Réduire les insecticides avec les plantes compagnes

Les plantes compagnes : une piste prometteuse pour réduire les insecticides

Les plantes compagnes sont une piste prometteuse pour réduire les insecticides et lutter contre les parasites, maladies et mauvaises herbes. En effet, les associations de cultures s’avèrent être bénéfiques pour la lutte contre les parasites, les maladies et les mauvaises herbes. Elles permettent aussi d’améliorer de manière très concrète la biodiversité sur les exploitations. Le développement des associations de cultures est aujourd’hui limité par des freins logistiques. Les capacités de triage sont limitées et les coûts sont importants.

Le développement des associations temporaires avec des plantes compagnes n’est par contre pas impacté par ces freins logistiques. Plusieurs cultures semées mais une seule culture est récoltée, les autres rendant des services écosystémiques. Le colza semé avec des plantes compagnes en est un très bon exemple. Des initiatives existent pour développer ces associations à d’autres cultures. Focus sur deux retours d’expériences.

Les associations de cultures

Les associations de cultures sont utilisées depuis l’aube de l’agriculture. Mais elles ont progressivement disparu. Principalement par l’intensification des agro-écosystèmes et
l’optimisation des outils de collecte et de transport des productions agricoles. Toutefois, ces systèmes sont actuellement remis en cause avec :

  • l’émergence des préoccupations d’économie d’intrants,
  • la nécessité d’améliorer l’efficience des facteurs de production et de préserver la biodiversité.

Les associations de deux cultures tout au long du cycle sont utilisées majoritairement en agriculture biologique. Il y a deux raisons à cela :

  • la gestion de l’azote,
  • la protection des cultures.

Pour les agriculteurs plus conventionnels, et notamment les céréaliers, la nécessité de trier la récolte avant la commercialisation limite le développement de ces associations.

Les associations temporaires avec les plantes compagnes

Par contre, des associations temporaires avec des plantes compagnes se démocratisent, principalement avec le colza. De nouvelles associations sont testées chez les agriculteurs. Par exemple, le blé est utilisé comme plante compagne pour le maïs afin de le protéger du taupin. En effet, le blé implanté à la volée avant le semis de maïs est plus appétant pour le taupin. Il permet donc de limiter les attaques sur maïs.

Des essais ont été menés par un des groupes DEPHY de la Chambre Régionale de Bretagne. Ils démontrent alors un effet intéressant avec des attaques plus faibles que pour les modalités chimiques. Et, il y a en prime un effet « dissuasif » sur les corbeaux. Dans une autre approche, un agriculteur du Kent, Andy Howard sème de l’avoine de printemps avec son lin oléagineux. L’objectif est la réduction de l’impact des altises et des adventices, mais aussi un taux de survie de + 13 à 17 % avec de l’avoine.

De nombreuses associations restent à imaginer…

Retrouvez toutes nos publications sur la protection des cultures sur notre site internet.

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