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	<title>Gérer la santé - L&#039;ARAD2</title>
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		<title>Oligo-éléments, fourrages prairiaux et besoins des bovins</title>
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		<dc:creator><![CDATA[adeline]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Nov 2023 09:39:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Gérer la santé]]></category>
		<category><![CDATA[Santé et bien-être animal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Oligo-éléments : des fourrages prairiaux carencés qui ne couvrent pas les besoins des bovins</p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/oligo-elements-fourrages-prairiaux-et-besoins-des-bovins/">Oligo-éléments, fourrages prairiaux et besoins des bovins</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Oligo-éléments : des fourrages prairiaux carencés qui ne couvrent pas les besoins des bovins</h1>



<p class="has-text-align-justify has-medium-font-size">Découvrez quel est le rôle des oligo-éléments dans la santé des bovins et quels sont les facteurs de variation des teneurs en oligo-éléments dans les fourrages prairiaux.</p>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify"><strong>Chez les bovins, la liste des oligo-éléments indispensables se limite au fer, au zinc, au cuivre, au manganèse, à l’iode, au sélénium et au cobalt. </strong>Ces oligo-éléments jouent un rôle important dans les activités des enzymes (accélérateur de réactions chimiques au sein des organismes vivants) des animaux. Ainsi, ils sont impliqués dans de nombreux processus métaboliques.</p>



<p class="has-text-align-justify"><strong>La principale source d’oligo-éléments pour les bovins sont les fourrages</strong> qui puisent eux-mêmes leurs minéraux dans le sol. Toutefois, l’intensification fourragère, les modifications et la simplification de la flore, l’augmentation des rendements fourragers ont entrainé une diminution de la teneur en oligo-éléments des fourrages. L’évolution des pratiques de fertilisation a également joué. Ainsi, les scories, riches en oligoéléments et largement utilisées par le passé, ont été remplacées par des engrais composés d’azote, de phosphore et de potasse plus épurés.</p>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify has-ast-global-color-5-color has-vivid-red-background-color has-text-color has-background"><strong>Pour pallier ces teneurs plus faibles dans les fourrages, les bovins sont aujourd’hui supplémentés en oligo-éléments</strong>, entraînant un coût supplémentaire. Des travaux sont actuellement menés au sein de l’ARAD² pour voir dans quelle mesure il est possible de ré-augmenter la teneur en oligo-éléments des prairies notamment par la fertilisation.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Oligo-éléments et santé des bovins</strong></h2>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify has-ast-global-color-5-color has-ast-global-color-0-background-color has-text-color has-background">Chez les bovins, la liste des oligo-éléments dont le rôle est bien connu se limite au fer, au zinc, au cuivre, au manganèse, à l’iode, au sélénium et au cobalt. Les autres ont un rôle démontré in vitro, bien qu’il ne soit pas aujourd’hui possible de le quantifier in vivo. <strong>Les oligo-éléments contribuent à la réalisation des fonctions vitales en tant que catalyseurs des systèmes enzymatiques ou composants indispensables des molécules</strong> essentielles comme certaines hormones et vitamines. Ces enzymes régulent également la réplication et la différenciation cellulaire. Ainsi, les oligo-éléments participent à de nombreuses chaînes métaboliques indispensables à la vie cellulaire. Les carences constituent donc un facteur limitant de l’élevage bovin.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Rôle des principaux oligo-éléments chez les bovins</strong></h3>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le Cuivre</strong></h4>



<p class="has-text-align-justify">Chez les bovins adultes, <strong>le cuivre (Cu) est présent principalement dans les tissus osseux, les muscles, le compartiment sanguin et le foie</strong>. Ce dernier joue le rôle d’organe de réserve. Ainsi, l’organisme des ruminants dispose de 2 mg de cuivre par kilogramme de poids vif. Il est un composant, cofacteur et activateur de nombreux systèmes enzymatiques. Le cuivre est un <strong>composant essentiel de deux enzymes importantes pour le système immunitaire</strong> : la superoxyde dismutase (SOD) et la céruloplasmine. Il est, avec le zinc, cofacteur de la SOD. Cette enzyme fait partie intégrante des systèmes antioxydants dont le rôle est de lutter contre le stress oxydant.</p>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le Zinc</strong></h4>



<p class="has-text-align-justify">L’organisme des bovins adultes contient environ 30 mg de zinc (Zn) par kilogramme de poids vif. Il est <strong>présent dans tous les tissus et principalement dans la peau et les phanères mais également dans les os et les muscles</strong>. Tout comme le cuivre, le zinc est un composant et un cofacteur de très nombreuses enzymes. Les rôles du zinc sont ainsi multiples et complexes. <strong>Il va intervenir dans de nombreuses fonctions métaboliques, immunitaires et hormonales</strong> :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Lutte contre le stress oxydant (SOD)</li>



<li>Métabolisme des glucides, lipides, protéines, acides nucléiques (ADN et ARN), et de la vitamine A</li>



<li>Protection des membranes cellulaires</li>



<li>Immunité cellulaire et humorale</li>



<li>Synthèse des hormones : insuline, GH, testostérone</li>



<li>Formation de la kératine…</li>
</ul>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>L’iode</strong></h4>



<p class="has-text-align-justify">La teneur en iode (I) de l’organisme du bovin adulte est d’environ 0,4 mg/kg PV. <strong>70 à 80 % de l’iode se localise dans la glande thyroïde</strong>. Le reste se répartit majoritairement dans les muscles, le foie et les ovaires. <strong>L’unique rôle connu de l’iode est d’être le constituant minéral de deux hormones</strong>. Il participe au métabolisme basal, au mécanisme de la thermorégulation, à la régulation du métabolisme des glucides, des lipides et des protéines, à la régulation des mécanismes d’oxydation cellulaire, au système immunitaire, à la croissance osseuse et cartilagineuse, au développement musculaire, à la reproduction (fonction ovarienne et synthèse des hormones) et au développement du fœtus (cerveau, cœur et poumons).</p>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le sélénium</strong></h4>



<p class="has-text-align-justify"><strong>Le sélénium (Se) est un oligo-élément présent dans toutes les cellules de l’organisme. </strong>La teneur en sélénium chez le bovin adulte est d’environ 0,2 mg/kg PV et se concentre principalement dans les reins et le foie. Il est le constituant de nombreuses enzymes dont les glutathion peroxydases. L<strong>e sélénium est impliqué dans de nombreuses fonctions physiologiques :</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Immunité et lutte contre le stress oxydant musculaire</li>



<li>Processus inflammatoire</li>



<li>Métabolismes de l’iode</li>
</ul>



<p class="has-text-align-justify">De par l’implication très large des sélénoprotéines dans les voies métaboliques, le sélénium est essentiel chez les bovins en termes de performance, de reproduction et de défense immunitaire.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Besoins en oligo-éléments des bovins</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify">Pour les besoins en oligo-éléments, l’INRAE n’adopte pas une approche factorielle telle que pratiquée pour les macro-éléments. La méthode utilisée est de type « dose-réponse ». Elle consiste à déterminer des seuils de carence et de toxicité à ne pas dépasser. Comme on peut le constater, il existe aussi des maximums réglementaires à ne pas dépasser pour certains oligo-éléments.</p>



<p></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="677" height="272" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/10/besoins-oligo-elements-bovins.png?resize=677%2C272&#038;ssl=1" alt="Besoins en oligo-éléments des bovins" class="wp-image-2924" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/10/besoins-oligo-elements-bovins.png?w=677&amp;ssl=1 677w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/10/besoins-oligo-elements-bovins.png?resize=300%2C121&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 677px) 100vw, 677px" /></figure>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Carences en oligo-éléments et troubles chez le bovins</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify">Une synthèse réalisée sur 9&nbsp;059 élevages entre 1998 et 2007 avait mis en évidence qu’<strong>en élevage laitier, les carences les plus fréquentes étaient les carences en iode </strong>(73,1&nbsp;%). Elles étaient suivies des carences en zinc (22&nbsp;%) et des carences en sélénium (12,7&nbsp;%). Les carences en cuivre étaient quant à elles très rares (1,6&nbsp;%). <strong>L’observation des carences varie en fonction des régions. </strong>Par ailleurs, on observait beaucoup plus de carences en bovins allaitants qu’en bovins lait.</p>



<p class="has-text-align-justify">Une étude complémentaire entre 2007 et 2017 confirme que <strong>les bovins allaitants sont plus carencés</strong>. Sur cette période, la carence en Molybdène (Mo) apparait comme la principale avec 29&nbsp;% d’animaux carencés. On retrouve ensuite des carences en sélénium, zinc et iode. Il est important de noter qu’en comparaison de l’étude précédente, les carences en iode semblent bien moins importantes. Et en moyenne, 54&nbsp;% des bovins lait présentent une carence forte (6,4&nbsp;%) ou modérée (47,6&nbsp;%) en zinc.</p>



<p class="has-text-align-justify">Il existe de <strong>multiples symptômes de carence</strong>, spécifiques à un oligo-élément ou au contraire communs à plusieurs. Ils sont résumés dans le tableau ci-dessous.</p>



<p></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="524" height="340" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/10/symptomes-carences-oligo.png?resize=524%2C340&#038;ssl=1" alt="Carences en oligo-éléments et troubles chez le bovins" class="wp-image-2925" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/10/symptomes-carences-oligo.png?w=524&amp;ssl=1 524w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/10/symptomes-carences-oligo.png?resize=300%2C195&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 524px) 100vw, 524px" /></figure>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Oligo-éléments et fourrages prairiaux</strong></h2>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des fourrages carencés en oligo-éléments</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify"><strong>La principale source d’oligo-éléments, pour les bovins, sont les fourrages</strong> qui puisent eux-mêmes leurs minéraux dans le sol. Or, dans les années 1970, Bellanger, Périgaud et Lamand avaient mis en évidence à partir d’une enquête nationale sur 1&nbsp;500 échantillons que les fourrages français avaient des teneurs en oligo-éléments inférieures aux recommandations journalières :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Cuivre : 94 % des foins de prairies naturelles, de premières coupes, avaient des teneurs inférieures au seuil de carence (7 mg/kg de MS) et 45 % inférieures à 5 mg/kg de MS. Les concentrations se situent entre 2,8 et 8,9 avec une moyenne de 5,2 mg/kg de MS</li>



<li>Zinc : 99 % des foins de prairies naturelles, de premières coupes, avaient des teneurs inférieures au seuil de carence (50 mg/kg de MS) et 30 % inférieures à 25 mg/kg de MS. Les concentrations se situent entre 13 et 60 avec une moyenne de 29,1 mg/kg de MS</li>



<li>Sélénium : les teneurs moyennes dans les fourrages étaient de 0,05 mg/kg de MS pour un maximal de 0,11 mg/kg de MS. Il n’existe pas de toxicité par le sélénium en France.</li>
</ul>



<p class="has-text-align-justify">Cette enquête montrait que <strong>les fourrages français sont sub-carencés en cuivre, zinc, sélénium et molybdène</strong>. Ainsi, les rations hivernales composées exclusivement de fourrage et le pâturage en été ne permettent pas de couvrir correctement les besoins en oligo-éléments des animaux</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les principaux facteurs de variation des oligo-éléments dans les fourrages</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify"><strong>Les besoins en oligo-éléments chez les plantes diffèrent qualitativement et quantitativement par rapport à ceux des animaux</strong>. Le fer (Fe), le manganèse (Mn), le zinc, le cuivre, le molybdène et le bore (Bo) sont essentiels à la croissance des végétaux mais le bore n’est pas nécessaire aux bovins. Cependant, l’iode et le sélénium assimilés par les plantes ne leur sont pas essentiels contrairement aux animaux.</p>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La composition botanique</strong> des fourrages</h4>



<p class="has-text-align-justify"></p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="633" height="343" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/10/composition-botanique-et-oligoelements.png?resize=633%2C343&#038;ssl=1" alt="La composition botanique des fourrages" class="wp-image-2927 size-full" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/10/composition-botanique-et-oligoelements.png?w=633&amp;ssl=1 633w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/10/composition-botanique-et-oligoelements.png?resize=300%2C163&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 633px) 100vw, 633px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p><strong>La composition botanique des prairies influence les teneurs en oligo-éléments des fourrages</strong>. En 2020, Darch et al. montrent que les graminées (Dactyle, Vulpin, Fétuque, Houlque laineuse, Ray-grass anglais…) et les plantes telle que l’achillée millefeuille, la chicorée, le plantain ou la Pimprenelle contiennent, en moyenne, moins de cuivre et de zinc que les légumineuses (Lotus, Mélilot, Trèfle des près…). Cependant, les <strong>légumineuses sont plus sensibles aux carences en cuivre</strong>. <strong>Les graminées contiennent significativement plus de zinc que les plantes herbacées mais moins que les légumineuses</strong>. Les prairies riches en Ray-grass ont 10 % de cuivre en moins que les prairies sans prédominance en Ray-grass.</p>
</div></div>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify">Par ailleurs,<strong> les plantes herbacées contiennent significativement plus de sélénium et d’iode que les graminées et les légumineuses</strong>. Enfin, la diversité d’espèces botaniques en prairies permanentes permet alors d’avoir des quantités plus constantes et plus équilibrées en oligo-éléments que dans les cultures mono-spécifiques.</p>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Les stades et cycles de végétation</strong></h4>



<p class="has-text-align-justify">Le premier cycle de végétation présente des teneurs en Cu, Mn et Zn réduites de respectivement 37, 19 et 15&nbsp;% par rapport aux repousses. Cela concorde avec les résultats de Bellanger en 1973 qui observait des secondes coupes mieux pourvues en cuivre. Dans l’expérimentation menée au sein de l’Inrae de Theix (1&nbsp;500 échantillons de fourrages), le foin issu de parcelles ayant été déprimées avait une teneur en cuivre plus élevée, mais pas de manière significative. Les regains et fauche précoces étaient toujours plus riches en Cu. Pour le zinc, le déprimage donne des foins plus riches en Zn.</p>



<p class="has-text-align-justify"></p>



<div class="wp-block-media-text has-media-on-the-right is-stacked-on-mobile"><div class="wp-block-media-text__content">
<p><strong>Il existe également une variation saisonnière importante des teneurs en oligo-éléments des plantes</strong>. Les teneurs en Cu, Zn et Mn diminue avec l’âge de la pousse. l faut aussi tenir compte du stade physiologique. En effet, il y a une baisse importante des teneurs lorsqu’on passe du stade herbacé au stade épiaison. Ainsi, les concentrations augmenteraient au cours de la saison pour de l’herbe pâturée à un stade végétatif similaire.</p>
</div><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="635" height="173" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/10/saison-de-paturage-et-oligo.png?resize=635%2C173&#038;ssl=1" alt="Les stades et cycles de végétation des fourrages" class="wp-image-2928 size-full" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/10/saison-de-paturage-et-oligo.png?w=635&amp;ssl=1 635w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/10/saison-de-paturage-et-oligo.png?resize=300%2C82&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 635px) 100vw, 635px" /></figure></div>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le mode de récolte et de conservation</strong></h4>



<p class="has-text-align-justify"><strong>Le temps d’exposition au soleil et de présence au sol </strong>(perte de feuilles, variations hydrométriques et temps au sol) <strong>influent sur les teneurs en oligo-éléments</strong>. De plus, si la récolte des fourrages secs a lieu lors de mauvaises conditions météorologiques, le lessivage par la pluie peut alors entraîner une perte d’une partie des oligo-éléments.</p>



<p class="has-text-align-justify"><strong>Lors du séchage de l’herbe, des pertes en oligo-éléments sont observées. </strong>La dessiccation des plantes et la manipulation de l’herbe par les machines agricoles brisent les feuilles de l’herbe. Ainsi, les pertes engendrées s’élèvent à 9&nbsp;% de cuivre (et à 11&nbsp;% de zinc pour le foin séché en grange, et même à 18 % de zinc pour le foin séché au sol). Les fourrages peuvent perdre entre 10 et 25&nbsp;% d’iode à la suite des travaux de fenaison.</p>



<p class="has-text-align-justify">Pour ce qui est des <strong>ensilages d’herbe</strong>, Wyss <em>et al.</em> (2018) constatent que les <strong>teneurs en oligo-éléments sont légèrement plus élevées que dans les fourrages secs </strong>correspondant. Ceci peut s’expliquer par une coupe de l’herbe à des stades de végétation plus précoces pour l’ensilage.</p>



<p class="has-text-align-justify"><strong>Concernant le stockage, les teneurs en oligo-éléments ne semblent pas évoluer durant la conservation du foin et du regain en sec sur un hiver.</strong> La conservation durant plusieurs hivers, en sec ou en ensilage, peut au contraire augmenter les pertes en oligo-éléments.</p>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading">Le sol</h4>



<p class="has-text-align-justify">De <strong>nombreux facteurs liés aux caractéristiques physico-chimiques du sol font varier la quantité d’oligo-éléments </strong>disponibles pour les plantes&nbsp;:&nbsp;</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Le pH du sol. Il joue un rôle très important dans l’absorption des oligo-éléments. Il influence la solubilité des micronutriments, leur concentration dans la solution du sol, leurs formes ioniques ainsi que leur mobilité&nbsp;;</li>



