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	<title>Archives des Lin - L&#039;Atelier des études économiques</title>
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		<title>Le lin : répondre aux marchés !</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/le-lin-repondre-aux-marches/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lola]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Feb 2024 16:27:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le lin : produire davantage pour répondre aux marchés !</p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/le-lin-repondre-aux-marches/">Le lin : répondre aux marchés !</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier">L&#039;Atelier des études économiques</a>.</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Le lin : produire davantage pour répondre aux marchés !</h2>



<p class="has-medium-font-size">Découvrez notre dernière veille économique spécialisée et intitulée : le lin produire davantage pour répondre aux marchés !</p>



<p class="has-text-align-right has-luminous-vivid-orange-color has-text-color">Date de publication : 06/02/2024 &#8211; Rédaction : Didier ROINSON</p>



<p class="has-ast-global-color-5-color has-luminous-vivid-orange-background-color has-text-color has-background">Sur un marché de niche, la production de lin peine à répondre à la demande croissante. Les prix des fibres s’envolent. Les aléas de production à répétition ne pénalisent pas les marges brutes de la culture, mais ils obligent la filière à s’adapter.  Les enjeux majeurs : produire plus et mieux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La filière lin dans l’incapacité de répondre à la demande mondiale ?</h2>



<p>Le lin est une micro-niche qui représente moins de 1&nbsp;% de la production des fibres textiles dans le monde.</p>



<p>L’Union Européenne (UE) produit 75 à 80&nbsp;% du lin à fibre mondial. <strong>La France </strong>détient à elle seule 85&nbsp;% des surfaces de l’UE, devant la Belgique et les Pays-Bas. Elle réalise ainsi <strong>60 à 65&nbsp;% de la production mondiale de lin.</strong></p>



<p><strong>La Chine</strong> est un maillon essentiel de la filière lin. Elle est le principal importateur de fibre de lin, le principal producteur et exportateur de fils et de tissus à travers le monde.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le marché est demandeur de lin, mais la production ne suit pas …</h3>



<p><strong>La demande mondiale </strong>en fibre de lin<strong> est durablement dynamique</strong>. Les vêtements en lin sont à la mode tant dans les pays occidentaux (UE, États-Unis), qu’en Asie (Japon, Inde, Chine). Les consommateurs sont en attente de <strong>produits naturels porteurs de sens</strong>. Les atouts du lin : fibre végétale naturelle, faible consommation d’intrants, production renouvelable, etc.</p>



<p>Pour satisfaire cette demande, les tisseurs chinois ont renforcé leurs capacités de tissage. En France et en Europe, les surfaces de lin ont plus que doublé depuis 2010. &nbsp;En 2019, les ventes de fibres longues portaient déjà sur 150&nbsp;000&nbsp;t par an.</p>



<h3 class="wp-block-heading">… et le marché est en forte tension</h3>



<p>Depuis 2020, la filière lin de l’ouest de l’UE (France, Belgique et Pays-Bas) a connu <strong>plusieurs années de turbulences </strong>qui n’ont pas permis de satisfaire la demande. La pandémie de Covid a prolongé la commercialisation de la récolte 2019 sur deux campagnes. La récolte 2020 a souffert d’un faible rendement. Puis la réduction des emblavements 2021 a limité l’offre sur le marché mondial.</p>



<p>La <strong>récolte 2022</strong> a un peu rééquilibré les choses, avec un retour des surfaces, mais le rendement modeste a maintenu les marchés sous tension.</p>



<p>La <strong>récolte 2023</strong> a été très faible, avec une division par deux du rendement moyen historique. Elle ne permettra pas de répondre aux attentes des marchés en 2024. <strong>Les prix s’envolent et les volumes vendus s’orientent à la baisse, fragilisant la filière dans son ensemble.</strong></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2024/02/donnees-culture-teillage-fibres-longues.png?resize=867%2C523&#038;ssl=1" alt="Données pour la culture et le teillage  des fibres longues concernant le marché du lin" class="wp-image-4631" width="867" height="523" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2024/02/donnees-culture-teillage-fibres-longues.png?w=1020&amp;ssl=1 1020w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2024/02/donnees-culture-teillage-fibres-longues.png?resize=300%2C181&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2024/02/donnees-culture-teillage-fibres-longues.png?resize=768%2C464&amp;ssl=1 768w" sizes="(max-width: 867px) 100vw, 867px" /></figure>



<h2 class="wp-block-heading">En France : une dynamique solide liée à la très bonne rentabilité du lin</h2>



<p>En France, <strong>la dynamique des surfaces </strong>s’explique par une très bonne rentabilité de la culture du lin depuis plus de dix ans.</p>



<p>La réduction ponctuelle de l’assolement 2021 est la conséquence du souhait collectif d’éviter une surproduction en période de Covid. Le lin a ainsi rapidement repris sa place dans les assolements 2022 et 2023. Mais sa sensibilité aux aléas climatiques semble freiner son développement.</p>



<div class="wp-block-media-text alignwide is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:41% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="686" height="382" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2024/02/evolution-des-surfaces-par-regions-linieres.png?resize=686%2C382&#038;ssl=1" alt="évolution des surfaces par régions linières" class="wp-image-4632 size-full" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2024/02/evolution-des-surfaces-par-regions-linieres.png?w=686&amp;ssl=1 686w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2024/02/evolution-des-surfaces-par-regions-linieres.png?resize=300%2C167&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 686px) 100vw, 686px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p>La production de lin est toujours très « régionalisée ». <strong>Normandie et Hauts de France</strong> représentent 95 % de la surface française, du fait de leurs bonnes conditions pédoclimatiques, et malgré les épisodes de chaleur récents. La présence d’humidité en été favorise un bon rouissage du lin, condition essentielle à la production d’une fibre haut de gamme.</p>
</div></div>



<h2 class="wp-block-heading">Retour sur les dernières récoltes : les rendements souffrent des aléas</h2>



<p class="has-ast-global-color-5-color has-luminous-vivid-amber-background-color has-text-color has-background">Depuis 2020, les rendements nationaux sont nettement inférieurs à la moyenne historique qui était de 1,4 t de fibres longues par hectare.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="1024" height="526" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2024/02/evolution-du-prix-des-fibres-longues-et-de-la-parite-E-.png?resize=1024%2C526&#038;ssl=1" alt="évolution du prix des fibres longues et de la parité € /$" class="wp-image-4633" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2024/02/evolution-du-prix-des-fibres-longues-et-de-la-parite-E-.png?resize=1024%2C526&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2024/02/evolution-du-prix-des-fibres-longues-et-de-la-parite-E-.png?resize=300%2C154&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2024/02/evolution-du-prix-des-fibres-longues-et-de-la-parite-E-.png?resize=768%2C394&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2024/02/evolution-du-prix-des-fibres-longues-et-de-la-parite-E-.png?w=1089&amp;ssl=1 1089w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h3 class="wp-block-heading">La récolte 2020 est un mauvais cru</h3>



<p>Malgré une surface record semée en lin (141 000 ha), le volume de fibres commercialisables associé à la récolte baisse. 12 % des surfaces ne sont pas récoltées (vent et sécheresse). Le rendement moyen de <strong>0,9 t / ha de fibres longues </strong>est le moins bon résultat depuis la récolte 2011. Sur l’année civile 2021<strong>,</strong> les échanges mondiaux de fibres longues reprennent après le creux lié au Covid. Le prix des fibres longues est de <strong>2,80 € / Kg</strong> <strong>sur les 12 mois de 2021</strong>.</p>



<p>La faible récolte 2020 contribue ainsi à <strong>limiter les stocks mondiaux de lin. Elle initie une lente hausse des prix des fibres.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Baisse des surfaces pour la récolte 2021</h3>



<p><strong>La récolte 2021</strong> de lin subit une <strong>forte baisse des surfaces (- 30 %)</strong>, suite aux engagements de la filière de début d’année. La pluie importante de l’été accentue <strong>la verse </strong>et retarde certains arrachages. 3 % des surfaces ne sont pas récoltées. Le <strong>rendement </strong>est<strong> correct</strong> <strong>(1,3 t / ha </strong>de fibres longues), mais la <strong>qualité est médiocre</strong>. Le teillage et la vente de la récolte 2021 se déroulent pour l’essentiel sur 2022, dans un marché avec une offre limitée et peu de stocks. Sur l’année civile 2022<strong>, </strong>la production de fibres de l’UE (trois pays) se stabilise à 153 000 t. Les ventes sont assez proches (145 000 t). Le prix des fibres longues s’envole depuis l’été 2022 et atteint<strong> 4,20 € / Kg sur les 12 mois de 2022</strong>. La <strong>récolte 2021</strong> se valorise<strong> autour de 3,75 € / Kg</strong>.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La récolte 2022 retrouve une dynamique plus habituelle</h3>



<p>Les surfaces semées en lin retrouvent presque leur niveau de 2020, et le teillage de la récolte commence dès l’automne. La production de paille est pénalisée par des pics de chaleur précoces, mais le <strong>taux de filasse </strong>(&gt; 20 %)<strong> et la qualité sont bons. </strong>Le rendement moyen est voisin de <strong>1,1 t / ha de fibres longues</strong>. Le prix des fibres longues dépasse les<strong> 6,00 € / Kg sur les 12 mois de l’année civile.</strong> On peut ainsi envisager une très bonne valorisation de la récolte 2022, <strong>entre 5,00 et 6,00 € / Kg de fibres longues</strong>.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La récolte 2023 renforce la tension sur le marché du lin</h3>



<p>Les conditions climatiques difficiles du printemps étalent et retardent les semis, puis des épisodes de sécheresse limitent la croissance du lin. Les rendements en paille chutent de 20 % en moyenne, avec un faible taux de filasse. 6 % des surfaces ne sont pas récoltées, et une bonne partie sont déclarées sinistrées auprès des assurances. Le rendement moyen national serait <strong>entre 0,5 et 0,7 t / ha de fibres longues</strong>, avec une grande hétérogénéité.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="885" height="492" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2024/02/lin-fibre-recolte-2023.png?resize=885%2C492&#038;ssl=1" alt="Lin fibre : estimation récolte 2023" class="wp-image-4634" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2024/02/lin-fibre-recolte-2023.png?w=885&amp;ssl=1 885w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2024/02/lin-fibre-recolte-2023.png?resize=300%2C167&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2024/02/lin-fibre-recolte-2023.png?resize=768%2C427&amp;ssl=1 768w" sizes="(max-width: 885px) 100vw, 885px" /></figure>



<p>Beaucoup de lins de printemps affichent un rendement de 0,5 t / ha, tandis que les lins d’hiver s’en sortent mieux (&gt; 1 t / ha).</p>



