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	<title>Santé et bien-être animal - L&#039;ARAD2</title>
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	<title>Santé et bien-être animal - L&#039;ARAD2</title>
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		<title>One Welfare</title>
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		<dc:creator><![CDATA[adeline]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Feb 2024 16:17:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Assurer le bien-être animal]]></category>
		<category><![CDATA[Santé et bien-être animal]]></category>
		<category><![CDATA[bien être animal]]></category>
		<category><![CDATA[élevage]]></category>
		<category><![CDATA[one health]]></category>
		<category><![CDATA[one welfare]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La relation homme-animal au cœur du concept « One Welfare »</p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/one-welfare/">One Welfare</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">La relation homme-animal au cœur du concept «&nbsp;One Welfare&nbsp;»</h1>



<p class="has-text-align-justify has-medium-font-size">Découvrez le concept « One Welfare » et comment ergonomes et éthologues travaillent ensemble pour de meilleures relations homme-animal. </p>



<p class="has-text-align-justify has-ast-global-color-5-color has-ast-global-color-0-background-color has-text-color has-background">La relation entre les humains et les animaux et, plus spécifiquement, leur interdépendance dans les différents agroécosystèmes a conduit à l’<strong>émergence d’une approche « One Welfare »</strong>. Apparu en 2016, ce concept s’inspire du concept « One Health ». Il <strong>repose sur l&rsquo;idée que le bien-être des animaux, celui de l&rsquo;humain et de l&rsquo;environnement sont étroitement liés</strong>. Cette approche vise donc à promouvoir des stratégies d’amélioration globale, équitable voire synergique, du bien-être des humains et des animaux. Ainsi, mettre en pratique cette approche requiert, tout autant, une <strong>vision globale des enjeux </strong>(sécurité alimentaire et des agroécosystèmes, travail, capital …) que <strong>locale à l’échelle des élevages et de la relation quotidienne des éleveurs et de leurs animaux.</strong></p>



<p class="has-text-align-justify">Dans ce concept, la question de la relation homme-animal est fondamentale. Deux disciplines sont donc particulièrement importantes : l’<strong>éthologie et l’ergonomie</strong>. <strong>L&rsquo;éthologie appliquée étudie les comportements des animaux gérés par l&rsquo;homme.</strong> Elle vise à comprendre comment les animaux perçoivent leur environnement, y compris la façon dont ils construisent leur relation avec l&rsquo;éleveur. <strong>L&rsquo;ergonomie vise, quant à elle, à comprendre en détail l&rsquo;activité humaine dans ses dimensions physiques, sensitives et cognitives en relation avec une tâche. </strong>Elle vise également à transformer les situations de travail par une approche systémique. </p>



<p class="has-text-align-justify">Cette double approche permet d’aborder les relations homme-animal non plus uniquement par le prisme des pratiques zootechniques. Elle <strong>intègre la compréhension des pratiques relationnelles</strong> dans lesquelles l’animal est considéré comme un partenaire à part entière dans la relation.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L’importance de la relation homme-animal dans le concept « One Welfare »</strong></h2>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify"><strong>Le concept « One Welfare » apparaît en 2016 et découle du concept « One Health »</strong>. Il fait le lien entre trois éléments : </p>



<ul class="wp-block-list">
<li>le bien-être animal, </li>



<li>le bien-être de l’éleveur,</li>



<li>leur environnement physique et social.</li>
</ul>



<p class="has-text-align-justify">Un des enjeux majeurs du concept de « One Welfare » est donc de <strong>construire une relation homme-animal d’élevage qui répond au bien-être des deux</strong>. En effet, les réactions réciproques des humains et des animaux dans les situations de travail peuvent être considérées comme un indicateur de bien-être alors même que la construction de la relation n’est généralement pas valorisée comme une vraie dimension du travail. <strong>Cela fait en particulier appel à plusieurs disciplines notamment l’éthologie et l’ergonomie.</strong></p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Place de l’éthologie dans le concept « One Welfare »</strong></h2>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify">L&rsquo;éthologie étudie le comportement animal (y compris le comportement humain) ainsi que ses facteurs physiologiques, psychologiques et environnementaux. Le comportement peut être défini comme «&nbsp;les réponses coordonnées de l&rsquo;ensemble des organismes à des stimuli internes et externes&nbsp;».</p>



<p>Pour cela, <strong>les éthologues travaillent sur les « 4 pourquoi de Tinbergen » :</strong></p>



<ol class="wp-block-list" type="1">
<li>Les causes proximales et leurs origines&nbsp;: neurobiologie, psychologie…</li>



<li>L’ontogenèse des comportements&nbsp;: comment le comportement se développe&nbsp;?</li>



<li>La fonction des comportements.</li>



<li>La phylogenèse des comportements : génétique et évolution des comportements.</li>
</ol>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les différents facteurs impliqués dans la construction de la relation homme-animal</strong></h3>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify">Les interactions entre l’animal et l’homme se succèdent de la même façon qu’elles se succèdent entre congénères. <strong>L’animal ne fait pas que réagir à l’homme et à son comportement. </strong>Il interagit très fréquemment dès sa naissance avec celui qui le soigne, le nourrit, le surveille, le manipule et l’utilise à des fins de production. C’est l’ensemble de ces interactions qui module la perception qu’a l’animal de l’homme et réciproquement, et qui permet de construire la relation entre les individus.</p>



<p></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="690" height="279" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/facteurs-influencant-relation-homme-animal.png?resize=690%2C279&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3287" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/facteurs-influencant-relation-homme-animal.png?w=690&amp;ssl=1 690w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/facteurs-influencant-relation-homme-animal.png?resize=300%2C121&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 690px) 100vw, 690px" /></figure>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Place de l’ergonomie dans le « One Welfare »</strong></h2>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’ergonomie de l’activité</strong></h3>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify">L’activité renvoie à un « travail vivant ». Elle est alors unique, médiatisée, finalisé, adresse et s’inscrit dans une histoire personnelle et collective. <strong>L’activité est alors la trace de cette histoire et le fruit des possibles et impossibles rencontrés.</strong></p>



<p class="has-text-align-justify">L’ergonomie d’activité est une science de l’action qui cherche à transformer le travail avec un double objectif d’amélioration de la santé et de l’efficacité. La santé est ici relié aux possibilités pour le travailleur d’agir par son initiative sur son milieu pour le transformer et développer l’efficacité de son activité. <strong>La relation homme-animal est donc ici bien étudié dans le cadre de l’activité de travail de l’éleveur.</strong></p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un modèle d’analyse appliqué à l’étude des relations homme-animal en élevage</strong></h3>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify">Le schéma ci-dessous présente les interrelations entre système d’élevage, éleveur et comportement de l’animal ainsi que les effets produits sur l’animal et sur l’éleveur. L’enjeu pour l’ergonome est de comprendre ces interrelations pour ensuite agir.</p>



<p></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="817" height="466" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/modele-analytique-ergonomie.png?resize=817%2C466&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3288" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/modele-analytique-ergonomie.png?w=817&amp;ssl=1 817w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/modele-analytique-ergonomie.png?resize=300%2C171&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/modele-analytique-ergonomie.png?resize=768%2C438&amp;ssl=1 768w" sizes="(max-width: 817px) 100vw, 817px" /></figure>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Deux grandes directions d’action dictées par l’ergonomie et l’éthologie dans le « One Welfare »</strong></h2>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify"><strong>Les ergonomes et éthologues ont défini deux niveaux d’approche pour avoir une relation positive homme-animal :</strong></p>



<ol class="wp-block-list">
<li>Façonner le travail humain et l’homme <strong>au service des besoins de l’animal</strong> ;</li>



<li>Façonner l’animal et son environnement de vie <strong>au service des besoins de l’homme.</strong></li>
</ol>



<p class="has-text-align-justify">Différents leviers d’action sont présentés dans le tableau ci-dessous. <strong>Trois moments stratégiques pour travailler ses questions sont à privilégier :</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>La formation initiale et continue ;</li>



<li>Le projet d’installation de l’éleveur ;</li>



<li>Les projets d’investissement notamment au moment de la conception du bâtiment.</li>
</ul>



<p></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="873" height="649" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/tableau-leviers-daction-one-welfare.png?resize=873%2C649&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-3292" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/tableau-leviers-daction-one-welfare.png?w=873&amp;ssl=1 873w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/tableau-leviers-daction-one-welfare.png?resize=300%2C223&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2024/02/tableau-leviers-daction-one-welfare.png?resize=768%2C571&amp;ssl=1 768w" sizes="(max-width: 873px) 100vw, 873px" /></figure>



<p></p>


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<p class="has-text-align-justify has-medium-font-size">Pour approfondir cette thématique, vous pouvez également consulter notre publication sur la <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/perception-sensorielle-bovins/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">perception sensorielle des bovins</a>.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Sources</h2>



<p><em><a href="https://doi.org/10.1016/j.animal.2021.100395" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Beaujouan J., Cromer D., X. Boivin X., 2021.</a> Review: From human–animal relation practice research to the development of the livestock farmer’s activity: an ergonomics–applied ethology interaction. Animals 15 </em></p>



<p><em><a href="https://doi.org/10.20870/productions-animales.2012.25.2.3205." target="_blank" rel="noreferrer noopener">BOIVIN, x., BENSOUSSAN, S., L’HOTELLIER, N., BIGNON, L., BRIVES, H., BRULE, A., … COURBOULAY, V. (2012).</a> Hommes et animaux d’élevage au travail : vers une approche pluridisciplinaire des pratiques relationnelles. INRAE Productions Animales, 25(2), 159–168. </em></p>



<p><em><a href="https://hal.inrae.fr/hal-03941131/document" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Delanoue E., M.A. Rodien, Béatrice Mounaix, Xavier Boivin.</a> Le traitement du concept de One Welfare dans la littérature : enseignements d’une analyse bibliométrique: Treatment of the concept of One Welfare in the literature: lessons from a bibliometric analysis. 26. Rencontres autour des Recherches sur les Ruminants (3R 2022), idele; INRAE, Dec 2022, Paris, France. pp.555-556. ffhal03941131f </em></p>
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		<title>Oligo-éléments, fourrages prairiaux et besoins des bovins</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/oligo-elements-fourrages-prairiaux-et-besoins-des-bovins/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[adeline]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Nov 2023 09:39:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Gérer la santé]]></category>
		<category><![CDATA[Santé et bien-être animal]]></category>
		<category><![CDATA[bovins]]></category>
		<category><![CDATA[fourrages]]></category>
		<category><![CDATA[oligo-éléments]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Oligo-éléments : des fourrages prairiaux carencés qui ne couvrent pas les besoins des bovins</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Oligo-éléments : des fourrages prairiaux carencés qui ne couvrent pas les besoins des bovins</h1>



<p class="has-text-align-justify has-medium-font-size">Découvrez quel est le rôle des oligo-éléments dans la santé des bovins et quels sont les facteurs de variation des teneurs en oligo-éléments dans les fourrages prairiaux.</p>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify"><strong>Chez les bovins, la liste des oligo-éléments indispensables se limite au fer, au zinc, au cuivre, au manganèse, à l’iode, au sélénium et au cobalt. </strong>Ces oligo-éléments jouent un rôle important dans les activités des enzymes (accélérateur de réactions chimiques au sein des organismes vivants) des animaux. Ainsi, ils sont impliqués dans de nombreux processus métaboliques.</p>



<p class="has-text-align-justify"><strong>La principale source d’oligo-éléments pour les bovins sont les fourrages</strong> qui puisent eux-mêmes leurs minéraux dans le sol. Toutefois, l’intensification fourragère, les modifications et la simplification de la flore, l’augmentation des rendements fourragers ont entrainé une diminution de la teneur en oligo-éléments des fourrages. L’évolution des pratiques de fertilisation a également joué. Ainsi, les scories, riches en oligoéléments et largement utilisées par le passé, ont été remplacées par des engrais composés d’azote, de phosphore et de potasse plus épurés.</p>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify has-ast-global-color-5-color has-vivid-red-background-color has-text-color has-background"><strong>Pour pallier ces teneurs plus faibles dans les fourrages, les bovins sont aujourd’hui supplémentés en oligo-éléments</strong>, entraînant un coût supplémentaire. Des travaux sont actuellement menés au sein de l’ARAD² pour voir dans quelle mesure il est possible de ré-augmenter la teneur en oligo-éléments des prairies notamment par la fertilisation.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Oligo-éléments et santé des bovins</strong></h2>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify has-ast-global-color-5-color has-ast-global-color-0-background-color has-text-color has-background">Chez les bovins, la liste des oligo-éléments dont le rôle est bien connu se limite au fer, au zinc, au cuivre, au manganèse, à l’iode, au sélénium et au cobalt. Les autres ont un rôle démontré in vitro, bien qu’il ne soit pas aujourd’hui possible de le quantifier in vivo. <strong>Les oligo-éléments contribuent à la réalisation des fonctions vitales en tant que catalyseurs des systèmes enzymatiques ou composants indispensables des molécules</strong> essentielles comme certaines hormones et vitamines. Ces enzymes régulent également la réplication et la différenciation cellulaire. Ainsi, les oligo-éléments participent à de nombreuses chaînes métaboliques indispensables à la vie cellulaire. Les carences constituent donc un facteur limitant de l’élevage bovin.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Rôle des principaux oligo-éléments chez les bovins</strong></h3>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le Cuivre</strong></h4>



<p class="has-text-align-justify">Chez les bovins adultes, <strong>le cuivre (Cu) est présent principalement dans les tissus osseux, les muscles, le compartiment sanguin et le foie</strong>. Ce dernier joue le rôle d’organe de réserve. Ainsi, l’organisme des ruminants dispose de 2 mg de cuivre par kilogramme de poids vif. Il est un composant, cofacteur et activateur de nombreux systèmes enzymatiques. Le cuivre est un <strong>composant essentiel de deux enzymes importantes pour le système immunitaire</strong> : la superoxyde dismutase (SOD) et la céruloplasmine. Il est, avec le zinc, cofacteur de la SOD. Cette enzyme fait partie intégrante des systèmes antioxydants dont le rôle est de lutter contre le stress oxydant.</p>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le Zinc</strong></h4>



<p class="has-text-align-justify">L’organisme des bovins adultes contient environ 30 mg de zinc (Zn) par kilogramme de poids vif. Il est <strong>présent dans tous les tissus et principalement dans la peau et les phanères mais également dans les os et les muscles</strong>. Tout comme le cuivre, le zinc est un composant et un cofacteur de très nombreuses enzymes. Les rôles du zinc sont ainsi multiples et complexes. <strong>Il va intervenir dans de nombreuses fonctions métaboliques, immunitaires et hormonales</strong> :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Lutte contre le stress oxydant (SOD)</li>



<li>Métabolisme des glucides, lipides, protéines, acides nucléiques (ADN et ARN), et de la vitamine A</li>



<li>Protection des membranes cellulaires</li>



<li>Immunité cellulaire et humorale</li>



<li>Synthèse des hormones : insuline, GH, testostérone</li>



<li>Formation de la kératine…</li>
</ul>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>L’iode</strong></h4>



<p class="has-text-align-justify">La teneur en iode (I) de l’organisme du bovin adulte est d’environ 0,4 mg/kg PV. <strong>70 à 80 % de l’iode se localise dans la glande thyroïde</strong>. Le reste se répartit majoritairement dans les muscles, le foie et les ovaires. <strong>L’unique rôle connu de l’iode est d’être le constituant minéral de deux hormones</strong>. Il participe au métabolisme basal, au mécanisme de la thermorégulation, à la régulation du métabolisme des glucides, des lipides et des protéines, à la régulation des mécanismes d’oxydation cellulaire, au système immunitaire, à la croissance osseuse et cartilagineuse, au développement musculaire, à la reproduction (fonction ovarienne et synthèse des hormones) et au développement du fœtus (cerveau, cœur et poumons).</p>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le sélénium</strong></h4>



<p class="has-text-align-justify"><strong>Le sélénium (Se) est un oligo-élément présent dans toutes les cellules de l’organisme. </strong>La teneur en sélénium chez le bovin adulte est d’environ 0,2 mg/kg PV et se concentre principalement dans les reins et le foie. Il est le constituant de nombreuses enzymes dont les glutathion peroxydases. L<strong>e sélénium est impliqué dans de nombreuses fonctions physiologiques :</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Immunité et lutte contre le stress oxydant musculaire</li>



<li>Processus inflammatoire</li>



<li>Métabolismes de l’iode</li>
</ul>



<p class="has-text-align-justify">De par l’implication très large des sélénoprotéines dans les voies métaboliques, le sélénium est essentiel chez les bovins en termes de performance, de reproduction et de défense immunitaire.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Besoins en oligo-éléments des bovins</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify">Pour les besoins en oligo-éléments, l’INRAE n’adopte pas une approche factorielle telle que pratiquée pour les macro-éléments. La méthode utilisée est de type « dose-réponse ». Elle consiste à déterminer des seuils de carence et de toxicité à ne pas dépasser. Comme on peut le constater, il existe aussi des maximums réglementaires à ne pas dépasser pour certains oligo-éléments.</p>



<p></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="677" height="272" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/10/besoins-oligo-elements-bovins.png?resize=677%2C272&#038;ssl=1" alt="Besoins en oligo-éléments des bovins" class="wp-image-2924" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/10/besoins-oligo-elements-bovins.png?w=677&amp;ssl=1 677w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/10/besoins-oligo-elements-bovins.png?resize=300%2C121&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 677px) 100vw, 677px" /></figure>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Carences en oligo-éléments et troubles chez le bovins</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify">Une synthèse réalisée sur 9&nbsp;059 élevages entre 1998 et 2007 avait mis en évidence qu’<strong>en élevage laitier, les carences les plus fréquentes étaient les carences en iode </strong>(73,1&nbsp;%). Elles étaient suivies des carences en zinc (22&nbsp;%) et des carences en sélénium (12,7&nbsp;%). Les carences en cuivre étaient quant à elles très rares (1,6&nbsp;%). <strong>L’observation des carences varie en fonction des régions. </strong>Par ailleurs, on observait beaucoup plus de carences en bovins allaitants qu’en bovins lait.</p>



<p class="has-text-align-justify">Une étude complémentaire entre 2007 et 2017 confirme que <strong>les bovins allaitants sont plus carencés</strong>. Sur cette période, la carence en Molybdène (Mo) apparait comme la principale avec 29&nbsp;% d’animaux carencés. On retrouve ensuite des carences en sélénium, zinc et iode. Il est important de noter qu’en comparaison de l’étude précédente, les carences en iode semblent bien moins importantes. Et en moyenne, 54&nbsp;% des bovins lait présentent une carence forte (6,4&nbsp;%) ou modérée (47,6&nbsp;%) en zinc.</p>



<p class="has-text-align-justify">Il existe de <strong>multiples symptômes de carence</strong>, spécifiques à un oligo-élément ou au contraire communs à plusieurs. Ils sont résumés dans le tableau ci-dessous.</p>



<p></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="524" height="340" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/10/symptomes-carences-oligo.png?resize=524%2C340&#038;ssl=1" alt="Carences en oligo-éléments et troubles chez le bovins" class="wp-image-2925" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/10/symptomes-carences-oligo.png?w=524&amp;ssl=1 524w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/10/symptomes-carences-oligo.png?resize=300%2C195&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 524px) 100vw, 524px" /></figure>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Oligo-éléments et fourrages prairiaux</strong></h2>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des fourrages carencés en oligo-éléments</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify"><strong>La principale source d’oligo-éléments, pour les bovins, sont les fourrages</strong> qui puisent eux-mêmes leurs minéraux dans le sol. Or, dans les années 1970, Bellanger, Périgaud et Lamand avaient mis en évidence à partir d’une enquête nationale sur 1&nbsp;500 échantillons que les fourrages français avaient des teneurs en oligo-éléments inférieures aux recommandations journalières :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Cuivre : 94 % des foins de prairies naturelles, de premières coupes, avaient des teneurs inférieures au seuil de carence (7 mg/kg de MS) et 45 % inférieures à 5 mg/kg de MS. Les concentrations se situent entre 2,8 et 8,9 avec une moyenne de 5,2 mg/kg de MS</li>



<li>Zinc : 99 % des foins de prairies naturelles, de premières coupes, avaient des teneurs inférieures au seuil de carence (50 mg/kg de MS) et 30 % inférieures à 25 mg/kg de MS. Les concentrations se situent entre 13 et 60 avec une moyenne de 29,1 mg/kg de MS</li>



<li>Sélénium : les teneurs moyennes dans les fourrages étaient de 0,05 mg/kg de MS pour un maximal de 0,11 mg/kg de MS. Il n’existe pas de toxicité par le sélénium en France.</li>
</ul>



<p class="has-text-align-justify">Cette enquête montrait que <strong>les fourrages français sont sub-carencés en cuivre, zinc, sélénium et molybdène</strong>. Ainsi, les rations hivernales composées exclusivement de fourrage et le pâturage en été ne permettent pas de couvrir correctement les besoins en oligo-éléments des animaux</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les principaux facteurs de variation des oligo-éléments dans les fourrages</strong></h3>



<p class="has-text-align-justify"><strong>Les besoins en oligo-éléments chez les plantes diffèrent qualitativement et quantitativement par rapport à ceux des animaux</strong>. Le fer (Fe), le manganèse (Mn), le zinc, le cuivre, le molybdène et le bore (Bo) sont essentiels à la croissance des végétaux mais le bore n’est pas nécessaire aux bovins. Cependant, l’iode et le sélénium assimilés par les plantes ne leur sont pas essentiels contrairement aux animaux.</p>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La composition botanique</strong> des fourrages</h4>



