Des charges opérationnelles réduites de moitié en semis direct !

Stéphane Billotte, agriculteur dans l’Yonne, entame sa neuvième campagne en semis direct. Il fait parti des rares SDistes équipés en semoir à dents avec l’Amazone Condor. Situé sur les terres
séchantes des plateaux de Bourgogne (potentiel moyen de 65 qx en blé), sa première entrée est d’ordre économique. Il s’engage alors sur la voie des TCS dans les années 1990. En 2004 il choisi de pousser la réflexion et saute le pas du semis direct, décidé à explorer en profondeur les possibilités offertes par la technique et les principes de l’Agriculture de Conservation. Son objectif ? Gagner en autonomie, réduire sa consommation d’énergie et maîtriser ses charges. Cette évolution ne se fait pas seul. Il commence par suivre les réunions BASE en parcourant la France où il rencontre des agriculteurs du département engagés dans la même réflexion. Ensemble, ils montent en 2012 un groupe d’agriculteurs au nom évocateur, EnvieSol. Suivi par la chambre d’agriculture de Côte d’Or, les dix agriculteurs du groupe avancent ensemble sur la voie du semis direct et de l’agriculture de conservation. En parallèle, il s’interroge avec l’aide d’un comptable sur le meilleur moyen d’optimiser l’investissement en matériel. Le logiciel élaboré projette sur plusieurs années l’impact de l’investissement sur le chiffre d’affaires et la fiscalité. Il permet ainsi un pilotage et une décision plus fine de l’investissement.
Aujourd’hui, avec des charges opérationnelles maintenues à 220 euros/ha (soit la moitié moins que la moyenne des exploitations), Stéphane Billotte a atteint son premier objectif. Ce qui ne l’empêche pas, et de loin, de poursuivre la réflexion. Quelques éléments explicatifs de sa démarche.

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