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	<title>Nourrir les animaux - L&#039;ARAD2</title>
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	<title>Nourrir les animaux - L&#039;ARAD2</title>
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		<title>Algues et bio-solutions en agriculture</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/algues-et-bio-solutions-en-agriculture/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lola]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Feb 2024 11:02:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Nourrir les animaux]]></category>
		<category><![CDATA[Nourrir les plantes]]></category>
		<category><![CDATA[Réductions d'intrants en cultures et en élevage]]></category>
		<category><![CDATA[algosourcé]]></category>
		<category><![CDATA[algues]]></category>
		<category><![CDATA[bio-solutions]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Atouts et limites des algues marines pour des bio-solutions en productions végétales et animales</p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/algues-et-bio-solutions-en-agriculture/">Algues et bio-solutions en agriculture</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Atouts et limites des algues marines pour des bio-solutions en productions végétales et animales</h1>



<p class="has-text-align-justify has-medium-font-size">Découvrez quels sont les intérêts et limites attendus de l&rsquo;utilisation des algues comme bio-solutions pour les plantes et les animaux.</p>



<p class="has-text-align-right has-ast-global-color-0-color has-text-color has-small-font-size">Date de publication : 28 février 2024 </p>



<p class="has-text-align-justify">Les <strong>bio-solutions contribuent à la transition agroécologique des exploitations agricoles</strong>. En effet, elles cherchent à répondre aux attentes sociétales en conjuguant performance agronomique, rentabilité économique et préservation de l’environnement. L’utilisation des macro-algues pour l’alimentation des animaux de ferme et la fumure des parcelles agricoles complémentairement à l’épandage de fumiers se pratique depuis des siècles dans les zones littorales tant en France qu’à l’étranger. Actuellement, si cette pratique est devenue marginale, <strong>des extraits algaux transformés industriellement sont de plus en plus utilisés par des agriculteurs.</strong></p>



<p class="has-text-align-justify">Les solutions algosourcées pour les sols et pour <strong>les plantes agissent à différents niveaux&nbsp;</strong>: </p>



<ul class="wp-block-list">
<li>pour stimuler l’<strong>activité biologique du sol</strong>, </li>



<li>pour <strong>un enracinement et une mycorhization</strong> accrus, </li>



<li>pour stimuler la <strong>photosynthèse</strong>,</li>



<li>pour stimuler les <strong>voies de signalisation hormonales </strong>de la plante </li>



<li>pour accroitre l’<strong>acquisition des minéraux</strong>. </li>
</ul>



<p class="has-text-align-justify">En élevage, l&rsquo;étude des algues se fait notamment pour leur <strong>potentielle action inhibitrice de la méthanogenèse.</strong> Car elles renferment des quantités non négligeables de composés halogénés inhibiteurs forts et spécifiques de la méthanogenèse. </p>



<p class="has-text-align-justify has-ast-global-color-5-color has-ast-global-color-0-background-color has-text-color has-background"><strong>L’utilisation des algues comme bio-solutions présente de nombreux intérêts.</strong> Elles sont une <strong>biomasse renouvelable</strong> utilisant peu d’eau douce et de terres arables. Leur usage comme <strong>biostimulants</strong> peut permettre une fertilisation raisonnée et décarbonée. Enfin, elles peuvent être intégrées dans une <strong>économie plus circulaire</strong> de l’algue déjà utilisée dans d’autres secteurs. Toutefois, tout en étant renouvelables, <strong>les biomasses d’algues restent limitées sur le marché mondial</strong>. Par ailleurs, les procédés d’extraction doivent encore progresser vers des procédés plus verts. Enfin, il est encore nécessaire d’améliorer l’efficacité et la compréhension des <strong>modes d’applications et/ou modes d’action des produits algosourcés</strong>.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Place des algues dans les bio-solutions</strong></h2>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les bio-solutions en productions végétales et animales</strong></h3>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify">En productions végétales, <strong>les bio-solutions englobent le cycle végétatif complet</strong> en utilisant des synergies entre les technologies afin de :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>réduire l’utilisation des intrants agrochimiques de synthèse comme les engrais et les pesticides, </li>



<li>limiter les besoins hydriques ;</li>



<li><strong>contribuer ainsi à la décarbonation de l’agriculture</strong>.</li>
</ul>



<p><strong>Les biofertilisants sont des produits biologiques qui contiennent de microorganismes vivants</strong> qui, lorsqu’ils sont appliqués aux semences, aux végétaux ou au sol améliorent la croissance et le développement par différents mécanismes tels que :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>l’augmentation de l’apport de nutriments ;</li>



<li>l’augmentation de la biomasse ou de la surface racinaire ;</li>



<li>l’augmentation de la capacité d’absorption de nutriments par la plante.</li>
</ul>



<p><strong>Les biostimulants sont des produits qui stimulent les processus de nutrition des végétaux</strong> indépendamment des éléments nutritifs qu’ils contiennent, dans le seul but d’améliorer une ou plusieurs des caractéristiques suivantes des végétaux ou de leur rhizosphère : </p>



<ul class="wp-block-list">
<li>l’efficacité d’utilisation des éléments nutritifs ; </li>



<li>la tolérance au stress abiotique ; </li>



<li>les caractéristiques qualitatives ; </li>



<li>la disponibilité des éléments nutritifs confinés dans le sol ou la rhizosphère. <em>(Règlement UE 2019/1009 du 5 juin 2019).</em></li>
</ul>



<p><strong>Les produits de biocontrôle protègent les plantes contre les stress biotiques</strong>. Ils regroupent l’ensemble produits phytopharmaceutiques qui sont composés de micro-organismes, de médiateurs chimiques tels que les phéromones et les kairomones, ou de substances naturelles d’origine végétale, animale ou minérale. <em>(Article L. 253-6 du code rural et de la pêche maritime).</em></p>



<p class="has-text-align-justify">En productions animales, les alternatives aux antibiotiques, la couverture des besoins essentiels en microéléments, et les enjeux de réduction de production de méthane par les ruminants font également appel à des bio-solutions.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les bio-solutions, débouché prometteur des algues d’ici à 2030</strong></h3>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify">Aujourd’hui le nombre d’acteurs industriels et commerciaux qui proposent des bio-solutions à base d’algues pour l’agriculture et l’élevage s’est fortement développé et structuré. <strong>L’espèce majoritairement présente dans la formulation des produits biostimulants distribués en France pour les productions végétales est <em>Ascophyllum nodosum</em></strong>. En effet, c’est l’algue dont la biomasse accessible à la collecte est la plus importante dans l’Atlantique Nord. </p>



<p class="has-text-align-justify"></p>



<div class="wp-block-media-text alignwide is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="674" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/marche-algues-2030.png?resize=1024%2C674&#038;ssl=1" alt="marche-algues-2030" class="wp-image-3311 size-full" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/marche-algues-2030.png?resize=1024%2C674&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/marche-algues-2030.png?resize=300%2C198&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/marche-algues-2030.png?resize=768%2C506&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/marche-algues-2030.png?w=1075&amp;ssl=1 1075w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p>Pour les animaux d’élevage et de compagnie, les algues marines sont<strong> principalement employées en tant qu’additifs pour la production d’aliments</strong>. </p>



<p>La Banque Mondiale a édité en 2023 un rapport sur les marchés nouveaux et émergents concernant les algues marines. Ce document rapporte que <strong>les marchés à court terme les plus prometteurs pour les algues marines sont les biostimulants, l&rsquo;alimentation des animaux d’élevage et des animaux de compagnie et les additifs réduisant la production de méthane</strong>. Ils devraient atteindre 4,4 milliards d&rsquo;USD d&rsquo;ici à 2030. </p>



<p><strong>La réalisation de ces potentialités sera soumise à différents défis </strong>parmi lesquels le besoin de résultats de recherches probants, la diffusion de recommandations d’utilisation robustes ainsi que la disponibilité de ressources algales à la hauteur des besoins tant au plan quantitatif que qualitatif, à des prix adaptés aux marchés identifiés.</p>
</div></div>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Exemples de travaux sur les effets des algues comme bio-solutions en productions végétales et animales</strong></h2>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des modes d’action multiples des algues utilisées comme bio-solutions en productions végétales</strong></h3>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify">Des travaux ont été menés par l’unité INRAE EVA sur l’effet d’extraits d’algues chez le colza. Dans un premier temps, ils ont screené l’<strong>effet biostimulant de cinq extraits issus de deux types d’algues&nbsp;: <em>Fucus serratus</em> (AZAL 1, 2, 3) et <em>Ascophyllum nodosum</em> (AZAL 4 et 5).</strong> Cela a mis en évidence des effets très différents selon les extraits.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/tableau-effets-biostimulants-AZAL.png?resize=709%2C242&#038;ssl=1" alt="effet biostimulant de cinq extraits issus de deux types d’algues : Fucus serratus (AZAL 1, 2, 3) et Ascophyllum nodosum (AZAL 4 et 5)" class="wp-image-3313" width="709" height="242" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/tableau-effets-biostimulants-AZAL.png?w=945&amp;ssl=1 945w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/tableau-effets-biostimulants-AZAL.png?resize=300%2C103&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/tableau-effets-biostimulants-AZAL.png?resize=768%2C263&amp;ssl=1 768w" sizes="(max-width: 709px) 100vw, 709px" /></figure>



<p class="has-text-align-justify">Ainsi, seul AZAL&nbsp;5 a eu un effet bénéfique sur l’ensemble des paramètres. Ils ont ensuite étudié les <strong>processus affectés par AZAL&nbsp;5</strong> pour en comprendre les modes d’actions.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Effet sur la photosynthèse</strong></h4>



<p class="has-text-align-justify"></p>



<div class="wp-block-media-text alignwide is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:30% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="347" height="257" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/effet-AZAL-5-sur-photosynthese.png?resize=347%2C257&#038;ssl=1" alt="effet AZAL-5 sur la photosynthèse" class="wp-image-3314 size-full" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/effet-AZAL-5-sur-photosynthese.png?w=347&amp;ssl=1 347w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/effet-AZAL-5-sur-photosynthese.png?resize=300%2C222&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 347px) 100vw, 347px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p><strong>Les feuilles de colza traitées avec AZAL&nbsp;5 ont des teneurs en chlorophylle significativement supérieur aux plantes témoins après 15 et 25 jours.</strong> Et le nombre de chloroplastes est significativement supérieur dès le premier jour et avec un effet durable.</p>
</div></div>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Effet sur la nutrition</strong></h4>



<p></p>



<div class="wp-block-media-text alignwide has-media-on-the-right is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:auto 27%"><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-text-align-justify">Après 30 jours, <strong>les quantités cumulées d’azote total dans les parties aériennes et les racines ont augmenté respectivement de 21 et 115&nbsp;%</strong>. Toutefois, la quantité N totale dans la plante entière augmente proportionnellement à la biomasse. Cela signifie qu’il n’y a pas d’augmentation du stockage d’azote en réponse à AZAL&nbsp;5. On obtient les mêmes types de résultats pour le calcium, le phosphore, le potassium et le bore.</p>



<p class="has-text-align-justify"><strong>Pour le soufre, on observe une absorption supérieure à la production de biomasse. C</strong>ela signifie que AZAL&nbsp;5 augmente également le stockage de soufre vasculaire dans la plante. C’est également le cas pour le cuivre, le magnésium, le manganèse et le sodium.</p>
</div><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="405" height="509" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/Effet-AZAL-5-sur-nutrition-S.png?resize=405%2C509&#038;ssl=1" alt="Effet-AZAL-5-sur-nutrition-S" class="wp-image-3315 size-full" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/Effet-AZAL-5-sur-nutrition-S.png?w=405&amp;ssl=1 405w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/Effet-AZAL-5-sur-nutrition-S.png?resize=239%2C300&amp;ssl=1 239w" sizes="(max-width: 405px) 100vw, 405px" /></figure></div>



<p class="has-text-align-justify">Enfin, <strong>la quantité de Fe et Zn n’augmente pas au niveau de la plante entière</strong> mais la teneur racinaire diminue au profit de la teneur foliaire. AZAL 5 provoque donc une meilleure translocation des racines vers les feuilles.</p>



<p>A noter qu’on observe le même type de réponse avec de la silice et que les algues étant riches en silice, cela pourrait expliquer les bénéfices observés par les extraits d’algues.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une réduction des émissions de méthane grâce aux algues utilisées comme bio-solutions en élevage</strong></h3>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify">Les ruminants contribuent à hauteur de 30&nbsp;% des émissions de méthane liées à l’activité humaine. La production de méthane entérique est liée à l’activité microbienne dans le rumen. Cet écosystème est parfaitement adapté à la dégradation et la fermentation des polymères végétaux non assimilables par l’être humain. Cependant cette <strong>activité microbienne résulte dans la production d’hydrogène métabolique </strong>qui est très vite capté par les <em>archaea</em> méthanogènes et incorporé dans du méthane. </p>



<p class="has-text-align-justify">Des travaux de l’INRAE ont montré que <strong>les algues rouges peuvent réduire la production de méthane chez les ruminants, grâce aux composés halogénés qu’elles contiennent et un effet direct sur les <em>archaea </em>méthanogènes</strong>. Toutefois, elles entraînent également une baisse de la production d‘acides gras volatils, source d’énergie pour l’animal. La supplémentation en algues a également des effets négatifs sur l’ingestion (notamment par manque d’appétence due à l’odeur) et in fine sur la production laitière.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Intérêts et limites des algues comme bio-solutions</strong></h2>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une biomasse d’algues renouvelable mais qui reste limitée au niveau mondial</strong></h3>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify">Les extraits d’algues marines proviennent d’une biomasse renouvelable dont la récolte ou la culture émettent moins de GES, consomment peu d’eau douce et de terres arables par rapport à d’autres sources d’intrants d’origine terrestre. Toutefois, tout en étant renouvelables, les biomasses d’algues restent limitées sur le marché mondial. </p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/Carte-mondiale-de-repartition-algues.png?resize=768%2C387&#038;ssl=1" alt="Une biomasse d’algues renouvelable mais qui reste limitée au niveau mondial" class="wp-image-3316" width="768" height="387" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/Carte-mondiale-de-repartition-algues.png?resize=1024%2C516&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/Carte-mondiale-de-repartition-algues.png?resize=300%2C151&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/Carte-mondiale-de-repartition-algues.png?resize=768%2C387&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/Carte-mondiale-de-repartition-algues.png?w=1152&amp;ssl=1 1152w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une production de bio-solutions algosourcées qui peut s’inscrire dans une économie circulaire</strong></h3>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify has-ast-global-color-5-color has-vivid-red-background-color has-text-color has-background">Les extraits d’algues marines utilisables en agriculture peuvent s’intégrer dans une économie plus circulaire de l’algue pour apporter un débouché complémentaire aux applications actuelles comme l’industrie des colloïdes et les bioraffineries. Toutefois,<strong> les procédés d’extraction d’algues doivent encore progresser vers des procédés plus verts et à des coûts plus compétitifs</strong>.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une place à prendre dans une stratégie de fertilisation moins dépendante des engrais chimiques et plus décarbonée</strong></h3>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify"><strong>L’utilisation d’extraits d’algues comme biostimulant&nbsp;peut être une opportunité pour réduire l’utilisation d’engrais de synthèse</strong> dont la fabrication est très gourmande en énergie et fortement émettrice en GES. Il est cependant nécessaire d’améliorer la compréhension des modes d’application et/ou des modes d’actions ainsi que leur efficacité. <strong>Les approches «&nbsp;omiques&nbsp;» devraient permettre de mieux déchiffrer les voies métaboliques ou les cascades de signalisation hormonale impliquées</strong> et les modifications des microbiotes de la plante, du sol ou des animaux d’élevage induites par ces extraits d’algues.</p>


<div class="_3d-flip-book  fb3d-fullscreen-mode full-size" data-id="3319" data-mode="fullscreen" data-title="false" data-template="short-white-book-view" data-lightbox="dark-shadow" data-urlparam="fb3d-page" data-page-n="0" data-pdf="" data-tax="null" data-thumbnail="" data-cols="3" data-book-template="default" data-trigger=""></div><script type="text/javascript">window.FB3D_CLIENT_DATA = window.FB3D_CLIENT_DATA || [];FB3D_CLIENT_DATA.push('eyJwb3N0cyI6eyIzMzE5Ijp7IklEIjozMzE5LCJ0aXRsZSI6IkF0b3V0cyBldCBsaW1pdGVzIGRlcyBhbGd1ZXMgY29tbWUgYmlvLXNvbHV0aW9ucyIsInR5cGUiOiJwZGYiLCJyZWFkeV9mdW5jdGlvbiI6IiIsImJvb2tfc3R5bGUiOiJmbGF0IiwiYm9va190ZW1wbGF0ZSI6Im5vbmUiLCJvdXRsaW5lIjpbXSwiZGF0YSI6eyJwb3N0X0lEIjoiMzMyMCIsImd1aWQiOiJodHRwczpcL1wvbm9ybWFuZGllbWFpbmUuY2VyZnJhbmNlLmZyXC9hcmFkMlwvd3AtY29udGVudFwvdXBsb2Fkc1wvc2l0ZXNcLzNcLzIwMjRcLzAyXC9BdG91dHMtZXQtbGltaXRlcy1kZXMtYWxndWVzLXBvdXItZGVzLWJpby1zb2x1dGlvbnMtQVJBRFx1MDBiMi5wZGYiLCJwZGZfcGFnZXMiOiI1IiwicGFnZXNfY3VzdG9taXphdGlvbiI6Im5vbmUifSwidGh1bWJuYWlsIjp7ImRhdGEiOnsicG9zdF9JRCI6IjAifSwidHlwZSI6ImF1dG8ifSwicHJvcHMiOnsiYmFja2dyb3VuZENvbG9yIjoiYXV0byIsImJhY2tncm91bmRJbWFnZSI6ImF1dG8iLCJiYWNrZ3JvdW5kU3R5bGUiOiJhdXRvIiwiaGlnaGxpZ2h0TGlua3MiOiJhdXRvIiwibGlnaHRpbmciOiJhdXRvIiwiY2FjaGVkUGFnZXMiOiJhdXRvIiwicmVuZGVySW5hY3RpdmVQYWdlcyI6ImF1dG8iLCJyZW5kZXJJbmFjdGl2ZVBhZ2VzT25Nb2JpbGUiOiJhdXRvIiwicmVuZGVyV2hpbGVGbGlwcGluZyI6ImF1dG8iLCJwcmVsb2FkUGFnZXMiOiJhdXRvIiwiYXV0b1BsYXlEdXJhdGlvbiI6ImF1dG8iLCJydGwiOiJhdXRvIiwiaW50ZXJhY3RpdmVDb3JuZXJzIjoiYXV0byIsIm1heERlcHRoIjoiYXV0byIsInNoZWV0Ijp7InN0YXJ0VmVsb2NpdHkiOiJhdXRvIiwid2F2ZSI6ImF1dG8iLCJzaGFwZSI6ImF1dG8iLCJ3aWR0aFRleGVscyI6ImF1dG8iLCJjb2xvciI6ImF1dG8iLCJzaWRlIjoiYXV0byIsImNvcm5lckRldmlhdGlvbiI6ImF1dG8iLCJmbGV4aWJpbGl0eSI6ImF1dG8iLCJmbGV4aWJsZUNvcm5lciI6ImF1dG8iLCJiZW5kaW5nIjoiYXV0byIsImhlaWdodFRleGVscyI6ImF1dG8ifSwiY292ZXIiOnsid2F2ZSI6ImF1dG8iLCJjb2xvciI6ImF1dG8iLCJzaWRlIjoiYXV0byIsImJpbmRlclRleHR1cmUiOiJhdXRvIiwiZGVwdGgiOiJhdXRvIiwicGFkZGluZyI6ImF1dG8iLCJzdGFydFZlbG9jaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmlsaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmxlQ29ybmVyIjoiYXV0byIsImJlbmRpbmciOiJhdXRvIiwid2lkdGhUZXhlbHMiOiJhdXRvIiwiaGVpZ2h0VGV4ZWxzIjoiYXV0byIsIm1hc3MiOiJhdXRvIiwic2hhcGUiOiJhdXRvIn0sInBhZ2UiOnsid2F2ZSI6ImF1dG8iLCJjb2xvciI6ImF1dG8iLCJzaWRlIjoiYXV0byIsImRlcHRoIjoiYXV0byIsInN0YXJ0VmVsb2NpdHkiOiJhdXRvIiwiZmxleGliaWxpdHkiOiJhdXRvIiwiZmxleGlibGVDb3JuZXIiOiJhdXRvIiwiYmVuZGluZyI6ImF1dG8iLCJ3aWR0aFRleGVscyI6ImF1dG8iLCJoZWlnaHRUZXhlbHMiOiJhdXRvIiwibWFzcyI6ImF1dG8iLCJzaGFwZSI6ImF1dG8ifSwiaGVpZ2h0IjoiYXV0byIsIndpZHRoIjoiYXV0byIsImdyYXZpdHkiOiJhdXRvIiwicGFnZXNGb3JQcmVkaWN0aW5nIjoiYXV0byJ9LCJjb250cm9sUHJvcHMiOnsiYWN0aW9ucyI6eyJjbWRUb2MiOnsiZW5hYmxlZCI6ImF1dG8iLCJlbmFibGVkSW5OYXJyb3ciOiJhdXRvIiwiYWN0aXZlIjoiYXV0byIsImRlZmF1bHRUYWIiOiJhdXRvIn0sImNtZEF1dG9QbGF5Ijp7ImVuYWJsZWQiOiJhdXRvIiwiZW5hYmxlZEluTmFycm93IjoiYXV0byIsImFjdGl2ZSI6ImF1dG8ifSwiY21kU2F2ZSI6eyJlbmFibGVkIjoiYXV0byIsImVuYWJsZWRJbk5hcnJvdyI6ImF1dG8ifSwiY21kUHJpbnQiOnsiZW5hYmxlZCI6ImF1dG8iLCJlbmFibGVkSW5OYXJyb3ciOiJhdXRvIn0sImNtZFNpbmdsZVBhZ2UiOnsiZW5hYmxlZCI6ImF1dG8iLCJlbmFibGVkSW5OYXJyb3ciOiJhdXRvIiwiYWN0aXZlIjoiYXV0byIsImFjdGl2ZUZvck1vYmlsZSI6ImF1dG8ifSwid2lkVG9vbGJhciI6eyJlbmFibGVkIjoiYXV0byIsImVuYWJsZWRJbk5hcnJvdyI6ImF1dG8ifX19LCJhdXRvVGh1bWJuYWlsIjoiaHR0cHM6XC9cL25vcm1hbmRpZW1haW5lLmNlcmZyYW5jZS5mclwvYXJhZDJcL3dwLWNvbnRlbnRcL3VwbG9hZHNcL3NpdGVzXC8zXC8zZC1mbGlwLWJvb2tcL2F1dG8tdGh1bWJuYWlsc1wvMzMxOS5wbmciLCJwb3N0X25hbWUiOiJhdG91dHMtZXQtbGltaXRlcy1kZXMtYWxndWVzLWNvbW1lLWJpby1zb2x1dGlvbnMiLCJwb3N0X3R5cGUiOiIzZC1mbGlwLWJvb2sifX0sInBhZ2VzIjpbXSwiZmlyc3RQYWdlcyI6W119');window.FB3D_CLIENT_LOCALE && FB3D_CLIENT_LOCALE.render && FB3D_CLIENT_LOCALE.render();</script>



