<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>L&#039;ARAD2</title>
	<atom:link href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Wed, 18 Sep 2024 08:42:25 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2020/10/favicon-ARAD2.png?fit=32%2C32&#038;ssl=1</url>
	<title>L&#039;ARAD2</title>
	<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">186344575</site>	<item>
		<title>Plantes, sol, eau et climat</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/plantes-sol-eau-et-climat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[adeline]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Jun 2024 10:22:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Evaluer et atténuer les impacts sur l'agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[agroécologie]]></category>
		<category><![CDATA[changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[plantes]]></category>
		<category><![CDATA[sol]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/?p=3679</guid>

					<description><![CDATA[<p>Travailler avec les plantes, le sol et l&#8217;eau pour refroidir le climat Découvrez l&#8217;importance des plantes et du sol dans le cycle de l&#8217;eau et la régulation du climat. La [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/plantes-sol-eau-et-climat/">Plantes, sol, eau et climat</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Travailler avec les plantes, le sol et l&rsquo;eau pour refroidir le climat</h1>



<p class="has-medium-font-size">Découvrez l&rsquo;importance des plantes et du sol dans le cycle de l&rsquo;eau et la régulation du climat. </p>



<p class="has-text-align-justify">La destruction continue des forêts, la détérioration des sols, la perte subséquente du stockage de l‘eau dans les sols et la réduction de la rétention d‘eau dans les espaces naturels perturbent la circulation de l‘eau dans et à travers l‘atmosphère. <strong>Cette perturbation provoque des changements majeurs dans les précipitations et une aggravation du changement climatique.</strong> Ces changements affectent le climat à l‘échelle d‘une région, mais peuvent également avoir un impact sur des régions très éloignées. </p>



<p class="has-text-align-justify">La végétation joue un rôle important &#8211; et souvent négligé &#8211; dans la régulation du climat. En effet, dans les sols, les cycles du carbone, de l‘eau et de l‘énergie sont intimement liés. Ainsi, <strong>le rétablissement des cycles d‘humidité atmosphérique et terrestre sur la végétation, dans les sols et dans l‘atmosphère est de la plus haute importance pour refroidir la planète et sécuriser les régimes de précipitation dans le monde. </strong></p>



<p class="has-text-align-justify">L’arrêt de la déforestation et l‘augmentation de la reforestation sont obligatoires. La mise en œuvre de l‘agroforesterie représente une autre approche importante pour alimenter les cycles de l‘eau et de l‘énergie. Toutefois, il est indispensable en parallèle d’augmenter la fertilité des sols, la rétention d‘eau et la protection des sols par les pratiques de l‘agriculture régénérative ou de conservation. Ainsi, trouver des moyens de renforcer la matière organique du sol est l‘une des clés du succès pour les grandes régions du monde actuellement cultivées. <strong>Il faut également changer de paradigme, en valorisant les effets hydrologiques et de refroidissement du climat par la végétation, parallèlement à leur potentiel de piégeage du carbone. </strong></p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des relations primordiales entre les plantes, les sols, l’eau pour la régulation du climat</strong></h2>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Plus de 70% du rayonnement utilisé pour la transpiration des plantes</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify">Le rayonnement solaire qui atteint la surface d‘un champ à végétation dense n’est utilisé qu’à raison de 1 % pour la photosynthèse. Et de 5 à 10 % pour chauffer l’air (« chaleur sensible » ). Ainsi, en comptant les surfaces non végétalisées et les surfaces aquatiques, <strong>environ 50 % de l’énergie solaire qui atteint le sol est utilisée pour l‘évaporation et la transpiration de l’eau (« évapotranspiration »)</strong>. Toutes ces masses d’air s’élèvent dans l’atmosphère. La vapeur d’eau va finalement se condenser. Et restituer la même quantité d’énergie que celle qui a été consommée au niveau du sol. Et une partie en sera dissipée dans l’espace. Les nuages nouvellement créés vont alors réfléchir le rayonnement solaire incident et seront la source de nouvelles précipitations.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L‘évapotranspiration des plantes, source de précipitations</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify"></p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="758" height="308" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/06/Taux-de-recyclage-des-precipitations.png?resize=758%2C308&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3681 size-full" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/06/Taux-de-recyclage-des-precipitations.png?w=758&amp;ssl=1 758w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/06/Taux-de-recyclage-des-precipitations.png?resize=300%2C122&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 758px) 100vw, 758px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p>À l‘échelle mondiale,<strong> 40 à 60 % de la pluie tombant sur terre provient de l‘humidité générée par l‘évapotranspiration terrestre</strong>. C&rsquo;est principalement par la transpiration des arbres, et transportée par les vents. Dans certaines régions du monde, cette part s‘élève à 70 % des précipitations. Ce recyclage devient plus dominant à l‘intérieur des terres. </p>
</div></div>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un impact fort de l’activité humaine sur les relations plantes, sols, eau et climat</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify">Jusqu‘à récemment, l‘impact de l’homme sur la vapeur d’eau dans l‘atmosphère était considéré comme négligeable par rapport à l‘évaporation des océans. Toutefois, cet impact est dû à d‘importants changements de la couverture des sols d’origine anthropique, et pas seulement aux émissions industrielles.</p>



<div class="wp-block-media-text has-media-on-the-right is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:auto 36%"><div class="wp-block-media-text__content">
<p><strong>L’utilisation accrue des terres par l‘homme a entraîné une réduction de la couverture végétale, une dégradation des sols et une diminution de la rétention d‘eau.</strong> Cela réduit directement l‘évapotranspiration, augmentant les températures au sol, ce qui a un impact sur l‘augmentation de la température mondiale. </p>



<p><strong>L’augmentation de la végétation</strong> sur les terres accroît la fertilité des sols et la recharge des nappes phréatiques, augmentant ainsi l‘évapotranspiration. Cela entraîne une augmentation de la couverture nuageuse et des précipitations. </p>



<p><strong>L’augmentation de la couverture nuageuse</strong> entraîne une augmentation du refroidissement de l‘atmosphère par une réflexion accrue du rayonnement solaire incident. Mais aussi une augmentation du transfert d‘énergie vers l‘espace qui, combinées, ont des effets régulateurs sur le réchauffement de la Terre. <strong>Lorsque cette rétroaction équilibrante est affaiblie, une terre plus chaude entraîne davantage de sécheresses, aggravées par la réduction des précipitations, et davantage d‘incendies de végétation. Cela réchauffe encore plus la terre. </strong></p>
</div><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="646" height="639" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/06/relation-eau-plantes-sols.png?resize=646%2C639&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3682 size-full" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/06/relation-eau-plantes-sols.png?w=646&amp;ssl=1 646w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/06/relation-eau-plantes-sols.png?resize=300%2C297&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 646px) 100vw, 646px" /></figure></div>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des solutions nécessitant de travailler avec les plantes, le sol et l’eau à grande échelle pour réguler le climat</strong></h2>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Protéger et planter les arbres générateurs de rivières d‘eau</strong> dans l&rsquo;air</h3>



<p class="has-text-align-justify"><strong>Chaque arbre de la forêt est une fontaine d‘eau.</strong> En effet, il aspire l‘eau du sol par ses racines, la pompe à travers le tronc, les branches et les feuilles. Puis la libère sous forme de vapeur d‘eau dans l’atmosphère à travers les pores de son feuillage. Par une journée ensoleillée normale, un seul arbre peut transpirer plusieurs centaines de litres d‘eau. Cela permet de rafraîchir son environnement avec une puissance de 70 kWh par 100 litres. Cela représente un effet de refroidissement équivalent à celui de deux climatiseurs domestiques fonctionnant pendant 24 heures. Par milliards, les arbres créent des rivières d‘eau géantes dans l‘air (« rivières volantes »).<strong> Ces rivières forment des nuages et créent des précipitations à des centaines, voire des milliers de kilomètres de distance.</strong></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="850" height="385" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/06/rivieres-volantes.png?resize=850%2C385&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3684" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/06/rivieres-volantes.png?w=850&amp;ssl=1 850w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/06/rivieres-volantes.png?resize=300%2C136&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/06/rivieres-volantes.png?resize=768%2C348&amp;ssl=1 768w" sizes="(max-width: 850px) 100vw, 850px" /></figure>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Couvrir le sol de plantes pour limiter la température et les pertes d’eau</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify"><strong>Entre 1950 et 2000, la température de surface a augmenté de 0,3°C à l‘échelle mondiale en raison des changements de la couverture des sols.</strong> Les perturbations du bilan énergétique à la surface générées par les changements de végétation entre 2000 et 2015 ont entraîné une augmentation moyenne de 0,23°C de la température de surface locale où ces changements de végétation ont eu lieu. <strong>Le réchauffement moyen dû aux changements de la couverture des sols peut ainsi expliquer 18 à 40 % des tendances actuelles du réchauffement climatique.</strong></p>



<p class="has-text-align-justify">Sur les surfaces nues, par exemple les champs en jachère, les prairies sèches (en été et après la récolte du foin), et sur les surfaces en béton ou en asphalte, le sol absorbe davantage de rayonnement solaire incident. <strong>Il s‘échauffe, crée de la chaleur sensible. </strong>Et émettra ainsi, proportionnellement à la puissance quatre de sa température absolue (loi de Stefan-Boltzman), une puissance thermique dans l‘atmosphère. </p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="777" height="510" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/06/Difference-sol-nu-et-vegetation.png?resize=777%2C510&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3685" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/06/Difference-sol-nu-et-vegetation.png?w=777&amp;ssl=1 777w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/06/Difference-sol-nu-et-vegetation.png?resize=300%2C197&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/06/Difference-sol-nu-et-vegetation.png?resize=768%2C504&amp;ssl=1 768w" sizes="(max-width: 777px) 100vw, 777px" /></figure>



<p class="has-text-align-justify"><strong>Les différences de température de surface entre ces surfaces nues et les zones boisées peuvent, d‘après un exemple en Europe centrale, atteindre 20°C les après-midi d‘été. </strong> Cela s’explique, là encore, par un effet de refroidissement par évaporation des forêts. Ce qui l‘emporte sur l‘effet de réchauffement par albédo généré par les surfaces boisées plus sombres.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Favoriser grâce aux plantes la production d’aérosols biogènes pour la formation des nuages de pluie et le cycle de l’eau</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify">La végétation semble également être un réacteur biogéochimique dans lesquels la biosphère et la photochimie atmosphérique produisent des noyaux pour la formation de nuages et de précipitations, entretenant ainsi le cycle hydrologique. <strong>Les plantes produisent des composés organiques volatils et «libèrent» des microorganismes &#8211; bactéries et spores fongiques, pollen et autres débris biologiques. </strong>Ces derniers vivent sur les feuilles et se retrouvent en suspension dans l‘air pendant et après la pluie dans les écosystèmes. Dans l‘atmosphère, ils génèrent une partie importante de la condensation des nuages et des noyaux de glace. Ce qui a un impact sur la formation des nuages et des précipitations. </p>



<p class="has-text-align-justify">Les aérosols biogènes peuvent également contribuer à élever la température de congélation en créant des noyaux de glace.<strong> Sans ce phénomène, la congélation ne se produirait pas avant que les nuages n‘atteignent -15°C ou moins.</strong> Avec l‘aide de ces noyaux de glace, le processus peut être réalisé à des températures proches de 0°C. Cela permet une formation efficace des nuages et génère de la pluie plus facilement et localement. </p>



<p class="has-medium-font-size">Si vous souhaitez en savoir plus sur la formation des nuages, consultez notre dernière <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/microorganismes-plantes-et-pluie/">publication</a> sur le sujet. </p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading has-small-font-size">Source : </h2>



<p class="has-small-font-size"><em>Schwarzer S., 2021. <a href="https://wedocs.unep.org/bitstream/handle/20.500.11822/36619/FB025_FR.pdf">Travailler avec les plantes, les sols et l‘eau pour refroidir le climat et réhydrater les paysages de la Terre</a>. Prospective ONU </em></p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/plantes-sol-eau-et-climat/">Plantes, sol, eau et climat</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">3679</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Décarbonation des entreprises </title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/decarbonation-des-entreprises/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lola]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Jun 2024 09:55:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[agronomie]]></category>
		<category><![CDATA[carbone]]></category>
		<category><![CDATA[exploitation]]></category>
		<category><![CDATA[label bas carbone]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/?p=3692</guid>

					<description><![CDATA[<p>Cerfrance Energie a pour objectifs de vulgariser les énergies renouvelables et d'accompagner les entreprises vers la décarbonation. </p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/decarbonation-des-entreprises/">Décarbonation des entreprises </a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Décarbonation des entreprises avec Cerfrance Energie</h1>



<p>Cerfrance Energie, filiale du réseau Cerfrance, a pour objectifs de vulgariser les énergies renouvelables et d&rsquo;accompagner les entreprises vers la décarbonation. </p>



<p>En France et dans le domaine de l&rsquo;agriculture, la décarbonatation est portée par le label bas carbone. Dans le cadre du 3ème appel à projet <a href="https://www.france-carbon-agri.fr/">France Carbone Agri</a>, 228 exploitations se sont engagées dans une démarche de décarbonation avec Cerfrance Énergie. Ce qui représente alors un peu plus de 20 % des entreprises engagées. Ce chiffre est non négligeable sachant qu&rsquo;il existe, à ce jour, 53 autres porteurs de projets. Comme Cerfrance Énergie, ils accompagnent des entreprises dans une démarche de décarbonation. </p>



<p>A noter, sur ce 3ème appel à projet, la moyenne nationale de gain carbone pour une entreprise se situe à 714 tonnes équivalent CO<sub>2</sub>. Alors qu&rsquo;avec notre accompagnement par Cerfrance Energie, il dépasse les 1 000 tonnes, par entreprise. </p>



<p>L&rsquo;accompagnement Cerfrance Énergie vers la décarbonation se fait, par étape, sur 5 ans : </p>



<ol class="wp-block-list">
<li>Définition des objectifs ;</li>



<li>Elaboration de la stratégie ;</li>



<li>Co-construction avec le client-adhérent d&rsquo;un plan d&rsquo;action ;</li>



<li>Montage administratif pour la vente des crédits carbone ; </li>



<li>Audit final pour vérifier de la bonne mise en pratique du plan d&rsquo;action définit. </li>
</ol>



<p>Nous vous proposons de découvrir en vidéo l&rsquo;accompagnement de décarbonation des exploitations agricoles. Audrey Ouin, chargée des méthodes conseil technique et carbone, présente l&rsquo;accompagnement réalisé chez un client-adhérent de Cerfrance Seine Normandie, Denis Galland, éleveur laitier. </p>



<p></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>S&rsquo;il n&rsquo;y avait pas eu Cerfrance pour nous accompagner, on serait resté dans nos convictions sans aller chercher plus loin.</p>
<cite>Denis Galland, éleveur laitier</cite></blockquote>



<p></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Décarbonation des entreprises avec Cerfrance Energie" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/unUSufxScE4?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/decarbonation-des-entreprises/">Décarbonation des entreprises </a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">3692</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Qualité des produits et pratiques d&#8217;élevage</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/qualite-des-produits-et-pratiques-delevage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[adeline]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 May 2024 08:43:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agroécologie]]></category>
		<category><![CDATA[agroécologie]]></category>
		<category><![CDATA[bien être animal]]></category>
		<category><![CDATA[élevage]]></category>
		<category><![CDATA[qualité des produits]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/?p=3653</guid>

					<description><![CDATA[<p>Impact des pratiques d'élevage sur la qualité des produits animaux</p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/qualite-des-produits-et-pratiques-delevage/">Qualité des produits et pratiques d&rsquo;élevage</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Impact des pratiques d&rsquo;élevage sur la qualité des produits animaux</h1>



<p class="has-ast-global-color-5-color has-ast-global-color-0-background-color has-text-color has-background has-link-color has-medium-font-size wp-elements-56ac8ab07a2199c707facf41da6a730f">Découvrez quelles sont les différentes dimensions de la qualité des produits et comment les pratiques d&rsquo;élevage peuvent les modifier. </p>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify"><strong>La consommation d’aliments d&rsquo;origine animale par habitant est élevée en Europe</strong>. En effet, le régime alimentaire moyen en Europe contient 65-70 % de protéines animales. Ce régime est aujourd’hui questionné sur le plan de l’environnement, de la santé humaine. Et sur le plan de l’éthique, avec des préoccupations sociétales envers le bien-être des animaux (BEA). Ces questions s’adressent à un secteur où coexistent différents modèles de production/transformation. En effet, <strong>les conditions d’élevage des animaux et les procédés de transformation des aliments sont très divers. Cela a des effets majeurs sur la qualité des aliments.</strong></p>



<p class="has-text-align-justify">La qualité d’un aliment est l’ensemble des propriétés et caractéristiques qui lui confèrent l’aptitude à satisfaire les besoins d’un utilisateur, ainsi que ses effets sur la santé humaine. Elle s&rsquo;analyse à travers sept dimensions : sanitaire, commerciale, organoleptique, nutritionnelle, technologique, d’usage et d’image. La qualité des aliments d&rsquo;origine animale peut être construite mais aussi altérée à toutes les étapes de la ferme à l’assiette. <strong>La primauté accordée aux dimensions commerciales de la qualité, notamment pour les produits standards, peut avoir des effets collatéraux négatifs pour d’autres dimensions de la qualité.</strong> Cette priorité, qui se traduit notamment dans les critères de paiement aux éleveurs, a logiquement fortement orienté la sélection génétique et les pratiques d’élevage. Cela s&rsquo;est parfois fait au détriment de critères organoleptiques et nutritionnels.</p>



<p class="has-text-align-justify">L’alimentation reste le facteur déterminant pour la qualité des aliments d’origine animale, notamment les propriétés nutritionnelles et organoleptiques. <strong>Les autres pratiques d’élevage (bâtiments, accès au plein air…) sont particulièrement importantes pour certaines dimensions, notamment l’image. Enfin, les propriété sanitaires dépendent à la fois :</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>de facteurs d’élevage</strong> (milieu de vie et alimentation)</li>



<li><strong>de facteurs liés à la transformation</strong> (procédés de transformation et de conditionnement, formulation)</li>



