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	<title>Améliorer ses sols - L&#039;ARAD2</title>
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	<title>Améliorer ses sols - L&#039;ARAD2</title>
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		<title>Effets des vers de terre sur le carbone et les plantes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[adeline]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Sep 2023 07:30:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Améliorer ses sols]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Rôle des vers de terre dans le cycle du carbone et la croissance des plantes Découvrez comment les vers de terre impactent le fonctionnement du sol, le cycle du carbone [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/effets-des-vers-de-terre-sur-le-carbone-et-les-plantes/">Effets des vers de terre sur le carbone et les plantes</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Rôle des vers de terre dans le cycle du carbone et la croissance des plantes</h1>



<p class="has-medium-font-size">Découvrez comment les vers de terre impactent le fonctionnement du sol, le cycle du carbone et des nutriments et la croissance des plantes.</p>



<p class="has-text-align-right has-ast-global-color-0-color has-text-color has-small-font-size">Date de publication : 19 septembre 2023</p>



<p class="has-ast-global-color-5-color has-ast-global-color-0-background-color has-text-color has-background"><strong>Les vers de terre jouent un rôle prépondérant dans le fonctionnement des sols.</strong> Ils fournissent ainsi des services essentiels à l&rsquo;humanité. Leur rôle bénéfique concerne les effets sur la structure du sol, le cycle du carbone et des nutriments, ainsi que sur la communauté microbienne du sol. L&rsquo;optimisation du rôle des vers de terre dans les systèmes agricoles est donc cruciale pour maintenir ou améliorer la qualité des sols et soutenir une agriculture plus durable.</p>



<p>Les vers de terre ingèrent, fragmentent, mélangent et transportent à la fois des matières organiques et inorganiques. Mais, les modalités différent d’une espèce à l’autre. Pour rappel, <strong>on distingue trois catégories écologiques :</strong></p>



<ol class="wp-block-list">
<li><strong>Les épigés</strong> se nourrissent principalement de litière à la surface du sol et sont actifs juste sous l’interface sol-litière. </li>



<li><strong>Les endogés </strong>se nourrissent quant à eux de matières organiques des sols et forment des galeries sans orientation préférentielle. </li>



<li><strong>Les anéciques</strong> se nourrissent principalement de litière à la surface du sol et vivent dans des galeries verticales permanentes.</li>
</ol>



<p>Les vers de terre affectent donc les processus fondamentaux du sol (structure du sol, communautés microbiennes et cycles biogéochimiques). Grâce à ces changements, <strong>ils affectent indirectement la croissance des plantes et le bilan des gaz à effet de serre dans le sol</strong>. Toutefois, les vers de terre ne sont pas une solution autonome pour améliorer la durabilité des systèmes de culture, mais une pièce essentielle du puzzle, afin d&rsquo;optimiser les avantages qu&rsquo;ils offrent dans les systèmes agronomiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Vers de terre et structure des sols</strong></h2>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des turricules majoritairement déposés dans les galeries</strong></h3>



<p><strong>En creusant , les vers de terre consomment du sol</strong>. Ils déplacent des particules de sol pour se nourrir et faciliter leur déplacement sous terre. Selon les espèces, il existe une très grande diversité de galeries en termes de diamètre, de profondeur, de continuité et d’intensité de ramification (figure ci-dessous).</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="548" height="744" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/09/bioturbation-vers-de-terre.png?resize=548%2C744&#038;ssl=1" alt="bioturbation vers de terre" class="wp-image-2799" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/09/bioturbation-vers-de-terre.png?w=548&amp;ssl=1 548w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/09/bioturbation-vers-de-terre.png?resize=221%2C300&amp;ssl=1 221w" sizes="(max-width: 548px) 100vw, 548px" /></figure>



<p></p>



<p>Le sol ingéré est déposé sous forme de turricules soit en surface (concerne moins de 50 % des turricules et exclusivement ceux produits par les anéciques) soit dans leurs galeries. Ces <strong>turricules se composent d’agrégats organo-minéraux biogènes</strong>. La structure des turricules évolue rapidement après leur production. Ils passent d’un agrégat instable et riche en eau à un agrégat stable dans l’eau.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un rôle dans la circulation de l’eau</strong></h3>



<p><strong>Même si les galeries des vers de terre occupent rarement plus de 5 % de la porosité totale, elles peuvent jouer un rôle clé dans l’infiltration de l’eau en raison de leur continuité et de leur orientation générale verticale.</strong> Les turricules ont également une capacité de rétention d’eau plus élevée que le sol environnant. Cela peut s’expliquer par la préférence des vers de terre pour les particules minérales fines et la matière organique (MO). Les endogés ont la plus grande influence sur la teneur en eau du sol. Les anéciques ont eux un effet limité.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Aération, compactage et érosion du sol</strong></h3>



<p>Si le compactage peut limiter l’abondance et l’activité des vers de terre, <strong>les vers de terre sont également des agents de décompactage importants</strong>. Capowiez <em>et al</em> (2012) ont montré que les vers de terre étaient capables de recoloniser rapidement un champ de blé fortement compacté. En atteignant l’abondance initiale de galeries et le taux d’infiltration de l’eau après deux ans. Les vers de terre, en particulier les anéciques, peuvent limiter l’érosion en favorisant l’infiltration et en limitant ainsi le ruissellement de surface. A noter toutefois que<strong> les turricules peuvent également jouer un rôle dans l’imperméabilisation de la surface</strong>.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Vers de terre et communautés microbiennes</strong></h2>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Effets contrastés sur la biomasse et l’abondance microbienne</strong></h3>



<p>Une récente étude montre que <strong>les trois catégories écologiques peuvent avoir un effet positif, neutre ou négatif sur la biomasse et l’abondance des communautés microbiennes</strong>. On retrouve une proportion plus faible d’études faisant état d’un effet positif et neutre pour les endogés que pour les autres. La réduction de biomasse microbienne en présence de vers de terre suggère qu’ils consomment d’abord la biomasse microbienne. <strong>Cependant, en mettant les microbes en contact étroit avec des substrats dégradables, ils pourraient entraîner une augmentation de la biomasse dans leurs galeries</strong>.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Diversité et composition des communautés microbiennes</strong></h3>



<p>Comme pour la biomasse microbienne, il n’y a pas de tendance générale. Par contre, l’effet sur la composition des communautés est plus claire. Il y a une <strong>surreprésentation des espèces à croissance rapide dans les turricules et les galeries de vers de terre</strong>. Ils sont particulièrement efficaces pour stimuler les protéobactéries, les actinobactéries et les acidobactéries.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Vers de terre, matière organique et cycle du carbone</strong></h2>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un régime semi-détrivore</strong></h3>



<p><strong>Les vers de terre se nourrissent à la fois de résidus végétaux, d’autres résidus organiques et de sol</strong>. Le taux d’ingestion de résidus organiques peut varier de 2,6 à 80 mg de matière sèche par jour. En conséquence, à l’échelle mondiale, <strong>la perte de masse de la litière double en présence de vers de terre</strong>. Les vers de terre ont tendance à préférer les résidus organiques riches en protéines et en hydrates de carbone, pauvres en composés phénoliques, avec un rapport C/N relativement faible, des particules de taille relativement fine (&lt;1 mm) et colonisés par des microorganismes.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Mécanismes régissant l’effet des vers de terre sur le cycle du carbone</strong></h3>



<p><strong>L’effet des vers de terre sur le cycle du carbone est déterminé par :</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Les processus dans le corps du ver de terre. </strong>Cela comprend l’activité microbienne intestinale, le broyage dans le gésier, les conditions chimiques spécifiques et la production de mucus dans l’intestin.</li>



<li><strong>Les processus se produisant dans le sol affecté par le ver de terre.</strong> Cela comprend l’activité microbienne et le vieillissement des turricules.</li>
</ul>



<p>L’effet des vers de terre sur la décomposition de la litière est lié à leur capacité à ingérer de la terre. Dans les sols arables tempérés, la quantité de sol ingérée varie de 0,7 à 3,3 g de sol sec par jour. Toutefois,<strong> malgré une transformation alimentaire poussée, la quantité de carbone assimilée par les vers de terre est relativement faible</strong>. Le taux d’assimilation est estimé entre 1 et 6 %. Ainsi,<strong> la majeure partie du carbone ingérée va se retrouver dans les excréments</strong>.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Impact sur la stabilité du carbone organique</strong></h3>



<p><strong>La teneur en carbone organique des turricules est jusqu’à 48 % plus élevée que celle du sol environnant</strong>. La minéralisation accrue est favorisée d&rsquo;abord par des teneurs élevées en eau et en mucus. Mais également par une stabilité structurale relativement faible qui empêche la protection physique du carbone contre la décomposition.</p>



<p><strong>La stabilité du carbone se produit principalement pendant le vieillissement des turricules</strong>, quelques mois ou années après leur production par :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Une <strong>augmentation des liaisons argile-cations</strong> polyvalents-MO et une attraction des particules de sol</li>



<li>Une <strong>adsorption sur des surfaces minérales</strong> favorisée par un degré d’oxydation plus élevé des composés organiques</li>



<li>Une <strong>accumulation de la nécromasse microbienne</strong>, réservoir important de matières organiques stables des sols</li>
</ul>



<p>Les vers de terre créent donc des points chauds de carbone organique dans les sols. Toutefois, <strong>l’ampleur de la stabilisation du carbone induite par les vers de terre reste particulièrement difficile à quantifier</strong>, surtout en présence de plantes en croissance.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Vers de terre et cycle des nutriments</strong></h2>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Création de points chauds transitoires pour l’azote minéral</strong></h3>



<p><strong>La teneur en azote (N) minéral est généralement plus élevée dans l’intestin des vers de terre et dans les sols affectés par les vers de terre que dans le sol environnant</strong>. L’origine de ces teneurs accrues en N minéral est le résultat direct de la minéralisation de N organique (&lt;30 à 90 kgN/ha/an) et le résultat indirect via l’urine, le mucus et les tissus morts des vers de terre.</p>



<p><strong>Une part importante de l’azote minéral libéré dans les turricules peut rapidement être minéralisée.</strong> La plante absorbe cet azote, immobilisé par les communautés microbiennes, piégé dans les agrégats ou encore lessivé.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Augmentation de la biodisponibilité du phosphore</strong></h3>



<p></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="553" height="400" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/09/impact-vers-de-terre-sur-P.png?resize=553%2C400&#038;ssl=1" alt="impact vers de terre sur Phosphore" class="wp-image-2801" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/09/impact-vers-de-terre-sur-P.png?w=553&amp;ssl=1 553w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/09/impact-vers-de-terre-sur-P.png?resize=300%2C217&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 553px) 100vw, 553px" /></figure>



<p></p>



<p>L<strong>a teneur en phophore (P) potentiellement disponible est plus élevée (en moyenne 84 %) dans les turricules que dans le sol environnan</strong>t. Il existe p<strong>lusieurs voies par lesquelles les vers de terre peuvent affecter la disponibilité du P</strong> pour la plante (figure ci-dessus) :</p>



<ol class="wp-block-list">
<li>La stimulation de l&rsquo;activité microbienne peut entraîner une <strong>augmentation de la production de phosphatases et une minéralisation ultérieure du P organique</strong>.</li>



<li>La stimulation microbienne peut également entraîner une <strong>augmentation du carbone organique dissous (DOC) dans le sol</strong>. Cela conduit à une désorption compétitive du P adsorbé sur la phase solide du sol.</li>



<li>De <strong>fortes variations du pH</strong> dans les excréments de vers de terre affecteront la spéciation et l&rsquo;adsorption du P.</li>



<li>Le <strong>faible potentiel d&rsquo;oxydoréduction dans l&rsquo;intestin du ver de terre</strong> peut conduire à une diminution de la surface réactive des oxydes métalliques (Me-hydr), y compris les oxydes de fer-(hydr) et donc à une diminution de l&rsquo;ortho-P adsorbé.</li>
</ol>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Vers de terre et bilan des GES dans le sol</strong></h2>



<p></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="523" height="379" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/09/effet-vers-de-terre-sur-bilan-GES.png?resize=523%2C379&#038;ssl=1" alt="effet vers de terre sur bilan GES" class="wp-image-2803" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/09/effet-vers-de-terre-sur-bilan-GES.png?w=523&amp;ssl=1 523w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/09/effet-vers-de-terre-sur-bilan-GES.png?resize=300%2C217&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 523px) 100vw, 523px" /></figure>



<p></p>



<p>En l&rsquo;absence de vers de terre (A de la figure ci-dessus), les émissions de N<sub>2</sub>O sont principalement affectées par le pH, la teneur en eau du sol, la température, le carbone et l&rsquo;azote disponibles et les processus de transformation microbienne.</p>



<p><strong>La présence de vers de terre </strong>(B), en plus d&rsquo;augmenter le carbone et l&rsquo;azote disponibles et de modifier la teneur en eau du sol, <strong>affecte les émissions de N<sub>2</sub>O en : </strong></p>



<ol class="wp-block-list">
<li><strong>renforçant l&rsquo;activité microbienne</strong></li>



<li><strong>en produisant des turricules e</strong>t en créant des galeries qui représentent respectivement une source importante de N<sub>2</sub>O et un moyen facile pour ce gaz d&rsquo;atteindre l&rsquo;atmosphère.</li>
</ol>



<p><em>A noter que les effets des vers de terre sur le bilan GES du sol pourraient se modifier par la présence de plantes en croissance qui fixent le dioxyde de carbone (CO<sub>2</sub>) et absorbent l&rsquo;azote, par exemple sous forme de nitrate (NO<sup>&#8211;</sup>).</em></p>



<p></p>



<p>Rôle des vers de terre dans le cycle du carbone et la croissance des plantes au format PDF : </p>


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<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour en savoir plus sur les vers de terre et comment les compter : </h2>



<p>Vous pouvez consulter notre autre<a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/comptez-vos-vers-de-terre-pour-evaluer-la-fertilite-biologique-de-vos-sols/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> article consacré aux vers de terre</a>.  suivant : </p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Source</h2>



<p><em><a href="https://doi.org/10.1016/bs.agron.2023.05.001" target="_blank" rel="noreferrer noopener">VIDAL A., et al, 2023</a>. The role of earthworms in agronomie : consensus, novel insights and remainign challenges. Advances in Agronomy 181. </em></p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/effets-des-vers-de-terre-sur-le-carbone-et-les-plantes/">Effets des vers de terre sur le carbone et les plantes</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
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		<title>Couverts végétaux et services écosystémiques</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/couverts-vegetauxe-et-services-ecosystemiques/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lola]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Jun 2023 09:35:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Améliorer ses sols]]></category>
		<category><![CDATA[Gestion des sols]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Couverts végétaux et services écosystémiques : coopération entre des étudiants et groupe DEPHY</p>
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<h1 class="wp-block-heading">Couverts végétaux et services écosystémiques : coopération entre des étudiants et groupe DEPHY</h1>



<p><strong>Découvrez les résultats issus des essais réalisés sur des couverts végétaux et leurs services écosystémiques. </strong></p>



<p><strong>Le projet CEGA </strong>: Coopération, Enseignement et Groupes en Agroécologie est un projet régional, initié par les <a href="https://normandie.chambres-agriculture.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Chambres d&rsquo;agriculture de Normandie</a> et la DRAAF de Normandie en 2017. Ce projet fédère <strong>300 agriculteurs, 25 enseignants, 15 conseillers et 200 étudiants par an</strong>. Il vise la création d&rsquo;espaces de réflexion et de partage, favorables à l&rsquo;apprentissage permanent, tant pour les jeunes en formation que pour les agriculteurs. C’est donc dans ce cadre que <strong>les étudiants en BTS ACSE de la <a href="http://www.mfr-granville.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">MFR de Granville</a> ont participé au suivi d’une plateforme de démonstration d’implantation de différentes couverts végétaux mis en place par le <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2?s=dephy" target="_blank" rel="noreferrer noopener">groupe DEPHY du Sud Manche</a></strong>, piloté par Cerfrance Normandie Maine. L’objectif est alors de trouver un couvert qui maximise les services rendus tout en ne coûtant pas trop cher.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Objectif du projet pour les agriculteurs : maximiser le rapport coût/services rendus par les couverts</h2>



<p>A la demande des agriculteurs du groupe DEPHY présent de le sud Manche, <strong>une plateforme d’expérimentation de couverts a été mise en place en 2022-2023</strong>. Classiquement, les agriculteurs implantent des<strong> couverts simplifiés de moutarde/trèfle ou Ray Gras italien valorisé en fourrage</strong>. <strong>L’objectif de la plateforme est de maximiser les services rendus par le couvert </strong>notamment la gestion des adventices estivales et automnales, la production de biomasse pour le stockage de carbone et la restitution des éléments minéraux pour le maïs au printemps tout en limitant l’investissement (semences et coput d’implantation).</p>



<p><strong>Trois mélanges de couverts végétaux ont ainsi été sélectionnés et trois stratégies différentes d’implantation ont été testées</strong>. Les densités ont été ajustées afin de maximiser le nombre de pieds levés.</p>



<p><strong>Les trois mélanges sont alors :</strong></p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>1 :</strong> Phacélie 3kg/ha, Trèfle d’Alexandrie 1,5 kg/ha, Trèfle Incarnat 6kg/ha</li><li><strong>2 :</strong> Avoine diploïde 25kg/ha, Vesce commune 25kg/ha</li><li><strong>3 :</strong> Féverole de printemps 50 kg/ha, Sorgho fourrager 10 kg/ha, Trèfle Squarrosum 8kg/ha</li></ul>



<h3 class="wp-block-heading">Intérêts des espèces choisies </h3>



<h4 class="wp-block-heading">Le mélange 1 : Phacélie / Trèfle Incarnat / Trèfle Alexandrie</h4>



<p><strong>La phacélie est une plante riche en azote et en phosphore</strong> qu’elle prélève au sol grâce à ses racines profondes pour restituer ensuite ces éléments nutritifs au cours de sa décomposition. <strong>Mellifère, c’est une plante qui se détruit facilement.</strong> <strong>Le trèfle incarnat est une espèce hivernante avec un système racinaire pivotant.</strong> Il enrichit alors le sol en captant l&rsquo;azote atmosphérique dans des nodules situés sur ses racines. En effet, il est facile à semer, tout comme<strong> le trèfle d’Alexandrie</strong>. Ce dernier est alors intéressant par sa <strong>résistance à la sécheresse et son développement rapide</strong>. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une légumineuse riche en protéines ainsi que non-météorisante. <strong>Ce mélange est</strong> alors<strong> composé de petites graines potentiellement plus intéressantes à semer en conditions sèches.</strong></p>



