Agriculture et changement climatique

Agriculture et changement climatique : entre nécessité de s’adapter et obligation de réduire ses impacts !

Agriculture et changement climatique se situent entre nécessité et obligation. Le groupe d’Experts intergouvernementaux sur l’évolution du climat (GIEC) a élaboré six scenarii. Ces scenarri tentent d’estimer le climat futur pour 2100. Même s’il existe encore de grandes incertitudes sur l’ampleur du changement climatique. On sait que l’agriculture est et sera un des secteurs économiques les plus concernés.

En effet, non seulement, les agriculteurs devront adapter leur culture (choix et conduite des cultures), aux variation du climat. Mais en tant que contributeurs à l’émission de gaz à effet de serre (GES), ils devront également modifier leurs pratiques culturales pour les limiter. Heureusement, un certain nombre de pistes techniques sont d’ors et déjà disponibles. Et surtout, l’agriculture dispose d’un important potentiel de séquestration de carbone dans les sols.

Le changement climatique est inéluctable même si l’on ne connaît pas encore précisément son ampleur et l’agriculture est en première ligne. D’une part, parce que toute production agricole doit composer avec le climat. D’autre part, parce qu’elle contribue significativement à ce changement !

Pour s’adapter au futur climat, différentes stratégies seront possibles : esquive, sélection variétale… mais dans certains cas, il faudra changer fondamentalement le système de culture en bannissant définitivement ou au contraire en introduisant certaines cultures de son assolement. Mais l’échéance semble encore loin pour les agriculteurs. Par contre, participer à la réduction de l’émission des GES est un objectif bien plus actuel et cela passe majoritairement par deux approches en productions végétales :

  • réduire ses propres émissions par une meilleure gestion de la fertilisation azotée,
  • augmenter le stockage de carbone dans ses sols.

Pour cette dernière, on ne peut que déplorer la non valorisation économique de ce potentiel d’atténuation. Valorisation qui, si elle existait, pourrait pourtant favoriser l’adoption de systèmes de culture plus durables et permettre une rémunération des services environnementaux rendus par les agriculteurs.

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