Extraits fermentés d’ortie

Utilisation des extraits fermentés d’ortie pour concilier marge brute et IFT

Découvrez dans cette publication comment réaliser des extraits fermentés d’ortie.

Les extraits fermentés de plantes sont des substances capables d’induire, chez les plantes traitées, un état de résistance aux bio-agresseurs. Ils sont utilisés en préventif pour réduire les applications de produits phytopharmaceutiques contre les maladies fongiques et les insectes. Antoine Chedru, agriculteur à Goderville (76) s’est lancé dans l’aventure des Extraits Fermentés de Plantes. Il s’est formé avec Eric Petiot à l’occasion d’un stage de trois jours réalisé au Crozet en 2015. La première cuvée de son Extrait Fermentés d’Orties « Made in Goderville » est sortie la même année. Curieux de tester son produit en plein champ, il décide alors de mettre un essai en place.

Intégrer ces produits à une stratégie globale

Les utilisateurs des purins de plantes sont conscients que l’efficacité de ces produits n’est pas comparable aux produits classiques, ce sont des produits à intégrer à une stratégie
globale pour limiter la nuisibilité des maladies fongiques. Cette stratégie repose donc sur trois piliers : le choix variétal, la date de semis et la densité de semis.

Le choix des variétés

Le choix variétal est le premier moyen de lutte pour maîtriser la pression des maladies. Semer une variété résistante peut donc être plus efficace que la lutte fongicide dans certains cas, notamment pour le piétin verse par exemple. Il existe des fortes différences de sensibilité variétale, un atout à bien valorisé en pratique.

Eviter les semis trop précoces

Plus le semis est précoce (fin septembre), plus la culture est exposée tôt aux différents cycles de multiplication du pathogène, et plus la maladie va s’exprimer tôt et au final intensément. Le phénomène est sensible dans le cas de la septoriose, de la rouille brune et du piétin verse.

Eviter les excès de densité de semis

Plus le semis sera dense, plus les conditions du milieu seront favorables aux maladies (en particulier l’oïdium). À l’inverse, les très faibles densités peuvent atténuer la pression de
maladie, mais aussi parfois affecter le rendement. Un équilibre est à trouver au cas par cas. A minima les densités excessives encore fréquentes sont à éviter

Les essais menés avec les agriculteurs montrent alors des résultats hétérogènes sur céréale. Leurs expériences montrent qu’il est donc important d’intégrer ces produits à une démarche globale qui repose sur les fondamentaux de l’agronomie : choix de la variété, date de semis et densité de semis. La filière du biocontrole est aujourd’hui en pleine expansion, elle est principalement composée de PME. Il y a en France cinq pôles de compétitivités qui explorent de nouvelles solutions. Les prévisions de croissances sont de l’ordre de 15 à 20 % par ans. Espérons donc que ce dynamisme débouche sur la création de produit efficace à des coûts accessibles pour les agriculteurs.

Retrouvez également Antoine Chedru dans une vidéo de présentation des extraits fermentés de plantes dans son exploitation.

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