Des cultures pluriannuelles dans les rotations pour un meilleur contrôle de la flore adventice

La gestion de l’enherbement au sein des systèmes de culture (SDC) est un point clé de leurs performances. La simplification des SDC (raccourcissement des rotations et moindre diversité
culturale) ainsi que l’utilisation accrue de produits de synthèse montrent aujourd’hui ses limites avec notamment une perte d’efficacité des traitements due à l’apparition croissante de résistances et une augmentation des coûts économiques et écologiques.
L’enjeu aujourd’hui est de tendre vers des systèmes plus durables combinant plusieurs leviers techniques « alternatifs » afin d’assurer une gestion de l’enherbement efficace tout en
s’affranchissant au maximum des produits de synthèse. De nombreuses méthodes de contrôle des mauvaises herbes sont disponibles. Parmi celles-ci l’allongement et la diversification des rotations tient une place prépondérante. L’effet des rotations de cultures annuelles sur les populations de mauvaises herbes est relativement bien connu. Une culture agit sur son milieu et se caractérise alors par un environnement spécifique auquel est associé un cortège de mauvaises herbes. C’est le phénomène de pression de sélection. Alterner les cultures aux caractéristiques différentes (culture de printemps/culture d’hiver ; céréales/légumineuses ou crucifères par exemple) permet alors de rompre les cycles de développement des adventices et limite ainsi l’invasion des parcelles par une communauté d’espèces spécifique.
D’un autre côté, les cultures fourragères pérennes (prairies temporaires) sont reconnues pour laisser un sol propre pour la culture suivante. Ainsi, introduire des prairies temporaires dans une rotation participe à un meilleur contrôle des adventices. Qu’en est-il exactement et quels sont les mécanismes en jeu ? Les prairies temporaires sont elles un levier de plus pour une maîtrise agro-écologique de l’enherbement à l’échelle du SDC ? Plusieurs études se sont intéressées à l’effet des cultures fourragères pérennes sur la gestion de l’enherbement. H. MEISS notamment y a consacré une thèse (MEISS 2010) dont nous reprenons les principaux résultats dans ce dossier.

Partagez sur les réseaux

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin

Dernières publications

Agenda des évènements

Juin 26
All day
Les herbages au cœur des systèmes alimentaires circulaires et durables