<p class="has-text-align-justify has-medium-font-size">Si vous êtes intéressés par d&rsquo;autres publications sur le sujet, n&rsquo;hésitez pas à consulter notre rubrique <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/category/reductions-dintrants-en-cultures-et-en-elevage/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Réduction des intrants en cultures et en élevage</a>. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Sources</h2>



<p class="has-text-align-justify"><em><a href="https://www.academie-agriculture.fr/actualites/academie/seance/academie/atouts-et-limites-des-algues-marines-pour-des-bio-solutions-en?240124" target="_blank" rel="noreferrer noopener">DARIDON B., 2023</a>. Solutions algosourcées pour l&rsquo;Agriculture. Séance de l’Académie d’Agriculture de France «&nbsp;Atouts et limites des algues marines pour des bio-solutions en productions végétales et animales&nbsp;» du 24 janvier 2023. </em></p>



<p class="has-text-align-justify"><em><a href="https://www.academie-agriculture.fr/actualites/academie/seance/academie/atouts-et-limites-des-algues-marines-pour-des-bio-solutions-en?240124  POPOVA M., 2023." target="_blank" rel="noreferrer noopener">ETIENNE Philippe., 2023</a>. Utilisation des algues marines comme biostimulants : des effets bénéfiques avérés mais des mécanismes d’action compliqués. Séance de l’Académie d’Agriculture de France «&nbsp;Atouts et limites des algues marines pour des bio-solutions en productions végétales et animales&nbsp;» du 24 janvier 2023.</em> <em> </em></p>



<p class="has-text-align-justify"><em><a href="https://www.academie-agriculture.fr/actualites/academie/seance/academie/atouts-et-limites-des-algues-marines-pour-des-bio-solutions-en?240124" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Les algues comme levier pour réduire la production de méthane en élevage</a>. Séance de l’Académie d’Agriculture de France «&nbsp;Atouts et limites des algues marines pour des bio-solutions en productions végétales et animales&nbsp;»</em></p>
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		<item>
		<title>Prairies multi-espèces et multi-variétés</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/prairies-multi-especes-et-multi-varietes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[adeline]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Feb 2024 09:09:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Nourrir les animaux]]></category>
		<category><![CDATA[Réductions d'intrants en cultures et en élevage]]></category>
		<category><![CDATA[cap protéines]]></category>
		<category><![CDATA[multi-espèces]]></category>
		<category><![CDATA[prairies]]></category>
		<category><![CDATA[sélection des variétés fourragères]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Diversifier la composition génotypique des prairies multi-espèces pour gagner en robustesse</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Diversifier la composition génotypique des prairies multi-espèces pour gagner en robustesse</h1>



<p class="has-medium-font-size">Découvrez l&rsquo;impact de semer des prairies multi-espèces et multi-variétés sur leur robustesse.</p>



<p class="has-text-align-right has-ast-global-color-0-color has-text-color has-small-font-size">Date de publication : 14/02/2024</p>



<p class="has-text-align-justify">La recherche d’autonomie protéique est un <strong>enjeu de durabilité des systèmes d’élevage</strong>. Pour les systèmes ruminants français, le taux moyen d’autonomie protéique est de 75 %. Toutefois, cette moyenne cache de <strong>fortes disparités qui sont fonction</strong> :</p>



<ol class="wp-block-list">
<li>de la<strong> catégorie de ruminants</strong> (86 % pour les bovins viande contre 47 % pour les caprins), </li>



<li>des <strong>systèmes d’exploitation</strong> (contextes pédoclimatiques, niveau de productivité…),</li>



<li>de la <strong>part d’herbe et du pâturage</strong>.</li>
</ol>



<p class="has-text-align-justify">De nombreux programmes de recherche ont été menés depuis dix ans comme le <strong>programme Cap Protéine</strong>. Ce dernier a notamment étudié <strong>quatre leviers : diversifier la composition génotypique des prairies pour plus de robustesse, pâturer des légumineuses, développer des dérobées d’été et pâturer en automne et en hiver</strong>.</p>



<p class="has-text-align-justify has-ast-global-color-5-color has-ast-global-color-0-background-color has-text-color has-background">Dans le cadre du projet Cap Protéines, quatre fermes expérimentales F@rm XP ont étudié le premier levier. Il en ressort que <strong>la diversité génotypique de prairies multi-espèces n’améliore pas la productivité de la prairie</strong>. Mais, elle semble être un facteur de stabilité du rendement. Dans tous les cas, elle ne permet pas de se dispenser de prendre en compte d’abord le <strong>comportement social des espèces</strong> (exemple du dactyle qui reste peu sociable) <strong>dans la construction de prairies multi-espèces</strong>. Et il reste primordial que les schémas de sélection des variétés fourragères passent d’une <strong>approche en mono-spécifique à une réelle sélection en mélange</strong>.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Intérêts attendus des prairies multi-espèces multi-variétés</strong></h2>



<p>Des expérimentations récentes menées à l’INRAE de Lusignan ont montré :</p>



<ol class="wp-block-list">
<li>l’<strong>intérêt de l’asynchronie de croissance des composants d’un couvert prairial</strong> à la fois au niveau des espèces et des variétés pour chaque espèce pour le maintien de la production au cours du temps</li>



<li>l’<strong>intérêt de la diversité au sein des espèces du mélange</strong> pour maintenir un équilibre entre les espèces.</li>



<li><strong>sans effet sur la productivité globale des mélanges</strong>.</li>
</ol>



<p class="has-text-align-justify">Afin de confirmer ces résultats dans d’autres contextes pédoclimatiques, dans le cadre de Cap Protéine, des essais ont été menés dans quatre fermes expérimentales F@rm XP.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des dispositifs expérimentaux de prairies multi-espèces multi-variétés dans quatre fermes du réseau F@rm XP</strong></h2>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Modalités testées de prairies multi-espèces multi-variétés orientée fauche sur le site de Mauron et de Jeu les Bois</strong></h3>



<p></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="961" height="355" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/Modalites-testees-PME-multi-varietes.png?resize=961%2C355&#038;ssl=1" alt="Modalités testées de prairies multi-espèces multi-variétés orientée fauche sur le site de Mauron et de Jeu les Bois" class="wp-image-3229" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/Modalites-testees-PME-multi-varietes.png?w=961&amp;ssl=1 961w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/Modalites-testees-PME-multi-varietes.png?resize=300%2C111&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/Modalites-testees-PME-multi-varietes.png?resize=768%2C284&amp;ssl=1 768w" sizes="(max-width: 961px) 100vw, 961px" /></figure>



<p class="has-text-align-justify">La <strong>fétuque et le dactyle ont été choisis pour le côté engazonnement </strong>et les<strong> légumineuses pour l’apport d’azote</strong>, et les variétés pour la recherche de diversité de port, de précocité…</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Modalités testées de prairies multi-espèces multi-variétés sur le site de Derval et Trévarez</strong></h3>



<p></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="947" height="266" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/Modalites-testees-PME-multi-varietes-2.png?resize=947%2C266&#038;ssl=1" alt="Modalités testées de prairies multi-espèces multi-variétés sur le site de Derval et Trévarez" class="wp-image-3230" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/Modalites-testees-PME-multi-varietes-2.png?w=947&amp;ssl=1 947w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/Modalites-testees-PME-multi-varietes-2.png?resize=300%2C84&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/Modalites-testees-PME-multi-varietes-2.png?resize=768%2C216&amp;ssl=1 768w" sizes="(max-width: 947px) 100vw, 947px" /></figure>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quelques résultats préliminaires sur les prairies multi-espèces multi-variétés</strong></h2>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un effet trèfle violet sur les premières coupes des prairies multi-espèces multi-variétés</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify">On observe un effet des espèces de courte durée comme le <strong>trèfle violet qui booste la productivité sur les premières coupes</strong>.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="619" height="430" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/effet-TV-sur-PME.png?resize=619%2C430&#038;ssl=1" alt="rendements au cycle 1 de Mauron et Jeu les Bois" class="wp-image-3231" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/effet-TV-sur-PME.png?w=619&amp;ssl=1 619w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/effet-TV-sur-PME.png?resize=300%2C208&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 619px) 100vw, 619px" /></figure>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Pas d’amélioration mais une meilleure stabilité du rendement global avec la diversité génotypique des prairies multi-espèces</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify">On ne renforce par <strong>la production des prairies multi-espèces avec des mélanges de variétés</strong> comme c’est le cas en augmentant le nombre d’espèces dans les prairies. Toutefois, les prairies multi-espèces et multi-variétés ont un comportement plus lissé.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="930" height="286" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/rendements-PME-PMV.png?resize=930%2C286&#038;ssl=1" alt="Pas d’amélioration mais une meilleure stabilité du rendement global avec la diversité génotypique des prairies multi-espèces" class="wp-image-3232" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/rendements-PME-PMV.png?w=930&amp;ssl=1 930w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/rendements-PME-PMV.png?resize=300%2C92&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/rendements-PME-PMV.png?resize=768%2C236&amp;ssl=1 768w" sizes="(max-width: 930px) 100vw, 930px" /></figure>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Pas de stabilisation de la composition du mélange multi-variétés des prairies multi-espèces</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify"><strong>La diversité des mélanges se mesure avec l’indice d’équité. </strong>Plus cet indice se rapproche de zéro, moins le mélange est diversifié. On observe ainsi une perte de diversité des variétés entre deux années de suivi. <strong>La diversité génotypique ne semble pas stabiliser la composition des mélanges.</strong></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="589" height="370" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/indice-equite-PME-PMV.png?resize=589%2C370&#038;ssl=1" alt="Pas de stabilisation de la composition du mélange multi-variétés des prairies multi-espèces" class="wp-image-3233" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/indice-equite-PME-PMV.png?w=589&amp;ssl=1 589w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/indice-equite-PME-PMV.png?resize=300%2C188&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 589px) 100vw, 589px" /></figure>



<p class="has-text-align-justify">Ainsi, même en augmentant le nombre de variété des espèces, <strong>il faut d’abord tenir compte du comportement social des espèces.</strong> Par exemple, le dactyle reste une espèce peu sociale même si on augmente la diversité génotypique des autres espèces.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un besoin d’adapter les modalités de sélection des variétés fourragères pour les prairies multi-espèces multi-variétés</strong></h2>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify">La plupart des efforts de sélection et d’inscription de variétés fourragères sont actuellement réalisés en culture mono-spécifique même si les variétés sont utilisées en mélange. Plusieurs études montrent que la valeur d’une variété en mélange n’est pas bien prédite par sa valeur en culture pure.<strong> L’aptitude générale d’une plante cible est la somme de son effet direct</strong> (<em>i.e.</em> sa valeur moyenne lorsqu’elle est mélangée à un ensemble de génotypes d’une ou d’autres espèces) <strong>et de son effet associé</strong> (<em>i.e.</em> la valeur moyenne de tous les génotypes de ou des autres espèces auxquelles elle a été mélangée). L’évaluation de ces effets directs et associés est donc essentielle bien qu’assez complexe à mettre en œuvre. <strong>La sélection génomique pourrait permettre de simplifier ces dispositifs et d’améliorer leur efficacité.</strong></p>



<p></p>


<div class="_3d-flip-book  fb3d-fullscreen-mode full-size" data-id="3236" data-mode="fullscreen" data-title="false" data-template="short-white-book-view" data-lightbox="dark-shadow" data-urlparam="fb3d-page" data-page-n="0" data-pdf="" data-tax="null" data-thumbnail="" data-cols="3" data-book-template="default" data-trigger=""></div><script type="text/javascript">window.FB3D_CLIENT_DATA = window.FB3D_CLIENT_DATA || [];FB3D_CLIENT_DATA.push('eyJwb3N0cyI6eyIzMjM2Ijp7IklEIjozMjM2LCJ0aXRsZSI6IlByYWlyaWVzIG11bHRpLWVzcFx1MDBlOGNlcyBldCBtdWx0aS12YXJpXHUwMGU5dFx1MDBlOXMgcG91ciBnYWduZXIgZW4gcm9idXN0ZXNzZSIsInR5cGUiOiJwZGYiLCJyZWFkeV9mdW5jdGlvbiI6IiIsImJvb2tfc3R5bGUiOiJmbGF0IiwiYm9va190ZW1wbGF0ZSI6Im5vbmUiLCJvdXRsaW5lIjpbXSwiZGF0YSI6eyJwb3N0X0lEIjoiMzIzNyIsImd1aWQiOiJodHRwczpcL1wvbm9ybWFuZGllbWFpbmUuY2VyZnJhbmNlLmZyXC9hcmFkMlwvd3AtY29udGVudFwvdXBsb2Fkc1wvc2l0ZXNcLzNcLzIwMjRcLzAyXC9QcmFpcmllcy1tdWx0aWVzcGVjZXMtZXQtbXVsdGl2YXJpZXRlcy1wb3VyLWdhZ25lci1lbi1yb2J1c3Rlc3NlLUFSQURcdTAwYjIucGRmIiwicGRmX3BhZ2VzIjoiMyIsInBhZ2VzX2N1c3RvbWl6YXRpb24iOiJub25lIn0sInRodW1ibmFpbCI6eyJkYXRhIjp7InBvc3RfSUQiOiIwIn0sInR5cGUiOiJhdXRvIn0sInByb3BzIjp7ImJhY2tncm91bmRDb2xvciI6ImF1dG8iLCJiYWNrZ3JvdW5kSW1hZ2UiOiJhdXRvIiwiYmFja2dyb3VuZFN0eWxlIjoiYXV0byIsImhpZ2hsaWdodExpbmtzIjoiYXV0byIsImxpZ2h0aW5nIjoiYXV0byIsImNhY2hlZFBhZ2VzIjoiYXV0byIsInJlbmRlckluYWN0aXZlUGFnZXMiOiJhdXRvIiwicmVuZGVySW5hY3RpdmVQYWdlc09uTW9iaWxlIjoiYXV0byIsInJlbmRlcldoaWxlRmxpcHBpbmciOiJhdXRvIiwicHJlbG9hZFBhZ2VzIjoiYXV0byIsImF1dG9QbGF5RHVyYXRpb24iOiJhdXRvIiwicnRsIjoiYXV0byIsImludGVyYWN0aXZlQ29ybmVycyI6ImF1dG8iLCJtYXhEZXB0aCI6ImF1dG8iLCJzaGVldCI6eyJzdGFydFZlbG9jaXR5IjoiYXV0byIsIndhdmUiOiJhdXRvIiwic2hhcGUiOiJhdXRvIiwid2lkdGhUZXhlbHMiOiJhdXRvIiwiY29sb3IiOiJhdXRvIiwic2lkZSI6ImF1dG8iLCJjb3JuZXJEZXZpYXRpb24iOiJhdXRvIiwiZmxleGliaWxpdHkiOiJhdXRvIiwiZmxleGlibGVDb3JuZXIiOiJhdXRvIiwiYmVuZGluZyI6ImF1dG8iLCJoZWlnaHRUZXhlbHMiOiJhdXRvIn0sImNvdmVyIjp7IndhdmUiOiJhdXRvIiwiY29sb3IiOiJhdXRvIiwic2lkZSI6ImF1dG8iLCJiaW5kZXJUZXh0dXJlIjoiYXV0byIsImRlcHRoIjoiYXV0byIsInBhZGRpbmciOiJhdXRvIiwic3RhcnRWZWxvY2l0eSI6ImF1dG8iLCJmbGV4aWJpbGl0eSI6ImF1dG8iLCJmbGV4aWJsZUNvcm5lciI6ImF1dG8iLCJiZW5kaW5nIjoiYXV0byIsIndpZHRoVGV4ZWxzIjoiYXV0byIsImhlaWdodFRleGVscyI6ImF1dG8iLCJtYXNzIjoiYXV0byIsInNoYXBlIjoiYXV0byJ9LCJwYWdlIjp7IndhdmUiOiJhdXRvIiwiY29sb3IiOiJhdXRvIiwic2lkZSI6ImF1dG8iLCJkZXB0aCI6ImF1dG8iLCJzdGFydFZlbG9jaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmlsaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmxlQ29ybmVyIjoiYXV0byIsImJlbmRpbmciOiJhdXRvIiwid2lkdGhUZXhlbHMiOiJhdXRvIiwiaGVpZ2h0VGV4ZWxzIjoiYXV0byIsIm1hc3MiOiJhdXRvIiwic2hhcGUiOiJhdXRvIn0sImhlaWdodCI6ImF1dG8iLCJ3aWR0aCI6ImF1dG8iLCJncmF2aXR5IjoiYXV0byIsInBhZ2VzRm9yUHJlZGljdGluZyI6ImF1dG8ifSwiY29udHJvbFByb3BzIjp7ImFjdGlvbnMiOnsiY21kVG9jIjp7ImVuYWJsZWQiOiJhdXRvIiwiZW5hYmxlZEluTmFycm93IjoiYXV0byIsImFjdGl2ZSI6ImF1dG8iLCJkZWZhdWx0VGFiIjoiYXV0byJ9LCJjbWRBdXRvUGxheSI6eyJlbmFibGVkIjoiYXV0byIsImVuYWJsZWRJbk5hcnJvdyI6ImF1dG8iLCJhY3RpdmUiOiJhdXRvIn0sImNtZFNhdmUiOnsiZW5hYmxlZCI6ImF1dG8iLCJlbmFibGVkSW5OYXJyb3ciOiJhdXRvIn0sImNtZFByaW50Ijp7ImVuYWJsZWQiOiJhdXRvIiwiZW5hYmxlZEluTmFycm93IjoiYXV0byJ9LCJjbWRTaW5nbGVQYWdlIjp7ImVuYWJsZWQiOiJhdXRvIiwiZW5hYmxlZEluTmFycm93IjoiYXV0byIsImFjdGl2ZSI6ImF1dG8iLCJhY3RpdmVGb3JNb2JpbGUiOiJhdXRvIn0sIndpZFRvb2xiYXIiOnsiZW5hYmxlZCI6ImF1dG8iLCJlbmFibGVkSW5OYXJyb3ciOiJhdXRvIn19fSwiYXV0b1RodW1ibmFpbCI6Imh0dHBzOlwvXC9ub3JtYW5kaWVtYWluZS5jZXJmcmFuY2UuZnJcL2FyYWQyXC93cC1jb250ZW50XC91cGxvYWRzXC9zaXRlc1wvM1wvM2QtZmxpcC1ib29rXC9hdXRvLXRodW1ibmFpbHNcLzMyMzYucG5nIiwicG9zdF9uYW1lIjoicHJhaXJpZXMtbXVsdGktZXNwZWNlcy1ldC1tdWx0aS12YXJpZXRlcy1wb3VyLWdhZ25lci1lbi1yb2J1c3Rlc3NlIiwicG9zdF90eXBlIjoiM2QtZmxpcC1ib29rIn19LCJwYWdlcyI6W10sImZpcnN0UGFnZXMiOltdfQ==');window.FB3D_CLIENT_LOCALE && FB3D_CLIENT_LOCALE.render && FB3D_CLIENT_LOCALE.render();</script>



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<p class="has-medium-font-size">Pour d&rsquo;autres publications sur les prairies, n&rsquo;hésitez pas à consulter notre rubrique <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/category/reductions-dintrants-en-cultures-et-en-elevage/nourrir-les-animaux/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Nourrir les animaux</a>. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Sources : </h2>



<p><em>Barre P., Barillot R., Bourgoin T., Combes D., Durand J.L., Escobar.Gutierrez A., Firmat C., Frak E., Ghesquière M., Julier B., Keep T., Litrico I., Louarn G., Meilhac J., SampouxJ.P., Surault F., Wolff B., Volaire.F., (2020). « La diversité génétique pour l’adaptation des prairies au changement climatique ». Fourrages 244, 47-53</em></p>