<h4 class="wp-block-heading">Le mélange 2 : Avoine rude diploïde / Vesce commune</h4>



<p><strong>L’avoine diploïde dispose d’un système racinaire fasciculé</strong>. Relativement puissant, il permet alors une bonne structuration du sol. L’avoine est considérée comme une culture améliorante. En effet, elle n’est la plante-hôte d’aucune des maladies courantes des céréales comme le piétin-verse ou le piétin-échaudage. De plus, elle garantit la meilleure maîtrise des adventices. <strong>L’associer avec une vesce commune permet de fixer l’azote de l’air,</strong> d’autant qu’elle se décompose rapidement. La vesce améliore la fertilité du sol car elle produit une biomasse importante de par sa croissance vigoureuse. La vesce limite la prolifération des adventices en surface grâce à son fort pouvoir couvrant. En effet, elle est très efficace contre la battance des sols. Elle aère et fissure le sol de part son système racinaire développé ce qui permet alors d’améliorer la perméabilité du sol. Enfin, la vesce est mellifère ce qui est intéressant pour la biodiversité.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le mélange 3 : Féverole de printemps / Sorgho fourrager / Trèfle Squarosum / Trèfle incarnat</h4>



<p>Ce mélange contient donc <strong>quatre espèces dont trois légumineuses</strong>. L’objectif est alors de regarder la complémentarité petites graines et grosses graines. <strong>La féverole présente un intérêt pour conserver une bonne structure de sol</strong>. De plus, elle est également simple à détruire. <strong>Le sorgho moins répandu sur le secteur est une espèce résistante à la sécheresse</strong>, pouvant alors produire une biomasse conséquente.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Trois stratégies d’implantation</h3>



<p><strong>Trois types de stratégies ont donc été choisis par les agriculteurs :</strong></p>



<ol class="wp-block-list"><li><strong>Combiné :</strong> déchaumage + semis au combiné ;</li><li><strong>Déchaumeur :</strong> déchaumage + déchaumage et semis au « Delimbe » ;</li><li><strong>Semis direct :</strong> semis direct sur chaume avec semoir à disque.</li></ol>



<p>Toutes les modalités ont été suivis d’un passage de rouleau type Cambridge afin de <strong>maximiser le contact sol/graine</strong> et de <strong>favoriser la levée des couverts</strong> avec les conditions sèches de cet été.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="452" height="252" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/passage-de-rouleau-type-Cambridge.png?resize=452%2C252&#038;ssl=1" alt="Passage de rouleau type Cambridge sur toutes les modalités" class="wp-image-2606" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/passage-de-rouleau-type-Cambridge.png?w=452&amp;ssl=1 452w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/passage-de-rouleau-type-Cambridge.png?resize=300%2C167&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 452px) 100vw, 452px" /><figcaption>Passage de rouleau type Cambridge sur toutes les modalités</figcaption></figure>



<p>L’essai est alors composé en grandes bandes d’agriculteurs de 9 à 12 mètres de largeur sur 100 mètres de long afin d’avoir suffisamment de matière pour observer des tendances. Les modalités ne sont toutefois pas répétées car il s&rsquo;agit d&rsquo;un essai agriculteur. <strong>Le semis de toutes les modalités a été réalisé le 20 août 2022</strong>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Objectifs du projet pour les étudiants</h2>



<p><strong>Le projet a alors permis de :</strong></p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>Sensibiliser les étudiants</strong> aux systèmes de cultures durables et aux leviers agronomiques ;</li><li><strong>Appréhender la notion de couverts végétaux</strong> et leurs services écosystémiques ;</li><li><strong>Échanger avec les agriculteurs</strong> du groupe sur leur système, notamment sur l’agriculture de conservation des sols ;</li><li>Savoir <strong>distinguer les adventices des espèces cultivées </strong>dans le couvert ;</li><li><strong>Réaliser des relevés terrain</strong> (taux de levée, reconnaissance adventices, biomasse) ;</li><li><strong>Compiler, traiter et valoriser des données acquises</strong> dans une synthèse pour le groupe.</li></ul>



<p>La classe a été divisée en trois groupes. Chaque groupe a alors travaillé sur un des mélanges. <strong>Pour les comptages de levée des couverts et biomasse, les relevés ont</strong> <strong>été réalisés avec un quadrat de 60 cm par 60 cm</strong>, <strong>avec quatre répétitions dans les modalités </strong>ainsi que<strong> trois répétions pour les relevés de biomasse.</strong></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="314" height="418" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Realisation-des-releves-terrain-par-les-etudiants-de-la-MFR-de-Granville.png?resize=314%2C418&#038;ssl=1" alt="Réalisation des relevés terrain par les étudiants de la MFR de Granville" class="wp-image-2607" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Realisation-des-releves-terrain-par-les-etudiants-de-la-MFR-de-Granville.png?w=314&amp;ssl=1 314w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Realisation-des-releves-terrain-par-les-etudiants-de-la-MFR-de-Granville.png?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w" sizes="(max-width: 314px) 100vw, 314px" /><figcaption>Réalisation des relevés terrain par les étudiants de la MFR de Granville</figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Des levées à la faveur de l’implantation avec combiné</h3>



<p>L’objectif des comptages de levée (nombre d’individus par m²) était alors de <strong>déterminer en fonction des outils et des mélanges quelles sont les modalités qui permettent d’avoir une meilleure levée des espèces</strong>.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Pour le mélange 1 : Phacélie / Trèfle Incarnat / Trèfle Alexandrie</h4>



<div class="wp-block-group is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow"><div class="wp-block-group__inner-container">
<figure class="wp-block-table is-style-stripes"><table><tbody><tr><td>Mélange 1 Nombre d&rsquo;individus</td><td></td><td></td><td></td><td></td><td></td></tr><tr><td>Espèce</td><td>Phacélie</td><td></td><td></td><td></td><td></td><td>Trèfle Alexandrie</td><td>Trèfle Incarnat</td><td>Total couvert</td><td>Adventices</td></tr><tr><td>Combiné</td><td>81,6</td><td></td><td></td><td></td><td></td><td>4,2</td><td>108,0</td><td>193,8</td><td>84,0</td></tr><tr><td>Déchaumeur</td><td>111,6</td><td></td><td></td><td></td><td></td><td>6,0</td><td>53, 4</td><td>171,0</td><td>39,0</td></tr><tr><td>Semis direct</td><td>37,2</td><td></td><td></td><td></td><td></td><td>3,.6</td><td>44,4</td><td>115,2</td><td>130,0</td></tr></tbody></table><figcaption>Mélange 1 : Phacélie / Trèfle Incarnat / Trèfle Alexandrie</figcaption></figure>
</div></div>



<p>Pour la modalité combiné de semis, <strong>même si le nombre de pieds levés de phacélie est moindre que sur la partie déchaumeur, au global, la levée du couvert est meilleure</strong> avec presque 200 pied/m². On remarque un <strong>bon développement de la phacélie sur les modalités avec travail du sol mais en revanche moins de développement du trèfle d’Alexandrie sauf pour le semis direct</strong>. Le <strong>semis direct est la modalité qui est la moins intéressante</strong> avec le plus faible nombre de pieds au m² mais aussi le plus grand nombre d’adventices présentes avec les repousses de graminées lié au non travail du sol et l’absence de concurrence du couvert. Sur la partie avec un travail plus profond, on observe moins d’adventices. En revanche le passage du déchaumeur marque plus le sol avec les passages de pattes d’oie formant des vagues.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Pour le mélange 2 : Avoine rude diploïde / Vesce commune</h4>



<figure class="wp-block-table is-style-stripes"><table><tbody><tr><td>Mélange 2 Nombre d&rsquo;individus</td><td></td></tr><tr><td>Espèce</td><td>Avoine diploïde</td><td>Vesce</td><td>Total couvert</td><td>Repousses</td><td>Adventice</td></tr><tr><td>Combiné</td><td>178,8</td><td>53,4</td><td>232,2</td><td>22,8</td><td>23,4</td></tr><tr><td>Déchaumeur</td><td>136,2</td><td>16,8</td><td>153,0</td><td>5,0</td><td>41,4</td></tr><tr><td>Semis direct</td><td>171,6</td><td>43,8</td><td>215,4</td><td>25,6</td><td>21,0</td></tr></tbody></table><figcaption>Mélange 2 : Avoine rude diploïde / Vesce commune</figcaption></figure>



<p><strong>Le combiné reste </strong>alors<strong> l’outil favorisant une meilleure levée des deux espèces.</strong> Avec le déchaumeur, on observe plus de terres nues, un semis plus irrégulier, traces de dents ainsi que beaucoup d’adventices (colza) et la vesce est moins abondante. En utilisant le semis direct, on observe les traces de disques ainsi que des repousses et adventices. En revanche le taux global de levée est plutôt bon comparé au mélange précédent. <strong>Niveau salissement, il y a plus d’adventices sur la modalité déchaumeur</strong>. Il est donc possible de supposer que ce niveau de salissement est lié au plus faible développement du couvert.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Pour le mélange 3 : Féverole de printemps / Sorgho fourrager / Trèfle Squarosum / Trèfle incarnat</h4>



<figure class="wp-block-table is-style-stripes"><table><tbody><tr><td>Mélange 3 individus au m²</td><td></td></tr><tr><td>Espèce</td><td>Féverole</td><td>Sorgho</td><td>Trèfles</td><td>Total pieds</td><td>Repousses</td><td>Adventices</td></tr><tr><td>Combiné</td><td>13,2</td><td>61,2</td><td>151,8</td><td>226,2</td><td>10,8</td><td>16,8</td></tr><tr><td>Déchaumeur</td><td>7,2</td><td>45,0</td><td>58,2</td><td>110,4</td><td>70,8</td><td>15,0</td></tr><tr><td>Semis direct</td><td>19,8</td><td>40,8</td><td>44,4</td><td>105,0</td><td>24,0</td><td>15,0</td></tr></tbody></table><figcaption>Mélange 3 : Féverole de printemps / Sorgho fourrager / Trèfle Squarosum / Trèfle incarnat</figcaption></figure>



<p><strong>Le semis direct se distingue pour la féverole </strong>car celui a été réglé plus profondément, ce qui explique que les petites graines ont plus de mal à germer contrairement au combiné qui favorise les trèfles avec un nombre de pieds au m² important. <strong>Le combiné est le bon compromis au niveau de la profondeur de semis</strong>, favorisant à la fois les petites ainsi que les grosses graines. En revanche<strong> le déchaumeur apparaît comme moins performant pour ce type de mélange</strong> avec un semis plus grossier laissant la place à un nombre de repousses importante au m². On retrouve également une <strong>faible levée de trèfle pour le semis direct mais moins de développement de repousses</strong> lié à l’absence de travail du sol comparé au déchaumeur.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des résultats contrastés en fonction des mélanges</h3>



<p><strong>Les biomasses ont été mesurées lors du second relevé.</strong> Les résultats ont été ensuite rentrés dans le <strong>calculateur MERCI afin d’estimer la matière sèche par hectare ainsi que les éléments qui seront restitués au sol.</strong></p>



<h4 class="wp-block-heading">Mélange 1 : Phacélie / Trèfle Incarnat / Trèfle Alexandrie</h4>



<h5 class="wp-block-heading">Biomasse du mélange 1</h5>



<figure class="wp-block-table is-style-stripes"><table><tbody><tr><td><strong>Mélange 1 biomasse fraîche en g/m²</strong></td><td></td></tr><tr><td><strong>Espèce</strong></td><td>Phacélie</td><td>Trèfles</td><td>Total couvert</td><td>Adventices</td></tr><tr><td><strong>Combiné</strong></td><td>2 400</td><td>434</td><td>2 834</td><td>2 96</td></tr><tr><td><strong>Déchaumeur</strong></td><td>4 941</td><td>249</td><td>5 190</td><td>212</td></tr><tr><td><strong>Semis direct</strong></td><td>2 258</td><td>442</td><td>2 700</td><td>130</td></tr><tr><td></td><td></td><td></td><td></td><td></td></tr></tbody></table><figcaption>Phacélie / Trèfle Incarnat / Trèfle Alexandrie</figcaption></figure>



<p><strong>Les deux types de trèfle (Alexandrie et incarnat) ont été regroupés dans la même catégorie « Trèfles » même si on a abservé une prédominance de trèfle incarnat.</strong></p>



<p>Pour ce mélange,<strong> le déchaumeur est la modalité la plus adaptée à notre recherche</strong> : maîtrise des adventices et maximum de biomasse. En effet, le déchaumeur démontre une belle performance pour la gestion des adventices avec 212 g/m². Il y a alors 37 g/m² de moins que le combiné et 94 g/m² de moins que le semi-direct. De plus, le déchaumeur assure une biomasse importante grâce à un très bon développement de la phacélie. Il y a alors quasiment le double par rapport aux autres modalités (4,941 kg/m² pour le déchaumeur contre 2,258 Kg/m² pour le semi-direct et 2,400 Kg/m² pour le combiné). <strong>Au total, 5,19 kg/m² de biomasse ont été récoltés pour le déchaumeur.</strong></p>



<p><strong>Le combiné se place </strong>donc <strong>en outil intermédiaire pour la biomasse d’adventices. </strong>Nous avons relevé 0,296 Kg/m² d’adventices. Cette biomasse relevée pour les adventices est alors comprise entre le déchaumeur (0,212 Kg/m²) et le semis direct (0,306 Kg/m²). La gestion des adventices et repousses n’est donc pas la meilleure mais reste satisfaisante.</p>



<p>Enfin, <strong>le semis direct est l’outil qui semble le moins adapté.</strong> En effet, la masse d’adventices est la plus importante des trois modalités (0,306 Kg/m²). De plus, la biomasse relevée de phacélie reste totuefois assez faible 2,258 Kg/m², au vu des résultats obtenus par le déchaumeur 4,941 kg/m².</p>



<h5 class="wp-block-heading">Bénéfices des couverts pour le mélange 1</h5>



<figure class="wp-block-table is-style-stripes"><table><tbody><tr><td><strong>Modalité</strong></td><td><strong>Coût de semences (€/ha)</strong></td><td><strong>Coût de mécanisation (€/ha)</strong></td><td><strong>Restitution théorique des éléments (€/ha)</strong></td><td><strong>Bénéfice du couvert (€/ha)</strong></td></tr><tr><td><strong>Combiné</strong></td><td>59</td><td>66</td><td>203,45</td><td>78,45</td></tr><tr><td><strong>Semis direct</strong></td><td>59</td><td>35</td><td>197,5</td><td>103,5</td></tr><tr><td><strong>Déchaumeur</strong></td><td>59</td><td>44</td><td>375,9</td><td>272,9</td></tr></tbody></table><figcaption>Pour le mélange 1, on observe que la modalité déchaumage par son coût de mécanisation abordable et la forte biomasse du couvert permet un bénéfice théorique de 273 €/ha notamment lié à une restitution importante de potasse avec 250 kg/ha.</figcaption></figure>



<p>A partir des biomasses et de la méthode MERCI, nous pouvons calculer les bénéfices des couverts en terme de fertilisation en prenant les valeurs des éléments comparé à des engrais de synthèse. <strong>Pour le mélange 1, on observe que la modalité déchaumage par son coût de mécanisation abordable et la forte biomasse du couvert permet un bénéfice théorique de 273 €/ha notamment lié à une restitution importante de potasse avec 250 kg/ha.</strong></p>



<h4 class="wp-block-heading">Mélange 2 : Avoine rude diploïde / Vesce commune</h4>



<h5 class="wp-block-heading">Biomasse du mélange 2</h5>



<figure class="wp-block-table is-style-stripes"><table><tbody><tr><td><strong>Biomasse fraîche en g/m²</strong></td><td></td></tr><tr><td><strong>Espèce</strong></td><td>Avoine</td><td>Vesce</td><td>Total couvert</td><td>Adventices</td></tr><tr><td><strong>Combiné</strong></td><td>2 550</td><td>24</td><td>2 574</td><td>223</td></tr><tr><td><strong>Déchaumeur</strong></td><td>2 650</td><td>55</td><td>2 705</td><td>145</td></tr><tr><td><strong>Semis direct</strong></td><td>2 441</td><td>58</td><td>2 499</td><td>77</td></tr></tbody></table><figcaption>Avoine rude diploïde / Vesce commune</figcaption></figure>



<p>Pour le <strong>déchaumeur</strong>, il y a une <strong>présence plus importante d’avoine</strong> en revanche il y a également une <strong>présence importante d’adventices</strong>. Pour le <strong>combiné, la biomasse est toutefois plus faible par rapport au taux de levée</strong>. De plus, les adventices ont pris une part importante de la biomasse au m² par rapport aux autres modalités. <strong>Le semis direct apparaît alors comme un bon compromis entre les deux autres modalités</strong>. Même s’il y a une diminution de l’avoine ainsi qu&rsquo;une légère augmentation de la vesce. Les adventices sont très peu présentes au m². De plus, ils sont même divisées par deux voire trois par rapport aux deux autres outils.</p>



<h5 class="wp-block-heading">Bénéfices des couverts pour le mélange 2</h5>



<figure class="wp-block-table is-style-stripes"><table><tbody><tr><td><strong>Modalité</strong></td><td><strong>Coût de semences (€/ha)</strong></td><td><strong>Coût de mécanisation (€/ha)</strong></td><td>Restitution éléments (€/ha)</td><td><strong>Bénéfice du couvert (€/ha)</strong></td></tr><tr><td><strong>Combiné</strong></td><td>80</td><td>66</td><td>256,4</td><td>110,4</td></tr><tr><td><strong>Semis direct</strong></td><td>80</td><td>35</td><td>243,65</td><td>128,65</td></tr><tr><td><strong>Déchaumeur</strong></td><td>80</td><td>44</td><td>265,65</td><td>141,65</td></tr></tbody></table><figcaption> Pour le mélange 2, la modalité semis direct se distingue également avec un bénéfice au-dessus que celui du combiné et une meilleure gestion des adventices que le déchaumeur</figcaption></figure>



<p><strong>La modalité déchaumeur est celle qui permet le plus de bénéfices à l’agriculteur grâce à une bonne production de biomasse </strong>ainsi que<strong> de faibles charges de mécanisation. Néanmoins la modalité semis direct se distingue également avec un bénéfice au-dessus d</strong>e<strong> celui du combiné </strong>ainsi qu&rsquo;<strong>une meilleure gestion des adventices que le déchaumeur. </strong>De plus, l’aspect temps de travail n’a pas été prise en compte. Mais un passage en semis direct permet de gagner quasiment deux fois plus de temps par rapport à la modalité déchaumeur, qui comprend deux passages d’outils.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Mélange 3 : Féverole de printemps / Sorgho fourrager / Trèfle Squarosum / Trèfle incarnat</h4>



