Les mélanges variétaux en blé : un levier intéressant pour préserver les résistances génétiques et réduire l’usage des fongicides !

Le semis de mélanges variétaux en blé par les agriculteurs reste une pratique encore confidentielle en France et ce malgré un récent regain d’intérêt lié en partie au plan Ecophyto et à son objectif de réduction de l’usage des produits phytosanitaires. Le nombre de variétés cultivées dans les parcelles agricoles est très faible par rapport au choix disponible au catalogue officiel. Cela entraîne une diminution de la diversité génétique dans les campagnes qui n’est pas sans poser problème pour la gestion des maladies. Les résistances génétiques introduites actuellement dans les variétés par les sélectionneurs reposent sur un nombre restreint de gènes très spécifiques. Cette homogénéité de résistance génétique exerce une forte pression de sélection sur les pathogènes entraînant un contournement de la résistance parfois très rapide. Le gène Yr6 contre la rouille jaune en est le parfait exemple avec un contournement dès la première année de commercialisation de la variété Récital. Une des solutions pour préserver ces résistances est de réintroduire de la diversité soit inter-parcellaire mais on s’heurte alors à la nécessité d’avoir une coordination à l’échelle territoriale pas forcément simple à mettre en œuvre, soit intra-parcellaire. Cela peut passer par des variétés multirésistantes mais difficiles à obtenir et à concilier avec des gènes de productivité élevée. Une 3ème voie est de cultiver plusieurs variétés ayant des gènes de résistance différents sur une même parcelle. Ce sont les mélanges de variétés. Dans ce dossier, nous ne nous intéresserons qu’aux résultats sur blé.

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