<li>La teneur en matière organique et en argile du sol&nbsp;;</li>



<li>L’humidité et l’aération du sol&nbsp;;</li>



<li>Les interactions entre les éléments du sol&nbsp;;</li>



<li>La nature géologique du sol&nbsp;;</li>



<li>Les pratiques de fertilisation.</li>
</ul>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading has-text-align-center">Résumé des facteurs de variation de la teneur en oligo-éléments dans le continuum sol-plante-bovin</h2>



<p></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="588" height="593" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/10/facteurs-de-variation-des-teneurs-en-oligoelements.png?resize=588%2C593&#038;ssl=1" alt="Résumé des facteurs de variation de la teneur en oligo-éléments dans le continuum sol-plante-bovin" class="wp-image-2931" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/10/facteurs-de-variation-des-teneurs-en-oligoelements.png?w=588&amp;ssl=1 588w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/10/facteurs-de-variation-des-teneurs-en-oligoelements.png?resize=297%2C300&amp;ssl=1 297w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/10/facteurs-de-variation-des-teneurs-en-oligoelements.png?resize=150%2C150&amp;ssl=1 150w" sizes="(max-width: 588px) 100vw, 588px" /></figure>



<p></p>


<div class="_3d-flip-book  fb3d-fullscreen-mode full-size" data-id="2920" data-mode="fullscreen" data-title="false" data-template="short-white-book-view" data-lightbox="dark-shadow" data-urlparam="fb3d-page" data-page-n="0" data-pdf="" data-tax="null" data-thumbnail="" data-cols="3" data-book-template="default" data-trigger=""></div><script type="text/javascript">window.FB3D_CLIENT_DATA = window.FB3D_CLIENT_DATA || [];FB3D_CLIENT_DATA.push('eyJwb3N0cyI6eyIyOTIwIjp7IklEIjoyOTIwLCJ0aXRsZSI6IkZvdXJyYWdlcyBwcmFpcmlhdXggY2FyZW5jXHUwMGU5cyBlbiBvbGlnb1x1MDBlOWxcdTAwZTltZW50cyBldCBzYW50XHUwMGU5IGRlcyBib3ZpbnMiLCJ0eXBlIjoicGRmIiwicmVhZHlfZnVuY3Rpb24iOiIiLCJib29rX3N0eWxlIjoiZmxhdCIsImJvb2tfdGVtcGxhdGUiOiJub25lIiwib3V0bGluZSI6W10sImRhdGEiOnsicG9zdF9JRCI6IjI5MjEiLCJndWlkIjoiaHR0cHM6XC9cL25vcm1hbmRpZW1haW5lLmNlcmZyYW5jZS5mclwvYXJhZDJcL3dwLWNvbnRlbnRcL3VwbG9hZHNcL3NpdGVzXC8zXC8yMDIzXC8xMFwvT2xpZ29lbGVtZW50c19mb3VycmFnZXNfcHJhaXJpYXV4X2V0X2Jlc29pbnNfYm92aW5zLUFSQURcdTAwYjIucGRmIiwicGRmX3BhZ2VzIjoiNSIsInBhZ2VzX2N1c3RvbWl6YXRpb24iOiJub25lIn0sInRodW1ibmFpbCI6eyJkYXRhIjp7InBvc3RfSUQiOiIwIn0sInR5cGUiOiJhdXRvIn0sInByb3BzIjp7ImJhY2tncm91bmRDb2xvciI6ImF1dG8iLCJiYWNrZ3JvdW5kSW1hZ2UiOiJhdXRvIiwiYmFja2dyb3VuZFN0eWxlIjoiYXV0byIsImhpZ2hsaWdodExpbmtzIjoiYXV0byIsImxpZ2h0aW5nIjoiYXV0byIsImNhY2hlZFBhZ2VzIjoiYXV0byIsInJlbmRlckluYWN0aXZlUGFnZXMiOiJhdXRvIiwicmVuZGVySW5hY3RpdmVQYWdlc09uTW9iaWxlIjoiYXV0byIsInJlbmRlcldoaWxlRmxpcHBpbmciOiJhdXRvIiwicHJlbG9hZFBhZ2VzIjoiYXV0byIsImF1dG9QbGF5RHVyYXRpb24iOiJhdXRvIiwicnRsIjoiYXV0byIsImludGVyYWN0aXZlQ29ybmVycyI6ImF1dG8iLCJtYXhEZXB0aCI6ImF1dG8iLCJzaGVldCI6eyJzdGFydFZlbG9jaXR5IjoiYXV0byIsIndhdmUiOiJhdXRvIiwic2hhcGUiOiJhdXRvIiwid2lkdGhUZXhlbHMiOiJhdXRvIiwiY29sb3IiOiJhdXRvIiwic2lkZSI6ImF1dG8iLCJjb3JuZXJEZXZpYXRpb24iOiJhdXRvIiwiZmxleGliaWxpdHkiOiJhdXRvIiwiZmxleGlibGVDb3JuZXIiOiJhdXRvIiwiYmVuZGluZyI6ImF1dG8iLCJoZWlnaHRUZXhlbHMiOiJhdXRvIn0sImNvdmVyIjp7IndhdmUiOiJhdXRvIiwiY29sb3IiOiJhdXRvIiwic2lkZSI6ImF1dG8iLCJiaW5kZXJUZXh0dXJlIjoiYXV0byIsImRlcHRoIjoiYXV0byIsInBhZGRpbmciOiJhdXRvIiwic3RhcnRWZWxvY2l0eSI6ImF1dG8iLCJmbGV4aWJpbGl0eSI6ImF1dG8iLCJmbGV4aWJsZUNvcm5lciI6ImF1dG8iLCJiZW5kaW5nIjoiYXV0byIsIndpZHRoVGV4ZWxzIjoiYXV0byIsImhlaWdodFRleGVscyI6ImF1dG8iLCJtYXNzIjoiYXV0byIsInNoYXBlIjoiYXV0byJ9LCJwYWdlIjp7IndhdmUiOiJhdXRvIiwiY29sb3IiOiJhdXRvIiwic2lkZSI6ImF1dG8iLCJkZXB0aCI6ImF1dG8iLCJzdGFydFZlbG9jaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmlsaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmxlQ29ybmVyIjoiYXV0byIsImJlbmRpbmciOiJhdXRvIiwid2lkdGhUZXhlbHMiOiJhdXRvIiwiaGVpZ2h0VGV4ZWxzIjoiYXV0byIsIm1hc3MiOiJhdXRvIiwic2hhcGUiOiJhdXRvIn0sImhlaWdodCI6ImF1dG8iLCJ3aWR0aCI6ImF1dG8iLCJncmF2aXR5IjoiYXV0byIsInBhZ2VzRm9yUHJlZGljdGluZyI6ImF1dG8ifSwiY29udHJvbFByb3BzIjp7ImFjdGlvbnMiOnsiY21kVG9jIjp7ImVuYWJsZWQiOiJhdXRvIiwiZW5hYmxlZEluTmFycm93IjoiYXV0byIsImFjdGl2ZSI6ImF1dG8iLCJkZWZhdWx0VGFiIjoiYXV0byJ9LCJjbWRBdXRvUGxheSI6eyJlbmFibGVkIjoiYXV0byIsImVuYWJsZWRJbk5hcnJvdyI6ImF1dG8iLCJhY3RpdmUiOiJhdXRvIn0sImNtZFNhdmUiOnsiZW5hYmxlZCI6ImF1dG8iLCJlbmFibGVkSW5OYXJyb3ciOiJhdXRvIn0sImNtZFByaW50Ijp7ImVuYWJsZWQiOiJhdXRvIiwiZW5hYmxlZEluTmFycm93IjoiYXV0byJ9LCJjbWRTaW5nbGVQYWdlIjp7ImVuYWJsZWQiOiJhdXRvIiwiZW5hYmxlZEluTmFycm93IjoiYXV0byIsImFjdGl2ZSI6ImF1dG8iLCJhY3RpdmVGb3JNb2JpbGUiOiJhdXRvIn0sIndpZFRvb2xiYXIiOnsiZW5hYmxlZCI6ImF1dG8iLCJlbmFibGVkSW5OYXJyb3ciOiJhdXRvIn19fSwiYXV0b1RodW1ibmFpbCI6Imh0dHBzOlwvXC9ub3JtYW5kaWVtYWluZS5jZXJmcmFuY2UuZnJcL2FyYWQyXC93cC1jb250ZW50XC91cGxvYWRzXC9zaXRlc1wvM1wvM2QtZmxpcC1ib29rXC9hdXRvLXRodW1ibmFpbHNcLzI5MjAucG5nIiwicG9zdF9uYW1lIjoiZm91cnJhZ2VzLXByYWlyaWF1eC1jYXJlbmNlcy1lbi1vbGlnb2VsZW1lbnRzLWV0LXNhbnRlLWRlcy1ib3ZpbnMiLCJwb3N0X3R5cGUiOiIzZC1mbGlwLWJvb2sifX0sInBhZ2VzIjpbXSwiZmlyc3RQYWdlcyI6W119');window.FB3D_CLIENT_LOCALE && FB3D_CLIENT_LOCALE.render && FB3D_CLIENT_LOCALE.render();</script>



<p class="has-medium-font-size">Nous avons également consacré un article au rôle des <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/enjeu-oligoelements-dans-alimentation-humaine-et-consequence-sur-production-agricole/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">oligo-éléments dans la santé humaine</a>, n&rsquo;hésitez pas à le consulter<a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/enjeu-oligoelements-dans-alimentation-humaine-et-consequence-sur-production-agricole/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">.</a></p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading has-small-font-size">Source</h2>



<p class="has-small-font-size"><em>Anne-Laure Guittard, 2022.  <a href="https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-03980140/document" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Évaluation du statut en oligoéléments de vaches allaitantes multipares autour de la mise-bas en système herbager. Médecine vétérinaire et santé animale</a>. </em></p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/oligo-elements-fourrages-prairiaux-et-besoins-des-bovins/">Oligo-éléments, fourrages prairiaux et besoins des bovins</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
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		<title>Antibiotiques en filières animales</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/reduction-utilisation-antibiotiques-en-filieres-animales-mesures-resultats-perspectives/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lola]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Apr 2023 09:35:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Gérer la santé]]></category>
		<category><![CDATA[Santé et bien-être animal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Réduction de l’utilisation des antibiotiques en filières animales : mesures, résultats et perspectives</p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/reduction-utilisation-antibiotiques-en-filieres-animales-mesures-resultats-perspectives/">Antibiotiques en filières animales</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Réduction de l’utilisation des antibiotiques en filières animales&nbsp;: mesures, résultats et perspectives</h1>



<p>Vous découvrirez dans cette publication, l&rsquo;<strong>état des lieux concernant la réduction de l&rsquo;utilisation des antibiotiques en filières animales</strong>.</p>



<p>Promouvoir un usage responsable et prudent des antibiotiques est un axe clé des plans d’action internationaux, européens et nationaux pour lutter contre l’antibiorésistance.<strong> De nombreuses recommandations et mesures visent à diminuer l’utilisation des antibiotiques en réservant leur usage dans les cas où il est strictement nécessaire</strong>. Dans une approche « Une seule santé », l’Agence européenne des médicaments a établi une <strong>catégorisation des antibiotiques à usage vétérinaire en prenant en compte à la fois le risque pour la santé humaine et les besoins en santé animale</strong>. </p>



<p>Il est particulièrement important de <strong>préserver les antibiotiques considérés comme critiques pour le traitement des maladies bactériennes chez l’Homme</strong>. Depuis 2011, des objectifs nationaux ont été définis afin de réduire l’utilisation des antibiotiques en médecine vétérinaire en France. Des initiatives prises par les filières et les plans Ecoantibio ont alors créé une dynamique qui a permis d’atteindre ces objectifs. <strong>La France fait d’ailleurs partie des pays européens qui ont le plus diminué ces dernières années l’usage des :</strong></p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>céphalosporines de 3<sup>e</sup> et 4<sup>e</sup> générations,</strong></li><li><strong>fluoroquinolones. </strong></li></ul>



<p>La <strong>nouvelle réglementation européenne </strong>prévoit un ensemble de mesures. Il vise alors à mieux encadrer et réduire l’usage de certains antibiotiques dans les élevages. Elle donne alors un nouvel objectif pour 2030. <strong>Trouver le bon équilibre entre la protection de la santé publique et la capacité de traiter les maladies infectieuses animales</strong> constitue le challenge de ces prochaines années.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le point sur les mesures prises pour réduire l’usage des antibiotiques en élevage</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Développement du concept One Health dans le Monde et en Europe</h3>



<h4 class="wp-block-heading">Lutte contre l&rsquo;antibiorésistance</h4>



<p>La lutte contre l’antibiorésistance est un défi majeur et mondial de santé publique. L&rsquo;objectif clairement affiché est donc de réduire l’utilisation des antibiotiques en réservant leur usage dans les cas où il est strictement nécessaire. L’<strong>approche «&nbsp;One Health&nbsp;»</strong> considère aujourd’hui que la santé humaine, animale et des écosystème sont interconnectées. De plus, ils forment un tout. La perte d’efficacité des antibiotiques vis-à-vis de bactéries pathogènes impactent ces trois santés. Ainsi, dans cette approche, il est nécessaire que les <strong>objectifs de réduction en filières animales visent en particulier les antibiotiques les plus importants en médecine humaine.</strong></p>



<p>L’Organisation Mondiale de la Santé, la FAO et l’Organisation mondiale de la santé animale ont commencé à travailler sur la résistance aux antimicrobiens. Ce travail a commencé il y a plus de 25 ans. Elles ont publié de nombreuses directives et normes. En 2011, elles alors ont adopté un <strong>accord tripartite afin d’étendre leur collaboration dans le sens du concept «&nbsp;One Health&nbsp;»</strong>.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Stratégie communautaire de lutte contre la résistance antimicrobienne</h4>



<p>Dès 2001, l&rsquo;Europe élabore une stratégie communautaire de lutte contre la résistance antimicrobienne. Cela s’est traduit par un premier plan en 2011 suivi d’un second qui couvre la période 2017 à 2022. Ce plan vise notamment à <strong>soutenir le développement de nouveaux antimicrobiens et de produits alternatifs pour les animaux et les humains</strong>. La législation de l’UE oblige tous les Etats membres à respecter les <strong>mêmes règles et obligations </strong>en matière d’autorisation et de surveillance des médicaments. <strong>Une classification des médicaments a été donc établie en prenant en compte :</strong></p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>le risque pour la santé humaine,</strong></li><li><strong>les besoins en santé animale.</strong></li></ul>



<h3 class="wp-block-heading">Deux plans EcoAntibio renforcés par la loi d’avenir pour l’Agriculture, l’Alimentation et la Forêt</h3>



<p>En France, le Ministère de l’Agriculture a lancé fin 2011 <strong>Ecoantibio1</strong>. Il s&rsquo;agissait d&rsquo;un <strong>plan national de réduction des risques d’antibiorésistance en médecine vétérinaire</strong>. Il préconisait alors la <strong>mise en œuvre de 40 mesures</strong> sur la période 2012-2017 avec un <strong>objectif de réduction de 25&nbsp;% de l’exposition des animaux aux antibiotiques</strong>.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="691" height="217" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/04/Objectifs-de-reduction-de-lutilisation-des-antibiotiques-en-filieres-animales-en-France.png?resize=691%2C217&#038;ssl=1" alt="Objectifs de réduction de l'utilisation des antibiotiques en filières animales en France" class="wp-image-2539" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/04/Objectifs-de-reduction-de-lutilisation-des-antibiotiques-en-filieres-animales-en-France.png?w=691&amp;ssl=1 691w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/04/Objectifs-de-reduction-de-lutilisation-des-antibiotiques-en-filieres-animales-en-France.png?resize=300%2C94&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 691px) 100vw, 691px" /><figcaption>Objectifs de réduction de l&rsquo;utilisation des antibiotiques en filières animales en France</figcaption></figure>



<p>La<strong> loi d’Avenir pour l’Agriculture, l’Alimentation et la Forêt </strong>publiée en 2014 a ensuite ajouté un <strong>objectif de réduction de 25&nbsp;% sur les antibiotiques d’importance critique en trois ans</strong>. Elle a également mis fin aux remises, rabais et ristournes sur les achats d’antibiotiques. Enfin, elle préconise la<strong> possibilité de prescrire un antibiotique critique qu’en absence d’antiobiotiques non critiques efficaces</strong>. La préscription doit se faire aussi après la <strong>réalisation d’un test de sensibilité de la souche bactérienne</strong> responsable de l’infection à l’antiobiotique critique envisagé.</p>