<li><strong>de facteurs liés aux pratiques de consommation</strong> (conservation et préparation culinaire).</li>
</ul>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Evolution des habitudes alimentaires et des attentes sociétales vis à vis de la qualité des produits issus d’élevage en Europe</strong></h2>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une consommation européenne dominée par la viande blanche</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify">En Europe, la consommation de viandes, de produits laitiers, d’œufs et de poissons stagne ou baisse, sauf pour la viande de volaille. Elle a chuté de plus de 40 % pour les viandes bovines et ovines ces 30 dernières années. Cela s&rsquo;est fait au profit de la <strong>viande de volaille, dont la consommation a augmenté de 60 % sur la même période.</strong> La viande porcine reste toutefois la principale viande consommée (35 kg équivalent carcasse/personne/an).</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une consommation française tournée vers les aliments “prêts à l’emploi” et les signes de qualité</strong></h3>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify">En France, les tendances de consommation montrent deux évolutions concomitantes. La demande augmente pour les aliments « prêts à l’emploi » (plats préparés, à emporter…), mais aussi pour les aliments issus de l’agriculture biologique (AB), et au-delà pour les aliments bénéficiant d’un signe de qualité (SIQO).</p>



<p class="has-text-align-justify">L&rsquo;évolution des comportements de <strong>consommation entre 2007 et 2015 montre ainsi une augmentation de :</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>40 % de la consommation de plats préparés à base de viande et de poisson</strong></li>



<li><strong>53 % des aliments contenant des « ingrédients » de viande et de poisson</strong> (pizzas, quiches, sandwichs).</li>
</ul>



<p class="has-text-align-justify">Pour la viande de poulet, la part des achats de <strong>produits prêts à consommer à base de poulet (nuggets, panés…) a doublé en 20 ans</strong>. Elle représente aujourd&rsquo;hui 31 % de la viande de poulet consommée. Alors que la part des achats de poulets entiers a été divisée par plus de 2 (de 52 % à 24 %). </p>



<p></p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les sept dimensions de la qualité des produits issus d’élevage</strong></h2>



<p></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="747" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/7-Dimensions-de-la-qualite-des-aliments.jpeg?resize=1024%2C747&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3656" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/7-Dimensions-de-la-qualite-des-aliments.jpeg?resize=1024%2C747&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/7-Dimensions-de-la-qualite-des-aliments.jpeg?resize=300%2C219&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/7-Dimensions-de-la-qualite-des-aliments.jpeg?resize=768%2C560&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/7-Dimensions-de-la-qualite-des-aliments.jpeg?w=1385&amp;ssl=1 1385w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les propriétés sanitaires, composante de base de la qualité des produits issus d’élevage</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify">Les <strong>propriétés sanitaires d’un aliment sont relatives aux dangers associés à sa consommation</strong>. Elles sont des prérequis du fait du caractère périssable des aliments d’origine animale, et elles font l’objet d’une réglementation précise. <strong>Quel que soit le type d’aliment, les opérateurs qui le produisent, le transforment et le distribuent sont légalement responsables en matière de sécurité sanitaire</strong>. Il leur revient d’analyser et de maîtriser les risques en mettant en place des mesures de contrôle.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les caractéristiques commerciales, composante de la qualité des produits issus d’élevage importante pour les éleveurs</strong></h3>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify">Les caractéristiques commerciales sont à la base du paiement aux éleveurs et intéressent particulièrement les professionnels des filières animales. <strong>Elles dépendent du type de produit.</strong> Pour le lait, au-delà du volume livré, elles sont basées sur des critères sanitaires et de composition. Pour les autres produits animaux, elles reposent sur des critères de poids et d’aspect, voire d’homogénéité du lot.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les propriétés organoleptiques, composante de la qualité des produits issus d’élevage importante pour le consommateur</strong></h3>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify">Les <strong>propriétés organoleptiques correspondent aux caractéristiques perçues par les sens :</strong> la couleur, la texture (tendreté et jutosité), l’odeur et la flaveur. Elles intéressent particulièrement les consommateurs et affectent l’acte d’achat (et de réachat).</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les propriétés nutritionnelles, composante de la qualité des produits issus d’élevage importantes pour la santé</strong></h3>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify">Les propriétés nutritionnelles d’un aliment sont évaluées sur la base de sa composition en nutriments (protéines, lipides, glucides, vitamines, minéraux) et de sa capacité à couvrir les besoins nutritionnels de l&rsquo;homme. <strong>De même que les vitamines et minéraux, certains acides aminés constitutifs des protéines et certains acides gras (AG) de la fraction lipidique (acide linoléique (LA), acide alpha-linolénique (ALA) et acide docosahexaénoïque (DHA)) sont indispensables.</strong> En effet, le corps humain ne peut les synthétiser, ou en quantité insuffisante. C&rsquo;est donc l&rsquo;alimentation qui doit les apporter.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les propriétés technologiques, composante de la qualité des produits issus d’élevage importante pour l’aval</strong></h3>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify">Ces propriétés reflètent l&rsquo;aptitude de la matière première à la transformation et à la conservation, en lien avec sa composition et les modalités de conservation.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les propriétés d’usage, composante de la qualité des produits issus d’élevage importante pour le consommateur</strong></h3>



<p></p>



<p>Elles renvoient à la facilité de consommer l’aliment (économie de temps et d’efforts). Des enquêtes permettent de les apprécier.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les propriétés d’image, composante de la qualité des produits issus d’élevage importante pour le citoyen</strong></h3>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify">Les propriétés d&rsquo;image recouvrent les dimensions éthiques, culturelles et environnementales associées à l’origine de l’aliment et à ses conditions de production et de transformation. Elles jouent un <strong>rôle important dans la perception du produit et les produits sous SIQO les valorisent particulièrement</strong>.</p>



<p></p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une primauté accordée à la dimension commerciale de la qualité des produits issus d’élevage</strong></h2>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify">La dimension commerciale de la qualité prime en particulier pour les produits standard. Ce sont par exemple les caractéristiques des carcasses qui dictent le prix payé aux éleveurs producteurs de viande. <strong>Cette priorité a fortement orienté la sélection génétique et les pratiques d’élevage et a accru la spécialisation des animaux. </strong>Elle a permis des gains considérables de teneur en maigre des carcasses de porc, du poids du filet chez le poulet de chair ou encore du poids de la carcasse des vaches de réforme. </p>



<p class="has-text-align-justify">Cependant, ces dimensions « quantitatives » ne préjugent pas d&rsquo;autres dimensions importantes de la qualité, telles que les dimensions organoleptiques et nutritionnelles<strong>. Ils ont même parfois été obtenus au détriment d&rsquo;autres dimensions de la qualité. </strong>Par exemple, la sélection des races à viande sur le développement musculaire et l&rsquo;efficacité alimentaire a conduit à une diminution du persillé, de la flaveur et de la jutosité.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Facteurs intervenant sur les différentes dimensions de la qualité des produits issus d’élevage</strong></h2>



<p></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="586" height="698" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/Facteurs-intervenant-sur-la-qualite-des-produits.png?resize=586%2C698&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3659" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/Facteurs-intervenant-sur-la-qualite-des-produits.png?w=586&amp;ssl=1 586w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/Facteurs-intervenant-sur-la-qualite-des-produits.png?resize=252%2C300&amp;ssl=1 252w" sizes="(max-width: 586px) 100vw, 586px" /></figure>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’alimentation, facteur déterminant de la qualité des produits issus d’élevage</strong></h3>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong><em>Un enjeu de teneur en AGPI n-3</em></strong></h4>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify">L’alimentation des animaux est un facteur déterminant de la qualité des aliments d’origine animale. C&rsquo;est notamment du fait de son rôle dans la teneur en lipides et la qualité des AG déposés, qui modulent les propriétés nutritionnelles et organoleptiques des aliments.</p>



<p class="has-text-align-justify">Le <strong>régime alimentaire occidental est très déficitaire en AGPI n-3, cette insuffisance contribuant à nombre de maladies chroniques.</strong> Les filières animales portent donc un intérêt particulier à cette famille d’AG. En effet, près de 60 % des AGPI n-3 dans notre alimentation sont apportés par les produits animaux. Le lien entre les AG ingérés et ceux qui sont déposés dans les tissus est particulièrement fort pour les monogastriques, moins pour les ruminants en raison des transformations de certains AG dans le rumen. Les AG sécrétés dans le lait sont également modulés par la synthèse de novo mammaire. </p>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong><em>La viande bovine produite à l’herbe deux fois plus riche en AGPI n-3</em></strong></h4>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify">L&rsquo;herbe verte est riche en AGPI n-3 et en antioxydants. Elle permet d’obtenir naturellement des produits plus riches en AGPI n-3 et en antioxydants. La viande bovine produite à l’herbe présente ainsi des teneurs environ deux fois plus élevés en AGPI n-3, des teneurs réduites (-21 %) en acide palmitique (proathérogène) et des teneurs plus élevées en CLA que la viande issue d’animaux nourris avec des régimes riches en concentrés. <strong>La finition en bâtiments diminue toutefois ces bénéfices et peut même les éliminer complètement.</strong></p>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong><em>Des apports possibles de co-produits riches en AGPI-3</em></strong></h4>



<p class="has-text-align-justify"><strong>La teneur en AGPI n-3 des produits peut également être augmentée par l&rsquo;apport alimentaire d’ingrédients riches en AGPI n-3</strong>. C&rsquo;est par exemple les graines de lin (pour les ruminants et les monogastriques). Cependant, comme cet ajout peut avoir des effets négatifs sur les propriétés organoleptiques (rancissement) et d’usage (durée de conservation), il doit être limité et associé à des antioxydants.</p>



<p class="has-text-align-justify">L&rsquo;utilisation de coproduits végétaux riches en composés bioactifs (vitamines, AG insaturés, composés phénoliques, tannins et flavonoïdes) peut présenter un intérêt pour la qualité de la viande et des produits carnés.<strong> Ils permettent également de réduire les émissions de méthane entérique et d&rsquo;azote</strong>. Mais il existe encore peu de documentation sur le sujet.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les autres pratiques d’élevage impactant la qualité des produits issus d’élevage</strong></h3>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify"><strong>Les pratiques d’élevage sont particulièrement importantes pour certaines dimensions de la qualité, notamment l’image</strong>. Les travaux montrent, qu&rsquo;en moyenne, les consommateurs ont une attitude positive à l&rsquo;égard des systèmes d&rsquo;élevage plus respectueux du BEA, avec un accès des animaux à l&rsquo;extérieur et un espace suffisant. Et qu&rsquo;ils sont prêts à payer un prix plus élevé pour les produits issus de ces systèmes. </p>



<p class="has-text-align-justify">Les pratiques d’élevage influencent également les propriétés sanitaires. <strong>Les élevages en bâtiments où la densité est élevée sont plus exposés aux maladies contagieuses, à la pollution ambiante et aux contaminants chimiques éventuellement présents dans les rations.</strong> Les élevages avec accès au plein air sont plus exposés aux parasites et aux contaminants environnementaux.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les phases post-élevage à risque pour la</strong> <strong>qualité des produits issus d’élevage</strong></h3>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong><em>Les phases de pré-abattage et d’abattage</em></strong></h4>



<p></p>



<p>Ces phases sont à risque pour la qualité des viandes. <strong>Des conditions inadéquates de chargement, de transport et/ou d&rsquo;abattage génèrent un stress qui peut compromettre les dimensions organoleptiques</strong> (tendreté, couleur) <strong>et technologiques</strong> (rendement à la cuisson) <strong>du produit</strong>.</p>



<p>Le BEA, en particulier pendant le transport et à l&rsquo;abattoir, influence aussi la qualité d&rsquo;image. </p>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong><em>Les procédés de transformation</em></strong></h4>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify">L&rsquo;industrialisation des procédés de transformation a entraîné une standardisation de la matière première fournie à l&rsquo;industrie. <strong>En effet, l&rsquo;ajout d’additifs permet de moduler certaines dimensions de la qualité :</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>renforcer le goût</strong> (exhausteurs de goût comme le sel et le sucre),</li>



<li><strong>rectifier les défauts</strong> (arômes) ou allonger</li>



<li><strong>sécuriser la conservation</strong> (ex : sels nitrités).</li>
</ul>



<p></p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L’engagement dans des signes de qualité pour une meilleure prise en compte des différentes dimensions de la qualité des produits issus d’élevage</strong></h2>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une prise en compte des dimensions de la qualité des produits issus d’élevage variable selon les signes de qualité</strong></h3>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify"><strong>Les cinq SIQO en Europe sont :</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>AB</strong> (Agriculture Biologique),</li>



<li><strong>AOP </strong>(Appellation d&rsquo;Origine Protégée),</li>



<li><strong>IGP</strong> (Indication Géographique Protégée),</li>



<li><strong>STG </strong>(Spécialité Traditionnelle Garantie), reconnu en Europe,</li>



<li>et le <strong>LR</strong> (Label Rouge), qui est une spécificité française.</li>
</ul>



<p class="has-text-align-justify">Des cahiers des charges indiquant leurs engagements encadrent les SIQO. Ils sont régulièrement contrôlés.</p>



<p class="has-text-align-justify">Les dimensions d’image sont partagées par tous, les SIQO conférant aux produits certifiés crédibilité et fiabilité. Bien que toutes les dimensions de la qualité soient au final concernées, chaque SIQO développe cependant des liens privilégiés avec certaines. L’AB s’engage surtout sur les dimensions sanitaires en promouvant des « procédés qui ne nuisent pas à l&rsquo;environnement et à la santé humaine ». Les AOP, IGP, STG mettent en avant des dimensions organoleptiques liées à la typicité et à la spécificité des produits, ainsi qu’à leur origine géographique (à différents degrés). <strong>Le LR est associé dans sa définition règlementaire à « un niveau de qualité supérieure ».</strong></p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Impact du cahier des charges de l’AB sur la qualité des produits issus d’élevage</strong></h3>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify">Pour les produits issus de l’AB, on constate une grande hétérogénéité dans les résultats des études comparant la qualité des produits issus de l’AB versus de l’agriculture conventionnelle. C&rsquo;est liée à la grande variabilité des pratiques d’élevage, à la fois en AB et en agriculture conventionnelle. <strong>Deux méta-analyses, l&rsquo;une sur le lait de vache, l&rsquo;autre sur les viandes, montrent que les produits AB présentent des propriétés nutritionnelles supérieures </strong>(teneur supérieure en AGPI, notamment en AGPI n-3), résultat lié aux différences dans l’alimentation des animaux.</p>



<p class="has-text-align-justify">L&rsquo;AB réduit également les risques de résidus de médicaments, de pesticides et d&rsquo;antibiorésistance. T<strong>outefois, l’accès au plein air et la durée d’élevage généralement plus longue augmentent l’exposition des animaux aux contaminants environnementaux et donc le risque de leur bioaccumulation dans les produits</strong>. Enfin, les produits AB présentent généralement une qualité plus variable. Cela peut s&rsquo;expliquer par une moindre sélection génétique (volailles), une moindre utilisation d&rsquo;intrants et/ou une plus grande variabilité des conditions d&rsquo;élevage (ruminants et monogastriques).</p>



<p></p>



<p class="has-medium-font-size">N&rsquo;hésitez pas à consulter nos autres publications sur les enjeux de l&rsquo;élevage <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/category/agroecologie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ici</a>.  </p>



<h2 class="wp-block-heading has-small-font-size">Source</h2>



<p class="has-text-align-justify has-small-font-size"><em>PRACHE, S., ADAMIEC, C., ASTRUC, T., BAÉZA, E., BOUILLOT, P.-E., CLINQUART, A., … SANTÉ-LHOUTELLIER, V. (2023). La qualité des aliments d’origine animale : enseignements d’une expertise scientifique collective. INRAE Productions Animales, 36(1), 17 p. </em><a href="https://doi.org/10.20870/productions-animales.2023.36.1.7480" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>https://doi.org/10.20870/productions-animales.2023.36.1.7480</em></a></p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/qualite-des-produits-et-pratiques-delevage/">Qualité des produits et pratiques d&rsquo;élevage</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">3653</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Jaunisse de la betterave et plantes compagnes</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/jaunisse-de-la-betterave-et-plantes-compagnes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[adeline]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 May 2024 10:23:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Protéger les cultures]]></category>
		<category><![CDATA[Réductions d'intrants en cultures et en élevage]]></category>
		<category><![CDATA[agroécologie]]></category>
		<category><![CDATA[agronomie]]></category>
		<category><![CDATA[betterave]]></category>
		<category><![CDATA[reduction phytos]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/?p=3631</guid>

					<description><![CDATA[<p>Réduire les symptômes de la jaunisse de la betterave grâce aux plantes compagnes</p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/jaunisse-de-la-betterave-et-plantes-compagnes/">Jaunisse de la betterave et plantes compagnes</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Réduire les symptômes de la jaunisse de la betterave grâce aux plantes compagnes</h1>



<p class="has-text-align-justify has-ast-global-color-5-color has-ast-global-color-0-background-color has-text-color has-background has-link-color has-medium-font-size wp-elements-c7c10400bc8918e38f7711ad891521af">Découvrez comment les plantes compagnes pourraient contribuer à une gestion durable de la jaunisse de la betterave.</p>



<p class="has-text-align-justify">Depuis 2018, l’interdiction des néonicotinoïdes en traitement de semences a placé un certain nombre de filières en difficulté pour la gestion des insectes ravageurs. En 2020, la filière de la betterave sucrière a vu ses rendements chuter. Cela s&rsquo;explique en partie par la jaunisse, une maladie virale dont le vecteur principal est le puceron vert du pêcher, <em>Myzus persicae</em>. En réponse à cette situation, le Ministère a déployé un Plan National de Recherche et d’Innovation pour identifier des solutions opérationnelles pour gérer durablement la jaunisse. </p>



<h5 class="wp-block-heading">Les solutions testées</h5>



<p class="has-text-align-justify">Parmi les solutions testées, l’implantation de plantes compagnes pendant les stades sensibles de la culture figurait parmi les plus prometteuses. Plusieurs essais en parcelles agriculteurs ont été mis en place au nord de la France afin d’évaluer leur intérêt. Le choix s&rsquo;est ainsi porté sur trois espèces : avoine de printemps, orge de printemps et féverole de printemps. Cette expérimentation a inclus une évaluation des populations de pucerons <em>Myzus persicae</em>, des symptômes de jaunisse et des pertes de rendement liées à la compétition entre les plantes compagnes et les betteraves. </p>