<p>Le manque de fibres longues sur un marché en demande fait s’envoler les prix qui dépassent les 8,00 € / Kg début 2024. On peut ainsi envisager une <strong>valorisation exceptionnelle </strong>(au niveau prix) de la récolte 2023, <strong>entre 6,00 et 8,00 € / Kg de fibres longues</strong>.</p>



<p>Par contre, au niveau de la filière, la faible production de fibres longues issues de la récolte 2023 (&lt; 80 000 t ?) va entrainer une <strong>contraction significative des ventes</strong> sur le premier semestre 2024 (- 30 % ?), déjà perceptible.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Malgré les aléas, des marges brutes du lin lui sont très favorables</h2>



<p class="has-ast-global-color-5-color has-luminous-vivid-amber-background-color has-text-color has-background">Malgré les aléas subis ces dernières années, force est de constater la <strong>très bonne résilience des performances économiques du lin.</strong></p>



<p>Marges brutes lin moyennes :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Récolte 2019 : 3 500 € / ha</li>



<li>Récolte 2020 : 2 200 € / ha</li>



<li>Récolte 2021 : 4 300 € / ha</li>



<li>Récolte 2022 : 5 300 € / ha</li>



<li>Récolte 2023 : 2 000 à 5 000 € / ha</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading">La production de lin reste très attractive</h3>



<p>Ces dernières années, les marges brutes lin ont été en moyenne de 3 500 € / ha, soit <strong>+ 2 500 € / ha par rapport à un blé ou un colza.</strong> La production de lin reste donc <strong>très attractive</strong>, quand elle est techniquement possible. Elle permet d’améliorer les situations financières de nombre d’exploitations.</p>



<figure class="wp-block-table"><table class="has-ast-global-color-5-color has-ast-global-color-2-background-color has-text-color has-background"><thead><tr><th class="has-text-align-center" data-align="center">Tendances Lin Cerfrance Seine Normandie</th><th class="has-text-align-center" data-align="center">Rendement en fibres longues (t / ha)</th><th class="has-text-align-center" data-align="center">Prix du kg fibres longues (€ / kg)</th><th class="has-text-align-center" data-align="center">Produit net de teillage (€ / ha)</th><th class="has-text-align-center" data-align="center">Marge brute lin (€ / ha)</th></tr></thead><tbody><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Récolte 2018</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center">1,45</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">3,3</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">4 300 à 5 300</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">3 700 à 4 700</td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Récolte 2019</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center">1,55</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">2,65</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">3 600 à 4 600</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">3 000 à 4 000</td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Récolte 2020</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center">0,9</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">3,1</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">2 000 à 3 600</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">1 400 à 3 000</td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Récolte 2021</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center">1,3</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">3,75</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">4 400 à 5 400</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">3 800 à 4 800</td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Récolte 2022</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>1,1</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>5,0 à 6,0</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>5 500 à 6 600 ?</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>4 800 à 5 900 ?</strong></td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Récolte 2023</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>0,5 à 0,7</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>6,0 à 8,0 ?</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>3 000 à 5 600 ?</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>2 200 à 4 800 ?</strong></td></tr></tbody></table></figure>



<p>Mais cette production reste <strong>très «&nbsp;technique&nbsp;»,</strong> et les résultats ne sont jamais garantis. Selon le contexte, les rendements en fibres varient du simple au double.</p>



<p><strong>Pour la récolte 2023</strong>, malgré un très faible rendement moyen, les marges brutes lin seront encore largement supérieures aux marges brutes blé ou colza.</p>



<p><strong>Pour la récolte 2024, </strong>les opérateurs de la filière s’attendent à une légère hausse des surfaces, à un niveau proche du record de 2020. Le lin d’hiver pourrait représenter plus de 20 % de ces surfaces. Cette hausse va être limitée par la faible disponibilité en semences. Si le climat permet un rendement moyen de 1,0 t / ha, les marges brutes moyennes du lin 2024 seront records.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quels enjeux pour la filière lin ?</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Les prix élevés : un effet favorable à court terme, mais qui fragilise la filière …</h3>



<p>La hausse des prix des fibres matérialise le constat <strong>de l’incapacité de la filière lin à répondre</strong> ces dernières années <strong>à la demande des marchés du lin.</strong> Si cette situation est favorable à court terme aux marges brutes du lin et au revenu des liniculteurs, elle peut être une menace à moyen terme pour la filière lin.</p>



<p><strong>Les filatures chinoises attendent du lin</strong> pour faire tourner leurs usines, et s’il ne vient pas, elles peuvent s’en détourner et utiliser une autre fibre, ou utiliser le lin en mélange avec une autre fibre naturelle pour limiter les prix des produits finis. Par manque de matière et du fait des prix élevés, l’industrie du luxe et les collections de prêt à porter risquent de limiter leurs séries pour les saisons à venir. Sans compter que la hausse de la matière première fragilise&nbsp;les entreprises de tissages récemment réimplantées en France et en Europe dont les coûts se sont envolés. De même, les marchés des composites ne sauront se développer avec les niveaux de prix actuels.</p>



<p>La pérennité de la filière lin passe donc par une <strong>hausse de la production française</strong> qui doit ramener les prix des fibres à des niveaux plus cohérents.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Deux enjeux identifiés comme prioritaires par la filière</h3>



<h4 class="wp-block-heading">Produire plus</h4>



<p>France, Belgique et Pays-Bas doivent produire plus de 150 000 t de fibres longues par an.</p>



<p>Les aléas de ces dernières années font baisser les rendements moyens. Produire davantage de fibres passera donc par une <strong>hausse des surfaces en lin.</strong> Cela nécessite de <strong>disposer de suffisamment de semences de lin</strong>. Rappelons que 1 ha de lin écapsulé ne permet de semer que 5 à 10 ha de lin. La mauvaise récolte de lin 2023 limite de fait les disponibilités en semences pour la récolte 2024, pour laquelle les réapprovisionnements (pour resemis) et les choix variétaux pourraient être limités. La <strong>recherche variétale</strong> vise à obtenir des variétés adaptées aux nouvelles conditions de production. </p>



<p>Le<strong> lin d’hiver se développe </strong>dans les régions à plus faible potentiel. Faire face aux aléas de production passera aussi par la capacité de la filière lin à fournir aux marchés des fibres aux qualités régulières malgré la variabilité des récoltes, ce qui induit la nécessité de <strong>pouvoir stocker plus d’une année de récolte de lin</strong>, avec des capacités de stockage suffisantes.</p>



<p>La hausse des surfaces doit bien sûr respecter les bases agronomiques&nbsp;: rotation des cultures ou prise en compte du potentiel des terres. Les surfaces emblavées doivent enfin être en adéquation avec la disponibilité en matériel de récolte.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Produire mieux</h4>



<p>Le lin a une image très positive, ancrée sur la naturalité, l’été, le «&nbsp;décontracté&nbsp;». Il est présent à tous les niveaux de gamme. Pour <strong>sécuriser son avenir</strong>, les filateurs&nbsp;et les marques recherchent des garanties collectives quant aux critères de qualité et aux valeurs du lin. La filière lin, structurée dans «&nbsp;<strong>l’Alliance du Lin et du Chanvre européens</strong>&nbsp;», nouveau nom de la CELC, y répond en <strong>élargissant la certification «&nbsp;European Flax&nbsp;».</strong> Cette marque de filière, créée en 2012 pour apporter une garantie de traçabilité à la fibre de lin premium cultivée en Europe de l’ouest, est devenue un passeport incontournable pour les entreprises certifiées de l’aval de la filière lin.</p>



<p>La volonté des acteurs de la filière est de renforcer la <strong>démarche RSE </strong>d’European Flax. Il est ainsi prévu en 2024 la co-construction d’<strong>un cahier des charges «&nbsp;amont agricole&nbsp;» et «&nbsp;teillage&nbsp;»,</strong> basé sur les pratiques existantes et commun aux zones de production en France, Belgique et Pays-Bas. À terme, un audit sera mené par un organisme certificateur pour chaque teillage avec un échantillon de liniculteurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quelques axes de recherche soutenus par Arvalis</h2>



<p>Accompagner l’augmentation de la production de lin dans un contexte de changement climatique (besoin hydrique, lutte contre les altises …). Diminuer les recours aux intrants de synthèse (protection intégrée des cultures). Produire des fibres de qualité à la durabilité reconnue (dispositif optique et d’intelligence artificielle pour décrire les fibres de lin en sortie de teillage).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Télécharger la veille économique Le lin : produire davantage pour répondre aux marchés !</h2>