<p class="has-text-align-justify"></p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="633" height="343" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/10/composition-botanique-et-oligoelements.png?resize=633%2C343&#038;ssl=1" alt="La composition botanique des fourrages" class="wp-image-2927 size-full" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/10/composition-botanique-et-oligoelements.png?w=633&amp;ssl=1 633w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/10/composition-botanique-et-oligoelements.png?resize=300%2C163&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 633px) 100vw, 633px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p><strong>La composition botanique des prairies influence les teneurs en oligo-éléments des fourrages</strong>. En 2020, Darch et al. montrent que les graminées (Dactyle, Vulpin, Fétuque, Houlque laineuse, Ray-grass anglais…) et les plantes telle que l’achillée millefeuille, la chicorée, le plantain ou la Pimprenelle contiennent, en moyenne, moins de cuivre et de zinc que les légumineuses (Lotus, Mélilot, Trèfle des près…). Cependant, les <strong>légumineuses sont plus sensibles aux carences en cuivre</strong>. <strong>Les graminées contiennent significativement plus de zinc que les plantes herbacées mais moins que les légumineuses</strong>. Les prairies riches en Ray-grass ont 10 % de cuivre en moins que les prairies sans prédominance en Ray-grass.</p>
</div></div>



<p></p>



<p class="has-text-align-justify">Par ailleurs,<strong> les plantes herbacées contiennent significativement plus de sélénium et d’iode que les graminées et les légumineuses</strong>. Enfin, la diversité d’espèces botaniques en prairies permanentes permet alors d’avoir des quantités plus constantes et plus équilibrées en oligo-éléments que dans les cultures mono-spécifiques.</p>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Les stades et cycles de végétation</strong></h4>



<p class="has-text-align-justify">Le premier cycle de végétation présente des teneurs en Cu, Mn et Zn réduites de respectivement 37, 19 et 15&nbsp;% par rapport aux repousses. Cela concorde avec les résultats de Bellanger en 1973 qui observait des secondes coupes mieux pourvues en cuivre. Dans l’expérimentation menée au sein de l’Inrae de Theix (1&nbsp;500 échantillons de fourrages), le foin issu de parcelles ayant été déprimées avait une teneur en cuivre plus élevée, mais pas de manière significative. Les regains et fauche précoces étaient toujours plus riches en Cu. Pour le zinc, le déprimage donne des foins plus riches en Zn.</p>



<p class="has-text-align-justify"></p>



<div class="wp-block-media-text has-media-on-the-right is-stacked-on-mobile"><div class="wp-block-media-text__content">
<p><strong>Il existe également une variation saisonnière importante des teneurs en oligo-éléments des plantes</strong>. Les teneurs en Cu, Zn et Mn diminue avec l’âge de la pousse. l faut aussi tenir compte du stade physiologique. En effet, il y a une baisse importante des teneurs lorsqu’on passe du stade herbacé au stade épiaison. Ainsi, les concentrations augmenteraient au cours de la saison pour de l’herbe pâturée à un stade végétatif similaire.</p>
</div><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="635" height="173" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/10/saison-de-paturage-et-oligo.png?resize=635%2C173&#038;ssl=1" alt="Les stades et cycles de végétation des fourrages" class="wp-image-2928 size-full" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/10/saison-de-paturage-et-oligo.png?w=635&amp;ssl=1 635w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/10/saison-de-paturage-et-oligo.png?resize=300%2C82&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 635px) 100vw, 635px" /></figure></div>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le mode de récolte et de conservation</strong></h4>



<p class="has-text-align-justify"><strong>Le temps d’exposition au soleil et de présence au sol </strong>(perte de feuilles, variations hydrométriques et temps au sol) <strong>influent sur les teneurs en oligo-éléments</strong>. De plus, si la récolte des fourrages secs a lieu lors de mauvaises conditions météorologiques, le lessivage par la pluie peut alors entraîner une perte d’une partie des oligo-éléments.</p>



<p class="has-text-align-justify"><strong>Lors du séchage de l’herbe, des pertes en oligo-éléments sont observées. </strong>La dessiccation des plantes et la manipulation de l’herbe par les machines agricoles brisent les feuilles de l’herbe. Ainsi, les pertes engendrées s’élèvent à 9&nbsp;% de cuivre (et à 11&nbsp;% de zinc pour le foin séché en grange, et même à 18 % de zinc pour le foin séché au sol). Les fourrages peuvent perdre entre 10 et 25&nbsp;% d’iode à la suite des travaux de fenaison.</p>



<p class="has-text-align-justify">Pour ce qui est des <strong>ensilages d’herbe</strong>, Wyss <em>et al.</em> (2018) constatent que les <strong>teneurs en oligo-éléments sont légèrement plus élevées que dans les fourrages secs </strong>correspondant. Ceci peut s’expliquer par une coupe de l’herbe à des stades de végétation plus précoces pour l’ensilage.</p>



<p class="has-text-align-justify"><strong>Concernant le stockage, les teneurs en oligo-éléments ne semblent pas évoluer durant la conservation du foin et du regain en sec sur un hiver.</strong> La conservation durant plusieurs hivers, en sec ou en ensilage, peut au contraire augmenter les pertes en oligo-éléments.</p>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading">Le sol</h4>



<p class="has-text-align-justify">De <strong>nombreux facteurs liés aux caractéristiques physico-chimiques du sol font varier la quantité d’oligo-éléments </strong>disponibles pour les plantes&nbsp;:&nbsp;</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Le pH du sol. Il joue un rôle très important dans l’absorption des oligo-éléments. Il influence la solubilité des micronutriments, leur concentration dans la solution du sol, leurs formes ioniques ainsi que leur mobilité&nbsp;;</li>



<li>La teneur en matière organique et en argile du sol&nbsp;;</li>



<li>L’humidité et l’aération du sol&nbsp;;</li>



<li>Les interactions entre les éléments du sol&nbsp;;</li>



<li>La nature géologique du sol&nbsp;;</li>



<li>Les pratiques de fertilisation.</li>
</ul>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading has-text-align-center">Résumé des facteurs de variation de la teneur en oligo-éléments dans le continuum sol-plante-bovin</h2>



<p></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="588" height="593" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/10/facteurs-de-variation-des-teneurs-en-oligoelements.png?resize=588%2C593&#038;ssl=1" alt="Résumé des facteurs de variation de la teneur en oligo-éléments dans le continuum sol-plante-bovin" class="wp-image-2931" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/10/facteurs-de-variation-des-teneurs-en-oligoelements.png?w=588&amp;ssl=1 588w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/10/facteurs-de-variation-des-teneurs-en-oligoelements.png?resize=297%2C300&amp;ssl=1 297w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/10/facteurs-de-variation-des-teneurs-en-oligoelements.png?resize=150%2C150&amp;ssl=1 150w" sizes="(max-width: 588px) 100vw, 588px" /></figure>



<p></p>


<div class="_3d-flip-book  fb3d-fullscreen-mode full-size" data-id="2920" data-mode="fullscreen" data-title="false" data-template="short-white-book-view" data-lightbox="dark-shadow" data-urlparam="fb3d-page" data-page-n="0" data-pdf="" data-tax="null" data-thumbnail="" data-cols="3" data-book-template="default" data-trigger=""></div><script type="text/javascript">window.FB3D_CLIENT_DATA = window.FB3D_CLIENT_DATA || [];FB3D_CLIENT_DATA.push('eyJwb3N0cyI6eyIyOTIwIjp7IklEIjoyOTIwLCJ0aXRsZSI6IkZvdXJyYWdlcyBwcmFpcmlhdXggY2FyZW5jXHUwMGU5cyBlbiBvbGlnb1x1MDBlOWxcdTAwZTltZW50cyBldCBzYW50XHUwMGU5IGRlcyBib3ZpbnMiLCJ0eXBlIjoicGRmIiwicmVhZHlfZnVuY3Rpb24iOiIiLCJib29rX3N0eWxlIjoiZmxhdCIsImJvb2tfdGVtcGxhdGUiOiJub25lIiwib3V0bGluZSI6W10sImRhdGEiOnsicG9zdF9JRCI6IjI5MjEiLCJndWlkIjoiaHR0cHM6XC9cL25vcm1hbmRpZW1haW5lLmNlcmZyYW5jZS5mclwvYXJhZDJcL3dwLWNvbnRlbnRcL3VwbG9hZHNcL3NpdGVzXC8zXC8yMDIzXC8xMFwvT2xpZ29lbGVtZW50c19mb3VycmFnZXNfcHJhaXJpYXV4X2V0X2Jlc29pbnNfYm92aW5zLUFSQURcdTAwYjIucGRmIiwicGRmX3BhZ2VzIjoiNSIsInBhZ2VzX2N1c3RvbWl6YXRpb24iOiJub25lIn0sInRodW1ibmFpbCI6eyJkYXRhIjp7InBvc3RfSUQiOiIwIn0sInR5cGUiOiJhdXRvIn0sInByb3BzIjp7ImJhY2tncm91bmRDb2xvciI6ImF1dG8iLCJiYWNrZ3JvdW5kSW1hZ2UiOiJhdXRvIiwiYmFja2dyb3VuZFN0eWxlIjoiYXV0byIsImhpZ2hsaWdodExpbmtzIjoiYXV0byIsImxpZ2h0aW5nIjoiYXV0byIsImNhY2hlZFBhZ2VzIjoiYXV0byIsInJlbmRlckluYWN0aXZlUGFnZXMiOiJhdXRvIiwicmVuZGVySW5hY3RpdmVQYWdlc09uTW9iaWxlIjoiYXV0byIsInJlbmRlcldoaWxlRmxpcHBpbmciOiJhdXRvIiwicHJlbG9hZFBhZ2VzIjoiYXV0byIsImF1dG9QbGF5RHVyYXRpb24iOiJhdXRvIiwicnRsIjoiYXV0byIsImludGVyYWN0aXZlQ29ybmVycyI6ImF1dG8iLCJtYXhEZXB0aCI6ImF1dG8iLCJzaGVldCI6eyJzdGFydFZlbG9jaXR5IjoiYXV0byIsIndhdmUiOiJhdXRvIiwic2hhcGUiOiJhdXRvIiwid2lkdGhUZXhlbHMiOiJhdXRvIiwiY29sb3IiOiJhdXRvIiwic2lkZSI6ImF1dG8iLCJjb3JuZXJEZXZpYXRpb24iOiJhdXRvIiwiZmxleGliaWxpdHkiOiJhdXRvIiwiZmxleGlibGVDb3JuZXIiOiJhdXRvIiwiYmVuZGluZyI6ImF1dG8iLCJoZWlnaHRUZXhlbHMiOiJhdXRvIn0sImNvdmVyIjp7IndhdmUiOiJhdXRvIiwiY29sb3IiOiJhdXRvIiwic2lkZSI6ImF1dG8iLCJiaW5kZXJUZXh0dXJlIjoiYXV0byIsImRlcHRoIjoiYXV0byIsInBhZGRpbmciOiJhdXRvIiwic3RhcnRWZWxvY2l0eSI6ImF1dG8iLCJmbGV4aWJpbGl0eSI6ImF1dG8iLCJmbGV4aWJsZUNvcm5lciI6ImF1dG8iLCJiZW5kaW5nIjoiYXV0byIsIndpZHRoVGV4ZWxzIjoiYXV0byIsImhlaWdodFRleGVscyI6ImF1dG8iLCJtYXNzIjoiYXV0byIsInNoYXBlIjoiYXV0byJ9LCJwYWdlIjp7IndhdmUiOiJhdXRvIiwiY29sb3IiOiJhdXRvIiwic2lkZSI6ImF1dG8iLCJkZXB0aCI6ImF1dG8iLCJzdGFydFZlbG9jaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmlsaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmxlQ29ybmVyIjoiYXV0byIsImJlbmRpbmciOiJhdXRvIiwid2lkdGhUZXhlbHMiOiJhdXRvIiwiaGVpZ2h0VGV4ZWxzIjoiYXV0byIsIm1hc3MiOiJhdXRvIiwic2hhcGUiOiJhdXRvIn0sImhlaWdodCI6ImF1dG8iLCJ3aWR0aCI6ImF1dG8iLCJncmF2aXR5IjoiYXV0byIsInBhZ2VzRm9yUHJlZGljdGluZyI6ImF1dG8ifSwiY29udHJvbFByb3BzIjp7ImFjdGlvbnMiOnsiY21kVG9jIjp7ImVuYWJsZWQiOiJhdXRvIiwiZW5hYmxlZEluTmFycm93IjoiYXV0byIsImFjdGl2ZSI6ImF1dG8iLCJkZWZhdWx0VGFiIjoiYXV0byJ9LCJjbWRBdXRvUGxheSI6eyJlbmFibGVkIjoiYXV0byIsImVuYWJsZWRJbk5hcnJvdyI6ImF1dG8iLCJhY3RpdmUiOiJhdXRvIn0sImNtZFNhdmUiOnsiZW5hYmxlZCI6ImF1dG8iLCJlbmFibGVkSW5OYXJyb3ciOiJhdXRvIn0sImNtZFByaW50Ijp7ImVuYWJsZWQiOiJhdXRvIiwiZW5hYmxlZEluTmFycm93IjoiYXV0byJ9LCJjbWRTaW5nbGVQYWdlIjp7ImVuYWJsZWQiOiJhdXRvIiwiZW5hYmxlZEluTmFycm93IjoiYXV0byIsImFjdGl2ZSI6ImF1dG8iLCJhY3RpdmVGb3JNb2JpbGUiOiJhdXRvIn0sIndpZFRvb2xiYXIiOnsiZW5hYmxlZCI6ImF1dG8iLCJlbmFibGVkSW5OYXJyb3ciOiJhdXRvIn19fSwiYXV0b1RodW1ibmFpbCI6Imh0dHBzOlwvXC9ub3JtYW5kaWVtYWluZS5jZXJmcmFuY2UuZnJcL2FyYWQyXC93cC1jb250ZW50XC91cGxvYWRzXC9zaXRlc1wvM1wvM2QtZmxpcC1ib29rXC9hdXRvLXRodW1ibmFpbHNcLzI5MjAucG5nIiwicG9zdF9uYW1lIjoiZm91cnJhZ2VzLXByYWlyaWF1eC1jYXJlbmNlcy1lbi1vbGlnb2VsZW1lbnRzLWV0LXNhbnRlLWRlcy1ib3ZpbnMiLCJwb3N0X3R5cGUiOiIzZC1mbGlwLWJvb2sifX0sInBhZ2VzIjpbXSwiZmlyc3RQYWdlcyI6W119');window.FB3D_CLIENT_LOCALE && FB3D_CLIENT_LOCALE.render && FB3D_CLIENT_LOCALE.render();</script>



<p class="has-medium-font-size">Nous avons également consacré un article au rôle des <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/enjeu-oligoelements-dans-alimentation-humaine-et-consequence-sur-production-agricole/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">oligo-éléments dans la santé humaine</a>, n&rsquo;hésitez pas à le consulter<a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/enjeu-oligoelements-dans-alimentation-humaine-et-consequence-sur-production-agricole/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">.</a></p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading has-small-font-size">Source</h2>



<p class="has-small-font-size"><em>Anne-Laure Guittard, 2022.  <a href="https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-03980140/document" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Évaluation du statut en oligoéléments de vaches allaitantes multipares autour de la mise-bas en système herbager. Médecine vétérinaire et santé animale</a>. </em></p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/oligo-elements-fourrages-prairiaux-et-besoins-des-bovins/">Oligo-éléments, fourrages prairiaux et besoins des bovins</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
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		<title>Lumière naturelle et bâtiments d&#8217;élevage</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/lumiere-naturelle-et-batiments-delevage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[adeline]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Sep 2023 06:45:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Assurer le bien-être animal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Découvrez quels sont les besoins en lumière des animaux et comment faire rentrer la lumière naturelle dans les bâtiments d'élevage</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Gérer la lumière naturelle en bâtiment d&rsquo;élevage</h1>



<p>Découvrez quels sont les besoins de lumière des animaux et par quels aménagements faire rentrer la lumière naturelle dans les bâtiments d&rsquo;élevage. </p>



<p>Un éclairage de qualité dans les bâtiments d’élevage permet d’optimiser les résultats zootechniques du troupeau et procure un lieu de travail agréable à l’éleveur. Un bon éclairage se traduit par une combinaison entre lumière naturelle et éclairage artificiel. Le bâtiment d&rsquo;élevage doit être source de lumière naturelle mais doit également limiter le rayonnement direct du soleil en été. En effet, l’entrée du soleil par le biais d’ouvertures ou éclairants est source de chaleur supplémentaire qui aggrave le stress thermique des animaux. Différentes options sont possibles en fonction des espèces d’animaux. En élevage laitier, la solution se trouve aujourd’hui prioritairement dans l’apport de lumière en façade sous forme d’ouvertures libres ou de matériaux translucides. Dans tous les cas, c’est à la conception des bâtiments qu’il faut intégrer cette réflexion car il n’est pas toujours évident de rénover des bâtiments mal conçus.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Filière bovine&nbsp;: un apport de lumière naturelle en façade des bâtiments à privilégier</strong></h2>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des impacts sur la production</strong></h3>



<p>Les vaches sont sensibles à l’alternance jour/nuit. Les longues périodes d’éclairement ont une influence positive sur le rendement, la fertilité et la santé des animaux. Les meilleurs résultats en production sont obtenus avec un cycle de 16 heures de lumière à 180 lux (150 à 200 lux) et 8 heures d’obscurité. Lorsque le jour se lève, la lumière provoque chez l’animal une diminution de la production de mélatonine, l’hormone du sommeil. Cette baisse favorise la sécrétion de l’hormone Igf-I dans le sang de la vache, qui va stimuler l’activité de la vache, son ingestion alimentaire et, par conséquent, sa production laitière.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Profiter du rayonnement solaire en hiver</strong></h3>



<p>&nbsp;Il faut favoriser un éclairage maximal l’hiver, surtout avec des parois «&nbsp;sombres&nbsp;» de type bardage bois. Pour cela, il faut choisir des matériaux très diffusants et non transparents. En effet, le ruminant a une vision trouble des contrastes et met plusieurs minutes pour s’adapter. Pour cela, aujourd’hui, on ouvre les bâtiments au sud-est ou à l’est. A l’inverse, les recommandations de l’ordre de 10 à 15% de tôles éclairantes en toiture sont maintenant à oublier, compte tenu de l’impact du réchauffement climatique. En effet, cela peut créer des îlots de chaleur et des zones trop contrastées (cf photo ci dessous). </p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/09/batiment-contrastes.png?resize=351%2C262&#038;ssl=1" alt="bâtiment contrastes" class="wp-image-2821" width="351" height="262" /></figure>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des exemples d’apport de lumière</strong> naturelle dans les bâtiments d&rsquo;élevage</h3>



<p>Il est possible d’installer différents dispositifs&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>En bandeau horizontal ou alterné vertical</li>



<li>Via des décalages de toiture</li>



<li>Avec des rideaux de ventilation de couleur claire</li>



<li>Par les pignons</li>
</ul>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/09/amenagements-batiment-bovins-1.png?resize=796%2C171&#038;ssl=1" alt="aménagements bâtiments bovins" class="wp-image-2823" width="796" height="171" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/09/amenagements-batiment-bovins-1.png?w=778&amp;ssl=1 778w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/09/amenagements-batiment-bovins-1.png?resize=300%2C64&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/09/amenagements-batiment-bovins-1.png?resize=768%2C165&amp;ssl=1 768w" sizes="(max-width: 796px) 100vw, 796px" /></figure>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les débords de toiture pour des bâtiments bioclimatiques</strong></h3>



<p>&nbsp;Un débord de toiture sur les façades orientées sud-est, sud et sud-ouest contribuera à créer de l’ombre sans gêner l’ensoleillement l’hiver (schéma 6). En effet, l’hiver, le soleil est beaucoup plus bas que l’été. Par exemple, à Angers, l’angle du soleil par rapport au sol est de 20° fin décembre mais de 65° fin juin et 53° fin août (à 12 heures &#8211; heure solaire).</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="743" height="454" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/09/debord-batiments.png?resize=743%2C454&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-2824" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/09/debord-batiments.png?w=743&amp;ssl=1 743w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/09/debord-batiments.png?resize=300%2C183&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 743px) 100vw, 743px" /></figure>



<p></p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Lumière naturelle et bâtiments <strong>porcs et volailles</strong></h2>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une prise en compte de la lumière naturelle dans les évolutions des constructions de bâtiments d’élevage de porc</strong>s</h3>



<p>La réglementation repose sur la directive 2008/120/CE qui préconise 40 lux pendant 8 heures par jour. Même si le porc est peu sensible à l’intensité lumineuse, un éclairage adapté a une incidence positive sur la santé et la reproduction. En effet, il consomme les aliments essentiellement le jour et reste sensible aux forts contrastes. Pour augmenter la part de lumière directement dans la salle, différentes options sont disponibles&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Eclairage latéral avec des panneaux polycarbonate ou des fenêtres de grande dimension</li>



<li>Eclairage sous plafond avec des puits de lumière soit via une gaine translucide soit via un diffuseur rond prismatique</li>



<li>Eclairage sous plafond puis latéral entre deux charpentes ou intégré à la charpente</li>
</ul>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="875" height="338" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/09/amenagement-batiment-porcs.png?resize=875%2C338&#038;ssl=1" alt="aménagement bâtiments porcs" class="wp-image-2825" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/09/amenagement-batiment-porcs.png?w=875&amp;ssl=1 875w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/09/amenagement-batiment-porcs.png?resize=300%2C116&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/09/amenagement-batiment-porcs.png?resize=768%2C297&amp;ssl=1 768w" sizes="(max-width: 875px) 100vw, 875px" /></figure>