<p></p>



<h5 class="wp-block-heading">Résumé des résultats des essais</h5>



<p class="has-text-align-justify">Les plantes compagnes permettent de réduire les populations de pucerons sur betterave, mais elles sont moins efficaces qu’un traitement aphicide. Ces essais n&rsquo;ont pas démontré d&rsquo;intérêt des plantes compagnes en combinaison d’un traitement aphicide. Mais cela n’exclut pas qu’elles pourraient en avoir un dans les cas où la protection aphicide ne serait pas suffisante. Par ailleurs, les trois espèces ont permis une réduction des symptômes de jaunisse. Les résultats sont toutefois très variables entre les essais. Enfin, on a observé une perte de rendement. Et elle était d’autant plus importante que la destruction des plantes compagnes était tardive. La réussite de ce levier repose donc sur une réduction du nombre de pucerons verts, des symptômes de jaunisse et une absence de concurrence avec les betteraves notamment en jouant sur la date de destruction des plantes compagnes.&nbsp;</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une expérimentation pour tester l’effet des plantes compagnes sur la jaunisse de la betterave</strong></h2>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Deux objectifs</strong> </h3>



<p class="has-text-align-justify">Le premier objectif de cette étude est d’évaluer l’effet de plantes compagnes sur : </p>



<ul class="wp-block-list">
<li>les populations de <em>Myzus persicae</em></li>



<li>et les symptômes de jaunisse dans la culture de betterave sucrière</li>
</ul>



<p class="has-text-align-justify">L’efficacité du levier est évaluée seul et en combinaison avec une protection aphicide. Cela a permis de déterminer l’intérêt des plantes compagnes par rapport aux stratégies de protection déjà existantes et utilisées par les agriculteurs.&nbsp;</p>



<p class="has-text-align-justify">Le second objectif est d’identifier un itinéraire technique cultural limitant les pertes de rendement dues à la compétition. Pour cela, trois espèces de plantes compagnes sont testées : l’avoine rude (<em>Avena strigosa</em>), l’orge de printemps et la féverole de printemps et ce avec des dates de destruction différentes.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un réseau de parcelles agriculteurs pour tester l’effet des plantes compagnes sur la jaunisse de la betterave</strong></h3>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify">Le dispositif choisi est un dispositif en bandes de betteraves alternées avec et sans plante compagne. Par ailleurs, sur certaines parcelles, on a mis en place un dédoublement des bandes pour évaluer l’effet des plantes compagnes en combinaison avec une protection aphicide (Teppeki®). L&rsquo;objectif est d&rsquo;évaluer l’intérêt du levier dans une stratégie de protection classiquement utilisée par les agriculteurs. Au total, on a 54 essais mis en place et exploités en 2021 et 2022. </p>



<p></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="959" height="506" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/dispositif-expe-plantes-compagne-pucerons.png?resize=959%2C506&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3633" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/dispositif-expe-plantes-compagne-pucerons.png?w=959&amp;ssl=1 959w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/dispositif-expe-plantes-compagne-pucerons.png?resize=300%2C158&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/dispositif-expe-plantes-compagne-pucerons.png?resize=768%2C405&amp;ssl=1 768w" sizes="(max-width: 959px) 100vw, 959px" /></figure>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’itinéraire technique des plantes compagnes testées pour réduire les symptômes de la jaunisse de la betterave</strong></h3>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify">Les plantes compagnes ont été semées en plein, au moment du semis des betteraves ou deux à trois semaines avant, pour favoriser leur développement à l’arrivée des pucerons. La densité de semis visée des graminées est de 100 grains/m² en 2021 et de 75 grains/m² en 2022. La densité pour la féverole est de 20 grains/m² en 2021 et 2022. Les graminées ont été détruites à partir du stade six feuilles des betteraves. Et les légumineuses au stade huit à dix feuilles des betteraves.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les observations réalisées dans le cadre de l’expérimentation plantes compagnes pour réduire les symptômes de la jaunisse de la betterave</strong></h3>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong><em>Caractérisation des populations de betteraves et de plantes compagnes</em></strong>&nbsp;</h4>



<p class="has-text-align-justify">Au stade deux à quatre feuilles des betteraves, on a compté le nombre de betteraves sur quatre rangs de dix mètres pour décrire la population de betteraves et noter une éventuelle hétérogénéité de levée sur l’essai. Puis, on a mesuré le nombre de plantes compagnes par mètre carré avec des quadrats. Enfin, à chaque date d’observation, on a noté le stade des betteraves et des plantes compagnes pour chaque objet (une valeur par objet). Un objet correspond au croisement de deux modalités (ex : Avoine rude X Sans protection aphicide, Sans plante compagne X Avec protection aphicide&#8230;).</p>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong><em>Suivi des populations de pucerons</em></strong></h4>



<p class="has-text-align-justify">Dans chaque unité expérimentale, on a réalisé un comptage des pucerons verts (<em>Myzus persicae</em>), noirs (<em>Aphis fabae</em>), aptères et ailés sur deux rangs de cinq betteraves. Les comptages débutent à l’observation du premier puceron vert dans la parcelle, puis tous les 15 jours, et jusqu’à 15 jours après la destruction des plantes compagnes (stade 8 à 12 feuilles des betteraves selon les sites).</p>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong><em>Suivi des symptômes de jaunisse</em></strong></h4>



<p>Avant la récolte, une échelle de notation de gravité visuelle permet de mesurer les symptômes de jaunisse. Une photographie par drone la complète en cas de difficulté :&nbsp;</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>0 : 0 % de la surface touchée ;&nbsp;</li>



<li>1 : 1 à 10% de la surface touchée ;&nbsp;</li>



<li>2 : environ 20 % de la surface touchée ;&nbsp;</li>



<li>… ;&nbsp;</li>



<li>10 : 100 % de la surface touchée.&nbsp;</li>
</ul>



<p>A chaque date d’observation, on donne une note de gravité jaunisse pour chaque objet (une valeur par objet). </p>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong><em>Impact de la compétition sur le rendement des betteraves</em></strong></h4>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify">Trois à quatre prélèvements de betteraves ne présentant pas de symptômes de jaunisse visibles ont été réalisés dans des zones avec et sans plante compagne pour chaque espèce de plante compagne testée sur chaque essai. Un prélèvement correspond à quatre rangs de betteraves sur 4 m. Cela a ainsi permis de mesurer la productivité (t/ha) et la richesse en sucre (%).</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les principaux résultats sur l’effet des plantes compagnes pour réduire les symptômes de la jaunisse de la betterave</strong></h2>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Efficacité des plantes compagnes sur la dynamique des pucerons vecteurs de la jaunisse de la betterave</strong></h3>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify">52 essais avec des suivis de pucerons verts aptères (sur les 54 essais) ont servi à l&rsquo;analyse statistique.</p>



<p class="has-text-align-justify"></p>



<p></p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="705" height="439" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/Efficacite-sur-dynamique-pucerons-betterave.png?resize=705%2C439&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3635 size-full" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/Efficacite-sur-dynamique-pucerons-betterave.png?w=705&amp;ssl=1 705w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/Efficacite-sur-dynamique-pucerons-betterave.png?resize=300%2C187&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 705px) 100vw, 705px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p>A 14 jours après l’application, le traitement aphicide seul a une efficacité de 80,5 %. L&rsquo;avoine en plante compagne sans protection aphicide permet de réduire de 45,5 % le nombre de pucerons verts aptères sur les betteraves. </p>



<p>La féverole et l’orge sont des plantes compagnes légèrement moins efficaces que l’avoine, avec 43,2 et 39,4 % d’efficacité respectivement. </p>



<p>Enfin, en associant un aphicide et l’avoine en plante compagne, le niveau de contrôle est légèrement plus fort. Cette combinaison conduit à une efficacité de 82,5 % à 14 jours.</p>
</div></div>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify">Ainsi, dans les situations sans protection aphicide, les résultats montrent une réduction intéressante des populations de pucerons verts aptères sur betterave en présence des trois espèces de plantes compagnes. L’avoine rude semble ainsi être la plante compagne qui permet la meilleure efficacité. Il semble donc plausible que la présence des plantes compagnes puisse altérer la reconnaissance des betteraves sucrières par <em>M. persicae</em> par un mécanisme visuel et/ou olfactif.</p>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify">En conclusion, dans les situations où la protection aphicide permet de contenir les pucerons, il n’y a pas un intérêt majeur à mettre en place des plantes compagnes. Toutefois, les plantes compagnes pourraient permettre une réduction du nombre de traitements aphicides. </p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Efficacité des plantes compagnes sur les symptômes de la jaunisse de la betterave</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify"></p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="753" height="457" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/Efficacite-sur-symptomes-jaunisse.png?resize=753%2C457&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3636 size-full" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/Efficacite-sur-symptomes-jaunisse.png?w=753&amp;ssl=1 753w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/Efficacite-sur-symptomes-jaunisse.png?resize=300%2C182&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 753px) 100vw, 753px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p>A 14 jours après l’application, le traitement aphicide seul a une efficacité de 80,5 %. L&rsquo;avoine en plante compagne sans protection aphicide permet de réduire de 45,5 % le nombre de pucerons verts aptères sur les betteraves. </p>



<p>La féverole et l’orge sont des plantes compagnes légèrement moins efficaces que l’avoine, avec 43,2 et 39,4 % d’efficacité respectivement. Enfin, en associant un aphicide et l’avoine en plante compagne, le niveau de contrôle est légèrement plus fort. </p>



<p>Cette combinaison conduit à une efficacité de 82,5 % à 14 jours.</p>
</div></div>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Impact de la compétition sur le rendement des betteraves</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify"></p>



<div class="wp-block-media-text has-media-on-the-right is-stacked-on-mobile"><div class="wp-block-media-text__content">
<p>Une compétition peut s’établir entre les plantes compagnes et les betteraves sucrières. L&rsquo;intitulé « graminées » regroupe l’avoine et l’orge de printemps car les résultats sont similaires pour les deux espèces. Les pertes de rendement les plus importantes observées avec des graminées, 19 % en moyenne, s&rsquo;explique par une destruction plus tardive des plantes compagnes, lorsque les betteraves ont 8 feuilles ou plus. </p>



<p>Par ailleurs, des pertes de rendement plus faibles, d’en moyenne 3 %, sont observées pour une destruction au stade 6 feuilles des betteraves. La féverole a été détruite au stade 12 feuilles des betteraves. Cela a entrainé une perte de rendement d’en moyenne 15 %. </p>
</div><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="690" height="425" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/Perte-de-rendement-a-la-destruction-des-plantes-compagnes.png?resize=690%2C425&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3637 size-full" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/Perte-de-rendement-a-la-destruction-des-plantes-compagnes.png?w=690&amp;ssl=1 690w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/Perte-de-rendement-a-la-destruction-des-plantes-compagnes.png?resize=300%2C185&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 690px) 100vw, 690px" /></figure></div>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify has-medium-font-size">Si vous êtes intéressés par d&rsquo;autres publications sur ce thème, n&rsquo;hésitez pas à consulter notre rubrique <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/category/reductions-dintrants-en-cultures-et-en-elevage/proteger-les-cultures/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Protéger les cultures</a>. </p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading has-small-font-size">Source</h2>



<p class="has-text-align-justify has-small-font-size"><em>Audrey Fabarez, Armand Favrot, Paul Tauvel, David Makowski, Fabienne Maupas. Reducing sugar beet yellows symptoms with companion species. Innovations Agronomiques, 2023, 89, pp.28-38. <a href="https://dx.doi.org/10.17180/ciag-2023-vol89-art03" target="_blank" rel="noreferrer noopener">⟨10.17180/ciag-2023-vol89-art03⟩</a>. <a href="https://hal.inrae.fr/hal-04338345" target="_blank" rel="noreferrer noopener">⟨hal-04338345⟩</a></em></p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/jaunisse-de-la-betterave-et-plantes-compagnes/">Jaunisse de la betterave et plantes compagnes</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">3631</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Fertilité chimique des sols</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/fertilite-chimique-des-sols/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[adeline]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 May 2024 10:56:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Gestion des sols]]></category>
		<category><![CDATA[Mieux connaître ses sols]]></category>
		<category><![CDATA[agroécologie]]></category>
		<category><![CDATA[agronomie]]></category>
		<category><![CDATA[fertilité chimique]]></category>
		<category><![CDATA[sol]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/?p=3607</guid>

					<description><![CDATA[<p>Des évolutions de fertilité chimique des sols français mises en évidence par les analyses de terre entre 2003 et 2020 </p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/fertilite-chimique-des-sols/">Fertilité chimique des sols</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading"><strong>Des évolutions de fertilité chimique des sols français mises en évidence par les analyses de terre entre 2003 et 2020&nbsp;</strong></h1>



<p class="has-ast-global-color-5-color has-ast-global-color-0-background-color has-text-color has-background has-link-color has-medium-font-size wp-elements-d0708175d15dcbad129c7fe0f5cbb9fb">Découvrez comment les indicateurs de fertilité chimique des sols (pH, P, K et Mg) ont évolué entre 2003 et 2020. </p>



<p class="has-text-align-justify">Les statistiques départementales des ventes, produites par l’UNIFA (Union des Industries de la Fertilisation), mettent en évidence une réduction importante de la fertilisation phospho-potassique des parcelles agricoles au niveau national depuis 2010. Cette tendance peut s’expliquer en partie par l’amélioration du conseil agronomique. Mais aussi par les contraintes économiques et notamment l’augmentation des prix de l’énergie qui affectent durablement ceux des fertilisants. Parallèlement, on constate un fort recul des systèmes de polyculture-élevage dans plusieurs régions françaises. Ces évolutions marquées pourraient a priori avoir des répercussions sur la disponibilité des éléments nutritifs dans le sol, et affecter la fertilité des sols.</p>



<p class="has-text-align-justify">L’analyse de la Base de Données des Analyses de Terre montre une tendance pour les sols français à  : </p>



<ul class="wp-block-list">
<li>une augmentation du pH et des teneurs en magnésium (Mg) </li>



<li>une diminution des teneurs en potassium (K), mais surtout en phosphore (P).&nbsp;</li>
</ul>



<p class="has-text-align-justify">Les teneurs en P équivalent Olsen, K et Mg échangeables dans les sols semblent dépendre principalement des caractéristiques des sols  : texture, nature minéralogique des matériaux parentaux. Les évolutions temporelles observées pour le P équivalent Olsen et le K échangeable semblent, quant à elles, dépendre : </p>



<ul class="wp-block-list">
<li>de facteurs économiques (prix de l’énergie et des engrais en augmentation), </li>



<li>de la présence plus ou moins importante d’élevage </li>



<li>et de recommandations à la baisse pour les calculs de dose dans une démarche de fertilisation raisonnée.&nbsp;</li>
</ul>



<p class="has-text-align-justify">Les diagnostics agronomiques mettent en évidence une variation des effectifs des trois classes de fertilité mais qui reste limitée. Autrement dit, les évolutions constatées en éléments n’impactent pas fortement les préconisations de fertilisation.&nbsp;Cependant, les évolutions de la fertilité chimique mises en évidence sur les trente dernières années vont dans le même sens que les tendances observées sur les teneurs en éléments : diminution pour le P et le K, augmentation pour le Mg. Elles incitent donc à la vigilance pour P et K. Et elles justifient le suivi des bilans minéraux à la parcelle agricole et une politique de suivi analytique régulier et raisonné des terres.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">U<strong>ne analyse de l’évolution de la fertilité chimique des sols grâce à la Base de Données des Analyses de Terre</strong></h2>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des données de fertilité chimique des sols accessibles depuis 1990</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify">En France, la Base de Données des Analyses de Terre (BDAT Info&amp;Sols, INRAE Orléans) regroupe depuis 1990 les résultats d’analyses agronomiques d’horizons de surface de sols cultivés. Ces analyses sont effectuées à la demande d’agriculteurs par des laboratoires agréés par le Ministère en charge de l’agriculture. Cette base de données rassemble sur la période 1990–2020 : </p>



<ul class="wp-block-list">
<li>plus de 3,6 millions de déterminations de pH (eau), </li>



<li>3,5 millions de déterminations de phosphore (P) extractible issues des trois méthodes d’analyses pratiquées en France (Joret-Hébert, Dyer et Olsen) </li>



<li>et un nombre équivalent de déterminations de potassium (K) et magnésium (Mg) échangeables.</li>
</ul>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un diagnostic spatio-temporel des indicateurs de fertilité chimique des sols</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify">Le diagnostic spatio-temporel s’appuie sur l’analyse des valeurs brutes du pH et des teneurs en P, K et Mg. Il évalue également la disponibilité des éléments pour les cultures. Le logiciel RegiFert® permet de réaliser ce diagnostic agronomique de la fertilité chimique des sols en P, K et Mg. Pour cela, il affecte une classe de fertilité à chaque analyse en fonction de la position de sa valeur par rapport à deux seuils de référence nommés L1 et L2. </p>



<p class="has-text-align-justify">Ces 2 seuils permettent de définir 3 classes de diagnostic :&nbsp;</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>« fertilité faible » pour les valeurs d’analyse du sol inférieures à L1,&nbsp;</li>



<li>« fertilité moyenne » pour les valeurs d’analyse du sol comprises entre L1 et L2</li>



<li>« fertilité forte » pour les valeurs d&rsquo;analyse du sol supérieures à L2.</li>
</ul>



<p class="has-text-align-justify">Les données de la BDAT ont été agrégées en deux périodes d’une durée de 9 ans : de 2003 à 2011 et de 2012 à 2020. Au niveau spatial, les traitements ont été menés à l’échelle des 714 Petites Régions Agricoles (PRA) de France hexagonale.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des évolutions différentes en fonction des indicateurs de fertilité chimique</strong> des sols</h2>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des pH qui augmentent dans quasiment tous les sols français</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify"></p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:38% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="524" height="716" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/Evolution-pH-entre-2003-et-2020.png?resize=524%2C716&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3608 size-full" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/Evolution-pH-entre-2003-et-2020.png?w=524&amp;ssl=1 524w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/Evolution-pH-entre-2003-et-2020.png?resize=220%2C300&amp;ssl=1 220w" sizes="(max-width: 524px) 100vw, 524px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p></p>



<p>Les valeurs des médianes du pH eau des sols non calcaires sont les plus élevées entre 2003 et 2020 dans le centre nord de la France (Figures 2a et 2b). Par opposition, les plus faibles se trouvent au niveau des massifs cristallins et des Landes. </p>



<p>Enfin, les médianes du pH eau ont augmenté entre les périodes de 2003–2011 et 2012–2020 pour la quasi-totalité de la France (Figure 2c). </p>