<h5 class="wp-block-heading">Biomasse du mélange 3</h5>



<figure class="wp-block-table is-style-stripes"><table><tbody><tr><td><strong>Mélange 3 biomasse fraîche en g/m²</strong></td><td></td></tr><tr><td><strong>Espèce</strong></td><td>Féverole</td><td>Trèfles</td><td>Sorgho</td></tr><tr><td><strong>Combiné</strong></td><td>1 025</td><td>775</td><td>210</td></tr><tr><td><strong>Déchaumeur</strong></td><td>1 517</td><td>128</td><td>97</td></tr><tr><td><strong>Semis direct</strong></td><td>1 177</td><td>163</td><td>110</td></tr></tbody></table><figcaption>Féverole de printemps / Sorgho fourrager / Trèfle Squarosum / Trèfle incarnat</figcaption></figure>



<p>Une nouvelle fois la <strong>biomasse </strong>est<strong> importante pour la modalité déchaumeur notamment pour la féverole</strong>. Néanmoins la modalité au combiné a une biomasse totale supérieure avec plus de trèfles lié également à une profondeur de semis plus adaptée.<strong> Le sorgho, bien que résistant au sec, ne s’est pas adapté dans le mélange et </strong>il<strong> présente une faible biomasse dans toutes les modalités</strong>. Enfin, <strong>au niveau adventices, la meilleure modalité </strong>reste<strong> le semis direct </strong>comme pour le mélange 1, par rapport aux deux autres modalités.</p>



<h5 class="wp-block-heading">Bénéfices des couverts pour le mélange 3</h5>



<figure class="wp-block-table is-style-stripes"><table><tbody><tr><td><strong>Modalité</strong></td><td><strong>Coût de semences (€/ha)</strong></td><td><strong>Coût de mécanisation (€/ha)</strong></td><td><strong>Restitution éléments (€/ha)</strong></td><td><strong>Bénéfice du couvert (€/ha)</strong></td></tr><tr><td><strong>Combiné</strong></td><td>99,2</td><td>66</td><td>132,5</td><td>&#8211; 32,7</td></tr><tr><td><strong>Semis direct</strong></td><td>99,2</td><td>35</td><td>150,1</td><td>15,85</td></tr><tr><td><strong>Déchaumeur</strong></td><td>99,2</td><td>44</td><td>192,5</td><td>49,32</td></tr></tbody></table><figcaption>Pour le mélange 3 qui est plus coûteux en charge de semence, une nouvelle fois le semis au déchaumeur permet diminuer les coûts et obtenir une bonne biomasse.</figcaption></figure>



<p>Pour ce dernier mélange plus coûteux en charge de semence, une nouvelle fois <strong>le semis au déchaumeur permet de diminuer les coûts ainsi que d&rsquo;obtenir une bonne biomasse</strong>. A noter que la modalité au combiné ne permet alors pas un gain théorique pour l’agriculteur du fait de son coût d’implantation et d’une production de biomasse qui n’est pas suffisante pour en tirer un bénéfice. Il s&rsquo;agit toutefois de la seule modalité de l’essai dans cette situation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">En synthèse pour les résulats des couverts végétaux leurs services écosystémiques</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Tableau de synthèse des résultats sur les couverts végétaux leurs services écosystémiques</h3>



<figure class="wp-block-table is-style-stripes"><table><tbody><tr><td><strong>Mélange</strong></td><td><strong>1 : Phacélie, trèfle Incarnat, trèfle Alexandrie</strong></td><td>Meilleure modalité</td><td><strong>2 : Avoine, Vesce</strong></td><td>Meilleure modalité&nbsp;</td><td><strong>3 : Féverole, Sorgho, trèfle Squarrosum</strong></td><td>Meilleure modalité</td></tr><tr><td><strong>Taux de levée </strong><br><strong>(individus au m²)</strong></td><td>202.2</td><td>Combiné</td><td>232.2</td><td>Combiné</td><td>226</td><td>Combiné</td></tr><tr><td><strong>Production Biomasse </strong><br><strong>(kg/m²)</strong></td><td>5.19</td><td>Déchaumeur</td><td>2.7</td><td>Déchaumeur</td><td>2</td><td>Déchaumeur</td></tr><tr><td><strong>Gestion adventices </strong><br><strong>(kg/m²)</strong></td><td>0.21</td><td>Déchaumeur</td><td>0.07</td><td>Semis direct</td><td>0.48</td><td>Semis direct</td></tr><tr><td><strong>Baénéfices </strong><br><strong>(€/ha)</strong></td><td>272.9</td><td>Déchaumeur</td><td>141.65</td><td>Déchaumeur</td><td>49.32</td><td>Déchaumeur</td></tr></tbody></table><figcaption>Synthèse pour les résulats des couverts végétaux leurs services écosystémiques</figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Les élèments importants de cette étude sur les couverts végétaux leurs services écosystémiques</h3>



<p>Finalement<strong> le meilleur couvert et la meilleure stratégie d’implantation dépendent des objectifs de l’agriculteur</strong>. On note cependant que<strong> les espèces nitrophiles comme la phacélie ou l’avoine se sont très bien comportées sur l’essai </strong>notamment du fait de reliquats azotés importants cette année liés au sec au détriment des légumineuses produisant une plus faible biomasse.</p>



<p>Toutefois, <strong>le taux de levée des couverts ne signifie pas une production de biomasse supérieure.</strong> En effet, les modalités semées au combiné présentent un meilleur taux de levée mais en terme de biomasse lors du deuxième relevé les résultats sont plus faibles.</p>



<p><strong>Pour la production de biomasse, la modalité déchaumage se distingue nettement </strong>surtout pour le premier mélange avec un 5,19 kg/m² et une valeur théorique de 5,9 T/MS selon le calculateur MERCI. De fait, c’est la <strong>modalité la plus intéressante économiquement </strong>pour chaque mélange car c’est celle qui a capté le plus d’éléments minéraux, permettant une réduction d’intrants pour le maïs.</p>



<p><strong>Le semis direct apparaît intéressant en termes de coût, mais également en termes de temps d’implantation </strong>qui est nettement inférieur que les deux autres modalités nécessitant plus de passages. Cette donnée et aussi à prendre en compte dans les avantages d’implantation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion de l&rsquo;essai sur les couverts végétaux leurs services écosystémiques</h2>



<p>D’un point de vue gestion des adventices, on distingue plusieurs éléments. <strong>Le combiné avec le passage de la herse rotative favorise la levée des espèces semées mais également celles des adventices</strong> ce qui peut être préjudiciable dans une stratégie de gestion des adventices estivales/automnales.<strong> Le semis direct semble </strong>quant à lui<strong> limiter la remise en germination des repousses et adventices </strong>pour le mélange 2 et 3. Les résultats sur l’outil sont à relativiser, car le réglage du semis en profondeur n’a pas permis le développement des plus petites graines. <strong>Pour le déchaumeur, le travail plus profond peut améliorer la gestion des adventices mais surtout la production de biomasse </strong>qui permet de gérer leur développement avec une rapidité et une facilité d’utilisation.</p>



<p><strong>En conclusion ces essais de démonstrations démontrent qu’il n’y a pas de combinaison parfaite entre le choix des couverts, il n’y a pas de mauvais outil et c’est surtout les objectifs de l’agriculteur qui sont à prendre en compte. Enfin, </strong>dans la grande majorité des cas<strong>, le semis d’un couvert est toujours rentable que ça soit sur les économies d’intrants ou sur les services écosystémiques qu’il apporte.</strong></p>


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		<title>Scalpeur, travailler le sol superficiellement</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/agriculture-biologique-conservation-travailler-sol-superficillement-avec-scalpeur/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Lola]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Mar 2023 10:41:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Améliorer ses sols]]></category>
		<category><![CDATA[Gestion des sols]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Agriculture Biologique de Conservation : Travailler le sol superficiellement avec le scalpeur</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Agriculture Biologique de Conservation : travailler le sol superficiellement avec le scalpeur</h1>



<p class="has-ast-global-color-5-color has-ast-global-color-0-background-color has-text-color has-background has-link-color has-medium-font-size wp-elements-b0b6f500dee8975559850c189ac8a72e">Découvrez notre fiche pratique : travailler le sol superficiellement avec le scalpeur.</p>



<p>Dans les systèmes en Agriculture Biologique de Conservation (ABC), l&rsquo;<strong>utilisation du scalpeur permet de travailler le sol très superficiellement pour gérer les adventices</strong> et les <strong>repousses des cultures</strong> ou encore <strong>détruire les prairies sans labour</strong>.&nbsp;</p>



<p>Cette fiche reprend<strong> trois exemples d&rsquo;agriculteur</strong>s ayant une démarche de réduction du travail du sol.  </p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Le scalpeur : travailler le sol superficiellement</h2>



<p>Le scalpeur apparaît pour certains agriculteurs comme un moyen de <strong>travailler de manière superficielle les sols</strong>.</p>



<p></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="724" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/03/Fiche-pratique_10_La-scalpeur.jpg?resize=1024%2C724&#038;ssl=1" alt="Le scalpeur : travailler le sol superficiellement" class="wp-image-2428" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/03/Fiche-pratique_10_La-scalpeur.jpg?resize=1024%2C724&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/03/Fiche-pratique_10_La-scalpeur.jpg?resize=300%2C212&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/03/Fiche-pratique_10_La-scalpeur.jpg?resize=768%2C543&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/03/Fiche-pratique_10_La-scalpeur.jpg?resize=1536%2C1086&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/03/Fiche-pratique_10_La-scalpeur.jpg?w=1754&amp;ssl=1 1754w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Travailler le sol superficiellement avec le scalpeur</figcaption></figure>



<p></p>



<p>Le<strong>s quatre objectifs</strong> de l&rsquo;utilisation du scalpeur sont :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Travailler le sol superficiellement (inférieur à 5 cm) sur toute la largeur de travail,</li>



<li>Détruire des prairies sans labour,</li>



<li>Détruire les adventices et les laisser en surface,</li>



<li>Gérer les repousses de cultures.</li>
</ul>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Guillaume AGNEESSENS : le scalpeur, matériel central de son système Bio en techniques culturales simplifiées</h2>



<p></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="724" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/03/Fiche-pratique_10_La-scalpeur2.jpg?resize=1024%2C724&#038;ssl=1" alt="Guillaume AGNEESSENS : le scalpeur, matériel central de son système Bio en techniques culturales simplifiées" class="wp-image-2429" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/03/Fiche-pratique_10_La-scalpeur2.jpg?resize=1024%2C724&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/03/Fiche-pratique_10_La-scalpeur2.jpg?resize=300%2C212&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/03/Fiche-pratique_10_La-scalpeur2.jpg?resize=768%2C543&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/03/Fiche-pratique_10_La-scalpeur2.jpg?resize=1536%2C1086&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/03/Fiche-pratique_10_La-scalpeur2.jpg?w=1754&amp;ssl=1 1754w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Guillaume AGNEESSENS : le scalpeur, matériel central de son système&nbsp;Bio en techniques culturales simplifiées</figcaption></figure>



<p></p>



<p>Agriculteur en Belgique, Guillaume cultive 150 ha en agriculture biologique depuis 2016 sans labour. Il utilise un Terrano FG qu&rsquo;il a équipé avec des pattes d&rsquo;oies spécifiques pour le scalpage qu&rsquo;il trouve plus fines et plus coupantes que les pattes d&rsquo;oies pour le déchaumage. Pour gérer les repousses de colza et de chicorée, deux passages sont nécessaires et pour détruire les luzernes, il faut trois à quatre passages en période séchante. Pour lui, cela permet une bonne maîtrise des adventices, y compris les vivaces. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Yann BERNEY : un scalpeur avec rouleau modifié</h2>



<p></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="724" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/03/Fiche-pratique_10_La-scalpeur3.jpg?resize=1024%2C724&#038;ssl=1" alt="Yann BERNEY : un scalpeur avec rouleau modifié" class="wp-image-2430" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/03/Fiche-pratique_10_La-scalpeur3.jpg?resize=1024%2C724&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/03/Fiche-pratique_10_La-scalpeur3.jpg?resize=300%2C212&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/03/Fiche-pratique_10_La-scalpeur3.jpg?resize=768%2C543&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/03/Fiche-pratique_10_La-scalpeur3.jpg?resize=1536%2C1086&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/03/Fiche-pratique_10_La-scalpeur3.jpg?w=1754&amp;ssl=1 1754w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Yann BERNEY : un scalpeur avec rouleau modifié</figcaption></figure>



<p></p>



<p>Éleveur en Suisse, Yann est en agriculture biologique sans labour depuis 2018. Il utilise un Horsch Terrano MT qu&rsquo;il a équipé d&rsquo;un double rouleau à dents de la marque Atos. Le second rouleau est à rotation inversée pour qu&rsquo;il soit plus agressif. Cela permet de remettre les racines des végétaux en surface et de bien maîtriser les adventices.  </p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Jean Pierre JAUSSI : désherber et semer avec le Treffler TGA 300</h2>



<p></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="724" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/03/Fiche-pratique_10_La-scalpeur4.jpg?resize=1024%2C724&#038;ssl=1" alt="Jean Pierre JAUSSI : désherber et semer avec le Treffler TGA 300" class="wp-image-2431" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/03/Fiche-pratique_10_La-scalpeur4.jpg?resize=1024%2C724&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/03/Fiche-pratique_10_La-scalpeur4.jpg?resize=300%2C212&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/03/Fiche-pratique_10_La-scalpeur4.jpg?resize=768%2C543&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/03/Fiche-pratique_10_La-scalpeur4.jpg?resize=1536%2C1086&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/03/Fiche-pratique_10_La-scalpeur4.jpg?w=1754&amp;ssl=1 1754w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Jean Pierre JAUSSI : désherber et semer avec le Treffler TGA 300</figcaption></figure>



<p></p>



<p>Céréalier en Suisse, Jean Pierre est en agriculture biologique depuis 2016 et pratique le scalpage superficiel et le semis direct quand il peut. Il a remplacé le rouleau du Treffler par trois rangées de peignes qui relèvent les adventices et sortent les racines pour qu&rsquo;elles sèchent. Pour lui, c&rsquo;est un outil polyvalent qui permet de travailler superficiellement avec une bonne précision. Il lui permet de scalper et de semer en même temps mais parfois cet outil a du mal à semer dans un mulch épais. </p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Bilan : le scalpeur, un outil superficiel efficace</h2>



<p></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="724" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/03/Fiche-pratique_10_La-scalpeur5.jpg?resize=1024%2C724&#038;ssl=1" alt="Bilan : le scalpeur, un outil superficiel efficace pour travailler le sol" class="wp-image-2432" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/03/Fiche-pratique_10_La-scalpeur5.jpg?resize=1024%2C724&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/03/Fiche-pratique_10_La-scalpeur5.jpg?resize=300%2C212&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/03/Fiche-pratique_10_La-scalpeur5.jpg?resize=768%2C543&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/03/Fiche-pratique_10_La-scalpeur5.jpg?resize=1536%2C1086&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/03/Fiche-pratique_10_La-scalpeur5.jpg?w=1754&amp;ssl=1 1754w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Bilan : le scalpeur, un outil superficiel efficace pour travailler le sol</figcaption></figure>



<p></p>



<p>Le scalpeur est un outil efficace pour gérer les adventices dans des systèmes en agriculture biologique sans labour. Toutefois, il reste non adapté aux sols à forte teneur en charges grossières et encore des parcelles trop pentues. Reste également à mieux évaluer l&rsquo;impact sur les sols à long terme car il nécessite parfois un nombre important de passages pouvant avoir un effet déstructurant du sol. </p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Transposabilité de l&rsquo;utilisation du scalpeur pour travailler le sol</h3>



<p>Certains utilisateurs ou anciens utilisateurs signalent que les scalpeurs peuvent ne pas être adaptés dans les terrains en <strong>pente</strong> et dans des sols à forte teneur en <strong>charges grossières</strong>.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Points clés de réussite de l&rsquo;utilisation du scalpeur pour travailler le sol</h3>



<p>Il y a plusieurs <strong>points clés de réussite pour l&rsquo;utilisation du scalpeur</strong> :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Absence de rouleau :</strong> évite le rappuyage des adventices et meilleure gestion des cailloux</li>



<li><strong>Pattes d’oie</strong> travaillant de manière horizontale à une profondeur homogène</li>



<li><strong>Roues de jauge : </strong>permet un travail horizontal</li>



<li><strong>Dents en carbure :</strong> moins d’usure</li>



<li><strong>Fort recouvrement :</strong> supérieur à 20 %</li>
</ul>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion : un outil globalement satisfaisant</h2>



<p>Dans plusieurs situations observées, le scalpeur est l’outil qui a permis de travailler superficiellement et gérer les adventices. L’impact de son utilisation sur le sol sera à observer sur un temps long.</p>


