Sous-semis et couvert de légumineuses

Le sous-semis : implanter un couvert de légumineuses dans une culture

Découvrez notre fiche pratique sur le sous-semis et le couvert de légumineuses dans une culture.

En agriculture biologique, l’implantation des couverts post moisson est compliquée. En effet, le salissement oblige souvent des passages d’outils, ce qui assèche le sol et rend le semis du couvert impossible ou tardif avec par conséquent un faible développement. Une des techniques utilisées par les agriculteurs en agriculture biologique pour réussir leur couvert est de l’implanter en sous semis dans la culture en place.

Cette fiche reprend quatre exemples d’agriculteurs.

En agriculture biologique, l’implantation des couverts post moisson est compliquée. En effet, le salissement oblige souvent des passages d’outils, ce qui assèche le sol et rend le semis du couvert impossible ou tardif (faible développement).

Le sous-semis : implanter un couvert de légumineuses dans une culture
Le sous-semis : implanter un couvert de légumineuses dans une culture

Les trois objectifs du sous-semi avec l’implatation d’un couvert de légumineuses dans une culture :

  • Réussir l’implantation d’un couvert en Agriculture Biologique sans travail du sol
  • Limiter le salissement de la culture
  • Apporter de l’azote dans le système

Le principe du sous-semi et couvert de légumineuses dans une culture

Il s’agit de l’implantation d’un couvert, principalement de légumineuses,dans une culture en cours de développement.

Quatre exemples sont alors présentés dans cette fiche : Vincent CHABROUD, Yann BERNEY, Nicolas CHENUZ et Stéphane CHALLANDES.

Vincent CHABROUD : un itinéraire technique abouti

Vincent CHABROUD : un itinéraire technique abouti
Vincent CHABROUD : un itinéraire technique abouti

Céréalier à Toussieur, dans le Rhône, Vincent CHABROUD est en agriculture biologique depuis 2017. Il implante un couvert de trèfle violet dans le blé fin mars avec un semoir JD 750A qui permet un bon rappui sans pénaliser le rendement du blé (35 q/ha en moyenne). Avec qutre années de recul, aujourd’hui il a généralisé cette pratique à l’ensemble des surfaces de céréales.

Nicolas CHENUZ : une pratique adaptée à l’élevage

Nicolas CHENUZ : une pratique adaptée à l’élevage
Nicolas CHENUZ : une pratique adaptée à l’élevage

Basé en Suiss, Nicolas CHENUZ est éleveur et en agriculture biologique depuis 2011. La pratique du sous semis de trèfles violet et blanc lui permet de disposer d’une source de fourrage supplémentaire à l’automne notamment lorsque les prairies décrochent.

Yann BERNEY : un sursemis en cas d’échec

Yann BERNEY : un sursemis en cas d’échec
Yann BERNEY : un sursemis en cas d’échec

En Suisse, Yves BERNEY, éleveur, sème à la volée un mélange trèfle violet et trèfle blanc au stade deux noeuds de la céréale. Si il observe un faible développement des trèfles, il n’hésite pas à sursemer un trèfle incarnat juste après la moisson. Le mélange peut être broyé ou ensilé selon l’année.

Stéphane CHALLANDES : une pratique testée en altitude

Stéphane CHALLANDES : une pratique testée en altitude
Stéphane CHALLANDES : une pratique testée en altitude

Basé en Suisse, Stéphane CHALLANDES est en agriculture biologique depuis 2017 et pratique le sous semis depuis cinq ans. Il observe qu’en cas d’été pluvieux, la portance des sols est meilleure et lui facilite les moissons. Par contre, en année sèche, il a parfois observé une perte de rendement de la céréales avec cette technique. 

Bilan : le sous-semis, pratique de sécurisation du couvert

Bilan : le sous-semis, pratique de sécurisation du couvert
Bilan : le sous-semis, pratique de sécurisation du couvert

Transposabilité du sous-semis avec le couvert de légumineuses dans la culture

La pratique du sous-semis réussit moins bien lorsque le potentiel de la céréale est élevé (forte fertilisation ou potentiel de sol élevé) car l’accès à la lumière est plus compliqué.

L’application en agriculture conventionnelle semble donc plus laborieuse.

Points clés de la réussite du sous-semis

Il y’a plusieurs points clés de réussite du sous-semis :

  • Parcelle propre lors du semis
  • Humidité du sol suffisante et bon contact sol/graine lors du semis
  • Densité du couvert à adapter en fonction des objectifs (priorisation du couvert ou la culture)
  • Choisir des céréales en fonction de leur capacité d’étouffement
  • Moissonner haut
  • Faucher post moisson : facilite la dégradation des pailles (permet le désherbage mécanique en N+1) et donne de la lumière au couvert

Conclusion : une pratique simple et peu risquée

La pratique semble avoir fait ses preuves dans une diversité de contextes pédoclimatiques. Le semis peut se faire avec différents outils en fonction du matériel disponible.

L’espèce utilisée est variable selon les contextes. Le trèfle blanc et trèfle violet sont les plus utilisées. Enfin, la prise de risque semble limitée. Cette pratique apparait donc être un bon levier pour couvrir le sol et réduire le travail du sol en agriculture biologique.

Découvrez notre fiche pratique exposant le semis-direct sous couvert.

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