<p>Ces évolutions du pH eau des sols non calcaires sont significatives pour 54 % de la SAU. Elles mettent ainsi en évidence quasiment exclusivement des augmentations (Figure 3). </p>
</div></div>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une teneur en phosphore qui diminue pour 68 % des sols français</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify">Les médianes des teneurs en P équivalent Olsen sont plus élevées en Bretagne et dans les Hauts-de-France. On observe les valeurs les plus faibles principalement sur la côte méditerranéenne. Par ailleurs, entre les périodes 2003–2011 et 2012–2020, ces teneurs ont eu tendance à diminuer dans la majorité des PRA. La baisse des médianes des teneurs en P équivalent Olsen est significative pour 68 % de la SAU. Et l’augmentation est significative pour 3 % de la SAU. Enfin, l’évolution est non significative pour 21 % de la SAU (Figure 5).</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="705" height="343" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/Evolution-P-entre-2003-et-2020.png?resize=705%2C343&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3609" style="width:705px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/Evolution-P-entre-2003-et-2020.png?w=705&amp;ssl=1 705w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/Evolution-P-entre-2003-et-2020.png?resize=300%2C146&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 705px) 100vw, 705px" /></figure>



<p class="has-text-align-justify">Les évolutions constatées des teneurs en P ont une conséquence sur la répartition des classes dominantes de fertilité pour 28 % de la SAU (Figure 6b). Ainsi, près d’un quart (24 %) de la SAU se trouve en classe faible sur la dernière période 2012–2020. Ce chiffre s’élevait à 13 % sur la période 2003–2011. À l’inverse, le pourcentage de la SAU avec une classe de fertilité forte est de 22 % sur la période la plus récente. Alors qu&rsquo;il était de 36% sur la première période (Figure 6c). Ces changements de classe correspondent à une baisse significative de classe de fertilité dans une grande partie de la France.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="711" height="529" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/carte-classes-de-fertilite-pour-P.png?resize=711%2C529&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3610" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/carte-classes-de-fertilite-pour-P.png?w=711&amp;ssl=1 711w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/carte-classes-de-fertilite-pour-P.png?resize=300%2C223&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 711px) 100vw, 711px" /></figure>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une teneur en potassium qui diminue pour 46 % de la SAU française mais des sols qui restent fertiles</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify">Les médianes des teneurs en K2O observées en France sur la période 2012–2020 varient majoritairement de 150 à 300 mg/kg (Figure 8a). Les valeurs les plus faibles sont observées dans les sols sableux des Landes de Gascogne (Figure 8a). Et on observe les valeurs les plus élevées dans les sols argileux développés sur l’arc des calcaires du Jurassique de la Lorraine à la Bourgogne et des Charentes et en Limagne dans le Massif Central (Figure 8a). Des évolutions significatives des teneurs en K concernent 52 % de la SAU. Ce sont essentiellement des diminutions pour 46 % de la SAU. </p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="705" height="294" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/Evolution-K-entre-2003-et-2020.png?resize=705%2C294&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3611" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/Evolution-K-entre-2003-et-2020.png?w=705&amp;ssl=1 705w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/Evolution-K-entre-2003-et-2020.png?resize=300%2C125&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 705px) 100vw, 705px" /></figure>



<p class="has-text-align-justify">Presque toutes les PRA ont une classe dominante forte ou moyenne pour K sur la période 2012–2020. En comparaison avec celles de la période précédente 2003–2011, on observe une diminution de la classe forte au profit de la classe moyenne, sans impact visible sur la classe faible (Figure 9 a et b).</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="696" height="365" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/Classe-fertilite-en-fonction-de-K.png?resize=696%2C365&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3612" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/Classe-fertilite-en-fonction-de-K.png?w=696&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/Classe-fertilite-en-fonction-de-K.png?resize=300%2C157&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /></figure>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une teneur en magnésium qui augmente pour la quasi totalité des sols français</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify"></p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="703" height="281" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/Evolution-Mg-entre-2003-et-2020.png?resize=703%2C281&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3613 size-full" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/Evolution-Mg-entre-2003-et-2020.png?w=703&amp;ssl=1 703w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/Evolution-Mg-entre-2003-et-2020.png?resize=300%2C120&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 703px) 100vw, 703px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p>Les médianes des teneurs en MgO par PRA sur la période 2012–2020 varient majoritairement entre 100 et 300 mg/kg avec des valeurs plus fortes dans les sols développés dans les matériaux issus d’alluvions marines ou fluvio-marines (Camargue, marais Poitevin), le long de la Garonne, dans les sols issus de roches dolomitiques (Moselle, causses du Massif Central, sud-est) et de matériaux volcaniques (Figure 10a). Ces teneurs sont très faibles pour les sols sableux et acides des Landes de Gascogne et de la Sologne. Par rapport à la période 2003–2011, on observe une augmentation significative des teneurs dans la quasi-totalité de la France. Les diminutions significatives des teneurs en MgO sont toutefois observées dans des PRA où les teneurs sont les plus faibles de France comme dans les Landes de Gascogne (Figure 10).</p>
</div></div>



<p class="has-text-align-justify"></p>



<div class="wp-block-media-text has-media-on-the-right is-stacked-on-mobile"><div class="wp-block-media-text__content">
<p>La grande majorité des PRA a la classe de fertilité moyenne ou forte comme dominante (Figure 11a). </p>



<p>On observe principalement une augmentation de classe de fertilité. Cela correspond à un transfert de 3 % de la SAU d’une classe dominante moyenne à une classe forte (Figure 11b). </p>



<p>Il ne semble donc pas y avoir d’enjeu particulier sur le magnésium en termes de fertilité.</p>
</div><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="708" height="384" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/Classe-fertilite-en-fonction-de-Mg.png?resize=708%2C384&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3614 size-full" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/Classe-fertilite-en-fonction-de-Mg.png?w=708&amp;ssl=1 708w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/Classe-fertilite-en-fonction-de-Mg.png?resize=300%2C163&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 708px) 100vw, 708px" /></figure></div>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify">Ces premiers résultats nécessiteraient d&rsquo;être complétés par une étude des équilibres entre les éléments. Cela permettrait ainsi de fournir un état complet de la fertilité des sols agricoles en France hexagonale. En effet, au-delà des teneurs, l’absorption des éléments minéraux par les plantes dépend largement des équilibres cationiques. Ainsi, le fait que les teneurs en K et en Mg évoluent en sens inverse peut avoir des implications sur la stœchiométrie de ces éléments.&nbsp;</p>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify has-medium-font-size">Si vous êtes intéressés par d&rsquo;autres publications sur la fertilité des sols, n&rsquo;hésitez pas à consulter notre rubrique <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/category/gestion-des-sols/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Gestion des sols</a>. </p>



<h1 class="wp-block-heading has-small-font-size">Source</h1>



<p class="has-text-align-justify has-small-font-size"><em>Blandine Lemercier, Manon Caubet, Nolwenn Le Pioufle, Eva Rabot, Catherine Pasquier, et al. 2023. Évolutions du pH et des teneurs en P K Mg dans les sols de France hexagonale entre 2003 et 2020 à partir de la Base de Données des Analyses de Terre. <a href="https://hal.inrae.fr/hal-04320423">16e Rencontres Comifer-Gemas</a>, Nov 2023, Tours, France. ⟨hal-04320423⟩ </em></p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/fertilite-chimique-des-sols/">Fertilité chimique des sols</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">3607</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Métabolites spécialisés des plantes</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/metabolites-specialises-des-plantes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[adeline]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 May 2024 07:50:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Protéger les cultures]]></category>
		<category><![CDATA[Réductions d'intrants en cultures et en élevage]]></category>
		<category><![CDATA[agroécologie]]></category>
		<category><![CDATA[agronomie]]></category>
		<category><![CDATA[métabolites]]></category>
		<category><![CDATA[plantes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/?p=3572</guid>

					<description><![CDATA[<p>Place des métabolites spécialisés des plantes en agriculture</p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/metabolites-specialises-des-plantes/">Métabolites spécialisés des plantes</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Place des métabolites spécialisés des plantes en agriculture</h1>



<p class="has-text-align-justify has-ast-global-color-5-color has-ast-global-color-0-background-color has-text-color has-background has-link-color has-medium-font-size wp-elements-368b86c0bba498c38328d31bcc384bb2">Découvrez ce que sont les métabolites spécialisés chez les plantes et comment ils peuvent être utilisés en agriculture, notamment pour la protection des cultures.</p>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify">Les plantes produisent de <strong>nombreux métabolites dits « spécialisés » </strong>généralement regroupés en <strong>trois grandes catégories : </strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>les terpénoïdes, </strong></li>



<li><strong>les alcaloïdes,</strong></li>



<li><strong>les composés phénoliques.</strong> </li>
</ul>



<p class="has-text-align-justify">Certains de ces composés jouent des rôles physiologiques et écologiques majeurs tout au long du cycle de vie des plantes. Ils peuvent les protéger contre des maladies, des ravageurs et des stress abiotiques ou, au contraire, faciliter leurs interactions avec des organismes bénéfiques ou symbiotiques.</p>



<p class="has-text-align-justify">Compte tenu de ces fonctions, les métabolites spécialisés suscitent un intérêt croissant pour des applications agroécologiques allant de la protection à la nutrition des plantes, en particulier dans le contexte de changement climatique et de développement d’une agriculture plus durable utilisant moins d’intrants de synthèse. <strong>De plus, certains de ces métabolites présentent des effets positifs sur la nutrition et la santé animales et humaines, et constituent des sources de médicaments, de colorants, d&rsquo;arômes ou de parfums pour l&rsquo;industrie alimentaire, cosmétique ou de la santé</strong>.</p>



<p class="has-text-align-justify">Malgré leur importance, ces composés ont été caractérisés chez un nombre limité d&rsquo;espèces. Leur biosynthèse, le transport ou la régulation, ainsi que les fonctions biologiques de la plupart d’entre eux restent mal connus, en particulier pour des raisons techniques <em>(exemple : quantités faibles, structures chimiques complexes</em>). <strong>Les progrès récents des connaissances de ces métabolites et le développement des nouvelles techniques d’amélioration des plantes permettent d’envisager de réintroduire ou d’optimiser les quantités de certains de ces composés de façon raisonnée dans les plantes cultivées.</strong> Ainsi, il doit être possible de bénéficier de leurs impacts positifs en agriculture et sur la qualité des produits végétaux pour des usages alimentaires ou industriels.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Métabolites spécialisés des plantes</strong></h2>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Quatre grandes classes de métabolites spécialisés des plantes</strong></h3>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify">Les plantes produisent un très grand nombre de métabolites spécialisés (MS). On en recense actuellement 200 000, même si on estime qu’on est plutôt de l’ordre d’<strong>un million de MS synthétisés</strong>. </p>



<p class="has-text-align-justify">Les métabolites spécialisés, anciennement appelés « métabolites secondaires », sont des composés organiques de faible poids moléculaire se caractérisant par une très grande diversité dans le règne végétal.<strong> Les MS s&rsquo;accumulent et ont des fonctions spécifiques dans certaines espèces ou tissus végétaux, et pas dans d&rsquo;autres.</strong> Les MS des plantes sont divisés en quatre classes principales : les terpènes, les acides gras, les composés azotés et les composés phénoliques. </p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="809" height="584" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/4-classes-de-metabolites-specialises-plantes.png?resize=809%2C584&#038;ssl=1" alt="Quatre grandes classes de métabolites spécialisés des plantes" class="wp-image-3575" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/4-classes-de-metabolites-specialises-plantes.png?w=809&amp;ssl=1 809w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/4-classes-de-metabolites-specialises-plantes.png?resize=300%2C217&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/4-classes-de-metabolites-specialises-plantes.png?resize=768%2C554&amp;ssl=1 768w" sizes="(max-width: 809px) 100vw, 809px" /></figure>



<p></p>



<p>Les métabolites spécialisés sont toxiques pour les plantes. Une fois fabriqués, ils sont stockés notamment dans les trichomes glandulaires. <strong>Ces derniers sont présents chez plus d’un tiers des plantes supérieures</strong>. C’est la première ligne de défense pour la plante car ils sont très sensibles au contact et explosent en libérant les MS.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>De nombreuses fonctions des métabolites spécialisés des plantes</strong></h3>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify">Chaque classe de métabolites comprend une grande diversité structurelle et, par conséquent, un large éventail de fonctions physiologiques et biologiques jouant <strong>un rôle clé dans l&rsquo;interaction des plantes avec l&rsquo;environnement</strong> : </p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Protection vis à vis des stress biotiques et abiotiques</strong>. Ils ont notamment permis aux plantes de s’adapter à la vie terrestre et aux conditions d’environnement fluctuantes </li>



<li><strong>Capacités de signalisation </strong>pour attirer ou repousser d’autres organismes.</li>
</ul>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les limites actuelles de l’utilisation des métabolites secondaires des plantes dans une stratégie de protection agroécologique</strong></h3>



<p></p>



<p><strong>Les limites sont de deux ordres : </strong></p>



<ol class="wp-block-list">
<li><strong>La sélection génétique a entraîné une réduction volontaire ou non de la diversité et des teneurs de MS dans les plantes cultivées.</strong> L’objectif était de limiter la toxicité, les activités anti nutritives, certaines odeurs, ou de faciliter la transformation et augmenter le rendement des produits végétaux.</li>



<li><strong>On connait plutôt bien les grandes voies de biosynthèse des métabolites primaires mais assez peu celles des MS. </strong>Cela s’explique par une grande diversité de MS, par leurs faibles quantités et par leur stockage dans des compartiments intracellulaires de cellules spécifiques. </li>



<li></li>
</ol>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="706" height="597" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/voies-de-biosynthese-des-metabolites.png?resize=706%2C597&#038;ssl=1" alt="Les limites actuelles de l’utilisation des métabolites secondaires des plantes dans une stratégie de protection agroécologique" class="wp-image-3576" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/voies-de-biosynthese-des-metabolites.png?w=706&amp;ssl=1 706w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/voies-de-biosynthese-des-metabolites.png?resize=300%2C254&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 706px) 100vw, 706px" /></figure>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des spécificités des métabolites spécialisés dans les graines </strong>liés majoritairement à l&rsquo;environnement</h3>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify">Les graines ont un profil de métabolites secondaires très différent des autres stades de la plante. Par ailleurs, <strong>70 % des calories consommées par les humains dérivent des graines. </strong>Il est donc important d’avoir un équilibre entre les métabolites bénéfiques (<em>exemple : flavonols</em>) et les métabolites antinutritionnels (<em>exemple : saponins</em>). Mais ces métabolites antinutritionnels jouent souvent un rôle important pour la plante (glucosinolates, tannins…). </p>



<p></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="402" height="393" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/profil-metabolites-specialises-graines.png?resize=402%2C393&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3577" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/profil-metabolites-specialises-graines.png?w=402&amp;ssl=1 402w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/profil-metabolites-specialises-graines.png?resize=300%2C293&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 402px) 100vw, 402px" /></figure>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify">Des analyses métabolomiques ont montré que l’environnement avait un fort impact sur la diversité des MS de la graine. <strong>Par ailleurs, les MS présentent une plasticité liée à l’environnement plus élevée que les métabolites primaires.</strong> Des stress abiotiques, en particulier le stress thermique régulent les MS.  Ainsi, la <strong>production de glucosinolates augmente en cas de fortes températures à la floraison</strong>. A l’inverse, des températures plus basses vont favoriser les flavonoïdes. </p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Métabolites spécialisés des plantes et insectes : vers de nouvelles stratégies de contrôle des ravageurs</strong></h2>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Le rôle des métabolites spécialisés dans la reconnaissance des plante</strong>s</h3>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify">En plus d’indices physiques (forme, couleur…), les métabolites spécialisés jouent un rôle essentiel dans la reconnaissance de la plante hôte par les insectes phytophages. Ils peuvent être émis. C’est le cas des composés organiques volatils. <strong>Les COV interviennent au moment de la localisation de la plante mais également pour l’acceptation par l’insecte.</strong> Il peut aussi avoir des composés de surface qui peuvent agir sur l’acceptation. </p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Recherche de métabolites spécialisés des plantes pour la gestion agroécologique de la mouche du chou</strong></h3>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify">Une fois la plante hôte trouvée, la mouche du chou pond au collet des plantes et les larves creusent des galeries dans les racines et s’y développent en causant des dégâts pouvant être importants. Puis la nymphose a lieu dans le sol. <strong>Des chercheurs de l’IGEPP ont travaillé sur la recherche de COV dissuasifs. </strong>En effet, il est possible de moduler les niveaux d’infestation avec des odeurs. Grâce à un screening de composés, ils ont identifié le disulfure de diméthyle (DMDS). </p>



<p class="has-text-align-justify">Ainsi, le <strong>DMDS diminue durablement l&rsquo;infestation initiale de la culture </strong>qui, excepté pour une date, passe en dessous du seuil critique de déclenchement d’un insecticide. Toutefois, il ne réduit pas l’infestation finale des plantes.</p>



<p></p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="354" height="235" data-id="3581" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/screening-composes-sur-mouche-du-chou.png?resize=354%2C235&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3581" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/screening-composes-sur-mouche-du-chou.png?w=354&amp;ssl=1 354w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/screening-composes-sur-mouche-du-chou.png?resize=300%2C199&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 354px) 100vw, 354px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="345" height="245" data-id="3580" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/effet-du-DMDS-sur-oeufs-de-mouche-de-chou.png?resize=345%2C245&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3580" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/effet-du-DMDS-sur-oeufs-de-mouche-de-chou.png?w=345&amp;ssl=1 345w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/effet-du-DMDS-sur-oeufs-de-mouche-de-chou.png?resize=300%2C213&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 345px) 100vw, 345px" /></figure>
</figure>



<p class="has-text-align-justify"></p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:25% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="300" height="241" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/05/Effet-eucalyptol-sur-infestation-finale-mouche-du-chou.png?resize=300%2C241&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3582 size-full" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p>En réalisant un second screening, ils ont identifié l’eucalyptol qui présente l’<strong>intérêt de réduire également le nombre de pupes par plante </strong>(infestation finale).</p>



<p>L’objectif in fine est d’intégrer ces composés dans des stratégies push pull. Il s&rsquo;agit d&rsquo;associer ces produits répulsifs avec l<strong>’implantation de plantes plus attractives pour la mouche du chou comme le chou chinois</strong>. </p>
</div></div>