<p>Quelques points de vigilance sont à noter&nbsp;: risque de surchauffe en été/condensation hivernale, déperditions thermiques, contrastes de luminosité et rayonnement direct sur les animaux.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un impact de la lumière naturelle sur volailles bien documenté</strong></h3>



<p>Les volailles voient un spectre plus large que les humains. La lumière perçue ne sert pas qu’à former une image visuelle mais elle régule aussi en partie leur métabolisme. Il existe des repères d’intensité lumineuse à atteindre au démarrage selon les espèces&nbsp;: poulets&nbsp;: 30 à 50 lux, pondeuses&nbsp;: 15 à 50 lux, dindes&nbsp;: 60 à 100 lux… Il n’est pas évident de rénover les bâtiments donc il faut intégrer cette problématique dès la conception&nbsp;en tenant compte de quelques points de vigilance&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Le schéma de ventilation (emplacement trappes, ventilateurs, turbine) est les circuits d’air doivent primer sur l’emplacement des fenêtres.</li>



<li>Attention aux rayons directs sur la sonde de température qui peuvent engendrer des dérèglements de la gestion de l’ambiance du bâtiment.</li>
</ul>



<p>Dans tous les cas, habituer les jeunes à la lumière naturelle permet d’avoir moins de stress et de piquage. Ainsi, pour répondre au bien être animal, 1/15<sup>ème</sup> de la surface du bâtiment doit être en surface éclairante.</p>



<p></p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Lumière naturelle et bâtiments d&rsquo;élevage : d<strong>es spécificités liées aux équidés</strong></h2>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des visions très différentes entre l’homme et le cheval</strong></h3>



<p>Grâce à un positionnement latéral des yeux, le champ de vision des chevaux est de 340° (90° chez l’homme). Leur vision est monoculaire sur les côtés (détection des mouvements) et binoculaire dans l’axe de la tête (perception des distances et des hauteurs). Les zones aveugles sont sous le nez et derrière la croupe. Ils possèdent une vision dichromate sans distinction du rouge ni du vert qui lui paraissent gris. Si ils ont une bonne vision dans la pénombre, l’accommodation est lente et limitée lors de variations rapides d’éclairement. Cela entraîne une forte sensibilité et réactivité aux contrastes. L’absence de lumière est une réelle source de stress. L’alternance jour/nuit est essentielle (mini 6h d’obscurité et 8h de luminosité)</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des choix à faire dès la conception du bâtiment</strong> </h3>



<p>Au moment de la conception, il faut éviter les agencements générant de forts contrastes, avec de l’inconfort pour les personnes et les animaux et des risques d’accident. Attention également aux excès de luminosité sur sols stabilisés clairs notamment dans les écuries avec aires stabilisées extérieures. Un équilibre entre luminosité et ventilation/confort thermique est à trouver. Le cheval étant plus sensible à l’excès de chaleur qu’au froid, un excès de lumière en été peut générer un réel inconfort en cas d’absence d’isolation ou de mauvaise ventilation. Une réflexion sur l’orientation du bâtiment est importante&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>longs pans perpendiculaires aux vents dominants pour les bâtiments fermés</li>



<li>Bâtiments semi ouverts au sud est avec claire-voie sur le long pan opposé.</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des vitrages à adapter aux conditions climatiques</strong></h3>



<p>Il est possible d’installer des panneaux en toiture, translucides, posés en damier sur 5 à 10% max de la surface au sol. Attention aux risques de surchauffe estivale. Des fenêtres sur pignons ou long pan en polycarbonate ou en verre feuilleté avec grille de protection galvanisée (si accessible aux chevaux) peuvent également être installées mais à éviter plein sud et à nettoyer régulièrement.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>De la lumière sans vitrage</strong></h3>



<p>Des puits de lumière avec réflecteurs et lentilles à prisme pour les zones internes des bâtiments peuvent s’installer sur tous les types de toiture. Des bardages à claire-voie avec des espaces de 10 à 20 mm et des filets brise-vent enroulables peuvent également limiter le risque de bris de glace et le temps d’entretien.</p>



<p></p>


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<h2 class="wp-block-heading">Source</h2>



<p><em>RMT Batice, 2023. La gestion de la lumière naturelle dans les bâtiments – </em><a href="https://idele.fr/rmt-batice/publications/detail-article?tx_atolidelecontenus_publicationdetail%5Baction%5D=showArticle&amp;tx_atolidelecontenus_publicationdetail%5Bcontroller%5D=Detail&amp;tx_atolidelecontenus_publicationdetail%5Bpublication%5D=18543&amp;cHash=f3053a66f1475ef768c36cfed168d0c2&amp;utm_source=Idele+-+Institut+de+l%27Elevage&amp;utm_campaign=5ca8de9d00-EMAIL_CAMPAIGN_2019_02_05_11_09_COPY_01&amp;utm_medium=email&amp;utm_term=0_e0ee265c32-5ca8de9d00-233101218"><em>Webinaire du 31 mars 2023</em></a></p>



<p></p>



<p>Pour découvrir nos autres publications liées au bien être animal : <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/category/sante-et-bien-etre-animal/assurer-le-bien-etre-animal/">https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/category/sante-et-bien-etre-animal/assurer-le-bien-etre-animal/</a></p>
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		<title>Stress thermique et vaches laitières</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/stress-thermique-et-vaches-laitieres/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[adeline]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Jul 2023 07:08:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Assurer le bien-être animal]]></category>
		<category><![CDATA[Santé et bien-être animal]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/?p=2715</guid>

					<description><![CDATA[<p>Limiter le stress thermique en élevage laitier</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Limiter le stress thermique en élevage laitier</h1>



<p>Découvrez l&rsquo;impact du stress thermique sur les vaches laitières et comment le réduire dans notre article</p>



<p>La sensibilité des vaches à la chaleur dépend de leurs caractéristiques individuelles : stade de développement, leur niveau de production, leur race, leur état de santé … La température seule ne suffit pas à identifier une période de stress thermique. L’humidité de l’air, les mouvements d’air dans l’espace dans lequel les animaux évoluent, leur possibilité ou non de s’abriter… sont autant de paramètres à prendre en compte.</p>



<p>Les conséquences du stress thermique sont multiples&nbsp;: modification du comportement, baisse de production ou encore altération de la composition du lait. Il existe trois grands leviers d’action permettant de lutter contre le stress thermique des vaches laitières. A court terme, adapter les pratiques pendant les périodes sensibles. A moyen terme, modifier l’environnement dans lequel les animaux évoluent. Et à plus long terme sélectionner des animaux plus résistants à la chaleur.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Conséquences du stress thermique sur les vaches laitières</strong></h2>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>3 indicateurs pour détecter le stress thermique</strong></h3>



<p>L’indicateur le plus largement utilisé est le THI, l’index température-humidité. Il présente l’avantage de pouvoir être calculé facilement grâce à l’équation suivante&nbsp;:</p>



<p>THI = 0,8* T + HR * (T &#8211; 14,4) + 46,4</p>



<p>Avec T pour la température ambiante en °Celsius et HR pour l’humidité relative en %</p>



<p>Quatre degrés de gravité sont à considérer&nbsp;: léger (THI de 68 à 71), modéré (de 72 à 79), grave (de 80 à 89) et sévère (supérieur à 90).</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="613" height="490" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/THI.png?resize=613%2C490&#038;ssl=1" alt="THI et stress thermique" class="wp-image-2721" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/THI.png?w=613&amp;ssl=1 613w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/THI.png?resize=300%2C240&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 613px) 100vw, 613px" /></figure>



<p>Des études récentes mettent en évidence des signes de stress thermique dès que le THI atteint 68 (soit dès une température de 23°C avec 40% d’humidité par exemple). C&rsquo;est particulièrement le cas pour des femelles hautes productives (plus de 35 kg/jour).</p>



<p>Le HLI (indicateur de la charge thermique) est utilisé pour estimer le confort thermique des animaux en bâtiment. Il intègre la vitesse de l’air qui peut abaisser la température ressentie, ainsi que le rayonnement solaire. Mais il nécessite un matériel spécifique pour pouvoir le calculer.</p>



<p>Enfin, le AHL permet de prendre en compte l’accumulation de chaleur. Il distingue les périodes avec des journées chaudes et des nuits fraîches, avec des animaux qui peuvent récupérer, et les périodes avec des jours et des nuits chauds.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Modification du métabolisme</strong></h3>



<p>Aux alentours de 20°C, environ 1/3 de l’énergie ingérée par une vache est alloué à la production de chaleur métabolique. Ces besoins d’entretien augmentent de 20&nbsp;% lorsque la température passe à 35°C. Les vaches vont présenter deux phases d’acclimatation&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>une phase de stress aïgue de quelques minutes à quelques jours après l’évènement. Elle vise à réguler la température interne (homéostasie) et qui va se traduire par une dégradation des performances des animaux</li>



<li>une phase de stress chronique en cas de stress prolongé avec une régulation des flux du métabolisme. Elle vise à maintenir cette régulation (homéorhèse) et un rétablissement des performances par acclimatation aux conditions persistantes</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Modification du comportement</strong></h3>



<p>Les vaches manifestent leur inconfort en cas de stress thermique par des changements visibles dans leur comportement.</p>



<p>Elles réduisent le temps passé allongées d’environ 30&nbsp;%. Cela leur permet d&rsquo;augmenter la surface disponible pour dissiper la chaleur et recherchent activement les points d’ombre et d’abreuvement.</p>



<p class="has-text-align-left">Les vaches modifient également leur comportement alimentaire. Elles boivent plus et se nourrissent moins. Elles ruminent moins afin de limiter la production de chaleur liée à la fermentation ruminale. Une vache accroît sa consommation d’eau d’en moyenne 20&nbsp;% en condition de stress thermique (THI de 72). La baisse de motilité du rumen couplée à l’augmentation de d’eau participe à la baisse d’ingestion. L’ingestion peut ainsi être diminuée de 10 à 35&nbsp;%. Cette baisse d’ingestion s’accompagne d’une diminution de la durée de rumination. La rumination stimulant la production de salive, celle-ci est également moins abondante et moins concentrée en substances tampon. Cela entraîne une baisse de pH perturbant ainsi le bon fonctionnement du rumen</p>



<p>Enfin, des comportements de compétition entre vaches sont observées lorsque l’ombre disponible au pâturage est limitée ou encore au niveau des points d’eau.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Réduction de la production laitière</strong></h3>



<p>L’augmentation des besoins d’entretien, la baisse d’absorption des nutriments et l’altération du fonctionnement du rumen, les changements métaboliques et hormonaux … sont autant d’éléments qui limitent l’énergie allouée à la production laitière en cas de stress thermique. Les vaches se retrouvent alors en bilan énergétique négatif. Or leur capacité à mobiliser leurs réserves est également compromise par le stress thermique. De plus, les altérations du métabolisme entraînant une baisse de fourniture de glucose à la glande mammaire, la synthèse de lactose et donc la production laitière sont perturbées.</p>



<p>La baisse de production laitière résultant d’un stress thermique dépend de </p>



<p>(1) l’intensité et la durée du stress, </p>



<p>(2) du niveau de production initial de l’animal </p>



<p>(3) de son stade de lactation (plus d’impact pour les vaches en milieu de lactation). </p>



<p>Des références évoquent des pertes journalières de production par point croissant de THI allant de 270 g à 590 g. Cela représente une perte allant de 2 kg à plus de 4 kg par jour de lait non produit lorsque la température passe de 26°C à 33°C.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Altération du composition du lait</strong></h3>



<p>La teneur en lactose du lait ne semble pas impactée. Les observations concernant les quantités de matière grasse sont nuancées. Elles sont tantôt non impactées, tantôt plus faibles en cas de stress thermique. Le suivi des concentrations de différents acides gras du lait peut également révéler un stress thermique. Ainsi, une teneur élevée en acide oléique est le signe d’un déficit énergétique tandis que des variations de teneur en acide palmitique reflètent un dysfonctionnement du rumen.</p>



<p>La teneur en matière protéique a tendance à baisser en cas de stress thermique. Cette baisse s’accompagne d’un changement de ratio des différentes caséines du lait, pouvant perturber les processus de transformation du lait.</p>



<p>Enfin, de nombreuses études mettent en évidence une corrélation positive entre THI et numération cellulaire.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Dégradation de la reproduction</strong></h3>



<p>La sécrétion des hormones qui régissent le fonctionnement du système reproducteur est fortement impactée. Chez les femelles, cela entraîne  une baisse de la qualité des follicules et des ovules, une baisse de l’intensité et de la durée des chaleurs ou encore une mortalité embryonnaire accrue.</p>



<p>Des chutes de 10 à 30 points des taux de conception et des taux de non retours à 90 jours sont constatées suite à une période de stress thermique (un ou plusieurs jours avec un THI &gt; 72) entraînant des allongements de l’intervalle vêlage-vêlage.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Adaptations possibles des pratiques pour limiter rapidement le stress thermique sur les vaches laitières</strong></h2>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Adapter la gestion quotidienne du troupeau</strong></h3>



<p>Si les animaux sortent au pâturage, il est préférable de les garder en bâtiment pendant les heures les plus chaudes de la journée (à condition que celui-ci ait une conception adaptée) et de les sortir la nuit pour qu’ils bénéficient des températures plus basses.</p>



<p>Il faut veiller à ce que les animaux puissent accéder à de l’eau fraîche et propre tout au long de la journée sans être limités. Pour cela, il est conseillé d’avoir suffisamemnt de points d’eau pour que chaque vache puisse disposer d’au moins 10 cm de longueur d’abreuvoir.</p>



<p>Enfin, l’idéal est de multiplier les distributions afin de proposer des quantités réduites à chaque prise alimentaire. Sinon à minima il faut distribuer la majorité de la ration le soir afin d’éviter qu’elle s’échauffe. Il peut être intéressant d’ajouter de l’eau à la ration à hauteur de 3 à 5 litres par vache.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Adapter l’alimentation</strong></h3>



<p>L’ingestion diminuant et la digestion de la cellulose des fourrages mobilisant beaucoup d’énergie tout en produisant de la chaleur, il est recommandé de réduire la teneur en cellulose de la ration (sans descendre en dessous de 18%) et de la concentrer en énergie et en protéine.</p>



<p>La taille de fibres doit être suffisamment courte pour faciliter la digestion. Les sources d’énergie à dégradation lente sont à favoriser (maïs grain humide, sorgho, matières grasses saturée…) en limitant au maximum la distribution d’amidon rapidement digestible (blé, orge).</p>



<p>Il convient également d’ajuster les apports en minéraux et en vitamines afin de compenser les pertes liées à la transpiration, la respiration et les urines. Elles peuvent être compensées par des apports de sels (NaCl 100 à 120 g par vache et par jour) et d’oxyde de magnésium. On peut aussi relever la balance alimentaire anion cation à 300 à 350 milliéquivalents de matière sèche.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Adaptations possibles des bâtiments pour limiter durablement le stress thermique sur les vaches laitières</strong></h2>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Limiter le rayonnement des parois, de la toiture et de l’environnement du bâtiment</strong></h3>



<p>Pour contenir l’augmentation de la température ambiante dans un bâtiment, le rayonnement des murs et de la toiture est à limiter. L’ensoleillement direct sur les aires de vie doit être évité. En effet, en cas de rayonnement trop important, la température ressentie est augmentée de 5 à 6°C.</p>



<p>Les recommandations suivantes sont à intégrer dans les réflexions de modification ou de conception de bâtiments&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Limiter au maximum les hauteurs de maçonnerie sur les murs exposés au soleil car les murs emmagasinent la chaleur la journée pour la restituer en début de nuit, ce qui retarde le rafraîchissement nocturne à l’intérieur des bâtiments.</li>



<li>Priviligier la pose de translucides sur les rampants nord et nord-est en façade ou en pignon plutôt qu’en toiture. Cela permet un bon éclairage l’hiver quand le soleil est bas et limiter le rayonnement. Pour les translucides déjà posés sur la toiture, l’application d’une peinture d’ombrage à base de chaux (comme utilisée dans les serres) permet d’augmenter l’effet albédo. Il est également possible de placer des rideaux sur une partie des translucides et/ou remplacer les translucides par des tôles opaques.</li>



<li>Isoler la toiture quand elle est proche des animaux. L’isolation permettrait de réduire la température ressentie de l’ordre de 1,5°C. Elle peut se faire avec des panneaux isolants de 4 cm.</li>



<li>Choisir des couleurs claires en toiture pour favoriser l’effet albédo et réduire ainsi la chaleur emmagasinée.</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Favoriser la ventilation naturelle</strong></h3>



<p>Les vitesses d’air au niveau des animaux sont déterminantes pour le confort et pour abaisser la température ressentie. Pour bénéficier de l’apport bénéfique du vent en période estivale, plusieurs conditions sont à respecter lors des constructions de bâtiment. Pour les bâtiments existants, des aménagements sont souvent possibles pour améliorer la circulation de l’air.</p>



<p></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Surélever la toiture&nbsp;:</li>
</ul>



<p>Ex d’une auto-construction. L&rsquo;éleveur a surélevé une partie de son toit d’un mètre de haut sur 140 m² avec des ouvertures orientées est-ouest. Le bâtiment est plus frais et plus lumineux, l’air circule mieux et l’eau ne rentre pas. Cette installation lui a couté 2&nbsp;100&nbsp;€ (coût 2021) pour 5 jours de travail.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="409" height="281" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/toiture-surelevee.png?resize=409%2C281&#038;ssl=1" alt="surélever toiture " class="wp-image-2725" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/toiture-surelevee.png?w=409&amp;ssl=1 409w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/toiture-surelevee.png?resize=300%2C206&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 409px) 100vw, 409px" /></figure>



<ul class="wp-block-list">
<li>Modifier le faîtage pour favoriser l’effet cheminée. En effet, l’air chaud produit par les animeux est plus léger, il s’élève en direction du faîtage du toit et s’échappe.</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>Démonter du bardage</li>
</ul>



<p>Différentes options sont possibles&nbsp;: démontage partiel de la partie haute du bardage à privilégier côté nord et est, coupe de la partie supérieure (50 cm).</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="549" height="206" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/bardage.png?resize=549%2C206&#038;ssl=1" alt="démontage bardage et stress thermique" class="wp-image-2726" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/bardage.png?w=549&amp;ssl=1 549w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/bardage.png?resize=300%2C113&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 549px) 100vw, 549px" /></figure>



<ul class="wp-block-list">
<li>Créer des panneaux articulés&nbsp;: cela permet d’avoir une installation modulable au cours de l’année. Deux options sont possibles&nbsp;: repliement des panneaux vers le haut grâce à des charnières ou pivotement des panneaux dans leur milieu.</li>
</ul>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="805" height="314" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/panneaux-articules-1.png?resize=805%2C314&#038;ssl=1" alt="panneaux articulés et stress thermique" class="wp-image-2728" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/panneaux-articules-1.png?w=805&amp;ssl=1 805w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/panneaux-articules-1.png?resize=300%2C117&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/panneaux-articules-1.png?resize=768%2C300&amp;ssl=1 768w" sizes="(max-width: 805px) 100vw, 805px" /></figure>



<ul class="wp-block-list">
<li>Créer des bardages ajourés coulissants&nbsp;: cela permet une modulation des entrées d’air en toute saison selon le degré d’ouverture.</li>
</ul>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="497" height="511" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/bardages-ajoures.png?resize=497%2C511&#038;ssl=1" alt="bardages ajourés et stress thermique" class="wp-image-2729" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/bardages-ajoures.png?w=497&amp;ssl=1 497w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/07/bardages-ajoures.png?resize=292%2C300&amp;ssl=1 292w" sizes="(max-width: 497px) 100vw, 497px" /></figure>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Ventiler mécaniquement en complément</strong></h3>



<p>Quand les solutions présentées précédemment ne suffisent pas, la ventilation mécanique peut être un recours et peut répondre à deux objectifs&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Aider à renouveler l’air ambiant en toute saison par une ventilation raisonnée</li>



<li>Apporter des vitesses d’air importantes au niveau de l’animal pour favoriser la dissipation de la chaleur. En créant une circulation d’air à haute vitesse (de l’ordre de 1 à 3 m/sec), on évapore l’eau en surface de la peau et les animaux perçoivent une sensation de fraîcheur.</li>
</ul>



<p>Plusieurs solutions sont aujourd’hui proposées sur le marché : les ventilateurs à flux horizontal, à flux vertical ou incliné ainsi que les gaines à pression positive avec air pulsé, avec aussi des nouveautés et du matériel qui gagne en performance. Attention toutefois si les vitesses d’air sont importantes uniquement dans certaines zones, les animaux vont avoir tendance à s’y agglutiner, en pénalisant la circulation et l’évacuation de la chaleur.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Brumisation, uniquement en complément de la ventilation mécanique</strong></h3>



<p>En appoint des ventilateurs, la brumisation permet de rafraîchir les animaux, avec aussi un effet répulsif pour les insectes. Ces techniques permettent de reproduire le phénomène de transpiration chez les animaux. L’évaporation de l’eau dans le bâtiment entraîne une diminution de la température ambiante si l’air est sec. Attention, l’apport d’eau ne doit surtout pas s’ajouter à des conditions ambiantes déjà très humides, auquel cas on obtiendrait l’inverse de l’effet escompté, avec une augmentation importante du halètement et du niveau de stress des animaux.</p>