<div class="_3d-flip-book  fb3d-fullscreen-mode full-size" data-id="2425" data-mode="fullscreen" data-title="false" data-template="short-white-book-view" data-lightbox="dark-shadow" data-urlparam="fb3d-page" data-page-n="0" data-pdf="" data-tax="null" data-thumbnail="" data-cols="3" data-book-template="default" data-trigger=""></div><script type="text/javascript">window.FB3D_CLIENT_DATA = window.FB3D_CLIENT_DATA || [];FB3D_CLIENT_DATA.push('eyJwb3N0cyI6eyIyNDI1Ijp7IklEIjoyNDI1LCJ0aXRsZSI6IkZpY2hlIHByYXRpcXVlIGxlIHNjYWxwZXVyIiwidHlwZSI6InBkZiIsInJlYWR5X2Z1bmN0aW9uIjoiIiwiYm9va19zdHlsZSI6ImZsYXQiLCJib29rX3RlbXBsYXRlIjoibm9uZSIsIm91dGxpbmUiOltdLCJkYXRhIjp7InBvc3RfSUQiOiIyNDI2IiwiZ3VpZCI6Imh0dHBzOlwvXC9ub3JtYW5kaWVtYWluZS5jZXJmcmFuY2UuZnJcL2FyYWQyXC93cC1jb250ZW50XC91cGxvYWRzXC9zaXRlc1wvM1wvMjAyM1wvMDNcL0ZpY2hlLXByYXRpcXVlXzEwX0xlLXNjYWxwZXVyLnBkZiIsInBkZl9wYWdlcyI6IjUiLCJwYWdlc19jdXN0b21pemF0aW9uIjoibm9uZSJ9LCJ0aHVtYm5haWwiOnsiZGF0YSI6eyJwb3N0X0lEIjoiMCJ9LCJ0eXBlIjoiYXV0byJ9LCJwcm9wcyI6eyJjYWNoZWRQYWdlcyI6ImF1dG8iLCJyZW5kZXJJbmFjdGl2ZVBhZ2VzIjoiYXV0byIsInJlbmRlckluYWN0aXZlUGFnZXNPbk1vYmlsZSI6ImF1dG8iLCJyZW5kZXJXaGlsZUZsaXBwaW5nIjoiYXV0byIsInByZWxvYWRQYWdlcyI6ImF1dG8iLCJydGwiOiJhdXRvIiwiaW50ZXJhY3RpdmVDb3JuZXJzIjoiYXV0byIsInNoZWV0Ijp7InN0YXJ0VmVsb2NpdHkiOiJhdXRvIiwid2F2ZSI6ImF1dG8iLCJzaGFwZSI6ImF1dG8iLCJ3aWR0aFRleGVscyI6ImF1dG8iLCJjb2xvciI6ImF1dG8iLCJzaWRlIjoiYXV0byIsImNvcm5lckRldmlhdGlvbiI6ImF1dG8iLCJmbGV4aWJpbGl0eSI6ImF1dG8iLCJmbGV4aWJsZUNvcm5lciI6ImF1dG8iLCJiZW5kaW5nIjoiYXV0byIsImhlaWdodFRleGVscyI6ImF1dG8ifSwiY292ZXIiOnsid2F2ZSI6ImF1dG8iLCJjb2xvciI6ImF1dG8iLCJiaW5kZXJUZXh0dXJlIjoiYXV0byIsImRlcHRoIjoiYXV0byIsInBhZGRpbmciOiJhdXRvIiwic3RhcnRWZWxvY2l0eSI6ImF1dG8iLCJmbGV4aWJpbGl0eSI6ImF1dG8iLCJmbGV4aWJsZUNvcm5lciI6ImF1dG8iLCJiZW5kaW5nIjoiYXV0byIsIndpZHRoVGV4ZWxzIjoiYXV0byIsImhlaWdodFRleGVscyI6ImF1dG8iLCJtYXNzIjoiYXV0byIsInNpZGUiOiJhdXRvIiwic2hhcGUiOiJhdXRvIn0sInBhZ2UiOnsid2F2ZSI6ImF1dG8iLCJjb2xvciI6ImF1dG8iLCJkZXB0aCI6ImF1dG8iLCJzdGFydFZlbG9jaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmlsaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmxlQ29ybmVyIjoiYXV0byIsImJlbmRpbmciOiJhdXRvIiwid2lkdGhUZXhlbHMiOiJhdXRvIiwiaGVpZ2h0VGV4ZWxzIjoiYXV0byIsIm1hc3MiOiJhdXRvIiwic2lkZSI6ImF1dG8iLCJzaGFwZSI6ImF1dG8ifSwiaGVpZ2h0IjoiYXV0byIsIndpZHRoIjoiYXV0byIsImdyYXZpdHkiOiJhdXRvIiwicGFnZXNGb3JQcmVkaWN0aW5nIjoiYXV0byJ9LCJjb250cm9sUHJvcHMiOnsiYWN0aW9ucyI6eyJjbWRTYXZlIjp7ImVuYWJsZWQiOiJhdXRvIiwiZW5hYmxlZEluTmFycm93IjoiYXV0byJ9LCJjbWRQcmludCI6eyJlbmFibGVkIjoiYXV0byIsImVuYWJsZWRJbk5hcnJvdyI6ImF1dG8ifSwiY21kU2luZ2xlUGFnZSI6eyJlbmFibGVkIjoiYXV0byIsImVuYWJsZWRJbk5hcnJvdyI6ImF1dG8iLCJhY3RpdmUiOiJhdXRvIiwiYWN0aXZlRm9yTW9iaWxlIjoiYXV0byJ9fX0sImF1dG9UaHVtYm5haWwiOiJodHRwczpcL1wvbm9ybWFuZGllbWFpbmUuY2VyZnJhbmNlLmZyXC9hcmFkMlwvd3AtY29udGVudFwvdXBsb2Fkc1wvc2l0ZXNcLzNcLzNkLWZsaXAtYm9va1wvYXV0by10aHVtYm5haWxzXC8yNDI1LnBuZyIsInBvc3RfbmFtZSI6ImZpY2hlLXByYXRpcXVlLWxlLXNjYWxwZXVyIiwicG9zdF90eXBlIjoiM2QtZmxpcC1ib29rIn19LCJwYWdlcyI6W10sImZpcnN0UGFnZXMiOltdfQ==');window.FB3D_CLIENT_LOCALE && FB3D_CLIENT_LOCALE.render && FB3D_CLIENT_LOCALE.render();</script>



<p class="has-medium-font-size">Découvrez notre fiche pratique exposant le <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/semis-direct-sous-couvert-permanent-en-agriculture-biologique/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">semis-direct sous couvert</a>.</p>
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		<title>Sous-semis et couvert de légumineuses</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/sous-semis-couvert-legumineuses-dans-une-culture/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lola]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Feb 2023 13:20:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Améliorer ses sols]]></category>
		<category><![CDATA[Gestion des sols]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le sous-semis : implanter un couvert de légumineuses dans une culture</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Le sous-semis : implanter un couvert de légumineuses dans une culture</h1>



<p>Découvrez notre fiche pratique sur le sous-semis et le couvert de légumineuses dans une culture. </p>



<p>En agriculture biologique, l’implantation des couverts post moisson est compliquée. En effet, le salissement oblige souvent des passages d’outils, ce qui assèche le sol et rend le semis du couvert impossible ou tardif avec par conséquent un faible développement. Une des techniques utilisées par les agriculteurs en agriculture biologique pour réussir leur couvert est de l&rsquo;implanter en sous semis dans la culture en place. </p>



<p>Cette fiche reprend quatre exemples  d&rsquo;agriculteurs.</p>


<div class="_3d-flip-book  fb3d-fullscreen-mode full-size" data-id="2372" data-mode="fullscreen" data-title="false" data-template="short-white-book-view" data-lightbox="dark-shadow" data-urlparam="fb3d-page" data-page-n="0" data-pdf="" data-tax="null" data-thumbnail="" data-cols="3" data-book-template="default" data-trigger=""></div><script type="text/javascript">window.FB3D_CLIENT_DATA = window.FB3D_CLIENT_DATA || [];FB3D_CLIENT_DATA.push('eyJwb3N0cyI6eyIyMzcyIjp7IklEIjoyMzcyLCJ0aXRsZSI6InNvdXMtc2VtaXMgOiBpbXBsYW50ZXIgY291dmVydCBkZSBsXHUwMGU5Z3VtaW5ldXNlcyBkYW5zIGN1bHR1cmUiLCJ0eXBlIjoicGRmIiwicmVhZHlfZnVuY3Rpb24iOiIiLCJib29rX3N0eWxlIjoiZmxhdCIsImJvb2tfdGVtcGxhdGUiOiJub25lIiwib3V0bGluZSI6W10sImRhdGEiOnsicG9zdF9JRCI6IjIzNzMiLCJndWlkIjoiaHR0cHM6XC9cL25vcm1hbmRpZW1haW5lLmNlcmZyYW5jZS5mclwvYXJhZDJcL3dwLWNvbnRlbnRcL3VwbG9hZHNcL3NpdGVzXC8zXC8yMDIzXC8wMlwvRmljaGUtcHJhdGlxdWVfMDJfTGUtc291cy1zZW1pcy1BUkFEXHUwMGIyLTEucGRmIiwicGRmX3BhZ2VzIjoiNiIsInBhZ2VzX2N1c3RvbWl6YXRpb24iOiJub25lIn0sInRodW1ibmFpbCI6eyJkYXRhIjp7InBvc3RfSUQiOiIwIn0sInR5cGUiOiJhdXRvIn0sInByb3BzIjp7ImNhY2hlZFBhZ2VzIjoiYXV0byIsInJlbmRlckluYWN0aXZlUGFnZXMiOiJhdXRvIiwicmVuZGVySW5hY3RpdmVQYWdlc09uTW9iaWxlIjoiYXV0byIsInJlbmRlcldoaWxlRmxpcHBpbmciOiJhdXRvIiwicHJlbG9hZFBhZ2VzIjoiYXV0byIsInJ0bCI6ImF1dG8iLCJpbnRlcmFjdGl2ZUNvcm5lcnMiOiJhdXRvIiwic2hlZXQiOnsic3RhcnRWZWxvY2l0eSI6ImF1dG8iLCJ3YXZlIjoiYXV0byIsInNoYXBlIjoiYXV0byIsIndpZHRoVGV4ZWxzIjoiYXV0byIsImNvbG9yIjoiYXV0byIsInNpZGUiOiJhdXRvIiwiY29ybmVyRGV2aWF0aW9uIjoiYXV0byIsImZsZXhpYmlsaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmxlQ29ybmVyIjoiYXV0byIsImJlbmRpbmciOiJhdXRvIiwiaGVpZ2h0VGV4ZWxzIjoiYXV0byJ9LCJjb3ZlciI6eyJ3YXZlIjoiYXV0byIsImNvbG9yIjoiYXV0byIsImJpbmRlclRleHR1cmUiOiJhdXRvIiwiZGVwdGgiOiJhdXRvIiwicGFkZGluZyI6ImF1dG8iLCJzdGFydFZlbG9jaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmlsaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmxlQ29ybmVyIjoiYXV0byIsImJlbmRpbmciOiJhdXRvIiwid2lkdGhUZXhlbHMiOiJhdXRvIiwiaGVpZ2h0VGV4ZWxzIjoiYXV0byIsIm1hc3MiOiJhdXRvIiwic2lkZSI6ImF1dG8iLCJzaGFwZSI6ImF1dG8ifSwicGFnZSI6eyJ3YXZlIjoiYXV0byIsImNvbG9yIjoiYXV0byIsImRlcHRoIjoiYXV0byIsInN0YXJ0VmVsb2NpdHkiOiJhdXRvIiwiZmxleGliaWxpdHkiOiJhdXRvIiwiZmxleGlibGVDb3JuZXIiOiJhdXRvIiwiYmVuZGluZyI6ImF1dG8iLCJ3aWR0aFRleGVscyI6ImF1dG8iLCJoZWlnaHRUZXhlbHMiOiJhdXRvIiwibWFzcyI6ImF1dG8iLCJzaWRlIjoiYXV0byIsInNoYXBlIjoiYXV0byJ9LCJoZWlnaHQiOiJhdXRvIiwid2lkdGgiOiJhdXRvIiwiZ3Jhdml0eSI6ImF1dG8iLCJwYWdlc0ZvclByZWRpY3RpbmciOiJhdXRvIn0sImNvbnRyb2xQcm9wcyI6eyJhY3Rpb25zIjp7ImNtZFNhdmUiOnsiZW5hYmxlZCI6ImF1dG8iLCJlbmFibGVkSW5OYXJyb3ciOiJhdXRvIn0sImNtZFByaW50Ijp7ImVuYWJsZWQiOiJhdXRvIiwiZW5hYmxlZEluTmFycm93IjoiYXV0byJ9LCJjbWRTaW5nbGVQYWdlIjp7ImVuYWJsZWQiOiJhdXRvIiwiZW5hYmxlZEluTmFycm93IjoiYXV0byIsImFjdGl2ZSI6ImF1dG8iLCJhY3RpdmVGb3JNb2JpbGUiOiJhdXRvIn19fSwiYXV0b1RodW1ibmFpbCI6Imh0dHBzOlwvXC9ub3JtYW5kaWVtYWluZS5jZXJmcmFuY2UuZnJcL2FyYWQyXC93cC1jb250ZW50XC91cGxvYWRzXC9zaXRlc1wvM1wvM2QtZmxpcC1ib29rXC9hdXRvLXRodW1ibmFpbHNcLzIzNzIucG5nIiwicG9zdF9uYW1lIjoic291cy1zZW1pcy1pbXBsYW50ZXItY291dmVydC1sZWd1bWluZXVzZXMtY3VsdHVyZSIsInBvc3RfdHlwZSI6IjNkLWZsaXAtYm9vayJ9fSwicGFnZXMiOltdLCJmaXJzdFBhZ2VzIjpbXX0=');window.FB3D_CLIENT_LOCALE && FB3D_CLIENT_LOCALE.render && FB3D_CLIENT_LOCALE.render();</script>



<p>En agriculture biologique, l’implantation des couverts post moisson est compliquée. En effet, le salissement oblige souvent des passages d’outils, ce qui assèche le sol et rend le semis du couvert impossible ou tardif (faible développement).</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/02/Fiche-pratique_02_Le-sous-semis.jpg?resize=1024%2C724&#038;ssl=1" alt="Le sous-semis : implanter un couvert de légumineuses dans une culture" class="wp-image-2374" width="1024" height="724" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/02/Fiche-pratique_02_Le-sous-semis.jpg?resize=1024%2C724&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/02/Fiche-pratique_02_Le-sous-semis.jpg?resize=300%2C212&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/02/Fiche-pratique_02_Le-sous-semis.jpg?resize=768%2C543&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/02/Fiche-pratique_02_Le-sous-semis.jpg?resize=1536%2C1086&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/02/Fiche-pratique_02_Le-sous-semis.jpg?w=1754&amp;ssl=1 1754w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Le sous-semis : implanter un couvert de légumineuses dans une culture</figcaption></figure>



<p>Les<strong> trois objectifs du sous-semi </strong>avec l&rsquo;implatation d&rsquo;un couvert de légumineuses dans une culture :</p>



<ul class="wp-block-list"><li>Réussir l’implantation d’un couvert en Agriculture Biologique sans travail du sol</li><li>Limiter le salissement de la culture</li><li>Apporter de l’azote dans le système</li></ul>



<h2 class="wp-block-heading">Le principe du sous-semi et couvert de légumineuses dans une culture</h2>



<p>Il s&rsquo;agit de l&rsquo;implantation d’un couvert, principalement de légumineuses,dans une<strong> culture en cours de développement</strong>.</p>



<p>Quatre exemples sont alors présentés dans cette fiche : Vincent CHABROUD, Yann BERNEY, Nicolas CHENUZ et Stéphane CHALLANDES.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vincent CHABROUD : un itinéraire technique abouti</h2>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="724" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/02/Fiche-pratique_02_Le-sous-semis2.jpg?resize=1024%2C724&#038;ssl=1" alt="Vincent CHABROUD : un itinéraire technique abouti" class="wp-image-2375" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/02/Fiche-pratique_02_Le-sous-semis2.jpg?resize=1024%2C724&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/02/Fiche-pratique_02_Le-sous-semis2.jpg?resize=300%2C212&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/02/Fiche-pratique_02_Le-sous-semis2.jpg?resize=768%2C543&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/02/Fiche-pratique_02_Le-sous-semis2.jpg?resize=1536%2C1086&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/02/Fiche-pratique_02_Le-sous-semis2.jpg?w=1754&amp;ssl=1 1754w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Vincent CHABROUD : un itinéraire technique abouti</figcaption></figure>



<p>Céréalier à Toussieur, dans le Rhône, Vincent CHABROUD est en agriculture biologique depuis 2017. Il implante un couvert de trèfle violet dans le blé fin mars avec un semoir JD 750A qui permet un bon rappui sans pénaliser le rendement du blé (35 q/ha en moyenne). Avec qutre années de recul, aujourd&rsquo;hui il a généralisé cette pratique à l&rsquo;ensemble des surfaces de céréales.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Nicolas CHENUZ : une pratique adaptée à l’élevage</h2>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="724" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/02/Fiche-pratique_02_Le-sous-semis3.jpg?resize=1024%2C724&#038;ssl=1" alt="Nicolas CHENUZ : une pratique adaptée à l’élevage" class="wp-image-2376" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/02/Fiche-pratique_02_Le-sous-semis3.jpg?resize=1024%2C724&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/02/Fiche-pratique_02_Le-sous-semis3.jpg?resize=300%2C212&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/02/Fiche-pratique_02_Le-sous-semis3.jpg?resize=768%2C543&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/02/Fiche-pratique_02_Le-sous-semis3.jpg?resize=1536%2C1086&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/02/Fiche-pratique_02_Le-sous-semis3.jpg?w=1754&amp;ssl=1 1754w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Nicolas CHENUZ : une pratique adaptée à l’élevage</figcaption></figure>



<p>Basé en Suiss, Nicolas CHENUZ est éleveur et en agriculture biologique depuis 2011. La pratique du sous semis de trèfles violet et blanc lui permet de disposer d&rsquo;une source de fourrage supplémentaire à l&rsquo;automne notamment lorsque les prairies décrochent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Yann BERNEY : un sursemis en cas d’échec</h2>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="724" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/02/Fiche-pratique_02_Le-sous-semis4.jpg?resize=1024%2C724&#038;ssl=1" alt="Yann BERNEY : un sursemis en cas d’échec" class="wp-image-2377" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/02/Fiche-pratique_02_Le-sous-semis4.jpg?resize=1024%2C724&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/02/Fiche-pratique_02_Le-sous-semis4.jpg?resize=300%2C212&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/02/Fiche-pratique_02_Le-sous-semis4.jpg?resize=768%2C543&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/02/Fiche-pratique_02_Le-sous-semis4.jpg?resize=1536%2C1086&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/02/Fiche-pratique_02_Le-sous-semis4.jpg?w=1754&amp;ssl=1 1754w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Yann BERNEY : un sursemis en cas d’échec</figcaption></figure>



<p>En Suisse, Yves BERNEY, éleveur, sème à la volée un mélange trèfle violet et trèfle blanc au stade deux noeuds de la céréale. Si il observe un faible développement des trèfles, il n&rsquo;hésite pas à sursemer un trèfle incarnat juste après la moisson. Le mélange peut être broyé ou ensilé selon l&rsquo;année.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Stéphane CHALLANDES : une pratique testée en altitude</h2>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="724" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/02/Fiche-pratique_02_Le-sous-semis5.jpg?resize=1024%2C724&#038;ssl=1" alt="Stéphane CHALLANDES : une pratique testée en altitude" class="wp-image-2378" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/02/Fiche-pratique_02_Le-sous-semis5.jpg?resize=1024%2C724&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/02/Fiche-pratique_02_Le-sous-semis5.jpg?resize=300%2C212&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/02/Fiche-pratique_02_Le-sous-semis5.jpg?resize=768%2C543&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/02/Fiche-pratique_02_Le-sous-semis5.jpg?resize=1536%2C1086&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/02/Fiche-pratique_02_Le-sous-semis5.jpg?w=1754&amp;ssl=1 1754w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Stéphane CHALLANDES : une pratique testée en altitude</figcaption></figure>