<p>Un second plan<strong> Ecoantibio 2</strong>, publié en 2017, s’articule autour de <strong>quatre axes</strong>. L’orientation de l&rsquo;un d’eux se fait sur le <strong>développement d’alternatives</strong> pour limiter l’utilisation des antibiotiques. Un autre axe s’intitule « des outils partagés ». Un des objectifs est de <strong>mettre à disposition des outils d’évaluation et de suivi du recours aux antibiotiques</strong>.</p>



<h6 class="wp-block-heading"><em>Retrouvez notre <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/ecoantibio-2-quelles-perspectives-pour-poursuivre-la-diminution-du-recours-aux-antibiotiques/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">article consacré au plan EcoAntibio 2</a> sur notre site.</em></h6>



<p>En parallèle, les filières ont prises de nombreuses initiatives : </p>



<ul class="wp-block-list"><li>guide de bonnes pratiques avec une déclinaison en recommandations par pathologie, </li><li>plan interprofessionnel pour la filière cunicole, </li><li>charte d’engagement de la filière volailles de chair…</li></ul>



<h2 class="wp-block-heading">De bons résultats en France permis par un investissement fort des filières d’élevage</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Une dynamique de diminution de l’exposition des animaux aux antibiotiques en France</h3>



<p>Le <strong>volume total des ventes s’élevait </strong>alors<strong> à 415 tonnes d’antibiotiques en 2020</strong>. Ce tonnage correspond à moins d’un tiers de celui enregistré au début du suivi en 1999 (1&nbsp;311 tonnes). L’expression des ventes d’antibiotiques en tonnage de substance active ne reflète pas l’exposition des animaux aux différentes familles. Puisqu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de prise en compte de l’activité thérapeutique des antibiotiques. Par contre, pour chaque médicament administré par voie orale ou parentérale, il est possible de calculer l<strong>’indicateur d’exposition ALEA</strong>. Cet indicateur prend alors en compte la posologie définie dans l’AMM du médicament.</p>



<p>En 2020, l’exposition des animaux aux antibiotiques a atteint son plus bas niveau depuis le début du suivi national. L’ALEA le plus élevé a été enregistré en 2005 pour toutes les espèces animales confondues. Puis, l’exposition a diminué sur la période qui a précédé la mise en place du plan Ecoantibio, entre 2005 et 2011.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="459" height="341" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/04/Evolution-de-lexposition-animale-aux-antibiotiques-depuis-1999-en-France-ALEA.png?resize=459%2C341&#038;ssl=1" alt="Evolution de l'exposition animale aux antibiotiques depuis 1999 en France ALEA" class="wp-image-2540" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/04/Evolution-de-lexposition-animale-aux-antibiotiques-depuis-1999-en-France-ALEA.png?w=459&amp;ssl=1 459w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/04/Evolution-de-lexposition-animale-aux-antibiotiques-depuis-1999-en-France-ALEA.png?resize=300%2C223&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 459px) 100vw, 459px" /><figcaption>Evolution de l&rsquo;exposition animale aux antibiotiques depuis 1999 en France ALEA</figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Des plans Ecoantibio efficaces</h3>



<p>L’<strong>objectif global du premier plan Ecoantibio a été largement atteint avec une diminution de l’exposition de 37&nbsp;% en 5 ans entre 2011 et 2016</strong>. Ces bons résultats du premier plan sont liés au fait que vétérinaires et éleveurs s’étaient déjà inscrits dans les objectifs du plan Ecoantibio des années avant son lancement. Le premier plan a ainsi accompagné les initiatives et bénéficié d’une démarche de progrès déjà engagée.</p>



<p><strong>Les différents objectifs nationaux de réduction de l’utilisation des antibiotiques ont été largement atteints en médecine vétérinaire en France. </strong>La diminution de l’exposition aux antibiotiques critiques se poursuit pendant le dexième plan Ecoantibio. Bien qu’elle soit moins élevée que pendant le premier plan.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="696" height="298" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/04/bilan-des-resultats-obtenus-par-les-filieres-de-rente-en-France-pour-les-differents-objectifs-de-reduction-de-lexposition-aux-antibiotiques.png?resize=696%2C298&#038;ssl=1" alt="bilan des résultats obtenus par les filières de rente en France pour les différents objectifs de réduction de l'exposition aux antibiotiques" class="wp-image-2541" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/04/bilan-des-resultats-obtenus-par-les-filieres-de-rente-en-France-pour-les-differents-objectifs-de-reduction-de-lexposition-aux-antibiotiques.png?w=696&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/04/bilan-des-resultats-obtenus-par-les-filieres-de-rente-en-France-pour-les-differents-objectifs-de-reduction-de-lexposition-aux-antibiotiques.png?resize=300%2C128&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption>bilan des résultats obtenus par les filières de rente en France pour les différents objectifs de réduction de l&rsquo;exposition aux antibiotiques</figcaption></figure>



<p>Dans les filières bovine, porcine et avicole, la baisse de l’exposition aux antibiotiques était initiée avant le début du premier plan Ecoantibio. La baisse de l’exposition a été de 24&nbsp;% entre 2011 et 2016 pour les bovins. Elle a également dépassé les 40&nbsp;% pour les porcs et les volailles. Depuis le début du deuxième plan, la diminution de l’exposition se poursuit chez </p>



<ul class="wp-block-list"><li>les porcs (- 4&nbsp;%),</li><li>les volailles (-&nbsp;37&nbsp;%). </li></ul>



<p>Toutefois, l’exposition chez les bovins reste relativement stable (+ 2&nbsp;%) par rapport à 2016.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De nouvelles mesures en préparation</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Un objectif spécifique pour les antimicrobiens au niveau européen</h3>



<p>De nouvelles restrictions s&rsquo;instaurent en 2022 via le <strong>règlement européen 2019/6</strong>. Il amplifie la <strong>nécessité de réserver uniquement à l’usage humain certains antimicrobiens d’importance critique.</strong> L<strong>&lsquo;inscription de ces derniers se ferra dans une liste.</strong> Pour ces antimicrobiens, cela signifiera l’interdiction de l’utiliser chez l’animal, y compris dans le cadre de cascade. Par ailleurs, les animaux ou produits d’animaux ayant reçu des antibiotiques inscrits sur cette liste ne pourront être importés en Europe.</p>



<p>Reconnaissant le besoin important de données plus détaillées et standardisées, <strong>le règlement introduit également une exigence</strong>, <strong>par espèce animale au niveau de l’UE, p</strong>our l<strong>es données « d’utilisation » de</strong> :<strong> </strong></p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>collecte,</strong></li><li><strong>déclaration</strong>. </li></ul>



<p>Ces nouvelles dispositions législatives sur la collecte de données de ventes soutiendront également un objectif spécifique aux antimicrobiens fixé au niveau européen pour la prochaine décennie. Cet <strong>objectif est de réduire de 50&nbsp;% les ventes globales des antimicrobiens de l’UE pour les animaux d’élevage et l’aquaculture d’ici 2030</strong>.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un futur plan EcoAntibio 3</h3>



<h4 class="wp-block-heading">Constitution du futur plan EcoAntibio 3</h4>



<p><strong>En France, le plan Ecoantibio 2 a été prolongé jusque fin 2022</strong> afin de synchroniser le futur plan sectoriel Ecoantibio 3. Il prendra en compte la nouvelle feuille de route interministérielle pour la maîtrise de l’antibiorésistance. Son lancement se ferra alors en 2023. Le <strong>Conseil Général de l’Alimentation, de l’Agriculture et des Espaces Ruraux a récemment été alors chargé d’une mission ministérielle pour réaliser une évaluation complète des deux premiers plans Ecoantibio</strong>.</p>



<p>Après consultation de l’ensemble des parties prenantes, des axes de réflexion et des recommandations seront ainsi proposés pour l’élaboration du prochain plan. Les deux premiers plans nationaux pour lutter contre la résistance aux antibiotiques ont été :</p>



<ul class="wp-block-list"><li>structurants, </li><li>fédérateurs,</li><li>moteurs. </li></ul>



<p>L’<strong>approche co-constructive pour définir le futur plan d’action sera importante afin de maintenir la dynamique instaurée depuis plus de 10 ans en France pour une utilisation prudente et responsable des antibiotiques en médecine vétérinaire</strong>.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Pourquoi un futur plan EcoAntibio 3</h4>



<p><strong>Réduire l’utilisation des antibiotiques chez l’animal comme chez l’Homme est une priorité afin de minimiser la résistance des bactéries aux antibiotiques.</strong> Ce concept repris au plan international, européen et français nécessite d’agir à plusieurs niveaux à la fois. Les plans d’action mis en place ont pour objectif de coordonner les différentes actions nécessaires. <strong>En France, les plans Ecoantibio ont permis une réduction substantielle de l’utilisation des antibiotiques en médecine vétérinaire.</strong> Cette réduction a donc particulièrement eu lieu pour les antibiotiques considérés comme critiques pour le traitement des maladies infectieuses chez l’Homme.</p>



<p>Le succès de ces plans relève avant tout d’une adhésion de l’ensemble des acteurs publics (ministères, agences sanitaires) et privés (industrie, vétérinaires, professionnels de l’élevage) associé au financement nécessaire de la part du ministère de l’agriculture. <strong>Cette réduction de l’utilisation s’est donc traduite par une diminution de la résistance des bactéries aux antibiotiques.</strong></p>



<p>La nouvelle règlementation européenne met en place des outils permettant d’accroître les capacités de lutte contre la résistance aux antibiotiques. <strong>Pour poursuivre la diminution amorcée, il s’agit alors de trouver le bon équilibre entre la protection de la santé publique et la capacité de traiter les maladies infectieuses animales.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Source pour rédiger l&rsquo;article sur la réduction de l’utilisation des antibiotiques en filières animales&nbsp;: mesures, résultats et perspectives</h2>



<p><em>URBAN D., CHEVANCE A., BOUCHARD D., CHAUVIN C., ORAND J.P., MOULIN G., 2022. </em><a href="https://doi.org/10.20870/productions-animales.2022.35.4.7189" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Réduction de l’utilisation des antibiotiques en</em> <em>filières animales : Quelles mesures, quels résultats, quelles perspectives ?</em></a><em> In : Rationaliser l’usage des médicaments en élevage. Baéza É.,</em> <em>Bareille N., Ducrot C. (Éds). INRAE Prod. Anim., 35, 257-274.</em></p>


<div class="_3d-flip-book  fb3d-fullscreen-mode full-size" data-id="2536" data-mode="fullscreen" data-title="false" data-template="short-white-book-view" data-lightbox="dark-shadow" data-urlparam="fb3d-page" data-page-n="0" data-pdf="" data-tax="null" data-thumbnail="" data-cols="3" data-book-template="default" data-trigger=""></div><script type="text/javascript">window.FB3D_CLIENT_DATA = window.FB3D_CLIENT_DATA || [];FB3D_CLIENT_DATA.push('eyJwb3N0cyI6eyIyNTM2Ijp7IklEIjoyNTM2LCJ0aXRsZSI6IlJcdTAwZTlkdWN0aW9uIGRlIGxcdTIwMTl1dGlsaXNhdGlvbiBkZXMgYW50aWJpb3RpcXVlcyBlbiBmaWxpXHUwMGU4cmVzIGFuaW1hbGVzIiwidHlwZSI6InBkZiIsInJlYWR5X2Z1bmN0aW9uIjoiIiwiYm9va19zdHlsZSI6ImZsYXQiLCJib29rX3RlbXBsYXRlIjoibm9uZSIsIm91dGxpbmUiOltdLCJkYXRhIjp7InBvc3RfSUQiOiIyNTM3IiwiZ3VpZCI6Imh0dHBzOlwvXC9ub3JtYW5kaWVtYWluZS5jZXJmcmFuY2UuZnJcL2FyYWQyXC93cC1jb250ZW50XC91cGxvYWRzXC9zaXRlc1wvM1wvMjAyM1wvMDRcL1JlZHVjdGlvbi1kZS1sdXNhZ2UtZGVzLWFudGliaW90aXF1ZXMtZXRhdC1kZXMtbGlldXgtQVJBRFx1MDBiMi5wZGYiLCJwZGZfcGFnZXMiOiI0IiwicGFnZXNfY3VzdG9taXphdGlvbiI6Im5vbmUifSwidGh1bWJuYWlsIjp7ImRhdGEiOnsicG9zdF9JRCI6IjAifSwidHlwZSI6ImF1dG8ifSwicHJvcHMiOnsiY2FjaGVkUGFnZXMiOiJhdXRvIiwicmVuZGVySW5hY3RpdmVQYWdlcyI6ImF1dG8iLCJyZW5kZXJJbmFjdGl2ZVBhZ2VzT25Nb2JpbGUiOiJhdXRvIiwicmVuZGVyV2hpbGVGbGlwcGluZyI6ImF1dG8iLCJwcmVsb2FkUGFnZXMiOiJhdXRvIiwicnRsIjoiYXV0byIsImludGVyYWN0aXZlQ29ybmVycyI6ImF1dG8iLCJzaGVldCI6eyJzdGFydFZlbG9jaXR5IjoiYXV0byIsIndhdmUiOiJhdXRvIiwic2hhcGUiOiJhdXRvIiwid2lkdGhUZXhlbHMiOiJhdXRvIiwiY29sb3IiOiJhdXRvIiwic2lkZSI6ImF1dG8iLCJjb3JuZXJEZXZpYXRpb24iOiJhdXRvIiwiZmxleGliaWxpdHkiOiJhdXRvIiwiZmxleGlibGVDb3JuZXIiOiJhdXRvIiwiYmVuZGluZyI6ImF1dG8iLCJoZWlnaHRUZXhlbHMiOiJhdXRvIn0sImNvdmVyIjp7IndhdmUiOiJhdXRvIiwiY29sb3IiOiJhdXRvIiwiYmluZGVyVGV4dHVyZSI6ImF1dG8iLCJkZXB0aCI6ImF1dG8iLCJwYWRkaW5nIjoiYXV0byIsInN0YXJ0VmVsb2NpdHkiOiJhdXRvIiwiZmxleGliaWxpdHkiOiJhdXRvIiwiZmxleGlibGVDb3JuZXIiOiJhdXRvIiwiYmVuZGluZyI6ImF1dG8iLCJ3aWR0aFRleGVscyI6ImF1dG8iLCJoZWlnaHRUZXhlbHMiOiJhdXRvIiwibWFzcyI6ImF1dG8iLCJzaWRlIjoiYXV0byIsInNoYXBlIjoiYXV0byJ9LCJwYWdlIjp7IndhdmUiOiJhdXRvIiwiY29sb3IiOiJhdXRvIiwiZGVwdGgiOiJhdXRvIiwic3RhcnRWZWxvY2l0eSI6ImF1dG8iLCJmbGV4aWJpbGl0eSI6ImF1dG8iLCJmbGV4aWJsZUNvcm5lciI6ImF1dG8iLCJiZW5kaW5nIjoiYXV0byIsIndpZHRoVGV4ZWxzIjoiYXV0byIsImhlaWdodFRleGVscyI6ImF1dG8iLCJtYXNzIjoiYXV0byIsInNpZGUiOiJhdXRvIiwic2hhcGUiOiJhdXRvIn0sImhlaWdodCI6ImF1dG8iLCJ3aWR0aCI6ImF1dG8iLCJncmF2aXR5IjoiYXV0byIsInBhZ2VzRm9yUHJlZGljdGluZyI6ImF1dG8ifSwiY29udHJvbFByb3BzIjp7ImFjdGlvbnMiOnsiY21kU2F2ZSI6eyJlbmFibGVkIjoiYXV0byIsImVuYWJsZWRJbk5hcnJvdyI6ImF1dG8ifSwiY21kUHJpbnQiOnsiZW5hYmxlZCI6ImF1dG8iLCJlbmFibGVkSW5OYXJyb3ciOiJhdXRvIn0sImNtZFNpbmdsZVBhZ2UiOnsiZW5hYmxlZCI6ImF1dG8iLCJlbmFibGVkSW5OYXJyb3ciOiJhdXRvIiwiYWN0aXZlIjoiYXV0byIsImFjdGl2ZUZvck1vYmlsZSI6ImF1dG8ifX19LCJhdXRvVGh1bWJuYWlsIjoiaHR0cHM6XC9cL25vcm1hbmRpZW1haW5lLmNlcmZyYW5jZS5mclwvYXJhZDJcL3dwLWNvbnRlbnRcL3VwbG9hZHNcL3NpdGVzXC8zXC8zZC1mbGlwLWJvb2tcL2F1dG8tdGh1bWJuYWlsc1wvMjUzNi5wbmciLCJwb3N0X25hbWUiOiJyZWR1Y3Rpb24tdXRpbGlzYXRpb24tYW50aWJpb3RpcXVlcy1maWxpZXJlLWFuaW1hbGUiLCJwb3N0X3R5cGUiOiIzZC1mbGlwLWJvb2sifX0sInBhZ2VzIjpbXSwiZmlyc3RQYWdlcyI6W119');window.FB3D_CLIENT_LOCALE && FB3D_CLIENT_LOCALE.render && FB3D_CLIENT_LOCALE.render();</script>
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		<title>Usage des fourrages bioactifs par les éleveurs bovins lait</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/uasage-des-fourrages-bioactifs-par-les-eleveurs-bovins-lait/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lola]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Dec 2022 11:55:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Gérer la santé]]></category>
		<category><![CDATA[Santé et bien-être animal]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/?p=2287</guid>