<p><em>Pierre P., et al, 2024. <a href="https://www.farmxp.fr/nos-actualites/500-personnes-ont-assiste-a-la-biennale-f-rmxp-le-30-janvier-2024" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Une diversité de leviers fourragers au service de l’autonomie et de la robustesse du système</a>. Biennales F@rm XP du 30 janvier 2024 </em></p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/prairies-multi-especes-et-multi-varietes/">Prairies multi-espèces et multi-variétés</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
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		<title>Augmentation de la teneur en protéines du colza</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/augmentation-de-la-teneur-en-proteines-du-colza/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[adeline]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Oct 2023 12:36:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Nourrir les animaux]]></category>
		<category><![CDATA[Réductions d'intrants en cultures et en élevage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Leviers pour augmenter la teneur en protéines du colza</p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/augmentation-de-la-teneur-en-proteines-du-colza/">Augmentation de la teneur en protéines du colza</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Leviers pour augmenter la teneur en protéines du colza</h1>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify has-medium-font-size">Découvrez quels sont les leviers aujourd&rsquo;hui disponibles pour augmenter la teneur en protéines du colza sans trop dégrader la teneur en huile.</p>



<p class="has-text-align-justify">La protéine du colza est aujourd’hui déjà valorisée, notamment au travers du tourteau utilisé en alimentation animale. Toutefois, des signaux faibles des marchés autour de la transition alimentaire et de la recherche de relocalisation de la production végétale destinée à l’alimentation animale semblent montrer qu’il pourrait exister de nouvelles opportunités. Ainsi, de nouveaux débouchés se profilent&nbsp;: utilisation du colza pour les monogastriques ou encore consommation de protéines végétales en alimentation humaine.</p>



<p class="has-text-align-justify"> Mais ces nouveaux débouchés nécessitent une teneur en protéines de 22 à 26&nbsp;%. Or, la moyenne française tourne autour de 19 à 21&nbsp;% en fonction des années même si des teneurs plus élevées sont ponctuellement observées. Augmenter la valeur de la production annuelle française de 1 à 2 % sans diminuer le rendement aurait donc mécaniquement un impact de +5 à +10 % sur la souveraineté protéique sur une production nationale majeure comme le colza, dont les surfaces oscillent entre 900 000 et 1,1 million d’hectares annuels. </p>



<p class="has-text-align-justify">Mais c’est un véritable challenge pour la filière. En effet, il y a une corrélation négative entre teneur en protéines et teneur en huile. Les projets IN PETTO 1 et 2 pilotés par Terres Inovia ont étudié différentes pistes. Il en ressort que même si une augmentation de la dose d’azote permet une teneur en protéines plus élevée, la dose nécessaire n’est pas acceptable d’un point de vue économique et environnemental. En jouant plutôt sur les dates d’apport et la répartition de la dose entre apports, la teneur en protéines augmente mais la baisse en huile reste significative. Le fractionnement des apports de soufre n’impacte pas quant à lui la teneur en protéines. La première piste reste donc la recherche de nouvelles génétiques combinant meilleure teneur en protéines et meilleure teneur en huile.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une corrélation négative entre teneur en protéines et teneur en huile</strong></h2>



<p class="has-text-align-justify">Depuis ses débuts, la sélection variétal du colza d&rsquo;hiver vise à obtenir des teneurs en huile toujours plus élevées. Cependant, l’accumulation d’huile dans la graine est antagoniste à l’accumulation de protéines. Ainsi, plus la teneur en huile est élevée, plus la teneur en protéines est faible (graphique ci-dessous).</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="440" height="243" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/10/lien-teneur-en-prot-et-teneur-en-huile-colza.png?resize=440%2C243&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-2880" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/10/lien-teneur-en-prot-et-teneur-en-huile-colza.png?w=440&amp;ssl=1 440w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/10/lien-teneur-en-prot-et-teneur-en-huile-colza.png?resize=300%2C166&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 440px) 100vw, 440px" /></figure>



<p class="has-text-align-justify">Cela suggère que le remplissage des grains est très contraint. Ainsi, l’accumulation de l’huile, d’une part, et des protéines, d’autre part, est soumise à une forte régulation. Cette régulation serait réalisée en partie par les mêmes gènes pour ces deux composantes. Mais les mécanismes génétiques qui les sous-tendent restent mal connus.</p>



<p class="has-text-align-justify">Différentes études menées sur le génome du colza ont montré que plusieurs des principales régions génomiques à effet quantitatif (QTL1) contrôlant l’accumulation de ces deux fractions sont localisées au même endroit dans le génome. Cela pencherait pour une régulation commune.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le choix variétal comme premier levier pour améliorer la teneur en protéines</strong></h2>



<p>Terres inovia a mis en place un réseau de 10 sites en 2019 et 2020. Ce réseau a évalué une dizaine de variétés en comparaison d’une variété témoin, DK Exstorm. Ces variétés avaient été préalablement sélectionnées pour leur teneur en protéines plus élevée que la moyenne.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="407" height="288" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/10/genetique-et-teneur-en-proteines.png?resize=407%2C288&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-2881" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/10/genetique-et-teneur-en-proteines.png?w=407&amp;ssl=1 407w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/10/genetique-et-teneur-en-proteines.png?resize=300%2C212&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 407px) 100vw, 407px" /></figure>



<p class="has-text-align-justify">Les résultats obtenus (graphique ci-dessus) montrent que la teneur en protéines est très variable selon les conditions pédoclimatiques, malgré un pool de variétés testées identique entre les sites d’essais : entre 18,7 et 22,9 %, avec une moyenne de 20,9 %. Néanmoins, deux variétés, ES Cesario et RAGT2, présentent des teneurs en protéines significativement plus élevées (+1 %) que celle du témoin DK Exstorm (courbe du haut). ES Amadeo arrive en troisième position, avec un bonus de +0,8 % (mais non significatif).</p>



<p class="has-text-align-justify">De plus, alors qu’on pouvait s’attendre à voir ces trois variétés en queue de peloton concernant la teneur en huile, ES Amadeo obtient un bonus de +0,5 % par rapport à DK Exstorm (courbe du bas). Elle se classe même dans le top 3 des variétés testées. Cette variété semble donc un bon compromis.</p>



<p class="has-text-align-justify">Demain, la solution viendra de la sélection variétale. En effet, une variabilité génétique existe sur le caractère protéique du colza. Ainsi, à travers la sélection, il est possible d’améliorer significativement la teneur en protéines de la graine. Des travaux sont déjà en cours pour développer des profils variétaux de colza d’hiver <em>high pro</em>. Leur objectif est d&rsquo;améliorer de façon significative la teneur en protéines et de réduire la teneur en fibre de la graine. Ce profil permettra une meilleure valorisation du tourteau à échéance 4 à 7 ans.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La fertilisation comme second levier pour augmenter la teneur en protéines </strong></h2>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une augmentation de la dose totale à apporter trop importante</strong></h3>



<p>Les projets IN PETTO ont démontré un effet positif des doses croissantes d’azote sur la teneur en protéines.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="387" height="251" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/10/dose-azote-et-proteines-colza.png?resize=387%2C251&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-2882" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/10/dose-azote-et-proteines-colza.png?w=387&amp;ssl=1 387w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/10/dose-azote-et-proteines-colza.png?resize=300%2C195&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 387px) 100vw, 387px" /></figure>



<p class="has-text-align-justify">Toutefois, pour gagner 1 point de protéines, il faut apporter 100 kg de N/ha par rapport à la dose optimale calculée avec la réglette azote. Cela pose la question du risque de perte d’azote dans l’environnement et de la rentabilité économique d’une telle pratique.</p>



<p>Les essais ont également montré que la forme d’azote (ammonitrate ou urée) n’avait pas d’effet significatif sur la teneur en protéines.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des effets marqués du fractionnement de la fertilisation azotée sur la teneur en protéines et en huile</strong></h3>



<p>Les projets ont permis de tester deux approches &nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Le retard du 2<sup>ème</sup> voire du 3<sup>ème</sup> apport d’azote au printemps en F1 et G1</li>



<li>Le report de 40 uN du 2<sup>ème</sup> vers le 3<sup>ème</sup> apport</li>
</ul>



<p class="has-text-align-justify">Dans les deux cas, les essais ont montré qu’il n’y avait pas d’impact sur le rendement du colza. (graphique gauche ci-dessous). Le retard du 2<sup>ème</sup> et du 3<sup>ème</sup> apport permet de gagner 1,2&nbsp;% de teneur en protéines (graphique droit). En revanche, cela entraine une baisse de teneur en huile de 0,8&nbsp;%. Le couplage avec un report d’azote de 40 UN du 2<sup>ème</sup> vers le 3<sup>ème</sup> apport vient renforcer ces effets&nbsp;: 1,7&nbsp;% de protéines en plus mais 1,1&nbsp;% de teneur en huile en moins.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="767" height="253" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/10/fractionnement-azote-et-proteines-colza.png?resize=767%2C253&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-2883" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/10/fractionnement-azote-et-proteines-colza.png?w=767&amp;ssl=1 767w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/10/fractionnement-azote-et-proteines-colza.png?resize=300%2C99&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 767px) 100vw, 767px" /></figure>



<p class="has-text-align-justify">Ils ont également étudié les effets de ce fractionnement sur la qualité protéique. La qualité protéique se mesure par le rapport napine/cruciférine qui caractérise la richesse en acides aminés d’intérêt. En effet, les napines sont des protéines plus riches en acides aminés soufrés (cystéines) et plus riches en lysine. Ainsi, plus le ratio napine/cruciférine est élevé, plus la qualité protéique est bonne.</p>



<p class="has-text-align-justify">Les résultats ont montré d’une part, un effet site d’expérimentation très important (graphique ci-dessous) et, d’autre part, que l’augmentation de la teneur en protéines n’était pas forcément en lien avec une amélioration de la qualité protéique.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="267" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/10/fractionnement-et-qualite-proteines-colza.png?resize=1024%2C267&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-2884" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/10/fractionnement-et-qualite-proteines-colza.png?resize=1024%2C267&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/10/fractionnement-et-qualite-proteines-colza.png?resize=300%2C78&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/10/fractionnement-et-qualite-proteines-colza.png?resize=768%2C200&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/10/fractionnement-et-qualite-proteines-colza.png?w=1048&amp;ssl=1 1048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Pas d’effet du fractionnement des apports de soufre sur la teneur en protéines</strong></h3>



<p>Le fractionnement des apports de soufre ne permet pas d’augmenter la teneur en protéines des graines (graphique ci-dessous).</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="454" height="247" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/10/soufre-et-proteines-colza.png?resize=454%2C247&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-2885" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/10/soufre-et-proteines-colza.png?w=454&amp;ssl=1 454w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/10/soufre-et-proteines-colza.png?resize=300%2C163&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 454px) 100vw, 454px" /></figure>



<p></p>



<p>L’ouverture de nouveaux débouchés pour le colza représente toujours une opportunité qu’il faut considérer. Dans le cas présent, l&rsquo;agriculteur peut facilement mettre en oeuvre les différents leviers testés. Mais l’effet est limité. De plus, l’impact économique de ces leviers reste à chiffrer. Si la différence de coût de production est significative, il sera nécessaire que la filière se positionne pour en répartir le coût sur ses différents maillons.</p>



<p>La balance entre les deux fractions huile-protéines et leur valorisation sont donc à bien considérer par la filière au regard des demandes du marché et des enjeux de souveraineté alimentaire. Ce dilemme pourrait certainement se résoudre de lui-même si les nouvelles variétés de colza high pro sont commercialisées prochainement.</p>



<p></p>


<div class="_3d-flip-book  fb3d-fullscreen-mode full-size" data-id="2877" data-mode="fullscreen" data-title="false" data-template="short-white-book-view" data-lightbox="dark-shadow" data-urlparam="fb3d-page" data-page-n="0" data-pdf="" data-tax="null" data-thumbnail="" data-cols="3" data-book-template="default" data-trigger=""></div><script type="text/javascript">window.FB3D_CLIENT_DATA = window.FB3D_CLIENT_DATA || [];FB3D_CLIENT_DATA.push('eyJwb3N0cyI6eyIyODc3Ijp7IklEIjoyODc3LCJ0aXRsZSI6IkF1Z21lbnRlciBsYSB0ZW5ldXIgZW4gcHJvdFx1MDBlOWluZXMgZHUgY29semEiLCJ0eXBlIjoicGRmIiwicmVhZHlfZnVuY3Rpb24iOiIiLCJib29rX3N0eWxlIjoiZmxhdCIsImJvb2tfdGVtcGxhdGUiOiJub25lIiwib3V0bGluZSI6W10sImRhdGEiOnsicG9zdF9JRCI6IjI4NzgiLCJndWlkIjoiaHR0cHM6XC9cL25vcm1hbmRpZW1haW5lLmNlcmZyYW5jZS5mclwvYXJhZDJcL3dwLWNvbnRlbnRcL3VwbG9hZHNcL3NpdGVzXC8zXC8yMDIzXC8xMFwvQXVnbWVudGVyLXRlbmV1ci1lbi1wcm90ZWluZXMtZHUtY29semEtQVJBRFx1MDBiMi5wZGYiLCJwZGZfcGFnZXMiOiI0IiwicGFnZXNfY3VzdG9taXphdGlvbiI6Im5vbmUifSwidGh1bWJuYWlsIjp7ImRhdGEiOnsicG9zdF9JRCI6IjAifSwidHlwZSI6ImF1dG8ifSwicHJvcHMiOnsiYmFja2dyb3VuZENvbG9yIjoiYXV0byIsImJhY2tncm91bmRJbWFnZSI6ImF1dG8iLCJiYWNrZ3JvdW5kU3R5bGUiOiJhdXRvIiwiaGlnaGxpZ2h0TGlua3MiOiJhdXRvIiwibGlnaHRpbmciOiJhdXRvIiwiY2FjaGVkUGFnZXMiOiJhdXRvIiwicmVuZGVySW5hY3RpdmVQYWdlcyI6ImF1dG8iLCJyZW5kZXJJbmFjdGl2ZVBhZ2VzT25Nb2JpbGUiOiJhdXRvIiwicmVuZGVyV2hpbGVGbGlwcGluZyI6ImF1dG8iLCJwcmVsb2FkUGFnZXMiOiJhdXRvIiwiYXV0b1BsYXlEdXJhdGlvbiI6ImF1dG8iLCJydGwiOiJhdXRvIiwiaW50ZXJhY3RpdmVDb3JuZXJzIjoiYXV0byIsIm1heERlcHRoIjoiYXV0byIsInNoZWV0Ijp7InN0YXJ0VmVsb2NpdHkiOiJhdXRvIiwid2F2ZSI6ImF1dG8iLCJzaGFwZSI6ImF1dG8iLCJ3aWR0aFRleGVscyI6ImF1dG8iLCJjb2xvciI6ImF1dG8iLCJzaWRlIjoiYXV0byIsImNvcm5lckRldmlhdGlvbiI6ImF1dG8iLCJmbGV4aWJpbGl0eSI6ImF1dG8iLCJmbGV4aWJsZUNvcm5lciI6ImF1dG8iLCJiZW5kaW5nIjoiYXV0byIsImhlaWdodFRleGVscyI6ImF1dG8ifSwiY292ZXIiOnsid2F2ZSI6ImF1dG8iLCJjb2xvciI6ImF1dG8iLCJzaWRlIjoiYXV0byIsImJpbmRlclRleHR1cmUiOiJhdXRvIiwiZGVwdGgiOiJhdXRvIiwicGFkZGluZyI6ImF1dG8iLCJzdGFydFZlbG9jaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmlsaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmxlQ29ybmVyIjoiYXV0byIsImJlbmRpbmciOiJhdXRvIiwid2lkdGhUZXhlbHMiOiJhdXRvIiwiaGVpZ2h0VGV4ZWxzIjoiYXV0byIsIm1hc3MiOiJhdXRvIiwic2hhcGUiOiJhdXRvIn0sInBhZ2UiOnsid2F2ZSI6ImF1dG8iLCJjb2xvciI6ImF1dG8iLCJzaWRlIjoiYXV0byIsImRlcHRoIjoiYXV0byIsInN0YXJ0VmVsb2NpdHkiOiJhdXRvIiwiZmxleGliaWxpdHkiOiJhdXRvIiwiZmxleGlibGVDb3JuZXIiOiJhdXRvIiwiYmVuZGluZyI6ImF1dG8iLCJ3aWR0aFRleGVscyI6ImF1dG8iLCJoZWlnaHRUZXhlbHMiOiJhdXRvIiwibWFzcyI6ImF1dG8iLCJzaGFwZSI6ImF1dG8ifSwiaGVpZ2h0IjoiYXV0byIsIndpZHRoIjoiYXV0byIsImdyYXZpdHkiOiJhdXRvIiwicGFnZXNGb3JQcmVkaWN0aW5nIjoiYXV0byJ9LCJjb250cm9sUHJvcHMiOnsiYWN0aW9ucyI6eyJjbWRUb2MiOnsiZW5hYmxlZCI6ImF1dG8iLCJlbmFibGVkSW5OYXJyb3ciOiJhdXRvIiwiYWN0aXZlIjoiYXV0byIsImRlZmF1bHRUYWIiOiJhdXRvIn0sImNtZEF1dG9QbGF5Ijp7ImVuYWJsZWQiOiJhdXRvIiwiZW5hYmxlZEluTmFycm93IjoiYXV0byIsImFjdGl2ZSI6ImF1dG8ifSwiY21kU2F2ZSI6eyJlbmFibGVkIjoiYXV0byIsImVuYWJsZWRJbk5hcnJvdyI6ImF1dG8ifSwiY21kUHJpbnQiOnsiZW5hYmxlZCI6ImF1dG8iLCJlbmFibGVkSW5OYXJyb3ciOiJhdXRvIn0sImNtZFNpbmdsZVBhZ2UiOnsiZW5hYmxlZCI6ImF1dG8iLCJlbmFibGVkSW5OYXJyb3ciOiJhdXRvIiwiYWN0aXZlIjoiYXV0byIsImFjdGl2ZUZvck1vYmlsZSI6ImF1dG8ifSwid2lkVG9vbGJhciI6eyJlbmFibGVkIjoiYXV0byIsImVuYWJsZWRJbk5hcnJvdyI6ImF1dG8ifX19LCJhdXRvVGh1bWJuYWlsIjoiaHR0cHM6XC9cL25vcm1hbmRpZW1haW5lLmNlcmZyYW5jZS5mclwvYXJhZDJcL3dwLWNvbnRlbnRcL3VwbG9hZHNcL3NpdGVzXC8zXC8zZC1mbGlwLWJvb2tcL2F1dG8tdGh1bWJuYWlsc1wvMjg3Ny5wbmciLCJwb3N0X25hbWUiOiJhdWdtZW50ZXItbGEtdGVuZXVyLWVuLXByb3RlaW5lcy1kdS1jb2x6YSIsInBvc3RfdHlwZSI6IjNkLWZsaXAtYm9vayJ9fSwicGFnZXMiOltdLCJmaXJzdFBhZ2VzIjpbXX0=');window.FB3D_CLIENT_LOCALE && FB3D_CLIENT_LOCALE.render && FB3D_CLIENT_LOCALE.render();</script>



<p></p>



<p>Pour s&rsquo;informer sur le lien entre oléoprotéagineux et autonomie protéique des élevages, vous pouvez consulter l&rsquo;article : <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/oleoproteagineux-et-autonomie-proteique/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/oleoproteagineux-et-autonomie-proteique/</a></p>



<h2 class="wp-block-heading">Source</h2>



<p class="has-medium-font-size"><em>Le Gall Céline, 2023. Comment augmenter la teneur en protéines du colza&nbsp;? Présentation du projet IN PETTO. Webinaire Terres Inovia du 05 octobre 2023.</em> <a href="https://www.youtube.com/watch?v=9jHOcJ3ovHE" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://www.youtube.com/watch?v=9jHOcJ3ovHE</a></p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/augmentation-de-la-teneur-en-proteines-du-colza/">Augmentation de la teneur en protéines du colza</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
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		<title>Résultats essai lupin dans l&#8217;Orne</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/resultats-essai-lupin-dans-lorne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[adeline]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Aug 2023 09:14:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Nourrir les animaux]]></category>
		<category><![CDATA[Réductions d'intrants en cultures et en élevage]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/?p=2747</guid>

					<description><![CDATA[<p>Des résultats d'essai lupin prometteurs pour la recherche d'autonomie protéique en élevage laitier</p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/resultats-essai-lupin-dans-lorne/">Résultats essai lupin dans l&rsquo;Orne</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Des résultats d&rsquo;essai lupin prometteurs pour la recherche d&rsquo;autonomie protéique en élevage laitier</h1>



<p>Découvrez les résultats prometteurs d&rsquo;un essai lupin mené dans l&rsquo;Orne pour la recherche d&rsquo;autonomie protéique dans notre article.</p>



<p>Le lupin est une culture intéressante agronomiquement et zootechniquement car source de protéine pour les animaux. D&rsquo;une part, cette légumineuse d’hiver est adaptée aux sols acides. De plus, elle constitue un excellent précédent pour une céréale. Le groupe Avenir Colmont, composé de 12 éleveurs principalement laitiers et accompagné par le Cerfrance Orne, a mené en 2021-2022 un essai sur cette culture. L’objectif&nbsp;: étudier sa faisabilité technique dans le contexte ornais en vue de l’intégrer dans leur assolement. </p>