<div class="_3d-flip-book  fb3d-fullscreen-mode full-size" data-id="4627" data-mode="fullscreen" data-title="false" data-template="short-white-book-view" data-lightbox="dark-shadow" data-urlparam="fb3d-page" data-page-n="0" data-pdf="" data-tax="null" data-thumbnail="" data-cols="3" data-book-template="default" data-trigger=""></div><script type="text/javascript">window.FB3D_CLIENT_DATA = window.FB3D_CLIENT_DATA || [];FB3D_CLIENT_DATA.push('eyJwb3N0cyI6eyI0NjI3Ijp7IklEIjo0NjI3LCJ0aXRsZSI6IlZlaWxsZSBcdTAwZTljb25vbWlxdWUgTWFyY2hcdTAwZTkgZHUgbGluIGZcdTAwZTl2cmllciAyMDI0IiwidHlwZSI6InBkZiIsInJlYWR5X2Z1bmN0aW9uIjoiIiwiYm9va19zdHlsZSI6ImZsYXQiLCJib29rX3RlbXBsYXRlIjoibm9uZSIsIm91dGxpbmUiOltdLCJkYXRhIjp7InBvc3RfSUQiOiI0NjI4IiwiZ3VpZCI6Imh0dHBzOlwvXC9ub3JtYW5kaWVtYWluZS5jZXJmcmFuY2UuZnJcL2xhdGVsaWVyXC93cC1jb250ZW50XC91cGxvYWRzXC9zaXRlc1wvMlwvMjAyNFwvMDJcL1ZFSUxMRV9FQ09fTWFyY2hlLWR1LWxpbl9GZXZyaWVyLTIwMjQucGRmIiwicGRmX3BhZ2VzIjoiNCIsInBhZ2VzX2N1c3RvbWl6YXRpb24iOiJub25lIn0sInRodW1ibmFpbCI6eyJkYXRhIjp7InBvc3RfSUQiOiIwIn0sInR5cGUiOiJhdXRvIn0sInByb3BzIjp7ImJhY2tncm91bmRDb2xvciI6ImF1dG8iLCJiYWNrZ3JvdW5kSW1hZ2UiOiJhdXRvIiwiYmFja2dyb3VuZFN0eWxlIjoiYXV0byIsImhpZ2hsaWdodExpbmtzIjoiYXV0byIsImxpZ2h0aW5nIjoiYXV0byIsImNhY2hlZFBhZ2VzIjoiYXV0byIsInJlbmRlckluYWN0aXZlUGFnZXMiOiJhdXRvIiwicmVuZGVySW5hY3RpdmVQYWdlc09uTW9iaWxlIjoiYXV0byIsInJlbmRlcldoaWxlRmxpcHBpbmciOiJhdXRvIiwicHJlbG9hZFBhZ2VzIjoiYXV0byIsImF1dG9QbGF5RHVyYXRpb24iOiJhdXRvIiwicnRsIjoiYXV0byIsImludGVyYWN0aXZlQ29ybmVycyI6ImF1dG8iLCJtYXhEZXB0aCI6ImF1dG8iLCJzaGVldCI6eyJzdGFydFZlbG9jaXR5IjoiYXV0byIsIndhdmUiOiJhdXRvIiwic2hhcGUiOiJhdXRvIiwid2lkdGhUZXhlbHMiOiJhdXRvIiwiY29sb3IiOiJhdXRvIiwic2lkZSI6ImF1dG8iLCJjb3JuZXJEZXZpYXRpb24iOiJhdXRvIiwiZmxleGliaWxpdHkiOiJhdXRvIiwiZmxleGlibGVDb3JuZXIiOiJhdXRvIiwiYmVuZGluZyI6ImF1dG8iLCJoZWlnaHRUZXhlbHMiOiJhdXRvIn0sImNvdmVyIjp7IndhdmUiOiJhdXRvIiwiY29sb3IiOiJhdXRvIiwic2lkZSI6ImF1dG8iLCJiaW5kZXJUZXh0dXJlIjoiYXV0byIsImRlcHRoIjoiYXV0byIsInBhZGRpbmciOiJhdXRvIiwic3RhcnRWZWxvY2l0eSI6ImF1dG8iLCJmbGV4aWJpbGl0eSI6ImF1dG8iLCJmbGV4aWJsZUNvcm5lciI6ImF1dG8iLCJiZW5kaW5nIjoiYXV0byIsIndpZHRoVGV4ZWxzIjoiYXV0byIsImhlaWdodFRleGVscyI6ImF1dG8iLCJtYXNzIjoiYXV0byIsInNoYXBlIjoiYXV0byJ9LCJwYWdlIjp7IndhdmUiOiJhdXRvIiwiY29sb3IiOiJhdXRvIiwic2lkZSI6ImF1dG8iLCJkZXB0aCI6ImF1dG8iLCJzdGFydFZlbG9jaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmlsaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmxlQ29ybmVyIjoiYXV0byIsImJlbmRpbmciOiJhdXRvIiwid2lkdGhUZXhlbHMiOiJhdXRvIiwiaGVpZ2h0VGV4ZWxzIjoiYXV0byIsIm1hc3MiOiJhdXRvIiwic2hhcGUiOiJhdXRvIn0sImhlaWdodCI6ImF1dG8iLCJ3aWR0aCI6ImF1dG8iLCJncmF2aXR5IjoiYXV0byIsInBhZ2VzRm9yUHJlZGljdGluZyI6ImF1dG8ifSwiY29udHJvbFByb3BzIjp7ImFjdGlvbnMiOnsiY21kVG9jIjp7ImVuYWJsZWQiOiJhdXRvIiwiZW5hYmxlZEluTmFycm93IjoiYXV0byIsImFjdGl2ZSI6ImF1dG8iLCJkZWZhdWx0VGFiIjoiYXV0byJ9LCJjbWRBdXRvUGxheSI6eyJlbmFibGVkIjoiYXV0byIsImVuYWJsZWRJbk5hcnJvdyI6ImF1dG8iLCJhY3RpdmUiOiJhdXRvIn0sImNtZFNhdmUiOnsiZW5hYmxlZCI6ImF1dG8iLCJlbmFibGVkSW5OYXJyb3ciOiJhdXRvIn0sImNtZFByaW50Ijp7ImVuYWJsZWQiOiJhdXRvIiwiZW5hYmxlZEluTmFycm93IjoiYXV0byJ9LCJjbWRTaW5nbGVQYWdlIjp7ImVuYWJsZWQiOiJhdXRvIiwiZW5hYmxlZEluTmFycm93IjoiYXV0byIsImFjdGl2ZSI6ImF1dG8iLCJhY3RpdmVGb3JNb2JpbGUiOiJhdXRvIn0sIndpZFRvb2xiYXIiOnsiZW5hYmxlZCI6ImF1dG8iLCJlbmFibGVkSW5OYXJyb3ciOiJhdXRvIn19fSwiYXV0b1RodW1ibmFpbCI6Imh0dHBzOlwvXC9ub3JtYW5kaWVtYWluZS5jZXJmcmFuY2UuZnJcL2xhdGVsaWVyXC93cC1jb250ZW50XC91cGxvYWRzXC9zaXRlc1wvMlwvM2QtZmxpcC1ib29rXC9hdXRvLXRodW1ibmFpbHNcLzQ2MjcucG5nIiwicG9zdF9uYW1lIjoidmVpbGxlLWVjb25vbWlxdWUtbWFyY2hlLWR1LWxpbi1mZXZyaWVyLTIwMjQiLCJwb3N0X3R5cGUiOiIzZC1mbGlwLWJvb2sifX0sInBhZ2VzIjpbXSwiZmlyc3RQYWdlcyI6W119');window.FB3D_CLIENT_LOCALE && FB3D_CLIENT_LOCALE.render && FB3D_CLIENT_LOCALE.render();</script>



<p>Vous pouvez aussi relire la <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/le-lin-valeur-sur-et-marche-porteur/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">veille économique consacrée aux marchés du lin</a> publiée précédemment sur notre site internet.</p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/le-lin-repondre-aux-marches/">Le lin : répondre aux marchés !</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier">L&#039;Atelier des études économiques</a>.</p>
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		<item>
		<title>Lin : valeur sûre et marché porteur</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/le-lin-valeur-sur-et-marche-porteur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lola]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Feb 2023 15:04:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Conjoncture]]></category>
		<category><![CDATA[Cultures industrielles]]></category>
		<category><![CDATA[Production végétale]]></category>
		<category><![CDATA[conjoncture]]></category>
		<category><![CDATA[Lin]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le lin : une valeur sûre, dans un marché porteur</p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/le-lin-valeur-sur-et-marche-porteur/">Lin : valeur sûre et marché porteur</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier">L&#039;Atelier des études économiques</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Le lin : une valeur sûre,&nbsp;dans un marché porteur</h1>



<p>Découvrez notre dernière veille économique sur le <strong>marché du lin : une valeur sûre, dans un marché porteur.</strong></p>



<p>Sur un marché où la <strong>demande est croissante, la production de lin, limitée ces dernières années par les aléas, permet des prix élevés</strong>.</p>



<p>Les <strong>récoltes 2021 et 2022 devraient dégager des marges brutes proches de 4&nbsp;000 € par hectare</strong>. Les perspectives sont très favorables pour cette production aux multiples atouts, mais qui reste une culture à risque.&nbsp; &nbsp;</p>


<div class="_3d-flip-book  fb3d-fullscreen-mode full-size" data-id="3807" data-mode="fullscreen" data-title="false" data-template="short-white-book-view" data-lightbox="dark-shadow" data-urlparam="fb3d-page" data-page-n="0" data-pdf="" data-tax="null" data-thumbnail="" data-cols="3" data-book-template="default" data-trigger=""></div><script type="text/javascript">window.FB3D_CLIENT_DATA = window.FB3D_CLIENT_DATA || [];FB3D_CLIENT_DATA.push('eyJwb3N0cyI6eyIzODA3Ijp7IklEIjozODA3LCJ0aXRsZSI6IlZlaWxsZSBcdTAwZTljbyBtYXJjaFx1MDBlOSBkdSBsaW4gMjAyMyIsInR5cGUiOiJwZGYiLCJyZWFkeV9mdW5jdGlvbiI6IiIsImJvb2tfc3R5bGUiOiJmbGF0IiwiYm9va190ZW1wbGF0ZSI6Im5vbmUiLCJvdXRsaW5lIjpbXSwiZGF0YSI6eyJwb3N0X0lEIjoiMzgwOCIsImd1aWQiOiJodHRwczpcL1wvbm9ybWFuZGllbWFpbmUuY2VyZnJhbmNlLmZyXC9sYXRlbGllclwvd3AtY29udGVudFwvdXBsb2Fkc1wvc2l0ZXNcLzJcLzIwMjNcLzAyXC9WRUlMTEVfRUNPX01hcmNoZS1kdS1saW5fRmV2cmllci0yMDIzLnBkZiIsInBkZl9wYWdlcyI6IjQiLCJwYWdlc19jdXN0b21pemF0aW9uIjoibm9uZSJ9LCJ0aHVtYm5haWwiOnsiZGF0YSI6eyJwb3N0X0lEIjoiMCJ9LCJ0eXBlIjoiYXV0byJ9LCJwcm9wcyI6eyJjYWNoZWRQYWdlcyI6ImF1dG8iLCJyZW5kZXJJbmFjdGl2ZVBhZ2VzIjoiYXV0byIsInJlbmRlckluYWN0aXZlUGFnZXNPbk1vYmlsZSI6ImF1dG8iLCJyZW5kZXJXaGlsZUZsaXBwaW5nIjoiYXV0byIsInByZWxvYWRQYWdlcyI6ImF1dG8iLCJydGwiOiJhdXRvIiwiaW50ZXJhY3RpdmVDb3JuZXJzIjoiYXV0byIsInNoZWV0Ijp7InN0YXJ0VmVsb2NpdHkiOiJhdXRvIiwid2F2ZSI6ImF1dG8iLCJzaGFwZSI6ImF1dG8iLCJ3aWR0aFRleGVscyI6ImF1dG8iLCJjb2xvciI6ImF1dG8iLCJzaWRlIjoiYXV0byIsImNvcm5lckRldmlhdGlvbiI6ImF1dG8iLCJmbGV4aWJpbGl0eSI6ImF1dG8iLCJmbGV4aWJsZUNvcm5lciI6ImF1dG8iLCJiZW5kaW5nIjoiYXV0byIsImhlaWdodFRleGVscyI6ImF1dG8ifSwiY292ZXIiOnsid2F2ZSI6ImF1dG8iLCJjb2xvciI6ImF1dG8iLCJiaW5kZXJUZXh0dXJlIjoiYXV0byIsImRlcHRoIjoiYXV0byIsInBhZGRpbmciOiJhdXRvIiwic3RhcnRWZWxvY2l0eSI6ImF1dG8iLCJmbGV4aWJpbGl0eSI6ImF1dG8iLCJmbGV4aWJsZUNvcm5lciI6ImF1dG8iLCJiZW5kaW5nIjoiYXV0byIsIndpZHRoVGV4ZWxzIjoiYXV0byIsImhlaWdodFRleGVscyI6ImF1dG8iLCJtYXNzIjoiYXV0byIsInNpZGUiOiJhdXRvIiwic2hhcGUiOiJhdXRvIn0sInBhZ2UiOnsid2F2ZSI6ImF1dG8iLCJjb2xvciI6ImF1dG8iLCJkZXB0aCI6ImF1dG8iLCJzdGFydFZlbG9jaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmlsaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmxlQ29ybmVyIjoiYXV0byIsImJlbmRpbmciOiJhdXRvIiwid2lkdGhUZXhlbHMiOiJhdXRvIiwiaGVpZ2h0VGV4ZWxzIjoiYXV0byIsIm1hc3MiOiJhdXRvIiwic2lkZSI6ImF1dG8iLCJzaGFwZSI6ImF1dG8ifSwiaGVpZ2h0IjoiYXV0byIsIndpZHRoIjoiYXV0byIsImdyYXZpdHkiOiJhdXRvIiwicGFnZXNGb3JQcmVkaWN0aW5nIjoiYXV0byJ9LCJjb250cm9sUHJvcHMiOnsiYWN0aW9ucyI6eyJjbWRTYXZlIjp7ImVuYWJsZWQiOiJhdXRvIiwiZW5hYmxlZEluTmFycm93IjoiYXV0byJ9LCJjbWRQcmludCI6eyJlbmFibGVkIjoiYXV0byIsImVuYWJsZWRJbk5hcnJvdyI6ImF1dG8ifSwiY21kU2luZ2xlUGFnZSI6eyJlbmFibGVkIjoiYXV0byIsImVuYWJsZWRJbk5hcnJvdyI6ImF1dG8iLCJhY3RpdmUiOiJhdXRvIiwiYWN0aXZlRm9yTW9iaWxlIjoiYXV0byJ9fX0sImF1dG9UaHVtYm5haWwiOiJodHRwczpcL1wvbm9ybWFuZGllbWFpbmUuY2VyZnJhbmNlLmZyXC9sYXRlbGllclwvd3AtY29udGVudFwvdXBsb2Fkc1wvc2l0ZXNcLzJcLzNkLWZsaXAtYm9va1wvYXV0by10aHVtYm5haWxzXC8zODA3LnBuZyIsInBvc3RfbmFtZSI6InZlaWxsZS1lY28tbWFyY2hlLWxpbi0yMDIzIiwicG9zdF90eXBlIjoiM2QtZmxpcC1ib29rIn19LCJwYWdlcyI6W10sImZpcnN0UGFnZXMiOltdfQ==');window.FB3D_CLIENT_LOCALE && FB3D_CLIENT_LOCALE.render && FB3D_CLIENT_LOCALE.render();</script>