					<description><![CDATA[<p>Etat des lieux de l’usage des fourrages bioactifs par les éleveurs de bovins laitiers du territoire Normandie Maine</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Etat des lieux de l’usage des fourrages bioactifs par les éleveurs de bovins laitiers du territoire Normandie Maine</h1>



<p>L’utilisation de fourrages bioactifs apparaît comme un levier supplémentaire dans une démarche de gestion alternative de la santé des bovins laitiers. En effet, ces fourrages contiennent des métabolites secondaires (tanins condensés, terpènes, flavonoïdes…) pouvant avoir un effet anthelminthique et permettant de mieux valoriser les protéines, de prévenir le risque d’oxydation ou encore de limiter le risque de météorisation. Afin d’évaluer le niveau d’adoption de cette pratique et de mieux percevoir sa mise en œuvre sur le territoire Normandie Maine, une étude a été réalisée par l’ARAD² en 2022.</p>



<p>Cette étude a montré que cette pratique est très peu utilisée sur notre territoire, principalement chez des agriculteurs en agriculture biologique et/ou dans des systèmes plus herbagers. Des enquêtes auprès des éleveurs utilisant des fourrages bioactifs ont mis en évidence une diversité de mises en œuvre (mélanges prairiaux, en pur, haies…). Mais dans tous les cas, cela s’intègre dans une gestion plus globale de la santé, rendant les bénéfices sanitaires spécifiques à cette pratique difficilement dissociables.</p>



<p>L’intérêt croissant des éleveurs pour les médecines alternatives est prometteur pour le développement de ces fourrages bioactifs. Cela nécessitera toutefois d’acquérir de nouvelles références afin de pouvoir vulgariser l&rsquo;utilisation de fourrages bioactifs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Lotier, plantain, chicorée et sainfoin : des plantes riches en métabolites secondaires</h2>



<p>Les métabolites secondaires se trouvent principalement dans les <strong>dicotylédones</strong> (Farruggia et al., 2008), telles que le <strong>sainfoin</strong>, le <strong>lotier des marais et corniculé</strong>, la <strong>chicorée</strong> et le <strong>plantain</strong>. Les arbres possèdent aussi des teneurs intéressantes, notamment en tanins condensés pour les essences suivantes : le <strong>noisetier commun</strong>, le <strong>saule des vanniers</strong>, le <strong>saule marsault</strong> et le <strong>robinier faux-acacia</strong> (Novak et al., 2020).</p>



<p>Les principaux effets mis en avant par la littérature sont : effet <strong>antiparasitaire</strong>, <strong>réduction de la dégradabilité des protéines</strong> dans le rumen, <strong>augmentation de l’assimilation d’acides aminés essentiels</strong> dans l’intestin grêle, apports d’<strong>antioxydants</strong>, <strong>réduction des émissions de méthane</strong> et d’azote urinaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;usage de fourrages bioactifs peu connue et des utilisateurs principalement en système herbager</h2>



<p>Un questionnaire en ligne a été administré aux 1 944 éleveurs laitiers du territoire. Sur les 153 répondants, <strong>14 agriculteurs utilisent la pratique soit 9,1 %</strong>. Parmi les agriculteurs non utilisateurs, 55,8% ne connaissent pas du tout cette pratique.</p>



<p>Les utilisateurs de la pratique sont plus souvent <strong>en Agriculture Biologique </strong>et<strong> en système herbager</strong>. Leur production par vache laitière et par hectar de SFP est inférieure aux non utilisateurs.</p>



<figure class="wp-block-table"><table><tbody><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Indicateurs</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Non utilisateurs (137)</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Utilisateurs (14)</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Comparaison entre non utilisateur et utilisateur</strong></td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center">Système conventionnel</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">92 %</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">57 %</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">AB : +35 %</td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center">Système biologique</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">8 %</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">43 %</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">AB : +35 %</td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center">Lait par VL/an</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">7&nbsp;081 litres de lait</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">5 112</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-1 969 litres de lait par vache laitière</td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center">Lait par ha de SFP consolidée</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">7&nbsp;268 litres de lait</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">4 542</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-2 726 litres de lait/ha de SFP</td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center">MB / 1000 L (€)</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">249</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">318</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">+ 69 €/1 000 litres de lait</td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center">Concentré VL / an (kg)</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">1 755</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">864</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-892 kg</td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center">Part de prairies dans la SFP (%)</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">62 %</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">85 %</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">+ 23 %</td></tr></tbody></table><figcaption>Résultats du questionnaire en ligne administré aux 1 944 éleveurs laitiers du territoire Normandie Maine</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Trois principales façons d’intégrer les fourrages bioactifs dans la gestion de la santé</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Valoriser la diversité déjà présente (prairies naturelles et haies) sur l’exploitation</h3>



<h4 class="wp-block-heading">La plupart des éleveurs utilisateurs préfèrent intégrer les espèces bioactives dans un mélange afin de garder de la complémentarité entre espèces</h4>



<p>Pour agir de manière préventive, la plupart des éleveurs utilisateurs préfèrent intégrer les espèces bioactives dans un mélange afin de garder de la complémentarité entre espèces, par peur de pâturer une espèce pure ou encore car leurs prairies tendent à devenir naturelles. L’espèce la plus utilisée est la <strong>chicorée</strong> <strong>(7 agriculteurs sur 9)</strong>, suivie du <strong>plantain (5 agriculteurs sur 9)</strong>. Les doses sont variables en fonction des objectifs et situations (cf. tableau ci-dessous).</p>



<figure class="wp-block-table"><table><tbody><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Espèces et doses par hectar</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Plantain : </strong><br>3 kg à 6&nbsp;kg en cas de sursemis</td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Chicorée : </strong><br>0,5 à 3&nbsp;kg</td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Plantain :</strong> <br>2&nbsp;kg + Chicorée 1-1,5 kg</td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Exemple A</strong>&nbsp;: Lotier corniculé (200-500 g) + Plantain (1-2 kg) + Chicorée (1 kg) <br><strong>Exemple B</strong>&nbsp;: Espèces bioactives =&nbsp; 50 % du mélange</td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Part maximale de la biomasse de la prairie</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center">10 à 30 %</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">5 à 30 %</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">5-10 %</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">10-50 %</td></tr></tbody></table><figcaption>Les doses d&rsquo;espèces bioactives sont variables en fonction des objectifs et situations</figcaption></figure>



<p>La majorité des utilisateurs (8 agriculteurs sur 9) <strong>diminuent les espèces «&nbsp;classiques&nbsp;» du mélange</strong>, ce qui limite le surcoût de semences. Certains agriculteurs (4 agriculteurs sur 9) estiment le <strong>surcoût d’implantation faible, </strong>les autres considérant qu’il n’y a pas de surcoût.</p>



<figure class="wp-block-table"><table><tbody><tr><td><strong>Espèce</strong></td><td><strong>Prix au kg (€)</strong> <strong>( source Agriconomie)</strong><strong></strong></td></tr><tr><td>Chicorée</td><td>10,9</td></tr><tr><td>Plantain</td><td>9,8</td></tr><tr><td>Lotier corniculé</td><td>9,5</td></tr></tbody></table><figcaption>Le coût d&rsquo;implatation d&rsquo;espèces bioactives &#8211; Source <a href="https://www.agriconomie.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Agriéconomie</a></figcaption></figure>



<p>Ces espèces s’intègrent principalement dans les <strong>prairies de pâturage</strong>. Dans un seul cas, le plantain (2 kg/ha) a été intégré à des prairies de fauche.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Les agriculteurs estiment que cette pratique est simple à mettre en place.</h4>



<p>Les agriculteurs estiment que cette pratique est simple à mettre en place. <strong>Pour les utilisateurs de chicorée</strong>, le point clef de réussite est un <strong>retour plus rapide entre 10 et 21 jours</strong>, particulièrement début juillet pour gérer sa montaison. En effet, lorsque la montaison de la chicorée est ma gérée, ils estiment qu’elle est moins bien consommée par les animaux. Cela permettrait également d’éviter que la plante ne colonise les autres parcelles en se ressemant.</p>



<p>Le <strong>plantain</strong> et le <strong>lotier</strong> ne semblent <strong>pas</strong> être <strong>contraignants</strong> en termes de vitesse de repousse. Par conséquent, la majorité des éleveurs ne modifient pas leurs pratiques de pâturage (pâturage tournant…) pour les prairies contenant ces deux plantes.</p>



<p>Les rendements fourrage obtenus sur ces prairies sont considérés comme similaires (5 agriculteurs sur 9) à supérieurs (3 agriculteurs sur 9) aux autres prairies. L’intégration d’espèces bioactives permet un <strong>maintien de la production laitière</strong> (5 agriculteurs sur 9) voire une amélioration (3 agriculteurs sur 9).</p>



<p>Toutefois, malgré un bon niveau de satisfaction, les surfaces en prairies avec des fourrages bioactifs dépassent rarement 15 % des surfaces prairiales de chaque exploitation (excepté trois agriculteurs). Les raisons évoquées sont&nbsp;: une forte présence de prairies naturelles sur l’exploiration, une volonté de laisser vieillir les prairies et une satisfaction des résultats sanitaires actuels ne poussant pas au changement. Pour lever ces freins, deux agriculteurs pratiquent<strong> le sursemis</strong> qui semble particulièrement bien fonctionnerpour le<strong> plantain</strong>.</p>



<p>A noter que le mélange «&nbsp;prairies pharmacies&nbsp;» commercialisé par Eylips n’a été cité qu’une fois.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Valoriser la diversité déjà présente (prairies naturelles et haies) sur l’exploitation</h3>



<p>En plus des espèces citées précédemment, trois éleveurs valorisent des espèces présentes naturellement dans leurs prairies comme le <strong>pissenlit</strong>. Ils considèrent que leurs pratiques de pâturage (tournant…) permettent de maintenir une diversité d’espèces bénéfique à la santé de leurs animaux. Deux éleveurs distribuent du foin issu de ces prairies diversifiées pour faire consommer aux animaux des espèces qui ne sont pas pâturées.</p>



<p>Enfin, la <strong>moitié des éleveurs utilisateurs de fourrages bioactifs</strong> permettent aux animaux d’accéder aux haies pour appliquer le principe d’automédication. Les espèces identifiées bien consommées par les animaux à des périodes spécifiques sont : le <strong>robinier faux acacia, le charme et le saule marsault</strong>. Pour favoriser l’accès aux arbres, certains agriculteurs relèvent les fils de clôture ou les placent de manière à ce qu’ils ne soient pas devant la haie, voire coupent des branches l’été.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Implanter une espèce bioactive en pure (2 agriculteurs)</h3>



<p>L’implantation d’une espèce bioactive en pure a pour objectif de réaliser des <strong>cures préventives</strong> <strong>antiparasitaires</strong>. Par exemple, un éleveur a implanté 4 ha (11 % des surfaces herbagères pour les VL) de <strong>chicorée en pure</strong> (<strong>7 kg/ha</strong>). La plante est affouragée en vert (parcelle éloignée) aux VL de mai à novembre. La périodicité de la cure dépend du stade de plantes et non d’un état animal particulier Le fourrage peut représenter jusqu’à 100 % de la ration et être distribué jusqu’à 5-6 jours consécutifs. Il est impératif d’avoir un temps de retour court (15 à 28 jours) et raccourci début juillet. La plante est bien consommée, probablement grâce à l’affouragement. La chicorée présente quelques inconvénients : une <strong>implantation compliquée</strong> (petite graine) et une récolte en ensilage et enrubannage déconseillée (trop d’eau).</p>



<p>En termes de résultats sanitaires, la pression parasitaire est très faible sur l’exploitation (pas de traitement depuis 2010), tout comme les frais vétérinaires (9 €/1 000 l de lait et 36 €/VL). Cette pratique s’intégrant dans une gestion plus globale de la santé, il est difficile d’estimer l’impact de la pratique seule. D’un point de vue technique, la chicorée en pure résiste mieux au sec que les autres prairies (naturelles) del’éleveur et atteint des rendements plutôt supérieurs (8-10 tMS/ha). La production laitière sur la parcelle est également plus élevée que dans les autres pâtures. L’introduction de cette plante en pure lui a permis de <strong>concentrer l’apport de plantes bioactives</strong> et faciliter la gestion du stade de la plante.</p>



<p>Dans les trois mises en œuvre identifiées, on observe que le <strong>moment de mise à disposition des plantes</strong> bioactives <strong>ne dépend jamais de l’animal</strong> (symptôme, moment clef…) mais bien du stade des plantes bioactives.</p>



<p>Des résultats sanitaires satisfaisants mais qui s’expliquent par un ensemble de pratiques</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des résultats sanitaires satisfaisants mais qui s’expliquent par un ensemble de pratiques</h2>



<p>Davantage d’utilisateurs de fourrages bioactifs considèrent ne pas avoir de problématiques marquées (43&nbsp;%) en comparaison aux non utilisateurs (13&nbsp;%). Aucun des quatorze éleveurs utilisateurs ne considère avoir de problématiques parasitaires liées au pâturage. Quatre agriculteurs n’utilisent aucun traitement, cinq de manière très sélective et seulement trois utilisent un traitement de manière systématique. La <strong>pression parasitaire</strong> est <strong>modérée chez cinq éleveurs et quasiment inexistante chez sept</strong>.</p>



<p>En moyenne, les <strong>frais vétérinaires par vache laitière des utilisateurs</strong> (45,3 €) sont <strong>48 % inférieurs </strong>aux non utilisateurs (87,3 €), et les frais vétérinaires par 1 000 litres de lait (8,9 €) sont 30 % inférieurs aux non utilisateurs (12,8 €). Des études parallèles ont permis de mettre en évidence que la productivité par vache laitières et la consommation de concentrés par vache laitière sont des éléments qui influencent aussi les frais vétérinaires. L’ensemble des agriculteurs ont signifié que la pratique rentrait dans une <strong>stratégie plus globale</strong> (système herbager et pâturant, extensivité de la production/VL…).</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="343" height="464" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/12/frais-veterinaire-par-vache-laitiere-en-fonction-de-l-alimentation.png?resize=343%2C464&#038;ssl=1" alt="Frais vétérinaire par vache laitière en fonction de l'alimentation" class="wp-image-2288" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/12/frais-veterinaire-par-vache-laitiere-en-fonction-de-l-alimentation.png?w=343&amp;ssl=1 343w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/12/frais-veterinaire-par-vache-laitiere-en-fonction-de-l-alimentation.png?resize=222%2C300&amp;ssl=1 222w" sizes="(max-width: 343px) 100vw, 343px" /><figcaption>Frais vétérinaire par vache laitière en fonction de l&rsquo;alimentation</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Des éleveurs plutôt intéressés mais en manque de références</h2>



<p>Parmi les agriculteurs non utilisateurs, une forte proportion n’utilise pas le fourrage bioactif par<strong> ignorance </strong>de celui-ci (45 %). Ou bien parce qu’il existe un <strong>manque de références techniques</strong> (34 %) pour sa mise en œuvre. De nombreux éleveurs s’intéressent déjà à des <strong>médecines alternatives</strong>, 55 % des non utilisateurs de fourrages bioactifs en utilisent. </p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="510" height="396" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/12/interet-des-eleveurs-non-utilisateurs-pour-les-plantes-bioactives.png?resize=510%2C396&#038;ssl=1" alt="Intérêts des éleveurs non-utilisateurs pour les plantes bioactives" class="wp-image-2289" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/12/interet-des-eleveurs-non-utilisateurs-pour-les-plantes-bioactives.png?w=510&amp;ssl=1 510w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/12/interet-des-eleveurs-non-utilisateurs-pour-les-plantes-bioactives.png?resize=300%2C233&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 510px) 100vw, 510px" /><figcaption>Intérêts des éleveurs non-utilisateurs pour les plantes bioactives</figcaption></figure>



<p>Une fois la pratique expliquée, une part importante des éleveurs non utilisateurs des fourrages bioactifs (<strong>53 %) sont plutôt intéressés,</strong> voire totalement intéressés (5 %) par l’utilisation d’espèces prairiales bioactives. Les espèces ligneuses suscitent moins d’intérêt. Les éleveurs intéressés par cette pratique souhaiteraient principalement bénéficier de moyens concrets et illustratifs tels que : des <strong>témoignages d’agriculteurs</strong> (49,4 %) et/ou une <strong>visite d’essais</strong> (48,1 %). Le conseil individuel est une attente pour une minorité des répondants (14,8 %).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les principaux enseignement de l&rsquo;étude sur l&rsquo;usage des fourrages bioactifs par les éleveyrs de bovins laitiers du territoire Normandie Maine</h2>