<p>Il existe deux types de brumisation, en basse pression et en haute pression. Pour que la brumisation soit efficace, la taille des gouttes doit être limitée. La brumisation en basse pression ne peut être utilisée que si elle est projetée vers les ventilateurs afin d’éclater les gouttes. Dans toutes les autres situations, la haute pression est préférable même si elle est plus onéreuse et génère un entretien régulier.</p>



<p>Pour aller plus loin, vous pouvez consulter ce <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/batiments-bien-etre-vaches-laitieres/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">témoignage sur la rénovation des bâtiments pour améliorer le bien être animal</a>. </p>


<div class="_3d-flip-book  fb3d-fullscreen-mode full-size" data-id="2718" data-mode="fullscreen" data-title="false" data-template="short-white-book-view" data-lightbox="dark-shadow" data-urlparam="fb3d-page" data-page-n="0" data-pdf="" data-tax="null" data-thumbnail="" data-cols="3" data-book-template="default" data-trigger=""></div><script type="text/javascript">window.FB3D_CLIENT_DATA = window.FB3D_CLIENT_DATA || [];FB3D_CLIENT_DATA.push('eyJwb3N0cyI6eyIyNzE4Ijp7IklEIjoyNzE4LCJ0aXRsZSI6IlN0cmVzcyB0aGVybWlxdWUgZXQgdmFjaGVzIGxhaXRpXHUwMGU4cmVzIiwidHlwZSI6InBkZiIsInJlYWR5X2Z1bmN0aW9uIjoiIiwiYm9va19zdHlsZSI6ImZsYXQiLCJib29rX3RlbXBsYXRlIjoibm9uZSIsIm91dGxpbmUiOltdLCJkYXRhIjp7InBvc3RfSUQiOiIyNzE5IiwiZ3VpZCI6Imh0dHBzOlwvXC9ub3JtYW5kaWVtYWluZS5jZXJmcmFuY2UuZnJcL2FyYWQyXC93cC1jb250ZW50XC91cGxvYWRzXC9zaXRlc1wvM1wvMjAyM1wvMDdcL0xpbWl0ZXItbGUtc3RyZXNzLXRoZXJtaXF1ZS1kZXMtdmFjaGVzLUFSQURcdTAwYjIucGRmIiwicGRmX3BhZ2VzIjoiNSIsInBhZ2VzX2N1c3RvbWl6YXRpb24iOiJub25lIn0sInRodW1ibmFpbCI6eyJkYXRhIjp7InBvc3RfSUQiOiIwIn0sInR5cGUiOiJhdXRvIn0sInByb3BzIjp7ImJhY2tncm91bmRDb2xvciI6ImF1dG8iLCJiYWNrZ3JvdW5kSW1hZ2UiOiJhdXRvIiwiYmFja2dyb3VuZFN0eWxlIjoiYXV0byIsImhpZ2hsaWdodExpbmtzIjoiYXV0byIsImxpZ2h0aW5nIjoiYXV0byIsImNhY2hlZFBhZ2VzIjoiYXV0byIsInJlbmRlckluYWN0aXZlUGFnZXMiOiJhdXRvIiwicmVuZGVySW5hY3RpdmVQYWdlc09uTW9iaWxlIjoiYXV0byIsInJlbmRlcldoaWxlRmxpcHBpbmciOiJhdXRvIiwicHJlbG9hZFBhZ2VzIjoiYXV0byIsImF1dG9QbGF5RHVyYXRpb24iOiJhdXRvIiwicnRsIjoiYXV0byIsImludGVyYWN0aXZlQ29ybmVycyI6ImF1dG8iLCJtYXhEZXB0aCI6ImF1dG8iLCJzaGVldCI6eyJzdGFydFZlbG9jaXR5IjoiYXV0byIsIndhdmUiOiJhdXRvIiwic2hhcGUiOiJhdXRvIiwid2lkdGhUZXhlbHMiOiJhdXRvIiwiY29sb3IiOiJhdXRvIiwic2lkZSI6ImF1dG8iLCJjb3JuZXJEZXZpYXRpb24iOiJhdXRvIiwiZmxleGliaWxpdHkiOiJhdXRvIiwiZmxleGlibGVDb3JuZXIiOiJhdXRvIiwiYmVuZGluZyI6ImF1dG8iLCJoZWlnaHRUZXhlbHMiOiJhdXRvIn0sImNvdmVyIjp7IndhdmUiOiJhdXRvIiwiY29sb3IiOiJhdXRvIiwic2lkZSI6ImF1dG8iLCJiaW5kZXJUZXh0dXJlIjoiYXV0byIsImRlcHRoIjoiYXV0byIsInBhZGRpbmciOiJhdXRvIiwic3RhcnRWZWxvY2l0eSI6ImF1dG8iLCJmbGV4aWJpbGl0eSI6ImF1dG8iLCJmbGV4aWJsZUNvcm5lciI6ImF1dG8iLCJiZW5kaW5nIjoiYXV0byIsIndpZHRoVGV4ZWxzIjoiYXV0byIsImhlaWdodFRleGVscyI6ImF1dG8iLCJtYXNzIjoiYXV0byIsInNoYXBlIjoiYXV0byJ9LCJwYWdlIjp7IndhdmUiOiJhdXRvIiwiY29sb3IiOiJhdXRvIiwic2lkZSI6ImF1dG8iLCJkZXB0aCI6ImF1dG8iLCJzdGFydFZlbG9jaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmlsaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmxlQ29ybmVyIjoiYXV0byIsImJlbmRpbmciOiJhdXRvIiwid2lkdGhUZXhlbHMiOiJhdXRvIiwiaGVpZ2h0VGV4ZWxzIjoiYXV0byIsIm1hc3MiOiJhdXRvIiwic2hhcGUiOiJhdXRvIn0sImhlaWdodCI6ImF1dG8iLCJ3aWR0aCI6ImF1dG8iLCJncmF2aXR5IjoiYXV0byIsInBhZ2VzRm9yUHJlZGljdGluZyI6ImF1dG8ifSwiY29udHJvbFByb3BzIjp7ImFjdGlvbnMiOnsiY21kVG9jIjp7ImVuYWJsZWQiOiJhdXRvIiwiZW5hYmxlZEluTmFycm93IjoiYXV0byIsImFjdGl2ZSI6ImF1dG8iLCJkZWZhdWx0VGFiIjoiYXV0byJ9LCJjbWRBdXRvUGxheSI6eyJlbmFibGVkIjoiYXV0byIsImVuYWJsZWRJbk5hcnJvdyI6ImF1dG8iLCJhY3RpdmUiOiJhdXRvIn0sImNtZFNhdmUiOnsiZW5hYmxlZCI6ImF1dG8iLCJlbmFibGVkSW5OYXJyb3ciOiJhdXRvIn0sImNtZFByaW50Ijp7ImVuYWJsZWQiOiJhdXRvIiwiZW5hYmxlZEluTmFycm93IjoiYXV0byJ9LCJjbWRTaW5nbGVQYWdlIjp7ImVuYWJsZWQiOiJhdXRvIiwiZW5hYmxlZEluTmFycm93IjoiYXV0byIsImFjdGl2ZSI6ImF1dG8iLCJhY3RpdmVGb3JNb2JpbGUiOiJhdXRvIn0sIndpZFRvb2xiYXIiOnsiZW5hYmxlZCI6ImF1dG8iLCJlbmFibGVkSW5OYXJyb3ciOiJhdXRvIn19fSwiYXV0b1RodW1ibmFpbCI6Imh0dHBzOlwvXC9ub3JtYW5kaWVtYWluZS5jZXJmcmFuY2UuZnJcL2FyYWQyXC93cC1jb250ZW50XC91cGxvYWRzXC9zaXRlc1wvM1wvM2QtZmxpcC1ib29rXC9hdXRvLXRodW1ibmFpbHNcLzI3MTgucG5nIiwicG9zdF9uYW1lIjoic3RyZXNzLXRoZXJtaXF1ZS1ldC12YWNoZXMtbGFpdGllcmVzIiwicG9zdF90eXBlIjoiM2QtZmxpcC1ib29rIn19LCJwYWdlcyI6W10sImZpcnN0UGFnZXMiOltdfQ==');window.FB3D_CLIENT_LOCALE && FB3D_CLIENT_LOCALE.render && FB3D_CLIENT_LOCALE.render();</script>



<h2 class="wp-block-heading"><em>Sources&nbsp;:</em></h2>



<p><em>LECROSNIER Jonas, 2021. Limiter le stress thermique en bâtiment d’élevage laitier (interne ARAD², non publié)</em></p>



<p><em>VALLEE Roxane, 2021. Impact du stress thermique sur les vaches laitières. Revue de littérature CNIEL.</em></p>
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		<item>
		<title>Antibiotiques en filières animales</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/reduction-utilisation-antibiotiques-en-filieres-animales-mesures-resultats-perspectives/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lola]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Apr 2023 09:35:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Gérer la santé]]></category>
		<category><![CDATA[Santé et bien-être animal]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/?p=2538</guid>

					<description><![CDATA[<p>Réduction de l’utilisation des antibiotiques en filières animales : mesures, résultats et perspectives</p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/reduction-utilisation-antibiotiques-en-filieres-animales-mesures-resultats-perspectives/">Antibiotiques en filières animales</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Réduction de l’utilisation des antibiotiques en filières animales&nbsp;: mesures, résultats et perspectives</h1>



<p>Vous découvrirez dans cette publication, l&rsquo;<strong>état des lieux concernant la réduction de l&rsquo;utilisation des antibiotiques en filières animales</strong>.</p>



<p>Promouvoir un usage responsable et prudent des antibiotiques est un axe clé des plans d’action internationaux, européens et nationaux pour lutter contre l’antibiorésistance.<strong> De nombreuses recommandations et mesures visent à diminuer l’utilisation des antibiotiques en réservant leur usage dans les cas où il est strictement nécessaire</strong>. Dans une approche « Une seule santé », l’Agence européenne des médicaments a établi une <strong>catégorisation des antibiotiques à usage vétérinaire en prenant en compte à la fois le risque pour la santé humaine et les besoins en santé animale</strong>. </p>



<p>Il est particulièrement important de <strong>préserver les antibiotiques considérés comme critiques pour le traitement des maladies bactériennes chez l’Homme</strong>. Depuis 2011, des objectifs nationaux ont été définis afin de réduire l’utilisation des antibiotiques en médecine vétérinaire en France. Des initiatives prises par les filières et les plans Ecoantibio ont alors créé une dynamique qui a permis d’atteindre ces objectifs. <strong>La France fait d’ailleurs partie des pays européens qui ont le plus diminué ces dernières années l’usage des :</strong></p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>céphalosporines de 3<sup>e</sup> et 4<sup>e</sup> générations,</strong></li><li><strong>fluoroquinolones. </strong></li></ul>



<p>La <strong>nouvelle réglementation européenne </strong>prévoit un ensemble de mesures. Il vise alors à mieux encadrer et réduire l’usage de certains antibiotiques dans les élevages. Elle donne alors un nouvel objectif pour 2030. <strong>Trouver le bon équilibre entre la protection de la santé publique et la capacité de traiter les maladies infectieuses animales</strong> constitue le challenge de ces prochaines années.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le point sur les mesures prises pour réduire l’usage des antibiotiques en élevage</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Développement du concept One Health dans le Monde et en Europe</h3>



<h4 class="wp-block-heading">Lutte contre l&rsquo;antibiorésistance</h4>



<p>La lutte contre l’antibiorésistance est un défi majeur et mondial de santé publique. L&rsquo;objectif clairement affiché est donc de réduire l’utilisation des antibiotiques en réservant leur usage dans les cas où il est strictement nécessaire. L’<strong>approche «&nbsp;One Health&nbsp;»</strong> considère aujourd’hui que la santé humaine, animale et des écosystème sont interconnectées. De plus, ils forment un tout. La perte d’efficacité des antibiotiques vis-à-vis de bactéries pathogènes impactent ces trois santés. Ainsi, dans cette approche, il est nécessaire que les <strong>objectifs de réduction en filières animales visent en particulier les antibiotiques les plus importants en médecine humaine.</strong></p>



<p>L’Organisation Mondiale de la Santé, la FAO et l’Organisation mondiale de la santé animale ont commencé à travailler sur la résistance aux antimicrobiens. Ce travail a commencé il y a plus de 25 ans. Elles ont publié de nombreuses directives et normes. En 2011, elles alors ont adopté un <strong>accord tripartite afin d’étendre leur collaboration dans le sens du concept «&nbsp;One Health&nbsp;»</strong>.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Stratégie communautaire de lutte contre la résistance antimicrobienne</h4>



<p>Dès 2001, l&rsquo;Europe élabore une stratégie communautaire de lutte contre la résistance antimicrobienne. Cela s’est traduit par un premier plan en 2011 suivi d’un second qui couvre la période 2017 à 2022. Ce plan vise notamment à <strong>soutenir le développement de nouveaux antimicrobiens et de produits alternatifs pour les animaux et les humains</strong>. La législation de l’UE oblige tous les Etats membres à respecter les <strong>mêmes règles et obligations </strong>en matière d’autorisation et de surveillance des médicaments. <strong>Une classification des médicaments a été donc établie en prenant en compte :</strong></p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>le risque pour la santé humaine,</strong></li><li><strong>les besoins en santé animale.</strong></li></ul>



<h3 class="wp-block-heading">Deux plans EcoAntibio renforcés par la loi d’avenir pour l’Agriculture, l’Alimentation et la Forêt</h3>



<p>En France, le Ministère de l’Agriculture a lancé fin 2011 <strong>Ecoantibio1</strong>. Il s&rsquo;agissait d&rsquo;un <strong>plan national de réduction des risques d’antibiorésistance en médecine vétérinaire</strong>. Il préconisait alors la <strong>mise en œuvre de 40 mesures</strong> sur la période 2012-2017 avec un <strong>objectif de réduction de 25&nbsp;% de l’exposition des animaux aux antibiotiques</strong>.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="691" height="217" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/04/Objectifs-de-reduction-de-lutilisation-des-antibiotiques-en-filieres-animales-en-France.png?resize=691%2C217&#038;ssl=1" alt="Objectifs de réduction de l'utilisation des antibiotiques en filières animales en France" class="wp-image-2539" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/04/Objectifs-de-reduction-de-lutilisation-des-antibiotiques-en-filieres-animales-en-France.png?w=691&amp;ssl=1 691w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/04/Objectifs-de-reduction-de-lutilisation-des-antibiotiques-en-filieres-animales-en-France.png?resize=300%2C94&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 691px) 100vw, 691px" /><figcaption>Objectifs de réduction de l&rsquo;utilisation des antibiotiques en filières animales en France</figcaption></figure>



<p>La<strong> loi d’Avenir pour l’Agriculture, l’Alimentation et la Forêt </strong>publiée en 2014 a ensuite ajouté un <strong>objectif de réduction de 25&nbsp;% sur les antibiotiques d’importance critique en trois ans</strong>. Elle a également mis fin aux remises, rabais et ristournes sur les achats d’antibiotiques. Enfin, elle préconise la<strong> possibilité de prescrire un antibiotique critique qu’en absence d’antiobiotiques non critiques efficaces</strong>. La préscription doit se faire aussi après la <strong>réalisation d’un test de sensibilité de la souche bactérienne</strong> responsable de l’infection à l’antiobiotique critique envisagé.</p>



<p>Un second plan<strong> Ecoantibio 2</strong>, publié en 2017, s’articule autour de <strong>quatre axes</strong>. L’orientation de l&rsquo;un d’eux se fait sur le <strong>développement d’alternatives</strong> pour limiter l’utilisation des antibiotiques. Un autre axe s’intitule « des outils partagés ». Un des objectifs est de <strong>mettre à disposition des outils d’évaluation et de suivi du recours aux antibiotiques</strong>.</p>



<h6 class="wp-block-heading"><em>Retrouvez notre <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/ecoantibio-2-quelles-perspectives-pour-poursuivre-la-diminution-du-recours-aux-antibiotiques/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">article consacré au plan EcoAntibio 2</a> sur notre site.</em></h6>



<p>En parallèle, les filières ont prises de nombreuses initiatives : </p>



<ul class="wp-block-list"><li>guide de bonnes pratiques avec une déclinaison en recommandations par pathologie, </li><li>plan interprofessionnel pour la filière cunicole, </li><li>charte d’engagement de la filière volailles de chair…</li></ul>



<h2 class="wp-block-heading">De bons résultats en France permis par un investissement fort des filières d’élevage</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Une dynamique de diminution de l’exposition des animaux aux antibiotiques en France</h3>



<p>Le <strong>volume total des ventes s’élevait </strong>alors<strong> à 415 tonnes d’antibiotiques en 2020</strong>. Ce tonnage correspond à moins d’un tiers de celui enregistré au début du suivi en 1999 (1&nbsp;311 tonnes). L’expression des ventes d’antibiotiques en tonnage de substance active ne reflète pas l’exposition des animaux aux différentes familles. Puisqu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de prise en compte de l’activité thérapeutique des antibiotiques. Par contre, pour chaque médicament administré par voie orale ou parentérale, il est possible de calculer l<strong>’indicateur d’exposition ALEA</strong>. Cet indicateur prend alors en compte la posologie définie dans l’AMM du médicament.</p>



<p>En 2020, l’exposition des animaux aux antibiotiques a atteint son plus bas niveau depuis le début du suivi national. L’ALEA le plus élevé a été enregistré en 2005 pour toutes les espèces animales confondues. Puis, l’exposition a diminué sur la période qui a précédé la mise en place du plan Ecoantibio, entre 2005 et 2011.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="459" height="341" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/04/Evolution-de-lexposition-animale-aux-antibiotiques-depuis-1999-en-France-ALEA.png?resize=459%2C341&#038;ssl=1" alt="Evolution de l'exposition animale aux antibiotiques depuis 1999 en France ALEA" class="wp-image-2540" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/04/Evolution-de-lexposition-animale-aux-antibiotiques-depuis-1999-en-France-ALEA.png?w=459&amp;ssl=1 459w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/04/Evolution-de-lexposition-animale-aux-antibiotiques-depuis-1999-en-France-ALEA.png?resize=300%2C223&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 459px) 100vw, 459px" /><figcaption>Evolution de l&rsquo;exposition animale aux antibiotiques depuis 1999 en France ALEA</figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Des plans Ecoantibio efficaces</h3>



<p>L’<strong>objectif global du premier plan Ecoantibio a été largement atteint avec une diminution de l’exposition de 37&nbsp;% en 5 ans entre 2011 et 2016</strong>. Ces bons résultats du premier plan sont liés au fait que vétérinaires et éleveurs s’étaient déjà inscrits dans les objectifs du plan Ecoantibio des années avant son lancement. Le premier plan a ainsi accompagné les initiatives et bénéficié d’une démarche de progrès déjà engagée.</p>



<p><strong>Les différents objectifs nationaux de réduction de l’utilisation des antibiotiques ont été largement atteints en médecine vétérinaire en France. </strong>La diminution de l’exposition aux antibiotiques critiques se poursuit pendant le dexième plan Ecoantibio. Bien qu’elle soit moins élevée que pendant le premier plan.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="696" height="298" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/04/bilan-des-resultats-obtenus-par-les-filieres-de-rente-en-France-pour-les-differents-objectifs-de-reduction-de-lexposition-aux-antibiotiques.png?resize=696%2C298&#038;ssl=1" alt="bilan des résultats obtenus par les filières de rente en France pour les différents objectifs de réduction de l'exposition aux antibiotiques" class="wp-image-2541" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/04/bilan-des-resultats-obtenus-par-les-filieres-de-rente-en-France-pour-les-differents-objectifs-de-reduction-de-lexposition-aux-antibiotiques.png?w=696&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2023/04/bilan-des-resultats-obtenus-par-les-filieres-de-rente-en-France-pour-les-differents-objectifs-de-reduction-de-lexposition-aux-antibiotiques.png?resize=300%2C128&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption>bilan des résultats obtenus par les filières de rente en France pour les différents objectifs de réduction de l&rsquo;exposition aux antibiotiques</figcaption></figure>



<p>Dans les filières bovine, porcine et avicole, la baisse de l’exposition aux antibiotiques était initiée avant le début du premier plan Ecoantibio. La baisse de l’exposition a été de 24&nbsp;% entre 2011 et 2016 pour les bovins. Elle a également dépassé les 40&nbsp;% pour les porcs et les volailles. Depuis le début du deuxième plan, la diminution de l’exposition se poursuit chez </p>



<ul class="wp-block-list"><li>les porcs (- 4&nbsp;%),</li><li>les volailles (-&nbsp;37&nbsp;%). </li></ul>



<p>Toutefois, l’exposition chez les bovins reste relativement stable (+ 2&nbsp;%) par rapport à 2016.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De nouvelles mesures en préparation</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Un objectif spécifique pour les antimicrobiens au niveau européen</h3>



<p>De nouvelles restrictions s&rsquo;instaurent en 2022 via le <strong>règlement européen 2019/6</strong>. Il amplifie la <strong>nécessité de réserver uniquement à l’usage humain certains antimicrobiens d’importance critique.</strong> L<strong>&lsquo;inscription de ces derniers se ferra dans une liste.</strong> Pour ces antimicrobiens, cela signifiera l’interdiction de l’utiliser chez l’animal, y compris dans le cadre de cascade. Par ailleurs, les animaux ou produits d’animaux ayant reçu des antibiotiques inscrits sur cette liste ne pourront être importés en Europe.</p>