<h2 class="wp-block-heading">Le lin&nbsp;: une filière haut de gamme mondialisée à nouveau dynamique</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Le lin est une micro-niche qui représente moins de 1% de la production des fibres textiles dans le monde</h3>



<p>L’Union Européenne (UE) produit 75 à 80&nbsp;% du lin à fibre mondial. <strong>La France </strong>détient à elle seule 85&nbsp;% des surfaces de l’UE, devant la Belgique et les Pays-Bas. Elle réalise ainsi <strong>60 à 65&nbsp;% de la production mondiale de lin.</strong></p>



<p><strong>La Chine</strong> est un maillon essentiel de la filière lin. Elle est le principal importateur de fibre de lin, le principal producteur et exportateur de fils et de tissus à travers le monde.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le marché est demandeur de lin&nbsp;!</h3>



<p><strong>La demande mondiale en fibre de lin est durablement dynamique</strong>. Les vêtements en lin sont à la mode tant dans les pays occidentaux (UE, États-Unis), qu’en Asie (Japon, Inde, Chine). Les consommateurs sont en attente de <strong>produits naturels porteurs de sens</strong>. Les atouts du lin : fibre végétale naturelle, faible consommation d’intrants, production renouvelable, etc.</p>



<p>Pour satisfaire cette demande, les surfaces de lin françaises ont fortement augmenté entre les récoltes 2015 et 2020.</p>



<p>Puis la filière lin a connu <strong>quelques années de turbulences. </strong>La pandémie de Covid a prolongé la commercialisation de la récolte 2019 jusqu’en 2021 (décalage du solde d’un an). La récolte 2020 a été la moins bonne depuis 2011. Puis la réduction des emblavements 2021 a limité l’offre sur le marché mondial.</p>



<p>La <strong>récolte 2022</strong> se présente dans <strong>un contexte plus serein</strong>, avec un retour des surfaces, et de très bons prix du lin. &nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="574" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/02/etat_fibres_longues_lin_sur_12_mois_glissants.png?resize=1024%2C574&#038;ssl=1" alt="État des fibres longues sur 12 mois glissants" class="wp-image-3810" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/02/etat_fibres_longues_lin_sur_12_mois_glissants.png?resize=1024%2C574&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/02/etat_fibres_longues_lin_sur_12_mois_glissants.png?resize=300%2C168&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/02/etat_fibres_longues_lin_sur_12_mois_glissants.png?resize=768%2C431&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/02/etat_fibres_longues_lin_sur_12_mois_glissants.png?w=1154&amp;ssl=1 1154w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">État des fibres longues sur 12 mois glissants</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">En France&nbsp;: une dynamique solide liée à la très bonne rentabilité du lin</h2>



<p>En France, <strong>la dynamique des surfaces </strong>s’explique par une très bonne rentabilité de la culture du lin depuis près de 10 ans. L’épidémie de Covid a perturbé le commerce du lin (2 mois d’inactivité en 2020). L’appel interprofessionnel en 2021 à la réduction des surfaces a été bien entendu. Après le record de 2020, les emblavements ont chuté de 29&nbsp;%, avec 100&nbsp;000&nbsp;ha de lin.</p>



<p>Les productions limitées de lin 2020 (mauvaise récolte) et 2021 (baisse des surfaces), puis le rétablissement des cours ont facilité le <strong>retour du lin dans les assolements 2022 </strong>(127&nbsp;000&nbsp;ha).</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="747" height="400" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/02/evolution-surfaces-par-regions-linieres.png?resize=747%2C400&#038;ssl=1" alt="Évolution des surfaces par régions linières" class="wp-image-3811" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/02/evolution-surfaces-par-regions-linieres.png?w=747&amp;ssl=1 747w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/02/evolution-surfaces-par-regions-linieres.png?resize=300%2C161&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 747px) 100vw, 747px" /><figcaption class="wp-element-caption">Évolution des surfaces par régions linières</figcaption></figure>



<p>La production de lin est toujours très «&nbsp;régionalisée&nbsp;». <strong>Normandie et Hauts de France</strong> couvrent 95&nbsp;% de la surface française, du fait de leurs bonnes conditions pédoclimatiques, et malgré les épisodes de chaleur récents. La présence d’humidité en été favorise un bon rouissage du lin, condition essentielle à la production d’une fibre haut de gamme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Retour sur les dernières récoltes de lin</h2>



<h3 class="wp-block-heading">La récolte de lin de 2019</h3>



<p>Après l’excellente récolte 2018,<strong> la récolte 2019 a été correcte</strong>&nbsp;: bon rendement et bonne qualité. La commerciali-sation du lin 2019 a été très perturbée par l’aléa «&nbsp;Covid&nbsp;». Les échanges internationaux de lin ont été interrompus pendant plusieurs semaines. &nbsp;Les teilleurs français et européens ont fermé leurs usines au printemps 2020&nbsp;; la consommation de textile d’habillement a chuté. L’arrêt brutal des échanges a fait perdre 1,00&nbsp;€/Kg au prix de la fibre, avant une reprise progressive.</p>



<p>Sur l’année 2020, les usines ont repris progressivement leur activité, mais la production de fibre de l’UE (3 pays) a chuté à 140&nbsp;000&nbsp;t. <strong>Le commerce mondial s’est réduit de 20&nbsp;%,</strong> pour un prix moyen annuel des fibres longues proche de <strong>2,55&nbsp;€/Kg.</strong></p>



<p>En France, les ventes du lin de la récolte 2019 ont pu se prolonger jusqu’en juin 2021.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="547" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/02/evolution-prix-fibres-longues-et-de-la-parite.png?resize=1024%2C547&#038;ssl=1" alt="Évolution du prix des fibres longues et de la partié € / $" class="wp-image-3812" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/02/evolution-prix-fibres-longues-et-de-la-parite.png?resize=1024%2C547&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/02/evolution-prix-fibres-longues-et-de-la-parite.png?resize=300%2C160&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/02/evolution-prix-fibres-longues-et-de-la-parite.png?resize=768%2C410&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/02/evolution-prix-fibres-longues-et-de-la-parite.png?w=1218&amp;ssl=1 1218w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Évolution du prix des fibres longues et de la partié € / $</figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading">La récolte de lin 2020</h3>



<p><strong>La récolte 2020 a été un mauvais cru</strong>. Sur les 141&nbsp;000&nbsp;ha semés en France (record), 12&nbsp;% n’ont pas été récoltés du fait des aléas climatiques&nbsp;: sécheresse et vent. Le rendement moyen de <strong>0,9&nbsp;t/ha de fibres longues </strong>est le moins bon résultat depuis la récolte 2011. Les <strong>lins courts</strong> ont été difficiles à teiller, avec de fortes hétérogénéités. &nbsp;</p>



<p>La faible récolte 2020 a permis de <strong>limiter la hausse des stocks mondiaux de lin.</strong> Paradoxalement, elle est devenue un atout pour rééquilibrer le marché. Début 2021, alors que la pandémie de Covid se poursuivait, la filière lin a préconisé de réduire les semis de façon à limiter la production au niveau de la consommation, encore fragile&nbsp;et pour éviter une hausse des stocks.</p>



<p>Sur l’année civile 2021<strong>, </strong>la production de fibre de l’UE (3 pays) remonte légèrement à 148&nbsp;000&nbsp;t (+&nbsp;5&nbsp;%). Les échanges mondiaux ont repris (148&nbsp;000&nbsp;t, +&nbsp;14&nbsp;%), de même que le prix des fibres longues, à <strong>2,80&nbsp;€/Kg</strong> <strong>sur 12 mois</strong>.</p>



<p>En France, le teillage de la faible récolte 2020 s’est fait en parallèle avec la bonne récolte 2019, pour se terminer au printemps 2022.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La récolte de lin 2021</h3>



<p><strong>La récolte 2021</strong> de lin a subi une <strong>forte baisse des surfaces</strong>, conforme aux souhaits de la filière&nbsp;: &#8211;&nbsp;29&nbsp;% soit 100&nbsp;000&nbsp;ha, au niveau de la surface de 2017. Le <strong>rendement est correct</strong> (1,3&nbsp;t/ha de fibres longues), mais la <strong>qualité est médiocre</strong>. La pluviométrie importante de l’été a accentué <strong>la verse </strong>et retardé certains arrachages. 3&nbsp;% des surfaces n’ont pas été récoltées.</p>