<p>Les principaux enseignements de cette étude sont&nbsp;:</p>



<ol class="wp-block-list"><li>La principale mise en œuvre est l’<strong>intégration d’espèces bioactives à un mélange classique</strong>.</li><li>Cette <strong>mise en œuvre</strong> est <strong>simple et non chronophage</strong>, particulièrement lorsque le plantain et le lotier sont utilisés car iles ne modifient pas les pratiques de pâturage. La chicorée nécessitant un retour rapide, davantage de précautions sont à prendre. Un semis en pur semble permettre une gestion facilitée.</li><li>Le sainfoin n’est pas utilisé (probablement à cause de la nature du sol du grand Ouest).</li><li>Implanter des ligneux riches en tanins dans les haies est un levier supplémentaire.</li><li>La pratique s’inscrit dans une <strong>démarche plus globale</strong> : système pâturant, réduction de la productivité par vache laitière, utilisation plus forte des médecines alternatives et parfois conversion à l’agriculture biologique.</li></ol>



<p>Bien que l’efficacité de la pratique soit difficile à isoler en élevage laitier, elle engendre peu d’inconvénients et la prise de risque est faible. L’application de la pratique en élevage ne semble pas contre indiquée. Au vu du contexte climatique actuel et futur, les intérêts fourragers que présentent ces plantes devraient également faciliter leur développement. Il apparait finalement que l’utilisation des espèces bioactives est un levier supplémentaire dans une démarche de gestion alternative de la santé des bovins lait</p>


<div class="_3d-flip-book  fb3d-fullscreen-mode full-size" data-id="2285" data-mode="fullscreen" data-title="false" data-template="short-white-book-view" data-lightbox="dark-shadow" data-urlparam="fb3d-page" data-page-n="0" data-pdf="" data-tax="null" data-thumbnail="" data-cols="3" data-book-template="default" data-trigger=""></div><script type="text/javascript">window.FB3D_CLIENT_DATA = window.FB3D_CLIENT_DATA || [];FB3D_CLIENT_DATA.push('eyJwb3N0cyI6eyIyMjg1Ijp7IklEIjoyMjg1LCJ0aXRsZSI6IkV0YXQgZGVzIGxpZXV4IGRlIGxcdTIwMTl1c2FnZSBkZXMgZm91cnJhZ2VzIGJpb2FjdGlmcyAtIEFSQURcdTAwYjIiLCJ0eXBlIjoicGRmIiwicmVhZHlfZnVuY3Rpb24iOiIiLCJib29rX3N0eWxlIjoiZmxhdCIsImJvb2tfdGVtcGxhdGUiOiJub25lIiwib3V0bGluZSI6W10sImRhdGEiOnsicG9zdF9JRCI6IjIyODYiLCJndWlkIjoiaHR0cHM6XC9cL25vcm1hbmRpZW1haW5lLmNlcmZyYW5jZS5mclwvYXJhZDJcL3dwLWNvbnRlbnRcL3VwbG9hZHNcL3NpdGVzXC8zXC8yMDIyXC8xMlwvRXRhdC1kZXMtbGlldXgtZGUtbHVzYWdlLWRlcy1mb3VycmFnZXMtYmlvYWN0aWZzLUFSQURcdTAwYjIucGRmIiwicGRmX3BhZ2VzIjoiNCIsInBhZ2VzX2N1c3RvbWl6YXRpb24iOiJub25lIn0sInRodW1ibmFpbCI6eyJkYXRhIjp7InBvc3RfSUQiOiIwIn0sInR5cGUiOiJhdXRvIn0sInByb3BzIjp7ImNhY2hlZFBhZ2VzIjoiYXV0byIsInJlbmRlckluYWN0aXZlUGFnZXMiOiJhdXRvIiwicmVuZGVySW5hY3RpdmVQYWdlc09uTW9iaWxlIjoiYXV0byIsInJlbmRlcldoaWxlRmxpcHBpbmciOiJhdXRvIiwicHJlbG9hZFBhZ2VzIjoiYXV0byIsInJ0bCI6ImF1dG8iLCJpbnRlcmFjdGl2ZUNvcm5lcnMiOiJhdXRvIiwic2hlZXQiOnsic3RhcnRWZWxvY2l0eSI6ImF1dG8iLCJ3YXZlIjoiYXV0byIsInNoYXBlIjoiYXV0byIsIndpZHRoVGV4ZWxzIjoiYXV0byIsImNvbG9yIjoiYXV0byIsInNpZGUiOiJhdXRvIiwiY29ybmVyRGV2aWF0aW9uIjoiYXV0byIsImZsZXhpYmlsaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmxlQ29ybmVyIjoiYXV0byIsImJlbmRpbmciOiJhdXRvIiwiaGVpZ2h0VGV4ZWxzIjoiYXV0byJ9LCJjb3ZlciI6eyJ3YXZlIjoiYXV0byIsImNvbG9yIjoiYXV0byIsImJpbmRlclRleHR1cmUiOiJhdXRvIiwiZGVwdGgiOiJhdXRvIiwicGFkZGluZyI6ImF1dG8iLCJzdGFydFZlbG9jaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmlsaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmxlQ29ybmVyIjoiYXV0byIsImJlbmRpbmciOiJhdXRvIiwid2lkdGhUZXhlbHMiOiJhdXRvIiwiaGVpZ2h0VGV4ZWxzIjoiYXV0byIsIm1hc3MiOiJhdXRvIiwic2lkZSI6ImF1dG8iLCJzaGFwZSI6ImF1dG8ifSwicGFnZSI6eyJ3YXZlIjoiYXV0byIsImNvbG9yIjoiYXV0byIsImRlcHRoIjoiYXV0byIsInN0YXJ0VmVsb2NpdHkiOiJhdXRvIiwiZmxleGliaWxpdHkiOiJhdXRvIiwiZmxleGlibGVDb3JuZXIiOiJhdXRvIiwiYmVuZGluZyI6ImF1dG8iLCJ3aWR0aFRleGVscyI6ImF1dG8iLCJoZWlnaHRUZXhlbHMiOiJhdXRvIiwibWFzcyI6ImF1dG8iLCJzaWRlIjoiYXV0byIsInNoYXBlIjoiYXV0byJ9LCJoZWlnaHQiOiJhdXRvIiwid2lkdGgiOiJhdXRvIiwiZ3Jhdml0eSI6ImF1dG8iLCJwYWdlc0ZvclByZWRpY3RpbmciOiJhdXRvIn0sImNvbnRyb2xQcm9wcyI6eyJhY3Rpb25zIjp7ImNtZFNhdmUiOnsiZW5hYmxlZCI6ImF1dG8iLCJlbmFibGVkSW5OYXJyb3ciOiJhdXRvIn0sImNtZFByaW50Ijp7ImVuYWJsZWQiOiJhdXRvIiwiZW5hYmxlZEluTmFycm93IjoiYXV0byJ9LCJjbWRTaW5nbGVQYWdlIjp7ImVuYWJsZWQiOiJhdXRvIiwiZW5hYmxlZEluTmFycm93IjoiYXV0byIsImFjdGl2ZSI6ImF1dG8iLCJhY3RpdmVGb3JNb2JpbGUiOiJhdXRvIn19fSwiYXV0b1RodW1ibmFpbCI6Imh0dHBzOlwvXC9ub3JtYW5kaWVtYWluZS5jZXJmcmFuY2UuZnJcL2FyYWQyXC93cC1jb250ZW50XC91cGxvYWRzXC9zaXRlc1wvM1wvM2QtZmxpcC1ib29rXC9hdXRvLXRodW1ibmFpbHNcLzIyODUucG5nIiwicG9zdF9uYW1lIjoiZXRhdC1kZXMtbGlldXgtdXNhZ2UtZm91cnJhZ2VzLWJpb2FjdGlmcyIsInBvc3RfdHlwZSI6IjNkLWZsaXAtYm9vayJ9fSwicGFnZXMiOltdLCJmaXJzdFBhZ2VzIjpbXX0=');window.FB3D_CLIENT_LOCALE && FB3D_CLIENT_LOCALE.render && FB3D_CLIENT_LOCALE.render();</script>



<h2 class="wp-block-heading">Source de l&rsquo;état des lieux de l’usage des fourrages bioactifs par les éleveurs de bovins laitiers du territoire Normandie Maine&nbsp;:</h2>



<p>LECROSNIER J., 2022. Niveau d’adoption et déterminants de l’usage des fourrages bioactifs chez les éleveurs bovins laitiers du territoire Normandie Maine. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une étude interne de l&rsquo;ARAD², Cerfrance Normandie Maine.</p>



<p>Rapport confidentiel complet sur demande : <a href="mailto:arad2@nm.cerfrance.fr">arad2@nm.cerfrance.fr</a> </p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/uasage-des-fourrages-bioactifs-par-les-eleveurs-bovins-lait/">Usage des fourrages bioactifs par les éleveurs bovins lait</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
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		<item>
		<title>Pilotage des écosystèmes microbiens en élevage bovin laitier</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/pilotage-des-ecosystemes-microbiens-en-elevage-bovin-laitier/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lola]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Dec 2022 16:01:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Gérer la santé]]></category>
		<category><![CDATA[Santé et bien-être animal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Jonas LECROSNIER présente les enjeux et moyens de pilotage des écosystèmes microbiens en élevage bovin laitier</p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/pilotage-des-ecosystemes-microbiens-en-elevage-bovin-laitier/">Pilotage des écosystèmes microbiens en élevage bovin laitier</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Enjeux et moyens de pilotage des écosystèmes microbiens en élevage bovin laitier</h1>



<p class="has-ast-global-color-5-color has-ast-global-color-0-background-color has-text-color has-background has-link-color has-medium-font-size wp-elements-12e593563a5ef2b6a4eeaa08cac845b4">Découvrez la publication sur les enjeux et les moyens de pilotage des écosystèmes microbiens en élevage bovin laitier. Jonas LECROSNIER, apprenti chez Cerfrance Normandie Maine, termine actuellement son cursus ingénieur à l&rsquo;<a href="https://isara.fr/vie-etudiante/campus-lyon/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ISARA Lyon.</a></p>



<p></p>



<p>Les pratiques antérieures de gestion de la santé animale ont favorisé l’émergence de bactéries multi-résistantes aux antibiotiques. Pour répondre à cette problématique le plan Ecoantibio 2 a été créé afin de favoriser l’utilisation de traitement alternatifs. Face à l’échec de la stratégie « 0 germe », nous nous dirigeons à présent vers une stratégie visant l’élimination des pathogènes tout en respectant la biodiversité microbienne existante. Les microbiotes présents au sein du bovin sont intimement liés avec ceux de son environnement.</p>



<p><strong>La bonne gestion des microbiotes a un impact sur :</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>la <strong>santé animal</strong> et ses performances,</li>



<li>les <strong>émissions de méthane</strong> entérique,</li>



<li>les <strong>pertes d’azote</strong> par les fèces et l’urine,</li>



<li>et surtout la <strong>qualité du lait</strong>. </li>
</ul>



<p>Les variables influençant ces microbiotes sont nombreuses : alimentation, qualité de l’eau, génétique de l’hôte, type et gestion du logement et pratiques de traite. De manière complémentaire à la bonne gestion de ces pratiques, il est possible d’ensemencer le milieu intérieur de l’animal ou son environnement extérieur. Pour cela, il existe des produits commerciaux. Par ailleurs, <strong>des multiplications de kéfir et EM (microorganismes efficaces) à la ferme sont envisageables et moins coûteuses</strong>. Peu de références scientifiques existent à ce sujet, mais des utilisations au sein des exploitations se développent.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Introduction sur les enjeux et les moyens de pilotage des écosystèmes microbiens en élevage bovin laitier</h2>



<p></p>



<p class="has-ast-global-color-5-color has-luminous-vivid-orange-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-e00117169888935588a19174f63e7bcb">Il est maintenant reconnu que la santé des écosystèmes, la santé animale, la qualité des produits et la santé humaine sont intimement liées. Les liens entre l’élevage et la santé humaine sont nombreux. L’usage excessif d’antibiotiques en médecine vétérinaire a favorisé l’émergence de bactéries multi-résistantes aux antibiotiques (Duru <em>et al.</em>, 2021). Depuis 1970, 95 % des nouvelles maladies sont d’origine animale (Parodi, 2021). Pour répondre à ces enjeux, une approche holistique de « santé globale » ou « one health » se développe.</p>



<p>Pour faire face à l’apparition de résistances, <strong>un plan national de réduction des risques d’antibiorésistance en médecine vétérinaire (2017-2022) a été créé : le plan Ecoantibio 2.</strong> Ce plan vise notamment à développer des mesures de prévention des maladies infectieuses et à faciliter le recours aux traitements alternatifs (“Le plan Écoantibio 2 (20172022),” n.d.).</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Des intérêts économiques pour les éleveurs</h3>



<p>Il existe aussi des <strong>intérêts économiques pour les éleveurs à changer les pratiques sanitaires actuelles</strong>. En régions Pays de la Loire et Bretagne, le <a href="https://chambres-agriculture.fr/informations-economiques/inosys-references-systemes/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Réseau INOSYS </a>a estimé que les frais vétérinaires représentent environ 9,3 € par 1000 L, soit 62 € par VL entre 2014 et 2020. L’écart est de plus de 30 € par VL entre le groupe des plus économes et le groupe des moins économes. Des fortes marges de progression existent (Follet <em>et al.</em>, 2022).</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Les critères de qualité du lait</h3>



<p>La mise en place de critères de qualité du lait a amené à une <strong>stratégie « 0 germe »</strong> (Monsallier <em>et al.</em>, 2016). Suite à des impasses et des excès, nous nous dirigeons à présent vers une stratégie d’hygiène se basant sur des pratiques garantissant l’élimination des pathogènes tous en essayant de respecter la biodiversité microbienne existante (Monsallier <em>et al.</em>, 2016). Longtemps ces deux stratégies ont semblé inconciliables. Il est donc nécessaire de faire un état des lieux des intérêts à mettre en place ce type de raisonnement, tous en préservant une qualité sanitaire du lait pour les consommateurs (Verdier-Metz <em>et al.</em>, 2012).  Dans un premier temps nous développerons les différents enjeux liés aux microbiotes laitiers en élevages bovins lait. Puis, en lien avec ces enjeux, nous aborderons les différents moyens existants en élevage favorisant le maintien ou le développement de microorganismes favorables.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Définition et principes généraux</h2>



<p></p>



<p><strong>Le bovin est constamment en interaction avec les microorganismes de son environnement et les microorganismes qui le colonisent.</strong> Les microorganismes au sein du ruminants sont des bactéries, des archées, des eucaryotes et des virus. Chaque ensemble de microorganismes vivant dans un écosystème donné s&rsquo;appelle microbiote. Au sein d’un bovin nous retrouvons différents microbiotes chacun caractérisé par un habitat. <strong>Nous retrouvons des microbiotes dans :</strong></p>



<ol class="wp-block-list">
<li>le <strong>tube digestif</strong> notamment dans le rumen et l’intestin grêle,</li>



<li>dans l’<strong>appareil respiratoire</strong>,</li>



<li>dans l’<strong>appareil génital</strong>,</li>



<li>sur la <strong>peau </strong>en particulier sur les trayons.</li>
</ol>



<p>Ces différents microbiotes impactent la santé et les performances de l’animal, ainsi que la qualité de sa production (ZENED <em>et al.</em>, 2021).</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Les microbiotes du bovin</h3>



<p></p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="494" height="249" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/12/schema-interactions-entre-compartiments-microbiens-elevage-laitier.jpg?resize=494%2C249&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-2268 size-full" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/12/schema-interactions-entre-compartiments-microbiens-elevage-laitier.jpg?w=494&amp;ssl=1 494w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/12/schema-interactions-entre-compartiments-microbiens-elevage-laitier.jpg?resize=300%2C151&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 494px) 100vw, 494px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p><strong>Les microbiotes présents au sein du bovin sont intimement liés avec ceux présents dans l’environnement</strong>. Au sein de l’environnement voici les différents compartiments pouvant influencer les microbiotes de l’animal : le sol (Banerjee and van der Heijden, 2022), les excréments du troupeau et la litière (Doyle <em>et al.</em>, 2016), les fourrages et l’eau. Les pratiques de traite et l’environnement de la traite de manière générale est aussi un compartiment microbien rentrant en interaction avec le bovin, avec sa mamelle en particulier. <strong>Les trayons de la mamelle rentrent aussi en interaction directe avec le lait</strong> (Rowbotham and Ruegg, 2016; Verdier-Metz <em>et al.</em>, 2012).</p>
</div></div>



