<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Vous avez cherché pomme de terre - L&#039;Atelier des études économiques</title>
	<atom:link href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/search/pomme+de+terre/feed/rss2/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/</link>
	<description>Un site du Cerfrance Normandie Maine</description>
	<lastBuildDate>Mon, 16 Jun 2025 08:28:27 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2020/10/favicon-2-ATELIER.png?fit=32%2C23&#038;ssl=1</url>
	<title>Vous avez cherché pomme de terre - L&#039;Atelier des études économiques</title>
	<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">186344570</site>	<item>
		<title>Observatoire économique agricole normand</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/observatoire-economique-agricole-normand/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lola]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Sep 2024 10:31:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Toutes productions]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/?p=5103</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’agriculture normande entre croissance et résilience : des résultats contrastés selon les filières.</p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/observatoire-economique-agricole-normand/">Observatoire économique agricole normand</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier">L&#039;Atelier des études économiques</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Nouvelle édition de l&rsquo;Observatoire économique agricole normand</h1>



<p class="has-medium-font-size">Cerfrance Normandie Maine présente la nouvelle édition de son Observatoire économique agricole normand. <strong>L’agriculture normande entre croissance et résilience : des résultats contrastés selon les filières</strong>.</p>



<p></p>



<p><em>Retrouvez l&rsquo;intégralité de l&rsquo;Observatoire économique agricole normand : <a href="https://www.calameo.com/read/0064108981173aaf1a48a" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cliquez ici</a></em></p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Production laitière</h2>



<p><strong>En 2023, les exploitations spécialisées en production laitière continuent de croître en volume,</strong> avec une production moyenne de plus de 677 000 litres de lait vendu par exploitation. Le prix de vente du lait atteint 492 € par 1 000 litres, en hausse de 12 % sur un an, améliorant ainsi le résultat malgré l’augmentation des coûts des intrants.&nbsp;</p>



<p><strong>Pour 2024 les perspectives sont encore incertaines. </strong>Le prix du lait semble devoir tenir grâce à sa bonne valorisation sur les marchés des produits de grande consommation (PGC), les engrais ont baissé et les aliments suivent la même direction… mais les mauvais rendements de la récolte qui s’achève pourraient impacter négativement les résultats.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Viande porcine</h2>



<p><strong>L’année 2023 démontre la rapidité avec laquelle la conjoncture peut affecter les exploitations porcines,</strong> qui ont connu une augmentation notable de leurs résultats grâce à une hausse de plus de 30&nbsp;% du prix du porc charcutier. Cependant, cette augmentation est contrebalancée par des charges accrues, notamment alimentaires (+14 %) et salariales (+20 %).&nbsp;</p>



<p><strong>En 2024</strong>, bien que les échanges soient en baisse et que les marchés des matières premières restent incertains, <strong>le modèle français de production porcine fait preuve de résilience</strong> <strong>grâce à une moindre dépendance aux exportations</strong>. Toutefois, des inquiétudes persistent avec la propagation de la fièvre porcine africaine (FPA) en Italie et en Allemagne et les tensions commerciales entre la Chine et l&rsquo;Union européenne.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Viande bovine</h2>



<p><strong>Les exploitations spécialisées dans la viande bovine ont vu une légère amélioration de leur produit en 2023</strong> (+4 %). Cependant, l’augmentation des charges (+12 % pour l’alimentation et +31 % pour les engrais) a entraîné une <strong>baisse de l’EBE de 8 % en moyenne sur l’année</strong>.&nbsp;</p>



<p><strong>En 2024, la production française est marquée par une baisse continue qui contraste avec l&rsquo;augmentation de la production mondiale</strong> menée par des pays comme le Brésil, l&rsquo;Australie, et l&rsquo;Inde. Les producteurs de viande bovine doivent donc naviguer dans un environnement complexe où adaptation et réactivité sont cruciales pour maintenir leur viabilité puisque d’une part la compétitivité des produits bovins français sur les marchés internationaux s&rsquo;affaiblit et que d’autre part la consommation domestique continue de décliner (- 19 % en 20 ans).</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Cultures céréalières</h2>



<p><strong>Les campagnes se suivent et ne se ressemblent pas pour les systèmes spécialisés en céréales et oléo-protéagineux avec une récolte 2023 qui voit le résultat chuter de 93 000 € à moins de 6 000 €.</strong> Si, à l’exception de l’orge, les rendements sont à la baisse, c’est principalement la chute des prix (de &#8211;&nbsp;17&nbsp;% pour le blé à &#8211;&nbsp;22&nbsp;% pour le colza) qui impacte le plus significativement les résultats.</p>