<p>Le teillage et la vente de la récolte 2021 se sont déroulé pour l’essentiel sur 2022, dans un marché avec une offre limitée et peu de stocks. Sur l’année civile 2022<strong>, </strong>la production de fibre de l’UE (3 pays) remonte légèrement à 155&nbsp;000&nbsp;t. Les ventes sont quasi stables (145&nbsp;000&nbsp;t). Le prix des fibres longues s’envole depuis l’été (+1,00&nbsp;€/Kg en 6 mois) et atteint<strong> 4,00&nbsp;€/Kg sur 12 mois.</strong></p>



<p>La <strong>récolte 2021</strong> pourrait se valoriser<strong> entre 3,50 et 4,00&nbsp;€ par Kg.</strong></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="942" height="539" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/02/recolte-2022-surface-et-estimations-rendements-lin.png?resize=942%2C539&#038;ssl=1" alt="Récolte lin 2022 : surfaces et estimations rendements" class="wp-image-3813" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/02/recolte-2022-surface-et-estimations-rendements-lin.png?w=942&amp;ssl=1 942w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/02/recolte-2022-surface-et-estimations-rendements-lin.png?resize=300%2C172&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/02/recolte-2022-surface-et-estimations-rendements-lin.png?resize=768%2C439&amp;ssl=1 768w" sizes="(max-width: 942px) 100vw, 942px" /><figcaption class="wp-element-caption">Récolte lin 2022 : surfaces et estimations rendements</figcaption></figure>



<p><strong>La récolte 2022</strong> retrouve une dynamique plus habituelle. Les surfaces semées en lin ont presque retrouvé leur niveau de 2020&nbsp;; et le teillage de la récolte a commencé dès l’automne. La production de paille a été pénalisée par des pics de chaleur précoces, mais le <strong>taux de filasse et la qualité sont bons. </strong>Le rendement moyen serait <strong>entre 1,0 et 1,3&nbsp;t/ha de fibres longues</strong>. Le prix des fibres longues dépasse les 5,00&nbsp;€/Kg début 2023.</p>



<p>On peut ainsi envisager une valorisation exceptionnelle de la récolte 2022, <strong>entre 4,00 et 4,50&nbsp;€/Kg de fibres longues</strong>.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>En synthèse&nbsp;sur le marché et la valeur du lin : dans un contexte chahuté, des marges brutes lin honorables</strong></h2>



<p>Malgré les aléas subis ces dernières années, force est de constater la <strong>très bonne résilience des performances économiques du lin.</strong></p>



<p>Marges brutes lin moyennes :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Réc. 2019&nbsp;: 3&nbsp;500&nbsp;€/ha</li>



<li>Réc. 2020&nbsp;: 2&nbsp;200&nbsp;€/ha</li>



<li>Réc. 2021&nbsp;: 4&nbsp;000&nbsp;€/ha</li>



<li>Réc. 2022&nbsp;: 4&nbsp;000 à 4&nbsp;500&nbsp;€/ha &nbsp;</li>
</ul>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="850" height="301" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/02/tendance-lin-cerfrance.png?resize=850%2C301&#038;ssl=1" alt="Tendance lin Cerfrance Seine Normandie" class="wp-image-3814" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/02/tendance-lin-cerfrance.png?w=850&amp;ssl=1 850w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/02/tendance-lin-cerfrance.png?resize=300%2C106&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/02/tendance-lin-cerfrance.png?resize=768%2C272&amp;ssl=1 768w" sizes="(max-width: 850px) 100vw, 850px" /><figcaption class="wp-element-caption">Tendance lin<a href="https://seine-normandie.cerfrance.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> Cerfrance Seine Normandie</a></figcaption></figure>



<p>Ces dernières années, les marges brutes lin ont été, en moyenne, de 3&nbsp;500&nbsp;€/ha, soit <strong>+&nbsp;2 500 €/ha par rapport à un blé ou un colza</strong>.</p>



<p>La production de lin reste donc <strong>très attractive</strong>, quand elle est techniquement possible. Elle a permis d’améliorer les situations financières de nombre d’exploitations. Mais cette production reste <strong>très «&nbsp;technique&nbsp;»,</strong> et les résultats ne sont jamais garantis. Selon le contexte, les rendements en fibres varient du simple au double.</p>



<p><strong>Pour la récolte 2023</strong>, les opérateurs de la filière attendent une nouvelle hausse des surfaces. Le retour au record de 2020 est possible, la production de lin étant encouragée par les très bons prix actuels et sa faible dépendance aux engrais.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Annexe&nbsp;: les différentes utilisations du lin </strong></h2>



<p><strong>(Source&nbsp;: CELC)</strong></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="674" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/02/les-utilisations-du-lin.png?resize=1024%2C674&#038;ssl=1" alt="Le lin zéro déchet : des débouchés multiples et innovants" class="wp-image-3815" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/02/les-utilisations-du-lin.png?resize=1024%2C674&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/02/les-utilisations-du-lin.png?resize=300%2C197&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/02/les-utilisations-du-lin.png?resize=768%2C505&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/02/les-utilisations-du-lin.png?w=1233&amp;ssl=1 1233w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le lin zéro déchet : des débouchés multiples et innovants</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="712" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/02/les-grandes-etapes-du-lin-au-textile.png?resize=1024%2C712&#038;ssl=1" alt="Les grandes étapes du lin pour passer de la graine au fil, puis au textile" class="wp-image-3816" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/02/les-grandes-etapes-du-lin-au-textile.png?resize=1024%2C712&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/02/les-grandes-etapes-du-lin-au-textile.png?resize=300%2C209&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/02/les-grandes-etapes-du-lin-au-textile.png?resize=768%2C534&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/02/les-grandes-etapes-du-lin-au-textile.png?w=1248&amp;ssl=1 1248w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Les grandes étapes du lin pour passer de la graine au fil, puis au textile</figcaption></figure>



<p>Découvrez nos autres publications de<a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/category/agriculture/production-vegetale/conjoncture-production-vegetale-agriculture/cultures-industrielles/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> conjoncture sur les cultures industrielles</a> en ligne.</p>
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		<title>Lin une culture résiliente</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/lin-marche-porteur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lola]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Mar 2022 11:27:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Conjoncture]]></category>
		<category><![CDATA[Cultures industrielles]]></category>
		<category><![CDATA[Production végétale]]></category>
		<category><![CDATA[conjoncture]]></category>
		<category><![CDATA[Lin]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le lin, culture aux multiples atouts, est moins rémunérateur que par le passé, mais le marché est assaini et les perspectives favorables</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Le lin : une culture résiliente dans un marché porteur</h1>



<p>Le lin est une culture résiliente dans un marché porteur. Cette culture sort d’une tempête d’aléas&nbsp;: commercialisation de la récolte 2019 impactée par la Covid, récolte 2020 la moins bonne depuis 2011, réduction des surfaces 2021 qui limite les recettes. Sur les récoltes 2020 et 2021, le lin est moins rémunérateur que par le passé, mais le marché est assaini. Les perspectives restent favorables pour cette culture aux multiples atouts.</p>


<div class="_3d-flip-book  fb3d-fullscreen-mode full-size" data-id="2633" data-mode="fullscreen" data-title="false" data-template="short-white-book-view" data-lightbox="dark-shadow" data-urlparam="fb3d-page" data-page-n="0" data-pdf="" data-tax="null" data-thumbnail="" data-cols="3" data-book-template="default" data-trigger=""></div><script type="text/javascript">window.FB3D_CLIENT_DATA = window.FB3D_CLIENT_DATA || [];FB3D_CLIENT_DATA.push('eyJwb3N0cyI6eyIyNjMzIjp7IklEIjoyNjMzLCJ0aXRsZSI6IkxlIGxpbiA6IHVuZSBjdWx0dXJlIHJcdTAwZTlzaWxpZW50ZSBkYW5zIHVuIG1hcmNoXHUwMGU5IHBvcnRldXIiLCJ0eXBlIjoicGRmIiwicmVhZHlfZnVuY3Rpb24iOiIiLCJib29rX3N0eWxlIjoiZmxhdCIsImJvb2tfdGVtcGxhdGUiOiJub25lIiwib3V0bGluZSI6W10sImRhdGEiOnsicG9zdF9JRCI6IjI2MzQiLCJndWlkIjoiaHR0cHM6XC9cL25vcm1hbmRpZW1haW5lLmNlcmZyYW5jZS5mclwvbGF0ZWxpZXJcL3dwLWNvbnRlbnRcL3VwbG9hZHNcL3NpdGVzXC8yXC8yMDIyXC8wM1wvVkVJTExFX0VDT19NYXJjaGUtZHUtbGluX01hcnMtMjAyMi0xLnBkZiIsInBkZl9wYWdlcyI6IjUiLCJwYWdlc19jdXN0b21pemF0aW9uIjoibm9uZSJ9LCJ0aHVtYm5haWwiOnsiZGF0YSI6eyJwb3N0X0lEIjoiMCJ9LCJ0eXBlIjoiYXV0byJ9LCJwcm9wcyI6eyJjYWNoZWRQYWdlcyI6ImF1dG8iLCJyZW5kZXJJbmFjdGl2ZVBhZ2VzIjoiYXV0byIsInJlbmRlckluYWN0aXZlUGFnZXNPbk1vYmlsZSI6ImF1dG8iLCJyZW5kZXJXaGlsZUZsaXBwaW5nIjoiYXV0byIsInByZWxvYWRQYWdlcyI6ImF1dG8iLCJydGwiOiJhdXRvIiwiaW50ZXJhY3RpdmVDb3JuZXJzIjoiYXV0byIsInNoZWV0Ijp7InN0YXJ0VmVsb2NpdHkiOiJhdXRvIiwid2F2ZSI6ImF1dG8iLCJzaGFwZSI6ImF1dG8iLCJ3aWR0aFRleGVscyI6ImF1dG8iLCJjb2xvciI6ImF1dG8iLCJzaWRlIjoiYXV0byIsImNvcm5lckRldmlhdGlvbiI6ImF1dG8iLCJmbGV4aWJpbGl0eSI6ImF1dG8iLCJmbGV4aWJsZUNvcm5lciI6ImF1dG8iLCJiZW5kaW5nIjoiYXV0byIsImhlaWdodFRleGVscyI6ImF1dG8ifSwiY292ZXIiOnsid2F2ZSI6ImF1dG8iLCJjb2xvciI6ImF1dG8iLCJiaW5kZXJUZXh0dXJlIjoiYXV0byIsImRlcHRoIjoiYXV0byIsInBhZGRpbmciOiJhdXRvIiwic3RhcnRWZWxvY2l0eSI6ImF1dG8iLCJmbGV4aWJpbGl0eSI6ImF1dG8iLCJmbGV4aWJsZUNvcm5lciI6ImF1dG8iLCJiZW5kaW5nIjoiYXV0byIsIndpZHRoVGV4ZWxzIjoiYXV0byIsImhlaWdodFRleGVscyI6ImF1dG8iLCJtYXNzIjoiYXV0byIsInNpZGUiOiJhdXRvIiwic2hhcGUiOiJhdXRvIn0sInBhZ2UiOnsid2F2ZSI6ImF1dG8iLCJjb2xvciI6ImF1dG8iLCJkZXB0aCI6ImF1dG8iLCJzdGFydFZlbG9jaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmlsaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmxlQ29ybmVyIjoiYXV0byIsImJlbmRpbmciOiJhdXRvIiwid2lkdGhUZXhlbHMiOiJhdXRvIiwiaGVpZ2h0VGV4ZWxzIjoiYXV0byIsIm1hc3MiOiJhdXRvIiwic2lkZSI6ImF1dG8iLCJzaGFwZSI6ImF1dG8ifSwiaGVpZ2h0IjoiYXV0byIsIndpZHRoIjoiYXV0byIsImdyYXZpdHkiOiJhdXRvIiwicGFnZXNGb3JQcmVkaWN0aW5nIjoiYXV0byJ9LCJjb250cm9sUHJvcHMiOnsiYWN0aW9ucyI6eyJjbWRTYXZlIjp7ImVuYWJsZWQiOiJhdXRvIiwiZW5hYmxlZEluTmFycm93IjoiYXV0byJ9LCJjbWRQcmludCI6eyJlbmFibGVkIjoiYXV0byIsImVuYWJsZWRJbk5hcnJvdyI6ImF1dG8ifSwiY21kU2luZ2xlUGFnZSI6eyJlbmFibGVkIjoiYXV0byIsImVuYWJsZWRJbk5hcnJvdyI6ImF1dG8iLCJhY3RpdmUiOiJhdXRvIiwiYWN0aXZlRm9yTW9iaWxlIjoiYXV0byJ9fX0sImF1dG9UaHVtYm5haWwiOiJodHRwczpcL1wvbm9ybWFuZGllbWFpbmUuY2VyZnJhbmNlLmZyXC9sYXRlbGllclwvd3AtY29udGVudFwvdXBsb2Fkc1wvc2l0ZXNcLzJcLzNkLWZsaXAtYm9va1wvYXV0by10aHVtYm5haWxzXC8yNjMzLnBuZyIsInBvc3RfbmFtZSI6ImN1bHR1cmUtbGluLXJlc2lsaWVudGUiLCJwb3N0X3R5cGUiOiIzZC1mbGlwLWJvb2sifX0sInBhZ2VzIjpbXSwiZmlyc3RQYWdlcyI6W119');window.FB3D_CLIENT_LOCALE && FB3D_CLIENT_LOCALE.render && FB3D_CLIENT_LOCALE.render();</script>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le lin&nbsp;: une filière haut de gamme mondialisée qui sort d’une tempête d’aléas</strong></h2>