<p>Basé en Suisse, Stéphane CHALLANDES est en agriculture biologique depuis 2017 et pratique le sous semis depuis cinq ans. Il observe qu&rsquo;en cas d&rsquo;été pluvieux, la portance des sols est meilleure et lui facilite les moissons. Par contre, en année sèche, il a parfois observé une perte de rendement de la céréales avec cette technique. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Bilan : le sous-semis, pratique de sécurisation du couvert</h2>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="724" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/02/Fiche-pratique_02_Le-sous-semis6.jpg?resize=1024%2C724&#038;ssl=1" alt="Bilan : le sous-semis, pratique de sécurisation du couvert" class="wp-image-2380" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/02/Fiche-pratique_02_Le-sous-semis6.jpg?resize=1024%2C724&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/02/Fiche-pratique_02_Le-sous-semis6.jpg?resize=300%2C212&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/02/Fiche-pratique_02_Le-sous-semis6.jpg?resize=768%2C543&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/02/Fiche-pratique_02_Le-sous-semis6.jpg?resize=1536%2C1086&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/02/Fiche-pratique_02_Le-sous-semis6.jpg?w=1754&amp;ssl=1 1754w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Bilan : le sous-semis, pratique de sécurisation du couvert</figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Transposabilité du sous-semis avec le couvert de légumineuses dans la culture</h3>



<p>La pratique du sous-semis <strong>réussit moins bien lorsque le potentiel de la céréale est élevé </strong>(forte fertilisation ou potentiel de sol élevé) car l’<strong>accès à la lumière</strong> est plus compliqué.</p>



<p>L’application en agriculture conventionnelle semble donc plus laborieuse.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Points clés de la réussite du sous-semis</h3>



<p>Il y&rsquo;a plusieurs points clés de réussite du sous-semis : </p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>Parcelle propre</strong> lors du semis</li><li><strong>Humidité</strong> du sol suffisante et bon contact sol/graine lors du semis</li><li><strong>Densité</strong> du couvert à <strong>adapter </strong>en fonction des objectifs (priorisation du couvert ou la culture)</li><li>Choisir des céréales en fonction de leur capacité d’<strong>étouffement</strong></li><li>Moissonner haut</li><li><strong>Faucher post moisson</strong> : facilite la dégradation des pailles (permet le désherbage mécanique en N+1) et donne de la lumière au couvert</li></ul>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion : une pratique simple et peu risquée</h2>



<p>La pratique semble avoir fait ses preuves dans une <strong>diversité de contextes pédoclimatiques</strong>. Le semis peut se faire avec <strong>différents outils </strong>en fonction du matériel disponible.</p>



<p>L’espèce utilisée est variable selon les contextes. Le <strong>trèfle blanc et trèfle violet</strong> sont les plus utilisées. Enfin, la <strong>prise de risque semble limitée</strong>. Cette pratique apparait donc être un bon levier pour couvrir le sol et réduire le<strong> travail du sol </strong>en agriculture biologique.</p>



<p>Découvrez notre fiche pratique exposant le <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/semis-direct-sous-couvert-permanent-en-agriculture-biologique/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">semis-direct sous couvert</a>.</p>
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		<title>Semis-Direct sous couvert permanent en Agriculture Biologique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lola]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Jan 2023 16:29:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Améliorer ses sols]]></category>
		<category><![CDATA[Gestion des sols]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vers le Semis direct sous couvert permanent en Agriculture Biologique</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Vers le Semi-Direct sous couvert permanent en agriculture biologique</h1>



<p>Découvrez notre fiche pratique sur le semi-direct sous couvert permanent en agriculture biologique.</p>


<div class="_3d-flip-book  fb3d-fullscreen-mode full-size" data-id="2311" data-mode="fullscreen" data-title="false" data-template="short-white-book-view" data-lightbox="dark-shadow" data-urlparam="fb3d-page" data-page-n="0" data-pdf="" data-tax="null" data-thumbnail="" data-cols="3" data-book-template="default" data-trigger=""></div><script type="text/javascript">window.FB3D_CLIENT_DATA = window.FB3D_CLIENT_DATA || [];FB3D_CLIENT_DATA.push('eyJwb3N0cyI6eyIyMzExIjp7IklEIjoyMzExLCJ0aXRsZSI6IlZlcnMgbGUgU0Qgc291cyBjb3V2ZXJ0IHBlcm1hbmVudCBlbiBBQiIsInR5cGUiOiJwZGYiLCJyZWFkeV9mdW5jdGlvbiI6IiIsImJvb2tfc3R5bGUiOiJmbGF0IiwiYm9va190ZW1wbGF0ZSI6Im5vbmUiLCJvdXRsaW5lIjpbXSwiZGF0YSI6eyJwb3N0X0lEIjoiMjMxMiIsImd1aWQiOiJodHRwczpcL1wvbm9ybWFuZGllbWFpbmUuY2VyZnJhbmNlLmZyXC9hcmFkMlwvd3AtY29udGVudFwvdXBsb2Fkc1wvc2l0ZXNcLzNcLzIwMjNcLzAxXC9GaWNoZS1BUkFEXHUwMGIyLXByYXRpcXVlXzA3X1ZlcnMtbGUtU0Qtc291cy1jb3V2ZXJ0LXBlcm1hbmVudC1lbi1BQi5wZGYiLCJwZGZfcGFnZXMiOiI0IiwicGFnZXNfY3VzdG9taXphdGlvbiI6Im5vbmUifSwidGh1bWJuYWlsIjp7ImRhdGEiOnsicG9zdF9JRCI6IjAifSwidHlwZSI6ImF1dG8ifSwicHJvcHMiOnsiY2FjaGVkUGFnZXMiOiJhdXRvIiwicmVuZGVySW5hY3RpdmVQYWdlcyI6ImF1dG8iLCJyZW5kZXJJbmFjdGl2ZVBhZ2VzT25Nb2JpbGUiOiJhdXRvIiwicmVuZGVyV2hpbGVGbGlwcGluZyI6ImF1dG8iLCJwcmVsb2FkUGFnZXMiOiJhdXRvIiwicnRsIjoiYXV0byIsImludGVyYWN0aXZlQ29ybmVycyI6ImF1dG8iLCJzaGVldCI6eyJzdGFydFZlbG9jaXR5IjoiYXV0byIsIndhdmUiOiJhdXRvIiwic2hhcGUiOiJhdXRvIiwid2lkdGhUZXhlbHMiOiJhdXRvIiwiY29sb3IiOiJhdXRvIiwic2lkZSI6ImF1dG8iLCJjb3JuZXJEZXZpYXRpb24iOiJhdXRvIiwiZmxleGliaWxpdHkiOiJhdXRvIiwiZmxleGlibGVDb3JuZXIiOiJhdXRvIiwiYmVuZGluZyI6ImF1dG8iLCJoZWlnaHRUZXhlbHMiOiJhdXRvIn0sImNvdmVyIjp7IndhdmUiOiJhdXRvIiwiY29sb3IiOiJhdXRvIiwiYmluZGVyVGV4dHVyZSI6ImF1dG8iLCJkZXB0aCI6ImF1dG8iLCJwYWRkaW5nIjoiYXV0byIsInN0YXJ0VmVsb2NpdHkiOiJhdXRvIiwiZmxleGliaWxpdHkiOiJhdXRvIiwiZmxleGlibGVDb3JuZXIiOiJhdXRvIiwiYmVuZGluZyI6ImF1dG8iLCJ3aWR0aFRleGVscyI6ImF1dG8iLCJoZWlnaHRUZXhlbHMiOiJhdXRvIiwibWFzcyI6ImF1dG8iLCJzaWRlIjoiYXV0byIsInNoYXBlIjoiYXV0byJ9LCJwYWdlIjp7IndhdmUiOiJhdXRvIiwiY29sb3IiOiJhdXRvIiwiZGVwdGgiOiJhdXRvIiwic3RhcnRWZWxvY2l0eSI6ImF1dG8iLCJmbGV4aWJpbGl0eSI6ImF1dG8iLCJmbGV4aWJsZUNvcm5lciI6ImF1dG8iLCJiZW5kaW5nIjoiYXV0byIsIndpZHRoVGV4ZWxzIjoiYXV0byIsImhlaWdodFRleGVscyI6ImF1dG8iLCJtYXNzIjoiYXV0byIsInNpZGUiOiJhdXRvIiwic2hhcGUiOiJhdXRvIn0sImhlaWdodCI6ImF1dG8iLCJ3aWR0aCI6ImF1dG8iLCJncmF2aXR5IjoiYXV0byIsInBhZ2VzRm9yUHJlZGljdGluZyI6ImF1dG8ifSwiY29udHJvbFByb3BzIjp7ImFjdGlvbnMiOnsiY21kU2F2ZSI6eyJlbmFibGVkIjoiYXV0byIsImVuYWJsZWRJbk5hcnJvdyI6ImF1dG8ifSwiY21kUHJpbnQiOnsiZW5hYmxlZCI6ImF1dG8iLCJlbmFibGVkSW5OYXJyb3ciOiJhdXRvIn0sImNtZFNpbmdsZVBhZ2UiOnsiZW5hYmxlZCI6ImF1dG8iLCJlbmFibGVkSW5OYXJyb3ciOiJhdXRvIiwiYWN0aXZlIjoiYXV0byIsImFjdGl2ZUZvck1vYmlsZSI6ImF1dG8ifX19LCJhdXRvVGh1bWJuYWlsIjoiaHR0cHM6XC9cL25vcm1hbmRpZW1haW5lLmNlcmZyYW5jZS5mclwvYXJhZDJcL3dwLWNvbnRlbnRcL3VwbG9hZHNcL3NpdGVzXC8zXC8zZC1mbGlwLWJvb2tcL2F1dG8tdGh1bWJuYWlsc1wvMjMxMS5wbmciLCJwb3N0X25hbWUiOiJ2ZXJzLWxlLXNkLXNvdXMtY291dmVydC1wZXJtYW5lbnQtZW4tYWIiLCJwb3N0X3R5cGUiOiIzZC1mbGlwLWJvb2sifX0sInBhZ2VzIjpbXSwiZmlyc3RQYWdlcyI6W119');window.FB3D_CLIENT_LOCALE && FB3D_CLIENT_LOCALE.render && FB3D_CLIENT_LOCALE.render();</script>



<p>En conventionnel, le semis direct sous couvert permanent présente de nombreux avantages : couverture du sol, fourniture d’azote… Toutefois, cette pratique est généralement permise par une régulation chimique du couvert. En AB, il est donc nécessaire de trouver des stratégies alternatives afin de gérer le développement du couvert pour qu&rsquo;il ne pénalise pas la culture principale. </p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="724" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/01/Fiche-pratique_07_Vers-le-SD-sous-couvert-permanent-en-AB.jpg?resize=1024%2C724&#038;ssl=1" alt="Vers le Semis-Direct sous couvert permanent en agriculture biologique" class="wp-image-2356" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/01/Fiche-pratique_07_Vers-le-SD-sous-couvert-permanent-en-AB.jpg?resize=1024%2C724&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/01/Fiche-pratique_07_Vers-le-SD-sous-couvert-permanent-en-AB.jpg?resize=300%2C212&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/01/Fiche-pratique_07_Vers-le-SD-sous-couvert-permanent-en-AB.jpg?resize=768%2C543&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/01/Fiche-pratique_07_Vers-le-SD-sous-couvert-permanent-en-AB.jpg?resize=1536%2C1086&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/01/Fiche-pratique_07_Vers-le-SD-sous-couvert-permanent-en-AB.jpg?w=1754&amp;ssl=1 1754w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Vers le Semis-Direct sous couvert permanent en agriculture biologique</figcaption></figure>



<p>Les<strong> trois objectifs de cette culture</strong> en semis-direct sous couvert permanent sont alors :</p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>Maximiser la couverture du sol </strong>;</li><li><strong>Absence de travail du sol</strong> ;</li><li><strong>Avoir une culture compétitive vis-à-vis du couvert</strong>.</li></ul>



<p>Deux exemples sont alors présentés dans cette fiche : Ronny BONDUEL et Eloi PETIT.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le principe de la culture en semi-direct sous couvert permanent</h2>



<p>Le semis est réalisé grâce à un <strong>semoir en direct dans un mélange de légumineuses déjà en place</strong>. En fonction des cas, les agriculteurs utilisent des plantes et des machines spécifiques pour réussir à gérer le couvert.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ronny BONDUEL : une moisson ou une fauche opportuniste</h2>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="724" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/01/Fiche-pratique_07_Vers-le-SD-sous-couvert-permanent-en-AB2.jpg?resize=1024%2C724&#038;ssl=1" alt="Ronny BONDUEL : une moisson ou une fauche opportuniste" class="wp-image-2358" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/01/Fiche-pratique_07_Vers-le-SD-sous-couvert-permanent-en-AB2.jpg?resize=1024%2C724&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/01/Fiche-pratique_07_Vers-le-SD-sous-couvert-permanent-en-AB2.jpg?resize=300%2C212&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/01/Fiche-pratique_07_Vers-le-SD-sous-couvert-permanent-en-AB2.jpg?resize=768%2C543&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/01/Fiche-pratique_07_Vers-le-SD-sous-couvert-permanent-en-AB2.jpg?resize=1536%2C1086&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/01/Fiche-pratique_07_Vers-le-SD-sous-couvert-permanent-en-AB2.jpg?w=1754&amp;ssl=1 1754w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption><img alt="">Ronny BONDUEL : une moisson ou une fauche opportuniste</figcaption></figure>



<p>En Belgique, Ronny BONDUEL pratique le <strong>roulage à l&rsquo;automne</strong> pour contrôler son trèfle. Son mélanges de blés anciens choisis pour leur fort pouvoir de tallage est <strong>semé avec un semoir semis-direct </strong>à disque fin août/début septembre pour favoriser le tallage. En octobre, il passe un r<strong>ouleau de type « croskilette »&nbsp;qui blesse le trèfle au port horizontal et épargne les blés au port dressé</strong>.&nbsp; Il effectue un <strong>second roulage sortie hiver</strong> si nécessaire. En mai, il réalise une <strong>estimation du rendement et il décide alors soit de moissonner son mélange soit de le faucher pour son troupeau</strong>. Avec un recul de quatre ans, <strong>il réussit à moissonner 20 à 40 % de la surface soit 80 ha</strong>. La prise de risque reste limitée car cette pratique engendre très peu de charges et le débouché à forte valeur ajoutée assure un bon produit.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Eloi PETIT : une gestion de la couverture vivante sans régulation</h2>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="724" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/01/Fiche-pratique_07_Vers-le-SD-sous-couvert-permanent-en-AB3.jpg?resize=1024%2C724&#038;ssl=1" alt="Eloi PETIT : une gestion de la couverture vivante sans régulation" class="wp-image-2357" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/01/Fiche-pratique_07_Vers-le-SD-sous-couvert-permanent-en-AB3.jpg?resize=1024%2C724&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/01/Fiche-pratique_07_Vers-le-SD-sous-couvert-permanent-en-AB3.jpg?resize=300%2C212&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/01/Fiche-pratique_07_Vers-le-SD-sous-couvert-permanent-en-AB3.jpg?resize=768%2C543&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/01/Fiche-pratique_07_Vers-le-SD-sous-couvert-permanent-en-AB3.jpg?resize=1536%2C1086&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/01/Fiche-pratique_07_Vers-le-SD-sous-couvert-permanent-en-AB3.jpg?w=1754&amp;ssl=1 1754w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Eloi PETIT : une gestion de la couverture vivante sans régulation</figcaption></figure>



<p>Dans le Doubs (France), Eloi PETIT, en a<strong>griculture conventionnelle</strong>, gère son couvert permanent<strong> sans régulation chimique</strong>. Il<strong> sème de l&rsquo;orge</strong> (ou triticale ou seigle pour leur pouvoir étouffant) <strong>en octobre dans une luzerne</strong> qu&rsquo;il a fauché plusieurs fois auparavant. Trois à quatre jours avant la moisson, il passe une<strong> faucheuse andaineuse pour permettre au mélange de sécher</strong>. Avec cet outil, il arrive à récolter même si la luzerne est passée au-dessus. Sur les quatre années de pratique de cette technique, son<strong> rendement moyen est de 65 q/ha d&rsquo;orge.&nbsp;</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Bilan : Agriculture Biologique et couverture permanente, des résultats encourageants</h2>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="724" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/01/Fiche-pratique_07_Vers-le-SD-sous-couvert-permanent-en-AB4.jpg?resize=1024%2C724&#038;ssl=1" alt="Bilan : Agriculture Biologique et couverture permanente, des résultats encourageants" class="wp-image-2359" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/01/Fiche-pratique_07_Vers-le-SD-sous-couvert-permanent-en-AB4.jpg?resize=1024%2C724&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/01/Fiche-pratique_07_Vers-le-SD-sous-couvert-permanent-en-AB4.jpg?resize=300%2C212&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/01/Fiche-pratique_07_Vers-le-SD-sous-couvert-permanent-en-AB4.jpg?resize=768%2C543&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/01/Fiche-pratique_07_Vers-le-SD-sous-couvert-permanent-en-AB4.jpg?resize=1536%2C1086&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/01/Fiche-pratique_07_Vers-le-SD-sous-couvert-permanent-en-AB4.jpg?w=1754&amp;ssl=1 1754w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Bilan : Agriculture Biologique et couverture permanente, des résultats encourageants</figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Transposabilité du semi-direct en agriculture biologique</h3>



<p>La <strong>pratique doit encore être améliorée</strong>. Il faut trouver le couvert adapté à son contexte et la céréale qui arrive à le concurrencer.</p>



<p>Pour transposer la pratique en Agriculture Biologique, Eloi PETIT envisage de réguler le couvert mécaniquement et d’apporter de l’azote rapidement disponible (digestat) à la céréale.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Points clés de réussite du semi-direct en agriculture biologique</h3>



<h4 class="wp-block-heading">Ronny BONDUEL :</h4>



<ul class="wp-block-list"><li>Semis précoce de la céréale et choix d’espèces à fort pouvoir de tallage (blé ancien)</li><li>Fauche avant que la céréale n’ait atteint le stade fécondation : soutient l’exsudation racinaire</li><li>Utilisation d’un trieur à graines</li></ul>