<p>Cette culture répond pleinement à l’enjeu de réduction des intrants porté par le bassin versant de la Colmont.  En effet, elle ne nécessite ni fertilisation azotée, ni fongicide et insecticide et est valorisable dans l’alimentation animale. Et elle est capable de restituer du phosphore inaccessible par les autres cultures. Reste que les prix du blé et du tourteau conditionnent l’intérêt de la culture du lupin. Toutefois, dans un contexte de marché à volatilité modérée, la culture du lupin est avantageuse.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Protocole d’essai de lupin de Thierry, éleveur laitier à Mantilly</strong></h2>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="548" height="349" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/08/parcelle-essai-lupin-orne.png?resize=548%2C349&#038;ssl=1" alt="Parcelle d’essai de lupin" class="wp-image-2752" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/08/parcelle-essai-lupin-orne.png?w=548&amp;ssl=1 548w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/08/parcelle-essai-lupin-orne.png?resize=300%2C191&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 548px) 100vw, 548px" /></figure>



<p>L&rsquo;agriculteur a implanté le lupin d’hiver au combiné de semis (1 godet sur 2) le 30 septembre 2021 derrière un blé sur une parcelle en limon profond de 1 ha. </p>



<p>Un labour a permis d&rsquo;enfouir les résidus de paille. Et l&rsquo;agriculteur a roulé la parcelle après le semis afin d’avoir une surface plane favorisant la levée et la récolte. </p>



<p>L&rsquo;agriculteur n&rsquo;a réalisé aucune fertilisation NPK. En effet, l’exploitation possède des sols bien pourvus en phosphore et potasse du fait de l&rsquo;apport régulier des effluents d’élevage.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="447" height="244" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/08/protocole-essai-lupin.png?resize=447%2C244&#038;ssl=1" alt="protocole essai lupin" class="wp-image-2753" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/08/protocole-essai-lupin.png?w=447&amp;ssl=1 447w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/08/protocole-essai-lupin.png?resize=300%2C164&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 447px) 100vw, 447px" /></figure>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L’avis de Thierry</strong> sur la conduite de son essai lupin</h2>



<p>«&nbsp;Le semis s’est avéré un peu compliqué avec un semoir à céréales. Je trouvais la densité trop faible. J’ai donc re-semé pour obtenir la densité souhaitée mais pas l’écart souhaité entre les rangs soit 28/30 cm. La réalité était de 15 cm empêchant la possibilité de binage pour le désherbage.</p>



<p>Le 02 octobre, 2 jours après le semis, un épisode pluvieux de 50 mm sur la parcelle en pente a entraîné des levées irrégulières et la mise en surface des graines. Cela a empêché le désherbage pré-levée.</p>



<p>Au 29 novembre, le lupin était à 4 feuilles. Il était urgent de désherber, le système racinaire étant déjà bien développé avec des racines de 20 cm avec de nombreuses nodosités. J&rsquo;ai donc réalisé le désherbage le 18 décembre pour gérer les graminées et les dicots.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="470" height="244" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/08/lupin-au-mois-de-mars.png?resize=470%2C244&#038;ssl=1" alt="lupin au mois de mars" class="wp-image-2754" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/08/lupin-au-mois-de-mars.png?w=470&amp;ssl=1 470w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/08/lupin-au-mois-de-mars.png?resize=300%2C156&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 470px) 100vw, 470px" /></figure>



<p>Le lupin au mois de mars 2022 s’est sali mais sans conséquence pour la récolte.</p>



<p>Le 28 juillet, le lupin était versé. Mais pour la récolte, cela n’a pas posé de difficultés. La moisson s’est bien déroulée. Le rendement a été très bon pour cet essai avec 44 q/ha. L’objectif étant l’autonomie protéique, j’ai donc broyé et inerté le lupin que j’ai stocké en silo à plat pour les vaches laitières. Avec 1 kg de lupin, j’ai observé une augmentation d’un point en TB et TP sur la qualité du lait avec une baisse de 700 grammes de correcteur VL.</p>



<p>Pour moi, le lupin inerté est un très bon produit. Mais plus pour l’engraissement. Pour la prochaine récolte de lupin, je le toasterai afin d’avoir une meilleure valorisation laitière sur la qualité et la quantité.&nbsp;»</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un coût supplémentaire d’environ 244 € par hectare</strong></h2>



<p>Pour cet essai 2022, la production de lupin hiver à 44 qx/ha sur l’exploitation engendre un coût supplémentaire d’environ 64 € par hectare. </p>



<p>Cependant le prix de vente d’une tonne de blé en 2022 était de 280 €, avec un prix à 230 €, la marge blé diminue de 400€ par tonne. Le lupin engendre alors une économie de 336 €/ha.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="758" height="283" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/08/interet-hectare-lupin.png?resize=758%2C283&#038;ssl=1" alt="intérêt économique hectare de lupin" class="wp-image-2755" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/08/interet-hectare-lupin.png?w=758&amp;ssl=1 758w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/08/interet-hectare-lupin.png?resize=300%2C112&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 758px) 100vw, 758px" /></figure>



<p class="has-text-align-center"></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Trouver son point d’équilibre par rapport à la volatilité du marché …</strong></h2>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="756" height="155" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/08/point-equilibre-lupin.png?resize=756%2C155&#038;ssl=1" alt="point équilibre lupin marché" class="wp-image-2756" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/08/point-equilibre-lupin.png?w=756&amp;ssl=1 756w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/08/point-equilibre-lupin.png?resize=300%2C62&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 756px) 100vw, 756px" /></figure>



<p>Les prix du blé et du tourteau conditionnent l’intérêt de la culture du lupin mais dans un contexte de marché à volatilité modérée, la culture du lupin est avantageuse.</p>



<p>Pour aller plus loin sur l&rsquo;autonomie protéique, vous pouvez consulter les <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/essais-soja-prometteurs/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">résultats d&rsquo;essais soja</a> menés par le même groupe d&rsquo;agriculteurs.</p>


<div class="_3d-flip-book  fb3d-fullscreen-mode full-size" data-id="2745" data-mode="fullscreen" data-title="false" data-template="short-white-book-view" data-lightbox="dark-shadow" data-urlparam="fb3d-page" data-page-n="0" data-pdf="" data-tax="null" data-thumbnail="" data-cols="3" data-book-template="default" data-trigger=""></div><script type="text/javascript">window.FB3D_CLIENT_DATA = window.FB3D_CLIENT_DATA || [];FB3D_CLIENT_DATA.push('eyJwb3N0cyI6eyIyNzQ1Ijp7IklEIjoyNzQ1LCJ0aXRsZSI6IlJcdTAwZTlzdWx0YXRzIGQndW4gZXNzYWkgbHVwaW4gZGFucyBsJ09ybmUiLCJ0eXBlIjoicGRmIiwicmVhZHlfZnVuY3Rpb24iOiIiLCJib29rX3N0eWxlIjoiZmxhdCIsImJvb2tfdGVtcGxhdGUiOiJub25lIiwib3V0bGluZSI6W10sImRhdGEiOnsicG9zdF9JRCI6IjI3NDYiLCJndWlkIjoiaHR0cHM6XC9cL25vcm1hbmRpZW1haW5lLmNlcmZyYW5jZS5mclwvYXJhZDJcL3dwLWNvbnRlbnRcL3VwbG9hZHNcL3NpdGVzXC8zXC8yMDIzXC8wOFwvUmVzdWx0YXRzX2Vzc2Fpc19sdXBpbl9Pcm5lX0FSQUQyLS5wZGYiLCJwZGZfcGFnZXMiOiIyIiwicGFnZXNfY3VzdG9taXphdGlvbiI6Im5vbmUifSwidGh1bWJuYWlsIjp7ImRhdGEiOnsicG9zdF9JRCI6IjAifSwidHlwZSI6ImF1dG8ifSwicHJvcHMiOnsiYmFja2dyb3VuZENvbG9yIjoiYXV0byIsImJhY2tncm91bmRJbWFnZSI6ImF1dG8iLCJiYWNrZ3JvdW5kU3R5bGUiOiJhdXRvIiwiaGlnaGxpZ2h0TGlua3MiOiJhdXRvIiwibGlnaHRpbmciOiJhdXRvIiwiY2FjaGVkUGFnZXMiOiJhdXRvIiwicmVuZGVySW5hY3RpdmVQYWdlcyI6ImF1dG8iLCJyZW5kZXJJbmFjdGl2ZVBhZ2VzT25Nb2JpbGUiOiJhdXRvIiwicmVuZGVyV2hpbGVGbGlwcGluZyI6ImF1dG8iLCJwcmVsb2FkUGFnZXMiOiJhdXRvIiwiYXV0b1BsYXlEdXJhdGlvbiI6ImF1dG8iLCJydGwiOiJhdXRvIiwiaW50ZXJhY3RpdmVDb3JuZXJzIjoiYXV0byIsIm1heERlcHRoIjoiYXV0byIsInNoZWV0Ijp7InN0YXJ0VmVsb2NpdHkiOiJhdXRvIiwid2F2ZSI6ImF1dG8iLCJzaGFwZSI6ImF1dG8iLCJ3aWR0aFRleGVscyI6ImF1dG8iLCJjb2xvciI6ImF1dG8iLCJzaWRlIjoiYXV0byIsImNvcm5lckRldmlhdGlvbiI6ImF1dG8iLCJmbGV4aWJpbGl0eSI6ImF1dG8iLCJmbGV4aWJsZUNvcm5lciI6ImF1dG8iLCJiZW5kaW5nIjoiYXV0byIsImhlaWdodFRleGVscyI6ImF1dG8ifSwiY292ZXIiOnsid2F2ZSI6ImF1dG8iLCJjb2xvciI6ImF1dG8iLCJzaWRlIjoiYXV0byIsImJpbmRlclRleHR1cmUiOiJhdXRvIiwiZGVwdGgiOiJhdXRvIiwicGFkZGluZyI6ImF1dG8iLCJzdGFydFZlbG9jaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmlsaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmxlQ29ybmVyIjoiYXV0byIsImJlbmRpbmciOiJhdXRvIiwid2lkdGhUZXhlbHMiOiJhdXRvIiwiaGVpZ2h0VGV4ZWxzIjoiYXV0byIsIm1hc3MiOiJhdXRvIiwic2hhcGUiOiJhdXRvIn0sInBhZ2UiOnsid2F2ZSI6ImF1dG8iLCJjb2xvciI6ImF1dG8iLCJzaWRlIjoiYXV0byIsImRlcHRoIjoiYXV0byIsInN0YXJ0VmVsb2NpdHkiOiJhdXRvIiwiZmxleGliaWxpdHkiOiJhdXRvIiwiZmxleGlibGVDb3JuZXIiOiJhdXRvIiwiYmVuZGluZyI6ImF1dG8iLCJ3aWR0aFRleGVscyI6ImF1dG8iLCJoZWlnaHRUZXhlbHMiOiJhdXRvIiwibWFzcyI6ImF1dG8iLCJzaGFwZSI6ImF1dG8ifSwiaGVpZ2h0IjoiYXV0byIsIndpZHRoIjoiYXV0byIsImdyYXZpdHkiOiJhdXRvIiwicGFnZXNGb3JQcmVkaWN0aW5nIjoiYXV0byJ9LCJjb250cm9sUHJvcHMiOnsiYWN0aW9ucyI6eyJjbWRUb2MiOnsiZW5hYmxlZCI6ImF1dG8iLCJlbmFibGVkSW5OYXJyb3ciOiJhdXRvIiwiYWN0aXZlIjoiYXV0byIsImRlZmF1bHRUYWIiOiJhdXRvIn0sImNtZEF1dG9QbGF5Ijp7ImVuYWJsZWQiOiJhdXRvIiwiZW5hYmxlZEluTmFycm93IjoiYXV0byIsImFjdGl2ZSI6ImF1dG8ifSwiY21kU2F2ZSI6eyJlbmFibGVkIjoiYXV0byIsImVuYWJsZWRJbk5hcnJvdyI6ImF1dG8ifSwiY21kUHJpbnQiOnsiZW5hYmxlZCI6ImF1dG8iLCJlbmFibGVkSW5OYXJyb3ciOiJhdXRvIn0sImNtZFNpbmdsZVBhZ2UiOnsiZW5hYmxlZCI6ImF1dG8iLCJlbmFibGVkSW5OYXJyb3ciOiJhdXRvIiwiYWN0aXZlIjoiYXV0byIsImFjdGl2ZUZvck1vYmlsZSI6ImF1dG8ifSwid2lkVG9vbGJhciI6eyJlbmFibGVkIjoiYXV0byIsImVuYWJsZWRJbk5hcnJvdyI6ImF1dG8ifX19LCJhdXRvVGh1bWJuYWlsIjoiaHR0cHM6XC9cL25vcm1hbmRpZW1haW5lLmNlcmZyYW5jZS5mclwvYXJhZDJcL3dwLWNvbnRlbnRcL3VwbG9hZHNcL3NpdGVzXC8zXC8zZC1mbGlwLWJvb2tcL2F1dG8tdGh1bWJuYWlsc1wvMjc0NS5wbmciLCJwb3N0X25hbWUiOiJyZXN1bHRhdHNfZXNzYWlfbHVwaW5fb3JuZV9hcmFkMiIsInBvc3RfdHlwZSI6IjNkLWZsaXAtYm9vayJ9fSwicGFnZXMiOltdLCJmaXJzdFBhZ2VzIjpbXX0=');window.FB3D_CLIENT_LOCALE && FB3D_CLIENT_LOCALE.render && FB3D_CLIENT_LOCALE.render();</script>



<h2 class="wp-block-heading"><em>Source : </em></h2>



<p>Essai 2021-2022 mené par Bertrand LEBAILLY, conseiller agronome Cerfrance Orne</p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/resultats-essai-lupin-dans-lorne/">Résultats essai lupin dans l&rsquo;Orne</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
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		<title>Exploitation laitière avec pâturage</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/exploitation-laitiere-avec-paturage-en-hollande/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lola]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Jul 2023 17:12:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Nourrir les animaux]]></category>
		<category><![CDATA[Réductions d'intrants en cultures et en élevage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Découverte d’une exploitation laitière hollandaise avec pâturage</p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/exploitation-laitiere-avec-paturage-en-hollande/">Exploitation laitière avec pâturage</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Découverte d’une exploitation laitière hollandaise avec pâturage</h1>



<p>Suite au voyage d’étude réalisé en juin 2023, nous vous présentons l&rsquo;<a href="https://publicaties.brabant.nl/natuurinclusievelandbouw/bart-en-bas-combee/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">exploitation laitière de Bart COMBEE</a> qui élève avec du pâturage à Helvoirt, en Hollande.</p>



<h2 class="wp-block-heading">15 hectares pour pâturer</h2>



<p>Bart COMBEE est un jeune agriculteur de 26 ans qui gère une ferme de 100 vaches (80 vaches laitières et 20 vaches taries) sur 50 ha. Il produit 1 million de litres de lait par an. Il livre son lait à la coopérative Campina pour un prix moyen en 2022 de 550 € / 1 000 litres (avec un pic à 620).</p>



<p>Les 15 ha proches du bâtiment sont découpés en quatre paddocks et lui permettent de pratiquer du pâturage. Il change les vaches de paddock tous les quatre jours. La porte s’ouvre à deux heures de matin et les vaches reviennent vers 10 heures. Pour Bart COMBEE maintenir le pâturage est important pour le consommateur. Sur ses prairies, il apporte 170 uN de lisier puis de l’engrais minéral après chaque coupe. Ce qui représente environ 150 uN pour cinq coupes.</p>



<p>La ration repose sur de :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>l’herbe (pâturée ou ensilée),</li>



<li>l’ensilage de maïs, </li>



<li>concentré,</li>



<li>300 grammes de matière grasse pour apporter de l’énergie et limiter l’acétonémie. </li>
</ul>



<p>Son coût de concentré est de 90 € / 1 000 litres. Et il achète tout son maïs (2 000 à 2 500 € / ha pour 15-17 tMS).</p>



<p>Il réalise lui-même les inséminations de ses vaches. Il pratiquait jusqu&rsquo;alors le croisement Holstein x Montbéliarde x Pie rouge suédoise. Mais il tend aujourd’hui à revenir uniquement vers la Holstein pour gagner du temps en gestion de la reproduction.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un bâtiment innovant ouvert</h2>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/elevage-vaches-laitieres-avec-paturage.jpg?resize=512%2C384&#038;ssl=1" alt="Son bâtiment est équipé d’un robot Boumatic" class="wp-image-2710" width="512" height="384" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/elevage-vaches-laitieres-avec-paturage-scaled.jpg?resize=1024%2C768&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/elevage-vaches-laitieres-avec-paturage-scaled.jpg?resize=300%2C225&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/elevage-vaches-laitieres-avec-paturage-scaled.jpg?resize=768%2C576&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/elevage-vaches-laitieres-avec-paturage-scaled.jpg?resize=1536%2C1152&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/elevage-vaches-laitieres-avec-paturage-scaled.jpg?resize=2048%2C1536&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/elevage-vaches-laitieres-avec-paturage-scaled.jpg?w=2400&amp;ssl=1 2400w" sizes="(max-width: 512px) 100vw, 512px" /></figure>



<p>Le bâtiment construit en 2020 est intégralement ouvert. Les logettes sont creuses. Elles disposent de 20 centimètres de sable, cinq centimètres de paille et de la chaux. Cela lui a permis de résoudre ses problèmes de cellules.</p>



<p>Son bâtiment est équipé d’un robot Boumatic. D’après lui, ce robot est moins cher et plus adapté pour les troupeaux intermédiaires de 90 et 100 vache. En effet, il dispose d&rsquo;un bras pour deux stalles.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/batiment-vaches-laitieres-hollande.jpg?resize=512%2C384&#038;ssl=1" alt="Le sol permet de séparer le fumier solide de l'urine." class="wp-image-2711" width="512" height="384" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/batiment-vaches-laitieres-hollande-scaled.jpg?resize=1024%2C768&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/batiment-vaches-laitieres-hollande-scaled.jpg?resize=300%2C225&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/batiment-vaches-laitieres-hollande-scaled.jpg?resize=768%2C576&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/batiment-vaches-laitieres-hollande-scaled.jpg?resize=1536%2C1152&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/batiment-vaches-laitieres-hollande-scaled.jpg?resize=2048%2C1536&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/batiment-vaches-laitieres-hollande-scaled.jpg?w=2400&amp;ssl=1 2400w" sizes="(max-width: 512px) 100vw, 512px" /></figure>



<p>Le sol permet de séparer le fumier solide de l&rsquo;urine. L&rsquo;urine tombe sous l&rsquo;étable et le fumier solide est évacué. Il paye pour qu’on lui prenne son fumier. Cette séparation permet une réduction de l’émission d&rsquo;ammoniac de 50 %.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un équivalent temps plein pour une production de un million de litres de lait</h2>



<p>Bart COMBEE est double actif. Il consacre actuellement six heures par jour à l’exploitation (de 05h00 à 07h00 et après 17h00) et son père quatre heures. Cinq jours par semaine, il est ingénieur travaux publics. Il travaille donc douze heures par jour. Il envisage ce rythme pour encore les cinq prochaines années. En effet, c’est son emploi à l’extérieur qui rembourse son installation. Il a environ 80&nbsp;000 € d’emprunts annuel à rembouser. Il a notamment dû s’acquitter de 300&nbsp;000 € de quota phosphate pour 35 vaches supplémentaires et le foncier avoisine les 80&nbsp;000 € / ha.</p>
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		<title>Exploitation laitière avec transformation</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/exploitation-laitiere-avec-transformation-fromagere-en-hollande/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lola]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Jul 2023 08:04:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Nourrir les animaux]]></category>
		<category><![CDATA[Réductions d'intrants en cultures et en élevage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Découverte d’une exploitation laitière avec transformation dans les polders hollandais</p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/exploitation-laitiere-avec-transformation-fromagere-en-hollande/">Exploitation laitière avec transformation</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Découverte d’une exploitation laitière avec transformation dans les polders hollandais</h1>



<p>Suite au voyage d&rsquo;étude réalisé en juin 2023, nous vous présentons l&rsquo;<a href="https://www.localgreenenergy.nl/portfolio/stolwijk-kool/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">exploitation laitière de la famille Kool localisée à Stolwijk (en Hollande)</a> qui y réalise de la transformation fromagère. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Une production de lait dédiée à la transformation fromagère</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Un passage de 120 à 330 vaches laitières </h3>



<p>Leo KOOL s’est installé en 2015 après ses parents sur une ferme de 120 vaches laitières. Il a de suite acheté 30 ha de terres pour pouvoir augmenter le troupeau. Pour cela, en plus de l’achat du terrain (en moyenne 46&nbsp;000 € pour un hectar dont 15% de la surface sont des canaux), il a dû acheter un quota de phosphate (prix d’achat à 50€ pour 100 kg de phosphore).</p>



<p>Aujourd’hui, il a 330 vaches laitières, 110 ha d’herbe en propriété. En complément, il achète 50 ha d’ensilage d’herbe et 25 ha d’ensilage de maïs. De fin avril à min août les vaches pâturent sru 30 ha d’herbe. Cinq coupes d’ensilage d’herbe et six à sept coupes d’affouragement sont réalisées par an. En moyenne, les prairies de raygrass et de trèfle violet produisent 11 à 12 tMS/ha/an. Ses sols tourbeux avec un pH de 5,2 ne permettent que la culture d’herbe. En hiver, la ration se compose de :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>9 kg d’ensilage d’herbe, </li>



<li>3 kg d’ensilage de maïs,</li>



<li>1,5 kg de pulpe de betterave surpressée, </li>



<li>son de blé,</li>



<li>concentré de production.</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading">Le bâtiment</h3>



