Les auxiliaires en grandes cultures, des alliés de poids ?

Pour assurer une production alimentaire suffisante et répondre aux enjeux de développement durable en agriculture, la protection des cultures, encore essentiellement agrochimique, doit
s’engager vers de nouvelles voies. De nombreux programmes, comme par exemple le plan ECOPHYTO 2018, mettent en avant un certains nombre de leviers d’actions pour réduire l’usage de produits phytosanitaires dans la  protection des cultures. Est ainsi préconisée une approche via les systèmes de cultures (SDC) où la diversité des productions va de pair avec la mise en place de stratégies préventives aux multiples leviers d’action. Parmi ces leviers, la lutte biologique apparaît comme une piste prometteuse. Précisons dès maintenant que si la lutte biologique est utilisée en Agriculture Biologique, elle n’est pas l’apanage de ce modèle agricole. Elle s’inscrit au contraire dans un contexte de lutte intégrée visant la complémentarité de différentes méthodes de protection des cultures.
La lutte biologique se base sur la capacité d’autorégulation des écosystèmes grâce à leur biodiversité fonctionnelle qu’il s’agit de restaurer et de maximiser (SUTY 2010). En d’autres termes,
elle s’appuie sur l’action d’auxiliaires pour contrôler les populations de ravageurs. Longtemps cantonné aux productions légumières et fruitières où il donne de bons résultats, l’usage d’auxiliaires pour la protection des cultures fait aujourd’hui l’objet d’un regain d’intérêt pour les systèmes en grandes cultures. Cette thématique nouvelle pour les grandes cultures a fait
l’objet d’un projet CASDAR (Compte à Affectation Spéciale Développement Agricole et Rural) « Entomophages des grandes cultures : diversité, services rendus et potentialité des habitats » sur la période 2009-2011. Ces travaux ouvrent de nouvelles perspectives pour la lutte contre les ravageurs dans ces systèmes de cultures.

Définitions :

Lutte Biologique : utilisation par l’homme d’ennemis naturels tels que des prédateurs, des parasitoïdes ou des agents pathogènes pour contrôler des populations d’espèces nuisibles et les maintenir en dessous d’un seuil de nuisibilité (Association Internationale de Lutte Biologique)
Auxiliaire des cultures : organisme vivant qui par son mode de vie s’attaque à un ou plusieurs ravageurs des cultures.
Source : Lydie SUTY, 2010

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