<p>Le lin est une micro-niche qui représente moins de 1&nbsp;% de la production des fibres textiles dans le monde.</p>



<p>L’UE produit 75 à 80&nbsp;% du lin à fibre mondial. <strong>La France </strong>détient à elle seule 85&nbsp;% des surfaces de l’UE, devant la Belgique et les Pays-Bas. Elle réalise ainsi <strong>60 à 65&nbsp;% de la production mondiale de lin.</strong></p>



<p><strong>La Chine</strong> est un maillon essentiel de la filière lin. Elle est le principal importateur de fibre de lin, le principal producteur et exportateur de fils et de tissus à travers le monde.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Le marché est demandeur de lin&nbsp;!</strong></h3>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>La demande mondiale en fibre de lin est durablement dynamique</strong></h5>



<p>Les vêtements en lin sont à la mode tant dans les pays occidentaux (UE, Etats Unis), qu’en Asie (Japon, Inde, Chine). Les consommateurs sont en attente de produits naturels porteurs de sens. Les atouts du lin sont divers&nbsp;: fibre végétale naturelle, faible consommation d’intrants, production renouvelable …</p>



<p>Pour satisfaire cette demande, les surfaces de lin françaises ont augmenté de +12&nbsp;% par an en moyenne entre les récoltes 2015 et 2020.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le lin sort d’une «&nbsp;tempête d’aléas&nbsp;»</strong></h4>



<p>Succession de crises conjoncturelles qui ont réduit la rentabilité de cette culture et perturbé les trésoreries des exploitations. D’abord, la pandémie de Covid a prolongé la commercialisation de la récolte 2019 jusqu’en 2021 (décalage du solde d’un an). Ensuite, la récolte 2020 a été la moins bonne depuis 2011. Enfin, la réduction des emblavements 2021 va limiter les recettes de lin.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="647" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2022/03/donnees-culture-teillage.png?resize=1024%2C647&#038;ssl=1" alt="Données culture-teillage 3 pays et état fibres longues sur 12 mois glissants" class="wp-image-2636" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2022/03/donnees-culture-teillage.png?resize=1024%2C647&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2022/03/donnees-culture-teillage.png?resize=300%2C190&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2022/03/donnees-culture-teillage.png?resize=768%2C486&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2022/03/donnees-culture-teillage.png?w=1104&amp;ssl=1 1104w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Données culture-teillage 3 pays et état fibres longues sur 12 mois glissants</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>En France&nbsp;: une dynamique liée à la très bonne rentabilité du lin</strong></h2>



<p>En France, <strong>la dynamique des surfaces </strong>s’explique par une très bonne rentabilité de la culture du lin depuis près de 10 ans. La récolte 2020 a ainsi battu un record de surface, avec 140 000 ha de lin, contre 55&nbsp;000 ha en 2010.</p>



<p>La production de lin reste très «&nbsp;régionalisée&nbsp;». <strong>Normandie et Hauts de France</strong>&nbsp;couvrent 95&nbsp;% de la surface française, du fait de leurs bonnes conditions pédoclimatiques. En particulier, la présence d’humidité en été favorise un bon rouissage du lin, condition essentielle à la production d’une fibre haut de gamme.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="476" height="264" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2022/03/Evolution-des-surfaces-par-regions-linieres.png?resize=476%2C264&#038;ssl=1" alt="Evolution des surfaces par régions linières" class="wp-image-2637" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2022/03/Evolution-des-surfaces-par-regions-linieres.png?w=476&amp;ssl=1 476w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2022/03/Evolution-des-surfaces-par-regions-linieres.png?resize=300%2C166&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 476px) 100vw, 476px" /><figcaption class="wp-element-caption">Evolution des surfaces par régions linières</figcaption></figure>



<p>Ces dernières années, les marges brutes lin ont été, en moyenne, trois à quatre fois supérieures à celles des cultures classiques&nbsp;: <strong>+&nbsp;2&nbsp;000&nbsp;€ par ha par rapport à un blé ou un colza</strong>. La production de lin a ainsi permis d’améliorer les situations financières des exploitations.</p>



<p>Mais cette production reste <strong>très «&nbsp;technique&nbsp;»,</strong> et les résultats ne sont jamais garantis. Selon le contexte, les rendements en fibres varient du simple au double.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Retour sur les dernières récoltes&nbsp;et analyse des «&nbsp;aléas&nbsp;»</strong></h2>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La récolte 2018 a été excellente</strong>&nbsp;</h3>



<p> La récolte 2018 a été excellente et elle restera une référence. Rendement correct (1,45&nbsp;t de fibres longues par ha), très bonne qualité de fibre, et prix des fibres longues au plus haut (3,30&nbsp;€/Kg). Marges brutes lin voisines <strong>de 4&nbsp;000&nbsp;€ par ha.</strong></p>



<p>La très bonne valorisation de la récolte 2018 a favorisé la hausse des surfaces en lin de 2019 et 2020 (+&nbsp;15&nbsp;% par an).</p>



<p>Sur l’année civile 2019, l’UE (3 pays) a atteint une production record de 180&nbsp;000&nbsp;t de fibres longues, issues pour l’essentiel de la récolte 2018. Les ventes, elles aussi au niveau record, ont été accompagnées d’une stabilisation du prix des fibres longues à un niveau élevé, entre 3,30 et 3,50&nbsp;€/Kg.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La récolte 2019 a également été correcte</strong>&nbsp;: bon rendement (1,5&nbsp;t/ha) et bonne qualité</h3>



<p>La rentabilité du lin 2019 était prometteuse, mais début 2020, l’aléa «&nbsp;Covid&nbsp;» a modifié les fondamentaux des marchés. La fermeture des ports chinois et des usines de tissage, puis le confinement en France ont contraint les teilleurs français et européens à fermer leurs usines au printemps. Les échanges de lin ont été interrompus pendant plusieurs semaines et la consommation de textile d’habillement a chuté. L’arrêt brutal des échanges a fait perdre 1,00&nbsp;€/Kg au prix de la fibre au printemps 2020 pour se situer autour de 2,00 €/Kg, avant une reprise progressive.</p>



<p>Sur l’année civile 2020, les usines ont repris progressivement leur activité, mais la production de fibre de l’UE (3 pays) a chuté de 23&nbsp;% à 140&nbsp;000&nbsp;t. <strong>Le commerce mondial s’est réduit d’un quart, </strong>pour un prix moyen annuel des fibres longues proche de 2,55&nbsp;€/kg. En France, selon les opérateurs, <strong>le teillage du lin de la récolte 2019 a pu se prolonger jusqu’en juin 2021</strong>.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="814" height="461" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2022/03/prix-fibres-longues.png?resize=814%2C461&#038;ssl=1" alt="Données culture-teillage 3 pays et évolution du prix des fibres longues et de la parité €/$" class="wp-image-2638" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2022/03/prix-fibres-longues.png?w=814&amp;ssl=1 814w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2022/03/prix-fibres-longues.png?resize=300%2C170&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2022/03/prix-fibres-longues.png?resize=768%2C435&amp;ssl=1 768w" sizes="(max-width: 814px) 100vw, 814px" /><figcaption class="wp-element-caption">Données culture-teillage 3 pays et évolution du prix des fibres longues et de la parité €/$</figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La récolte 2020 est un très mauvais cru</strong></h3>



<p>Sur les 141&nbsp;000&nbsp;ha semés en France (record), 11&nbsp;% des surfaces n’ont pas été récoltées du fait des aléas climatiques&nbsp;: sécheresse et vent. Le rendement moyen en fibres longues est proche de <strong>0,9&nbsp;t/ha</strong>. C’est <strong>le moins bon résultat depuis la récolte 2011 </strong>(0,8&nbsp;t/ha). Les lins sont globalement courts et difficiles à teiller, avec de<strong> fortes hétérogénéités</strong>. Fait positif, ils sont correctement rouis.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La mauvaise récolte 2020&nbsp;: une bonne nouvelle&nbsp;?</strong></h3>