<p class="has-text-align-justify"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Recherche de métabolites secondaires des plantes pour la gestion agroécologique de la grosse altise du colza</strong></h3>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify">Le retrait de substances actives (phosmet) a entraîné une impasse technique pour la gestion de la grosse altise du colza et une chute des surfaces de colza en France. <strong>Une thèse a été menée pour trouver des composés permettant de gérer ce ravageur. </strong> En effet, les isothiocyanates et les glucosinolates sont impliqués dans la reconnaissance de la plante hôte. <strong>Ce sont toutefois des composés attractifs ne pouvant être utilisés en biocontrôle car toxiques.</strong> D’autres COV attractifs ont été identifiés en analysant la notion de gradient de préférence chez les adultes des Brassicacées. Mais leur effet dépend de la dose sans que cet effet soit linéaire. Des travaux au champ sont en cours avec l’entreprise Agriodor. </p>



<p class="has-text-align-justify"><strong>Pour trouver des odeurs pour manipuler le comportement des insectes, il y a beaucoup d&rsquo;éléments à prendre en compte :</strong> concentration, proportion des composés dans les mélanges et qui varient avec la distance de la source et le contexte odorant sur le terrain.</p>



<p></p>



<p class="has-medium-font-size">Vous pouvez consulter d&rsquo;autres publications sur les composés volatils dans la rubrique <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/category/reductions-dintrants-en-cultures-et-en-elevage/proteger-les-cultures/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Protéger les cultures</a>. </p>



<h1 class="wp-block-heading has-small-font-size">Sources : </h1>



<p class="has-small-font-size"><em>BOUALEM A., 2024. Les trichomes glandulaires, des usines à Métabolites spécialisés</em>. <em><a href="https://www.academie-agriculture.fr/actualites/academie/seance/academie/metabolites-specialises-des-plantes-et-agriculture?240424">Séance de l&rsquo;Académie d&rsquo;Agriculture de France du 24 avril 2024</a></em></p>



<p class="has-text-align-justify has-small-font-size"><em>CORTESERO AM., 2024. Métabolites spécialisés et manipulation comportementale des insectes : vers de nouvelles stratégies de contrôle des ravageurs ? <a href="https://www.academie-agriculture.fr/actualites/academie/seance/academie/metabolites-specialises-des-plantes-et-agriculture?240424">Séance de l&rsquo;Académie d&rsquo;Agriculture de France du 24 avril 2024</a></em></p>



<p class="has-small-font-size"><em>CORSO M. , 2024. Diversité, plasticité et rôle des Métabolites spécialisés chez les graines <a href="https://www.academie-agriculture.fr/actualites/academie/seance/academie/metabolites-specialises-des-plantes-et-agriculture?240424">Séance de l&rsquo;Académie d&rsquo;Agriculture de France du 24 avril 2024</a></em></p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/metabolites-specialises-des-plantes/">Métabolites spécialisés des plantes</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">3572</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Microbiote des semences et protection agroécologique</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/microbiote-des-semences-et-protection-agroecologique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[adeline]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Apr 2024 09:43:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Protéger les cultures]]></category>
		<category><![CDATA[Réductions d'intrants en cultures et en élevage]]></category>
		<category><![CDATA[agroécologie]]></category>
		<category><![CDATA[microbiote]]></category>
		<category><![CDATA[semences]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/?p=3520</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le microbiote des semences : un enjeu de protection agroécologique </p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/microbiote-des-semences-et-protection-agroecologique/">Microbiote des semences et protection agroécologique</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading"><strong>Le microbiote des semences : un enjeu de protection agroécologique </strong></h1>



<p class="has-text-align-justify has-ast-global-color-5-color has-ast-global-color-0-background-color has-text-color has-background has-link-color has-medium-font-size wp-elements-9c8b5312dd5d7ae347b55e01c49b88ee">Découvrez comment le microbiote des semences est une voie d&rsquo;exploration pour la recherche d&rsquo;alternatives agroécologiques de protection des cultures.</p>



<p class="has-text-align-justify">Les semences constituent le premier maillon de la production agricole et par conséquent, de la chaîne alimentaire. En tant que telles, elles ont une influence déterminante sur les modèles agricoles ainsi que sur la diversité et la qualité des aliments. <strong>Les semences représentent donc un  matériel végétal de grande valeur économique.</strong> L’augmentation de la production passe irrémédiablement par une qualité physiologique et sanitaire optimale des semences. En effet, les graines sont soumises à un ensemble de stress biotiques <em>(les attaques par les agents pathogènes, les insectes…) </em>et abiotiques <em>(le manque d’eau ou de nutriments…)</em> qu’il est nécessaire de contrôler et de limiter.</p>



<p class="has-text-align-justify">La graine est non seulement le vecteur du patrimoine génétique des plantes. Mais, elle est également impliquée dans la transmission de nombreux micro-organismes dont des agents pathogènes. À ce jour, <strong>la gestion des agents pathogènes transmis à et par les semences repose sur la prophylaxie</strong>, l’utilisation de cultivars résistants et les traitements de semences utilisés pendant la production des semences ou après la récolte. La grande majorité de ces traitements de semences est constituée de fongicides et d’insecticides. Les solutions biologiques, à savoir la biostimulation <em>(exemple : pratiques agricoles favorisant les microorganismes bénéfiques)</em> ou le biocontrôle <em>(exemple : enrobage des semences)</em>, sont des <strong>options prometteuses mais encore trop peu efficaces</strong>.</p>



<p class="has-text-align-justify">De nouvelles approches pouvant limiter ces variations d&rsquo;efficacité sont en cours de recherche. Par exemple, dans un premier temps, on pourrait utiliser spécifiquement des micro-organismes natifs du microbiote des semences comme agents de biocontrôle, en enrobage aux semences. <strong>Il serait également intéressant de cibler directement les organes reproducteurs de la plante pour intégrer de manière naturelle les inoculants microbiens aux semences</strong>.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Qualité des semences et microbiote</h2>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Trois enjeux majeurs pour les semences</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify"><strong>Les semences constituent le premier maillon de la production agricole</strong>. En tant que telles, elles ont une influence déterminante sur les modèles agricoles ainsi que sur la diversité et la qualité des aliments.<strong> Trois enjeux se posent autour de la production de semences : </strong></p>



<ol class="wp-block-list">
<li>Disposer de <strong>semences à forte valeur agronomique</strong>, qui soient donc productives tout en restant qualitatives.</li>



<li>Proposer de <strong>variétés de semences moins consommatrices d’intrants</strong> et plus résistantes aux stress biotiques (maladies, ravageurs) et abiotiques (sécheresse, froid). </li>



<li>Produire des <strong>semences adaptées aux différents types d’agricultures</strong> : conventionnelle, biologique….</li>
</ol>



<p class="has-text-align-justify">Pour répondre à ces enjeux, il est essentiel de <strong>garantir une qualité physique et germinative des semences</strong>. Ces deux facteurs sont souvent influencés par des paramètres dépendants du génotype et des conditions de culture des plantes porte-graines. D’autre part, <strong>les semences sont enclines à l’invasion par des agents pathogènes</strong>. Il est donc nécessaire de contrôler la qualité sanitaire des semences. </p>



<p class="has-text-align-justify">A ce jour, la liste de référence de l’ISTA (International Seed Testing Association) recense <strong>290 agents phytopathogènes associés aux semences de 11 espèces végétales</strong>. Soit <strong>126 combinaisons hôte-organisme nuisible</strong>, pour lesquels les semences sont une voie de propagation. On retrouve des champignons, des bactéries, des virus, des nématodes…</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="550" height="487" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/04/liste-reference-phytopathogene-semences.png?resize=550%2C487&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3523" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/04/liste-reference-phytopathogene-semences.png?w=550&amp;ssl=1 550w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/04/liste-reference-phytopathogene-semences.png?resize=300%2C266&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 550px) 100vw, 550px" /></figure>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La lutte contre les agents phytopathogènes transmissibles par les semences</strong></h3>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong><em>La protection chimique, premier levier de lutte contre les agents phytopathogènes transmissibles par les semences</em></strong></h4>



<p class="has-text-align-justify">Pour pouvoir être commercialisées dans l’Union européenne, <strong>les semences doivent être certifiées pour leur faculté germinative,</strong> leur <strong>pureté spécifique</strong> et également pour <strong>leur qualité sanitaire</strong>. En France, le Service Officiel de Contrôle et de certification (SOC) réalise contrôle et certification. Ce certificat est obligatoire pour les semences de grandes cultures et permet de garantir l’absence d’agents pathogènes. Les tests d’évaluation de la qualité sanitaire des semences sont très coûteux. <strong>Il est donc nécessaire de limiter au maximum la présence des agents pathogènes sur les semences</strong>. Cette limitation dépend majoritairement des produits phytosanitaires et chimiques utilisés lors de la culture ou en traitement post-récolte. Ces traitements post-récoltes reposent sur l’utilisation de fongicides ou d’insecticides en enrobage ou en pelliculage sur les semences.</p>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong><em>Les méthodes de lutte alternatives contre les agents phytopathogènes transmissibles par les semences</em></strong>&nbsp;</h4>



<p><strong>Trois catégories regroupent ces méthodes : </strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Les méthodes physiques. </strong>Cependant, elles ne permettent pas d’éliminer les agents pathogènes présents dans les tissus internes de la graine. 
<ul class="wp-block-list">
<li>thermothérapie (eau, air, vapeur), </li>



<li>rayonnement infrarouge, </li>



<li>UVC, </li>



<li>pression osmotique, </li>



<li>ultrasons, </li>



<li>application de vide poussé (250 mbar)</li>



<li>,brossage. </li>
</ul>
</li>



<li><strong>Les méthodes chimiques</strong>, application aux semences (ces techniques peuvent se révéler coûteuses et ne sont actuellement que très peu étudiées)  :
<ul class="wp-block-list">
<li>de sulfate de cuivre, </li>



<li>d’acides (lactique, acétique), </li>



<li>d’alcool, </li>



<li>d’extraits organiques (poudre de lait, moutarde, extraits de plantes, huiles essentielles). </li>
</ul>
</li>



<li><strong>Les méthodes biologiques.</strong> Il existe peu de formulations commercialisées et les efficacités sont variables. 
<ul class="wp-block-list">
<li>biostimulation : basée sur la stimulation des microorganismes bénéfiques dans les cultures.</li>



<li>biocontrôle : utilisation de micro-organismes antagonistes en enrobé ou en application aux semences. </li>
</ul>
</li>
</ul>



<p class="has-text-align-justify">Afin de développer plus largement la dernière catégorie, <strong>il reste nécessaire de mieux comprendre le microbiote des semences</strong>. Notamment les processus écologiques et moléculaires impliqués dans son assemblage et dans sa transmission à et par la graine.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Impact du microbiote sur la santé des plantes et les semences</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify">Les plantes ont développé des <strong>cascades de réseaux moléculaires permettant d’activer une réponse au stress et de rétablir leur homéostasie, de se protéger et de réparer les dommages cellulaires provoqués par ces différents stress</strong>. Elles peuvent aussi se reposer sur les communautés de micro-organismes qui lui sont associées pour surmonter ces stress et augmenter leur fitness. Une <strong>large diversité de micro-organismes</strong> (archées, bactéries, champignons, oomycètes, protistes et nématodes) est associée aux différents organes de la plante. <strong>Les variations d’abondance voire de prévalence sont en partie expliquées par :</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>la <strong>dynamique spatio-temporelle du microbiote </strong>au sein de son hôte ;</li>



<li>l’<strong>espèce végétale étudiée</strong>. </li>
</ul>



<p class="has-text-align-justify">Des changements de composition et de structure taxonomique du microbiote ont notamment été corrélés à un certain nombre de modifications phénotypiques de l’hôte. Au niveau de la graine, des modifications de la structure du microbiote s&rsquo;expliquent par des différences de cinétique de germination voire de taux de germination. <strong>En effet, certaines bactéries associées aux graines peuvent réprimer la germination des plantes notamment par la production d&rsquo;oxyviniglycines ou bien encore diminuer la dormance des graines par la production de cytokinines</strong>. Le microbiote des graines peut également avoir un impact direct sur le phénotype de la plantule. Par exemple, il peut améliorer les capacités d’assimilation des nutriments par la plante. Par ailleurs, <strong>la présence de certains micro-organismes au sein des graines peut également favoriser l’établissement de micro-organismes bénéfiques pour la croissance des plantes</strong>. Enfin, les micro-organismes associés aux graines peuvent aussi diminuer l’impact de stress abiotiques.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Facteurs influençant le microbiote des plantes et des semences</strong></h2>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify has-ast-global-color-5-color has-luminous-vivid-orange-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-09a0a6e082371c76dbeb7c8941cc2f12">Piloter la composition du microbiote des plantes pour améliorer la croissance et la santé de l’hôte nécessite une meilleure connaissance des sources d’inoculum de ce microbiote ainsi que des processus écologiques impliqués dans l’assemblage de ces communautés.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Sources d’inoculum du microbiote des plantes et des semences</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify"><strong>La majeure partie des micro-organismes est transmise de manière horizontale à la plante</strong>, principalement par le sol. Il existe un gradient négatif de diversité en termes de micro-organismes d’origine tellurique allant de la rhizosphère aux organes reproducteurs de la plante. En ce qui concerne <strong>les parties aériennes des plantes, celles-ci sont colonisées par des micro-organismes issus de l’air, de la pluie, des insectes, des poussières ou encore des couverts végétaux</strong>. Enfin, les taxons transmis par les graines sont aussi une source d’inoculum pour la plantule et par conséquent pour la future plante. Mais ils représentent une faible proportion de l’inoculum de la future plantule par rapport au sol. </p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="535" height="556" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/04/Sources-dinoculum-du-microbiote-des-plantes.png?resize=535%2C556&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3525" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/04/Sources-dinoculum-du-microbiote-des-plantes.png?w=535&amp;ssl=1 535w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/04/Sources-dinoculum-du-microbiote-des-plantes.png?resize=289%2C300&amp;ssl=1 289w" sizes="(max-width: 535px) 100vw, 535px" /></figure>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Processus impliqués dans l’assemblage du microbiote des plantes et des semences</strong></h3>



<p><strong>Les processus sont de quatre ordres : </strong></p>



<ol class="wp-block-list">
<li><strong>Dispersion. </strong>Elle se définit par les mouvements des micro-organismes dans l’espace. Elle joue un rôle important dans l’assemblage du microbiote des plantes, notamment lors des phases précoces de son développement. </li>



<li><strong>Diversification. </strong>C’est un processus qui va générer de la diversité au sein des communautés mais qui reste difficile à étudier et à dissocier de la dispersion.</li>



<li><strong>Dérive écologique.</strong>  La diversification est un processus qui va générer de la diversité au sein des communautés. Ce processus est particulièrement important dans les communautés composées de peu d’espèces ayant une abondance relativement faible et un faible taux de sélection. </li>



<li><strong>Sélection.</strong> Elle correspond aux changements dans la structure des communautés, causés par des différences de fitness entre individus.</li>
</ol>



<p class="has-text-align-justify">L’environnement, qu’il soit <strong>biotique ou abiotique</strong>, peut fortement i<strong>mpacter la structure des communautés microbiennes associées aux plantes.</strong> Le sol seul n’est pas le seul facteur influençant la structure taxonomique du microbiote des plantes. Les saisons, la température, les radiations UV, la lumière ou encore la disponibilité en eau jouent également un rôle. Enfin, <strong>les pratiques agricoles ou la présence d’organismes macroscopiques comme les insectes pollinisateurs ou les insectes herbivores vont moduler la composition des communautés associées aux plantes</strong>.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Impact des interactions entre les micro-organismes sur le microbiote des plantes et des semences</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify"><strong>Les micro-organismes interagissent constamment entre eux</strong> dans un continuum allant du mutualisme au parasitisme. <strong>La principale interaction reste la compétition et ce à deux niveaux : </strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Compétition par interférence. </strong>Cette compétition est médiée par la production par des micro-organismes de composés qui vont inhiber la croissance d’autres micro-organismes. Cela peut se faire par contact ou par sécrétion dans le milieu. </li>



<li><strong>Compétition pour les ressources.</strong> Cela consiste à exploiter les ressources de manière plus efficace que son compétiteur. Pour cela, les bactéries vont développer des stratégies par
<ul class="wp-block-list">
<li>une meilleure métabolisation des ressources </li>



<li>et/ou par la sécrétion de métabolites permettant de dégrader ou de capturer les nutriments dans le milieu.</li>
</ul>
</li>
</ul>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Sélection par l’hôte des micro-organismes présents dans le microbiote des plantes et des semences</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify"><strong>La plante va en partie sélectionner son microbiote.</strong> Ainsi, le génotype de l’hôte est responsable de 1 à 10 % de la variation de la composition des communautés microbiennes de la plante. <strong>Outre le génotype, le compartiment de la plante , la sécrétion de métabolites, l’âge, les exsudats excrétés ou encore l’immunité de la plante peuvent tous être des facteurs influençant la structure du microbiote de la plante.</strong> Ainsi, la plante peut réguler son microbiote par son système immunitaire, mais réciproquement, <strong>le microbiote joue un rôle dans l’établissement et la maturation du système immunitaire de la plante</strong>. </p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pilotage du microbiote des semences</strong> en vue de mieux protéger la plante</h2>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Transmission verticale du microbiote à et par la semence</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify"><strong>La transmission par la voie verticale, implique la transmission d’un micro-organisme ou d’une communauté microbienne sur plusieurs générations.</strong> Cette héritabilité du microbiote a son importance en agronomie car elle va permettre de moduler le microbiote de la plante entre les générations de plantes. <strong>La transmission des membres du microbiote par les graines a été explorée chez un grand nombre de plantes d’intérêt agronomique</strong>. <em>Par exemple, chez le maïs, les semences d&rsquo;hybrides de maïs génétiquement apparentées possèdent des taxons bactériens similaires. Chez le riz, environ 45 % des communautés bactériennes associées aux graines sont retrouvées sur deux générations successives.</em></p>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong><em>Transmission à la semence</em></strong></h4>



<p class="has-text-align-justify"><strong>Trois voies principales régissent la transmission de micro-organismes à et par la graine</strong> : </p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>interne, </strong></li>



<li><strong>florale,</strong></li>



<li><strong>externe. </strong></li>
</ul>



<p class="has-text-align-justify">Globalement, la colonisation précoce des graines en développement se fait par la voie interne via le xylème ou les tissus non vasculaires de la plante mère. Puis, les graines en développement peuvent être colonisées par la voie florale via le stigmate de la plante mère. Enfin, la voie externe influencera plus la colonisation tardive des graines matures. C’est <strong>le contact de la graine avec les micro-organismes présents sur les fruits ou les résidus de culture qui va permettre cette colonisation externe</strong>.</p>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong><em>Transmission par la semence</em></strong></h4>