<p>Reconnaissant le besoin important de données plus détaillées et standardisées, <strong>le règlement introduit également une exigence</strong>, <strong>par espèce animale au niveau de l’UE, p</strong>our l<strong>es données « d’utilisation » de</strong> :<strong> </strong></p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>collecte,</strong></li><li><strong>déclaration</strong>. </li></ul>



<p>Ces nouvelles dispositions législatives sur la collecte de données de ventes soutiendront également un objectif spécifique aux antimicrobiens fixé au niveau européen pour la prochaine décennie. Cet <strong>objectif est de réduire de 50&nbsp;% les ventes globales des antimicrobiens de l’UE pour les animaux d’élevage et l’aquaculture d’ici 2030</strong>.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un futur plan EcoAntibio 3</h3>



<h4 class="wp-block-heading">Constitution du futur plan EcoAntibio 3</h4>



<p><strong>En France, le plan Ecoantibio 2 a été prolongé jusque fin 2022</strong> afin de synchroniser le futur plan sectoriel Ecoantibio 3. Il prendra en compte la nouvelle feuille de route interministérielle pour la maîtrise de l’antibiorésistance. Son lancement se ferra alors en 2023. Le <strong>Conseil Général de l’Alimentation, de l’Agriculture et des Espaces Ruraux a récemment été alors chargé d’une mission ministérielle pour réaliser une évaluation complète des deux premiers plans Ecoantibio</strong>.</p>



<p>Après consultation de l’ensemble des parties prenantes, des axes de réflexion et des recommandations seront ainsi proposés pour l’élaboration du prochain plan. Les deux premiers plans nationaux pour lutter contre la résistance aux antibiotiques ont été :</p>



<ul class="wp-block-list"><li>structurants, </li><li>fédérateurs,</li><li>moteurs. </li></ul>



<p>L’<strong>approche co-constructive pour définir le futur plan d’action sera importante afin de maintenir la dynamique instaurée depuis plus de 10 ans en France pour une utilisation prudente et responsable des antibiotiques en médecine vétérinaire</strong>.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Pourquoi un futur plan EcoAntibio 3</h4>



<p><strong>Réduire l’utilisation des antibiotiques chez l’animal comme chez l’Homme est une priorité afin de minimiser la résistance des bactéries aux antibiotiques.</strong> Ce concept repris au plan international, européen et français nécessite d’agir à plusieurs niveaux à la fois. Les plans d’action mis en place ont pour objectif de coordonner les différentes actions nécessaires. <strong>En France, les plans Ecoantibio ont permis une réduction substantielle de l’utilisation des antibiotiques en médecine vétérinaire.</strong> Cette réduction a donc particulièrement eu lieu pour les antibiotiques considérés comme critiques pour le traitement des maladies infectieuses chez l’Homme.</p>



<p>Le succès de ces plans relève avant tout d’une adhésion de l’ensemble des acteurs publics (ministères, agences sanitaires) et privés (industrie, vétérinaires, professionnels de l’élevage) associé au financement nécessaire de la part du ministère de l’agriculture. <strong>Cette réduction de l’utilisation s’est donc traduite par une diminution de la résistance des bactéries aux antibiotiques.</strong></p>



<p>La nouvelle règlementation européenne met en place des outils permettant d’accroître les capacités de lutte contre la résistance aux antibiotiques. <strong>Pour poursuivre la diminution amorcée, il s’agit alors de trouver le bon équilibre entre la protection de la santé publique et la capacité de traiter les maladies infectieuses animales.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Source pour rédiger l&rsquo;article sur la réduction de l’utilisation des antibiotiques en filières animales&nbsp;: mesures, résultats et perspectives</h2>



<p><em>URBAN D., CHEVANCE A., BOUCHARD D., CHAUVIN C., ORAND J.P., MOULIN G., 2022. </em><a href="https://doi.org/10.20870/productions-animales.2022.35.4.7189" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Réduction de l’utilisation des antibiotiques en</em> <em>filières animales : Quelles mesures, quels résultats, quelles perspectives ?</em></a><em> In : Rationaliser l’usage des médicaments en élevage. Baéza É.,</em> <em>Bareille N., Ducrot C. (Éds). INRAE Prod. Anim., 35, 257-274.</em></p>


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		<title>Usage des fourrages bioactifs par les éleveurs bovins lait</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/uasage-des-fourrages-bioactifs-par-les-eleveurs-bovins-lait/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lola]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Dec 2022 11:55:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Gérer la santé]]></category>
		<category><![CDATA[Santé et bien-être animal]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/?p=2287</guid>

					<description><![CDATA[<p>Etat des lieux de l’usage des fourrages bioactifs par les éleveurs de bovins laitiers du territoire Normandie Maine</p>
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<h1 class="wp-block-heading">Etat des lieux de l’usage des fourrages bioactifs par les éleveurs de bovins laitiers du territoire Normandie Maine</h1>



<p>L’utilisation de fourrages bioactifs apparaît comme un levier supplémentaire dans une démarche de gestion alternative de la santé des bovins laitiers. En effet, ces fourrages contiennent des métabolites secondaires (tanins condensés, terpènes, flavonoïdes…) pouvant avoir un effet anthelminthique et permettant de mieux valoriser les protéines, de prévenir le risque d’oxydation ou encore de limiter le risque de météorisation. Afin d’évaluer le niveau d’adoption de cette pratique et de mieux percevoir sa mise en œuvre sur le territoire Normandie Maine, une étude a été réalisée par l’ARAD² en 2022.</p>



<p>Cette étude a montré que cette pratique est très peu utilisée sur notre territoire, principalement chez des agriculteurs en agriculture biologique et/ou dans des systèmes plus herbagers. Des enquêtes auprès des éleveurs utilisant des fourrages bioactifs ont mis en évidence une diversité de mises en œuvre (mélanges prairiaux, en pur, haies…). Mais dans tous les cas, cela s’intègre dans une gestion plus globale de la santé, rendant les bénéfices sanitaires spécifiques à cette pratique difficilement dissociables.</p>



<p>L’intérêt croissant des éleveurs pour les médecines alternatives est prometteur pour le développement de ces fourrages bioactifs. Cela nécessitera toutefois d’acquérir de nouvelles références afin de pouvoir vulgariser l&rsquo;utilisation de fourrages bioactifs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Lotier, plantain, chicorée et sainfoin : des plantes riches en métabolites secondaires</h2>



<p>Les métabolites secondaires se trouvent principalement dans les <strong>dicotylédones</strong> (Farruggia et al., 2008), telles que le <strong>sainfoin</strong>, le <strong>lotier des marais et corniculé</strong>, la <strong>chicorée</strong> et le <strong>plantain</strong>. Les arbres possèdent aussi des teneurs intéressantes, notamment en tanins condensés pour les essences suivantes : le <strong>noisetier commun</strong>, le <strong>saule des vanniers</strong>, le <strong>saule marsault</strong> et le <strong>robinier faux-acacia</strong> (Novak et al., 2020).</p>



<p>Les principaux effets mis en avant par la littérature sont : effet <strong>antiparasitaire</strong>, <strong>réduction de la dégradabilité des protéines</strong> dans le rumen, <strong>augmentation de l’assimilation d’acides aminés essentiels</strong> dans l’intestin grêle, apports d’<strong>antioxydants</strong>, <strong>réduction des émissions de méthane</strong> et d’azote urinaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;usage de fourrages bioactifs peu connue et des utilisateurs principalement en système herbager</h2>



<p>Un questionnaire en ligne a été administré aux 1 944 éleveurs laitiers du territoire. Sur les 153 répondants, <strong>14 agriculteurs utilisent la pratique soit 9,1 %</strong>. Parmi les agriculteurs non utilisateurs, 55,8% ne connaissent pas du tout cette pratique.</p>



<p>Les utilisateurs de la pratique sont plus souvent <strong>en Agriculture Biologique </strong>et<strong> en système herbager</strong>. Leur production par vache laitière et par hectar de SFP est inférieure aux non utilisateurs.</p>



<figure class="wp-block-table"><table><tbody><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Indicateurs</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Non utilisateurs (137)</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Utilisateurs (14)</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Comparaison entre non utilisateur et utilisateur</strong></td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center">Système conventionnel</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">92 %</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">57 %</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">AB : +35 %</td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center">Système biologique</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">8 %</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">43 %</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">AB : +35 %</td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center">Lait par VL/an</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">7&nbsp;081 litres de lait</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">5 112</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-1 969 litres de lait par vache laitière</td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center">Lait par ha de SFP consolidée</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">7&nbsp;268 litres de lait</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">4 542</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-2 726 litres de lait/ha de SFP</td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center">MB / 1000 L (€)</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">249</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">318</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">+ 69 €/1 000 litres de lait</td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center">Concentré VL / an (kg)</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">1 755</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">864</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-892 kg</td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center">Part de prairies dans la SFP (%)</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">62 %</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">85 %</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">+ 23 %</td></tr></tbody></table><figcaption>Résultats du questionnaire en ligne administré aux 1 944 éleveurs laitiers du territoire Normandie Maine</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Trois principales façons d’intégrer les fourrages bioactifs dans la gestion de la santé</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Valoriser la diversité déjà présente (prairies naturelles et haies) sur l’exploitation</h3>



<h4 class="wp-block-heading">La plupart des éleveurs utilisateurs préfèrent intégrer les espèces bioactives dans un mélange afin de garder de la complémentarité entre espèces</h4>



<p>Pour agir de manière préventive, la plupart des éleveurs utilisateurs préfèrent intégrer les espèces bioactives dans un mélange afin de garder de la complémentarité entre espèces, par peur de pâturer une espèce pure ou encore car leurs prairies tendent à devenir naturelles. L’espèce la plus utilisée est la <strong>chicorée</strong> <strong>(7 agriculteurs sur 9)</strong>, suivie du <strong>plantain (5 agriculteurs sur 9)</strong>. Les doses sont variables en fonction des objectifs et situations (cf. tableau ci-dessous).</p>



<figure class="wp-block-table"><table><tbody><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Espèces et doses par hectar</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Plantain : </strong><br>3 kg à 6&nbsp;kg en cas de sursemis</td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Chicorée : </strong><br>0,5 à 3&nbsp;kg</td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Plantain :</strong> <br>2&nbsp;kg + Chicorée 1-1,5 kg</td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Exemple A</strong>&nbsp;: Lotier corniculé (200-500 g) + Plantain (1-2 kg) + Chicorée (1 kg) <br><strong>Exemple B</strong>&nbsp;: Espèces bioactives =&nbsp; 50 % du mélange</td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Part maximale de la biomasse de la prairie</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center">10 à 30 %</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">5 à 30 %</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">5-10 %</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">10-50 %</td></tr></tbody></table><figcaption>Les doses d&rsquo;espèces bioactives sont variables en fonction des objectifs et situations</figcaption></figure>



<p>La majorité des utilisateurs (8 agriculteurs sur 9) <strong>diminuent les espèces «&nbsp;classiques&nbsp;» du mélange</strong>, ce qui limite le surcoût de semences. Certains agriculteurs (4 agriculteurs sur 9) estiment le <strong>surcoût d’implantation faible, </strong>les autres considérant qu’il n’y a pas de surcoût.</p>



<figure class="wp-block-table"><table><tbody><tr><td><strong>Espèce</strong></td><td><strong>Prix au kg (€)</strong> <strong>( source Agriconomie)</strong><strong></strong></td></tr><tr><td>Chicorée</td><td>10,9</td></tr><tr><td>Plantain</td><td>9,8</td></tr><tr><td>Lotier corniculé</td><td>9,5</td></tr></tbody></table><figcaption>Le coût d&rsquo;implatation d&rsquo;espèces bioactives &#8211; Source <a href="https://www.agriconomie.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Agriéconomie</a></figcaption></figure>



<p>Ces espèces s’intègrent principalement dans les <strong>prairies de pâturage</strong>. Dans un seul cas, le plantain (2 kg/ha) a été intégré à des prairies de fauche.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Les agriculteurs estiment que cette pratique est simple à mettre en place.</h4>



<p>Les agriculteurs estiment que cette pratique est simple à mettre en place. <strong>Pour les utilisateurs de chicorée</strong>, le point clef de réussite est un <strong>retour plus rapide entre 10 et 21 jours</strong>, particulièrement début juillet pour gérer sa montaison. En effet, lorsque la montaison de la chicorée est ma gérée, ils estiment qu’elle est moins bien consommée par les animaux. Cela permettrait également d’éviter que la plante ne colonise les autres parcelles en se ressemant.</p>



<p>Le <strong>plantain</strong> et le <strong>lotier</strong> ne semblent <strong>pas</strong> être <strong>contraignants</strong> en termes de vitesse de repousse. Par conséquent, la majorité des éleveurs ne modifient pas leurs pratiques de pâturage (pâturage tournant…) pour les prairies contenant ces deux plantes.</p>



<p>Les rendements fourrage obtenus sur ces prairies sont considérés comme similaires (5 agriculteurs sur 9) à supérieurs (3 agriculteurs sur 9) aux autres prairies. L’intégration d’espèces bioactives permet un <strong>maintien de la production laitière</strong> (5 agriculteurs sur 9) voire une amélioration (3 agriculteurs sur 9).</p>



<p>Toutefois, malgré un bon niveau de satisfaction, les surfaces en prairies avec des fourrages bioactifs dépassent rarement 15 % des surfaces prairiales de chaque exploitation (excepté trois agriculteurs). Les raisons évoquées sont&nbsp;: une forte présence de prairies naturelles sur l’exploiration, une volonté de laisser vieillir les prairies et une satisfaction des résultats sanitaires actuels ne poussant pas au changement. Pour lever ces freins, deux agriculteurs pratiquent<strong> le sursemis</strong> qui semble particulièrement bien fonctionnerpour le<strong> plantain</strong>.</p>



<p>A noter que le mélange «&nbsp;prairies pharmacies&nbsp;» commercialisé par Eylips n’a été cité qu’une fois.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Valoriser la diversité déjà présente (prairies naturelles et haies) sur l’exploitation</h3>



<p>En plus des espèces citées précédemment, trois éleveurs valorisent des espèces présentes naturellement dans leurs prairies comme le <strong>pissenlit</strong>. Ils considèrent que leurs pratiques de pâturage (tournant…) permettent de maintenir une diversité d’espèces bénéfique à la santé de leurs animaux. Deux éleveurs distribuent du foin issu de ces prairies diversifiées pour faire consommer aux animaux des espèces qui ne sont pas pâturées.</p>



<p>Enfin, la <strong>moitié des éleveurs utilisateurs de fourrages bioactifs</strong> permettent aux animaux d’accéder aux haies pour appliquer le principe d’automédication. Les espèces identifiées bien consommées par les animaux à des périodes spécifiques sont : le <strong>robinier faux acacia, le charme et le saule marsault</strong>. Pour favoriser l’accès aux arbres, certains agriculteurs relèvent les fils de clôture ou les placent de manière à ce qu’ils ne soient pas devant la haie, voire coupent des branches l’été.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Implanter une espèce bioactive en pure (2 agriculteurs)</h3>



<p>L’implantation d’une espèce bioactive en pure a pour objectif de réaliser des <strong>cures préventives</strong> <strong>antiparasitaires</strong>. Par exemple, un éleveur a implanté 4 ha (11 % des surfaces herbagères pour les VL) de <strong>chicorée en pure</strong> (<strong>7 kg/ha</strong>). La plante est affouragée en vert (parcelle éloignée) aux VL de mai à novembre. La périodicité de la cure dépend du stade de plantes et non d’un état animal particulier Le fourrage peut représenter jusqu’à 100 % de la ration et être distribué jusqu’à 5-6 jours consécutifs. Il est impératif d’avoir un temps de retour court (15 à 28 jours) et raccourci début juillet. La plante est bien consommée, probablement grâce à l’affouragement. La chicorée présente quelques inconvénients : une <strong>implantation compliquée</strong> (petite graine) et une récolte en ensilage et enrubannage déconseillée (trop d’eau).</p>



<p>En termes de résultats sanitaires, la pression parasitaire est très faible sur l’exploitation (pas de traitement depuis 2010), tout comme les frais vétérinaires (9 €/1 000 l de lait et 36 €/VL). Cette pratique s’intégrant dans une gestion plus globale de la santé, il est difficile d’estimer l’impact de la pratique seule. D’un point de vue technique, la chicorée en pure résiste mieux au sec que les autres prairies (naturelles) del’éleveur et atteint des rendements plutôt supérieurs (8-10 tMS/ha). La production laitière sur la parcelle est également plus élevée que dans les autres pâtures. L’introduction de cette plante en pure lui a permis de <strong>concentrer l’apport de plantes bioactives</strong> et faciliter la gestion du stade de la plante.</p>



<p>Dans les trois mises en œuvre identifiées, on observe que le <strong>moment de mise à disposition des plantes</strong> bioactives <strong>ne dépend jamais de l’animal</strong> (symptôme, moment clef…) mais bien du stade des plantes bioactives.</p>



<p>Des résultats sanitaires satisfaisants mais qui s’expliquent par un ensemble de pratiques</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des résultats sanitaires satisfaisants mais qui s’expliquent par un ensemble de pratiques</h2>



<p>Davantage d’utilisateurs de fourrages bioactifs considèrent ne pas avoir de problématiques marquées (43&nbsp;%) en comparaison aux non utilisateurs (13&nbsp;%). Aucun des quatorze éleveurs utilisateurs ne considère avoir de problématiques parasitaires liées au pâturage. Quatre agriculteurs n’utilisent aucun traitement, cinq de manière très sélective et seulement trois utilisent un traitement de manière systématique. La <strong>pression parasitaire</strong> est <strong>modérée chez cinq éleveurs et quasiment inexistante chez sept</strong>.</p>



<p>En moyenne, les <strong>frais vétérinaires par vache laitière des utilisateurs</strong> (45,3 €) sont <strong>48 % inférieurs </strong>aux non utilisateurs (87,3 €), et les frais vétérinaires par 1 000 litres de lait (8,9 €) sont 30 % inférieurs aux non utilisateurs (12,8 €). Des études parallèles ont permis de mettre en évidence que la productivité par vache laitières et la consommation de concentrés par vache laitière sont des éléments qui influencent aussi les frais vétérinaires. L’ensemble des agriculteurs ont signifié que la pratique rentrait dans une <strong>stratégie plus globale</strong> (système herbager et pâturant, extensivité de la production/VL…).</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="343" height="464" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/12/frais-veterinaire-par-vache-laitiere-en-fonction-de-l-alimentation.png?resize=343%2C464&#038;ssl=1" alt="Frais vétérinaire par vache laitière en fonction de l'alimentation" class="wp-image-2288" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/12/frais-veterinaire-par-vache-laitiere-en-fonction-de-l-alimentation.png?w=343&amp;ssl=1 343w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/12/frais-veterinaire-par-vache-laitiere-en-fonction-de-l-alimentation.png?resize=222%2C300&amp;ssl=1 222w" sizes="(max-width: 343px) 100vw, 343px" /><figcaption>Frais vétérinaire par vache laitière en fonction de l&rsquo;alimentation</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Des éleveurs plutôt intéressés mais en manque de références</h2>



<p>Parmi les agriculteurs non utilisateurs, une forte proportion n’utilise pas le fourrage bioactif par<strong> ignorance </strong>de celui-ci (45 %). Ou bien parce qu’il existe un <strong>manque de références techniques</strong> (34 %) pour sa mise en œuvre. De nombreux éleveurs s’intéressent déjà à des <strong>médecines alternatives</strong>, 55 % des non utilisateurs de fourrages bioactifs en utilisent. </p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="510" height="396" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/12/interet-des-eleveurs-non-utilisateurs-pour-les-plantes-bioactives.png?resize=510%2C396&#038;ssl=1" alt="Intérêts des éleveurs non-utilisateurs pour les plantes bioactives" class="wp-image-2289" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/12/interet-des-eleveurs-non-utilisateurs-pour-les-plantes-bioactives.png?w=510&amp;ssl=1 510w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/12/interet-des-eleveurs-non-utilisateurs-pour-les-plantes-bioactives.png?resize=300%2C233&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 510px) 100vw, 510px" /><figcaption>Intérêts des éleveurs non-utilisateurs pour les plantes bioactives</figcaption></figure>



<p>Une fois la pratique expliquée, une part importante des éleveurs non utilisateurs des fourrages bioactifs (<strong>53 %) sont plutôt intéressés,</strong> voire totalement intéressés (5 %) par l’utilisation d’espèces prairiales bioactives. Les espèces ligneuses suscitent moins d’intérêt. Les éleveurs intéressés par cette pratique souhaiteraient principalement bénéficier de moyens concrets et illustratifs tels que : des <strong>témoignages d’agriculteurs</strong> (49,4 %) et/ou une <strong>visite d’essais</strong> (48,1 %). Le conseil individuel est une attente pour une minorité des répondants (14,8 %).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les principaux enseignement de l&rsquo;étude sur l&rsquo;usage des fourrages bioactifs par les éleveyrs de bovins laitiers du territoire Normandie Maine</h2>



<p>Les principaux enseignements de cette étude sont&nbsp;:</p>



<ol class="wp-block-list"><li>La principale mise en œuvre est l’<strong>intégration d’espèces bioactives à un mélange classique</strong>.</li><li>Cette <strong>mise en œuvre</strong> est <strong>simple et non chronophage</strong>, particulièrement lorsque le plantain et le lotier sont utilisés car iles ne modifient pas les pratiques de pâturage. La chicorée nécessitant un retour rapide, davantage de précautions sont à prendre. Un semis en pur semble permettre une gestion facilitée.</li><li>Le sainfoin n’est pas utilisé (probablement à cause de la nature du sol du grand Ouest).</li><li>Implanter des ligneux riches en tanins dans les haies est un levier supplémentaire.</li><li>La pratique s’inscrit dans une <strong>démarche plus globale</strong> : système pâturant, réduction de la productivité par vache laitière, utilisation plus forte des médecines alternatives et parfois conversion à l’agriculture biologique.</li></ol>