<p>Le microbiote lié aux trayons de la vache laitière est un croisement des différents transferts microbiens entre l’environnement et le lait (ZENED <em>et al.</em>, 2021). Il s&rsquo;agit de la première source de contamination du lait, suivi par les excréments du troupeau (Doyle <em>et al.</em>, 2016). Pour enrichir un milieu en choisissant les microorganismes présents, l’utilisation de probiotiques se développe.<strong> Les probiotiques sont définit comme des organismes vivants qui consommés en quantités adéquates ont un effet bénéfique sur la santé de l’hôte </strong>(Chanteperdrix, 2020). Ce type de pratique peut se justifier en cas de dysbiose. Cette notion est utilisée lorsque les équilibres microbiens sont rompus (ZENED <em>et al.</em>, 2021).</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">De forts enjeux du microbiote en élevage laitier</h2>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Un lien étroit entre santé animale et microbiote</h3>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading">Dysbiose et problématiques sanitaires</h4>



<p><strong>De nombreuses problématiques sanitaires sont alors liées à la création de dysbiose. </strong>C’est le cas des troubles digestifs (acidose et diarrhées) et les boiteries. Les dysbioses intestinales ont souvent pour conséquence de rendre l&rsquo;animal plus vulnérable et plus sujet aux infections. De manière générale, il est compliqué de savoir si la dysbiose est la cause ou la conséquence de la maladie (ZENED <em>et al.</em>, 2021).</p>



<p>Il est reconnu que <strong>chez les jeunes ruminants le tube digestif est stérile.</strong> Les nouveau-nés sont fréquemment infectés par différents pathogènes entériques provoquant des diarrhées. La colonisation par une flore positive est donc un enjeu fort (ZENED <em>et al.</em>, 2021).</p>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading">Les mammites et microbiome des vaches laitières</h4>



<p>Il existe un <strong>lien entre le microbiome des vaches laitières et le développement de mammites</strong> (Rowbotham and Ruegg, 2016). La mammite est la problématique sanitaire la plus fréquente en élevage laitier. Cette affection a de multiples impacts : perte économique, utilisation d’antibiotiques et conséquence négative sur le bien-être animal (ZENED <em>et al.</em>, 2021).</p>



<p>En situation d’acidose ruminale, il y a un développement d’inflammations et de bactéries pathogènes pour la mamelle et indirectement une modification du microbiote de la mamelle (Plaizier <em>et al.</em>, 2018; ZENED <em>et al.</em>, 2021; Zhang <em>et al.</em>, 2015). Dans le cas d’une acidose ruminale, des microorganismes opportunistes peuvent se développer et réduire les fonctionnalités de l’épithélium. De manière générale, <strong>la situation d’acidose provoque une diminution de la richesse et la diversité microbienne</strong>, et particulièrement des taxons bénéfiques à l’hôte au détriment des pathogènes (Plaizier <em>et al.</em>, 2018).</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Un moyen de réduire les imptacts négatifs sur l&rsquo;environnement</h3>



<p>Selon le dernier rapport Secten de la Citepa, en 2020, l’agriculture française s’est vu attribuer 20,6 % des émissions de gaz à effet de serre. 46 % de ces émissions sont liées au méthane, principalement entérique (Durand <em>et al.</em>, 2022). Il existerait un <strong>lien entre certaines communautés microbiennes et le émissions de méthane produites.</strong> 86 unités taxonomiques opérationnelles ayant un impact ont été mises en évidence. Il s’agit par exemple des <em>Succinivibrionaceae</em>, <em>Ruminococcaceae</em>, <em>Christensenellaceae</em>, <em>Lachnospiraceae</em> et <em>Rikenellaceae </em>(Ramayo-Caldas <em>et al.</em>, 2020)<em>. </em><strong>Les pertes d’azote par les fèces et l’urine posent des problématiques environnementales.</strong></p>



<p>Des rations respectant les équilibres microbiens digestifs sont donc primordiales pour viser l’efficience de l’azote. Le phosphore est un élément à l’origine du phénomène d’eutrophisation. <strong>Le microbiote ruminal produit des phytases permettant d’améliorer sa disponibilité.</strong> Un maintien des équilibres microbiens favorise donc une diminution du phosphore dans les déjections et donc dans l’eau (ZENED <em>et al.</em>, 2021).</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Mantenir la qualité et sécurité des fromages au lait cru</h3>



<p><strong>Les fromages au lait cru présents dans de nombreuses appellations sont dépendants des communautés microbiennes originelles du lait</strong>. Il faut savoir que 72 % de la production d’AOP fromagère est au lait cru (Montel <em>et al.</em>, 2012). Dans ces filières, une perte de qualité microbiologique est observée et, par conséquent, une baisse de fromageabilité (Monsallier <em>et al.</em>, 2016).</p>



<p>La gestion des écosystèmes microbiens est un enjeu capital afin de maintenir les caractéristiques sensorielles et sanitaires des fromages (Verdier-Metz <em>et al.</em>, 2012). <strong>Il est donc nécessaire d’éliminer les pathogènes : <em>Salmonella, Listeria monocytogenes, Eschericha coli </em>producteurs de shigatoxines </strong>(Montel et al., 2012). La vie microbienne créé de multiples barrières capables de limiter le développement de ces pathogènes (ZENED <em>et al.</em>, 2021).</p>



<p>Les microorganismes présents dans l’alimentation, les litières, les bouses, l’air et l’eau sont susceptibles d’inoculer le lait. Cela est possible par une colonisation du matériel de traite et/ou des trayons de la vache (Verdier-Metz <em>et al.</em>, 2012). Il a pu être mis en évidence que <strong>plus des trois quarts des unités taxonomiques opérationnelles présentent sur les trayons se retrouvent dans le lait et un quart dans le fromage</strong> (Frétin <em>et al.</em>, 2018). Le but à atteindre est donc de pouvoir piloter les flux microbiens provenant de la ferme vers le lait en approfondissant les connaissances liées aux communautés microbiennes du lait (&gt;200 espèces). Dans le cas de ces AOP l’objectif sera de pouvoir maintenir le lien au terroir en conservant les microorganismes spécifiques du territoire (Montel <em>et al.</em>, 2012).</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Des leviers émergents pour piloter le microbiote en élevage laitier</h2>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Piloter la ration et la qualité de l&rsquo;eau</h3>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;alimentation du bovin en élevage laitier</h4>



<p><strong>L’alimentation est le facteur qui a le plus d’impact sur le microbiote ruminal. </strong>La variable qui a le plus de répercussion est la part des concentrés. Les rations a forte part de concentré ayant une flore plutôt amylolytique et celles riches en fourrages une flore plutôt cellulolytique (ZENED <em>et al.</em>, 2021). Les rations riches en concentré diminuent la diversité en bactéries, et les populations de protozoaires et champignons (Ishaq <em>et al.</em>, 2017). Ces rations provoquent dans certaines situations des inflammations, voire favoriseraient certaines bactéries pathogènes pour la mamelle (Zhang <em>et al.</em>, 2015). Les rations avec du concentré au pâturage en comparaison a des rations sans concentré, favoriseraient le pathogène du genre <em>Clostridium</em> sur les trayons des animaux. <strong>Le microorganisme pourrait venir des fèces, directement liées à l’alimentation </strong>(Frétin <em>et al.</em>, 2018).</p>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading">La charge en bactéries des pâtures</h4>



<p><strong>La charge en bactéries des pâtures n’a pas pu être corrélée à celle du lait des animaux</strong>. Aussi, la mise à l’herbe pourrait entrainer l’enrichissement du lait en staphylocoques à coagulase négative. De manière contradictoire, il est estimé que le pâturage pourrait être une source de biodiversité microbienne. Le nombre d’espèces microbiennes sur les trayons des vaches au pâturage étant supérieur à celui des animaux maintenus à l’intérieur (Verdier-Metz <em>et al.</em>, 2012).  <strong>L’utilisation de fourrages bioactifs contenant des métabolites secondaires ont un effet sur les microbiotes du système digestif de l’animal</strong>. En effet, les tanins condensés, l’aucubine et les sesquiterpène lactones sont reconnus pour diminuer le nombre de nématodes gastro intestinaux (Mueller-Harvey <em>et al.</em>, 2019; Waghorn and McNabb, 2003).</p>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading">La qualité bactériologique de l&rsquo;eau</h4>



<p>L’eau est le premier aliment en quantité ingéré par les animaux. La qualité bactériologique de l’eau doit être mesurée, notamment en vérifiant que certains éléments (<em>E.Coli</em>, entérocoques intestinaux, bactéries coliformes totales…) ne dépassent pas les valeurs seuils. <strong>Les conséquences d’une mauvaise qualité microbiologique de l’eau peuvent être multiples : mammites, métrites, diarrhées, boiteries, etc.</strong> Pour assurer une bonne qualité microbiologique de l’eau différentes méthodologies existent. La plus efficace et la moins couteuse est l’électrolyse, suivie du traitement au dioxyde de chlore. Afin de connaître la qualité de l’eau une analyse préalable une fois par an est conseillée (GDS 61, 2017).</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Choisir les lieux et mode de couchage</h3>



<p>Il existe un <strong>effet du mode de couchage sur les populations microbiennes</strong> (Rowbotham and Ruegg, 2016). Les populations microbiennes à la surface des trayons seraient plus importantes sur les litières à base de paille que les litières à base de sciure (Verdier-Metz <em>et al.</em>, 2012). Il a été mis en évidence que la composition microbiologique du lait était différente en fonction de si les vaches étaient dans un environnement intérieur ou extérieur. <strong>Au sein des microorganismes totaux au sein du lait, la part des microorganismes provenant du milieu de couchage est plus importante lorsque les animaux sont en bâtiments</strong> (Doyle<em> et al.</em>, 2016).</p>



<p><strong>Le sol est un réservoir de microorganismes pour la vache.</strong> Le bovin consomme de la terre via les fourrages. Le sol est considéré comme le réservoir le plus diversifié et le plus complexe. Son impact potentiel sur l’animal est donc important. <strong>Un sol en bonne santé permettrait de faciliter la santé des plantes et la santé animale</strong> (Banerjee and van der Heijden, 2022).</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Redéfinir des pratiques de traite moins systématiques</h3>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading">Pratiques de traite</h4>



<p>Les pratiques de traite sont souvent réalisées dans un objectif d’éliminer les pathogènes sans tenir compte des potentiels réservoirs positifs (Rowbotham and Ruegg, 2016). <strong>Les pratiques d’hygiène de traite systématiques sont :</strong></p>



<ol class="wp-block-list">
<li><strong>prélavage, essuyage et post-trempage des trayons</strong> (Verdier-Metz <em>et al</em>., 2012),</li>



<li><strong>nettoyage et décontamination de la machine à traire</strong>, peuvent diminuer de 2,6 logarithmes d’unités microbiennes faisant colonie (Ufc) par millilitres sur la peau des trayons (Rowbotham and Ruegg, 2016; VerdierMetz <em>et al.</em>, 2012).</li>
</ol>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;hygiène de traite</h4>



<p><strong>Les produits appliqués sont souvent des antiseptiques à large spectre.</strong> Une hygiène de traite intensive engendrerait une diminution des populations de bactéries Gram-positive catalase-positive (<em>Staphylococcus, Listeria, Conrynebacterium, Micorcoccus</em>) et des levures (ZENED <em>et al.</em>, 2021). Un simple nettoyage du trayon avant la traite et l’absence de désinfection systématique permettent de réduire les agents pathogènes. De plus, il préservent les populations microbiennes  d’intérêt technologique (Monsallier <em>et al.</em>, 2012). <strong>Des méthodes alternatives, telle que l’utilisation de laine de bois serait plus respectueuse de la flore du trayon que l’utilisation de pré-trempage</strong> (Montel <em>et al.</em>, 2012).</p>



<p><strong>Des biofilms se forment à la surface des équipements de traite.</strong> Ils sont composés majoritairement de microorganismes technologiquement intéressants : bactéries acidifiantes, microcoques et corynébactéries (Verdier-Metz <em>et al.</em>, 2012). Dans ce contexte, <strong>l’utilisation systématique de lessives désinfectantes à base de chlore est questionnée. </strong>Des résidus de rinçage sont retrouvés dans le lait. Ils sont suspectés de nuire aux flores microbiennes du lait (Montel <em>et al.</em>, 2012).</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Adapter l&rsquo;utilisation des antibiotiques</h3>



<p><strong>Certains antibiotiques administrés par voie générale peuvent provoquer de l’antibiorésistance</strong>. Cette dernière a un impact sur les bactéries du foyers infectieux et sur la flore commensale de la vache. Les traitements intra-mammaire pendant ou hors lactation peuvent aussi modifier la flore intestinale et les bactéries du foyer infectieux par l’intermédiaire de l’antibiorésistance. Les modifications des flores intestinales et commensales ont pour conséquence une modification qualitative et quantitative aiguë de la flore fécale. Ces modifications s’étendent à flore intestinale et nasale des veaux. <strong>Cela représente un risque de transmission indirecte d’antibiorésistances aux veaux.</strong> Les préconisations pour éviter des situations sont : passer en traitement sélectif au tarissement, éviter les périodes de tarissements courtes augmentant le risque de transmission aux veaux et éviter l’utilisation d’antibiotiques à large spectre (Bergonier, 2020).</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Une sélection génétique en faveur de la réduction des GES</h3>



<p><strong>L’identification des biomarqueurs de familles bactériennes ruminales pouvant diminuer les émissions de méthane pourraient à terme intégrer des programmes de sélection génétiques bovines.</strong> Avant cela, il faudrait pouvoir s’assurer qu’ils soient héréditaires (Ramayo-Caldas et al., 2020).  La société<a href="https://www.genesdiffusion.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> Gènes diffusion</a> a basé une nouvelle offre (GHP) sur une analyse du microbiote de l’intestin du bovin par génotypage, pour <strong>prédire l’impact de l’environnement sur le développement du phénotype dans un élevage donné</strong>. Cela permet d’ajuster les index génétiques standards avec des données spécifiques à chaque élevage issu du génotypage, de l’analyse du microbiote et du contrôle de performances. Ce programme est pour le moment uniquement pour les troupeaux de races Holstein ayant 100 % de leur troupeau génotypé (Gènes diffusion, n.d.).</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">De nombreux moyens d&rsquo;ensemement du milieu : kéfir de lait, EM, produits commerciaux</h3>



<p>Lors d’une dysbiose, déséquilibre d’un écosystème, intervenir pour le rééquilibrer peut-être nécessaire pour éviter les infections par les pathogènes. <strong>Pour favoriser une flore bactérienne favorable deux possibilités semblent apparaître :</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>installer une flore favorable</strong>, appelée probiotique, pour éviter que la flore défavorable ne se développe</li>



<li><strong>utiliser des prébiotiques</strong> nourrissant les microorganismes bénéfiques. L’utilisation de probiotiques semble être la plus répandue.</li>
</ul>



<p><strong>Les probiotiques peuvent intervenir de manière directe</strong> en inhibant leur développement<strong> ou de manière indirecte </strong>en rentrant en compétition avec le pathogène pour les nutriments et la colonisation de l’espace (Even <em>et al.</em>, 2013).</p>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading">Le kéfir : probiotique de ferme peu coûteux</h4>



<p></p>



<h5 class="wp-block-heading">Présentation du kéfir</h5>



<p>Le kéfir de lait est composé des bactéries lactiques, bactéries acétiques et levures à du lait. Le principe général vise à coloniser le milieu avec ces microorganismes non pathogènes. <strong>Les bactéries lactiques par leur activité acidifient le milieu (pH : 2,5-3).</strong> Il a été démontré in vitro et in vivo que les bactéries et levures du kéfir ont une activité antimicrobienne contre les bactéries entéropathogènes et les champignons de détérioration (González-Orozco <em>et al.</em>, 2022). <strong>Les mécanismes présumés du kéfir sont :</strong></p>



<ol class="wp-block-list">
<li>une <strong>forte capacité d’adhésion à la paroi intestinale</strong> permettant une compétition avec les pathogènes,</li>



<li>une c<strong>ompétition pour les nutriments</strong>,</li>



<li>la <strong>production d’acides organiques, bactériocines et exopolysacharides</strong> (González-Orozco <em>et al.</em>, 2022).</li>
</ol>



<p></p>



<h5 class="wp-block-heading">Utilisation du kéfir</h5>



<p>Dans l’environnement, <strong>il peut être appliqué sur la litière et dans le bâtiment pour assainir le milieu via une acidification et un assèchement de la litière. </strong>L’application sur la litière doit être répétée dans le temps afin de maintenir son effet (Bourgeois, 2020). Des éleveurs mettent en avant son intérêt pour concurrencer les bactéries responsables de la dermatite digitée et les mammites environnementales (Cuminet <em>et al.</em>, 2019). <strong>Des témoignages d’éleveurs révèlent un intérêt à réaliser des pulvérisations sur le fourrage</strong> (Bourgeois, 2020). La pratique du kéfir est peu coûteuse. L’achat initial est d’environ 20 € pour 20 g en pharmacie. Il suffit ensuite de le multiplier (Maupertuis and Bodet, 2017). La fermentation doit être réalisée à environ 20°C pendant 24 à 72 h (GonzálezOrozco <em>et al.</em>, 2022).</p>