<p class="has-text-align-justify"><strong>La graine est colonisée par un ensemble de micro-organismes.</strong> Mais leur présence ne garantit pas leur transmission à future plantule. La germination débute par une phase d’imbibition des tissus de la graine et se termine lors de la sortie de la radicule . Pendant cette phase, de nombreux composés vont être relargués au voisinage de la graine, créant une zone d’intense compétition microbienne, la spermosphère. <strong>La plantule va ensuite se développer jusqu’à percer le sol et atteindre l’atmosphère</strong>, c’est ce qu’on appelle l’émergence. Cette étape établit le début de l’autotrophie de la plante. C’est à partir de cette étape que va majoritairement se différencier le microbiote des parties aériennes et racinaires de la plante.</p>



<p class="has-text-align-justify">Pendant la germination et l’émergence, va se dérouler <strong>la coalescence des communautés de micro-organismes associés aux graines et au sol.</strong> Elle correspond à la rencontre et au mélange entre deux ou plusieurs communautés. Elle est majoritairement asymétrique. <strong>En effet, des travaux ont montré que seulement 0,3 % à 15,0 % de la diversité en micro-organismes retrouvés sur la plantule de colza provient de la graine contre 35 à 72 % du sol</strong>.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Deux approches de pilotage du microbiote des semences</strong></h3>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify has-ast-global-color-5-color has-luminous-vivid-orange-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-e54395a16883a59a573a61fd60188ffd">On peut utiliser <strong>deux approches pour piloter efficacement le microbiote des plantes</strong>. <strong>La première est la biostimulation.</strong> On module le microbiote de la plante en prenant en compte le lieu de production, les itinéraires techniques mais également le génotype de la plante. Cependant, dans un agrosystème perturbé, <strong>on peut également mettre en place, le biocontrôle.</strong> Elle consiste à l’introduction de micro-organismes ou de consortia microbiens sur les plantes. Et ce afin de rétablir efficacement la diversité microbienne et améliorer la santé et/ou la croissance des plantes.</p>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong><em>Biostimulation du microbiote des semences</em></strong></h4>



<p><strong>Le lieu de production ou encore les itinéraires techniques sont des facteurs qui vont fortement influencer le microbiote des plantes.</strong> Par exemple, l’apport en fertilisants et pesticides, le labour, les propriétés du sol, de l’air ou encore de l’eau d’irrigation vont moduler les communautés microbiennes associées à l’environnement et aux plantes.</p>



<p class="has-text-align-justify"><strong>Le génotype de la plante influence également la composition du microbiote</strong>. Il doit donc être pris en compte dans des objectifs de biostimulation. Utiliser la sélection variétale pour moduler le microbiote des plantes serait ainsi possible. Et le microbiote offre une nouvelle source génétique héritable pour la sélection variétale et par conséquent, la sélection de son microbiote. On pourrait ainsi <strong>sélectionner des plantes excrétant des exsudats de graines spécifiques</strong>, ou encore <strong>des plantes ayant des fleurs avec des caractéristiques morphologiques particulières</strong> afin de sélectionner les microorganismes qui y sont associés.</p>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong><em>Biocontrôle du microbiote des semences</em></strong></h4>



<p class="has-text-align-justify"><strong>Le biocontrôle par l’inoculation de taxons microbiens sur les plantes vise à moduler le microbiote des plantes</strong>. L’une des approches prometteuses est de cibler directement l’incorporation de micro-organismes dans les graines. En effet, les micro-organismes sont peu nombreux dans les graines. Il serait ainsi plus facile d’y intégrer un inoculum microbien, en comparaison à une plante mature qui possède un microbiote préexistant qu’il faudrait d’abord supprimer pour que l’inoculum puisse s’installer. </p>



<p class="has-text-align-justify"><strong>Le premier levier pour l’établissement des inoculants est la pression de propagule. </strong>Il s&rsquo;agit d&rsquo;optimiser à la fois la dose et la fréquence d’application des inoculants pour optimiser leur installation dans la graine. <strong>Le second levier face au filtre environnemental consiste à sélectionner des taxons qui sont adaptés à l’habitat dans lequel on veut les inoculer</strong>. Dans le cas de la graine, il faut, notamment, des taxons capables de résister aux stress osmotiques. Enfin, dans un troisième temps, il est nécessaire que les taxons inoculés puissent résister aux stress biotiques et ne pas être inhibés par des taxons indigènes présentant des traits de compétition. </p>



<p></p>



<p class="has-medium-font-size">D&rsquo;autres publications sur la notion de microbiote sont disponibles dans notre rubrique <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/category/agroecologie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Agroécologie</a>. </p>



<h2 class="wp-block-heading has-small-font-size">Source</h2>



<p class="has-small-font-size"><em>Guillaume Chesneau. <a href="https://theses.hal.science/tel-03678713">Décryptage des processus d’assemblage du microbiote des graines dans le but de limiter la transmission d’agents pathogènes. Microbiologie et Parasitologie</a>. Université d’Angers, 2021. Français. ffNNT : 2021ANGE0047ff. fftel-03678713f </em></p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/microbiote-des-semences-et-protection-agroecologique/">Microbiote des semences et protection agroécologique</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">3520</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Changement climatique et mycotoxines</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/changement-climatique-et-mycotoxines/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[adeline]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Apr 2024 09:51:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Evaluer et atténuer les impacts sur l'agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[agronomie]]></category>
		<category><![CDATA[changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[mycotoxines]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/?p=3462</guid>

					<description><![CDATA[<p>Impact du changement climatique sur le risque mycotoxines</p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/changement-climatique-et-mycotoxines/">Changement climatique et mycotoxines</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Impact du changement climatique sur le risque mycotoxines</h1>



<p class="has-text-align-justify has-ast-global-color-5-color has-ast-global-color-0-background-color has-text-color has-background has-link-color has-medium-font-size wp-elements-1bc9191f2af0050e4b9e2c435da6dabb">Découvrez comment le changement climatique, couplé à des changements de pratiques, peut favoriser le développement des mycotoxines. </p>



<p class="has-text-align-justify"><strong>Les mycotoxines sont des métabolites secondaires des champignons</strong> qui offrent un large spectre d&rsquo;effets toxiques. Elles sont produites par des moisissures appartenant notamment aux genres Aspergillus, Penicillium et Fusarium. Ces toxines sont les contaminants naturels les plus présents dans notre alimentation. Elles se retrouvent dans de nombreuses denrées d&rsquo;origine végétale. En particulier dans les céréales mais aussi les fruits, les noix, les amandes, les grains, les fourrages, ainsi que dans les aliments composés et manufacturés issus de ces filières.&nbsp;</p>



<p class="has-text-align-justify">Le climat et son impact sur la température, l’hygrométrie et la pluviométrie, notamment pendant les cycles de culture, représentent le facteur agroécosystémique le plus important pour expliquer le risque de colonisation de la plante et la production de toxines. Il existe en parallèle, des facteurs agronomiques susceptibles de modifier, d’atténuer ou d’amplifier l’effet d’un changement de climat. <strong>La capacité des moisissures mycotoxinogènes à répondre au changement climatique peut induire une modification de leur distribution géographique, du schéma d&rsquo;apparition des mycotoxines et des mélanges présents</strong>. Ces changements peuvent avoir des conséquences significatives sur la santé humaine et animale qu’il est important de mieux comprendre. Enfin, ce changement climatique interagit avec l’évolution des pratiques culturales nécessaires pour s’adapter aux contraintes réglementaires, climatiques et sanitaires.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Changement climatique et mycotoxines : caractéristiques et risques mycotoxines</strong></h2>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Caractéristiques des mycotoxines</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify"><strong>Les mycotoxines sont des métabolites secondaires sécrétés par des champignons</strong>. Ces champignons appartiennent principalement aux genres <em>Aspergillus</em>, <em>Penicillium </em>et <em>Fusarium</em>. La présence de mycotoxines dans les aliments destinés à la consommation humaine ou animale est potentiellement dangereuse. Notamment en raison de leurs effets toxiques (cancérigène, perturbateur endocrinien et de leur bonne stabilité thermique (résistant à la cuisson).</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="509" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/04/effets-mycotoxines-sur-sante.png?resize=1024%2C509&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3463" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/04/effets-mycotoxines-sur-sante.png?resize=1024%2C509&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/04/effets-mycotoxines-sur-sante.png?resize=300%2C149&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/04/effets-mycotoxines-sur-sante.png?resize=768%2C382&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/04/effets-mycotoxines-sur-sante.png?w=1218&amp;ssl=1 1218w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="has-text-align-justify">Un même champignon peut produire différentes mycotoxines. <strong>Mais différents champignons peuvent produire la même mycotoxine</strong>. Par ailleurs, le champignon peut être présent sans produire de mycotoxine. Et le champignon peut disparaître mais la mycotoxine reste.&nbsp; Par ailleurs, la production de mycotoxines ne se fait que sous certaines conditions de température et d’humidité.&nbsp;</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Evaluation du risque mycotoxine</strong>s</h3>



<p class="has-text-align-justify">Le risque est la probabilité d’être exposé au danger. Pour caractériser le danger, on établit la dose journalière tolérable (DJT).&nbsp;<strong>Quand la mycotoxine est considérée comme cancérigène, on parle de marge d&rsquo;exposition (MOE).</strong></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="602" height="341" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/04/risque-mycotoxines.png?resize=602%2C341&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3466" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/04/risque-mycotoxines.png?w=602&amp;ssl=1 602w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/04/risque-mycotoxines.png?resize=300%2C170&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 602px) 100vw, 602px" /></figure>



<p></p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Changement climatique et mycotoxines : situation actuelle et évolutions prévisibles</strong></h2>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Un risque mycotoxine dans la majorité des cas lié aux conditions climatiques</h3>



<p class="has-text-align-justify">Le climat &#8211; température, eau disponible, lumière et fluctuations des cycles humides/secs &#8211; représente le facteur agroécosystémique le plus important qui influence les étapes du cycle de vie des champignons, leur capacité à coloniser les cultures, et la production de mycotoxines. D&rsquo;après des travaux d&rsquo;Arvalis, les risques DON pour le blé et DON pour maïs sont liés respectivement à 55 % et à 85 % au climat. Pour les fumonisines, c&rsquo;est de l&rsquo;ordre de 74 % et pour les aflatoxines, de l&rsquo;ordre de 68 %. A l&rsquo;inverse, pour l&rsquo;ergot du blé, le climat joue un rôle minoritaire (1%). En effet, le problème de l&rsquo;ergot est d&rsquo;abord une question d&rsquo;agronomie (qualité des semences et la gestion des adventices).</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Un impact du climat des 20 dernières années variable selon les mycotoxines</h3>



<p class="has-text-align-justify">En France, <strong>la température moyenne rencontrée sur l’ensemble du cycle du maïs a un impact significatif sur l’augmentation du dénombrement d’Aspergillus Flavi retrouvé dans les grains</strong>. Des travaux récents conduits par ARVALIS et non publiés démontrent une augmentation du risque fumonisine sur maïs. A l’inverse, les prévisions météorologiques basées sur les scénarios du GIEC corroborent les observations enregistrées ces 20 dernières années quant à une limitation possible du risque déoxynivalénol sur maïs comme sur blé.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Des changements de répartition géographique des mycotoxines liées au changement climatique</h3>



<p class="has-text-align-justify">Dans l’hypothèse de poursuite du réchauffement climatique selon le scénario RCP4.5 ou RCP8.5, l’augmentation des températures à venir, entraînera une augmentation des risques aflatoxines et fumonisines sur maïs. Et une <strong>diminution du risque déoxynivalenol sur blé et maïs avec des variabilités annuelles et territoriales</strong>. Toutefois, dans ce contexte de changement climatique, la variabilité naturelle du climat perdure. Cela peut annuellement sur certains territoires permettre une installation significative d’un ou plusieurs de ces pathogènes en culture, induisant la présence des mycotoxines associées.&nbsp;</p>



<p class="has-text-align-justify"></p>



<div class="wp-block-media-text has-media-on-the-right is-stacked-on-mobile"><div class="wp-block-media-text__content">
<p>La capacité des moisissures mycotoxinogènes à répondre au changement climatique peut induire une modification de leur distribution géographique. Ainsi, l’Europe a longtemps été considérée comme indemne d’aflatoxine notamment en raison de son climat tempéré. <strong>La gestion du risque reposait sur l’application de contrôles stricts des produits importés en provenance des zones à risque</strong>. Cependant, depuis quelques années, des alertes signalent la contamination de productions par les aflatoxines en Roumanie, Italie, Espagne, Portugal, Grèce…</p>
</div><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="598" height="288" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/04/Extension-zone-risque-aflatoxine.png?resize=598%2C288&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3467 size-full" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/04/Extension-zone-risque-aflatoxine.png?w=598&amp;ssl=1 598w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/04/Extension-zone-risque-aflatoxine.png?resize=300%2C144&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 598px) 100vw, 598px" /></figure></div>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Changement climatique, mycotoxines et changement de pratiques</strong></h2>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Facteurs agronomiques augmentant le risque mycotoxines</h3>



<p>Les principaux facteurs agronomiques qui augmentent le risque mycotoxines sont :&nbsp;</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>La rotation des cultures.</strong> La succession maïs/ blé est un facteur de risque pour le déoxynivalenol. La succession culture d’hiver/blé et autres céréales à paille est un facteur de risque pour les alcaloïdes de l’ergot.&nbsp;</li>



<li><strong>Les dates de semis et de récolte</strong>. En effet, le risque pour les fumonisines, deoxynivalenol et les aflatoxines sur maïs est amplifiée avec des dates retardées.&nbsp;</li>



<li><strong>Les densités de semis.</strong> En effet, si elles sont trop élevées par rapport à l’eau disponible, le risque pour les fumonisines et les aflatoxines sur maïs est augmenté.</li>



<li><strong>Le non travail du sol </strong>et principalement l’absence de labour, facteur de risque pour le déoxynivalenol sur maïs et sur blé et les alcaloïdes de l’ergot sur blé et autres céréales à paille.&nbsp;</li>



<li><strong>L’absence de gestion de certains insectes ravageurs</strong>, facteur de risque pour les fumonisines, le déoxynivalenol, les aflatoxines sur maïs et parfois les alcaloïdes de l’ergot sur blé.&nbsp;Sur maïs, les sésamies et les pyrales causent des dommages sur épi qui augmentent le risque mycotoxines. Du fait du climat plus chaud en été, on observe une progression de la sésamie vers le nord. On observe également une 2ème génération de pyrale plus fréquente au nord de la Loire</li>



<li><strong>Une moindre gestion suffisante des graminées adventices</strong>, facteur de risque pour les alcaloïdes de l’ergot sur blé et autres céréales à paille.&nbsp;Cela s’explique par une forte régression de l’efficacité des principales substances actives herbicides et par l’apparition de populations de RG et de vulpin résistantes.&nbsp;</li>



<li><strong>Une fertilisation déséquilibrée</strong> et surtout le non recours à l&rsquo;irrigation sous condition de stress hydrique, facteurs de risque pour les fumonisines et les aflatoxines sur maïs.&nbsp;Ainsi, dans les sols à faible réserve en eau et dans les régions à la pluviométrie incertaine en période estivale et sans irrigation, on observe une remise en cause de la diversification des cultures avec une tendance à implanter davantage de culture d’hiver avec un risque d’ergot du seigle majoré.&nbsp;</li>



<li><strong>Le choix de génétiques </strong>les plus sensibles à ces champignons toxinogènes, facteur de risque générique. </li>
</ul>



<p></p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Des évolutions de pratiques impactant d&rsquo;ors et déjà le risque mycotoxines</h3>



<p class="has-text-align-justify">Ces pratiques subissent déjà des modifications permanentes. C&rsquo;est notamment le cas du labour qui a fortement régressé depuis le début des années 2000 sur cultures d’hiver. Avec comme objectif de préserver les sols et économiser du carburant. Il existe aussi les variétés de blé et de maïs actuellement cultivées, sélectionnées moins sensibles aux fusarioses.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="603" height="307" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/04/part-des-cultures-sans-labour.png?resize=603%2C307&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3471" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/04/part-des-cultures-sans-labour.png?w=603&amp;ssl=1 603w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/04/part-des-cultures-sans-labour.png?resize=300%2C153&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 603px) 100vw, 603px" /></figure>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify">La gestion directe de ces champignons avec un fongicide reste peu performante. Il faut donc faire appel en priorité au choix judicieux de ces pratiques pour limiter l’impact du changement climatique lorsqu’il est défavorable ou accentuer son effet dans le cas contraire. Dans tous les cas, l&rsquo;objectif est bien d’assurer le respect des seuils imposés pour l’ensemble de ces contaminants. Ces seuils sont désormais tous réglementés dans l’alimentation humaine sur le territoire de l’UE.</p>



<p></p>



<p class="has-medium-font-size">Pour en savoir plus, n&rsquo;hésitez pas à consulter nos autres publications liées au <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/category/changement-climatique/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">changement climatique</a>. </p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading has-small-font-size">Source : </h2>



<p class="has-text-align-justify has-small-font-size"><em><a href="https://www.academie-agriculture.fr/actualites/academie/seance/academie/mycotoxines-et-changements-climatiques?270324">AAF, 2024</a>. Changement climatique et mycotoxines. Séance de l&rsquo;Académie d&rsquo;Agriculture de France du 27 mars 2024. </em></p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/changement-climatique-et-mycotoxines/">Changement climatique et mycotoxines</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">3462</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Cosmétique et agriculture</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/cosmetique-et-agriculture/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[adeline]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Mar 2024 10:26:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agroécologie]]></category>
		<category><![CDATA[agroécologie]]></category>
		<category><![CDATA[agronomie]]></category>
		<category><![CDATA[betterave]]></category>
		<category><![CDATA[cosmétique]]></category>
		<category><![CDATA[huile]]></category>
		<category><![CDATA[plantes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/?p=3395</guid>

					<description><![CDATA[<p>La cosmétique comme moteur d'innovations pour l'agriculture </p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/cosmetique-et-agriculture/">Cosmétique et agriculture</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">La cosmétique comme moteur d&rsquo;innovations pour l&rsquo;agriculture </h1>



<p class="has-text-align-justify has-ast-global-color-5-color has-ast-global-color-0-background-color has-text-color has-background has-link-color has-medium-font-size wp-elements-8914e6d0f8cdd4fd0b87cc84881ad701">Découvrez comment les enjeux pour le secteur de la cosmétique peuvent impacter l&rsquo;agriculture et orienter les modes de production.</p>