<p>Le bâtiment est lumineux et ventilé, avec des logettes sur «&nbsp;composts&nbsp;» issus de la séparation de phase.</p>



<p>Pour pouvoir construire le bâtiment dans cette région de polders, il a fallu construire des fondations en enfonçant des poteaux de 17 mètres de profondeur tous les deux mètres pour éviter les fissures. Des panneaux solaires sont installés sur tous les toits.</p>



<div class="wp-block-jetpack-tiled-gallery is-style-rectangular"><div class="tiled-gallery__gallery"><div class="tiled-gallery__row"><div class="tiled-gallery__col" style="flex-basis:50.00000%"><figure class="tiled-gallery__item"><img decoding="async" srcset="https://i2.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/ferme-laitere-avec-transfromation-fromagere-1-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=600&#038;ssl=1 600w,https://i2.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/ferme-laitere-avec-transfromation-fromagere-1-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=900&#038;ssl=1 900w,https://i2.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/ferme-laitere-avec-transfromation-fromagere-1-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=1200&#038;ssl=1 1200w,https://i2.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/ferme-laitere-avec-transfromation-fromagere-1-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=1500&#038;ssl=1 1500w,https://i2.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/ferme-laitere-avec-transfromation-fromagere-1-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=1800&#038;ssl=1 1800w,https://i2.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/ferme-laitere-avec-transfromation-fromagere-1-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=2000&#038;ssl=1 2000w" alt="Découverte d’une exploitation laitière avec transformation dans les polders hollandais" data-height="1920" data-id="2702" data-link="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/?attachment_id=2702" data-url="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/ferme-laitere-avec-transfromation-fromagere-1-1024x768.jpg" data-width="2560" src="https://i2.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/ferme-laitere-avec-transfromation-fromagere-1-1024x768.jpg?ssl=1" data-amp-layout="responsive" /></figure></div><div class="tiled-gallery__col" style="flex-basis:50.00000%"><figure class="tiled-gallery__item"><img decoding="async" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/vache-laitiere-et-transformation-fromagere-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=600&#038;ssl=1 600w,https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/vache-laitiere-et-transformation-fromagere-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=900&#038;ssl=1 900w,https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/vache-laitiere-et-transformation-fromagere-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=1200&#038;ssl=1 1200w,https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/vache-laitiere-et-transformation-fromagere-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=1500&#038;ssl=1 1500w,https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/vache-laitiere-et-transformation-fromagere-1024x768.jpg?strip=info&#038;w=1600&#038;ssl=1 1600w" alt="" data-height="1200" data-id="2703" data-link="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/?attachment_id=2703" data-url="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/vache-laitiere-et-transformation-fromagere-1024x768.jpg" data-width="1600" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/vache-laitiere-et-transformation-fromagere-1024x768.jpg?ssl=1" data-amp-layout="responsive" /></figure></div></div></div></div>



<p>Il y a cinq robots de traite dont un est dédié au début de lactation. En moyenne, les vaches se font traire trois fois par jour. La production laitière est de 32-33 kg / VL / j pour un coût alimentaire de 90 à 100 € / 1 000 litres en été et 110-120 € / 1 000 litres en hiver.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une valorisation du lait par la transformation fromagère depuis deux générations</h2>



<p>Son grand père a démarré l’activité de transformation afin de mieux valoriser le lait. Cela permet aujourd’hui une valorisation du lait à 740 € / 1 000 litres. Aux Pays Bas, cela reste peu fréquent car seulement 1,5% des fermes transforment leur lait en fromage. La coopérative Campina achète les fromages du type gouda. Elle va les affiner durant deux à neuf mois, puis les vendre en grandes et moyennes surfaces (GMS) ou à l’export.</p>



<p>La fromagerie valorise 3,2 millions de litres de lait par an et produit 380 tonnes de fromages par an. En effet, pour faire 1 kg de gouda, il faut 8,5 litres de lait. Deux fabrications par jour, trois jours par semaine ont lieu avec deux équipes de deux personnes (sa femme et trois salariés) qui se relaient. Le lait est pasteurisé. Les recettes de fabrication utilisées sont celles de la coopérative. Il existe deux tailles de fromage : 8 ou 16 kg. Les fromages sont ensuite passés en saumure entre 40 et 72 heures selon leur poids puis affinés à la ferme pendant deux semaines.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/transformation-fromagere-du-lait-de-vache-1.jpg?resize=384%2C512&#038;ssl=1" alt="Transformation fromagère du lait de vache dans une exploitation laitière" class="wp-image-2705" width="384" height="512" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/transformation-fromagere-du-lait-de-vache-1-scaled.jpg?resize=768%2C1024&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/transformation-fromagere-du-lait-de-vache-1-scaled.jpg?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/transformation-fromagere-du-lait-de-vache-1-scaled.jpg?resize=1152%2C1536&amp;ssl=1 1152w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/transformation-fromagere-du-lait-de-vache-1-scaled.jpg?resize=1536%2C2048&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/transformation-fromagere-du-lait-de-vache-1-scaled.jpg?w=1920&amp;ssl=1 1920w" sizes="(max-width: 384px) 100vw, 384px" /></figure>



<p>Leo KOOL envisage d’investir dans une méthanisation pour utiliser l’énergie pour la fromagerie qui pour le moment utilise des pellets de bois.</p>
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		<title>Oléoprotéagineux et autonomie protéique</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/oleoproteagineux-et-autonomie-proteique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lola]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Jun 2023 15:10:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Nourrir les animaux]]></category>
		<category><![CDATA[Réductions d'intrants en cultures et en élevage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les oléoprotéagineux : quelle contribution possible à l’autonomie protéique des élevages en France ?</p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/oleoproteagineux-et-autonomie-proteique/">Oléoprotéagineux et autonomie protéique</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Les oléoprotéagineux&nbsp;: quelle contribution possible à l’autonomie protéique des élevages&nbsp;en France ?</h1>



<p>Découvrez notre nouvelle publication sur les <strong>oléoprotéagineux et leur contribution à l&rsquo;autonomie protéique dans les élevages français</strong>. </p>



<p>Pour nourrir ses animaux, la France peut cultiver une <strong>grande variété d’espèces riches en protéines</strong>. Mais cette production n’est pas encore suffisante pour satisfaire complètement aux besoins des filières animales. Ainsi, les <strong>surfaces cultivées d’oléoprotéagineux oscillent depuis une quarantaine d’années autour d’un plateau à 2,5 millions d’hectares</strong>. Tirée par la production d’huile alimentaire et de biodiesel, la <strong>production de tourteaux de colza </strong>s’est établie à 2,5 millions de tonnes en 2021. La même année, la<strong> production française de tourteaux de tournesol</strong> s’est élevée au total à 689 000 tonnes. Elle reste toutefois insuffisante, elle aussi, pour satisfaire la demande nationale. Enfin, la <strong>production française de tourteaux de soja</strong> est insuffisante au regard des besoins nationaux.</p>



<p>Malgré tout, l’utilisation de tourteaux de soja d’importation a fortement diminué ces 20 dernières années. Elle ne représente plus que 45 % des tourteaux consommé. Toutefois la part des tourteaux de colza et de tournesol a progressé pour atteindre respectivement 34 % et 18 %<strong>. Les filières ruminant ont très largement participé à cette diversification de consommation de tourteaux.</strong> Les quantités de matières premières riches en protéines produites sur le territoire restent insuffisantes par rapport aux besoins de l’alimentation animale. Toutefois, elles permettent à la France d’afficher une autonomie protéique proche de 50% (quand l’Union européenne ne dépasse pas 30%).</p>



<h5 class="wp-block-heading">Le cas des ruminants sur la place des oléoprotéagineux et de l&rsquo;autonomie protéique</h5>



<p><strong>Chez les ruminants, les vaches laitières et jeunes bovins sont les principaux consommateurs de tourteau de soja.</strong> L’utilisation de tourteau de colza représente la première solution pour remplacer le tourteau de soja en élevage bovin ainsi qu&rsquo;améliorer l’autonomie protéique nationale. Mais elle n’améliore pas l’autonomie à l’échelle des élevages. Le remplacement du tourteau de soja par des graines crues de pois, féverole, lupin est possible. Mais ces graines affichent des teneurs en matières azotées totales nettement inférieures. De plus, elle se caractérisent par une forte dégradabilité de l’azote. <strong>Les procédés de toastage ou d’extrusion permettent de remédier à cette forte dégradabilité de l’azote. Des essais récents ont mis en évidence une amélioration de la valeur PDI des graines grâce à ces procédés. </strong>Cela n’a cependant pas amélioré les performances des animaux. Ce qui limite à ce jour leur intérêt pour gagner en autonomie protéique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La place actuelle des oléoprotéagineux dans l’alimentation animale et de l&rsquo;autonomie protéique</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Des surfaces en oléagineux qui ne progressent pas</h3>



<p><strong>La France bénéficie de conditions pédoclimatiques proprices à la culture d’une grande variété d’espèces riches en protéines</strong> comme : </p>



<ul class="wp-block-list">
<li>colza, </li>



<li>tournesol,</li>



<li>pois, </li>



<li>féverole, </li>



<li>lupin,</li>



<li>de façon plus restreinte le soja. </li>
</ul>



<p>Ces cultures sous forme de graines ou de tourteaux présentent un <strong>taux de protéines de 20 à 40 %.</strong></p>



<p>La production mondiale d’oléoprotéagineux est dominé par le soja.  En Europe et en France, c’est le colza et dans une moindre mesure le tournesol qui domine.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="889" height="226" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/La-production-mondiale-doleoproteagineux-est-domine-par-le-soja.png?resize=889%2C226&#038;ssl=1" alt="La production mondiale d’oléoprotéagineux est dominé par le soja" class="wp-image-2612" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/La-production-mondiale-doleoproteagineux-est-domine-par-le-soja.png?w=889&amp;ssl=1 889w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/La-production-mondiale-doleoproteagineux-est-domine-par-le-soja.png?resize=300%2C76&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/La-production-mondiale-doleoproteagineux-est-domine-par-le-soja.png?resize=768%2C195&amp;ssl=1 768w" sizes="(max-width: 889px) 100vw, 889px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le soja domine la production mondiale d’oléoprotéagineux</figcaption></figure>



<p><strong>Les surfaces françaises d’oléoprotéagineux ont atteint depuis 40 ans un plateau autour de 2,5 millions d’hectares, loin des objectifs du plan Protéines.</strong> Tout particulièrement pour les surfaces de soja, elles doivent être multipliées par 1,6 pour atteindre l’objectif en 2028.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="626" height="367" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Les-surfaces-francaises-doleoproteagineux-ont-atteint-depuis-40-ans-un-plateau-autour-de-25-millions-dhectares.png?resize=626%2C367&#038;ssl=1" alt="Les surfaces françaises d’oléoprotéagineux ont atteint depuis 40 ans un plateau autour de 2,5 millions d’hectares" class="wp-image-2613" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Les-surfaces-francaises-doleoproteagineux-ont-atteint-depuis-40-ans-un-plateau-autour-de-25-millions-dhectares.png?w=626&amp;ssl=1 626w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Les-surfaces-francaises-doleoproteagineux-ont-atteint-depuis-40-ans-un-plateau-autour-de-25-millions-dhectares.png?resize=300%2C176&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 626px) 100vw, 626px" /><figcaption class="wp-element-caption">Les surfaces françaises d’oléoprotéagineux ont atteint depuis 40 ans un plateau autour de 2,5 millions d’hectares</figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Des importations nécessaires pour couvrir les besoins</h3>



<p><strong>La trituration est le premier débouché des graines de colza</strong>, tiré principalement par la production de biodisel. Environ 70% des tourteaux de colza sont d’origine France, le reste étant issu majoritairement du canola produit au Canada (plus riche en protéines mais OGM). La trituration se positionne également comme le premier débouché des graines de tournesol, tiré cette fois-ci par la production d’huile alimentaire. L’importation concerne principalement les tourteaux, permettant de couvrir plus de 50 % de nos besoins. La production de graines de soja couvre moins de 10 % des besoins avec des imports de 400 à 600 000 tonnes de graines (Brésil et USA) et de plus de 3 Mt de tourteaux.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une consommation de tourteaux de colza qui augmente</h3>



<p>On observe une <strong>réduction de l’utilisation de tourteau de soja de &#8211; 30&nbsp;% sur 20 ans</strong> au profit du tourteau de colza et de tournesol. Mais le tourteau de soja représente encore 45&nbsp;% des consommations.</p>



<p><strong>Le tourteau de soja est d’abord consommé par les vaches laitières et les volailles de chair </strong>suivies par les porcins et les bovins viande.</p>



<p>Quant au<strong> tourteau de colza, il est consommé en priorité par les bovins</strong> (lait et viande) puis par les porcs et enfin les volailles de chair.</p>



<p>Enfin, <strong>le tourteau de tournesol est plus polyvalent : </strong>bovins lait et viande, porcs et volailles de ponte.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="597" height="346" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Consommation-de-tourteau-par-la-filiere-animale.png?resize=597%2C346&#038;ssl=1" alt="Consommation de tourteau par la filière animale" class="wp-image-2614" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Consommation-de-tourteau-par-la-filiere-animale.png?w=597&amp;ssl=1 597w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Consommation-de-tourteau-par-la-filiere-animale.png?resize=300%2C174&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 597px) 100vw, 597px" /><figcaption class="wp-element-caption">Consommation de tourteau par la filière animale</figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Une place restreinte pour les protéagineux dans l’alimentation animale</h3>



<p><strong>Les protéagineux (pois, féverole, lupin) constituent également une alternative intéressante</strong> et présentent la particularité d’être à la fois riches en protéines et en énergie.</p>



<p>Le pois a connu un très fort développement dans les années 80/90, permettant de fournir jusqu’à deux millions de tonnes de matières premières pour l’alimentation animale (essentiellement pour l’alimentation des porcs).</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="390" height="237" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Surfaces-de-proteagineux-en-France.png?resize=390%2C237&#038;ssl=1" alt="Surfaces de protéagineux en France" class="wp-image-2615" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Surfaces-de-proteagineux-en-France.png?w=390&amp;ssl=1 390w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Surfaces-de-proteagineux-en-France.png?resize=300%2C182&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 390px) 100vw, 390px" /><figcaption class="wp-element-caption">Surfaces de protéagineux en France</figcaption></figure>



<p>Les surfaces ont fortement décliné depuis les années 2000. De plus, les volumes utilisés en alimentation animale ne dépassent pas les 300 000 tonnes aujourd’hui. Cela s’explique notamment par des rendements qui ont fortement chuté depuis les années 90.</p>



<p><strong>Les quantités de matières premières riches en protéines produites sur le territoire restent insuffisantes par rapport aux besoins de l’alimentation animale. </strong>Toutefois, elles permettent à la France d’afficher une<strong> autonomie protéique proche de 50%</strong> (quand l’Union européenne ne dépasse pas 30%).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Autonomie protéique à l’échelle des élevages bovins&nbsp;: quels aliments pour remplacer le tourteau de soja ?</h2>



<p>En valorisant des fourrages majoritairement produits sur l’exploitation, <strong>les élevages bovins affichent des niveaux d’autonomie massique élevés</strong> (83% en bovins lait et 89% en bovins viande). Néanmoins, leur autonomie protéique est nettement plus faible (70% en bovins lait et 86% en bovins viande). En effet, le tourteau de soja représente en moyenne 2,7 à 4,6 % de la matière sèche consommée par les vaches laitières et 6% pour les JB. <strong>Trois pistes se dégagent pour améliorer l’autonomie protéique à l’échelle des élevages&nbsp;: </strong></p>



<ol class="wp-block-list">
<li><strong>produire des protéines par les fourrages, </strong></li>



<li><strong>optimiser le niveau protéique de la ration </strong></li>



<li><strong>produire ses concentrés. </strong></li>
</ol>



<p><em>Ne vont être abordées par la suite que les deux dernières pistes, la production par les fourrages faisant l’objet d’une prochaine note.</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Ajuster les quantités de concentrés riches en protéines</h3>



<p>La première piste est de <strong>limiter le gaspillage </strong>en trouvant un juste équilibre entre les apports et les besoins pour assurer des performances zootechniques confomres aux objectifs de l’éleveur.</p>



<p>Chez les vaches laitières, au dessus de 10 gPDI/UFL, l’amélioration des performances est faible au regard des apports supplémentaires. <strong>Les protéines en plus sont moins bien utilisées et l’azote excrété (urée) dans le lait augmente fortement.</strong></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="647" height="298" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Effet-de-lequilibre-azotee-de-la-ration-suir-la-production-laitiere-et-le-taux-proteique-de-vaches-laitieres-recevant-une-ration-a-base-densilage-de-mais.png?resize=647%2C298&#038;ssl=1" alt="Effet de l'équilibre azotée de la ration suir la production laitière et le taux protéique de vaches laitières recevant une ration à base d'ensilage de maïs" class="wp-image-2616" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Effet-de-lequilibre-azotee-de-la-ration-suir-la-production-laitiere-et-le-taux-proteique-de-vaches-laitieres-recevant-une-ration-a-base-densilage-de-mais.png?w=647&amp;ssl=1 647w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Effet-de-lequilibre-azotee-de-la-ration-suir-la-production-laitiere-et-le-taux-proteique-de-vaches-laitieres-recevant-une-ration-a-base-densilage-de-mais.png?resize=300%2C138&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 647px) 100vw, 647px" /><figcaption class="wp-element-caption">Effet de l&rsquo;équilibre azotée de la ration suir la production laitière et le taux protéique de vaches laitières recevant une ration à base d&rsquo;ensilage de maïs</figcaption></figure>



<p><strong>Réduire le niveau protéique des rations permet d’économiser du concentré protéique</strong>, notamment acheté. Les performances zootechniques diminuent légèrement jusqu’à 90-95g de PDI/UFL. En deçà de 90 grammes de PDI/UFL. La baisse de performances est plus forte surtout lorsqu’elle est associée à une baisse possible de la consommation : </p>



<ul class="wp-block-list">
<li>-1,7 kg de lait/vache/jour pour une réduction de l’apport de tourteau de soja de 1 kg/j/vache, </li>



<li>jusqu’à 5 kg de lait/vache/jour pour une baisse de l’apport de tourteau de soja de 2 kg/j/vache.</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading">Améliorer l’efficience d’utilisation des protéines</h3>



<p>L’efficience des protéines métabolisables (effPDI) est le rapport entre les protéines utilisées pour les fonctions non productives (phanères, azote urinaire endogène, azote fécale endogène) et productives (lait et viande) d’une part, et les PDI disponibles (g/j) d’autre part. Cette efficience est variable et dépend de plusieurs facteurs. En effet, contrairement à l’énergie,<strong> les vaches laitières peuvent </strong>a<strong>ccroître l’efficience d’utilisation des protéines lors d&rsquo;apports restreints</strong>. Lorsque la concentration de la ration en PDI/kg MS augmente, l’effPDI diminue. Ainsi, pour une vache laitière, il faut seulement 45 g de PDI pour produire 1 kg de lait à 32 g/kg de taux protéique avec une effPDI de 72 % (soit une ration à 90 g de PDI/kg MS). Alors qu’il en faut 51 g avec une effPDI de 63 %.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="355" height="341" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Quantite-de-PDI-pour-produire-1-kg-de-lait.png?resize=355%2C341&#038;ssl=1" alt="Quantité de PDI pour produire 1 kg de lait" class="wp-image-2617" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Quantite-de-PDI-pour-produire-1-kg-de-lait.png?w=355&amp;ssl=1 355w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Quantite-de-PDI-pour-produire-1-kg-de-lait.png?resize=300%2C288&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 355px) 100vw, 355px" /><figcaption class="wp-element-caption">Quantité de PDI pour produire 1 kg de lait</figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Remplacer le tourteau de soja par des graines protéagineux autoproduites</h3>



<p>Pour réduire la quantité de tourteau de soja importé, des coproduits permettant de densifier la ration en protéines (&gt; 15 % MAT) comme le tourteau de colza ou la luzerne déshydratée, ont montré un <strong>intérêt zootechnique</strong>. De plus, ils permettent d’améliorer l’autonomie protéique à l’échelle nationale. Cependant, à l’échelle de l’exploitation, ces coproduits sont achetés à l’extérieur. L<strong>e pois, la féverole et le lupin sont les trois principales graines qui peuvent remplacer le tourteau de soja dans l’alimentation des vaches laitières et des jeunes bovins.</strong></p>



<p>Le pois, la féverole et le lupin présentent une valeur énergétique équivalente aux céréales, mais des teneurs en MAT intermédiaires, entre les céréales et le tourteau de soja. La teneur en MAT du pois (233 g/kg MS) est inférieure à celle de la féverole (311 g/kg MS). Alors que celle du lupin est la plus élevée des trois graines (380 g/kg MS). Ces teneurs restent toutefois inférieures de 25 à 50 % à celles du tourteau de soja. Par ailleurs,<strong> les protéines de ces graines sont rapidement dégradées dans le rumen ce qui explique leurs faibles teneurs en PDI.</strong></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="669" height="263" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Comparaison-de-la-composition-et-des-valeurs-alimentaires-des-graines-proteagineuses-au-tourteau-de-soja-et-au-ble-tendre.png?resize=669%2C263&#038;ssl=1" alt="Comparaison de la composition et des valeurs alimentaires des graines protéagineuses au tourteau de soja et au blé tendre" class="wp-image-2618" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Comparaison-de-la-composition-et-des-valeurs-alimentaires-des-graines-proteagineuses-au-tourteau-de-soja-et-au-ble-tendre.png?w=669&amp;ssl=1 669w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/06/Comparaison-de-la-composition-et-des-valeurs-alimentaires-des-graines-proteagineuses-au-tourteau-de-soja-et-au-ble-tendre.png?resize=300%2C118&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 669px) 100vw, 669px" /><figcaption class="wp-element-caption">Comparaison de la composition et des valeurs alimentaires des graines protéagineuses au tourteau de soja et au blé tendre</figcaption></figure>