<p>Simultanément des recherches ont été réalisées sur l’intérêt des bactéries lactiques. Il a été montré in vitro une inhibition in vitro de <em>Staphylococcus aureus</em> par <em>Lactobacillus casei</em>.</p>



<p>Cette dernière affecte l’adhésion et l’internalisation de <em>Staphylococcus aureus.</em> L’utilisation de bactéries lactiques dans la lutte contre les mammites est donc une piste prometteuse. Ce travail n’a pas abouti à l’élaboration d’un mode d’administration qui reste à déterminer (Bouchard, 2012).  Une autre étude a mis en évidence l’effet de <em>Lactobacillus brevis, Lactobacillus plantarum</em> et <em>Lactobacillus lactis V7</em> dans la lutte contre les mammites à <em>Eschericha coli</em> et <em>Staphylococcus aureus </em>(Assis, 2016)<em>.</em></p>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading">Les EM : un moyen peu connu</h4>



<p><strong>Les EM (microorganismes efficaces) est un mélange de microorganismes aérobies et anaérobies avec un pH entre 3,5 et 3,8</strong>. Il s’agit principalement de bactéries lactiques, bactéries photosynthétiques, levures et actinomycètes. Ce mélange a l’avantage de pouvoir être multiplié à la ferme. Leur utilisation vise à contenir le développement des pathogènes nocifs. Par conséquent, ils ont l’avantage de ne pas favoriser l’apparition de souches résistantes. A notre connaissance, peu de références existe concernant leur utilisation en élevage. Les seules références existantes proviennent de Cuba. Ce mélange a été conçu pour coloniser positivement le milieu. <strong>L’apport journalier est préconisé à 200-300 ml par jour par bovin</strong>. Les bénéfices mis en avant en élevage laitier sont : limitation des diarrhées des jeunes bovins, limitation de la météorisation, limitation des émissions de méthane, accélération du compostage des litières (Félix, 2015). Les modes d’action sur l’animal sont mal connus.</p>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading">De nombreux produits commerciaux</h4>



<p>Dans un objectif de gestion optimisée des litières, <strong>de nombreux produits commerciaux se développent en plus des asséchants litières classiques</strong>. Le principe reste le même que celui développé précédemment. Un complexe bactérien (bactéries lactiques et sporulées) assure la compétition spatiale et nutritive. Nous retrouvons par exemple les préparations suivantes : Cobiotex 410, Flori’Nat (Littoral Normand, n.d.), Cleanoflor. Pour lutter contre la dermatite, des produits existent aussi, tel que le Certiflore (Ropars, 2022). Il n’existe pas d’effet des probiotiques sur les entérites néo natales. Mais, des réductions d’incidence sont rapportées (Le Loir and Even, 2016).</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Des possibilités d&rsquo;ensemencer les microbiotes au sein d l&rsquo;animal</h3>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading">Chez la vache : lutte contre l’acidose</h4>



<p></p>



<h5 class="wp-block-heading">L’ensemencement de microorganismes positifs</h5>



<p>L’ensemencement de microorganismes positifs peut se réaliser au sein même de l’animal pour orienter le microbiote ruminale. Par exemple, l’ajout de levures, tel que <em>Saccharomyces cerevisiae</em> augmente la richesse fongique  et la richesse et la diversité en protozoaires du rumen (Ishaq et al., 2017). L’ajout de <em>Lactobacillus </em>et <em>Enterococcus </em>dans un objectif de gérer les situations d’acidose ont alors fait l&rsquo;objet de tests de nombreuses fois. <strong>Il semblerait que les études se contredisent sur l’efficacité des traitements pour relever le pH ruminal </strong>(Chiquette, 2010).</p>



<p>L’ajout de levures dans les rations favorisent la multiplication des bactéries plutôt que la production d’acides gras volatils. On peut justifier cela par l’apport de facteurs de croissance (vitamine B et acides aminés) que les levures apportent aux bactéries. Ces levures permettent aussi de retarder la fermentation des grains d’amidon, ce qui facilite l’augmentation du pH ruminal pour lutter contre l’acidose (Chiquette, 2010).</p>



<p></p>



<h5 class="wp-block-heading">Une méta-analyse</h5>



<p>Une méta-analyse basée sur <strong>157 expériences a étudié l’apport de levures chez les ruminants</strong>. Il en résulte en moyenne un <strong>gain de 0,03 points du pH ruminal</strong>, une <strong>augmentation de la concentration en acides gras volatils</strong> et pas d’influence sur le ratio acétate propionate. Cette supplémentation a permis une <strong>augmentation de la production de lait </strong>(+ 1,2 g/kg de poids corporel). Et, elle a eu t<strong>endance à augmenter la teneur en matières grasses du lait</strong> (+ 0,05 %). Cela n’a pas influencé la teneur en protéines.<strong> L’apport de levures permet une augmentation de la dégradation de la matière organique.</strong> Cette augmentation augmente simultanément à l’augmentation de concentré et de NDF dans la ration. Il en résulte une augmentation de la matière sèche ingérée (+ 0,44 g/kg de poids corporel).</p>



<p>Ces résultats suggèrent une amélioration de la fermentation ruminale grâce à l’apport de levures. Cette méta-analyse a mis en exergue un effet positif mais modéré des levures sur la fermentation ruminale, l’ingestion de matière sèche (+ 1,5%) et la production laitière (2,5 –3 %) (Desnoyers <em>et al.,</em> 2009).</p>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading">Chez le veau : gestion de diarhées</h4>



<p>Chez le jeune veau, l’apport de <em>Lactobacillus</em> et <em>Streptococcus</em> peut réduire l’incidence des diarrhées (Chiquette, 2010). Galvao et al. ont notamment montré que <strong>l’ajout de <em>Saccahromyces cerevisiae </em>et <em>Streptococques boulardii </em>permettent de diminuer les jours de diarrhées avant sevrage</strong>. Cet ensemencement permet de limiter le coût des traitements curatifs de moitié (Galvão <em>et al.</em>, 2005).</p>



<p>De manière plus naturelle, <strong>le contact prolongé entre la vache et son veau suite au vêlage favoriserait le développement de la flore microbienne</strong> (Chiquette, 2010). En effet, suite au vêlage l’intestin du veau est stérile, sa bonne colonisation est donc primordiale (Chanteperdrix, 2020). Cette colonisation peut aussi être réalisée avec des produits commerciaux (Cleanoflor) ou des ferments issus de la ferme comme les kéfirs (Bourgeois, 2020).</p>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading">Facteurs de variation de l’efficacité des probiotiques</h4>



<p>Il existe de nombreux probiotiques sur le marché. Il semblerait que leur efficacité varie selon les études. De plus, leurs mécanismes d’action sont encore mal connus (Plaizier et al., 2018). L’effet du probiotique dépend de la souche utilisée et sa viabilité. Il existe aussi un effet dose (Chanteperdrix, 2020), un effet de la période de supplémentation, un effet de la composition de la ration et du statut de l’animal (Chiquette, 2010).</p>



<p>De manière général, le choix du probiotique doit alors se faire en fonction d’une situation particulière et d’un objectif attendu.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Discussion sur les enjeux et les moyens de pilotage des écosystèmes microbiens en élevage bovin laitier</h2>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Les microorganismes les plus étudiés et le rumen est le microbiote le plus travaillé</h3>



<p>Nous avons pu constater que <strong>les bactéries sont les microorganismes les plus étudiés et le rumen est le microbiote le plus travaillé. </strong>Concernant le domaine d’étude, les publications concernent principalement le lien entre le microbiote et la santé des animaux. L’impact du microbiote sur la qualité des produits a lui aussi été fortement travaillé, en particulier dans les filières au lait cru. En ce qui concerne les pratiques à développer,<strong> l’impact des pratiques de traite et des antibiotiques semblent bien connu.</strong> L’effet du pâturage sur le microbiote du lait est contradictoire selon les études. Les animaux consomment de la terre mais l’impact sur les microbiotes semble mal connu. Les effets du logement sont connus mais les recommandations techniques sont peu claires.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">L&rsquo;introduction de probiotique</h3>



<p>Au sujet de l’introduction de probiotiques, l’utilisation de bactéries lactiques et de levures sont les deux probiotiques les plus connus. Le kéfir a été fortement étudié in vitro. A contrario ces mises en place en exploitations relèvent plus de retours du terrain que de préconisations scientifiques. A notre connaissance <strong>les expériences in vivo se font principalement sur porcins </strong>(Maupertuis and Bodet, 2017).  De manière générale, nous avons donc pu constater que l’efficacité des probiotiques est variable.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">La diversité des microorganismes</h3>



<p>Il existe beaucoup d’études sur l’<strong>impact des pratiques sur la diversité des microorganismes ou sur leurs moyens de transmission. </strong>Ces études sous entendent que la diversité est bénéfique pour éviter le développement des pathogènes. Toutefois, il serait intéressant d’approfondir la nécessité ou non de cette diversité. En effet, on peut se demander si la présence de peu d’espèces bénéfiques pourraient être aussi intéressante. De manière générale, des connaissances sont donc produites. Néanmoins, les mises en place opérationnelles pour orienter les microbiotes ne sont pas forcément claires. Il n’existe pas à notre connaissance de document technique centralisant des préconisations techniques.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Des recherches complémentaires pourraient être pertinentes</h3>



<p>Les perspectives de travail sont nombreuses. Dans le domaine de la génétique et l’environnement, l<strong>a sélection des animaux en choisissant les communautés microbiennes les moins émettrices de méthane semble alors prometteuse.</strong> Aussi, les bactéries pathogènes sont bien connues. A contrario, seules quelques souches de microorganismes positifs sont connues. Des recherches complémentaires pourraient donc être pertinentes. Par ailleurs,<strong> l’utilisation des probiotiques est mise en avant.</strong> Mieux comprendre leurs modes d’action est nécessaire afin de mieux appréhender les déterminants de leur efficacité. Enfin, l’utilisation de bactéries lactiques pour lutter contre les mammites semble prometteuse. Le développement de protocoles de mises en place en élevage serait alors porteur d’intérêt.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion sur les njeux et moyens de pilotage des écosystèmes microbiens en élevage bovin laitier</h2>



<p>Nous avons alors constaté qu’ils existent une multitude de pratiques permettant d’orienter positivement les différents microbiotes en contact avec les bovins. Si nécessaire, un ensemencement peut être réalisé. Il peut s’agir d’un ensemencent de l’écosystème microbien externe ou interne à l’animal. <strong>Les probiotiques ont le gros avantage de ne pas créer de résistances contrairement aux antibiotiques. </strong>Dans tous les cas, les facteurs cités précédemment interagissent entre eux. Par conséquent, une approche globale est à développer pour que les leviers soient efficaces. Cette approche doit aussi être multi-acteurs à l’échelle de l’exploitation et de la filière.</p>



<p></p>


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<p class="has-small-font-size"><em>Nous remercions M. Koczura pour son soutien méthodologique dans la réalisation de ce travail.</em></p>



<p class="has-medium-font-size">Retrouvez également toutes les publications sur la <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/category/sante-et-bien-etre-animal/gerer-la-sante/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">gestion de la santé de l&rsquo;animal</a>, sur le site de l&rsquo;ARAD2.</p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/pilotage-des-ecosystemes-microbiens-en-elevage-bovin-laitier/">Pilotage des écosystèmes microbiens en élevage bovin laitier</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Solution contre dermatite</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/solution-dermatite-elevage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lola]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Feb 2022 08:39:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Gérer la santé]]></category>
		<category><![CDATA[Santé et bien-être animal]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/?p=1456</guid>

					<description><![CDATA[<p>Solutions pour luter contre la dermatite en élevage laitier</p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/solution-dermatite-elevage/">Solution contre dermatite</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading" id="solution-contre-la-dermatite-en-elevage-laitier">Solution contre la dermatite en élevage laitier</h1>



<p>Contre la dermatite, il existe une solution. Edith et Stéphane DELAUNAY vous présentent leur exploitation : <a href="http://saint-nectaire-boisjoli.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">GAEC du Bois Joli</a>. Ils nous présentent les <strong>solutions testées</strong> pour finir par la solution adoptée pour lutter contre les <strong>problèmes de dermatite</strong> au sein de leur troupeau d&rsquo;élevage de vaches laitières. Pour en savoir plus, sur l<strong>&lsquo;utilisation du Kéfir de lait</strong> pour lutter contre les dermatites, visualiser cette présentation en vidéo :</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="L&#039;utilisation du Kéfir de lait pour lutter contre les dermatites" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/2ykqW4TkQpE?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p>Retrouver toutes nos publications sur la <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/category/sante-et-bien-etre-animal/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">santé et bien-être animal</a> en libre accès sur notre site internet.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Présentation du GAEC du Bois Joli</h2>



<p>L&rsquo;équipe du GAEC du Bois Joli est composé de deux associés et d&rsquo;un salarié. L&rsquo;exploitation produit  1 060 000 litres de lait du 87 hectares. Il y a également 47 hectares de maïs et 25 hectares de blé. Elle dispose également de 10 hectares de pré et deux poulaillers label de 400 m<sup>2</sup> chacun. L&rsquo;élevage bovins permet de sortir 50 taurillons par an.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Depuis quand avez-vous des problèmes de dermatite sur vos troupeaux ? </h2>



<p>Depuis décembre 2014 à la mise en route de la stabulation avec l&rsquo;achat de 35 vaches à l&rsquo;extérieur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Qu&rsquo;avez-vous utilisé comme solution pour éradiquer la dermatite ?</h2>



<p>Du produit, du désinfectant, puis on est passé avec du formol, qui marche bien mais qui est très agressif pour  nous et les vaches. Donc on a souhaité arrêter ce produit. On utilise désormais du kéfir à base de lait en pédiluve depuis le début de l&rsquo;année. Cette solution marche relativement bien. Notre taux cellulaire a baissé en même temps. Et les dermatites  sont moins grosses et sont restées plus stables.</p>



<p>Ce qui nous manque aujourd&rsquo;hui c&rsquo;est de protéger nos génisses avant des les amener en salle de traite. Il va donc falloir ensemencer les stabulations des génisses. </p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="678" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/02/shoe-gd4837dadd_1920.jpg?resize=1024%2C678&#038;ssl=1" alt="Solution contre la dermatite digitée en élevage bovins" class="wp-image-1468" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/02/shoe-gd4837dadd_1920.jpg?resize=1024%2C678&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/02/shoe-gd4837dadd_1920.jpg?resize=300%2C199&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/02/shoe-gd4837dadd_1920.jpg?resize=768%2C509&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/02/shoe-gd4837dadd_1920.jpg?resize=1536%2C1018&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/02/shoe-gd4837dadd_1920.jpg?w=1920&amp;ssl=1 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Solution contre la dermatite digitée en élevage bovins</figcaption></figure></div>
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		<item>
		<title>EcoAntibio 2 : diminution des antibiotiques</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/ecoantibio-2-quelles-perspectives-pour-poursuivre-la-diminution-du-recours-aux-antibiotiques/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lola]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Feb 2019 19:45:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Gérer la santé]]></category>
		<category><![CDATA[Santé et bien-être animal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>EcoAntibio 2 : quelles perspectives pour poursuivre la diminution du recours aux antibiotiques ?</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">EcoAntibio 2 : quelles perspectives pour poursuivre la diminution du recours aux antibiotiques ?</h1>



<p>Le plan EcoAntibio 2 doit permettre de répondre à la question : <strong>quelles sont les perspectives pour poursuivre la diminution du recours aux antibiotiques ?</strong></p>



<p>La lutte contre l&rsquo;<strong>antibiorésistance est un défi majeur de santé publique</strong>. La perte d&rsquo;efficacité des antibiotiques impacte la santé humaine, la santé animale et celle des écosystèmes. La prise de conscience concernant le risque de développement de l’antibiorésistance est générale. Elle s’est alors traduite par de nombreuses étapes dans la surveillance et la maîtrise des risques. Le<strong> plan Ecoantibio 2012-2017 </strong>est donc engagé par la France. Il avait alors pour <strong>objectif la réduction de 25 % de l’usage des antibiotiques en cinq ans</strong>.</p>



<p>L<strong>&lsquo;objectif a largement été atteint puisque</strong>. En effet, l’<strong>exposition des animaux aux antibiotiques sur cette période a diminué de 37 %</strong>. Cette diminution concerne toutes familles d’antibiotiques et toutes espèces animales confondues. Le <strong>plan Ecoantibio2, 2017-2021 </strong>va permettre d’évaluer les impacts de ces cinq premières années tout en poursuivant la dynamique des actions déjà engagées. Il <strong>vise surtout à maintenir dans la durée la tendance à la baisse de l&rsquo;exposition des animaux aux antibiotiques</strong>. Les enjeux concernent donc :</p>



<ul class="wp-block-list"><li>l’<strong>accès à des produits de santé efficaces</strong> et<strong> économiques</strong> autres que les antibiotiques,</li><li>le <strong>changement de pratiques</strong>,</li><li>les <strong>conditions d’élevage</strong>.</li></ul>