<p class="has-text-align-justify">Les produits végétaux sont les principales sources de nombreux produits cosmétiques. Ils sont présents à des états plus ou moins transformés, comme des ingrédients, des huiles essentielles, des molécules aromatiques, les fibres…, seules ou en combinaison. <strong>Les plantes à l’origine de ces produits sont cultivées depuis la nuit des temps, certaines à petite échelle telles certaines plantes à parfum, d’autres à de nettement plus grandes échelles, telles les plantes utilisées pour les huiles ou les alcools utilisés</strong>. </p>



<p class="has-text-align-justify">La recherche de naturalité demandée par les consommateurs oblige le secteur cosmétique à prendre en compte davantage l&rsquo;impact environnemental de toute leur chaîne de valeurs et donc modifier leur sourcing d&rsquo;ingrédients impactant de fait la production agricole. <strong>Les entreprises de la cosmétique mettent ainsi en place des cadres contractuels avec les productions pour produire de manière durable</strong>, comme par exemple le groupe LVMH pour leur approvisionnement d&rsquo;alcool de betterave ou encore la provenance des huiles nécessaires à la fabrication des acides gras. </p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La filière cosmétique française : enjeux et défis de demain</strong></h2>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un marché cosmétique en plein expansion</strong></h3>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify">Le marché des cosmétiques est un marché en pleine expansion avec de plus en plus d&rsquo;usages et d’utilisateurs (enfants, hommes). Cela représente <strong>plus de 460 milliards de chiffre d&rsquo;affaires en 2023</strong>. La filière industrielle cosmétique française est, en 2024, le second contributeur de la balance commerciale du pays après l&rsquo;aéronautique. La France est leader sur les marchés internationaux et porteuse de<strong> plus de 250 000 emplois dans 6 300 entreprises en France.</strong> Le secteur cosmétique regroupe une pluralité de marchés : </p>



<ul class="wp-block-list">
<li>soin de la peau (31,8 %), </li>



<li>produit de toilette (25,9 %), </li>



<li>parfum (20,2 %), </li>



<li>capillaire (13,1 %),</li>



<li>maquillage (9 %).</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des enjeux porteurs d’innovation pour la cosmétique</strong></h3>



<p></p>



<p><strong>L’industrie française traverse une période de transition et de rupture importante</strong> provoquée par de nombreux bouleversements environnementaux, géopolitiques, économiques et sociaux qui provoque des changements à différents niveaux : conscience environnementale, nouvelles technologies digitales, besoin de plus en plus présent de bien-être et de sérénité dans un environnement toujours plus stressant.</p>



<p>L’innovation doit ainsi permettre de répondre aux <strong>enjeux prioritaires de cette industrie :</strong> </p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Garantir la<strong> sécurité des consommateurs</strong> ;</li>



<li>Développer la <strong>performance des produits </strong>;</li>



<li>Répondre aux <strong>nouvelles attentes des consommateurs</strong> ;</li>



<li>Contribuer à la <strong>qualité de vie de la société </strong>;</li>



<li>Agir positivement pour l’<strong>environnement </strong>;</li>



<li><strong>Moderniser</strong> l’industrie.</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des axes de recherche et développement en cosmétique impactant l’agriculture</strong></h3>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify">Sur plusieurs de ces sujets, <strong>le sourcing biologique et l’optimisation de l’impact environnemental ont un rôle important </strong>et sont moteurs dans le développement de projets de recherche collaborative :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>utilisation de<strong> ressources biologiques renouvelables</strong> ;</li>



<li>développement de <strong>circuits courts</strong> ;</li>



<li>levier de développement <strong>économique territorial</strong> ;</li>



<li><strong>agriculture régénérative</strong>, sans intrant ;</li>



<li><strong>pas de compétition avec l’alimentation</strong> ;</li>



<li><strong>pas de déforestation</strong>.</li>
</ul>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une recherche de naturalité en cosmétique pouvant impacter l’agriculture</strong></h2>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Une dépendance envers les ressources naturelles supérieure à 70 %</h3>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify">Pour créer un produit cosmétique, beaucoup d’ingrédients sont nécessaires avec des natures chimiques très différentes. <strong>Une formule cosmétique peut ainsi contenir en 30 et 70 ingrédients</strong>. L’industrie cosmétique a entamé une mutation vers plus de naturalité depuis 15 ans à la fois pour accompagner une demande des consommateurs mais aussi pour préparer l’ère post pétrole. Par exemple, dans les produits du groupe LVMH, les indices d&rsquo;origine naturelle sont le plus souvent supérieurs à 90 % pour la catégorie du Soin de la Peau et le Parfum et supérieurs à 70 % d’origine naturelle dans la catégorie du Maquillage. Leur <strong>dépendance envers les ressources naturelles est donc d’environ 75 %</strong>.</p>



<p class="has-text-align-justify">Toutefois, la pression que l’industrie cosmétique exerce sur les ressources renouvelables reste modérée car les tonnages sont relativement faibles comparés au secteur alimentaire. Par exemple, <strong>si tous les ingrédients des produits LVMH étaient biosourcés, cela nécessiterait 10 000 à 30 000 ha</strong>. Et si tous leurs packaging l’étaient également, il faudrait ajouter environ 2000 ha. Cela reste encore modeste par rapport aux surfaces allouées à l&rsquo;alimentation. </p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des scores de soutenabilité des ingrédients liés au mode de production</strong></h3>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify"><strong>Depuis 6 ans, le groupe LVMH évalue progressivement l’intégralité de son portefeuille d’ingrédients</strong>, de façon de plus en plus fine. Ils ont constaté que certains de leurs ingrédients issus de ressources agricoles avaient des scores de soutenabilité médiocres. L’investigation des résultats montre que la pratique agricole impacte de façon importante le score de soutenabilité. </p>



<p class="has-text-align-justify">L’analyse de cycle de vie de la betterave réalisée par LVMH montre que <strong>la betterave reste la plante la plus soutenable pour produire l’éthanol</strong>. Toutefois, l’amont agricole représente 72 % des impacts. </p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="740" height="545" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/03/ACV-betterave-LVMH.png?resize=740%2C545&#038;ssl=1" alt="Depuis 6 ans, le groupe LVMH évalue progressivement l’intégralité de son portefeuille d’ingrédients, de façon de plus en plus fine. Ils ont constaté que certains de leurs ingrédients issus de ressources agricoles avaient des scores de soutenabilité médiocres. L’investigation des résultats montre que la pratique agricole impacte de façon importante le score de soutenabilité. " class="wp-image-3397" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/03/ACV-betterave-LVMH.png?w=740&amp;ssl=1 740w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/03/ACV-betterave-LVMH.png?resize=300%2C221&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 740px) 100vw, 740px" /></figure>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Une orientation vers l&rsquo;agriculture agroécologique régénérative </h3>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify">Le groupe LVMH a ainsi évalué l&rsquo;impact d&rsquo;itinéraires de production conventionnelle, biologique ou régénérative. <strong>L’agriculture conventionnelle a un fort impact environnemental sur les émissions de gaz à effet de serre</strong> et en particulier le CO<sub>2</sub>, une réduction importante de la biodiversité, une consommation d’eau parfois importante et une pression sur l’épuisement de ressources non renouvelables (phosphate). <strong>Cultiver selon les labels « biologiques » n’apportent aucune amélioration des scores notamment du fait d&rsquo;une réduction du niveau de production entraînant un besoin en terres plus élevé</strong>. Dans leur analyse, seule l’agriculture agroécologique ou régénérative permet de réduire les impacts de façon importante.  </p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="575" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/03/agroecologie-selon-LVMH.png?resize=1024%2C575&#038;ssl=1" alt="Les principes e lagroécologie" class="wp-image-3398" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/03/agroecologie-selon-LVMH.png?resize=1024%2C575&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/03/agroecologie-selon-LVMH.png?resize=300%2C169&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/03/agroecologie-selon-LVMH.png?resize=768%2C431&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/03/agroecologie-selon-LVMH.png?w=1280&amp;ssl=1 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Oléochimie pour la cosmétique et impact sur l&rsquo;agriculture</h2>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des enjeux techniques et médiatiques pour la production de corps gras</strong></h3>



<p></p>



<p><strong>Les corps gras en cosmétique ont quatre rôles :</strong> agent de texture, agent sensoriel, émollient et solvant. </p>



<div class="wp-block-media-text has-media-on-the-right is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:auto 30%"><div class="wp-block-media-text__content">
<p><strong>La fabrication de corps gras à destination de l’industrie cosmétique doit répondre aux mêmes enjeux que le reste des fournisseurs d’ingrédients sur le plan environnemental comme sur le plan social. </strong></p>



<p>Mais les défis posés par ces filières sont d’autant plus importants qu’ils travaillent majoritairement avec des huiles d’origine tropicale (huile de palme ou de palmiste, de ricin…). Et des <strong>enjeux médiatiques viennent s’ajouter aux enjeux purement techniques et agronomiques.</strong> </p>



<p>En effet, si chaque huile a une signature spécifique en termes d’acides gras, l&rsquo;huile de palme reste une des meilleures huiles pour la cosmétique. </p>
</div><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="458" height="501" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/03/composition-ac-gras-huiles.png?resize=458%2C501&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3400 size-full" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/03/composition-ac-gras-huiles.png?w=458&amp;ssl=1 458w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/03/composition-ac-gras-huiles.png?resize=274%2C300&amp;ssl=1 274w" sizes="(max-width: 458px) 100vw, 458px" /></figure></div>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">La nécessité de mettre en place une filière huile de palme durable</h3>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify"><strong>35 % de la production d’huile végétale mondiale concernent de l’huile de palme et ce, en occupant seulement 7 % des surfaces en oléagineux. </strong>En 2023, 80 millions de tonnes dont 60 % sont produits en Indonésie et 25 % en Malaisie.  </p>



<p class="has-text-align-justify">Le marché mondial est à 80 % agroalimentaire notamment pour l’Asie et l’Inde, 19 % pour l&rsquo;oléochimie et 1 % pour le biodiesel. </p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:25% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="300" height="274" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/03/production-en-huiles-vegetales.png?resize=300%2C274&#038;ssl=1" alt="La production d'huiles végétales" class="wp-image-3401 size-full" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/03/production-en-huiles-vegetales.png?resize=300%2C274&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/03/production-en-huiles-vegetales.png?w=467&amp;ssl=1 467w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p>Toutefois, la production d’huile de palme a été une importante source de déforestation même si aujourd’hui, ce n’est plus le cas. </p>



<p>Un arrêt de la production d’huile de palme entraînerait une augmentation de la demande d’huile de soja.<strong> La filière cosmétique s’organise donc aujourd’hui pour encadrer la production d&rsquo;huile de palme. </strong>Cela nécessite d’agir collectivement (clients et fournisseurs) et de monter des projets d’aide aux petits planteurs.</p>
</div></div>



<p class="has-text-align-justify has-medium-font-size">Pour en savoir plus sur l&rsquo;agroécologie et l&rsquo;agriculture régénérative, n&rsquo;hésitez pas à consulter les publications de la rubrique <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/category/agroecologie/page/2/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Agroécologie</a>. </p>



<h2 class="wp-block-heading has-small-font-size">Sources : </h2>



<p class="has-text-align-justify has-small-font-size"><em><a href="https://www.academie-agriculture.fr/actualites/academie/seance/academie/les-enjeux-agricoles-pour-une-cosmetique-respectueuse-des?200324">CHOISY Patrick, 2024</a>. Les enjeux agricoles pour une cosmétique respectueuse des limites planétaires. Séance Académie d&rsquo;Agriculture de France « Les enjeux agricoles pour une cosmétique respectueuse des limites planétaires du 20 mars 2024 </em></p>



<p class="has-small-font-size"><em><a href="https://www.academie-agriculture.fr/actualites/academie/seance/academie/les-enjeux-agricoles-pour-une-cosmetique-respectueuse-des?200324">GOUBERT Amandine, 2024</a>. La filière cosmétique française : enjeux et défis de demain. Séance Académie d&rsquo;Agriculture de France « Les enjeux agricoles pour une cosmétique respectueuse des limites planétaires du 20 mars 2024 </em></p>



<p class="has-small-font-size"><em><a href="https://www.academie-agriculture.fr/actualites/academie/seance/academie/les-enjeux-agricoles-pour-une-cosmetique-respectueuse-des?200324">PLESSIX Hervé, 2023</a>. Filières responsables dans le domaine de l’oléochimie : défis, perspectives et solutions pour l’industrie cosmétique.</em> <em>Séance Académie d&rsquo;Agriculture de France « Les enjeux agricoles pour une cosmétique respectueuse des limites planétaires du 20 mars 2024 </em></p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/cosmetique-et-agriculture/">Cosmétique et agriculture</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">3395</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Références techniques agronomiques et transition agroécologique</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/references-techniques-agronomiques-et-transition-agroecologique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[adeline]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Mar 2024 10:44:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agroécologie]]></category>
		<category><![CDATA[agroécologie]]></category>
		<category><![CDATA[agronomie]]></category>
		<category><![CDATA[références]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/?p=3337</guid>

					<description><![CDATA[<p>Renouveler les références techniques agronomiques pour accompagner la transition agroécologique</p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/references-techniques-agronomiques-et-transition-agroecologique/">Références techniques agronomiques et transition agroécologique</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="3337" class="elementor elementor-3337" data-elementor-post-type="post">
						<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-52ee5487 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="52ee5487" data-element_type="section" data-e-type="section">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-6b99613d" data-id="6b99613d" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-7f43b151 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="7f43b151" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									
<h1 class="wp-block-heading">Renouveler les références techniques agronomiques pour accompagner la transition agroécologique</h1>



<p class="has-text-align-justify has-ast-global-color-5-color has-ast-global-color-0-background-color has-text-color has-background has-medium-font-size">Découvrez comment le conseil agricole s&rsquo;appuie sur des références techniques agronomiques qu&rsquo;il faut renouveler pour accompagner les transitions agricoles en particulier la transition agroécologique.</p>


<div class="wp-block-post-date__modified-date has-text-align-right wp-block-post-date has-text-color has-ast-global-color-0-color has-small-font-size"><time datetime="2024-03-13T17:11:05+01:00"><a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/references-techniques-agronomiques-et-transition-agroecologique/">13 mars 2024</a></time></div>


<p class="has-text-align-justify">La modernisation de l’agriculture, et les multiples transitions qui en ont pris la suite, se sont accompagnées d’un considérable élargissement des sources d’information à partir desquelles l’agriculteur fait ses choix et prépare ses interventions techniques. L’élaboration des références techniques, l’établissement et l’actualisation des référentiels et leur valorisation constituent depuis longtemps une activité majeure du système de recherche-développement agronomique.</p>



<p class="has-text-align-justify">Aujourd’hui, la transition agroécologique fait apparaître des enjeux qui dépassent de loin l’actualisation et l’extension des références techniques et référentiels existants. Il faut ainsi les adapter à de nouveaux contextes climatiques, écologiques et socio-économiques. Le défi est à la fois quantitatif et qualitatif avec l’élaboration de nouveaux types de références, portant sur des sujets et niveaux d’organisation inédits, et utilisables de façon beaucoup plus flexible.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les références techniques agronomiques à la base du conseil agricole</strong></h2>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Définition des références techniques agronomiques</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify">Une référence technique agronomique (RTA) est une information qui permet de prendre une décision technique dans un contexte donné, en choisissant une modalité opérationnelle adaptée à la situation et aux objectifs de l’agriculteur (et plus largement du ou des acteurs concernés), ou de formuler un diagnostic sur une action passée.</p>



<p class="has-text-align-justify">Le référentiel est la base de données qui résulte de la collecte et du regroupement de RTA relatives à un ou plusieurs domaines techniques. L&rsquo;objectif est alors de les rendre accessibles à, et utilisables par, différents types d’acteurs, au premier rang desquels les agriculteurs.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Caractéristiques des références techniques agronomiques</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify">Une RTA n’est pas une donnée naturellement préexistante et qu’il suffit de « collecter » ou « acquérir ». C’est l’expression de la relation établie entre trois éléments constitutifs&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>aux modalités de l’action engagée,</li>



<li>au contexte dans lequel elle a lieu,</li>



<li>aux performances escomptées suite à sa mise en œuvre.</li>
</ul>



<p class="has-text-align-justify">Cette relation tripartite repose elle même sur une représentation plus ou moins détaillée du fonctionnement de l’agroécosystème et de sa réponse aux actions techniques concernées.</p>



<p class="has-text-align-justify">Les modalités d’élaboration des référentiels dépendent du caractère plus ou moins explicatif et formalisé des modèles de connaissance sous-jacents. La dimension et la complexité apparentes du référentiel mis à disposition des utilisateurs ne reflètent pas l’importance de l’investissement requis. Des référentiels en apparence simples et succincts peuvent résulter de combinaisons de démarches très sophistiquées, et d’un effort considérable d’acquisition de données.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Exemples de références techniques agronomiques actuellement utilisées</strong></h3>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Des conseils de densité de semis pour le tournesol</strong></h4>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="615" height="357" data-recalc-dims="1" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/03/recommandations-densite-semis-tournesol.png?w=1200&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3340" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/03/recommandations-densite-semis-tournesol.png?w=615&amp;ssl=1 615w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/03/recommandations-densite-semis-tournesol.png?resize=300%2C174&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 615px) 100vw, 615px" /></figure>



<p class="has-text-align-justify">Le tableau 1 présente un référentiel récent, particulièrement concis.  En effet, il ne contient que huit références élémentaires, qui sont les valeurs de densité de semis recommandées en fonction de la situation où a lieu le semis en fonction :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>du degré de contrainte hydrique prévisible (colonne 1)</li>



<li>de l’objectif de densité de levée correspondant (colonne 2)</li>



<li>des conditions de germination-levée plus ou moins favorables (colonnes 3 &amp; 4).</li>
</ul>



<p class="has-text-align-justify">D’une apparence simple, ce tableau est en fait l’expression d’une relation complexe entre rendement et densité de semis, modulée par les conditions d’implantation de la culture ainsi que par l’intensité et la durée du déficit hydrique subi au cours du cycle cultural. Il a été obtenu à l’issue d’une démarche de grande ampleur. Elle a combiné l’analyse de données réelles issues de 38 expérimentations menées par l’institut technique Terres Inovia, et l’analyse de données virtuelles issues de simulations avec le modèle de culture SUNFLO.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Références techniques agronomique pour le chaulage en Bresse</strong></h4>