<p>Bien que l’efficacité de la pratique soit difficile à isoler en élevage laitier, elle engendre peu d’inconvénients et la prise de risque est faible. L’application de la pratique en élevage ne semble pas contre indiquée. Au vu du contexte climatique actuel et futur, les intérêts fourragers que présentent ces plantes devraient également faciliter leur développement. Il apparait finalement que l’utilisation des espèces bioactives est un levier supplémentaire dans une démarche de gestion alternative de la santé des bovins lait</p>


<div class="_3d-flip-book  fb3d-fullscreen-mode full-size" data-id="2285" data-mode="fullscreen" data-title="false" data-template="short-white-book-view" data-lightbox="dark-shadow" data-urlparam="fb3d-page" data-page-n="0" data-pdf="" data-tax="null" data-thumbnail="" data-cols="3" data-book-template="default" data-trigger=""></div><script type="text/javascript">window.FB3D_CLIENT_DATA = window.FB3D_CLIENT_DATA || [];FB3D_CLIENT_DATA.push('eyJwb3N0cyI6eyIyMjg1Ijp7IklEIjoyMjg1LCJ0aXRsZSI6IkV0YXQgZGVzIGxpZXV4IGRlIGxcdTIwMTl1c2FnZSBkZXMgZm91cnJhZ2VzIGJpb2FjdGlmcyAtIEFSQURcdTAwYjIiLCJ0eXBlIjoicGRmIiwicmVhZHlfZnVuY3Rpb24iOiIiLCJib29rX3N0eWxlIjoiZmxhdCIsImJvb2tfdGVtcGxhdGUiOiJub25lIiwib3V0bGluZSI6W10sImRhdGEiOnsicG9zdF9JRCI6IjIyODYiLCJndWlkIjoiaHR0cHM6XC9cL25vcm1hbmRpZW1haW5lLmNlcmZyYW5jZS5mclwvYXJhZDJcL3dwLWNvbnRlbnRcL3VwbG9hZHNcL3NpdGVzXC8zXC8yMDIyXC8xMlwvRXRhdC1kZXMtbGlldXgtZGUtbHVzYWdlLWRlcy1mb3VycmFnZXMtYmlvYWN0aWZzLUFSQURcdTAwYjIucGRmIiwicGRmX3BhZ2VzIjoiNCIsInBhZ2VzX2N1c3RvbWl6YXRpb24iOiJub25lIn0sInRodW1ibmFpbCI6eyJkYXRhIjp7InBvc3RfSUQiOiIwIn0sInR5cGUiOiJhdXRvIn0sInByb3BzIjp7ImNhY2hlZFBhZ2VzIjoiYXV0byIsInJlbmRlckluYWN0aXZlUGFnZXMiOiJhdXRvIiwicmVuZGVySW5hY3RpdmVQYWdlc09uTW9iaWxlIjoiYXV0byIsInJlbmRlcldoaWxlRmxpcHBpbmciOiJhdXRvIiwicHJlbG9hZFBhZ2VzIjoiYXV0byIsInJ0bCI6ImF1dG8iLCJpbnRlcmFjdGl2ZUNvcm5lcnMiOiJhdXRvIiwic2hlZXQiOnsic3RhcnRWZWxvY2l0eSI6ImF1dG8iLCJ3YXZlIjoiYXV0byIsInNoYXBlIjoiYXV0byIsIndpZHRoVGV4ZWxzIjoiYXV0byIsImNvbG9yIjoiYXV0byIsInNpZGUiOiJhdXRvIiwiY29ybmVyRGV2aWF0aW9uIjoiYXV0byIsImZsZXhpYmlsaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmxlQ29ybmVyIjoiYXV0byIsImJlbmRpbmciOiJhdXRvIiwiaGVpZ2h0VGV4ZWxzIjoiYXV0byJ9LCJjb3ZlciI6eyJ3YXZlIjoiYXV0byIsImNvbG9yIjoiYXV0byIsImJpbmRlclRleHR1cmUiOiJhdXRvIiwiZGVwdGgiOiJhdXRvIiwicGFkZGluZyI6ImF1dG8iLCJzdGFydFZlbG9jaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmlsaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmxlQ29ybmVyIjoiYXV0byIsImJlbmRpbmciOiJhdXRvIiwid2lkdGhUZXhlbHMiOiJhdXRvIiwiaGVpZ2h0VGV4ZWxzIjoiYXV0byIsIm1hc3MiOiJhdXRvIiwic2lkZSI6ImF1dG8iLCJzaGFwZSI6ImF1dG8ifSwicGFnZSI6eyJ3YXZlIjoiYXV0byIsImNvbG9yIjoiYXV0byIsImRlcHRoIjoiYXV0byIsInN0YXJ0VmVsb2NpdHkiOiJhdXRvIiwiZmxleGliaWxpdHkiOiJhdXRvIiwiZmxleGlibGVDb3JuZXIiOiJhdXRvIiwiYmVuZGluZyI6ImF1dG8iLCJ3aWR0aFRleGVscyI6ImF1dG8iLCJoZWlnaHRUZXhlbHMiOiJhdXRvIiwibWFzcyI6ImF1dG8iLCJzaWRlIjoiYXV0byIsInNoYXBlIjoiYXV0byJ9LCJoZWlnaHQiOiJhdXRvIiwid2lkdGgiOiJhdXRvIiwiZ3Jhdml0eSI6ImF1dG8iLCJwYWdlc0ZvclByZWRpY3RpbmciOiJhdXRvIn0sImNvbnRyb2xQcm9wcyI6eyJhY3Rpb25zIjp7ImNtZFNhdmUiOnsiZW5hYmxlZCI6ImF1dG8iLCJlbmFibGVkSW5OYXJyb3ciOiJhdXRvIn0sImNtZFByaW50Ijp7ImVuYWJsZWQiOiJhdXRvIiwiZW5hYmxlZEluTmFycm93IjoiYXV0byJ9LCJjbWRTaW5nbGVQYWdlIjp7ImVuYWJsZWQiOiJhdXRvIiwiZW5hYmxlZEluTmFycm93IjoiYXV0byIsImFjdGl2ZSI6ImF1dG8iLCJhY3RpdmVGb3JNb2JpbGUiOiJhdXRvIn19fSwiYXV0b1RodW1ibmFpbCI6Imh0dHBzOlwvXC9ub3JtYW5kaWVtYWluZS5jZXJmcmFuY2UuZnJcL2FyYWQyXC93cC1jb250ZW50XC91cGxvYWRzXC9zaXRlc1wvM1wvM2QtZmxpcC1ib29rXC9hdXRvLXRodW1ibmFpbHNcLzIyODUucG5nIiwicG9zdF9uYW1lIjoiZXRhdC1kZXMtbGlldXgtdXNhZ2UtZm91cnJhZ2VzLWJpb2FjdGlmcyIsInBvc3RfdHlwZSI6IjNkLWZsaXAtYm9vayJ9fSwicGFnZXMiOltdLCJmaXJzdFBhZ2VzIjpbXX0=');window.FB3D_CLIENT_LOCALE && FB3D_CLIENT_LOCALE.render && FB3D_CLIENT_LOCALE.render();</script>



<h2 class="wp-block-heading">Source de l&rsquo;état des lieux de l’usage des fourrages bioactifs par les éleveurs de bovins laitiers du territoire Normandie Maine&nbsp;:</h2>



<p>LECROSNIER J., 2022. Niveau d’adoption et déterminants de l’usage des fourrages bioactifs chez les éleveurs bovins laitiers du territoire Normandie Maine. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une étude interne de l&rsquo;ARAD², Cerfrance Normandie Maine.</p>



<p>Rapport confidentiel complet sur demande : <a href="mailto:arad2@nm.cerfrance.fr">arad2@nm.cerfrance.fr</a> </p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/uasage-des-fourrages-bioactifs-par-les-eleveurs-bovins-lait/">Usage des fourrages bioactifs par les éleveurs bovins lait</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">2287</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Pilotage des écosystèmes microbiens en élevage bovin laitier</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/pilotage-des-ecosystemes-microbiens-en-elevage-bovin-laitier/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lola]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Dec 2022 16:01:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Gérer la santé]]></category>
		<category><![CDATA[Santé et bien-être animal]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/?p=2267</guid>

					<description><![CDATA[<p>Jonas LECROSNIER présente les enjeux et moyens de pilotage des écosystèmes microbiens en élevage bovin laitier</p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/pilotage-des-ecosystemes-microbiens-en-elevage-bovin-laitier/">Pilotage des écosystèmes microbiens en élevage bovin laitier</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Enjeux et moyens de pilotage des écosystèmes microbiens en élevage bovin laitier</h1>



<p class="has-ast-global-color-5-color has-ast-global-color-0-background-color has-text-color has-background has-link-color has-medium-font-size wp-elements-12e593563a5ef2b6a4eeaa08cac845b4">Découvrez la publication sur les enjeux et les moyens de pilotage des écosystèmes microbiens en élevage bovin laitier. Jonas LECROSNIER, apprenti chez Cerfrance Normandie Maine, termine actuellement son cursus ingénieur à l&rsquo;<a href="https://isara.fr/vie-etudiante/campus-lyon/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ISARA Lyon.</a></p>



<p></p>



<p>Les pratiques antérieures de gestion de la santé animale ont favorisé l’émergence de bactéries multi-résistantes aux antibiotiques. Pour répondre à cette problématique le plan Ecoantibio 2 a été créé afin de favoriser l’utilisation de traitement alternatifs. Face à l’échec de la stratégie « 0 germe », nous nous dirigeons à présent vers une stratégie visant l’élimination des pathogènes tout en respectant la biodiversité microbienne existante. Les microbiotes présents au sein du bovin sont intimement liés avec ceux de son environnement.</p>



<p><strong>La bonne gestion des microbiotes a un impact sur :</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>la <strong>santé animal</strong> et ses performances,</li>



<li>les <strong>émissions de méthane</strong> entérique,</li>



<li>les <strong>pertes d’azote</strong> par les fèces et l’urine,</li>



<li>et surtout la <strong>qualité du lait</strong>. </li>
</ul>



<p>Les variables influençant ces microbiotes sont nombreuses : alimentation, qualité de l’eau, génétique de l’hôte, type et gestion du logement et pratiques de traite. De manière complémentaire à la bonne gestion de ces pratiques, il est possible d’ensemencer le milieu intérieur de l’animal ou son environnement extérieur. Pour cela, il existe des produits commerciaux. Par ailleurs, <strong>des multiplications de kéfir et EM (microorganismes efficaces) à la ferme sont envisageables et moins coûteuses</strong>. Peu de références scientifiques existent à ce sujet, mais des utilisations au sein des exploitations se développent.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Introduction sur les enjeux et les moyens de pilotage des écosystèmes microbiens en élevage bovin laitier</h2>



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<p class="has-ast-global-color-5-color has-luminous-vivid-orange-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-e00117169888935588a19174f63e7bcb">Il est maintenant reconnu que la santé des écosystèmes, la santé animale, la qualité des produits et la santé humaine sont intimement liées. Les liens entre l’élevage et la santé humaine sont nombreux. L’usage excessif d’antibiotiques en médecine vétérinaire a favorisé l’émergence de bactéries multi-résistantes aux antibiotiques (Duru <em>et al.</em>, 2021). Depuis 1970, 95 % des nouvelles maladies sont d’origine animale (Parodi, 2021). Pour répondre à ces enjeux, une approche holistique de « santé globale » ou « one health » se développe.</p>



<p>Pour faire face à l’apparition de résistances, <strong>un plan national de réduction des risques d’antibiorésistance en médecine vétérinaire (2017-2022) a été créé : le plan Ecoantibio 2.</strong> Ce plan vise notamment à développer des mesures de prévention des maladies infectieuses et à faciliter le recours aux traitements alternatifs (“Le plan Écoantibio 2 (20172022),” n.d.).</p>



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<h3 class="wp-block-heading">Des intérêts économiques pour les éleveurs</h3>



<p>Il existe aussi des <strong>intérêts économiques pour les éleveurs à changer les pratiques sanitaires actuelles</strong>. En régions Pays de la Loire et Bretagne, le <a href="https://chambres-agriculture.fr/informations-economiques/inosys-references-systemes/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Réseau INOSYS </a>a estimé que les frais vétérinaires représentent environ 9,3 € par 1000 L, soit 62 € par VL entre 2014 et 2020. L’écart est de plus de 30 € par VL entre le groupe des plus économes et le groupe des moins économes. Des fortes marges de progression existent (Follet <em>et al.</em>, 2022).</p>



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<h3 class="wp-block-heading">Les critères de qualité du lait</h3>



<p>La mise en place de critères de qualité du lait a amené à une <strong>stratégie « 0 germe »</strong> (Monsallier <em>et al.</em>, 2016). Suite à des impasses et des excès, nous nous dirigeons à présent vers une stratégie d’hygiène se basant sur des pratiques garantissant l’élimination des pathogènes tous en essayant de respecter la biodiversité microbienne existante (Monsallier <em>et al.</em>, 2016). Longtemps ces deux stratégies ont semblé inconciliables. Il est donc nécessaire de faire un état des lieux des intérêts à mettre en place ce type de raisonnement, tous en préservant une qualité sanitaire du lait pour les consommateurs (Verdier-Metz <em>et al.</em>, 2012).  Dans un premier temps nous développerons les différents enjeux liés aux microbiotes laitiers en élevages bovins lait. Puis, en lien avec ces enjeux, nous aborderons les différents moyens existants en élevage favorisant le maintien ou le développement de microorganismes favorables.</p>



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<h2 class="wp-block-heading">Définition et principes généraux</h2>



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<p><strong>Le bovin est constamment en interaction avec les microorganismes de son environnement et les microorganismes qui le colonisent.</strong> Les microorganismes au sein du ruminants sont des bactéries, des archées, des eucaryotes et des virus. Chaque ensemble de microorganismes vivant dans un écosystème donné s&rsquo;appelle microbiote. Au sein d’un bovin nous retrouvons différents microbiotes chacun caractérisé par un habitat. <strong>Nous retrouvons des microbiotes dans :</strong></p>



<ol class="wp-block-list">
<li>le <strong>tube digestif</strong> notamment dans le rumen et l’intestin grêle,</li>



<li>dans l’<strong>appareil respiratoire</strong>,</li>



<li>dans l’<strong>appareil génital</strong>,</li>



<li>sur la <strong>peau </strong>en particulier sur les trayons.</li>
</ol>



<p>Ces différents microbiotes impactent la santé et les performances de l’animal, ainsi que la qualité de sa production (ZENED <em>et al.</em>, 2021).</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Les microbiotes du bovin</h3>



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<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="494" height="249" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/12/schema-interactions-entre-compartiments-microbiens-elevage-laitier.jpg?resize=494%2C249&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-2268 size-full" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/12/schema-interactions-entre-compartiments-microbiens-elevage-laitier.jpg?w=494&amp;ssl=1 494w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/12/schema-interactions-entre-compartiments-microbiens-elevage-laitier.jpg?resize=300%2C151&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 494px) 100vw, 494px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p><strong>Les microbiotes présents au sein du bovin sont intimement liés avec ceux présents dans l’environnement</strong>. Au sein de l’environnement voici les différents compartiments pouvant influencer les microbiotes de l’animal : le sol (Banerjee and van der Heijden, 2022), les excréments du troupeau et la litière (Doyle <em>et al.</em>, 2016), les fourrages et l’eau. Les pratiques de traite et l’environnement de la traite de manière générale est aussi un compartiment microbien rentrant en interaction avec le bovin, avec sa mamelle en particulier. <strong>Les trayons de la mamelle rentrent aussi en interaction directe avec le lait</strong> (Rowbotham and Ruegg, 2016; Verdier-Metz <em>et al.</em>, 2012).</p>
</div></div>



<p>Le microbiote lié aux trayons de la vache laitière est un croisement des différents transferts microbiens entre l’environnement et le lait (ZENED <em>et al.</em>, 2021). Il s&rsquo;agit de la première source de contamination du lait, suivi par les excréments du troupeau (Doyle <em>et al.</em>, 2016). Pour enrichir un milieu en choisissant les microorganismes présents, l’utilisation de probiotiques se développe.<strong> Les probiotiques sont définit comme des organismes vivants qui consommés en quantités adéquates ont un effet bénéfique sur la santé de l’hôte </strong>(Chanteperdrix, 2020). Ce type de pratique peut se justifier en cas de dysbiose. Cette notion est utilisée lorsque les équilibres microbiens sont rompus (ZENED <em>et al.</em>, 2021).</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">De forts enjeux du microbiote en élevage laitier</h2>



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<h3 class="wp-block-heading">Un lien étroit entre santé animale et microbiote</h3>



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<h4 class="wp-block-heading">Dysbiose et problématiques sanitaires</h4>



<p><strong>De nombreuses problématiques sanitaires sont alors liées à la création de dysbiose. </strong>C’est le cas des troubles digestifs (acidose et diarrhées) et les boiteries. Les dysbioses intestinales ont souvent pour conséquence de rendre l&rsquo;animal plus vulnérable et plus sujet aux infections. De manière générale, il est compliqué de savoir si la dysbiose est la cause ou la conséquence de la maladie (ZENED <em>et al.</em>, 2021).</p>



<p>Il est reconnu que <strong>chez les jeunes ruminants le tube digestif est stérile.</strong> Les nouveau-nés sont fréquemment infectés par différents pathogènes entériques provoquant des diarrhées. La colonisation par une flore positive est donc un enjeu fort (ZENED <em>et al.</em>, 2021).</p>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading">Les mammites et microbiome des vaches laitières</h4>



<p>Il existe un <strong>lien entre le microbiome des vaches laitières et le développement de mammites</strong> (Rowbotham and Ruegg, 2016). La mammite est la problématique sanitaire la plus fréquente en élevage laitier. Cette affection a de multiples impacts : perte économique, utilisation d’antibiotiques et conséquence négative sur le bien-être animal (ZENED <em>et al.</em>, 2021).</p>



<p>En situation d’acidose ruminale, il y a un développement d’inflammations et de bactéries pathogènes pour la mamelle et indirectement une modification du microbiote de la mamelle (Plaizier <em>et al.</em>, 2018; ZENED <em>et al.</em>, 2021; Zhang <em>et al.</em>, 2015). Dans le cas d’une acidose ruminale, des microorganismes opportunistes peuvent se développer et réduire les fonctionnalités de l’épithélium. De manière générale, <strong>la situation d’acidose provoque une diminution de la richesse et la diversité microbienne</strong>, et particulièrement des taxons bénéfiques à l’hôte au détriment des pathogènes (Plaizier <em>et al.</em>, 2018).</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Un moyen de réduire les imptacts négatifs sur l&rsquo;environnement</h3>



<p>Selon le dernier rapport Secten de la Citepa, en 2020, l’agriculture française s’est vu attribuer 20,6 % des émissions de gaz à effet de serre. 46 % de ces émissions sont liées au méthane, principalement entérique (Durand <em>et al.</em>, 2022). Il existerait un <strong>lien entre certaines communautés microbiennes et le émissions de méthane produites.</strong> 86 unités taxonomiques opérationnelles ayant un impact ont été mises en évidence. Il s’agit par exemple des <em>Succinivibrionaceae</em>, <em>Ruminococcaceae</em>, <em>Christensenellaceae</em>, <em>Lachnospiraceae</em> et <em>Rikenellaceae </em>(Ramayo-Caldas <em>et al.</em>, 2020)<em>. </em><strong>Les pertes d’azote par les fèces et l’urine posent des problématiques environnementales.</strong></p>



<p>Des rations respectant les équilibres microbiens digestifs sont donc primordiales pour viser l’efficience de l’azote. Le phosphore est un élément à l’origine du phénomène d’eutrophisation. <strong>Le microbiote ruminal produit des phytases permettant d’améliorer sa disponibilité.</strong> Un maintien des équilibres microbiens favorise donc une diminution du phosphore dans les déjections et donc dans l’eau (ZENED <em>et al.</em>, 2021).</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Mantenir la qualité et sécurité des fromages au lait cru</h3>



<p><strong>Les fromages au lait cru présents dans de nombreuses appellations sont dépendants des communautés microbiennes originelles du lait</strong>. Il faut savoir que 72 % de la production d’AOP fromagère est au lait cru (Montel <em>et al.</em>, 2012). Dans ces filières, une perte de qualité microbiologique est observée et, par conséquent, une baisse de fromageabilité (Monsallier <em>et al.</em>, 2016).</p>



<p>La gestion des écosystèmes microbiens est un enjeu capital afin de maintenir les caractéristiques sensorielles et sanitaires des fromages (Verdier-Metz <em>et al.</em>, 2012). <strong>Il est donc nécessaire d’éliminer les pathogènes : <em>Salmonella, Listeria monocytogenes, Eschericha coli </em>producteurs de shigatoxines </strong>(Montel et al., 2012). La vie microbienne créé de multiples barrières capables de limiter le développement de ces pathogènes (ZENED <em>et al.</em>, 2021).</p>



