Fertilisation localisée

La fertilisation localisée ou comment améliorer l’efficience des engrais

La fertilisation localisée peut permettre d’améliorer l’efficience des engrais. Produire autant voire plus avec moins d’intrants de synthèse est un véritable challenge. Actuellement, on se focalise plutôt sur la réduction des produits phytosanitaires. Mais, la fertilisation n’en est pas moins concernée et ceci pour plusieurs raisons. Tout d’abord, le prix des engrais devrait en tendance augmenter pour des raisons d’offre et de demande ainsi que de coût de l’énergie. Nous pouvons prendre l’exemple de l’augmentation par trois du prix de l’unité fertilisante de phosphore et de potassium en quelques mois, sur la période 2007-2008. De plus, le phosphore et le potassium sont des ressources non renouvelables. Leurs réserves sont figées. L’offre va donc diminuer. Ce qui va entraîner une pression supplémentaire sur les marchés. Enfin, s’ajoutent des considérations environnementales :

  • eutrophisation,
  • émissions de gaz à effet de serre…

La fertilisation azotée est le poste principal d’émissions de gaz à effet de serre en productions végétales. L’optimisation de la fertilisation sera donc un point clé pour les agriculteurs. Il est possible d’envisager plusieurs pistes :

  • améliorer la capacité des plantes à assimiler et à mieux utiliser les nutriments grâce à la sélection variétale,
  • rechercher de nouvelles formulations des produits,
  • travailler sur le fractionnement et le positionnement dans le temps des apports.

Une autre approche consiste à jouer sur la localisation spatiale de l’apport. On parle alors de fertilisation localisée. Longtemps limitée au maïs, des agriculteurs l’expérimentent aujourd’hui sur d’autres cultures.

Les solutions apportées par la fertilisation localisée

Les solutions apportées par la fertilisation localisée sont nombreuses. En dehors d’une augmentation possible du rendement (mais pas toujours garantie), la fertilisation localisée permet surtout de sécuriser les implantations. Notamment lorsque les conditions pédoclimatiques sont médiocres. Elle permet également de leurrer la culture sur l’état de fertilisation du sol, et ainsi induire la plante à mettre en oeuvre très tôt son potentiel de rendement.

Certains agriculteurs envisagent la fertilisation localisée comme un complément en termes de gestion du désherbage. Effectivement, elle permet de nourrir la plante et beaucoup moins les adventices. D’autres techniques pourraient également voir le jour dans les années à venir. On peut penser à l’enrobage de semences à base d’oligo-éléments et de substances organiques favorisant selon certaines observations un meilleur développement racinaire.

Les possibilités pourraient être plus importantes, mais elles se heurtent parfois à une législation contraignante et non adaptée à des systèmes particuliers que peuvent être le Semis Direct, le Semis Direct sous Couvert de Végétaux ou bien le Strip Till. Il y a encore énormément de pistes à étudier, à vous d’essayer, de comparer, de tirer vos conclusions sur cette technique.

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