemple. Par la même occasion des mesures chimiques peuvent être associées. Il peut alors s&rsquo;agir de mesurer le pH ou la teneur en calcaire actif. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le test bêche <strong>permet in fine d’établir un diagnostic</strong>. Et donc, il peut solutionner les éventuelles problématiques grâce à la mise en place d’un plan d’action. Ce dernier peut contenir : fissuration, amendement carbonaté ou organique, chaulage de redressement, etc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous utilisons le test bêche également sur nos essais mis en place en collectif (GIEE/GSI). Ce test permet de <strong>comparer l’évolution du sol</strong> en fonction des :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>i<strong>tinéraires techniques</strong> non labour/travail du sol, </li>



<li><strong>précédents culturaux</strong>,</li>



<li>types de <strong>couverts</strong> d’interculture. </li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">En complément, un <strong>mini profil 3D ou une fosse pédologique</strong> peuvent aussi être réalisés, afin d’avoir un regard sur les horizons plus profonds.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les conseillers agronomes <a href="http://cerfrance.fr">Cerfrance</a> se tiennent à votre disposition pour évaluer l’état de vos sols et mettre en place un plan d’actions.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-medium-font-size wp-block-paragraph">Retrouvez toutes nos publications pour <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/category/gestion-des-sols/mieux-connaitre-ses-sols/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">mieux connaître vos sols</a> sur notre site internet.</p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/outil-test-beche/">L&rsquo;outil test bêche</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
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