<p>Les microorganismes présents dans l’alimentation, les litières, les bouses, l’air et l’eau sont susceptibles d’inoculer le lait. Cela est possible par une colonisation du matériel de traite et/ou des trayons de la vache (Verdier-Metz <em>et al.</em>, 2012). Il a pu être mis en évidence que <strong>plus des trois quarts des unités taxonomiques opérationnelles présentent sur les trayons se retrouvent dans le lait et un quart dans le fromage</strong> (Frétin <em>et al.</em>, 2018). Le but à atteindre est donc de pouvoir piloter les flux microbiens provenant de la ferme vers le lait en approfondissant les connaissances liées aux communautés microbiennes du lait (&gt;200 espèces). Dans le cas de ces AOP l’objectif sera de pouvoir maintenir le lien au terroir en conservant les microorganismes spécifiques du territoire (Montel <em>et al.</em>, 2012).</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Des leviers émergents pour piloter le microbiote en élevage laitier</h2>



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<h3 class="wp-block-heading">Piloter la ration et la qualité de l&rsquo;eau</h3>



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<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;alimentation du bovin en élevage laitier</h4>



<p><strong>L’alimentation est le facteur qui a le plus d’impact sur le microbiote ruminal. </strong>La variable qui a le plus de répercussion est la part des concentrés. Les rations a forte part de concentré ayant une flore plutôt amylolytique et celles riches en fourrages une flore plutôt cellulolytique (ZENED <em>et al.</em>, 2021). Les rations riches en concentré diminuent la diversité en bactéries, et les populations de protozoaires et champignons (Ishaq <em>et al.</em>, 2017). Ces rations provoquent dans certaines situations des inflammations, voire favoriseraient certaines bactéries pathogènes pour la mamelle (Zhang <em>et al.</em>, 2015). Les rations avec du concentré au pâturage en comparaison a des rations sans concentré, favoriseraient le pathogène du genre <em>Clostridium</em> sur les trayons des animaux. <strong>Le microorganisme pourrait venir des fèces, directement liées à l’alimentation </strong>(Frétin <em>et al.</em>, 2018).</p>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading">La charge en bactéries des pâtures</h4>



<p><strong>La charge en bactéries des pâtures n’a pas pu être corrélée à celle du lait des animaux</strong>. Aussi, la mise à l’herbe pourrait entrainer l’enrichissement du lait en staphylocoques à coagulase négative. De manière contradictoire, il est estimé que le pâturage pourrait être une source de biodiversité microbienne. Le nombre d’espèces microbiennes sur les trayons des vaches au pâturage étant supérieur à celui des animaux maintenus à l’intérieur (Verdier-Metz <em>et al.</em>, 2012).  <strong>L’utilisation de fourrages bioactifs contenant des métabolites secondaires ont un effet sur les microbiotes du système digestif de l’animal</strong>. En effet, les tanins condensés, l’aucubine et les sesquiterpène lactones sont reconnus pour diminuer le nombre de nématodes gastro intestinaux (Mueller-Harvey <em>et al.</em>, 2019; Waghorn and McNabb, 2003).</p>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading">La qualité bactériologique de l&rsquo;eau</h4>



<p>L’eau est le premier aliment en quantité ingéré par les animaux. La qualité bactériologique de l’eau doit être mesurée, notamment en vérifiant que certains éléments (<em>E.Coli</em>, entérocoques intestinaux, bactéries coliformes totales…) ne dépassent pas les valeurs seuils. <strong>Les conséquences d’une mauvaise qualité microbiologique de l’eau peuvent être multiples : mammites, métrites, diarrhées, boiteries, etc.</strong> Pour assurer une bonne qualité microbiologique de l’eau différentes méthodologies existent. La plus efficace et la moins couteuse est l’électrolyse, suivie du traitement au dioxyde de chlore. Afin de connaître la qualité de l’eau une analyse préalable une fois par an est conseillée (GDS 61, 2017).</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Choisir les lieux et mode de couchage</h3>



<p>Il existe un <strong>effet du mode de couchage sur les populations microbiennes</strong> (Rowbotham and Ruegg, 2016). Les populations microbiennes à la surface des trayons seraient plus importantes sur les litières à base de paille que les litières à base de sciure (Verdier-Metz <em>et al.</em>, 2012). Il a été mis en évidence que la composition microbiologique du lait était différente en fonction de si les vaches étaient dans un environnement intérieur ou extérieur. <strong>Au sein des microorganismes totaux au sein du lait, la part des microorganismes provenant du milieu de couchage est plus importante lorsque les animaux sont en bâtiments</strong> (Doyle<em> et al.</em>, 2016).</p>



<p><strong>Le sol est un réservoir de microorganismes pour la vache.</strong> Le bovin consomme de la terre via les fourrages. Le sol est considéré comme le réservoir le plus diversifié et le plus complexe. Son impact potentiel sur l’animal est donc important. <strong>Un sol en bonne santé permettrait de faciliter la santé des plantes et la santé animale</strong> (Banerjee and van der Heijden, 2022).</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Redéfinir des pratiques de traite moins systématiques</h3>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading">Pratiques de traite</h4>



<p>Les pratiques de traite sont souvent réalisées dans un objectif d’éliminer les pathogènes sans tenir compte des potentiels réservoirs positifs (Rowbotham and Ruegg, 2016). <strong>Les pratiques d’hygiène de traite systématiques sont :</strong></p>



<ol class="wp-block-list">
<li><strong>prélavage, essuyage et post-trempage des trayons</strong> (Verdier-Metz <em>et al</em>., 2012),</li>



<li><strong>nettoyage et décontamination de la machine à traire</strong>, peuvent diminuer de 2,6 logarithmes d’unités microbiennes faisant colonie (Ufc) par millilitres sur la peau des trayons (Rowbotham and Ruegg, 2016; VerdierMetz <em>et al.</em>, 2012).</li>
</ol>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;hygiène de traite</h4>



<p><strong>Les produits appliqués sont souvent des antiseptiques à large spectre.</strong> Une hygiène de traite intensive engendrerait une diminution des populations de bactéries Gram-positive catalase-positive (<em>Staphylococcus, Listeria, Conrynebacterium, Micorcoccus</em>) et des levures (ZENED <em>et al.</em>, 2021). Un simple nettoyage du trayon avant la traite et l’absence de désinfection systématique permettent de réduire les agents pathogènes. De plus, il préservent les populations microbiennes  d’intérêt technologique (Monsallier <em>et al.</em>, 2012). <strong>Des méthodes alternatives, telle que l’utilisation de laine de bois serait plus respectueuse de la flore du trayon que l’utilisation de pré-trempage</strong> (Montel <em>et al.</em>, 2012).</p>



<p><strong>Des biofilms se forment à la surface des équipements de traite.</strong> Ils sont composés majoritairement de microorganismes technologiquement intéressants : bactéries acidifiantes, microcoques et corynébactéries (Verdier-Metz <em>et al.</em>, 2012). Dans ce contexte, <strong>l’utilisation systématique de lessives désinfectantes à base de chlore est questionnée. </strong>Des résidus de rinçage sont retrouvés dans le lait. Ils sont suspectés de nuire aux flores microbiennes du lait (Montel <em>et al.</em>, 2012).</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Adapter l&rsquo;utilisation des antibiotiques</h3>



<p><strong>Certains antibiotiques administrés par voie générale peuvent provoquer de l’antibiorésistance</strong>. Cette dernière a un impact sur les bactéries du foyers infectieux et sur la flore commensale de la vache. Les traitements intra-mammaire pendant ou hors lactation peuvent aussi modifier la flore intestinale et les bactéries du foyer infectieux par l’intermédiaire de l’antibiorésistance. Les modifications des flores intestinales et commensales ont pour conséquence une modification qualitative et quantitative aiguë de la flore fécale. Ces modifications s’étendent à flore intestinale et nasale des veaux. <strong>Cela représente un risque de transmission indirecte d’antibiorésistances aux veaux.</strong> Les préconisations pour éviter des situations sont : passer en traitement sélectif au tarissement, éviter les périodes de tarissements courtes augmentant le risque de transmission aux veaux et éviter l’utilisation d’antibiotiques à large spectre (Bergonier, 2020).</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Une sélection génétique en faveur de la réduction des GES</h3>



<p><strong>L’identification des biomarqueurs de familles bactériennes ruminales pouvant diminuer les émissions de méthane pourraient à terme intégrer des programmes de sélection génétiques bovines.</strong> Avant cela, il faudrait pouvoir s’assurer qu’ils soient héréditaires (Ramayo-Caldas et al., 2020).  La société<a href="https://www.genesdiffusion.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> Gènes diffusion</a> a basé une nouvelle offre (GHP) sur une analyse du microbiote de l’intestin du bovin par génotypage, pour <strong>prédire l’impact de l’environnement sur le développement du phénotype dans un élevage donné</strong>. Cela permet d’ajuster les index génétiques standards avec des données spécifiques à chaque élevage issu du génotypage, de l’analyse du microbiote et du contrôle de performances. Ce programme est pour le moment uniquement pour les troupeaux de races Holstein ayant 100 % de leur troupeau génotypé (Gènes diffusion, n.d.).</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">De nombreux moyens d&rsquo;ensemement du milieu : kéfir de lait, EM, produits commerciaux</h3>



<p>Lors d’une dysbiose, déséquilibre d’un écosystème, intervenir pour le rééquilibrer peut-être nécessaire pour éviter les infections par les pathogènes. <strong>Pour favoriser une flore bactérienne favorable deux possibilités semblent apparaître :</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>installer une flore favorable</strong>, appelée probiotique, pour éviter que la flore défavorable ne se développe</li>



<li><strong>utiliser des prébiotiques</strong> nourrissant les microorganismes bénéfiques. L’utilisation de probiotiques semble être la plus répandue.</li>
</ul>



<p><strong>Les probiotiques peuvent intervenir de manière directe</strong> en inhibant leur développement<strong> ou de manière indirecte </strong>en rentrant en compétition avec le pathogène pour les nutriments et la colonisation de l’espace (Even <em>et al.</em>, 2013).</p>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading">Le kéfir : probiotique de ferme peu coûteux</h4>



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<h5 class="wp-block-heading">Présentation du kéfir</h5>



<p>Le kéfir de lait est composé des bactéries lactiques, bactéries acétiques et levures à du lait. Le principe général vise à coloniser le milieu avec ces microorganismes non pathogènes. <strong>Les bactéries lactiques par leur activité acidifient le milieu (pH : 2,5-3).</strong> Il a été démontré in vitro et in vivo que les bactéries et levures du kéfir ont une activité antimicrobienne contre les bactéries entéropathogènes et les champignons de détérioration (González-Orozco <em>et al.</em>, 2022). <strong>Les mécanismes présumés du kéfir sont :</strong></p>



<ol class="wp-block-list">
<li>une <strong>forte capacité d’adhésion à la paroi intestinale</strong> permettant une compétition avec les pathogènes,</li>



<li>une c<strong>ompétition pour les nutriments</strong>,</li>



<li>la <strong>production d’acides organiques, bactériocines et exopolysacharides</strong> (González-Orozco <em>et al.</em>, 2022).</li>
</ol>



<p></p>



<h5 class="wp-block-heading">Utilisation du kéfir</h5>



<p>Dans l’environnement, <strong>il peut être appliqué sur la litière et dans le bâtiment pour assainir le milieu via une acidification et un assèchement de la litière. </strong>L’application sur la litière doit être répétée dans le temps afin de maintenir son effet (Bourgeois, 2020). Des éleveurs mettent en avant son intérêt pour concurrencer les bactéries responsables de la dermatite digitée et les mammites environnementales (Cuminet <em>et al.</em>, 2019). <strong>Des témoignages d’éleveurs révèlent un intérêt à réaliser des pulvérisations sur le fourrage</strong> (Bourgeois, 2020). La pratique du kéfir est peu coûteuse. L’achat initial est d’environ 20 € pour 20 g en pharmacie. Il suffit ensuite de le multiplier (Maupertuis and Bodet, 2017). La fermentation doit être réalisée à environ 20°C pendant 24 à 72 h (GonzálezOrozco <em>et al.</em>, 2022).</p>



<p>Simultanément des recherches ont été réalisées sur l’intérêt des bactéries lactiques. Il a été montré in vitro une inhibition in vitro de <em>Staphylococcus aureus</em> par <em>Lactobacillus casei</em>.</p>



<p>Cette dernière affecte l’adhésion et l’internalisation de <em>Staphylococcus aureus.</em> L’utilisation de bactéries lactiques dans la lutte contre les mammites est donc une piste prometteuse. Ce travail n’a pas abouti à l’élaboration d’un mode d’administration qui reste à déterminer (Bouchard, 2012).  Une autre étude a mis en évidence l’effet de <em>Lactobacillus brevis, Lactobacillus plantarum</em> et <em>Lactobacillus lactis V7</em> dans la lutte contre les mammites à <em>Eschericha coli</em> et <em>Staphylococcus aureus </em>(Assis, 2016)<em>.</em></p>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading">Les EM : un moyen peu connu</h4>



<p><strong>Les EM (microorganismes efficaces) est un mélange de microorganismes aérobies et anaérobies avec un pH entre 3,5 et 3,8</strong>. Il s’agit principalement de bactéries lactiques, bactéries photosynthétiques, levures et actinomycètes. Ce mélange a l’avantage de pouvoir être multiplié à la ferme. Leur utilisation vise à contenir le développement des pathogènes nocifs. Par conséquent, ils ont l’avantage de ne pas favoriser l’apparition de souches résistantes. A notre connaissance, peu de références existe concernant leur utilisation en élevage. Les seules références existantes proviennent de Cuba. Ce mélange a été conçu pour coloniser positivement le milieu. <strong>L’apport journalier est préconisé à 200-300 ml par jour par bovin</strong>. Les bénéfices mis en avant en élevage laitier sont : limitation des diarrhées des jeunes bovins, limitation de la météorisation, limitation des émissions de méthane, accélération du compostage des litières (Félix, 2015). Les modes d’action sur l’animal sont mal connus.</p>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading">De nombreux produits commerciaux</h4>



<p>Dans un objectif de gestion optimisée des litières, <strong>de nombreux produits commerciaux se développent en plus des asséchants litières classiques</strong>. Le principe reste le même que celui développé précédemment. Un complexe bactérien (bactéries lactiques et sporulées) assure la compétition spatiale et nutritive. Nous retrouvons par exemple les préparations suivantes : Cobiotex 410, Flori’Nat (Littoral Normand, n.d.), Cleanoflor. Pour lutter contre la dermatite, des produits existent aussi, tel que le Certiflore (Ropars, 2022). Il n’existe pas d’effet des probiotiques sur les entérites néo natales. Mais, des réductions d’incidence sont rapportées (Le Loir and Even, 2016).</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Des possibilités d&rsquo;ensemencer les microbiotes au sein d l&rsquo;animal</h3>



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<h4 class="wp-block-heading">Chez la vache : lutte contre l’acidose</h4>



<p></p>



<h5 class="wp-block-heading">L’ensemencement de microorganismes positifs</h5>



<p>L’ensemencement de microorganismes positifs peut se réaliser au sein même de l’animal pour orienter le microbiote ruminale. Par exemple, l’ajout de levures, tel que <em>Saccharomyces cerevisiae</em> augmente la richesse fongique  et la richesse et la diversité en protozoaires du rumen (Ishaq et al., 2017). L’ajout de <em>Lactobacillus </em>et <em>Enterococcus </em>dans un objectif de gérer les situations d’acidose ont alors fait l&rsquo;objet de tests de nombreuses fois. <strong>Il semblerait que les études se contredisent sur l’efficacité des traitements pour relever le pH ruminal </strong>(Chiquette, 2010).</p>



<p>L’ajout de levures dans les rations favorisent la multiplication des bactéries plutôt que la production d’acides gras volatils. On peut justifier cela par l’apport de facteurs de croissance (vitamine B et acides aminés) que les levures apportent aux bactéries. Ces levures permettent aussi de retarder la fermentation des grains d’amidon, ce qui facilite l’augmentation du pH ruminal pour lutter contre l’acidose (Chiquette, 2010).</p>



<p></p>



<h5 class="wp-block-heading">Une méta-analyse</h5>



<p>Une méta-analyse basée sur <strong>157 expériences a étudié l’apport de levures chez les ruminants</strong>. Il en résulte en moyenne un <strong>gain de 0,03 points du pH ruminal</strong>, une <strong>augmentation de la concentration en acides gras volatils</strong> et pas d’influence sur le ratio acétate propionate. Cette supplémentation a permis une <strong>augmentation de la production de lait </strong>(+ 1,2 g/kg de poids corporel). Et, elle a eu t<strong>endance à augmenter la teneur en matières grasses du lait</strong> (+ 0,05 %). Cela n’a pas influencé la teneur en protéines.<strong> L’apport de levures permet une augmentation de la dégradation de la matière organique.</strong> Cette augmentation augmente simultanément à l’augmentation de concentré et de NDF dans la ration. Il en résulte une augmentation de la matière sèche ingérée (+ 0,44 g/kg de poids corporel).</p>



<p>Ces résultats suggèrent une amélioration de la fermentation ruminale grâce à l’apport de levures. Cette méta-analyse a mis en exergue un effet positif mais modéré des levures sur la fermentation ruminale, l’ingestion de matière sèche (+ 1,5%) et la production laitière (2,5 –3 %) (Desnoyers <em>et al.,</em> 2009).</p>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading">Chez le veau : gestion de diarhées</h4>



<p>Chez le jeune veau, l’apport de <em>Lactobacillus</em> et <em>Streptococcus</em> peut réduire l’incidence des diarrhées (Chiquette, 2010). Galvao et al. ont notamment montré que <strong>l’ajout de <em>Saccahromyces cerevisiae </em>et <em>Streptococques boulardii </em>permettent de diminuer les jours de diarrhées avant sevrage</strong>. Cet ensemencement permet de limiter le coût des traitements curatifs de moitié (Galvão <em>et al.</em>, 2005).</p>



<p>De manière plus naturelle, <strong>le contact prolongé entre la vache et son veau suite au vêlage favoriserait le développement de la flore microbienne</strong> (Chiquette, 2010). En effet, suite au vêlage l’intestin du veau est stérile, sa bonne colonisation est donc primordiale (Chanteperdrix, 2020). Cette colonisation peut aussi être réalisée avec des produits commerciaux (Cleanoflor) ou des ferments issus de la ferme comme les kéfirs (Bourgeois, 2020).</p>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading">Facteurs de variation de l’efficacité des probiotiques</h4>



<p>Il existe de nombreux probiotiques sur le marché. Il semblerait que leur efficacité varie selon les études. De plus, leurs mécanismes d’action sont encore mal connus (Plaizier et al., 2018). L’effet du probiotique dépend de la souche utilisée et sa viabilité. Il existe aussi un effet dose (Chanteperdrix, 2020), un effet de la période de supplémentation, un effet de la composition de la ration et du statut de l’animal (Chiquette, 2010).</p>



<p>De manière général, le choix du probiotique doit alors se faire en fonction d’une situation particulière et d’un objectif attendu.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Discussion sur les enjeux et les moyens de pilotage des écosystèmes microbiens en élevage bovin laitier</h2>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Les microorganismes les plus étudiés et le rumen est le microbiote le plus travaillé</h3>



<p>Nous avons pu constater que <strong>les bactéries sont les microorganismes les plus étudiés et le rumen est le microbiote le plus travaillé. </strong>Concernant le domaine d’étude, les publications concernent principalement le lien entre le microbiote et la santé des animaux. L’impact du microbiote sur la qualité des produits a lui aussi été fortement travaillé, en particulier dans les filières au lait cru. En ce qui concerne les pratiques à développer,<strong> l’impact des pratiques de traite et des antibiotiques semblent bien connu.</strong> L’effet du pâturage sur le microbiote du lait est contradictoire selon les études. Les animaux consomment de la terre mais l’impact sur les microbiotes semble mal connu. Les effets du logement sont connus mais les recommandations techniques sont peu claires.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">L&rsquo;introduction de probiotique</h3>



<p>Au sujet de l’introduction de probiotiques, l’utilisation de bactéries lactiques et de levures sont les deux probiotiques les plus connus. Le kéfir a été fortement étudié in vitro. A contrario ces mises en place en exploitations relèvent plus de retours du terrain que de préconisations scientifiques. A notre connaissance <strong>les expériences in vivo se font principalement sur porcins </strong>(Maupertuis and Bodet, 2017).  De manière générale, nous avons donc pu constater que l’efficacité des probiotiques est variable.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">La diversité des microorganismes</h3>



<p>Il existe beaucoup d’études sur l’<strong>impact des pratiques sur la diversité des microorganismes ou sur leurs moyens de transmission. </strong>Ces études sous entendent que la diversité est bénéfique pour éviter le développement des pathogènes. Toutefois, il serait intéressant d’approfondir la nécessité ou non de cette diversité. En effet, on peut se demander si la présence de peu d’espèces bénéfiques pourraient être aussi intéressante. De manière générale, des connaissances sont donc produites. Néanmoins, les mises en place opérationnelles pour orienter les microbiotes ne sont pas forcément claires. Il n’existe pas à notre connaissance de document technique centralisant des préconisations techniques.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Des recherches complémentaires pourraient être pertinentes</h3>



<p>Les perspectives de travail sont nombreuses. Dans le domaine de la génétique et l’environnement, l<strong>a sélection des animaux en choisissant les communautés microbiennes les moins émettrices de méthane semble alors prometteuse.</strong> Aussi, les bactéries pathogènes sont bien connues. A contrario, seules quelques souches de microorganismes positifs sont connues. Des recherches complémentaires pourraient donc être pertinentes. Par ailleurs,<strong> l’utilisation des probiotiques est mise en avant.</strong> Mieux comprendre leurs modes d’action est nécessaire afin de mieux appréhender les déterminants de leur efficacité. Enfin, l’utilisation de bactéries lactiques pour lutter contre les mammites semble prometteuse. Le développement de protocoles de mises en place en élevage serait alors porteur d’intérêt.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion sur les njeux et moyens de pilotage des écosystèmes microbiens en élevage bovin laitier</h2>