<h4 class="wp-block-heading">Eloi PETIT :</h4>



<ul class="wp-block-list"><li>Choix des espèces en fonction de leur capacité à rentrer en compétition avec le couvert</li><li>Fauchage andainage : permet la récolte</li></ul>



<h2 class="wp-block-heading">Conslusion sur le Semi-Direct sous couvert permanent en Agriculture Biologique</h2>



<p>Dans le cas de Ronny BONDUEL, la prise de risques est limitée car la pratique engendre très peu de charges et le débouché à forte valeur ajoutée assure un bon produit.</p>



<p>Dans le cas d’Eloi PETIT, la clef repose donc dans le choix des espèces implantées et l’accessibilité à du matériel adapté pour la fauche et la récolte.</p>
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		<title>Couverts végétaux en France</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/couverts-vegetaux-en-france/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lola]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Jan 2023 11:42:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Améliorer ses sols]]></category>
		<category><![CDATA[Gestion des sols]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Etat des lieux des pratiques liées aux couverts végétaux en France</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Etat des lieux des pratiques liées aux couverts végétaux en France</h1>



<p>Dans cette publication, retrouvez un état des lieux des pratiques liées aux couverts végétaux en France. L’évolution de la réglementation, en lien notamment avec la directive Nitrate, a conduit à une évolution des pratiques de gestion de l’interculture. On définit l’interculture comme la période entre la récolte du précédent et le semis de la culture suivante. Quatre états sont possibles : sol nu, repousses du précédent, culture dérobée ou encore culture intermédiaire appelée communément couvert végétal. Une analyse des bases de données du Ministère de l’Agriculture (période 2001-2017) montre qu’il existe une grande diversité de stratégies de gestion de l’interculture. Les repousses sont dominantes dans la couverture automnale de sol . Mais, on constate une montée en puissance des cultures intermédiaires en mélanges d’espèces avec toutefois une forte hétérogénéité par région.</p>


<div class="_3d-flip-book  fb3d-fullscreen-mode full-size" data-id="2296" data-mode="fullscreen" data-title="false" data-template="short-white-book-view" data-lightbox="dark-shadow" data-urlparam="fb3d-page" data-page-n="0" data-pdf="" data-tax="null" data-thumbnail="" data-cols="3" data-book-template="default" data-trigger=""></div><script type="text/javascript">window.FB3D_CLIENT_DATA = window.FB3D_CLIENT_DATA || [];FB3D_CLIENT_DATA.push('eyJwb3N0cyI6eyIyMjk2Ijp7IklEIjoyMjk2LCJ0aXRsZSI6IkV0YXQgZGVzIGxpZXV4IGRlcyBjb3V2ZXJ0cyB2XHUwMGU5Z1x1MDBlOXRhdXgiLCJ0eXBlIjoicGRmIiwicmVhZHlfZnVuY3Rpb24iOiIiLCJib29rX3N0eWxlIjoiZmxhdCIsImJvb2tfdGVtcGxhdGUiOiJub25lIiwib3V0bGluZSI6W10sImRhdGEiOnsicG9zdF9JRCI6IjIyOTciLCJndWlkIjoiaHR0cHM6XC9cL25vcm1hbmRpZW1haW5lLmNlcmZyYW5jZS5mclwvYXJhZDJcL3dwLWNvbnRlbnRcL3VwbG9hZHNcL3NpdGVzXC8zXC8yMDIzXC8wMVwvRXRhdC1kZXMtbGlldXgtY291dmVydHMtQVJBRFx1MDBiMi0ucGRmIiwicGRmX3BhZ2VzIjoiMyIsInBhZ2VzX2N1c3RvbWl6YXRpb24iOiJub25lIn0sInRodW1ibmFpbCI6eyJkYXRhIjp7InBvc3RfSUQiOiIwIn0sInR5cGUiOiJhdXRvIn0sInByb3BzIjp7ImNhY2hlZFBhZ2VzIjoiYXV0byIsInJlbmRlckluYWN0aXZlUGFnZXMiOiJhdXRvIiwicmVuZGVySW5hY3RpdmVQYWdlc09uTW9iaWxlIjoiYXV0byIsInJlbmRlcldoaWxlRmxpcHBpbmciOiJhdXRvIiwicHJlbG9hZFBhZ2VzIjoiYXV0byIsInJ0bCI6ImF1dG8iLCJpbnRlcmFjdGl2ZUNvcm5lcnMiOiJhdXRvIiwic2hlZXQiOnsic3RhcnRWZWxvY2l0eSI6ImF1dG8iLCJ3YXZlIjoiYXV0byIsInNoYXBlIjoiYXV0byIsIndpZHRoVGV4ZWxzIjoiYXV0byIsImNvbG9yIjoiYXV0byIsInNpZGUiOiJhdXRvIiwiY29ybmVyRGV2aWF0aW9uIjoiYXV0byIsImZsZXhpYmlsaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmxlQ29ybmVyIjoiYXV0byIsImJlbmRpbmciOiJhdXRvIiwiaGVpZ2h0VGV4ZWxzIjoiYXV0byJ9LCJjb3ZlciI6eyJ3YXZlIjoiYXV0byIsImNvbG9yIjoiYXV0byIsImJpbmRlclRleHR1cmUiOiJhdXRvIiwiZGVwdGgiOiJhdXRvIiwicGFkZGluZyI6ImF1dG8iLCJzdGFydFZlbG9jaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmlsaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmxlQ29ybmVyIjoiYXV0byIsImJlbmRpbmciOiJhdXRvIiwid2lkdGhUZXhlbHMiOiJhdXRvIiwiaGVpZ2h0VGV4ZWxzIjoiYXV0byIsIm1hc3MiOiJhdXRvIiwic2lkZSI6ImF1dG8iLCJzaGFwZSI6ImF1dG8ifSwicGFnZSI6eyJ3YXZlIjoiYXV0byIsImNvbG9yIjoiYXV0byIsImRlcHRoIjoiYXV0byIsInN0YXJ0VmVsb2NpdHkiOiJhdXRvIiwiZmxleGliaWxpdHkiOiJhdXRvIiwiZmxleGlibGVDb3JuZXIiOiJhdXRvIiwiYmVuZGluZyI6ImF1dG8iLCJ3aWR0aFRleGVscyI6ImF1dG8iLCJoZWlnaHRUZXhlbHMiOiJhdXRvIiwibWFzcyI6ImF1dG8iLCJzaWRlIjoiYXV0byIsInNoYXBlIjoiYXV0byJ9LCJoZWlnaHQiOiJhdXRvIiwid2lkdGgiOiJhdXRvIiwiZ3Jhdml0eSI6ImF1dG8iLCJwYWdlc0ZvclByZWRpY3RpbmciOiJhdXRvIn0sImNvbnRyb2xQcm9wcyI6eyJhY3Rpb25zIjp7ImNtZFNhdmUiOnsiZW5hYmxlZCI6ImF1dG8iLCJlbmFibGVkSW5OYXJyb3ciOiJhdXRvIn0sImNtZFByaW50Ijp7ImVuYWJsZWQiOiJhdXRvIiwiZW5hYmxlZEluTmFycm93IjoiYXV0byJ9LCJjbWRTaW5nbGVQYWdlIjp7ImVuYWJsZWQiOiJhdXRvIiwiZW5hYmxlZEluTmFycm93IjoiYXV0byIsImFjdGl2ZSI6ImF1dG8iLCJhY3RpdmVGb3JNb2JpbGUiOiJhdXRvIn19fSwiYXV0b1RodW1ibmFpbCI6Imh0dHBzOlwvXC9ub3JtYW5kaWVtYWluZS5jZXJmcmFuY2UuZnJcL2FyYWQyXC93cC1jb250ZW50XC91cGxvYWRzXC9zaXRlc1wvM1wvM2QtZmxpcC1ib29rXC9hdXRvLXRodW1ibmFpbHNcLzIyOTYucG5nIiwicG9zdF9uYW1lIjoiZXRhdC1saWV1eC1jb3V2ZXJ0cy12ZWdldGF1eCIsInBvc3RfdHlwZSI6IjNkLWZsaXAtYm9vayJ9fSwicGFnZXMiOltdLCJmaXJzdFBhZ2VzIjpbXX0=');window.FB3D_CLIENT_LOCALE && FB3D_CLIENT_LOCALE.render && FB3D_CLIENT_LOCALE.render();</script>



<h2 class="wp-block-heading">Une évolution du mode de gestion de l’interculture impulsée par la réglementation</h2>



<p>Au cours des 16 années explorées (2001-2017), l’extension des couvertures végétales, jusqu’à 45 % des surfaces de grandes cultures, concerne principalement les repousses du précédent (25 %) et les cultures intermédiaires (20 %) au détriment principalement des sols nus en interculture longue (15 %).</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="767" height="432" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/01/evolution-mode-gestion-interculture.png?resize=767%2C432&#038;ssl=1" alt="Évolution du mode de gestion de l'interculture de 2001 à 2017 (en % de surfaces totales en grandes cultures)" class="wp-image-2300" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/01/evolution-mode-gestion-interculture.png?w=767&amp;ssl=1 767w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/01/evolution-mode-gestion-interculture.png?resize=300%2C169&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 767px) 100vw, 767px" /><figcaption>Évolution du mode de gestion de l&rsquo;interculture de 2001 à 2017 (en % de surfaces totales en grandes cultures)</figcaption></figure>



<p>Ces évolutions sont à mettre en parallèle avec l’évolution de la législation avec notamment en 2012 l’obligation de couverture hivernale des sols dans 100 % des zones vulnérables.</p>



<p>Evolution réglementaire dans la période :</p>



<ul class="wp-block-list"><li>1<sup>ère</sup> Directive nitrate européenne 1191 transposée par un décret 1993 France : <strong>délimitation zone vulnérable et corrections des apports fertilisants</strong>.</li><li>2<sup>ème</sup> programme d&rsquo;action (2000) renforcé en 2003, et surtout la procédure contentieuse (Commission européenne contre État français en 2011) (pour l&rsquo;ouest en particulier) : <strong>impose des couverts végétaux da</strong>n<strong>s les bonnes pratiques agricoles sur interculture de Zone d&rsquo;Application Complémentaires</strong> (ZAC).</li><li>4<sup>ème</sup> directive nitrate (2012) : la <strong>couverture hivernale des sols est obligatoire</strong> pour couvrir 100 %  des sols nus l&rsquo;hiver en zone vulnérable, hors dérogation.</li><li>5ème programme d&rsquo;actions (2014) : <ul><li>I<strong>nterculture longue </strong>(moins de 20 %  de repousses).</li><li>I<strong>nterculture courte</strong> (après colza un mois de repousses minimum, après culture récoltée avant le 15 juillet (un CIPAN) : destruction mécanique (dérogation : TCS, légumes&#8230;).</li></ul></li><li>Verdissement de la PAC à partir de 2015 : conditions d&rsquo;éligibilité des couverts au status de <strong>SIE : </strong><ul><li><strong>pas de repousses, </strong></li><li><strong>semis d&rsquo;un mélange de deux espèces minimum, </strong></li><li><strong>destruction mécanique sans dérogation.</strong></li></ul></li></ul>



<h2 class="wp-block-heading">Des pratiques de gestion des couverts également en évolution</h2>



<p>La figure ci-dessous montre l’évolution des espèces implantées en couvert.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="277" height="203" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/01/evolution-des-especes-implantees-en-couvert.png?resize=277%2C203&#038;ssl=1" alt="Évolution des espèces implantées en couvert." class="wp-image-2301" /><figcaption>Évolution des espèces implantées en couvert.</figcaption></figure>



<p>Si la moutarde représente plus de 50% des surfaces en 2001 et ce jusqu’en 2014, elle diminue fortement sur la fin de la période étudiée. Elle est principalement remplacée par des mélanges d’espèces avec ou sans légumineuses.</p>



<p>Les périodes d’implantation restent assez tardives et postérieures au 15 août (Figure de gauche ci-dessous). Les destructions (majoritairement mécaniques dans les enquêtes 2017) sont variable. Mais pour près de 50 % des surfaces promises à une culture de printemps, les couverts sont détruits au plus tard en décembre.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="578" height="271" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/01/periode-implabtation-et-destruction-cultures-intermediaires-selon-culture-suivante.png?resize=578%2C271&#038;ssl=1" alt="Période d'implatation et de destruction des cultures intermédiaires selons la culture suivante en 2017" class="wp-image-2302" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/01/periode-implabtation-et-destruction-cultures-intermediaires-selon-culture-suivante.png?w=578&amp;ssl=1 578w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/01/periode-implabtation-et-destruction-cultures-intermediaires-selon-culture-suivante.png?resize=300%2C141&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 578px) 100vw, 578px" /><figcaption>Période d&rsquo;implatation et de destruction des cultures intermédiaires selons la culture suivante en 2017</figcaption></figure>



<p>Trois types de couverts ont été identifiés&nbsp;:</p>



<ol class="wp-block-list"><li>Type 1  « Couvert réglementaire CIPAN » implanté entre une céréale et une culture de printemps et détruite précocément. En 2017, il représente 37 % des surfaces.</li><li>Type 2 « Couvert de légumineuses en pur ou mélange » implantée plus précocément, maintenue plus tardivement et avec une destruction chimique plus fréquente. En 2017, il représente 50 % des surfaces.</li><li>Type 3 « Couvert de graminées ou autres espèces implanté entre 2 maïs ». En 2017, il représente 13 % des surfaces</li></ol>



<h2 class="wp-block-heading">Des disparités régionales</h2>



<p>Si la Bretagne a précocément mis en place des couverts végétaux, ils se sont développés depuis dans le Centre, en Bourgogne, en Champagne Ardennes et Lorraine.</p>



<p>Quand on évalue la part des différents types de couverts (cultures intermédiaires, cultures dérobées, repousses et sol nu), on peut dégager différentes zones au profil assez marqué. Ces différences sont liées aux systèmes de production et à un historique, lié à l’extension des zones vulnérables.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="595" height="394" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/01/repartition-regionale-types-gestion-interculture-2017-en-France.png?resize=595%2C394&#038;ssl=1" alt="Répartition régionale des types de gestion de l'interculture en 2017 en France" class="wp-image-2303" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/01/repartition-regionale-types-gestion-interculture-2017-en-France.png?w=595&amp;ssl=1 595w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/01/repartition-regionale-types-gestion-interculture-2017-en-France.png?resize=300%2C199&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 595px) 100vw, 595px" /><figcaption>Répartition régionale des types de gestion de l&rsquo;interculture en 2017 en France</figcaption></figure>



<ul class="wp-block-list"><li>Une zone Centre France où «&nbsp;sol nu&nbsp;» et «&nbsp;repousses&nbsp;» principalement de colza sont très dominants. L’assolement y est dominé par les cultures d’hiver induisant peu de surfaces en interculture longue avec obligation d’implanter un couvert.</li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li>Une zone Nord France où l’on trouve beaucoup de cultures intermédiaires de type 1 et 2 et peu de repousses. Elle correspond à la zone de production de la betterave sucrière fréquemment précédée par l’implantation d’une moutarde en culture intermédiaire.</li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li>Une zone Ouest offrant une grande diversité de types de couverts. Cette zone se caractérise par une part importante de maïs, mais aussi par une orientation élevage expliquant la présence de dérobées.</li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li>Une zone Sud où les couverts, quand il y en a, sont des couverts de type 3 ou 2. Cet ensemble recouvre à la fois des zones de côteaux argileux avec des sols fréquemment laissés nus et des zones de maïs culture.</li></ul>



<h2 class="wp-block-heading">Source pour rédiger l&rsquo;état des lieux des pratiques liées aux couverts végétaux en France</h2>



<p><a href="https://agronomie.asso.fr/aes-12-1-3" target="_blank" rel="noreferrer noopener">BALLOT R. et al (2022)</a>, Evolution des surfaces de couverts végétaux en France : état des lieux statistique. Revue AE&amp;S 12-1 gestion des adventices : quelles opportunités et quels effets de couverts végétaux.</p>



<p>Retrouvez toutes nos publications sur l&rsquo;<a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/category/gestion-des-sols/ameliorer-ses-sols/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">améliroration des sols sur notre site sur ce lien</a>.</p>
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		<item>
		<title>Effets du non labour en systèmes Agriculture Biologique</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/effets-non-labour-en-systemes-agriculture-biologique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lola]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Nov 2022 09:45:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Améliorer ses sols]]></category>
		<category><![CDATA[Gestion des sols]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Effets du non labour sur la qualité et les services écosystémiques des sols en systèmes Agriculture Biologique</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Effets du non labour sur la qualité et les services écosystémiques des sols en systèmes Agriculture Biologique</h1>



<p><strong>Se passer de labour en agriculture biologique (AB) reste un grand défi pour les agriculteurs bio</strong>. Le projet SUSTAIN avait pour objectif d’évaluer, en systèmes AB, les effets de la réduction du travail du sol sur la qualité et les services rendus par les sols. Pour cela, il s’est appuyé sur l’analyse de données collectées durant 15 ans sur la <a href="https://www.chambres-agriculture-bretagne.fr/synagri/station-de-kerguehennec-56" target="_blank" rel="noreferrer noopener">station de Kerguéhennec </a>en Bretagne.</p>



<p>Il en ressort que<strong> le travail réduit du sol améliore les services de régulation et de soutien</strong>. Il permet une réduction de l’érosion et du transfert d’éléments de 70 à 90&nbsp;%. Sur le long terme, le travail réduit du sol n’a aucun effet significatif sur les stocks en carbone des sols. Mais, il modifie leur répartition avec une plus forte accumulation en surface. Comparé au labour, le travail réduit du sol ne modifie pas la biomasse microbienne totale. Toutefois, il en modifie sa distribution spatiale. Par ailleurs, il a des effets positifs sur les populations de lombrics. </p>



<p>La biomasse croît de + 40 à + 60 %. De plus, il augmente la richesse et la régularité des espèces en favorisant les lombrics anéciques et épigéiques. Toutefois, ses effets sur le niveau de production culturale sont plus variables, de l’ordre de –10 % à +7%. De plus, ils sont <strong>fortement liées au type de culture et aux autres pratiques culturales</strong>. Ainsi, la diminution de la profondeur et de la fréquence du travail du sol est généralement bénéfique si elle s’accompagne d’une gestion adaptée de la matière organique (cultures de couverture, résidus, rotation, déchets organiques) et d’une réflexion contextualisée aux cultures, types de sol et climat local.</p>


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<h2 class="wp-block-heading">Une comparaison de quatre modalités de travail du sol en système Agriculture Biologique</h2>