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		<title>Plantes bioactives et vers parasites</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/des-plantes-bioactives-pour-gerer-les-vers-parasites-en-elevage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lola]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Oct 2018 18:43:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Gérer la santé]]></category>
		<category><![CDATA[Santé et bien-être animal]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/?p=1029</guid>

					<description><![CDATA[<p>Des plantes bioactives pour gérer les vers parasites en élevage</p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/des-plantes-bioactives-pour-gerer-les-vers-parasites-en-elevage/">Plantes bioactives et vers parasites</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Des plantes bioactives pour gérer les vers parasites en élevage</h1>



<p><strong>Afin de gérer les vers parasites en élevage il existe des plantes bioactives</strong>. L<strong>’infestation par les nématodes gastro-intestinaux est une conséquence inévitable de l’exploitation </strong>de l’herbe par les ruminants. L&rsquo;association du parasitisme helminthique au pâturage est du au cycle biologique des nématodes. <strong>Le parasitisme représente donc une contrainte pathologique majeure en élevage</strong> et ce, sous toutes les latitudes. </p>



<p>La gestion actuelle du parasitisme par les nématodes gastro-intestinaux repose principalement sur l’<strong>utilisation répétée d’anthelminthiques de synthèse</strong>. Cela a conduit à l’<strong>apparition de phénomènes de résistance </strong>à certaines molécules en général entre 10 et 20 ans après leur mise sur le marché. Le seul recours à ces molécules de synthèse pour maîtriser les populations de nématodes n’est donc plus une option durable. </p>



<p>De plus, les <strong>contraintes d’usage deviennent plus rigoureuses et certaines formulations galéniques peuvent avoir des conséquences sur la faune prairiale</strong>. La demande sociétale exige également de réduire de manière générale l’utilisation des molécules de synthèse en élevage. Pour ces raisons, <strong>des alternatives ont été explorées depuis quelques années</strong>. Il y a un intérêt grandissant pour la gestion plus intégrée de ces infections. Notamment pour les petits ruminants qui sont confrontés les premiers à des problèmes de résistance. </p>



<p>De <strong>nombreuses études ont travaillé sur l’utilisation de plantes bioactives pourvues de propriétés anthelminthiques</strong>. De plus, il y a un intérêt croissant pour les tanins condensés depuis la fin des années 90, en raison de ses propriétés anti parasitaires.</p>


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		<item>
		<title>Perturbations électriques en élevage</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/perturbations-electriques-en-elevage-quels-moyens-pour-les-limiter/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lola]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Apr 2018 18:48:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Gérer la santé]]></category>
		<category><![CDATA[Santé et bien-être animal]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/?p=1035</guid>

					<description><![CDATA[<p>Perturbations électriques en élevage : quels moyens pour les limiter ?</p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/perturbations-electriques-en-elevage-quels-moyens-pour-les-limiter/">Perturbations électriques en élevage</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Perturbations électriques en élevage : quels moyens pour les limiter ?</h1>



<p><strong>Est-il possible de limiter les perturbations électriques en élevage ? </strong>Nous allons répondre à cette question dans cet article. </p>



<p>L<strong>’utilisation de l’électricité est indissociable de l’élevage moderne</strong>. Elle est donc essentielle pour le fonctionnement des équipements d’élevage comme la machine à traire ou les distributeurs d’aliments automatisés. <strong>Cette domestication de l’électricité a largement contribué à l’apparition de phénomènes électriques indésirables appelés « courants parasites »</strong>. Ces phénomènes provoque des gênes plus ou moins importantes auprès des animaux. Ils sont alors largement répandus.</p>


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<p>Les<strong> courants électriques parasites en élevage sont d</strong>onc <strong>une réalité</strong>. Ces phénomènes ont émergé avec l’essor du machinisme. <strong>L’élevage constitue a</strong>lors <strong>un terrain favorable à leur développement et à leur amplification</strong>. Car dans une exploitation, nombreux sont les équipements électriques et électroniques qui peuvent générer des courants de fuite. La <strong>difficulté du diagnostic est souvent liée à la différence de résistance électrique entre le corps humain et les animaux</strong>. Les vaches laitières sont très sensibles à ces phénomènes. De <strong>nombreux géobiologues proposent des interventions en élevage pour les diagnostiquer</strong>. Attention toutefois au choix de l’intervenant, il est important de s’assurer de ses compétences et notamment de ses connaissances de l’élevage laitier.</p>



<p>Découvrez toutes nos publications sur la <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/category/sante-et-bien-etre-animal/gerer-la-sante/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">gestion de la santé</a> des animaux en ligne.</p>
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		<title>Qualités du sainfoin</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/le-sainfoin-une-plante-aux-multiples-qualites/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lola]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Sep 2017 18:37:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Gérer la santé]]></category>
		<category><![CDATA[Santé et bien-être animal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le sainfoin est une plante de la famille des légumineuses vivaces aux multiples qualités</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Le sainfoin est une plante aux multiples qualités</h1>



<p>Le <strong>sainfoin est une plante aux multiples qualités</strong>. Elle appartient à la famille des <strong>légumineuses vivaces</strong>. La plante mesure 50 à 70 cm de hauteur. Elle porte des grappes de fleurs striées de rouge et de blanc. La <strong>culture du sainfoin est exigeante</strong> en terme de contexte pédoclimatique et d’itinéraire technique. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un <strong>fourrage riche en protéines</strong>. Il est très intéressant pour les ruminants, notamment. Grâce à l’<strong>action de ses tannins</strong> qui lui confèrent des propriétés zootechniques caractéristiques.</p>


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<p>Longtemps oublié, le sainfoin est aujourd’hui une plante « dans l’air du temps ». Elle <strong>répond aux enjeux actuels de l’agriculture</strong>. Sur le plan agronomique, la culture de cette légumineuse est <strong>peu consommatrice d’intrants</strong>.  De plus, elle enrichit le sol en azote et sa racine pivot structure le sol. Il s&rsquo;agit donc d&rsquo;un excellent précédent. </p>



<p>Les <strong>tannins, en protégeant la protéine, améliorent l’efficacité alimentaire des ruminants</strong>. Ils ont en outre une action anthelminthique naturelle et permettent de <strong>réduire le recours aux antiparasitaires</strong>. Sur le plan environnemental, les<strong> tannins transforment le méthane</strong>, diminuant ainsi l’émission de gaz à effet de serre. Par ailleurs, le sainfoin est une <strong>plante mellifère qui favorise la biodiversité</strong>. Enfin, les produits issus de ruminants nourris au sainfoin, sont, selon les chercheurs, d’une plus grande qualité nutritionnelle.</p>



<p>Dans l’Aube, la <a href="https://www.sainfolia.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">coopérative Sainfolia </a>a relancé la culture du sainfoin qui est déshydraté en pellets par des acteurs de l’alimentation animale et vendu comme complément alimentaire<br>pour les ruminants. La recherche européenne s’intéresse également au sainfoin qui incontestablement a le vent en poupe !</p>
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		<title>Raisonner l’utilisation des vermifuges</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/raisonner-lutilisation-des-vermifuges-en-elevage-bovin-laitier/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lola]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Jul 2016 18:40:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Gérer la santé]]></category>
		<category><![CDATA[Santé et bien-être animal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Raisonner l’utilisation des vermifuges en élevage bovin laitier</p>
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<h1 class="wp-block-heading">Raisonner l’utilisation des vermifuges en élevage bovin laitier</h1>



<p>Il est de plus en plus courrant de raisonner l&rsquo;utilisation des vermifuges. La <strong>diminution de l’utilisation des médicaments antiparasitaires s’inscrit logiquement dans le contexte global de réduction des intrants chimiques en agriculture et en élevage</strong>. Elle est amplifiée par la demande sociétale de pratiques respectueuses de la santé, de la biodiversité et de l’environnement. Chez les éleveurs, elle se justifie par la nécessité accrue de réduire les coûts de production : frais vétérinaires, délais d’attente sur le lait et la viande. </p>



<p>L&rsquo;<a href="https://idele.fr/detail-dossier/umt-maitrise-de-la-sante-des-troupeaux-bovins" target="_blank" rel="noreferrer noopener">UTM Maîtrise de la santé des troupeaux bovins </a>regroupe différents acteurs de la Recherche et du Conseil agricole. Il propose alors des méthodes de quantification de la pression parasitaire à réaliser à des instants clefs. L&rsquo;objectif étant : « <strong>utiliser les vermifuges aussi peu que possible mais aussi souvent que nécessaire</strong>« . </p>


<div class="_3d-flip-book  fb3d-fullscreen-mode full-size" data-id="1025" data-mode="fullscreen" data-title="false" data-template="short-white-book-view" data-lightbox="dark-shadow" data-urlparam="fb3d-page" data-page-n="0" data-pdf="" data-tax="null" data-thumbnail="" data-cols="3" data-book-template="default" data-trigger=""></div><script type="text/javascript">window.FB3D_CLIENT_DATA = window.FB3D_CLIENT_DATA || [];FB3D_CLIENT_DATA.push('eyJwb3N0cyI6eyIxMDI1Ijp7IklEIjoxMDI1LCJ0aXRsZSI6IlJhaXNvbm5lciBsJ3V0aWxpc2F0aW9uIGRlcyB2ZXJtaWZ1Z2VzIGVuIFx1MDBlOWxldmFnZSBib3ZpbiBsYWl0aWVyIiwidHlwZSI6InBkZiIsInJlYWR5X2Z1bmN0aW9uIjoiIiwiYm9va19zdHlsZSI6ImZsYXQiLCJib29rX3RlbXBsYXRlIjoibm9uZSIsIm91dGxpbmUiOltdLCJkYXRhIjp7InBvc3RfSUQiOiIxMDIxIiwiZ3VpZCI6Imh0dHBzOlwvXC9ub3JtYW5kaWVtYWluZS5jZXJmcmFuY2UuZnJcL2FyYWQyXC93cC1jb250ZW50XC91cGxvYWRzXC9zaXRlc1wvM1wvMjAyMVwvMDFcL1JhaXNvbm5lci1sLXV0aWxpc2F0aW9uLWRlcy12ZXJtaWZ1Z2VzX0FSQURcdTAwYjJfMjAxNi5wZGYiLCJwZGZfcGFnZXMiOiI0IiwicGFnZXNfY3VzdG9taXphdGlvbiI6Im5vbmUifSwidGh1bWJuYWlsIjp7ImRhdGEiOnsicG9zdF9JRCI6IjAifSwidHlwZSI6ImF1dG8ifSwicHJvcHMiOnsiY2FjaGVkUGFnZXMiOiJhdXRvIiwicmVuZGVySW5hY3RpdmVQYWdlcyI6ImF1dG8iLCJyZW5kZXJJbmFjdGl2ZVBhZ2VzT25Nb2JpbGUiOiJhdXRvIiwicmVuZGVyV2hpbGVGbGlwcGluZyI6ImF1dG8iLCJwcmVsb2FkUGFnZXMiOiJhdXRvIiwicnRsIjoiYXV0byIsInNoZWV0Ijp7InN0YXJ0VmVsb2NpdHkiOiJhdXRvIiwid2F2ZSI6ImF1dG8iLCJ3aWR0aFRleGVscyI6ImF1dG8iLCJjb2xvciI6ImF1dG8iLCJzaWRlIjoiYXV0byIsImNvcm5lckRldmlhdGlvbiI6ImF1dG8iLCJmbGV4aWJpbGl0eSI6ImF1dG8iLCJmbGV4aWJsZUNvcm5lciI6ImF1dG8iLCJiZW5kaW5nIjoiYXV0byIsImhlaWdodFRleGVscyI6ImF1dG8ifSwiY292ZXIiOnsid2F2ZSI6ImF1dG8iLCJjb2xvciI6ImF1dG8iLCJiaW5kZXJUZXh0dXJlIjoiYXV0byIsImRlcHRoIjoiYXV0byIsInBhZGRpbmciOiJhdXRvIiwic3RhcnRWZWxvY2l0eSI6ImF1dG8iLCJmbGV4aWJpbGl0eSI6ImF1dG8iLCJmbGV4aWJsZUNvcm5lciI6ImF1dG8iLCJiZW5kaW5nIjoiYXV0byIsIndpZHRoVGV4ZWxzIjoiYXV0byIsImhlaWdodFRleGVscyI6ImF1dG8iLCJtYXNzIjoiYXV0byIsInNpZGUiOiJhdXRvIn0sInBhZ2UiOnsid2F2ZSI6ImF1dG8iLCJjb2xvciI6ImF1dG8iLCJkZXB0aCI6ImF1dG8iLCJzdGFydFZlbG9jaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmlsaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmxlQ29ybmVyIjoiYXV0byIsImJlbmRpbmciOiJhdXRvIiwid2lkdGhUZXhlbHMiOiJhdXRvIiwiaGVpZ2h0VGV4ZWxzIjoiYXV0byIsIm1hc3MiOiJhdXRvIiwic2lkZSI6ImF1dG8ifSwiaGVpZ2h0IjoiYXV0byIsIndpZHRoIjoiYXV0byIsImdyYXZpdHkiOiJhdXRvIiwicGFnZXNGb3JQcmVkaWN0aW5nIjoiYXV0byJ9LCJjb250cm9sUHJvcHMiOnsiYWN0aW9ucyI6eyJjbWRTYXZlIjp7ImVuYWJsZWQiOiJhdXRvIiwiZW5hYmxlZEluTmFycm93IjoiYXV0byJ9LCJjbWRQcmludCI6eyJlbmFibGVkIjoiYXV0byIsImVuYWJsZWRJbk5hcnJvdyI6ImF1dG8ifSwiY21kU2luZ2xlUGFnZSI6eyJlbmFibGVkIjoiYXV0byIsImVuYWJsZWRJbk5hcnJvdyI6ImF1dG8iLCJhY3RpdmUiOiJhdXRvIn19fSwiYXV0b1RodW1ibmFpbCI6bnVsbCwicG9zdF9uYW1lIjoicmFpc29ubmVyLWx1dGlsaXNhdGlvbi1kZXMtdmVybWlmdWdlcy1lbi1lbGV2YWdlLWJvdmluLWxhaXRpZXIiLCJwb3N0X3R5cGUiOiIzZC1mbGlwLWJvb2sifX0sInBhZ2VzIjpbXSwiZmlyc3RQYWdlcyI6W119');window.FB3D_CLIENT_LOCALE && FB3D_CLIENT_LOCALE.render && FB3D_CLIENT_LOCALE.render();</script>



<h2 class="wp-block-heading">Les strongles digestifs</h2>



<p>Les <strong>strongles digestifs</strong> sont présents dans l’herbe à l’état larvaire. Ingérés par les bovins lors du pâturage, ils s’installent dans le tube digestif de celui-ci. Ils y achèvent leur développement et se reproduisent. Le bovin participe à la prolifération des populations strongyloïdes dans la pâture en relarguant les oeufs dans les bouses. Les bovins adultes sont normalement immunisés contre les strongles digestifs.  Ce qui n&rsquo;est pas le cas pour les jeunes. Les génisses acquièrent l’immunité au contact des strongles lors de leur première saison de pâturage. Mais une contamination trop importante peut alors affecter leur croissance. Il est donc communément répandu de les vermifuger en prévention. Cependant, le recours systématique aux anti-parasitaires entraîne le développement de populations strongyloïdes résistantes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La gestion des parasites</h2>



<p>Les chercheurs ont développé des <strong>outils simulant le développement parasitaire en fonction des pratiques de pâturage et du climat.</strong> L&rsquo;agriculteur peut ainsi administrer le vermifuge au bon moment du cycle de pâturage du jeune bovin. Lors de la rentrée en stabulation, à l’automne, une évaluation quantitative des strongles s’impose. Elle permet alors de savoir si la gestion parasitaire durant la saison de pâturage a été efficace. Et ainsi, elle permet d’éviter une explosion du nombre de strongles au printemps suivant. </p>



<p>Le<strong> test le plus fiable est le dosage depepsinogène sérique</strong> via une prise de sang sur des lots homogènes. Le pepsinogène est une enzyme de la caillette. La lésion de la paroi entraîne le passage des pepsinogènes dans le sang.</p>



<p>Chez le bovin adulte,<strong> plusieurs critères sont à prendre en compte pour juger du niveau d’immunité acquise</strong>. Tout d’abord, le premier critère est le <strong>Temps de Contamination Efficace (TCE)</strong>. Il s’agit de la durée de pâturage de l’animal de sa naissance jusqu’à son premier vêlage. Il faut ensuite soustraire de cette durée les périodes de traitement rémanent et de forte complémentation à l’auge. <strong>Pour une durée supérieure à 8 mois, l’immunité est considérée comme acquise</strong>. En-deçà, il est nécessaire de mesurer la <strong>concentration d’anticorps anti-Ostertagia dans le lait de tank</strong>. Cette concentration reflète donc le niveau d’exposition moyen du troupeau aux strongles digestifs. Dans le cas d&rsquo;une <strong>concentration</strong> <strong>élevée, le vermifuge se justifie à la rentrée en stabulation.</strong></p>
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