<p class="has-text-align-justify">Dans cette région caractérisée par une prédominance de limons battants hydromorphes, la valorisation de l’investissement très coûteux que constitue le drainage est apparue variable selon le degré d’acidification des sols. Ce constat a conduit la chambre d’agriculture de Saône et Loire à entreprendre une démarche de diagnostic sur les interactions entre chaulage, drainage et travail du sol. Cette démarche a débouché sur un schéma de préconisation du chaulage qui met en œuvre une grappe de référentiels (figure 2).</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" data-recalc-dims="1" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/03/referentiel-chaulage-bresse.png?resize=1024%2C625&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3342" width="1024" height="625" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/03/referentiel-chaulage-bresse.png?w=1494&amp;ssl=1 1494w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/03/referentiel-chaulage-bresse.png?resize=300%2C183&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/03/referentiel-chaulage-bresse.png?resize=1024%2C625&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/03/referentiel-chaulage-bresse.png?resize=768%2C469&amp;ssl=1 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Renouveler les références techniques agronomiques pour accompagner la transition agroécologique</strong></h2>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’absence de références techniques agronomiques comme frein à l’extension d’innovations</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify">La transition débute par une phase initiale d’exploration, ce qui veut dire en l’absence de références. Inversement, les références ne peuvent émerger qu’à partir d’un certain degré de stabilisation des pratiques, autrement dit, à la limite, à partir du moment où la transition n’a plus cours. En fait, dès le début des transitions, émergent des formes embryonnaires de références, et dès lors que certaines transitions sont engagées à grande échelle, le travail de référencement se met en route.</p>



<p class="has-text-align-justify">Même si les innovations de rupture se font en l’absence, au moins partielle, de références préalables puisqu’elles correspondent à des leviers techniques non ou peu utilisés en situation conventionnelle, s’il persiste, ce déficit peut à terme compromettre la consolidation des innovations et ralentir leur extension. Par ailleurs, l’adoption d’une innovation non référencée implique pour l’agriculteur une prise de risque, qui peut être dissuasive même si l’innovation est pertinente dans son cas.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un élargissement des enjeux à assumer qui complexifie les besoins en références techniques agronomiques</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify">Les transitions entraînent un considérable élargissement des enjeux à assumer, et donc des thématiques à référencer. De plus, elles entraînent une modification plus ou moins forte de chacun des trois éléments constitutifs de la RTA : contexte (notamment climatique, et plus globalement écologique) dans lequel sont prises les décisions techniques ; critères et échelles d’évaluation des objectifs ou résultats ; modalités techniques à mettre en œuvre.</p>



<p class="has-text-align-justify">La transition agroécologique, qui implique un moindre recours aux intrants industriels, a pour corollaire une montée en complexité des leviers et procédures de raisonnement technique, et par suite des références et référentiels associés. Un des aspects les plus notables de cette montée en complexité est le fait que les actions à référencer s’appliquent à des niveaux d’organisation et/ou à des échelles spatiales de plus en plus englobants.</p>



<p class="has-text-align-justify">Cette complexité va de pair avec un degré de sophistication des référentiels qui peut alors les rendre très difficilement appréhendables par les non-spécialistes. Cela va à l’encontre de l’autonomisation des agriculteurs, en les rendant dépendants d’« accompagnateurs » seuls capables de « faire tourner » les modèles et de les alimenter en références adéquates.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Différents niveaux pour renouveler les références techniques agronomiques</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify">On peut schématiquement distinguer plusieurs cas de figure, correspondant à des niveaux d’investissement plus ou moins importants, et surtout à des démarches d’élaboration différentes&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Adaptation modérée ou re-paramétrage&nbsp;: la structure du référentiel n’a pas à être modifiée mais il faut réactualiser les valeurs fournies dans le référentiel.</li>



<li>Révision structurelle&nbsp;: un nouveau modèle de connaissance est, à terme plus ou moins proche, substituable à l’ancien. À la suite de cette substitution, le référentiel est à reconstruire plus ou moins complètement, avec là encore un investissement nécessaire qui peut être important. Ce cas de figure pourrait correspondre à la remise en cause du bilan prévisionnel comme fondement prescriptif de la fertilisation azotée des cultures, au profit d’un suivi de la nutrition azotée</li>



<li>Invention d’un référentiel sur un sujet inédit&nbsp;: ce pourrait être le cas d’une gestion de la fertilité biologique du sol reposant sur les récentes avancées de l’écologie du sol.</li>
</ul>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Renouvellement des références techniques agronomiques&nbsp;: ex avec l’agriculture régénératrice</strong></h2>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Rappel sur l’agriculture régénératrice</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify">L&rsquo;agriculture régénératrice (AR), née elle aussi aux Etats Unis, met tout particulièrement en avant la protection du sol (sols toujours couverts par des plantes vivantes ou leurs résidus) pour « réparer ou agrader la terre ». L&rsquo;argument central porte sur la santé biologique des sols considérée comme menacée et se voyant attribuer des propriétés parfois mythiques. Elle repose beaucoup sur les principes de l’agriculture de conservation des sols (ACS), en mettant en avant la protection agroécologique des cultures, la gestion intégrée des nutriments, ainsi que l&rsquo;agroforesterie, l&rsquo;utilisation de biochar, l&rsquo;association d&rsquo;espèces et l&rsquo;intégration culture élevage. L’AR met plus en avant que l’ACS des promesses en termes de quantité de carbone séquestrable, d’amélioration des communs (eau et biodiversité), voire en termes de densité nutritionnelle des produits.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des références techniques agronomiques centrées sur la santé des sols</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify">La santé d’un sol est définie comme « sa capacité à fonctionner comme un système vivant clef pour soutenir la productivité biologique, promouvoir la qualité de l’environnement et maintenir la santé des plantes et des animaux ».</p>



<p class="has-text-align-justify">La variabilité dans les relations entre les diverses dimensions de la biodiversité et les services écosystémiques recherchés en AR, n’autorise pas de recommandations normalisées, mais simplement l’édition de principes. Ainsi, des systèmes de culture ou des itinéraires techniques à mettre en œuvre vont dépendre très largement de l’état de santé des sols et des conditions climatiques locales. C’est pourquoi, il importe de pouvoir situer l’état de fertilité endogène des sols sur des trajectoires, et pour cela, de savoir comment maintenir ou le plus souvent restaurer cette fertilité suite à une agriculture minière ayant conduit à une perte de carbone et d’activité biologique.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’indicateur VESS et le rapport MO/argile comme références techniques agronomiques pour piloter la transition vers l’agriculture régénératrice</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify">L’état de santé des sols peut être évalué par divers indicateurs liés à leur activité biologique ou à leurs caractéristiques physico-chimiques, et aussi plus simplement par des indicateurs intégratifs issus d’une évaluation visuelle de leur structure notamment l’indicateur VESS ou correspondant au ratio MO%/argiles%, deux proxys qui fonctionnent bien pour les sols contenant de 10 à 40% d’argiles.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Indicateur VESS</strong></h4>



<p class="has-text-align-justify">Le test VESS (Evaluation Visuelle de la qualité de la Structure du Sol) est une méthode de test bêche servant à déterminer la qualité des sols (SQ) en se basant sur les agrégats et la porosité observables le plus longtemps possible après tout travail du sol. En attribuant une note de 1 (SQ1 : friable) à 5 (SQ5 : très compact), ce test permet de comparer la structure des sols de différentes parcelles et exploitations. Un VESS SQ1, correspondant à un ratio MO%/argiles% supérieur à 24&nbsp;%, caractérise un sol régénéré, très bien structuré, à l’activité biologique riche et diversifiée, capable d’assurer un grand nombre de services écosystémiques. Ce ratio de 24% correspond à un premier seuil dans une dynamique de dégradation, et inversement à un seuil «&nbsp;ultime&nbsp;» de régénération des sols grâce à un gain de porosité biologique via un gain de MO. </p>



<p class="has-text-align-justify">A l’opposé, un VESS SQ5 (ratio MO%/argiles% inférieur à 12% &#8211; fig. 4) caractérise un sol très compact suite à un effondrement de la structure, et siège de très peu de services écosystémiques. La valeur de 12% correspondant à un seuil ultime dans une dynamique de dégradation du fait d’une perte continue de MO entrainant celle de la porosité biologique.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Ratio % matières organiques / % argile</strong></h4>



<p class="has-text-align-justify">Le ratio MO%/argiles% de 17&nbsp;% correspond à un seuil critique intermédiaire, point d’inflexion de la courbe (fig. 4). Au-delà, divers processus écologiques se mettent progressivement en place (régénération), en-deçà, ils sont au contraire progressivement désactivés (dégradation). Dans une dynamique de régénération des sols (progression de 17&nbsp;% vers 24&nbsp;%), les notes décroissantes traduisent une restauration de la structure via un gain de MO, ce qui permet de remobiliser des services écosystémiques pour la production et l’entretien de l’écosystème, et ainsi de limiter les besoins en intrants exogènes grâce à une fertilité endogène restaurée.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Des trajectoires de restauration non linéaires pilotable par les indicateurs</strong></h4>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="601" height="349" data-recalc-dims="1" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/03/trajectoire-AR-en-fonction-indicateurs.png?w=1200&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3345" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/03/trajectoire-AR-en-fonction-indicateurs.png?w=601&amp;ssl=1 601w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/03/trajectoire-AR-en-fonction-indicateurs.png?resize=300%2C174&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 601px) 100vw, 601px" /></figure>



<p>Cette capacité à se positionner sur ces trajectoires devrait permettre de donner de la généricité aux résultats de recherche et aux recommandations techniques.</p>


<div class="_3d-flip-book  fb3d-fullscreen-mode full-size" data-id="3349" data-mode="fullscreen" data-title="false" data-template="short-white-book-view" data-lightbox="dark-shadow" data-urlparam="fb3d-page" data-page-n="0" data-pdf="" data-tax="null" data-thumbnail="" data-cols="3" data-book-template="default" data-trigger=""></div>
<p><script type="text/javascript">window.FB3D_CLIENT_DATA = window.FB3D_CLIENT_DATA || [];FB3D_CLIENT_DATA.push('eyJwb3N0cyI6eyIzMzQ5Ijp7IklEIjozMzQ5LCJ0aXRsZSI6IlJcdTAwZTlmXHUwMGU5cmVuY2VzIHRlY2huaXF1ZXMgYWdyb25vbWlxdWVzIGV0IHRyYW5zaXRpb24gYWdyb1x1MDBlOWNvbG9naXF1ZSIsInR5cGUiOiJwZGYiLCJyZWFkeV9mdW5jdGlvbiI6IiIsImJvb2tfc3R5bGUiOiJmbGF0IiwiYm9va190ZW1wbGF0ZSI6Im5vbmUiLCJvdXRsaW5lIjpbXSwiZGF0YSI6eyJwb3N0X0lEIjoiMzM1MCIsImd1aWQiOiJodHRwczpcL1wvbm9ybWFuZGllbWFpbmUuY2VyZnJhbmNlLmZyXC9hcmFkMlwvd3AtY29udGVudFwvdXBsb2Fkc1wvc2l0ZXNcLzNcLzIwMjRcLzAzXC9SZWZlcmVudGllbHMtYWdyb25vbWlxdWUtcG91ci10cmFuc2l0aW9uLWFncm9lY29sb2dpcXVlLUFSQURcdTAwYjIucGRmIiwicGRmX3BhZ2VzIjoiNiIsInBhZ2VzX2N1c3RvbWl6YXRpb24iOiJub25lIn0sInRodW1ibmFpbCI6eyJkYXRhIjp7InBvc3RfSUQiOiIwIn0sInR5cGUiOiJhdXRvIn0sInByb3BzIjp7ImJhY2tncm91bmRDb2xvciI6ImF1dG8iLCJiYWNrZ3JvdW5kSW1hZ2UiOiJhdXRvIiwiYmFja2dyb3VuZFN0eWxlIjoiYXV0byIsImhpZ2hsaWdodExpbmtzIjoiYXV0byIsImxpZ2h0aW5nIjoiYXV0byIsImNhY2hlZFBhZ2VzIjoiYXV0byIsInJlbmRlckluYWN0aXZlUGFnZXMiOiJhdXRvIiwicmVuZGVySW5hY3RpdmVQYWdlc09uTW9iaWxlIjoiYXV0byIsInJlbmRlcldoaWxlRmxpcHBpbmciOiJhdXRvIiwicHJlbG9hZFBhZ2VzIjoiYXV0byIsImF1dG9QbGF5RHVyYXRpb24iOiJhdXRvIiwicnRsIjoiYXV0byIsImludGVyYWN0aXZlQ29ybmVycyI6ImF1dG8iLCJtYXhEZXB0aCI6ImF1dG8iLCJzaGVldCI6eyJzdGFydFZlbG9jaXR5IjoiYXV0byIsIndhdmUiOiJhdXRvIiwic2hhcGUiOiJhdXRvIiwid2lkdGhUZXhlbHMiOiJhdXRvIiwiY29sb3IiOiJhdXRvIiwic2lkZSI6ImF1dG8iLCJjb3JuZXJEZXZpYXRpb24iOiJhdXRvIiwiZmxleGliaWxpdHkiOiJhdXRvIiwiZmxleGlibGVDb3JuZXIiOiJhdXRvIiwiYmVuZGluZyI6ImF1dG8iLCJoZWlnaHRUZXhlbHMiOiJhdXRvIn0sImNvdmVyIjp7IndhdmUiOiJhdXRvIiwiY29sb3IiOiJhdXRvIiwic2lkZSI6ImF1dG8iLCJiaW5kZXJUZXh0dXJlIjoiYXV0byIsImRlcHRoIjoiYXV0byIsInBhZGRpbmciOiJhdXRvIiwic3RhcnRWZWxvY2l0eSI6ImF1dG8iLCJmbGV4aWJpbGl0eSI6ImF1dG8iLCJmbGV4aWJsZUNvcm5lciI6ImF1dG8iLCJiZW5kaW5nIjoiYXV0byIsIndpZHRoVGV4ZWxzIjoiYXV0byIsImhlaWdodFRleGVscyI6ImF1dG8iLCJtYXNzIjoiYXV0byIsInNoYXBlIjoiYXV0byJ9LCJwYWdlIjp7IndhdmUiOiJhdXRvIiwiY29sb3IiOiJhdXRvIiwic2lkZSI6ImF1dG8iLCJkZXB0aCI6ImF1dG8iLCJzdGFydFZlbG9jaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmlsaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmxlQ29ybmVyIjoiYXV0byIsImJlbmRpbmciOiJhdXRvIiwid2lkdGhUZXhlbHMiOiJhdXRvIiwiaGVpZ2h0VGV4ZWxzIjoiYXV0byIsIm1hc3MiOiJhdXRvIiwic2hhcGUiOiJhdXRvIn0sImhlaWdodCI6ImF1dG8iLCJ3aWR0aCI6ImF1dG8iLCJncmF2aXR5IjoiYXV0byIsInBhZ2VzRm9yUHJlZGljdGluZyI6ImF1dG8ifSwiY29udHJvbFByb3BzIjp7ImFjdGlvbnMiOnsiY21kVG9jIjp7ImVuYWJsZWQiOiJhdXRvIiwiZW5hYmxlZEluTmFycm93IjoiYXV0byIsImFjdGl2ZSI6ImF1dG8iLCJkZWZhdWx0VGFiIjoiYXV0byJ9LCJjbWRBdXRvUGxheSI6eyJlbmFibGVkIjoiYXV0byIsImVuYWJsZWRJbk5hcnJvdyI6ImF1dG8iLCJhY3RpdmUiOiJhdXRvIn0sImNtZFNhdmUiOnsiZW5hYmxlZCI6ImF1dG8iLCJlbmFibGVkSW5OYXJyb3ciOiJhdXRvIn0sImNtZFByaW50Ijp7ImVuYWJsZWQiOiJhdXRvIiwiZW5hYmxlZEluTmFycm93IjoiYXV0byJ9LCJjbWRTaW5nbGVQYWdlIjp7ImVuYWJsZWQiOiJhdXRvIiwiZW5hYmxlZEluTmFycm93IjoiYXV0byIsImFjdGl2ZSI6ImF1dG8iLCJhY3RpdmVGb3JNb2JpbGUiOiJhdXRvIn0sIndpZFRvb2xiYXIiOnsiZW5hYmxlZCI6ImF1dG8iLCJlbmFibGVkSW5OYXJyb3ciOiJhdXRvIn19fSwiYXV0b1RodW1ibmFpbCI6Imh0dHBzOlwvXC9ub3JtYW5kaWVtYWluZS5jZXJmcmFuY2UuZnJcL2FyYWQyXC93cC1jb250ZW50XC91cGxvYWRzXC9zaXRlc1wvM1wvM2QtZmxpcC1ib29rXC9hdXRvLXRodW1ibmFpbHNcLzMzNDkucG5nIiwicG9zdF9uYW1lIjoicmVmZXJlbmNlcy10ZWNobmlxdWVzLWFncm9ub21pcXVlcy1ldC10cmFuc2l0aW9uLWFncm9lY29sb2dpcXVlIiwicG9zdF90eXBlIjoiM2QtZmxpcC1ib29rIn19LCJwYWdlcyI6W10sImZpcnN0UGFnZXMiOltdfQ==');window.FB3D_CLIENT_LOCALE && FB3D_CLIENT_LOCALE.render && FB3D_CLIENT_LOCALE.render();</script></p>



<p></p>



<p class="has-medium-font-size">Si vous êtes intéressés par d&rsquo;autres publications sur la transition agroécologique, n&rsquo;hésitez pas à consulter notre rubrique <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/category/agroecologie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Agroécologie</a>.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Sources</h2>



<p><em>BOIFFIN J. et al, 2023. Références et référentiels techniques en agronomie&nbsp;: de quoi s’agit-il, que faut-il faire&nbsp;? Revue AE&amp;S 13-2. </em><a href="https://doi.org/10.54800/jbf589" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>https://doi.org/10.54800/jbf589</em></a></p>



<p><em>HUSSON O. et al, 2023. Référentiels et nouveaux indicateurs pour fonder une agriculture régénératrice. Revue AE&amp;S 13-2. </em><a href="https://doi.org/10.54800/ohj587" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>https://doi.org/10.54800/ohj587</em></a></p>
								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				</div>
		<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/references-techniques-agronomiques-et-transition-agroecologique/">Références techniques agronomiques et transition agroécologique</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">3337</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