<p>Paradoxalement, la très faible récolte 2020 a permis de limiter la hausse des stocks mondiaux de lin (20&nbsp;000&nbsp;t fin déc. 2020, soit le double de déc. 2019). Elle devient presque un atout pour poursuivre l’approvision-nement équilibré du marché en quantité et en qualité.</p>



<p>Début 2021, alors que la pandémie de Covid était toujours non maitrisée, les opérateurs de la filière lin ont préconisé une réduction des emblavements de lin 2021 autour de 100&nbsp;000&nbsp;ha, de façon à limiter la production au niveau de la consommation, encore fragile&nbsp;; et pour éviter une hausse des stocks (150&nbsp;000&nbsp;t attendues).</p>



<p>Sur l’année civile 2021,la production de fibre de l’UE (3 pays) remonte légèrement à 147&nbsp;000&nbsp;t (+&nbsp;5&nbsp;%). Les échanges mondiaux ont repris (148&nbsp;000&nbsp;t, +&nbsp;14&nbsp;%), de même que le prix des fibres longues, à <strong>2,80&nbsp;€/Kg</strong> sur 12 mois (et 3,25&nbsp;€/Kg en déc. 2021). En France, le teillage de la faible récolte 2020 se fait en parallèle avec la bonne récolte 2019. Il devrait se terminer au printemps 2022.</p>



<p><strong>La récolte 2021 est caractérisée par une forte baisse des surfaces </strong>(-29&nbsp;%), conforme aux souhaits de la filière&nbsp;: 100&nbsp;000&nbsp;ha, soit l’équivalent des surfaces en lin de 2017. <strong>Rendement modeste</strong> (1,2 à 1,4&nbsp;t de fibres longues par ha). <strong>Qualité médiocre</strong>. La pluviométrie importante de juin et juillet a accentué la verse et retardé certains arrachages jusqu’au 15 août. 3&nbsp;% des surfaces n’ont pas été récoltées.&nbsp; <strong>&nbsp;</strong></p>



<p>Le teillage et la vente de la récolte 2021 se feront pour l’essentiel en 2022, dans un marché qui semble équilibré (13&nbsp;000&nbsp;t de stocks fin 2021). La valorisation de la récolte 2021 pourrait se situer entre 2,50 et 3,00&nbsp;€ le Kg de fibre longue.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="635" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2022/03/recolte-2021-surfaces-et-estimations-rendement.png?resize=1024%2C635&#038;ssl=1" alt="Récolte 2021 : surfaces et estimations rendements" class="wp-image-2639" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2022/03/recolte-2021-surfaces-et-estimations-rendement.png?resize=1024%2C635&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2022/03/recolte-2021-surfaces-et-estimations-rendement.png?resize=300%2C186&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2022/03/recolte-2021-surfaces-et-estimations-rendement.png?resize=768%2C476&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2022/03/recolte-2021-surfaces-et-estimations-rendement.png?w=1139&amp;ssl=1 1139w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Récolte 2021 : surfaces et estimations rendements</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>En synthèse&nbsp;: dans un contexte chahuté, des marges brutes lin honorables</strong></h2>



<p>Sur les 3 dernières années, la marge brute lin est en moyenne de 2&nbsp;400 €/ha Ce qui est <strong>très honorable</strong>, puisqu’environ le double de la marge brute blé moyenne, voisine de 1&nbsp;100&nbsp;€/ha. La production de lin reste donc très attractive, quand la culture est techniquement possible.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="959" height="341" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2022/03/marge-brute-lin.png?resize=959%2C341&#038;ssl=1" alt="Dans un contexte chahuté, des marges brutes lin honorables" class="wp-image-2640" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2022/03/marge-brute-lin.png?w=959&amp;ssl=1 959w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2022/03/marge-brute-lin.png?resize=300%2C107&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2022/03/marge-brute-lin.png?resize=768%2C273&amp;ssl=1 768w" sizes="(max-width: 959px) 100vw, 959px" /><figcaption class="wp-element-caption">Dans un contexte chahuté, des marges brutes lin honorables</figcaption></figure>



<p><strong>Pour la récolte 2022</strong>, dans un marché plus équilibré, les opérateurs de la filière lin ne donnent <strong>pas de consignes au niveau des surfaces.</strong></p>



<p>Chacun doit juger de ses capacités de production, de récolte, de trésorerie, ainsi que de stockage pour optimiser ses résultats. On peut imaginer que la meilleure conjoncture lin devrait faire remonter les surfaces, d’autant que cette culture est peu consommatrice d’engrais. Mais la concurrence du blé et du colza, dont les prix flambent, s’est accrue…</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Sur les exploitations, un déficit de trésorerie lin moins important que prévu</strong></h2>



<p>Les conditions difficiles des récoltes 2019 à 2021 nous avaient conduit à alerter sur la nécessité d’anticiper un manque de trésorerie sur la période 2020 &#8211; 2022. La bonne reprise des marchés va limiter le déficit de trésorerie, pour se situer dans des variations plus habituelles. Faisons un point sur les périodes de paiement par récolte.</p>



<p><strong>Réc. 2018&nbsp;: </strong>solde en <strong>sept. 2019, </strong>soit la situation habituelle.</p>



<p><strong>Réc. 2019&nbsp;: </strong>1<sup>er</sup> acompte en janv. 2020. Solde en<strong> sept. 2021</strong> (soit un an de décalage). Pour limiter la dégradation de trésorerie, possibilité d’accès à un PGE (Prêt garanti par l’Etat). Parfois, proposition de remboursement des comptes bloqués.&nbsp;</p>



<p><strong>Réc. 2020&nbsp;: </strong>1<sup>er</sup> acompte&nbsp;: été 2021.&nbsp; Solde attendu entre <strong>mars et</strong> <strong>mai 2022</strong> (soit 7 mois de décalage).</p>



<p><strong>Réc. 2021&nbsp;: </strong>1<sup>er</sup> acompte&nbsp;: janv. 2022.Solde attendu au printemps 2023.</p>



<p><strong>Sur l’année 2022,</strong> les liniculteurs perçoivent donc, en parallèle, des recettes liées au lin 2020 et au lin 2021. La recette lin 2020 sera modeste du fait des faibles rendements en filasse. La réduction des surfaces 2021 en lin ne réduira pas trop les recettes si les surfaces libérées ont permis de cultiver du blé vendu à plus de 200&nbsp;€/t.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les enjeux présents et à venir pour la filière lin</strong></h2>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Disposer de capacités de stockage en ferme supérieures à une année</strong></h3>



<p>L’aléa Covid, qui a stoppé la commercialisation du lin, a imposé un stockage forcé du lin en ferme et chez les teilleurs bien au-delà d’une année de récolte. Le stockage des boules de lin en ferme permet de tamponner les récoltes entre elles (quantité et qualité). Il est moins coûteux que le stockage de fils, et il évite d’être trop précis sur les stocks face aux acheteurs chinois.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Disposer de suffisamment de semences</strong></h3>



<p>La production limitée de semences en 2021 conduit à des stocks faibles, qui laissent peu de droit à l’erreur (type resemis). La production de semences peut permettre, si les conditions s’y prêtent, d’améliorer la rentabilité du lin.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Produire des fibres de qualité passe par du matériel performant</strong></h3>



<p>Les opérations culturales en lin nécessitent rigueur et ponctualité. Ainsi, un léger suréquipement en matériel spécifique au lin peut trouver sa légitimité dans la capacité à intervenir au bon moment.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Pour vendre un lin vertueux et responsable, raisonner les intrants au plus bas</strong></h3>



<p>Le lin a un positionnement haut de gamme dans le milieu de la mode. Ses atouts&nbsp;: une fibre végétale naturelle européenne&nbsp;; peu gourmande en eau&nbsp;; zéro déchet&nbsp;; avec une traçabilité garantie&nbsp;; et une grande diversité d’usages grâce à la créativité et l’innovation. Dans ce contexte, l’usage raisonné des engrais et produits phytosanitaires est un enjeu majeur pour la filière lin.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Place du lin dans la rotation&nbsp;: impact de la Pac 2023 et des NNI</strong></h3>



<p>La Pac 2023-2027 fait la part belle au lin. La présence de lin sur 10&nbsp;% des terres arables permet en effet de valider 2 points sur 5 nécessaires dans la cadre de l’accès à l’écorégime par la voie de la diversité des cultures&nbsp;; contre 1 point pour le blé.&nbsp;</p>



<p>Une limite cependant à prendre en compte&nbsp;: la poursuite provisoire de l’utilisation des néonicoti-noïdes (NNI) en enrobage des semences de betteraves sucrières pour les récoltes 2021 à 2023 est accompagnée de l’interdiction d’implanter une culture mellifère, dont le lin, les deux campagnes suivantes.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Réforme de l’assurance récolte</strong></h3>



<p>Le nouveau dispositif de couverture des risques climatiques, adopté en février 2022, partagera le risque en 3 niveaux&nbsp;: (1) la part supportable par l’agriculteur&nbsp;; (2) la part devant relever de l’assurance, au travers de l’assurance multirisques climatiques, dont les primes feront l’objet d’une subvention publique&nbsp;; (3) la part de sinistre «&nbsp;exceptionnel&nbsp;», qui relèvera de la solidarité nationale. Ce système se veut plus incitatif pour les agriculteurs.&nbsp; Les modalités pratiques devraient être connues à l’été 2022 pour une application à la récolte 2023.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La filière lin confiante dans l’avenir</strong></h2>



<p><strong>Démarrage de la «&nbsp;French Filature&nbsp;» de Nat’Up en 2022.</strong></p>



<p>Le <a href="https://natup.coop/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">groupe coopératif normand Nat’Up</a> relance au printemps 2022 la fabrication de fils de lin en France grâce à l’acquisition de machines à filer le lin implantées sur son site de Saint Martin du Tilleul (Eure).</p>



<p>L’objectif de la coopérative est de produire 250&nbsp;t de fils par an, et de satisfaire une demande d’un lin 100&nbsp;% français, cultivé, peigné et filé en France. Le procédé utilisé est «&nbsp;au mouillé&nbsp;», pour obtenir un fil d’une grande finesse adapté à l’habillement et au linge de maison.</p>



<p>Cet investissement de 4&nbsp;M€, cofinancé par Nat’Up, l’Etat et la région Normandie est soutenu par des marques françaises de l’habillement. Il va créer 25 emplois.</p>