<p><strong>En brut, pour remplacer 1 kg de tourteau de soja, il faut compter </strong>: </p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>2,6 kg de pois, </strong></li>



<li><strong>2,5 kg de féverole </strong></li>



<li><strong>ou 1,6 kg de lupin.</strong> </li>
</ul>



<p>Dans ces conditions, le pois et la féverole peuvent être utilisés comme seuls concentrés protéiques pour des niveaux de production ne dépassant pas 25 à 28 kg de lait/jour. Alors que le seuil est porté à environ 30 kg de lait/jour avec du lupin. <strong>Cela suppose d’accepter un excès d’azote soluble</strong> (se traduisant par une balance protéique du rumen élevée). Au-delà de ces niveaux de production, il faudra associer les protéagineux à des aliments plus concentrés en PDI.</p>



<p><strong>D’un point de vue zootechnique, le pois, la féverole, le lupin, et dans une moindre mesure la graine de soja, peuvent remplacer tout ou une partie du tourteau de soja de la ration</strong>. Il semble néanmoins difficile, avec des animaux à forts besoins et dans des régimes comportant plus de 65 % de maïs ensilage pour les vaches laitières, de remplacer en totalité le tourteau utilisé par des graines crues de protéagineux pour corriger le fort déficit protéique de la ration, sans pénaliser les performances.</p>



<p><strong>Le toastage et l’extrusion sont des pistes séduisantes pour améliorer la teneur en protéines métabolisables des protéagineux.</strong> Malgré une amélioration de la valeur PDI des graines permise par ces process, aucune amélioration significative des performances zootechniques n’est observée dans les essais in vivo récents. De plus, il semble que l’amélioration des valeurs PDI permise par ces techniques soit contrebalancée par un déficit accru en acides aminés limitants (méthionine).</p>



<p><strong>Les graines protéagineuses ne constituent donc pas une solution unique pour remplacer le tourteau de soja.</strong> Leur culture et leur introduction dans la ration des bovins doivent s’intégrer dans l’équilibre global de l’exploitation, en particulier l’assolement et les coûts associés. Enfin, l’intérêt économique pour l’éleveur de remplacer le tourteau de soja par un protéagineux reste à préciser dans le contexte actuel.</p>



<p><em>Retrouvez l&rsquo;article « les oléoprotéagineux : quelle contribution possible à l’autonomie protéique des élevages en France ? » en lecture et téléchargement ci-dessous :</em></p>


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<h2 class="wp-block-heading">Sources utilisée pour rédiger notre publication : les oléoprotéagineux : quelle contribution possible à l’autonomie protéique des élevages en France ?</h2>



<p><em>JURQUET J. et al, 2023. Autonomie protéique des élevages bovins&nbsp;: quels aliments pour remplacer le tourteau de soja&nbsp;? Journées de printemps AFPF </em><a href="https://afpf-asso.fr/archives-themes-et-actes/journees-de-printemps-2023"><em>https://afpf-asso.fr/archives-themes-et-actes/journees-de-printemps-2023</em></a><em></em></p>



<p><em>PEYRONNET C. et al, 2023. Les oléoprotéagineux&nbsp;: contribution à la souveraineté protéique. Journées de printemps AFPF </em><a href="https://afpf-asso.fr/archives-themes-et-actes/journees-de-printemps-2023"><em>https://afpf-asso.fr/archives-themes-et-actes/journees-de-printemps-2023</em></a><em></em></p>
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		<title>Élevages ruminants et enjeux</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/elevages-de-ruminants-et-enjeux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lola]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 31 May 2023 09:39:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Nourrir les animaux]]></category>
		<category><![CDATA[Réductions d'intrants en cultures et en élevage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Valoriser une diversité de sources de fourrages pour répondre aux enjeux des élevages de ruminants</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Valoriser une diversité de sources de fourrages pour répondre aux enjeux des élevages de ruminants</h1>



<p>Comment valoriser une diversité de sources de fourrages pour répondre aux enjeux des élevages de ruminants ? </p>



<p>En France,<strong> les ruminants valorisent la moitié de la SAU</strong> (Surface Agricole Utile) via les cultures fourragères et les prairies qui fournissent <strong>environ 70 Mt de matière sèche et 9 Mt de protéines</strong>. Le choix et l’utilisation des ressources alimentaires sont fortement questionnés par les <strong>multiples enjeux auxquels les élevages de ruminants font face</strong>&nbsp;: </p>



<ul class="wp-block-list"><li>adaptation au <strong>changement climatique</strong></li><li>recherche d’<strong>autonomie alimentaire et protéique</strong></li><li>réduction de l’<strong>empreinte environnementale</strong></li><li>compétition <strong>« food/feed/fuel »</strong>, etc.</li></ul>



<p>Face à ces enjeux, de <strong>nombreux leviers</strong> existent pour adapter les ressources existantes ou pour développer de nouvelles ressources. Ils reposent notamment sur : </p>



<ul class="wp-block-list"><li>l’<strong>adaptation des prairies</strong> (introduction d’espèces résilientes au changement climatique) et de leur gestion</li><li>l<strong>’utilisation des mélanges céréales-protéagineux, des dérobées estivales, des plantes à photosynthèse en C4</strong></li><li>le développement de l’<strong>agroforesterie</strong>.</li></ul>



<p>La <strong>diversification des systèmes de cultures</strong> rendue nécessaire par la réduction des engrais et pesticides de synthèse devrait fournir de nouvelles ressources à l’élevage (légumineuses fourragères et à graines, intercultures). De <strong>nouveaux procédés technologiques</strong>, comme le bio-raffinage offrent également des perspectives comme une meilleure valorisation des coproduits des industries agroalimentaires. <strong>L’utilisation des insectes comme source protéique n’est pas encore autorisée en élevage de ruminants dans l’UE </strong>(Union Européenne). Celle des algues pose la question des volumes nécessaires pour alimenter des ruminants. Mais elles offrent des perspectives en tant qu’additifs alimentaires pour réduire les émissions de méthane entérique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les questions posées à l’alimentation des élevages de ruminants : les enjeux</h2>



<p><strong>La fonction première de l’alimentation des ruminants est de satisfaire les besoins nutritionnels des animaux selon les objectifs de production tout en minimisant son coût.</strong> En effet, l&rsquo;alimentation demeure le principal coût de production. Mais elle doit aujourd’hui satisfaire, dans un contexte de changement climatique, <strong>un jeu de contraintes multiples combinant à l&rsquo;échelle :</strong></p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>de l’animal :</strong> <ul><li>la valeur nutritive et les effets sur la santé ;</li><li>le bien-être animal et la qualité des produits.</li></ul></li><li><strong>du système d’élevage : </strong><ul><li>la performance économique ;</li><li>les effets sur l’environnement.</li></ul></li></ul>



<h3 class="wp-block-heading">Changement climatique et autonomie alimentaire</h3>



<p>L’<strong>autonomie alimentaire des ateliers de ruminants est élevée, supérieure à 85 % pour les bovins et ovins viande et de l’ordre de 80 % pour les bovins et ovins lait</strong>. En effet, la grande majorité des exploitations d’élevage sont autonomes en fourrage. L’élevage français étant dans son ensemble autonome à 100 % en fourrage.</p>



<p>Le changement climatique se traduit par des épisodes de sécheresse plus sévères et plus fréquents. Ils remettent en cause l’autonomie alimentaire des élevages. Certaines cultures fourragères (maïs en particulier) nécessitent plus fréquemment l<strong>’irrigation</strong>. Les <strong>modifications de la pousse de l’herbe</strong> (maturation plus précoce des plantes, déficits de croissance lors de périodes de sécheresse) complexifient la gestion des compromis entre qualité et quantité des fourrages récoltés ou pâturés.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Compétition «&nbsp;feed/food/fuel&nbsp;»</h3>



<p>Les<strong> ruminants utilisent de larges surfaces agricoles</strong>. Toutefois, une grande partie de celles-ci (prairies permanentes, parcours, zones humides et pentues) ne sont pas ou difficilement exploitables pour la production végétale ou d’énergie. Selon les rations, <strong>seulement 5 à 25 % des aliments et des protéines consommés par les ruminants (les céréales sous forme de grains principalement) pourraient être directement utilisés en alimentation humaine.</strong></p>



<p>La compétition « feed-food » peut être fortement réduite par la <strong>maximisation de l’utilisation des herbages et de coproduits.</strong> Dans un contexte de renchérissement du prix de l’énergie et des céréales, cette réduction devient aussi un <strong>enjeu économique</strong>.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Autonomie protéique et surfaces «&nbsp;importées&nbsp;»</h3>



<p><strong>L’élevage de ruminants mobilise des surfaces en dehors du territoire national pour assurer l’approvisionnement en protéines. </strong>En tenant compte des fourrages, l’autonomie protéique de l’élevage français atteint 84 %. Mais elle n’atteint que de 59 % pour l’ensemble des aliments concentrés. Ce taux atteint 43 % pour les aliments riches en matières protéiques (MAT &gt; 150 g/kg).</p>



<p><strong>Réduire la dépendance des élevages aux importations de soja est une priorité.</strong> La crise ukrainienne de 2022 a également mis en évidence notre dépendance à l’importation de tourteau de tournesol HiPro, riche en matières azotées (MAT = 350 g/kg). Pour cela, l’utilisation de légumineuses fourragères (dans les prairies, sous forme de méteils) et à graines doit être développée. L’utilisation de sources alternatives de protéines (algues, microalgues, insectes) doit être considérée. Même si les volumes nécessaires pour alimenter des ruminants en limitent aujourd’hui le potentiel.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Gaz à effet de serre, stockage de carbone et énergie</h3>



<p>Le <strong>système d’alimentation des ruminants joue un rôle important sur les émissions de Gaz à Effet de Serre (GES)</strong>, et de méthane en particulier, ainsi que sur le bilan C des élevages. Les ruminants sont au cœur d’un paradoxe. <strong>L’utilisation des prairies, avec des conduites plutôt « extensives », est souhaitable vis-à-vis des nombreux services qu’elles rendent (stockage de C, biodiversité, paysage…). Mais une alimentation basée sur l’herbe est en défaveur de la réduction des émissions de méthane par les ruminants.</strong></p>



<p>L<strong>’utilisation des légumineuses</strong>, en réduisant les besoins en fertilisation azotée, permet de réduire les consommations d’énergie et les GES. Les leviers alimentaires pour réduire les émissions de méthane entérique peuvent aussi reposer sur l’utilisation des légumineuses. En particulier pour celles qui contiennent des tanins condensés (sainfoin, lotier). Enfin l’<strong>utilisation de ressources fourragères « pérennes »</strong> (prairies permanentes, arbres fourragers), contribuera positivement au stockage de C. En complément de ces leviers, l’utilisation d’additifs alimentaires permettant de réduire les émissions de méthane est à considérer.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Santé et bien être des animaux</h3>



<p><strong>L’alimentation peut contribuer positivement ou négativement à la santé et au bien-être des animaux. </strong>La fibrosité de la ration s&rsquo;apprécie par la teneur en parois végétales. De plus, la ration doit contenir une part suffisante de fourrages.<strong> </strong>Il est bien établi que <strong>la fibrosité de la ration est nécessaire à : </strong></p>



<ul class="wp-block-list"><li>la <strong>santé digestive </strong>(réduit le risque d’acidose)</li><li>l’<strong>expression d’un comportement alimentaire « normal » </strong>(rumination).</li></ul>



<p><strong>L’accès au pâturage permet aux animaux de mieux exprimer leur comportement « naturel ». </strong>De plus, <strong>son rôle dans leur bien-être est un sujet actuellement à l’étude</strong>. Cela répond également à une demande sociétale.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Qualité intrinsèque et extrinsèque des produits</h3>



<p><strong>Les liens entre l’alimentation et les qualités « intrinsèques » des produits (lait, viande) sont bien établis</strong>. En particulier en ce qui concerne la composition en acides gras des produits et certaines qualités sensorielles (couleur, flaveur, goût).</p>



<p>Le<strong> système d’alimentation contribue aussi aux qualités « extrinsèques » des produits</strong> à travers l’image que s’en fait le consommateur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Mieux utiliser les ressources fourragères existantes et rechercher des fourrages alternatifs un enjeux pour les élevages de ruminants</h2>



<p>Différents leviers sont à mobiliser pour <strong>concevoir des systèmes fourrager plus résilients au réchauffement climatique et aux aléas en découl</strong>a<strong>nt</strong> : </p>



<ul class="wp-block-list"><li>la diversité intra et interspécifique dans les écosystèmes prairiaux, </li><li>les espèces végétales et les variétés mieux adaptées (sorgho, légumineuses des régions méditerranéennes),</li><li> les cultures dérodées, et les intercultures, </li><li>les mélanges fourragers, </li><li>l’agroforesterie, </li><li>le pâturage d’automne et d’hiver…</li></ul>



<h3 class="wp-block-heading">Adapter les prairies et leur gestion au changement climatique</h3>



<p>Il s’agit alors d<strong>’intégrer dans les prairies temporaires des espèces plus résistantes à la sécheresse comme </strong></p>



<ul class="wp-block-list"><li>la<strong> fétuque élevée, </strong></li><li>le<strong> dactyle,</strong></li><li>la<strong> luzerne,</strong></li><li>les<strong> légumineuses annuelles méditerranéennes</strong>. </li></ul>



<p>Il est également possible de jouer sur la complémentarité des espèces afin d’assurer une production plus continue sur la saison. Toutefois il existe un compromis à faire entre adaptation à la sécheresse et qualité du fourrage. En effet, les individus ou espèces les plus adaptées aux conditions difficiles sont généralement de rendement et de valeur alimentaire plus faible. Il s&rsquo;agit de la conséquence d’une stratégie de conservation des ressources, en particulier de l’eau.</p>



<p>La <strong>gestion des prairies doit quant à elle s’adapter aux effets du changement climatique</strong>, en exploitant l’herbe plus tôt en fin d’hiver et plus tard à l’automne, sous réserve que la portance des sols le permette.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Produire du fourrage d’appoint</h3>



<p>Les c<strong>ultures dérobées fourragères cultivées seules ou en mélange</strong> (trèfle incarnat, vesce, phacélie, sarrasin, colza fourrager…) sont une solution pour produire du fourrage supplémentaire en intersaison. Le fourrage peut alors être récolté et conservé ou pâturé. Leur exploitation peut avoir lieu : </p>



<ul class="wp-block-list"><li>à la fin de l’été :</li><li>à l’automne ;</li><li>au printemps ;</li><li>à la fois en été-automne et au printemps. </li></ul>



<p>Le <strong>pâturage des intercultures</strong>, notamment via des partenariats agriculteurs-éleveurs (projet H2020 DIVERIMPACT) est une façon de valoriser ce type de fourrage. Le partenariat est gagnant-gagnant. Les intercultures fournissent alors des fourrages de bonne qualité aux animaux, les animaux désherbent et fertilisent les sols par leurs déjections.</p>



<p>Par ailleurs,<strong> les méteils ou mélanges de céréales à paille et de légumineuses sont également une solution pour constituer des stocks</strong>. Car les périodes d’implantation, de récolte et les modes de valorisation (pâturage, ensilage ou enrubannage) sont multiples. La valeur alimentaire des méteils varie principalement avec la proportion de légumineuses et le stade de récolte.  En effet, plus un méteil est récolté précocement ou contient de légumineuses, meilleure sera sa valeur nutritive</p>



<p>Enfin, un autre levier est l’<strong>utilisation en dérobées estivales de graminées à photosynthèse en C4</strong> (moha, millet perlé, teff grass, sorgho multicoupe) <strong>associées ou non avec une ou des légumineuses</strong> (par exemple, le trèfle d’Alexandrie). Ces graminées en C4 sont plus résistantes aux conditions de chaleur et d’aridité. Elles sont généralement semées après des céréales à paille ou un méteil et sont pâturées par les animaux pendant la période estivale. Toutefois, la qualité nutritionnelle de ces espèces cultivées sous nos conditions reste encore peu connue.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Intégrer l’agroforesterie dans les systèmes d’élevage</h3>



<p>Pour améliorer le niveau d’autonomie alimentaire, l<strong>’utilisation des ressources ligneuses</strong> peut apporter une contribution intéressante. Les <strong>espèces ligneuses</strong> (arbres, arbustes et lianes) valorisables par le bétail sont nombreuses et leur valeur nutritive intéressante malgré une variabilité importante au sein de ces ressources. Ainsi la teneur moyenne en protéines des fourrages ligneux à 178 g/kg MS au printemps et 133 g/kg MS en fin d’été, pour des valeurs de digestibilité supérieure à 85 % au printemps, cette digestibilité diminuant tout au long de la saison de pâturage. </p>



<p>Les <strong>fourrages ligneux sont également intéressants de par leur teneur en macro et micro nutriments</strong>. Ils peuvent alors bien complémenter les rations des vaches laitières. Il existe une<strong> diversité d’aménagements ligneux à vocation fourragère</strong> : </p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>arbres hautes tiges</strong> dont la taille (émondage) est distribuée aux animaux ;</li><li><strong>tables fourragères</strong> ponctuellement exploitées soit <ul><li>par pâturage, </li><li>par coupe mise à disposition des animaux ; </li></ul></li><li><strong>arbres têtards</strong> (trognes) pâturables ;</li><li><strong>haies fourragères</strong> diverses…</li></ul>



<h2 class="wp-block-heading">Trouver de nouvelles matières premières concentrées un enjeux pour les élevages de ruminants</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Bioraffinage des fourrages</h3>



<p><strong>Le « bioraffinage » des fourrages est une technique qui se développe</strong>, en particulier dans les pays du nord de l’Europe. Le fractionnement des légumineuses fourragères ou de prairies permet d’extraire environ 40 % des protéines du fourrage dans un concentré, contenant environ 50 % de protéines pouvant être utilisée en substitution du soja pour alimenter des porcs ou des volailles.</p>



<p>Le résidu fibreux contenant 150-180 g/kg de protéines peut être valorisé :</p>



<ul class="wp-block-list"><li>par des ruminants ;</li><li>pour la production d’énergie ou encore pour l’extraction d’autres molécules d’intérêts.</li></ul>



<p>Le développement de ces nouvelles technologies pose toutefois de nombreuses questions, en premier lieu celles de l’<strong>organisation des filières et de l’efficience énergétique des procédés</strong>.</p>



<h3 class="wp-block-heading">De nouveax gisements de coproduits issus des industries agroalimentaires</h3>



<p>Les <strong>coproduits végétaux issus des industries de première transformation agro-alimentaire</strong> sont aujourd’hui bien connus et valorisés en élevage. Il s&rsquo;agit par exemple : </p>



<ul class="wp-block-list"><li>sons, </li><li>rémoulage et farines basses issus des céréales, </li><li>tourteaux issus du pressage des huiles, </li><li>pulpes issues de l’extraction du sucre des betteraves, </li><li>drèches de brasseries, etc. </li></ul>



<p>En France, une enquête nationale réalisée en 2017 estime le gisement actuellement valorisé à 12,1 millions de tonnes de Matière Sèche (MS) de coproduits générés par les industries agroalimentaires. Ceux-ci sont valorisés à 76 % en alimentation animale (animaux de rente et de compagnie).</p>



<p>Mais de nouveaux gisements et de nouveaux usages pour les gisements déjà valorisés peuvent être identifiés. En particulier, <strong>en Europe, environ 50 % des fruits et légumes sont perdus au cours de la chaîne de production et de consommation</strong>. La valorisation de biomasses pour la production de biomatériaux pourrait aussi conduire à de nouveaux coproduits valorisables en élevage.</p>



<p>Un critère primordial reste l<strong>’intérêt économique des filières pour valoriser des coproduits en alimentation animale</strong>. La formulation multicritère des aliments pour animaux (nutrition, environnement…), couplée à une optimisation économique, doit permettre d’assurer un choix pertinent pour valoriser au mieux les coproduits en alimentation animale en fonction du type d’animal, de la ration proposée et des objectifs de performances</p>



<h3 class="wp-block-heading">Insectes&nbsp;: une nouvelle source de protéines&nbsp;?</h3>



<p>Au cours des cinq dernières années, <strong>les insectes (larves, adultes ou vers) ont été identifiés comme des aliments alternatifs pour les animaux d’élevage. </strong>La teneur en protéines des insectes est généralement supérieure ou égale à celle du tourteau de soja. De plus, ils sont riches en acides aminés essentiels comparés aux protéines végétales. Ils peuvent donc être <strong>utilisés comme source de protéines ou d’énergie dans les rations</strong>.</p>



<p>Comparé au tourteau de soja, plusieurs auteurs ont observé une diminution de la digestibilité in vitro de la matière organique et de la production de méthane avec les tourteaux d’insectes. Ces réductions s’expliqueraient par la composition des insectes. Ils sont riches protéines et en lipides, pauvres en glucides ce qui limite les fermentations ruminales. Ils contiennent également de la chitine, composé partiellement indigestible. La dégradation ruminale des protéines serait également plus faible que celle du tourteau de soja.</p>



<p><strong>L’utilisation des insectes dans l’alimentation avicole et porcine est autorisée dans l’UE depuis 2021. Même si leur utilisation chez les ruminants reste interdite, l’intérêt nutritionnel de leur utilisation chez les ruminants s’accroît.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Des algues comme source d’additifs</h3>