<p>L’essai a été conduit sur la <strong>station expérimentale de Kerguéhennec en Bretagne</strong>. Ce site est subdivisé en quatre blocs et géré selon les règles de l’Agriculture Biologique. Il présente un sol glaiseux avec un taux de matière organique élevé de 4&nbsp;% et un pH de 6. La rotation appliquée est maïs/triticale/sarrasin/pois/triticale /luzerne deux&nbsp;ans/triticale/maïs/blé. La fertilisation organique se fait avec du fumier ou lisier de porcs.</p>



<p>Dans chaque bloc, <strong>quatre techniques de travail du sol ont été comparées</strong> depuis 2003&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>LC =</strong> labour conventionnel à 25 cm</li><li><strong>LA =</strong> labour agronomique à 15 cm</li><li><strong>C15 =</strong> travail réduit à 15 cm</li><li><strong>C8 =</strong> travail superficiel à 8 cm</li></ul>



<p>Différents<strong> paramètres ont été mesurés</strong>&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>Chimiques&nbsp;:</strong> carbone, azote, phosphore, matière organique</li><li><strong>Physiques&nbsp;: </strong>densité et conductivité hydraulique</li><li><strong>Biologiques&nbsp;:</strong> vers de terre, nématodes et biomasse microbienne</li></ul>



<h2 class="wp-block-heading">Principaux résultats obtenus</h2>



<p><strong>Comparé au labour conventionnel, le travail réduit du sol ne modifie pas la biomasse microbienne totale</strong> mais modifie sa distribution spatiale en concentrant les microorganismes à la surface du sol. <strong>Ainsi, après 10 ans de travail minimum, la biomasse microbienne augmente de 19&nbsp;% dans l’horizon 0 &#8211; 15 cm</strong>.</p>



<p>Le travail réduit a un <strong>effet positif sur les populations de lombrics</strong> avec une augmentation de la biomasse en g/m² de 40 à 60&nbsp;%. Il favorise principalement les espèces anéciques et épigéiques. Se nourrissant des résidus en surface, ces catégories écologiques accèlerent la décomposition des matières organiques. Les espèces anéciques, qui forment de grandes galeries verticales dans le sol, améliorent également la capacité d’infiltration hydrique des sols.</p>



<p>Le projet SUSTAIN a confirmé que les systèmes avec travail réduit du sol<em> diminuaient à la fois l’érosion et le transfert d’éléments </em>(pesticides et phosphore particulaire) grâce à une meilleure couverture du sol par les plantes et les résidus végééaux. Les essais montrent globalement une réduction de 70 à 90&nbsp;% des phénomènes d’érosion et de ruissellement. Toutefois, on observe de<strong> fortes variations en fonction des cultures</strong>. Le ruissellement est considérablement plus faible en cultures de printemps (exemple : maïs) avec un travail réduit, qu’en cultures d’hiver (exemple : blé). Cela s’explique notamment par les conditions spécifiques à la saison (humidité du sol élevée, évènements pluvieux plus marqués).</p>



<p>Après 5 et 10 ans,<strong> le travail réduit du sol n’a aucun effet significatif sur le stockage de carbone</strong> mais modifie sa répartition, la matière organique ayant tendance à s’accumuler en surface du sol. Par ailleurs, les émissions de N<sub>2</sub>O liées à la réduction du travail du sol, généralement plus élevées au moment du changement de systèmes se réduisent après une dizaine d’années (- 26&nbsp;%).</p>



<p>Des études globales regroupant différents types de cultures, climats et sols montrent que <strong>l’impact du travail du sol réduit sur la production est généralement négatif </strong>de l’ordre de &#8211; 5&nbsp;%. Le projet SUSTAIN a mis en évidence que ces modifications de rendement sont toutefois très variables, de négatives à positives, et qu’elles sont surtout étroitement dépendantes des cultures, de l’année et des autres pratiques mises en œuvre.</p>



<p>Ainsi,<strong> le travail réduit n’a pas eu de conséquence sur le rendement des cultures</strong> telles que le colza ou l’association trèfle-graminées. A l’inverse, pour le blé, les rendements étaient en moyenne inférieurs de 10&nbsp;% en semis direct mais ils retrouvaient des valeurs proches du labour dans le cas du travail réduit.</p>



<p>Le projet SUSTAIN montre qu’aucune des quatre techniques de travail du sol en AB n’a un profil favorable sur l’ensemble des paramètres mesurés. Concernant les critères agronomiques, l’avantage est au labour conventionnel.</p>



<p>Pour la qualité chimique et physique, c’est le travail réduit qui est le plus favorable mais il impacte plus fortement les critères agronomiques notamment en raison d’une plus forte concurrence par les adventices.</p>



<p>Enfin, pour la composante biologique, c’est <strong>le labour agronomique qui est le plus favorable notamment pour la biomasse microbienne</strong>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sources&nbsp;des effets du non labour sur la qualité et les services écosystémiques des sols en systèmes Agriculture Biologique</h2>



<p><em>PERES Guénola., 2022. Do reduced tillage practices applied under organic faming represente a realistic approach to maintain soil biological, physical and chemical quality and the linked ecosystem services, 29, 239-274</em> </p>



<p><em>PODESTA Gwenaël, 2016. Résumé rapport projets SNOWMAN</em></p>
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		<title>Atouts de pâturage des couverts végétaux</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/atouts-paturage-couverts-vegetaux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lola]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Oct 2022 07:19:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Améliorer ses sols]]></category>
		<category><![CDATA[Gestion des sols]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les multiples atouts du pâturage des couverts végétaux multi-espèces par les animaux </p>
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<h1 class="wp-block-heading">Pâturage des couverts végétaux : de multiples atouts</h1>



<p>Découvrez dans cette publication, les <strong>multiples atouts du pâturage des couverts végéteaux</strong>. </p>


<div class="_3d-flip-book  fb3d-fullscreen-mode full-size" data-id="2170" data-mode="fullscreen" data-title="false" data-template="short-white-book-view" data-lightbox="dark-shadow" data-urlparam="fb3d-page" data-page-n="0" data-pdf="" data-tax="null" data-thumbnail="" data-cols="3" data-book-template="default" data-trigger=""></div><script type="text/javascript">window.FB3D_CLIENT_DATA = window.FB3D_CLIENT_DATA || [];FB3D_CLIENT_DATA.push('eyJwb3N0cyI6eyIyMTcwIjp7IklEIjoyMTcwLCJ0aXRsZSI6IlBcdTAwZTJ0dXJhZ2UgZGVzIGNvdXZlcnRzIHZcdTAwZTlnXHUwMGU5dGF1eCBkZSBtdWx0aXBsZXMgYXRvdXRzIiwidHlwZSI6InBkZiIsInJlYWR5X2Z1bmN0aW9uIjoiIiwiYm9va19zdHlsZSI6ImZsYXQiLCJib29rX3RlbXBsYXRlIjoibm9uZSIsIm91dGxpbmUiOltdLCJkYXRhIjp7InBvc3RfSUQiOiIyMTcxIiwiZ3VpZCI6Imh0dHBzOlwvXC9ub3JtYW5kaWVtYWluZS5jZXJmcmFuY2UuZnJcL2FyYWQyXC93cC1jb250ZW50XC91cGxvYWRzXC9zaXRlc1wvM1wvMjAyMlwvMTBcL1BhdHVyYWdlLWRlcy1jb3V2ZXJ0cy12ZWdldGF1eC1kZS1tdWx0aXBsZXMtYXRvdXRzLUFSQURcdTAwYjIucGRmIiwicGRmX3BhZ2VzIjoiMyIsInBhZ2VzX2N1c3RvbWl6YXRpb24iOiJub25lIn0sInRodW1ibmFpbCI6eyJkYXRhIjp7InBvc3RfSUQiOiIwIn0sInR5cGUiOiJhdXRvIn0sInByb3BzIjp7ImNhY2hlZFBhZ2VzIjoiYXV0byIsInJlbmRlckluYWN0aXZlUGFnZXMiOiJhdXRvIiwicmVuZGVySW5hY3RpdmVQYWdlc09uTW9iaWxlIjoiYXV0byIsInJlbmRlcldoaWxlRmxpcHBpbmciOiJhdXRvIiwicHJlbG9hZFBhZ2VzIjoiYXV0byIsInJ0bCI6ImF1dG8iLCJpbnRlcmFjdGl2ZUNvcm5lcnMiOiJhdXRvIiwic2hlZXQiOnsic3RhcnRWZWxvY2l0eSI6ImF1dG8iLCJ3YXZlIjoiYXV0byIsInNoYXBlIjoiYXV0byIsIndpZHRoVGV4ZWxzIjoiYXV0byIsImNvbG9yIjoiYXV0byIsInNpZGUiOiJhdXRvIiwiY29ybmVyRGV2aWF0aW9uIjoiYXV0byIsImZsZXhpYmlsaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmxlQ29ybmVyIjoiYXV0byIsImJlbmRpbmciOiJhdXRvIiwiaGVpZ2h0VGV4ZWxzIjoiYXV0byJ9LCJjb3ZlciI6eyJ3YXZlIjoiYXV0byIsImNvbG9yIjoiYXV0byIsImJpbmRlclRleHR1cmUiOiJhdXRvIiwiZGVwdGgiOiJhdXRvIiwicGFkZGluZyI6ImF1dG8iLCJzdGFydFZlbG9jaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmlsaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmxlQ29ybmVyIjoiYXV0byIsImJlbmRpbmciOiJhdXRvIiwid2lkdGhUZXhlbHMiOiJhdXRvIiwiaGVpZ2h0VGV4ZWxzIjoiYXV0byIsIm1hc3MiOiJhdXRvIiwic2lkZSI6ImF1dG8iLCJzaGFwZSI6ImF1dG8ifSwicGFnZSI6eyJ3YXZlIjoiYXV0byIsImNvbG9yIjoiYXV0byIsImRlcHRoIjoiYXV0byIsInN0YXJ0VmVsb2NpdHkiOiJhdXRvIiwiZmxleGliaWxpdHkiOiJhdXRvIiwiZmxleGlibGVDb3JuZXIiOiJhdXRvIiwiYmVuZGluZyI6ImF1dG8iLCJ3aWR0aFRleGVscyI6ImF1dG8iLCJoZWlnaHRUZXhlbHMiOiJhdXRvIiwibWFzcyI6ImF1dG8iLCJzaWRlIjoiYXV0byIsInNoYXBlIjoiYXV0byJ9LCJoZWlnaHQiOiJhdXRvIiwid2lkdGgiOiJhdXRvIiwiZ3Jhdml0eSI6ImF1dG8iLCJwYWdlc0ZvclByZWRpY3RpbmciOiJhdXRvIn0sImNvbnRyb2xQcm9wcyI6eyJhY3Rpb25zIjp7ImNtZFNhdmUiOnsiZW5hYmxlZCI6ImF1dG8iLCJlbmFibGVkSW5OYXJyb3ciOiJhdXRvIn0sImNtZFByaW50Ijp7ImVuYWJsZWQiOiJhdXRvIiwiZW5hYmxlZEluTmFycm93IjoiYXV0byJ9LCJjbWRTaW5nbGVQYWdlIjp7ImVuYWJsZWQiOiJhdXRvIiwiZW5hYmxlZEluTmFycm93IjoiYXV0byIsImFjdGl2ZSI6ImF1dG8iLCJhY3RpdmVGb3JNb2JpbGUiOiJhdXRvIn19fSwiYXV0b1RodW1ibmFpbCI6Imh0dHBzOlwvXC9ub3JtYW5kaWVtYWluZS5jZXJmcmFuY2UuZnJcL2FyYWQyXC93cC1jb250ZW50XC91cGxvYWRzXC9zaXRlc1wvM1wvM2QtZmxpcC1ib29rXC9hdXRvLXRodW1ibmFpbHNcLzIxNzAucG5nIiwicG9zdF9uYW1lIjoicGF0dXJhZ2UtY291dmVydHMtdmVnZXRlYXV4IiwicG9zdF90eXBlIjoiM2QtZmxpcC1ib29rIn19LCJwYWdlcyI6W10sImZpcnN0UGFnZXMiOltdfQ==');window.FB3D_CLIENT_LOCALE && FB3D_CLIENT_LOCALE.render && FB3D_CLIENT_LOCALE.render();</script>



<p>A l’heure où le coût des engrais et des carburants est à un niveau élevé, la recherche d’une moindre dépendance aux intrants s’avère essentielle dans les exploitations agricoles françaises. En grandes cultures, l’implantation de couverts végétaux multi-espèces est un levier majeur pour apporter de la matière organique au sol et des éléments fertilisants à la culture suivante notamment. Plus la biomasse est élevée, plus il y a de restitutions en NPK. Et plus la destruction du couvert peut être complexe et consommatrice de carburant. Ainsi, le pâturage des couverts végétaux par les ruminants se présente comme une solution pertinente pour valoriser le couvert en place et faciliter sa dégradation. Focus sur les intérêts du pâturage des couverts tant sur le plan agronomique que zootechnique…</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un moindre tassement avec des ovins</h2>



<p>Le tassement du sol constitue une préoccupation majeure pour les agriculteurs. Notamment en conditions automnales, où la portance du sol est réduite. Afin de limiter la compaction du sol, il est préférable de privilégier le pâturage des couverts par des ovins, plus légers que les bovins. La compaction est alors concentrée en surface. Et la plupart du temps, moins impactante que celle générée par le passage répété d’engins.</p>



<p>Chez les ovins, les couverts végétaux pâturés permettent de couvrir les besoins à tous les stades physiologiques : $</p>



<ul class="wp-block-list"><li>croissance, </li><li>lutte, </li><li>brebis vides ou en gestation, </li><li>lactation.</li></ul>



<p>Certains éleveurs de bovins font aussi pâturer leurs couverts par des génisses ou des vaches à l’automne, en veillant à la portance du sol. Un bon moyen pour fournir des ressources fourragères aux animaux à une période de l’année où l’herbe se raréfie dans les prairies.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="1004" height="488" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/10/paturage-genisses-laitieres-couvert-vegetal-multi-especes.png?resize=1004%2C488&#038;ssl=1" alt="Pâturage des génisses laitières sur un couvert végétal multi-espèces – GAEC LETHUILLIER (76)" class="wp-image-2173" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/10/paturage-genisses-laitieres-couvert-vegetal-multi-especes.png?w=1004&amp;ssl=1 1004w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/10/paturage-genisses-laitieres-couvert-vegetal-multi-especes.png?resize=300%2C146&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/10/paturage-genisses-laitieres-couvert-vegetal-multi-especes.png?resize=768%2C373&amp;ssl=1 768w" sizes="(max-width: 1004px) 100vw, 1004px" /><figcaption>Pâturage des génisses laitières sur un couvert végétal multi-espèces – GAEC LETHUILLIER (76)</figcaption></figure>



<p>Sur le plan qualitatif, les couverts végétaux multi-espèces sont composés d’une diversité d’espèces qui permettent aux ruminants de sélectionner les plantes consommées. Il s’agit de jeunes plantes dont les valeurs alimentaires élevées peuvent être estimées par la méthode MERCI V2. La teneur en minéraux de ces couverts d’automne apparaît potentiellement plus importante que celle de l’herbe de printemps, du fait d’une photosynthèse moindre face à la diminution de la durée du jour et du processus de mise en réserve des plantes pour affronter l’hiver (Frédéric Thomas, 2021).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les couvertes végétaux multi-espèces</h2>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/10/couverts-vegetaux.png?w=500&#038;ssl=1" alt="Les couverts végétaux multi-espèces sont composés d’une diversité d’espèces" class="wp-image-2174"  srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/10/couverts-vegetaux.png?w=1004&amp;ssl=1 1004w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/10/couverts-vegetaux.png?resize=300%2C169&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/10/couverts-vegetaux.png?resize=768%2C431&amp;ssl=1 768w" sizes="(max-width: 1004px) 100vw, 1004px" /><figcaption>Les couverts végétaux multi-espèces sont composés d’une diversité d’espèces</figcaption></figure>



<p>Certaines espèces composant les couverts peuvent être toxiques. Notamment si elles sont implantées en pur, c’est le cas de la moutarde et du sarrasin. La gesse et la vesce velue en graine sont également toxiques.</p>



<p>Par ailleurs, les intercultures sont des surfaces sur lesquelles la pression parasitaire est très faible voire quasi-inexistante. Il est ainsi intéressant de les réserver au pâturage de jeunes animaux (agnelles, génisses&#8230;). Ils sont plus sensibles au parasitisme (strongles, douves…) que les adultes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des intérêts agronomiques</h2>



<p>Au niveau agronomique, les déjections des animaux permettent de restituer des éléments minéraux facilement assimilables par les plantes. Cela se caractérise par une meilleure disponibilité de l’azote, essentiellement sous forme d’azote nitrique plus assimilable que l’azote ammoniacal. Le pâturage tournant dynamique, caractérisé par un fort chargement en un temps réduit, participe à l’accélération de la fertilité du sol notamment en système d’agriculture de conservation des sols. A noter toutefois que cette pratique de pâturage tournant dynamique nécessite du matériel de clôture adapté ainsi que du temps pour la pose et le déplacement de ces clôtures.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-medium"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="300" height="109" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/10/paturage-couverts-vegetaux-multi-especes-par-ovins.png?resize=300%2C109&#038;ssl=1" alt="Pâturage de couverts végétaux multi-espèces par des ovins" class="wp-image-2175" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/10/paturage-couverts-vegetaux-multi-especes-par-ovins.png?resize=300%2C109&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/10/paturage-couverts-vegetaux-multi-especes-par-ovins.png?resize=768%2C278&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/10/paturage-couverts-vegetaux-multi-especes-par-ovins.png?w=1004&amp;ssl=1 1004w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption>Pâturage de couverts végétaux multi-espèces par des ovins</figcaption></figure>



<p>L’ingestion des plantes d’interculture par les ruminants entraine des pertes de carbone vers l’atmosphère, via le processus de respiration. Toutefois, il convient de préciser que les animaux réalisent une pré-décomposition de la matière organique et facilitent l’intégration des pailles au sol via le piétinement. De même, les parties aériennes non consommées, les racines et les exsudats racinaires contribuent à la restitution de carbone au sol.</p>



<p>La présence d’ovins sur les parcelles de couvert impacte les populations de limaces notamment par consommation ou piétinement. Des comptages témoignent d’une baisse de 60 % de leur nombre après pâturage (POSCIF 2021).</p>



<p>Deplus, la pratique du pâturage des couverts n’est pas en reste vis-à-vis de l’activité biologique du sol. Elle stimule la vie du sol, notamment les champignons et les mycorhizes.</p>