<p>Vous pouvez retrouver l&rsquo;ensemble des publications sur la<a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/category/agriculture/production-vegetale/conjoncture-production-vegetale-agriculture/cultures-industrielles/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> conjoncture des cultures industrielles</a> sur notre site internet.</p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/lin-marche-porteur/">Lin une culture résiliente</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier">L&#039;Atelier des études économiques</a>.</p>
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		<title>Le lin : crise conjoncturelle</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/le-lin-une-crise-conjoncturelle-dans-un-marche-porteur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lola]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Mar 2021 08:10:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Conjoncture]]></category>
		<category><![CDATA[Cultures industrielles]]></category>
		<category><![CDATA[Production végétale]]></category>
		<category><![CDATA[conjoncture]]></category>
		<category><![CDATA[Lin]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le lin est très impacté par les aléas économiques et sanitaires.</p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/le-lin-une-crise-conjoncturelle-dans-un-marche-porteur/">Le lin : crise conjoncturelle</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier">L&#039;Atelier des études économiques</a>.</p>
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<h1 class="wp-block-heading">Le lin : une crise conjoncturelle dans un marché porteur</h1>


<p>Le lin est très impacté par les aléas économiques et sanitaires. La pandémie de la Covid pénalise la valorisation de la bonne récolte 2019 et de la très mauvaise récolte 2020. A court terme, les trésoreries des exploitations linicoles vont être nettement moins favorables que les années passées. Les surfaces 2021 doivent baisser pour rééquilibrer les marchés, et permettre à la filière lin de franchir cette crise conjoncturelle.  </p>

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<h2 class="wp-block-heading">Le Lin : une filière de gamme mondialisée qui a confiance en son avenir</h2>



<p>Le lin est une micro-niche qui représente moins de 1 % de la production des fibres textiles dans le monde. Sur cette niche,<strong> le lin se porte bien</strong>.<br>L’<strong>UE produit 75 à 80 % du lin à fibre mondial</strong>. Il est ensuite exporté en Chine (70 %) et en Inde (10 %) pour y être filé et tissé. Le lin est enfin exporté à<br>travers le monde, selon les besoins des clients. </p>



<p>La <strong>France détient 85 % des surfaces en lin de l’UE</strong>, largement devant la Belgique et les Pays-Bas. Elle produit donc, à elle seule, 60 à 65 % de la production mondiale de lin.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La demande mondiale est dynamique</h3>



<p>Les vêtements en lin sont à la mode tant dans les pays occidentaux (UE, Etats-Unis), qu’en Asie (Japon, Inde, Chine). Pour satisfaire cette demande, les surfaces en lin de l’UE ont augmenté de +11 % par an en moyenne sur ces 5 dernières années.</p>



<p>La <strong>Chine est un maillon essentiel de la filière lin</strong>. Elle est le principal importateur de fibres de lin, le principal producteur et exportateur de fils et de tissus à travers le monde.</p>



<p>En 2019, la production de lin de l’UE a augmenté pour atteindre 1<strong>82 000 t de fibres longues</strong> (+ 27 %). Les échanges commerciaux ont porté sur 172 000 t (+ 22 %). Signe d’<strong>une demande mondiale soutenue</strong>, cette hausse des échanges a été accompagnée d’une stabilisation du prix des fibres longues à un niveau élevé (entre 3,30 et 3,50 €/kg).</p>



<p>La très bonne valorisation des fibres a porté essentiellement sur le lin récolté en 2018. En 2020, les marchés ont été très perturbés au printemps par la pandémie de la Covid. Le commerce mondial a plongé, entrainant la <strong>chute du prix des fibres</strong>. La mauvaise récolte 2020, puis la reprise progressive du marché<br>depuis l’été 2020 font penser à la filière lin que<strong> la crise de la Covid est conjoncturelle</strong>.  Elle va s’attacher néanmoins à améliorer sa résilience.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La pandémie de Covid : la filière lin très directement impactée en 2020 !</h2>



<p>Fin 2019, les cours du lin avaient commencé à refluer, face à l’offre importante en fibres. La valorisation de la récolte 2019 était alors attendue en légère baisse par rapport à la récolte 2018.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un marché stoppé net par la pandémie</h3>



<p>Début 2020, la pandémie de Covid conduit la Chine à se confiner. La fermeture des ports chinois et des usines de tissage, puis le confinement en France contraignent les teilleurs français et européens à fermer à leur tour leurs usines au printemps 2020 (mimars à fin avril).</p>



<p>Le secteur de l’habillement est très impacté par la crise de la Covid. Le report d’un an des collections printemps-été 2020 et l’arrêt brutal du teillage de la<br>récolte 2019 déstabilisent le marché du lin. Les échanges de lin sont interrompus pendant plusieurs semaines.</p>



<p>La nouvelle hausse des surfaces emblavées en 2020 a fait alors craindre le pire à la filière lin. En quelques semaines,<strong> le prix des fibres longues chute de 35 %</strong>.<br>Face au risque d’<strong>une très forte hausse des stocks de lin</strong>, la filière dans son ensemble envisageait alors de réduire drastiquement les surfaces en lin 2021 (- 50 à – 66 %), pour rééquilibrer l’offre mondiale, et éviter un effondrement durable des prix.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La mauvaise récolte 2020 : une bonne nouvelle… </h3>



<p>Paradoxalement, la très faible récolte 2020 va permettre de limiter l’excédent de lin au niveau international. D’autant que la commercialisation de la fibre a retrouvé du dynamisme depuis l’été 2020. L’économie chinoise est repartie. Les usines ont pu reprendre leur<br>activité (à 60 ou 70 % de leur capacité) et les filateurs semblent faire des achats de précaution.</p>



<p>Le <strong>prix des fibres longues s’est ainsi stabilisé autour de 2,0 €/Kg depuis juin 2020</strong>. Sur l’année 2020, le commerce mondial du lin sera en forte réduction (- 23% à fin septembre 2020), et les stocks en hausse.</p>



<p>Le <strong>teillage de la récolte 2019 s’étire dans le temps</strong>. La fin du teillage est ainsi prévue dans le courant du premier semestre 2021, donc juste avant la récolte 2021. Mais face à la très mauvaise récolte 2020, les stocks 2019 deviennent presque un atout pour poursuivre l’approvisionnement du marché en quantité et en qualité.</p>



<p>Début 2021, les teilleurs et l’<a href="https://www.agpl-lin.fr/adherer-a-lagpl/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">AGPLin</a> sont ainsi plus optimistes qu’au printemps dern<strong>ier. L’AGPL préconise maintenant de </strong>réduire les surfaces de lin 2021 de<br>seulement 30 % par rapport à 2020. Un retour à 100 000 ha de lin permettrait en effet de limiter la production à 150 000 t de fibre (en année moyenne). Les stratégies des teilleurs peuvent ici varier, selon leurs propres stocks.</p>



<p>La reprise des marchés semble rassurer la filière lin qui dispose de solides atouts structurels. Elle reste malgré tout sous la menace d’un nouveau confinement, dont on ignore encore les conséquences …</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sur les exploitations, un déficit de trésorerie lin à anticiper !</h2>



<p>Le décalage de la commercialisation de la récolte 2019, la baisse des cours et la mauvaise récolte 2020 ont (et vont avoir) des conséquences négatives sur les résultats des exploitations et sur l’évolution des trésoreries qu’il convient d’anticiper.</p>



<p>La <strong>baisse du chiffre d’affaires lin </strong>sera surtout sensible sur la récolte 2020. Mais les décalages de paiement concernent déjà la récolte 2019, dont le solde ne<br>devrait être versé qu’à la récolte 2021.</p>



<p>Sur 3 ans, il pourrait manquer 45 000 € à l’exploitation linière moyenne de Haute Normandie, par rapport à la moyenne des années précédentes, soit 60 %<br>environ du chiffre d’affaires annuel.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Faire face au manque de trésorerie.</h3>



<p>Si le lin a permis ces dernières années de conforter les trésoreries ou de réaliser des prélèvements exceptionnels, cette situation peut être compromise pour les récoltes 2019 et 2020. Et <strong>si un prévisionnel démontre un besoin de trésorerie, plusieurs solutions peuvent être mises en place : utiliser de l’épargne de précaution, reporter certaines échéances de prêt ou restructurer l’endettement de l’exploitation</strong>.</p>



<p>Reporter des investissements peut aussi s’avérer pertinent. Chaque solution doit bien sûr être adaptée à la situation spécifique de l’agriculteur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La filière lin croit en son avenir</h2>



<p>Malgré la crise, les acteurs de la filière lin restent confiants dans la solidité de cette filière.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Retour d’une filature en Normandie en 2021.</h3>



<p>Le groupe normand <strong>NatUp va créer une filature de lin dans l’Eure</strong>. L’objectif de la coopérative est de valoriser environ 500 ha de lin textile au travers d’une production de tissus 100 % made in France.</p>



<p>Ce projet est soutenu par des marques françaises de l’habillement. Il doit créer 25 emplois. Il est en partie subventionné par l’Etat et la Région, après avoir été<br>désigné lauréat d’un appel à projet « Innov avenir filière » lancé en 2018 par la Région Normandie.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un nouveau teillage en 2022 dans l’Eure.</h3>



<p>Le <strong>teilleur privé Depestele</strong>, qui dispose déjà de 2 usines dans la Seine Maritime et le Calvados, va construire une nouvelle usine de teillage de lin dans le Vexin. Elle valorisera alors environ 3 000 ha de lin sur les 13 000 ha teillés par le groupe.</p>



<p>Retrouvez toutes nos publications sur le lin, dans la rubrique<a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/category/agriculture/production-vegetale/conjoncture-production-vegetale-agriculture/cultures-industrielles/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> cultures industrielles</a> de notre site internet.</p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/le-lin-une-crise-conjoncturelle-dans-un-marche-porteur/">Le lin : crise conjoncturelle</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier">L&#039;Atelier des études économiques</a>.</p>
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		<title>Le lin toujours porteur</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/le-lin-un-marche-toujours-porteur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lola]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Jan 2020 12:03:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Conjoncture]]></category>
		<category><![CDATA[Cultures industrielles]]></category>
		<category><![CDATA[Production végétale]]></category>
		<category><![CDATA[conjoncture]]></category>
		<category><![CDATA[Lin]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Plus des deux tiers de la production mondiale de lin sont réalisés en France.</p>
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<h1 class="wp-block-heading">Le lin : un marché toujours porteur</h1>


<p>Plus des deux tiers de la production mondiale de lin sont réalisés en France. Le marché est en croissance et les prix sont toujours rémunérateurs. Toutefois, depuis la récolte de 2019, les cours sont à la baisse.<br />Les enjeux d’une différenciation par une production haut de gamme et la prévention des fluctuations des marchés prennent alors tout leur sens.</p>

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<p>Retrouvez toutes nos publications sur le lin, dans la <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/le-lin-un-marche-toujours-porteur/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rubrique « Cultures industrielles » </a>de notre site internet.</p>
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