<p>Le potentiel d’utilisation des <strong>algues et microalgues en tant que matière première pour l’alimentation animale</strong> paraît modeste du fait de leur faible teneur en matière sèche qui nécessiterait de l’énergie pour concentrer les nutriments. En revanche, les algues peuvent fournir des <strong>composés d’intérêt utilisables comme additifs pour l’alimentation animale</strong>. Elles présentent notamment un potentiel en tant que <strong>supplément lipidique</strong> pour accroître la teneur en lipides d’intérêt nutritionnel (AG poly-insaturés à chaîne longue type EPA/DHA) dans les produits animaux.</p>



<p><strong>De nouvelles technologies pourraient rendre les microalgues compétitives en tant que ressources alimentaires à l’avenir.</strong> Des systèmes de production de microalgues couplés à l’alimentation en eau des animaux sont à l’étude. La production de biocarburants dérivés de microalgues pourrait générer des résidus délipidés d’intérêt pour l’alimentation animale.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="697" height="664" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/05/Teneurs-moyennes-en-MAT-et-en-NDF-des-principaux-groupes-de-matieres-premieres-en-alimentation-des-ruminants.png?resize=697%2C664&#038;ssl=1" alt="Teneurs moyennes en matières azotées totales et en parois végétales des principaux groupes de matières premières actuellement utilisées ou potentiellement utilisables en alimentation des ruminants" class="wp-image-2597" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/05/Teneurs-moyennes-en-MAT-et-en-NDF-des-principaux-groupes-de-matieres-premieres-en-alimentation-des-ruminants.png?w=697&amp;ssl=1 697w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/05/Teneurs-moyennes-en-MAT-et-en-NDF-des-principaux-groupes-de-matieres-premieres-en-alimentation-des-ruminants.png?resize=300%2C286&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 697px) 100vw, 697px" /><figcaption>Teneurs moyennes en matières azotées totales et en parois végétales des principaux groupes de matières premières actuellement utilisées ou potentiellement utilisables en alimentation des ruminants</figcaption></figure>



<p><strong>De nombreux enjeux climatiques, environnementaux, économiques et sociétaux questionnent les ressources alimentaires pour les ruminants. </strong>Face à ces enjeux, de nombreux leviers existent soit pour adapter les ressources existantes soit pour développer de nouvelles ressources. Ils mettent en évidence le rôle accru que devront jouer les légumineuses fourragères et à graines, les plantes adaptées à des climats plus chauds et secs, les ressources ligneuses et les coproduits végétaux dans l’alimentation des ruminants. <strong>Caractériser ces nouvelles ressources alimentaires nécessite d’obtenir de nouvelles données par les méthodes de référence d’évaluation des aliments pour pouvoir conforter les bases de données et les outils de prévision existants dans une démarche d’évaluation multicritère</strong>. Enfin, ces perspectives sur l’alimentation des ruminants questionnent aussi les caractéristiques des animaux, leur conduite, et plus largement l’organisation des filières de ruminants.</p>


<div class="_3d-flip-book  fb3d-fullscreen-mode full-size" data-id="2594" data-mode="fullscreen" data-title="false" data-template="short-white-book-view" data-lightbox="dark-shadow" data-urlparam="fb3d-page" data-page-n="0" data-pdf="" data-tax="null" data-thumbnail="" data-cols="3" data-book-template="default" data-trigger=""></div><script type="text/javascript">window.FB3D_CLIENT_DATA = window.FB3D_CLIENT_DATA || [];FB3D_CLIENT_DATA.push('eyJwb3N0cyI6eyIyNTk0Ijp7IklEIjoyNTk0LCJ0aXRsZSI6IlZhbG9yaXNlciB1bmUgZGl2ZXJzaXRcdTAwZTkgZGUgc291cmNlcyBkZSBmb3VycmFnZXMiLCJ0eXBlIjoicGRmIiwicmVhZHlfZnVuY3Rpb24iOiIiLCJib29rX3N0eWxlIjoiZmxhdCIsImJvb2tfdGVtcGxhdGUiOiJub25lIiwib3V0bGluZSI6W10sImRhdGEiOnsicG9zdF9JRCI6IjI1OTUiLCJndWlkIjoiaHR0cHM6XC9cL25vcm1hbmRpZW1haW5lLmNlcmZyYW5jZS5mclwvYXJhZDJcL3dwLWNvbnRlbnRcL3VwbG9hZHNcL3NpdGVzXC8zXC8yMDIzXC8wNVwvQWRhcHRlci1sYWxpbWVudGF0aW9uLWRlcy1ydW1pbmFudHMtYXV4LWVuamV1eC1BUkFEXHUwMGIyLTEucGRmIiwicGRmX3BhZ2VzIjoiNSIsInBhZ2VzX2N1c3RvbWl6YXRpb24iOiJub25lIn0sInRodW1ibmFpbCI6eyJkYXRhIjp7InBvc3RfSUQiOiIwIn0sInR5cGUiOiJhdXRvIn0sInByb3BzIjp7ImNhY2hlZFBhZ2VzIjoiYXV0byIsInJlbmRlckluYWN0aXZlUGFnZXMiOiJhdXRvIiwicmVuZGVySW5hY3RpdmVQYWdlc09uTW9iaWxlIjoiYXV0byIsInJlbmRlcldoaWxlRmxpcHBpbmciOiJhdXRvIiwicHJlbG9hZFBhZ2VzIjoiYXV0byIsInJ0bCI6ImF1dG8iLCJpbnRlcmFjdGl2ZUNvcm5lcnMiOiJhdXRvIiwic2hlZXQiOnsic3RhcnRWZWxvY2l0eSI6ImF1dG8iLCJ3YXZlIjoiYXV0byIsInNoYXBlIjoiYXV0byIsIndpZHRoVGV4ZWxzIjoiYXV0byIsImNvbG9yIjoiYXV0byIsInNpZGUiOiJhdXRvIiwiY29ybmVyRGV2aWF0aW9uIjoiYXV0byIsImZsZXhpYmlsaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmxlQ29ybmVyIjoiYXV0byIsImJlbmRpbmciOiJhdXRvIiwiaGVpZ2h0VGV4ZWxzIjoiYXV0byJ9LCJjb3ZlciI6eyJ3YXZlIjoiYXV0byIsImNvbG9yIjoiYXV0byIsImJpbmRlclRleHR1cmUiOiJhdXRvIiwiZGVwdGgiOiJhdXRvIiwicGFkZGluZyI6ImF1dG8iLCJzdGFydFZlbG9jaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmlsaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmxlQ29ybmVyIjoiYXV0byIsImJlbmRpbmciOiJhdXRvIiwid2lkdGhUZXhlbHMiOiJhdXRvIiwiaGVpZ2h0VGV4ZWxzIjoiYXV0byIsIm1hc3MiOiJhdXRvIiwic2lkZSI6ImF1dG8iLCJzaGFwZSI6ImF1dG8ifSwicGFnZSI6eyJ3YXZlIjoiYXV0byIsImNvbG9yIjoiYXV0byIsImRlcHRoIjoiYXV0byIsInN0YXJ0VmVsb2NpdHkiOiJhdXRvIiwiZmxleGliaWxpdHkiOiJhdXRvIiwiZmxleGlibGVDb3JuZXIiOiJhdXRvIiwiYmVuZGluZyI6ImF1dG8iLCJ3aWR0aFRleGVscyI6ImF1dG8iLCJoZWlnaHRUZXhlbHMiOiJhdXRvIiwibWFzcyI6ImF1dG8iLCJzaWRlIjoiYXV0byIsInNoYXBlIjoiYXV0byJ9LCJoZWlnaHQiOiJhdXRvIiwid2lkdGgiOiJhdXRvIiwiZ3Jhdml0eSI6ImF1dG8iLCJwYWdlc0ZvclByZWRpY3RpbmciOiJhdXRvIn0sImNvbnRyb2xQcm9wcyI6eyJhY3Rpb25zIjp7ImNtZFNhdmUiOnsiZW5hYmxlZCI6ImF1dG8iLCJlbmFibGVkSW5OYXJyb3ciOiJhdXRvIn0sImNtZFByaW50Ijp7ImVuYWJsZWQiOiJhdXRvIiwiZW5hYmxlZEluTmFycm93IjoiYXV0byJ9LCJjbWRTaW5nbGVQYWdlIjp7ImVuYWJsZWQiOiJhdXRvIiwiZW5hYmxlZEluTmFycm93IjoiYXV0byIsImFjdGl2ZSI6ImF1dG8iLCJhY3RpdmVGb3JNb2JpbGUiOiJhdXRvIn19fSwiYXV0b1RodW1ibmFpbCI6Imh0dHBzOlwvXC9ub3JtYW5kaWVtYWluZS5jZXJmcmFuY2UuZnJcL2FyYWQyXC93cC1jb250ZW50XC91cGxvYWRzXC9zaXRlc1wvM1wvM2QtZmxpcC1ib29rXC9hdXRvLXRodW1ibmFpbHNcLzI1OTQucG5nIiwicG9zdF9uYW1lIjoidmFsb3Jpc2VyLXVuZS1kaXZlcnNpdGUtZGUtc291cmNlLWRlLWZvdXJyYWdlcyIsInBvc3RfdHlwZSI6IjNkLWZsaXAtYm9vayJ9fSwicGFnZXMiOltdLCJmaXJzdFBhZ2VzIjpbXX0=');window.FB3D_CLIENT_LOCALE && FB3D_CLIENT_LOCALE.render && FB3D_CLIENT_LOCALE.render();</script>



<h2 class="wp-block-heading">Source&nbsp;utilisée pour rédiger l&rsquo;article valoriser une diversité de sources de fourrages pour répondre aux enjeux des élevages de ruminants</h2>



<p><em>BAUMONT, R., DECRUYENAERE, V. ., MAXIN, G., ROUILLÉ, B. ., HEUZÉ, V., &amp; TRAN, G. (2023). Valoriser une diversité de biomasses pour répondre aux enjeux techniques, environnementaux et sociétaux des élevages de ruminants. INRAE Productions Animales, 36(1), 15 p. </em><a href="https://doi.org/10.20870/productions-animales.2023.36.1.7478"><em>https://doi.org/10.20870/productions-animales.2023.36.1.7478</em></a></p>



<p>Retrouvez tous nos articles sur la <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/category/reductions-dintrants-en-cultures-et-en-elevage/nourrir-les-animaux/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">thème de nourrir les animaux</a> sur notre site internet.</p>
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		<title>Systèmes laitiers avec robots de traite</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/systemes-laitiers-avec-robots-de-traite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lola]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Feb 2023 16:21:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Nourrir les animaux]]></category>
		<category><![CDATA[Réductions d'intrants en cultures et en élevage]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/?p=2401</guid>

					<description><![CDATA[<p>Performances des systèmes laitiers avec robots de traite pratiquant le pâturage</p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/systemes-laitiers-avec-robots-de-traite/">Systèmes laitiers avec robots de traite</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Performances des systèmes laitiers avec robots de traite pratiquant le pâturage</h1>



<p class="has-ast-global-color-5-color has-ast-global-color-0-background-color has-text-color has-background has-link-color has-medium-font-size wp-elements-f659564d2336e2dd8d879bd972ffb7a7">Découvrez les résultats de notre <strong>étude sur les performances des systèmes laitiers avec un ou plusieurs robots de traite pratiquant le pâturage</strong>. </p>



<p>La majorité des <strong>nouvelles installations de traite sont aujourd’hui des robots</strong>. Le recours au robot de traite impose donc la nécessité d’une accessibilité permanente du troupeau au robot qui entraine une diminution voire une suppression du pâturage. En effet, les éleveurs craignent une moindre fréquentation et donc une moindre productivité par vache, impactant leurs performances économiques. Une <strong>étude a alors été menée pour vérifier si cette crainte est fondée</strong>. La quantité de lait produite par vache laitière ou par UTH dans les systèmes robot/pâturage est effectivement inférieure à celle pour les systèmes avec robot(s). Mais elle reste supérieure à l’échantillon sans robot démontrant ainsi un gain de productivité par vache permis par l’installation des robots, y compris en faisant du pâturage. </p>



<p>Le <strong>coût alimentaire des systèmes robot avec pâturage est bien inférieur</strong> ainsi la différence s’accentue ces dernières années avec la hausse des prix des aliments. Les performances économiques restent alors au minimum proches des exploitations avec robots. Cela montre qu’en tendance, les craintes des éleveurs sont alors infondées. A noter toutefois que dans les systèmes avec robot et pâturage les plus performants, c’est rarement le pâturage qui est le premier facteur explicatif de ce niveau de performance.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Performances des systèmes laitiers avec robots de traite pratiquant le pâturage</h2>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Contexte de l&rsquo;étude sur les performances des systèmes laitiers avec robots de traite pratiquant le pâturage</h3>



<p>Pour pallier au manque de main-d’œuvre, réduire la pénibilité, se libérer des astreintes de la traite, améliorer le confort au travail ou encore moderniser son élevage pour transmettre un outil moderne et attractif,<strong> de plus en plus d’éleveurs s’équipent alors de robotique.</strong> Le robot de traite connaît depuis plusieurs années un essor florissant. Les derniers recensements datant de 2018 font alors état de 6&nbsp;000 robots de traite en service soit <strong>plus de 15&nbsp;% des élevages bovins laitiers français</strong>. La même année, 50&nbsp;% des nouvelles installations de traite étaient alors des robots de traite (BROCARD et al, 2019). En Normandie, on atteindrait même 80 % des nouvelles installations sur la période 2021-2022 (<a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L&rsquo;atelier des études économiques</a>, 2022). &nbsp;</p>



<p>Le <strong>recours au robot de traite impose plusieurs contraintes notamment la nécessité d’une accessibilité permanente du troupeau laitier au robot</strong>. Pour cette raison, la plupart des fermes optent pour un élevage en bâtiment toute l’année. Ainsi, même si des expériences réussies de maintien du pâturage existent, la mise en place de robots entraîne globalement une diminution du pâturage, voire même sa suppression (POULET JL, 2013). </p>



<p>Pourtant, maintenir le pâturage présente de nombreux avantages :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Économiques </strong>avec moins d’achats d’aliments se traduisant par un moindre coût alimentaire (Brocard et al, 2019),</li>



<li><strong>Organisation du travail </strong>notamment avec moins de contraintes liées à la distribution de l’alimentation,</li>



<li><strong>Santé et Environnementaux</strong>.</li>
</ul>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Les principales craintes des agriculteurs sur les systèmes avec robots de traite</h3>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading">Casdar « Adaptation de la traite robotisée aux systèmes de production de lait français avec pâturage »</h4>



<p>Un programme <strong>Casdar « Adaptation de la traite robotisée aux systèmes de production de lait français avec pâturage » </strong>de 2010 à 2013 a montré qu’il était possible de conserver une part importante de pâturage dans la ration en système robotisé, mais qu&rsquo;il était souvent difficile d&rsquo;y parvenir (BROCARD V., 2014). Par ailleurs, les résultats obtenus sont issus majoritairement de fermes expérimentales comme la station expérimentale de Derval ou la ferme expérimentale de Trévarez. Ils ne sont donc pas facilement transposables sur les exploitations laitières.</p>



<p>La <strong>principale crainte des agriculteurs</strong> pour maintenir le pâturage dans des systèmes avec robot de traite est une <strong>mauvaise fréquentation du robot </strong>et donc une <strong>baisse de production</strong> entraînant une moindre performance économique de leur système. Ainsi, en 2011, seuls 50 % des élevages français avec robot de traite pratiquaient encore le pâturage (BROCARD V. et al, 2017) alors même que des études avaient montré que <strong>ces élevages présentaient un coût alimentaire plus faible et dégageaient un revenu par UTH supérieur </strong>(CAILLAUD D., 2015).</p>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading">Observatoire des exploitations laitières équipées de robots de traite de l’Atelier des Etudes Economiques de Cerfrance Normandie Maine</h4>



<p>D’après l’observatoire des exploitations laitières équipées de robots de traite de l’Atelier des Etudes Economiques de Cerfrance Normandie Maine réalisée en 2020, <strong>les systèmes avec robot de traite présentent un niveau de production par vache plus élevé </strong>(+ 600 litres). L’intensification reste également plus élevée avec +1000 L/ha de Surface Fourragère Principale et 45 % des surfaces maïs dans la SFP (contre 40 % chez les non équipés). Actuellement, dans cet observatoire, il n’existe pas d’identification de sous échantillons système avec ou sans pâturage ce qui ne permet donc pas d’évaluer les différences de performance économique. L’observatoire de 2022 confirme alors ces chiffres.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Objectifs de l&rsquo;étude réalisée sur les performances des systèmes laitiers avec robots de traite pratiquant le pâturage</h3>



<p>L’étude menée par l’ARAD² en 2021-2022 visait alors à<strong> produire des références sur les performances des systèmes avec robot de traite pratiquant le pâturage et leur fonctionnement </strong>:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Les exploitations avec robot(s) de traite sur le périmètre Normandie Maine pratiquent-elles le pâturage ? </li>



<li>Quelle proportion ces exploitations représentent-elles dans l’échantillon systèmes avec robot(s) de traite de ce périmètre ? </li>



<li>Quels sont leurs caractéristiques et leur niveau de performance économique ?</li>



<li>Pour les exploitations avec robot(s) de traite et pâturage les plus performantes économiquement, quels sont les facteurs clés explicatifs de ce niveau de performance ? Le pâturage en fait-il partie ?</li>
</ul>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Méthodologie de l’étude sur les performances des systèmes laitiers avec robots de traite pratiquant le pâturage</h2>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">La démarche utilisée pour l&rsquo;étude des systèmes laitiers avec robots de traite pratiquant le pâturage</h3>



<p>La démarche adoptée pour répondre à ces questions a alors reposé sur trois étapes :</p>



<ol class="wp-block-list">
<li><strong>Identification des exploitations pratiquant le pâturage</strong> dans l’échantillon systèmes avec robot de traite construit par l’Atelier des Etudes Economiques et analyse de leurs performances économiques</li>



<li><strong>Réalisation d’enquêtes</strong> auprès de 14 exploitations avec robot de traite les plus performantes économiquement</li>



<li><strong>Analyse des données collectées</strong> pour identifier les facteurs explicatifs du niveau de performances économiques</li>
</ol>



<p>L’Atelier des Etudes Economiques de Cerfrance Normandie Maine réalise donc un observatoire des exploitations laitières équipées de robot(s) de traite. Cette étude s’est alors appuyée sur les deux observatoires disponibles.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Construction de l&rsquo;échantillon</h3>



<p>L’échantillon est alors construit de la façon suivante :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Période d’étude : </strong>clôtures comptables de 12 mois comprises entre le 31/07/2019 et le 30/06/2020 et clôtures comptables comprises entre le 01/07/2021 et le 30/06/2022</li>



<li><strong>Comparaison des résultats </strong>: en échantillon constant sur deux ans</li>



<li><strong>Sélection des dossiers</strong> :
<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Exploitations avec robot(s) de traite</strong> : exploitations disposant d’un ou plusieurs robots de traite depuis 12 mois ou plus à la date de clôture, 50 &lt; SAU &lt; 325 ha et 300 000 litres &lt; quantité lait produite &lt; 1 500 000 litres</li>



<li><strong>Exploitations laitières sans robot de traite</strong> : exploitations laitières ne disposant pas de robot de traite, répondant aux mêmes exigences que ci-dessus. De façon à constituer un groupe « sans robot » comparable au groupe « avec robot(s) »</li>



<li><strong>25 % supérieur</strong>e<strong>s</strong> : 25 % des exploitations ayant le prix de revient le plus bas</li>
</ul>
</li>
</ul>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Réalisation de l&rsquo;enquête auprès des agriculteurs</h3>



<p>Un<strong> questionnaire a été envoyé par mail aux exploitations composant l’échantillon</strong> «&nbsp;Exploitations avec robot(s) de traite&nbsp;» afin d’identifier dans un premier temps celles pratiquant du pâturage puis dans une seconde partie du questionnaire, les pratiques de pâturage mises en place. Suite à plusieurs relances, 90 réponses ont alors été reçues. Sur 90 réponses, 80&nbsp;% ont donc déclaré pratiquer du pâturage. <strong>L’échantillon «&nbsp;robot(s) de traite/pâturage&nbsp;» est donc constitué de 72 exploitations</strong>.</p>



<p>Des <strong>enquêtes auprès d’agriculteurs choisis parmi les 25 % les plus performants de l’échantillon </strong>« robot(s)/pâturage » ont donc été réalisées. Deux critères ont alors été utilisés pour deux années (2017-2018 et 2018-2019) : ratio « revenu disponible / UTH familiales » et valeur ajoutée par UTH. 14 exploitations ont ainsi été enquêtées. </p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Freins à la mise en œuvre du pâturage en système «&nbsp;robots de traite&nbsp;»</h2>



<p>Les <strong>principaux freins évoqués</strong> par les 18 éleveurs ayant répondu à l’enquête et ne pratiquant pas le pâturage sont alors&nbsp;:&nbsp;</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Pas suffisamment de surfaces de prairies</strong> autour des bâtiments : cité huit fois sur 18</li>



<li>Le <strong>pâturage entraîne la nécessité d’adapter plus fréquemment la ration </strong>en fonction de la qualité de l’herbe ingérée et donc une moindre stabilité perçue par les éleveurs : cité trois fois sur 18</li>



<li>Une <strong>moindre fréquentation des robots</strong> avec le pâturage alors que les robots sont saturés : cité trois fois sur 18</li>