<p>Enfin, alors qu’il n’est pas observé de baisse de rendement sur la culture suivante, les charges de mécanisation sont quant à elles réduites suite au pâturage des couverts.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sources pour les atouts du pâturage des couverts végétaux</h2>



<p>THOMAS Frédéric 2021, <a href="https://agriculture-de-conservation.com/Paturage-des-couverts-vegetaux-Ce-que-l-on-sait.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Pâturage des couverts végétaux : ce que l’on sait ! Techniques Culturales Simplifiées n°115</a></p>



<p><a href="http://www.agrofile.fr/poscif/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Pâturage Ovin en Système Céréalier en Ile de France</a>, 2021</p>
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		<title>Nutrition de ses cultures</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/nutrition-cultures/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lola]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Mar 2022 09:47:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Améliorer ses sols]]></category>
		<category><![CDATA[Gestion des sols]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Témoignage sur le pilotage de la nutrition des cultures grâce aux analyses de sol et de sève proposées par le Cerfrance Mayennes Sarthe.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Piloter la nutrition de ses cultures grâce aux analyses de sol et de sève</h1>



<p>Découvrez comment Stéphane, agriculteur en Mayenne, pilote aujourd&rsquo;hui la nutrition de ses cultures grâce aux analyses proposées par Cerfrance Mayenne Sarthe. Les analyses de sol Albrecht lui permettent d&rsquo;identifier les carences et excès en oligoéléments pour établir un plan précis par parcelle. Puis il s&rsquo;appuie sur les analyses de sève pour le guider en culture. Ce double suivi lui a notamment permis de prendre conscience des excès de potasse à certains moments et d&rsquo;ajuster sa fertilisation organique en réalisant des apports fin été sur l&rsquo;ensemble des parcelles et non plus juste avant maïs.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Piloter la nutrition de ses cultures grâce aux analyses de sol et de sève - ARAD2" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/-QdjUKVqfiw?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>
</div><figcaption>Piloter la nutrition de ses cultures grâce aux analyses de sol et de sève</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Comment révéler les carences et les excès en oligo-élément sur vos cultures ?</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Pourquoi réalisez-vous des analyses de sol Albrecht ?</h3>



<p>Pour cibler à la fois les carences révélées en oligo-éléments mais aussi les excès que l&rsquo;on peut avoir dans nos parcelles. Ensuite, un plan par parcelle et par culture a été établi. Le besoin des plantes a également été pris en compte.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Quelles perspectives cela vous apporte-t-il ?</h3>



<p>Dans les carences on  a eu essentiellement le Bore et le Zinc. Ensuite, on s&rsquo;appuie également sur les analyses de sève. Ces dernières nous guident tout au long de la culture. La partie pilotage des analyses de sève qui nous aide.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Quels intérêts trouvez-vous aux analyses de sève ?</h3>



<p>Les analyses de sève permettent de cibler les éléments qui sont en défaut actuellement et d&rsquo;en tirer les conclusions pour les cultures d&rsquo;après. Puis éventuellement, plutôt que de faire une correction par voie foliaire, on peut intervenir directement pas des applications au sol. Ainsi, la plante d&rsquo;exprimera pas cette carence. </p>



<h3 class="wp-block-heading">Quels changements sur votre exploitation ?</h3>



<p>Au niveau des effluents organiques, on avait beaucoup d&rsquo;apport au printemps, de manière traditionnelle. On a donc décalé ces apports à fin d&rsquo;été et courant d&rsquo;automne. Non plus ciblés sur les cultures de maïs essentiellement, mais plutôt à l&rsquo;ensemble de l&rsquo;exploitation. Maintenant, ça représente un épandeur à un épandeur et demi sur l&rsquo;ensemble de l&rsquo;exploitation. Par le biais des analyses de sève, nous avons remarqué un excès de Potasse à un moment donné. Cet excès de Potasse pouvait bloqué l&rsquo;absorption du Magnésium par la suite. Donc l&rsquo;idée est bien de répartir au mieux la matière organique. </p>



<p>Pour en savoir plus sur les analyses proposées par Cerfrance Mayenne Sarthe , rendez vous que le site <a href="https://nutriid.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">NutriID</a>. </p>



<p>Retrouvez toues nos publications sur la thématique « <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/category/gestion-des-sols/ameliorer-ses-sols/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">améliorer ses sols</a> » sur notre site internet.</p>
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		<title>Digestats et biologie des sols</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/digestats-vie-sols/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lola]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Jan 2022 09:54:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Améliorer ses sols]]></category>
		<category><![CDATA[Gestion des sols]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Impacts des digestats sur la vie biologique des sols. Retrouvez les résultats des essais menés entre 2018-2020</p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/digestats-vie-sols/">Digestats et biologie des sols</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Impact des digestats sur la biologie des sols&nbsp;: Résultats des essais 2018-2020</h1>



<p>L&rsquo;ARAD2 a réalisé des essais entre 2018 et 2020, sur l&rsquo;impact des digestats sur la biologie des sols. Ces dernières années, la promotion de production d’énergie renouvelable a entraîné un <strong>développement significatif de la méthanisation agricole</strong>. En plus du biogaz, le processus de digestion anaérobie produit du digestat utilisé aujourd’hui largement comme fertilisant en agriculture. Il existe de plus en plus de références sur la valeur fertilisante et amendante des digestats. Il y a toutefois peu d’études menées pour évaluer l’impact de leur utilisation sur la qualité notamment biologique des sols. De plus, la conduite de ces études s&rsquo;est déroulée en Allemagne, avec des systèmes méthanisation très différents de ceux en France. Donc les digestats ne présentant pas les mêmes caractéristiques.</p>



<p>Pour pallier ce manque de références, l’ARAD² suit, depuis 2018, 3 sites chez des agriculteurs. Ils sont dans le Calvados, la Manche et l’Eure. L’analyse des 3 premières années ne montre pas un<strong> impact marqué des digestats sur les vers de terre, la variabilité interannuelle étant très importante</strong>.</p>


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<h2 class="wp-block-heading">Peu d&rsquo;études menées sur l&rsquo;impact de l&rsquo;utilisation des digestats sur la vie du sol</h2>



<p>Par le processus de fermentation anaérobie, <strong>la méthanisation produit du biogaz et du digestat.</strong> Pour rappel, <strong>il n’existe pas un mais des digestats</strong>. Car ses caractéristiques sont fortement influencées par la qualité des substrats utilisés, les conditions du procédé et par les post traitements éventuels. Si de nombreux travaux permettent maintenant de bien appréhender la valeur fertilisante de ces produits. <strong>Il reste encore de nombreuses interrogations sur l’impact de leur utilisation sur les sols, et notamment sur la vie biologique des sols</strong>.</p>



<p>Les études menées en Allemagne (notamment <em>Koblenz B. et al, 2015</em>) montrent que le <strong>digestat, comme le lisier, ont un effet positif sur l’abondance et la biomasse des vers de terre</strong>, en comparaison avec le témoin sans fertilisation et la modalité engrais chimique (tableau de gauche). De plus, <strong>cet effet se poursuit à long terme (3 ans)</strong> mais de façon non significative (tableau de droite) en comparaison à la modalité engrais chimique.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/01/2022_01_26_10_11_31_Window.png?resize=1188%2C407&#038;ssl=1" alt="Influence des différentes modalités sur le nombre et la biomasse des vers de terres" class="wp-image-1402" width="1188" height="407" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/01/2022_01_26_10_11_31_Window.png?w=627&amp;ssl=1 627w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/01/2022_01_26_10_11_31_Window.png?resize=300%2C103&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 1188px) 100vw, 1188px" /><figcaption>Influence des différentes modalités sur le nombre et la biomasse des vers de terres</figcaption></figure></div>



<h2 class="wp-block-heading">Trois essais ARAD<sup>2</sup> suivis depuis 2018</h2>



<p>Pour évaluer l’impact des digestats sur les sols, <strong>l’ARAD² suit depuis trois ans trois sites d’expérimentations</strong> :</p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>Montreuil sur Lozon dans la Manche</strong></li><li><strong>Le Theil Bocage dans le Calvados</strong></li><li><strong>Campigny dans l’Eure.</strong></li></ul>



<p>Deux modalités sont comparées&nbsp;: <strong>digestat liquide selon les pratiques de fertilisation de l’agriculteur </strong>versus <strong>engrais chimique uniquement</strong>. L&rsquo;apport de quantité d’azote est indique au digestat. Les mesures réalisées sont résumées dans le tableau ci dessous :</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/01/2022_01_26_10_14_26_Synthese_essais_digestats_ARAD_.docx_Word.png?resize=730%2C359&#038;ssl=1" alt="Tests sur la biologie des sols : digestats liquides versus engrais chimique" class="wp-image-1403" width="730" height="359" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/01/2022_01_26_10_14_26_Synthese_essais_digestats_ARAD_.docx_Word.png?w=505&amp;ssl=1 505w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/01/2022_01_26_10_14_26_Synthese_essais_digestats_ARAD_.docx_Word.png?resize=300%2C147&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 730px) 100vw, 730px" /><figcaption>Tests sur la biologie des sols : digestats liquides versus engrais chimique</figcaption></figure></div>



<h3 class="wp-block-heading">Essai Montreuil en Lozon (Manche)</h3>



<p>Le type de <strong>sol est limono-argileux, de profondeur moyenne sur granit.</strong> La <strong>rotation</strong> pratiquée sur la parcelle pendant la période de <strong>suivi est CIVE/Maïs/Blé.</strong> L’apport de 50 à 60 m<sup>3</sup> de digestat liquide se fait début mai entre la récolte de la CIVE et le semis du maïs soit à une fréquence d’une année sur deux.</p>



<p>Les mesures de reliquat sortie hiver en montrent aucune différence significative entre les deux modalités.</p>



<p>Le test Beer Kan réalisé en 2020 montre un temps d’infiltration bien supérieur pour la modalité engrais minéral.<strong> La macroporosité est donc plus importante dans la modalité digestat.</strong></p>



<p>Le <strong>comptage de vers de terre de 2020 montre également un net avantage pour la modalité digestat</strong>. La différence entre les deux modalités s’explique par une forte présence d’endogés (50 sur 75). Ceci est vrai, quand le nombre d’épigés et d’anéciques sont du même ordre entre les deux modalités.<strong> Par ailleurs, la biomasse est légèrement plus élevée pour la modalité digestat.</strong></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/01/2022_01_26_10_15_31_Synthese_essais_digestats_ARAD_.docx_Word.png?resize=590%2C417&#038;ssl=1" alt="Abondance des vers de terres sur le site Montreuil en Lozon" class="wp-image-1404" width="590" height="417" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/01/2022_01_26_10_15_31_Synthese_essais_digestats_ARAD_.docx_Word.png?w=322&amp;ssl=1 322w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/01/2022_01_26_10_15_31_Synthese_essais_digestats_ARAD_.docx_Word.png?resize=300%2C212&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 590px) 100vw, 590px" /><figcaption>Abondance des vers de terres sur le site Montreuil en Lozon</figcaption></figure></div>



<h3 class="wp-block-heading">Essai Le Theil Bocage (Calvados)</h3>



<p>Le type de <strong>sol est du limon sablo-argileux</strong>. La <strong>rotation</strong> pratiquée pendant la période de s<strong>uivi sur la parcelle est Blé/Orge/CIVE/.Maïs</strong>. Du digestat liquide est apporté chaque année&nbsp;: sur céréales d’hiver 30 m<sup>3</sup> en 2 à 3 fois, fin août avant implantation de la CIVE et avant le semis de maïs.</p>



<p>Les mesures de reliquat sortie hiver ne montrent pas de réelle tendance entre les deux modalités.</p>



<p>Le test Beer Kan réalisé en 2020 montre un temps d’infiltration bien plus élevé pour la modalité digestat. <strong>La macroporosité est moins importante dans la modalité digestat. Les comptages de vers de terre ne montrent cependant aucune différence en terme d’abondance, de biomasse et de composition de la communauté entre les deux modalités</strong>.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/01/2022_01_26_10_18_19_Synthese_essais_digestats_ARAD_.docx_Word.png?resize=593%2C371&#038;ssl=1" alt="Abondance des vers de terre sur le site de le Theil du Bocage" class="wp-image-1405" width="593" height="371" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/01/2022_01_26_10_18_19_Synthese_essais_digestats_ARAD_.docx_Word.png?w=333&amp;ssl=1 333w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/01/2022_01_26_10_18_19_Synthese_essais_digestats_ARAD_.docx_Word.png?resize=300%2C187&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 593px) 100vw, 593px" /><figcaption>Abondance des vers de terre sur le site de le Theil du Bocage</figcaption></figure></div>



<h3 class="wp-block-heading">Essai Campigny (Eure)</h3>



<p>Le type de <strong>sol est du limon moyen à profond.</strong> La <strong>rotation</strong> pratiquée pendant le <strong>suivi est Blé/RGI/Maïs/Blé</strong>. 25 à 30 m<sup>3</sup> de digestat liquide sont apportés chaque année en sortie hiver.</p>



<p>Les mesures de reliquat post récolte et sortie hiver sont systématiquement plus élevées dans la modalité digestat.</p>



<p>Le test Beer Kan réalisé en 2020 montre un temps d’infiltration plus faible pour la modalité digestat.<strong> La macroporosité est plus importante dans la modalité digestat</strong>. L<strong>es comptages de vers de terre ne montrent cependant aucune différence en terme d’abondance entre les deux modalités. La modalité digestat présente une biomasse de vers de terre un peu plus élevée et davantage d’anéciques.</strong></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/01/2022_01_26_10_18_37_Synthese_essais_digestats_ARAD_.docx_Word.png?resize=599%2C374&#038;ssl=1" alt="Abondance des vers de terre sur le site de Campigny" class="wp-image-1406" width="599" height="374" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/01/2022_01_26_10_18_37_Synthese_essais_digestats_ARAD_.docx_Word.png?w=327&amp;ssl=1 327w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/01/2022_01_26_10_18_37_Synthese_essais_digestats_ARAD_.docx_Word.png?resize=300%2C187&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 599px) 100vw, 599px" /><figcaption>Abondance des vers de terre sur le site de Campigny</figcaption></figure></div>



<h2 class="wp-block-heading">En résumé</h2>



<h3 class="wp-block-heading">L&rsquo;existant</h3>



<p>Le<strong> digestat résulte de la fermentation anaérobie de matières organiques fraîches lors de la méthanisation</strong>. Si le processus est conservatif pour les éléments nutritifs (N, P, K), ce n’est pas le cas pour le carbone. En effet, sa fraction la plus stable se retrouve dans le digestat. On peut donc raisonnablement se demander : <strong>quelles sont les conséquences d’un retour au sol de ce type de produit sur les propriétés du sol en particulier sur la vie biologique ?</strong></p>



<p>Il existe très peu de publications scientifiques sur le sujet. Les quelques études menées en Allemagne ne démontrent pas d’impact négatif de l’épandage de digestat sur l’abondance et la biomasse des vers de terre. C’est même le contraire, il augmente ces deux indicateurs si on le compare à une fertilisation uniquement chimique. <strong>Les critères abondance et biomasse des vers de terre sont donc améliorés par l’apport de digestat.</strong> Ceci, <strong>dans des proportions</strong> qui sont<strong> équivalentes à l’apport de lisier.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Les essais menés par l&rsquo;ARAD<sup>2</sup></h3>



<p>L’ARAD² a démarré des essais en 2018 pour suivre l’impact du digestat sur les propriétés chimiques, physiques et biologiques des sols. Trois sites différents ont servis pour l&rsquo;étude&nbsp;: </p>



<ul class="wp-block-list"><li>Montreuil en Lozon dans la Manche en sol limono-argileux, </li><li>Le Theil Bocage dans le Calvados en sol limon sablo-argileux </li><li>Campigny dans l’Eure en sol limoneux.</li></ul>



<p>Les tests bêches réalisés en 2020 n’ont donc montré <strong>aucune différence de structure entre les modalités digestat et engrais chimique</strong>. Sur un site, la modalité digestat présentait visuellement un réseau d’hyphes de champignons plus élevé.</p>



<p>Les tests d’infiltration Beer Kan montrent dans deux cas sur trois un <strong>temps d’infiltration plus faible</strong>. Il y a donc <strong>une meilleure macroporosité du sol recevant du digestat</strong>.</p>



<p>Annuellement, des <strong>comptages vers de terre selon la méthode OPVT (test moutarde) sont réalisés</strong>. Aucune différence significative d’abondance entre les modalités digestat et engrais chimique n’a été observée. Excepté pour 2020 sur le site de Montreuil en Lozon où le nombre de vers de terre est quasiment le double pour le digestat. Par contre, en 2020, pour deux sites, leur biomasse était plus élevée. Mettant donc en évidence des <strong>vers de terre qui sont plus gros dans la modalité digestat</strong>. Enfin, concernant la <strong>composition de la communauté</strong>, c’est-à-dire la proportion d’épigés, d’anéciques et d’endogés, les<strong> résultats sont différents pour chaque site</strong>. Il n&rsquo;est donc pas possible de conclure.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les conclusions des essais</h3>



<p>Les suivis de rendement n’ont donc mis en évidence <strong>aucune différence entre les modalités digestat et engrais chimique</strong>. Les cultures valorisent donc bien les éléments présents dans les digestats.  <strong>Ils permettent alors des économies d’engrais chimiques sans pénaliser les cultures.</strong></p>



<p>Le suivi des trois sites devrait se poursuivre pendant les trois prochaines années afin d’évaluer cet impact sur le long terme. Une mise à jour des résultats obtenues sur 2021 et 2022 est prévue pour juin 2022.</p>



<p>Retrouvez toutes nos publications sur l&rsquo;<a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/category/gestion-des-sols/ameliorer-ses-sols/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">amélioration des sols en ligne</a>.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="566" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/01/metha.jpg?resize=1024%2C566&#038;ssl=1" alt="Photo des essais menés chez nos agriculteurs sur l'impact du digestats du la biologie des sols" class="wp-image-1407" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/01/metha.jpg?resize=1024%2C566&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/01/metha.jpg?resize=300%2C166&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/01/metha.jpg?resize=768%2C424&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/01/metha.jpg?w=1435&amp;ssl=1 1435w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Photo des essais menés chez nos agriculteurs sur l&rsquo;impact du digestats du la biologie des sols</figcaption></figure></div>



<h2 class="wp-block-heading">Bibliographie</h2>



<p><em>KOBLENZ B. et al, 2015. <a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0926669014007894" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Influence of biogas digestate on density, biomass and community composition of earthworms. Industrial </a>Cops and Products 66, 206-209.</em></p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/digestats-vie-sols/">Digestats et biologie des sols</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
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