<p>Nous avons alors constaté qu’ils existent une multitude de pratiques permettant d’orienter positivement les différents microbiotes en contact avec les bovins. Si nécessaire, un ensemencement peut être réalisé. Il peut s’agir d’un ensemencent de l’écosystème microbien externe ou interne à l’animal. <strong>Les probiotiques ont le gros avantage de ne pas créer de résistances contrairement aux antibiotiques. </strong>Dans tous les cas, les facteurs cités précédemment interagissent entre eux. Par conséquent, une approche globale est à développer pour que les leviers soient efficaces. Cette approche doit aussi être multi-acteurs à l’échelle de l’exploitation et de la filière.</p>



<p></p>


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<p class="has-small-font-size"><em>Nous remercions M. Koczura pour son soutien méthodologique dans la réalisation de ce travail.</em></p>



<p class="has-medium-font-size">Retrouvez également toutes les publications sur la <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/category/sante-et-bien-etre-animal/gerer-la-sante/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">gestion de la santé de l&rsquo;animal</a>, sur le site de l&rsquo;ARAD2.</p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/pilotage-des-ecosystemes-microbiens-en-elevage-bovin-laitier/">Pilotage des écosystèmes microbiens en élevage bovin laitier</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
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		<title>Alternative paille : plaquette bois</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/alternative-paille-plaquette-bois/</link>
					<comments>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/alternative-paille-plaquette-bois/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lola]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Oct 2022 09:03:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Assurer le bien-être animal]]></category>
		<category><![CDATA[Santé et bien-être animal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Utiliser du bois déchiqueté comme litière : alternative à la paille plus économique et qui valorise les haies bocagères</p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/alternative-paille-plaquette-bois/">Alternative paille : plaquette bois</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2">L&#039;ARAD2</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Utiliser du bois déchiqueté comme litière&nbsp;: une alternative à la paille plus économique et qui valorise les haies bocagères</h1>



<p>Gilles Delaunay, membre du GAEC du Mont Hardy en Normandie utilise du bois déchiqueté comme alternative à la paille pour la litière. Il a fait ce choix en 1998 pour plusieurs raisons&nbsp;: des haies à entretenir, des cases à porc très compliquées à gérer avec de la paille et une exploitation non autonome en paille car peu de céréales.</p>



<p>Ses haies produisent 150 m<sup>3</sup> de bois qu’il utilise aujourd’hui pour&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list"><li>Une chaudière qui alimente trois maisons et la ferme ;</li><li>Les porcs en bâtiments semi plein air ;</li><li>Les petits veaux de huit jours ;</li><li>En fond de stabulation pour les vaches laitières&nbsp;: 10 cm de bois au mois de mai ;</li><li>Les génisses en bâtiment 100 % litière bois&nbsp;: 10 cm de bois en une seule fois et un passage de canadien une fois par semaine pour aérer la litière qui a tendance à se tasser.</li></ul>



<p>Pour produire 100 m<sup>3</sup>, il faut entretenir 300 mètres de haies. A l’année, le chantier s’organise de la façon suivante&nbsp;: une bonne heure de déchiqueteuse, 30 minutes de pelle sécateur et une journée de tronçonneuse pour finir proprement l’entretien des haies. Son plan de gestion des haies fait qu’il passe tous les 15 ans sur une même haie.</p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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</div><figcaption>Utiliser du bois déchiqueté comme litière&nbsp;: une alternative à la paille plus économique et qui valorise les haies bocagères</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les avantages de la plaquette de bois comme alternative à la paille</h2>



<p>Les avantages de la plaquette de bois sont multiples&nbsp;:</p>



<ol class="wp-block-list"><li>Beaucoup moins de travail,</li><li>Une litière très sèche même si visuellement ce n’est pas beau et pas de problème sanitaire,</li><li>Economique&nbsp;: n’étant pas autonome, il lui faudrait acheter de la paille. Pour ses génisses, il a besoin de 22 tonnes de bois pour trois mois. Le coût du bois déchiqueté est de 30 €/t soit un total de 675 € versus 1&nbsp;100 pour la paille (données 2021),</li><li>Une valorisation de ses haies ne contenant pas de bois d’œuvre et donc non commercialisables autrement,</li><li>Une préservation des haies bocagères et donc une réponse à une demande de la société.</li></ol>
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		<title>Ondes électromagnétiques et désordres</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/ondes-electromagnetiques-desordres-elevage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lola]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Sep 2022 09:11:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Assurer le bien-être animal]]></category>
		<category><![CDATA[Santé et bien-être animal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En élevage, les ondes électromagnétiques provoquent : troubles du comportement, pertes de production... </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Ondes électromagnétiques et désordres en élevage</h1>



<p>Découvrez notre dernière publication sur les ondes électromagnétiques et les désordres causés en élevage.</p>


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<p>L’effet délétère des champs électromagnétiques et des courants électriques parasites de faible intensité sur les êtres vivants suscite des débats depuis de nombreuses années. En élevage, si cela peut concerner les lignes très haute tension et basse tension, les transformateurs, les installations photovoltaïques et plus récemment les éoliennes&#8230;, dans la plupart des cas, c’est d’abord le fait de défauts d’installations d’élevage. Pour les bovins, les désordres électriques, quelle qu’en soit l’origine, provoquent des troubles du comportement, des pertes de production, voire de la mortalité dans les cas les plus sévères. </p>



<p>En cas de suspicion, un audit comprenant trois volets zootechniques, sanitaire et électrique doit être réalisé. Lorsque des tensions anormales sont identifiées, la mise en équipotentialité des installations, en particulier des zones sensibles : abreuvoirs, mangeoires, cornadis, voire le ferraillage de la dalle de la stabulation ou la mise en place d’une boucle de fond de fouille permettent de corriger les troubles, validant de ce fait l’étiologie électrique. Dans certains cas, ils restent inexpliqués, laissant suspecter une origine tellurique, pouvant impliquer des failles ou des rivières souterraines, souvent mises en avant par des géobiologues, sans qu’aucune validation scientifique n’ait pu être réalisée à ce jour.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’élevage, un lieu amplificateur des courants parasites</h2>



<p>Si les études disponibles n’ont pas mis en évidence d’effets directs des lignes haute tension, il en va autrement des effets indirects que peuvent provoquer les tensions et courants parasites générés par effet d’induction. Les <strong>courants parasites sont des courants non souhaités et non maîtrisés</strong>. Ils circulent donc en dehors des circuits électriques. Ils provoquent des tensions de pas ou de contact, sources de stress et d’inconfort pour les animaux.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="1008" height="391" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/09/elevage-courants-parasites.png?resize=1008%2C391&#038;ssl=1" alt="Les courants parasites provoquent des tensions de pas ou de contact, sources de stress et d’inconfort pour les animaux." class="wp-image-2154" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/09/elevage-courants-parasites.png?w=1008&amp;ssl=1 1008w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/09/elevage-courants-parasites.png?resize=300%2C116&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/09/elevage-courants-parasites.png?resize=768%2C298&amp;ssl=1 768w" sizes="(max-width: 1008px) 100vw, 1008px" /><figcaption>Les courants parasites provoquent des tensions de pas ou de contact, sources de stress et d’inconfort pour les animaux.</figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Les origines des ondes éléctromagnétiques</h3>



<p>Les origines sont multiples : </p>



<ul class="wp-block-list"><li>utilisation de la terre comme conducteur de retour pour certains réseaux (ex SNCF),</li><li> installations électriques mal isolées ou défectueuses produisant des courants de fuite, </li><li>proximité des lignes électriques haute et très haute tension.</li></ul>



<h3 class="wp-block-heading">Les phénomènes électriques </h3>



<p>Il existe<strong> deux types de phénomènes électriques :</strong></p>



<ol class="wp-block-list"><li>Le <strong>couplage capacitif (électrique)</strong> lié au champ électrique; donc à la tension d’une ligne aérienne. Par exemple un abreuvoir isolé du sol sous une ligne à haute tension</li><li>Le <strong>couplage inductif (magnétique)</strong> lié au champ magnétique donc au courant d’une ligne aérienne ou souterraine. Par exemple une clôture métallique, isolée du sol, parallèle à une ligne à haute tension sur plusieurs centaines de mètres et raccordée à la terre en un seul point donné</li></ol>



<p>L’élevage est un lieu amplificateur de ces phénomènes. L<strong>es bâtiments et équipement sont sensibles aux phénomènes d’induction de par les structures métalliques de grande dimension en contact avec les animaux</strong>. Toutefois, les mises en terre des abreuvoirs sont parfois imparfaites. Enfin, on observe un effet de pile par la mise en contact entre différents métaux et des milieux acides</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les troubles liés à ces courants très variés</h2>



<p>Les<strong> troubles constatés sont très variés</strong>. Mais pour suspecter une cause électrique, il faut que <strong>les animaux présentent à la fois des troubles du comportement et des manifestations cliniques plus ou moins graves</strong>. </p>



<h3 class="wp-block-heading">Les désordes liés aux ondes électromagnétiques chez le bovin</h3>



<p>La plupart des dossiers étudiés concernent les bovins, en particulier les vaches laitières. Les troubles du comportement se traduisent par de la nervosité, en particulier en salle de traite. Elle provoque le décrochement des manchons trayeurs, défécation en cours de traite, coups de pied ou encore pour les robots, une moindre fréquentation. Dans certains cas, la surface de la stabulation n’est pas correctement utilisée, certaines zones pouvant être délaissées. On peut observer des vaches restant anormalement en station debout ou avec des tremblements et le poil hérissé. Lorsque les courants affectent les abreuvoirs ou les cornadis, la consommation d’eau et d’aliments est moindre. Il en résulte alors une perte de production de lait, une augmentation de l’incidence des mammites subcliniques, des retards de croissance chez les jeunes et des diarhées néonatales. </p>



<h3 class="wp-block-heading">Les désordes liés aux ondes électromagnétiques dans d&rsquo;autres élevages</h3>



<p>Pour les poules pondeuses, on observe une chute de ponte. Et chez le porc, du cannibalisme, de la mortinatalité ou encore des écrasements par les truies. Dans les cas les plus graves et quelle que soit l’espèce, cela peut également aboutir à la mort.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un audit complet zootechnique, sanitaire et électrique à réaliser</h2>



<p>Les <strong>troubles liés aux courants parasites traduisent une situation de stress pouvant être due à de nombreuses autres causes</strong>. Il est donc impératif d’<strong>étudier la situation de l’élevage à trois niveaux : </strong></p>



<ol class="wp-block-list"><li><strong>zootechnique, </strong></li><li><strong>sanitaire,</strong></li><li><strong>électrique.</strong> </li></ol>



<p>Pour les deux premiers, il est indispensable de disposer d’indicateurs de production fiables et suivis de façon indépendante.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L&rsquo;audit zootechnique</h3>



<p>Pour l’<strong>audit zootechnique, quatre champs sont alors évalués :</strong></p>



<ol class="wp-block-list"><li><strong>Traite</strong></li><li><strong>Alimentation : </strong>équilibre de la ration, quantités distribuées, profils métaboliques, accès à l’auge (nombre de places au cornadis)</li><li>Méthode de <strong>détection des chaleurs et pratique des inséminations</strong></li><li><strong>Accessibilité à l’eau</strong> : nombre d’abreuvoirs, localisation, débit, qualité de l’eau</li></ol>



<p>Il est parfois nécessaire de valider et d’objectiver les troubles du comportement en mettant en place des caméras. En cas de sous-consommation d’eau, des compteurs doivent être installés sur tous les abreuvoirs.</p>



<p>Un bilan sanitaire analytique complet doit être réalisé (paratuberculose, fièvre Q, chlamydiose, maladie des muqueuses, pathologie du pied, erlichiose) ainsi qu’une analyse de la microbiologie du lait. Dans les cas graves, il est nécessaire de faire une autopsie d’un animal caractéristique.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les investigations électriques</h3>



<p><strong>Les investigations électriques sont, quant à elles, conséquentes et délicates à mener.</strong> L’audit électrique nécessite une recherche minutieuse des tensions de pas et de contact sur le sol, les abreuvoirs et les cornadis. Cette recherche peut être ponctuelle mais il est parfois nécessaire de mettre en place des enregistreurs.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="452" height="202" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/09/recherche-courants-parasites-elevage.png?resize=452%2C202&#038;ssl=1" alt="L’audit électrique nécessite une recherche minutieuse des tensions de pas et de contact sur le sol, les abreuvoirs et les cornadis." class="wp-image-2155" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/09/recherche-courants-parasites-elevage.png?w=452&amp;ssl=1 452w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/09/recherche-courants-parasites-elevage.png?resize=300%2C134&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 452px) 100vw, 452px" /><figcaption>L’audit électrique nécessite une recherche minutieuse des tensions de pas et de contact sur le sol, les abreuvoirs et les cornadis.</figcaption></figure>



<p>Il est communément admis que le seuil de perception des courants par les animaux est de 500 mVolts en courant alternatif de 50 Hertz, fourni par les opérateurs électriques. Des courants continus sont parfois mesurés, avec des tensions souvent élevées supérieures à 2 ou 3 Volts, mais les animaux n’y semblent pas très sensibles.</p>



<p><strong>Certains points sont également à renseigner :</strong></p>



<ul class="wp-block-list"><li>Toutes les <strong>modifications relatives à la conduite de l’élevage et à la structure des bâtiments</strong> (les difficultés apparaissent souvent après une extension)</li><li><strong>Dimensions des bâtiments</strong></li><li><strong>Dates de construction et/ou modifications</strong></li><li><strong>Présence de ferraillage dans les sols</strong> (plans bâtiment)</li><li><strong>Alimentation électrique de l’exploitation</strong> (transformateur HT/BT privé, branchement sur réseau Basse Tension ERDF, groupe électrogène…)</li><li><strong>Rapports de vérification initiale ou périodique des installations électriques</strong> (APAVE, SOCOTEC …) et autres documents électriques (plans, schémas…)</li></ul>



<h2 class="wp-block-heading">Les mesures correctives à appliquer</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Les types de mesures correctives :</h3>



<p>Une fois la cause électrique identifiée, les<strong> mesures correctives sont de quatre ordres</strong> :</p>



<ol class="wp-block-list"><li><strong>Mise en équipotentialité des abreuvoirs, mangeoires, cornadis</strong> : toutes les structures métalliques doivent être reliés à la terre. <ul><li>La qualitié de la prise de terre est évaluée par sa résistance exprimée en Ohm (Ω). </li><li>En élevage, on préconise une valeur inférieure ou égale à 18 Ohms, afin d’assurer un confort optimal des animaux. On recherchera une valeur inférieure à 10 Ohms pour des ateliers comportant des équipements avec variateurs de fréquence (robot de traite, certains racleurs, …).</li></ul></li><li><strong>Boucle de fond de fouille </strong>(obligatoire depuis 2002) suivant la norme NF-C 15 100. <ul><li>Elle peut être constituée par un conducteur en cuivre nu d’au moins 25 mm² de section, en bon contact avec le sol. </li><li>La réalisation d’une boucle à fond de fouille pendant la construction des bâtiments est la meilleure solution pour obtenir une bonne prise de terre. </li><li>Pour les bâtiments d’élevage existants, la solution la plus répandue est la mise à la terre par « un piquet de terre ». Pour que cette terre soit de qualité, le piquet (généralement en acier galvanisé) doit être planté au minimum à deux mètres de profondeur. </li><li>Il faut installer plusieurs piquets pour réduire la résistance globale de la prise de terre. Ces piquets de deux mètres minimum doivent être espacés d’au moins une longueur de piquet (2m). Mais de préférence du double (4m). De plus, ils sont reliés entre eux soit par un conducteur isolé d’au moins 16mm² soit par un conducteur en cuivre (ou en aluminium) d’au moins 25 mm².</li></ul></li><li><strong>Ferraillage de la dalle de la stabulation</strong></li><li><strong>Mesures particulières</strong> comme l’installation de tapis de caoutchouc isolant</li></ol>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="409" height="315" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/09/mesures-correctives-courants-parasites.png?resize=409%2C315&#038;ssl=1" alt="Ferraillage de la dalle de la stabulation" class="wp-image-2156" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/09/mesures-correctives-courants-parasites.png?w=409&amp;ssl=1 409w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/wp-content/uploads/sites/3/2022/09/mesures-correctives-courants-parasites.png?resize=300%2C231&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 409px) 100vw, 409px" /><figcaption>Ferraillage de la dalle de la stabulation</figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Les mesures correctrices sont très efficaces lorsque la cause est bien identifiée</h3>



<p><strong>Les mesures correctrices sont très efficaces lorsque la cause est bien identifiée. </strong>Par contre, les difficultés peuvent être insurmontables lorsque leur cause reste inexpliquée. Ce sont des cas pour lesquels il n’y a aucun problème électrique identifié. L’installation est alors conforme et aucune tension parasite n’est mesurée, laissant suspecter une origine tellurique, pouvant impliquer des failles ou des rivières souterraines, souvent mises en avant par des géobiologues.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Source pour notre document sur les ondes électromagnétiques et désordres :</h2>



<p>CNIEL, 2019. Comment éviter les courants électriques parasites en élevage laitier ? <a href="https://idele.fr/fileadmin/medias/TEMP/Eviter_courant_elec_parasites_Construction_batiment_CNIEL_07_2019_pap.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Brochure</a></p>



<p>Ondes électromagnétiques et désordres en élevage &#8211; <a href="https://www.academie-agriculture.fr/actualites/academie/seance/academie/ondes-electromagnetiques-et-desordres-en-elevage" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Séance Académie d’Agriculture du 1<sup>er</sup> juin 2022</a></p>



<p>Retrouvez toutes nos publications sur comment assurer le <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/category/sante-et-bien-etre-animal/assurer-le-bien-etre-animal/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">bien être des animaux en élevage</a> sur notre site internet.</p>
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		<title>Augmentation production de lait</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/augmentation-production-lait/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lola]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Jul 2022 10:09:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Assurer le bien-être animal]]></category>
		<category><![CDATA[Santé et bien-être animal]]></category>
		<category><![CDATA[bâtiment]]></category>
		<category><![CDATA[bien être animal]]></category>
		<category><![CDATA[lait]]></category>
		<category><![CDATA[vache laitière]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'augmentation de la production de lait passe par le bien-être des vaches laitières</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">L&rsquo;augmentation de la production de lait passe par le bien-être des vaches laitières</h1>



<p class="has-medium-font-size">Rémy BRILLON, ingénieur lait au <a href="https://www.cerfrance.fr/agence-expert-comptable/cerfrance-normandie-ouest/expert-comptable-fleury-sur-orne-siege" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Cerfrance Normandie Ouest</a>, nous explique comment est-il possible de réaliser une <strong>augmentation de la production de lait par le bien-être des vaches laitières.</strong></p>



<p></p>



<p>Rémy BRILLON est chez Sébastien PIGNET, SCEA de la Neslière à Notre Dame de Cenilly (Manche). Par la rénovation de son bâtiment, Sébastien PIGNET a fortement amélioré son niveau de productivité par vache. En effet, il a pu constater un <strong>gain de trois litres de lait par vache, en à peine trois mois</strong>. Rémy BRILLON présente les conditions de productivité d&rsquo;une vache laitière, ainsi que tous les facteurs limitants. Enfin, il revient sur les résultats obtenus dans l&rsquo;élevage de Sébastien PIGNET d&rsquo;un point de vue technique mais également économique. En effet, la<strong> marge sur coût alimentaire s&rsquo;est nettement amélioré</strong> dans cet élevage.</p>



<p></p>



<figure class="wp-block-embed aligncenter is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="L’augmentation de la production de lait passe par le bien-être des vaches laitières" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/XZt1Rf46o78?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>
</div><figcaption class="wp-element-caption">L&rsquo;augmentation de la production de lait passe par le bien-être des vaches laitières</figcaption></figure>



<p></p>



<p>Malgré une génétique à haut potentiel et une ration calée sur une production de 32 litres par vache, les vaches laitières de Sébastien PIGNET plafonnaient à 28 litres. <strong>La rénovation de son bâtiment a permis d&rsquo;atteindre la production visée en quelques mois grâce à plusieurs points : </strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>amélioration du confort des vaches</strong>. Les vaches qui se couchent plus longtemps (12 heures minimum par jour). Le confort des taries et des génisses ont également été prise en compte.</li>



<li><strong>prise en compte de l&rsquo;eau.</strong> Une bonne qualité de l&rsquo;eau est primordial. Son accès doit être suffisant, avec ici 10 cm d&rsquo;abreuvoir accessible par vache.</li>



<li>amélioration de l&rsquo;état sanitaire des vaches laitières.</li>



<li><strong>meilleure expression des chaleurs</strong> permettant de mieux maîtriser la reproduction.</li>



<li>r<strong>éalisation d&rsquo;un diagnostic des courants parasites par la géobiologie</strong>, suivi d&rsquo;actions pour les supprimer les courants parasites au niveau du bâtiment.</li>
</ul>



<p></p>



<p class="has-medium-font-size">Vous pouvez également retrouver le<a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/arad2/batiments-bien-etre-vaches-laitieres/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> témoignage de Sébastien PIGNET en vidéo sur le lien suivant</a>.</p>
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