<li>Un <strong>niveau de production</strong> visé incompatible avec le pâturage : cité deux fois sur 18</li>



<li>Une<strong> charge de travail supplémentaire </strong>alors que le robot de traite a été installé pour réduire cette même charge : cité deux fois sur 18</li>
</ul>



<p>Finalement sur les 18 éleveurs interrogés, 11 citent exclusivement un frein lié aux pratiques de pâturage en général et sept un frein exprimant une incompatibilité entre robot de traite et pâturage. Il aurait été intéressant de leur demander s’ils pratiquaient le pâturage avant l’installation du robot afin de déterminer la proportion qui a réellement arrêté le pâturage avec l’installation de robots de traite. Toutefois, il n’a pas été possible de les réinterroger une seconde fois étant sur un questionnaire électronique. </p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Présentation de l’échantillon «&nbsp;robots de traite/pâturage&nbsp;»</h2>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="362" height="360" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/02/Presentation-echantillon-robot-de-traite-paturage.png?resize=362%2C360&#038;ssl=1" alt="Présentation de l’échantillon « robot(s) de traite/pâturage »" class="wp-image-2403" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/02/Presentation-echantillon-robot-de-traite-paturage.png?w=362&amp;ssl=1 362w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/02/Presentation-echantillon-robot-de-traite-paturage.png?resize=300%2C298&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/02/Presentation-echantillon-robot-de-traite-paturage.png?resize=150%2C150&amp;ssl=1 150w" sizes="(max-width: 362px) 100vw, 362px" /><figcaption class="wp-element-caption">Présentation de l’échantillon «&nbsp;robot(s) de traite/pâturage&nbsp;»</figcaption></figure>



<p></p>



<p>Les<strong> systèmes « robot(s) de traite/pâturage »</strong> se caractérisent donc de la façon suivante : </p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>70,8 % ont installé un à deux robots depuis plus de 5 ans.</strong> Par ailleurs, 95,8 % des éleveurs pratiquaient le pâturage avant et n’ont donc pas arrêté avec l’installation du robot et 3 éleveurs ont démarré le pâturage après l’installation du robot de traite. </li>



<li>La <strong>fréquentation du robot</strong> est alors majoritairement entre 2<sup> </sup>et 2,5. Près de la moitié des éleveurs doivent intervenir au moins deux fois par jour pour amener les vaches au robot. Toutefois, 20,8 % n’ont pas besoin d’intervenir.</li>



<li><strong>73,6 % mettent en œuvre un pâturage avec des fourrages complémentaires</strong> et 23,6 % pratiquent uniquement du parcours (peu de valorisation de l’herbe pâturée dans la ration).</li>



<li>La <strong>durée de pâturage varie entre 90 et 365 jours </strong>avec une majorité entre 200 et 249 jours.</li>



<li>La <strong>surface accessible moyenne est de 19,5 ares par vache laitière</strong> et 68 % des éleveurs laissent également l’accès au pâturage la nuit. Les parcelles sont accessibles pour 82 % de l’échantillon sur un rayon de moins de 500 mètres. Par ailleurs, les vaches ont accès à l’eau pour la moitié de l’échantillon seulement au niveau du bâtiment. </li>



<li><strong>30,6 % pratiquent du fil avant et 25 % sont en circulation libre</strong> (majoritairement parcours), le reste se répartissant alors pratiquement de façon égale entre la gestion par paddock de 12, 24 et 48 heures.</li>
</ul>



<p></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="343" height="178" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/02/gestion-paturage-robot-de-traite.png?resize=343%2C178&#038;ssl=1" alt="Gestion du pâturage dans les troupeaux laitiers avec robot(s) de traite" class="wp-image-2404" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/02/gestion-paturage-robot-de-traite.png?w=343&amp;ssl=1 343w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/02/gestion-paturage-robot-de-traite.png?resize=300%2C156&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 343px) 100vw, 343px" /><figcaption class="wp-element-caption">Gestion du pâturage dans les troupeaux laitiers avec robot(s) de traite</figcaption></figure>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Des performances économiques équivalentes aux systèmes « robots de traite » et supérieures aux systèmes « sans robot de traite »</h2>



<p></p>



<p class="has-ast-global-color-5-color has-luminous-vivid-orange-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-1ef8fd51be75fb14e7c39420fc866893">Pour l’analyse des résultats économiques, les 17 éleveurs déclarant faire du pâturage mais sous forme parcours (pas de valorisation de l’herbe dans la ration) ont été exclus, ce qui ramène l’<strong>échantillon à 55 dossiers</strong>.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Productivité des vaches laitières</h3>



<p></p>



<figure class="wp-block-table"><table><tbody><tr><td>&nbsp;</td><td>Période 2018-2019</td><td></td><td></td><td>Période 2020-2021</td><td></td><td></td></tr><tr><td></td><td><strong>Exploitations</strong> <strong>avec robot(s) et pâturage</strong></td><td>Exploitations avec robot(s)*</td><td>Exploitations sans robot*</td><td><strong>Exploitations</strong> <strong>avec robot(s) et pâturage</strong></td><td>Exploitations avec robot(s)*</td><td>Exploitations sans robot*</td></tr><tr><td>Lait produit (litre)</td><td><strong>787 432</strong><strong></strong></td><td>797 600</td><td>772&nbsp;500</td><td><strong>781 700</strong></td><td>856 814</td><td>842 679</td></tr><tr><td>Nombre de vaches laitières VL</td><td><strong>99</strong><strong></strong></td><td>99</td><td>105</td><td><strong>94</strong></td><td>98</td><td>109</td></tr><tr><td>Main-d’œuvre (UTH)</td><td><strong>2,5</strong><strong></strong></td><td>2,4</td><td>2,6</td><td><strong>2,3</strong></td><td>2,52</td><td>2,8</td></tr><tr><td>Lait produit L / UTH</td><td><strong>314 973</strong><strong></strong></td><td>333 500</td><td>299&nbsp;700&nbsp;</td><td><strong>339 869</strong></td><td>321 176</td><td>288 140</td></tr><tr><td>Lait produit L / ha SFP**</td><td><strong>10&nbsp;642&nbsp;</strong><strong></strong></td><td>8 900</td><td>7&nbsp;800</td><td><strong>9&nbsp;382</strong></td><td>8 743</td><td>7 731</td></tr><tr><td>Lait produit L / VL</td><td><strong>7 954</strong><strong></strong></td><td>8 000</td><td>7&nbsp;400</td><td><strong>8 257</strong></td><td>8 227</td><td>7 414</td></tr></tbody></table><figcaption class="wp-element-caption">Productivité des vaches (<em>*Source Cerfrance, traitement Atelier des Etudes</em> <em>**Surface Fourragère Principale</em>)</figcaption></figure>



<p></p>



<p>La <strong>production par vache reste proche entre les exploitations équipées </strong>et pratiquant le pâturage et celles équipées sans pâturage. Pour les deux périodes étudiées, elle reste alors bien supérieure à celle des exploitations sans robot de traite (de plus 554 à 843 litres). Le <strong>robot dans un système pâturant reste alors un outil pour augmenter le volume de lait</strong>, tout en permettant d’améliorer la productivité de la main-d’œuvre.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Marge brute de l’atelier lait</h3>



<p></p>



<figure class="wp-block-table"><table><tbody><tr><td>&nbsp;</td><td>Période 2018-2019</td><td></td><td></td><td>Période 2020-2021</td><td></td><td></td></tr><tr><td></td><td><strong>Exploitations</strong> <strong>avec robot(s) et pâturage</strong></td><td>Exploitations avec robot(s)*</td><td>Exploitations sans robot*</td><td><strong>Exploitations</strong> <strong>avec robot(s) et pâturage</strong></td><td>Exploitations avec robot(s)*</td><td>Exploitations sans robot*</td></tr><tr><td>Coûts opérationnels</td><td><strong>186</strong><strong></strong></td><td>189</td><td>189</td><td><strong>180</strong></td><td>209</td><td>209</td></tr><tr><td>dont coût alimentaire</td><td><strong>126</strong><strong></strong></td><td>135</td><td>131</td><td><strong>115</strong></td><td>147</td><td>140</td></tr><tr><td>Marge brute (€/1000 L de lait)</td><td><strong>240</strong><strong></strong></td><td>218</td><td>227</td><td><strong>237</strong></td><td>233</td><td>246</td></tr><tr><td>Marge brute/ VL</td><td><strong>1&nbsp;861</strong><strong></strong></td><td>1&nbsp;760</td><td>1 690</td><td><strong>1 939</strong></td><td>1 890</td><td>1 791</td></tr></tbody></table><figcaption class="wp-element-caption">Marge brute de l’atelier lait (<em>*Source Cerfrance, traitement Atelier des Etudes</em>)</figcaption></figure>



<p></p>



<p>Les <strong>exploitations avec robot de traite et pâturage ont une marge brute par 1 000 litres supérieure aux exploitations avec robot(s) de plus 50 à 100 € par vache.</strong> Alors que les coûts alimentaires augmentent entre les deux périodes étudiées notamment du fait de l’augmentation des prix d’aliments dans le sillage des prix des céréales, les exploitations avec robot de traite et pâturage le réduisent de 10 €. Les résultats confirment donc la bibliographie sur <strong>l’intérêt du pâturage pour réduire le coût alimentaire</strong>. La présence de pâturage permet donc un moindre coût alimentaire par rapport aux systèmes sans pâturage, qu’il y ait un robot ou pas.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Résultats économiques des exploitations pâturage avec ou sans robot(s)</h3>



<p></p>



<figure class="wp-block-table"><table><tbody><tr><td>2018-2019</td><td><strong>Exploitations avec robot(s) et pâturage</strong><strong></strong></td><td>Exploitations avec robot(s)</td><td>Avec robot(s) 25% sup***</td><td>Exploitations sans robot</td></tr><tr><td>Produit d’exploitation (€)</td><td><strong>524&nbsp;456</strong><strong></strong></td><td>486&nbsp;800</td><td>522&nbsp;900</td><td>465&nbsp;900</td></tr><tr><td>Marge brute globale (€)</td><td><strong>298&nbsp;428</strong><strong></strong></td><td>270&nbsp;300</td><td>307&nbsp;500</td><td>259&nbsp;800</td></tr><tr><td>Valeur ajoutée par UTH (€)</td><td><strong>80&nbsp;016</strong><strong></strong></td><td>70&nbsp;400</td><td>91&nbsp;900</td><td>64&nbsp;200</td></tr><tr><td>EBE <em>% produit</em><em></em></td><td><strong>173&nbsp;226</strong><strong></strong> <strong><em>32,5&nbsp;</em></strong><strong><em>%</em></strong><strong><em></em></strong></td><td>147&nbsp;000 <em>30&nbsp;%</em><em></em></td><td>179&nbsp;800 <em>34&nbsp;%</em><em></em></td><td>140&nbsp;700 <em>30&nbsp;%</em><em></em></td></tr><tr><td>Résultat courant € par UTAF</td><td><strong>34&nbsp;034</strong><strong></strong></td><td>26&nbsp;700</td><td>48&nbsp;100</td><td>29&nbsp;400</td></tr><tr><td>2020-2021</td><td><strong>Exploitations avec robot(s) et pâturage</strong><strong></strong></td><td>Exploitations avec robot(s)</td><td>Avec robot(s) 25% sup***</td><td>Exploitations sans robot</td></tr><tr><td>Valeur ajoutée par UTH (€)</td><td><strong>81 373</strong></td><td>85 177</td><td>97 783</td><td>71 870</td></tr><tr><td>Revenu dispo /UTAF</td><td><strong>36 335</strong></td><td>39 314</td><td>56 800</td><td>38 963</td></tr><tr><td>Capital exploitation / UTH</td><td><strong>456 539</strong></td><td>433 172</td><td>457 001</td><td>343 116</td></tr><tr><td>Taux d’endettement</td><td><strong>57 %</strong></td><td>64 %</td><td>56 %</td><td>59 %</td></tr><tr><td>Tréso nette globale</td><td><strong>11 952</strong></td><td>-5 313</td><td>29 156</td><td>-4 484</td></tr><tr><td>Fonds de roulement/mois</td><td><strong>4,2</strong></td><td>3,3</td><td>4,2</td><td>3,3</td></tr></tbody></table><figcaption class="wp-element-caption">Résultats économiques&nbsp;(***25% les plus performantes parmi les exploitations avec robot(s))</figcaption></figure>



<p></p>



<p>Sur la période 2018-2019, les <strong>résultats économiques sont alors supérieurs pour les exploitations avec robots et pâturage en comparaison à l’échantillon avec ou sans robot(s)</strong>. En comparant avec le sous-échantillon des 25 % les plus performants, on est légèrement inférieur. </p>



<p>Si sur la période 2020-2021 le revenu disponible par UTAF est alors inférieur,<strong> les exploitations avec robot(s) et pâturage présentent une valeur ajoutée par UTH qui reste supérieure aux exploitations sans robot</strong>. Le capital d’exploitation par UTH est quant à lui du même niveau que les 25&nbsp;% sup, tout comme le taux d’endettement et le fonds de roulement par mois. La trésorerie nette globale est alors positive sans atteindre le niveau des 25&nbsp;% supérieures.</p>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading">Le maintien du pâturage ne remet pas en cause le gain économique généré par l’installation des robots</h4>



<p>Les e<strong>xploitations avec robot(s) pratiquant le pâturage présentent alors des résultats supérieurs à l’échantillon sans robot</strong>. Le maintien du pâturage ne remet donc pas en cause le gain économique généré par l’installation des robots. On note bien une diminution de la productivité par vache entre les systèmes avec robot(s) et ceux avec robot(s)/pâturage mais sans que cela dégrade fortement les performances économiques notamment grâce à un meilleur coût alimentaire.&nbsp;</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Une motivation « santé/bien être animal » qui justifie le maintien du pâturage dans les systèmes robot/pâturage performants économiquement</h2>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Facteur de niveau de performances des exploitations</h3>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading">Systèmes valorisant de 1,5 à plus de 3,6 tonnes de matière sèche d’herbe pâturées par vache et par an</h4>



<p>Sur 14 exploitations avec robots, pratiquant le pâturage et performantes économiquement,<strong> le pâturage est alors</strong> <strong>le premier facteur explicatif du niveau de performances dans seulement quatre cas</strong>. Ces systèmes valorisent alors de 1,5 à plus de 3,6 tonnes de matière sèche d’herbe pâturées par vache et par an. La productivité par vache se situe alors entre 4 600 et 8 600 L/VL. Ils gèrent le pâturage avec un fil avant. De plus, ils ont tous les quatre des conditions pédoclimatiques à la pousse de l’herbe très favorables (plus de 12 tMS/ha). Une moindre distribution de concentrés permise grâce au pâturage leur permet alors d’avoir un faible coût alimentaire. Ils considèrent également le pâturage comme un facteur clé pour le bien être et la santé de leur troupeau. Enfin, cela leur permet d’économiser de la paille.</p>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading">Systèmes valorisant moins de 1,5 de matière sèche d’herbe pâturées par vache et par an</h4>



<p>Les <strong>dix autres exploitations sont alors des systèmes qui valorisent moins de 1,5 tMS d’herbe pâturée par vache laitière et par an</strong>. Ces systèmes maintiennent le pâturage d’abord pour une question de santé et de bien être animal avec notamment moins de dermatites constatées (7 sur 10). La seconde est d’ordre économique (5 sur 10) soit par une recherche de réduction du coût alimentaire soit par une meilleure valorisation de leur lait via une prime herbe. A noter que seules trois exploitations se considèrent dans un contexte pédoclimatique défavorable aux fourrages. </p>



<p>Les principales raisons expliquant la faible part d’herbe pâturée dans la ration sont alors&nbsp;: </p>



<ol class="wp-block-list">
<li>un manque de parcelles accessibles,</li>



<li>la <strong>volonté de ne pas aller au-delà</strong> s’expliquant alors par des contraintes de temps ou une peur de perte de maîtrise de la qualité de la ration.</li>
</ol>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Les résultats du projet</h3>



<p>Ce projet a donc permis de montrer <strong>plusieurs résultats</strong>.</p>



<p><strong>Malgré l’installation d’un ou des robots, certains éleveurs ont maintenu leurs pratiques de pâturage</strong>. Pour ceux qui ne pratiquent pas le pâturage, le principal frein évoqué n’est pas lié directement au robot mais au manque de surfaces accessibles autour du bâtiment. Finalement, seuls sept éleveurs sur 18 identifiés considèrent que gérer du pâturage avec robot n’est pas compatible avec le maintien de leur objectif de production et de réduction de la charge de travail.</p>



<p>L<strong>a quantité de lait produite par vache laitière ou par UTH dans les systèmes robot/pâturage est effectivement inférieure à celle pour les systèmes avec robot(s)</strong> mais elle reste supérieure à l’échantillon sans robot démontrant ainsi un gain de productivité par vache permis par l’installation des robots, y compris en faisant du pâturage.</p>



<p>Le <strong>coût alimentaire des systèmes robot avec pâturage est bien inférieur</strong> et la différence s’accentue davantage ces dernières années avec la hausse du prix des aliments.</p>



<p>Les <strong>indicateurs de performance économique sont proches des systèmes robot(s)</strong> et dans tous les cas supérieurs à l’échantillon sans robot ce qui démontre alors que la crainte des éleveurs d’une perte de performance économique est infondée.</p>



<p>Le pâturage est alors un facteur clé de la performance économique dans seulement quatre cas sur 14 exploitations avec robots et pâturant, et performantes économiquement. La majorité des <strong>éleveurs maintiennent un certain pâturage d’abord pour une question de santé et de bien être animal</strong>.</p>



<p></p>


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<h2 class="wp-block-heading has-small-font-size">Sources de l&rsquo;étude sur les performances des systèmes laitiers avec robots de traite pratiquant le pâturage</h2>



<p class="has-small-font-size">Atelier des Etudes Economiques Cerfrance Normandie Maine (2020). Observatoire des exploitations laitières équipées de robots de traite</p>



<p class="has-small-font-size">Atelier des Etudes Economiques Cerfrance Normandie Maine (2022). Observatoire des exploitations laitières équipées de robots de traite</p>



<p class="has-small-font-size">BROCARD V., et al. (2014). Comment concilier la traite robotisée des vaches laitières avec un système de production pâturant. Innovations agronomiques 31, 259-270.</p>



<p class="has-small-font-size">BROCARD V., LESSIRE F., CLOET E., HUNEAU T., DUFRASNE I., DÉPRÉS C. (2017). Pâturer avec un robot de traite : une diversité de stratégies… Fourrages, 229, 17-24</p>



<p class="has-small-font-size">BROCARD V., CARLES A. et al. (2019). Pâturer avec un robot de traite, c’est possible ! Aménagement et conduite d’élevage recommandés. Institut de l’Élevage, Paris</p>



<p class="has-small-font-size">CAILLAUD D., BROCARD V., (2015). Résultats techniques et économiques de deux échantillons d’élevage français avec ou sans robot. Incidence de la part de pâturage chez ceux équipés d’un robot. Rencontres Recherche Ruminants 2015</p>



<p class="has-small-font-size">POULET JL., (2013). Assurer la mobilité d’un robot de traite. Institut de l’Élevage, Paris.</p>
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		<title>Gestion du pâturage tournant dynamique</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/gestion-du-paturage-tournant-dynamique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lola]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Jan 2023 14:47:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Nourrir les animaux]]></category>
		<category><![CDATA[Réductions d'intrants en cultures et en élevage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La gestion du pâturage tournant dynamique permet de gagner 3 à 4 semaines de pâturage supplémentaire. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Trois à quatre semaines de plus grâce au pâturage tournant dynamique</h1>



<p>Cette vidéo présente comment la gestion du pâturage tournant dynamique permet de gagner trois à quatre semaines de pâturage supplémentaire. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="3 à 4 semaines de plus grâce au pâturage tournant dynamique" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/_ZXIKaFBq8w?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div><figcaption>La gestion du pâturage tournant dynamique permet de gagner trois à quatre semaines de pâturage supplémentaire. </figcaption></figure>



<p>Stéphane, agriculteur dans le Sud Mayenne, nous explique comment son système de pâturage a évolué grâce à l&rsquo;accompagnement technique de <a href="https://mayenne-sarthe.cerfrance.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Cerfrance Mayenne Sarthe</a>. </p>



<p>Pour les vaches laitières dans son système avec robot de traite, le pâturage est fortement limité par les accès difficiles aux parcelles autour du bâtiment avec des routes à traverser. Il s&rsquo;est donc concentré sur le pâturage des génisses laitières et le troupeau allaitant dans les prairies naturelles.&nbsp;</p>



<p><strong>Ses changements de pratique :</strong></p>



<p>Avant, il mettait ses animaux dans des parcelles de 3 à 4 ha au printemps et il devait décharger mi-juin par manque d&rsquo;herbe.</p>



<p>Aujourd&rsquo;hui, il a découpé chaque parcelle en 3 à 4 paddocks, a installé un point d&rsquo;eau au milieu et fait tourner les animaux selon les règles du pâturage tournant dynamique. Son indicateur de pilotage pour le moment reste l&rsquo;œil avec l&rsquo;idée d&rsquo;avoir une hauteur d&rsquo;herbe minimale pour garder le sol toujours couvert.&nbsp;</p>



<p><strong>Ses observations : </strong></p>



<p>Stéphane constate une valorisation de l&rsquo;herbe plus homogène avec quasiment plus de refus et il n&rsquo;a plus besoin de décharger mi-juin. Il estime avoir gagné trois à quatre semaines de pâturage supplémentaire grâce à cela. </p>
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