<p><strong>En 2024, les conditions climatiques défavorables devraient encore impacter les rendements,</strong> tandis que des facteurs externes, tels que les fluctuations de la parité euro/dollar et les risques géopolitiques, pourraient également influencer les marchés.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Cultures industrielles</h2>



<p><strong>En 2023, les cultures industrielles ont bénéficié d’une conjoncture favorable avec une augmentation notable des revenus</strong>, contrairement aux céréales et au colza, qui ont souffert d’une baisse significative de leurs prix. <strong>Le lin a particulièrement bien performé</strong> avec une augmentation de 33 % de leurs produits par hectare&nbsp;; <strong>les pommes de terre et les betteraves ont également enregistré des hausses</strong> respectives de 45 % et 19 % de leurs produits par hectare. Toutefois, malgré cette conjoncture positive, les charges d’exploitation continuent d’augmenter, ce qui conduit à une <strong>diminution de la marge brute globale et du résultat des exploitations diversifiées</strong>.</p>



<p><strong>Bien que les cultures industrielles soient exposées à des risques climatiques, les perspectives pour 2024 sont plutôt favorables.</strong> Le lin, qui connaît une période faste avec des prix élevés, est une culture clé pour la région&nbsp;; le marché des pommes de terre reste en demande de volumes supplémentaires avec des projets d&rsquo;industrialisation en cours dans le nord de la France et les betteraves à sucre, malgré une baisse anticipée des prix, devraient rester rentables dans les zones à fort potentiel de rendement.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Volailles</h2>



<p><strong>La filière avicole normande a maintenu sa dynamique en 2023, avec une augmentation de 13 % des prix de vente, mais une baisse de 5&nbsp;% en volume.</strong> Ce faisant la valeur ajoutée progresse légèrement, mais seulement 50&nbsp;% des exploitants atteignent au moins le SMIC en revenu disponible et environ <strong>la moitié des exploitations sont jugées en situation financière fragilisée</strong>.&nbsp;</p>



<p><strong>Les perspectives pour 2024 sont positives, avec une hausse attendue de la consommation et des exportations.</strong> La concurrence européenne s&rsquo;intensifie, notamment avec la montée en puissance des giga-fermes en Croatie. La filière espère un allègement des réglementations avec la loi d&rsquo;orientation agricole. Enfin, les producteurs doivent gérer prudemment leurs investissements face à la hausse des coûts de production.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour conclure</h2>



<p>Dans un contexte économique global marqué par des fluctuations des prix et des aléas climatiques, l&rsquo;agriculture normande continue de s&rsquo;appuyer sur ses points forts. Des filières comme le lin et la pomme de terre ont enregistré des hausses de revenus significatives, tandis que la production laitière maintient sa croissance malgré l&rsquo;augmentation des coûts. Cependant, les producteurs restent vigilants face aux incertitudes des marchés céréaliers et bovins, tout en misant sur leur capacité d&rsquo;adaptation et l&rsquo;innovation pour renforcer leur compétitivité.</p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/observatoire-economique-agricole-normand/">Observatoire économique agricole normand</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier">L&#039;Atelier des études économiques</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">5103</post-id>	</item>
		<item>
		<title>De la fourche à la fourchette &#124; août 2024</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/de-la-fourche-a-la-fourchette-aout-2024/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lola]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Aug 2024 11:05:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[De la Fourche à la Fourchette]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/?p=5089</guid>

					<description><![CDATA[<p>Eleveurs et émissions de GES, consommation alimentaire, délégation de travaux par les exploitations, ressource en eau</p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/de-la-fourche-a-la-fourchette-aout-2024/">De la fourche à la fourchette | août 2024</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier">L&#039;Atelier des études économiques</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">De la fourche à la fourchette d&rsquo;août 2024 : éleveurs et émissions de GES, consommation alimentaire des ménages, délégation de travaux dans les exploitations, la ressource en eau</h1>



<p class="has-medium-font-size">Découvrez la dernière publication de la fourche à la fourchette du mois d&rsquo;août 2024 sur les thématiques suivantes :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li class="has-medium-font-size">Accompagner les éleveurs vers la <strong>réduction de leur empreinte carbone</strong></li>



<li class="has-medium-font-size">En 2023, la <strong>consommation alimentaire des ménages</strong> ralentit à nouveau</li>



<li class="has-medium-font-size"><strong>Toujours plus de délégation de travaux</strong> à l’échelle des exploitations </li>



<li class="has-medium-font-size">Quantification de <strong>la ressource en eau</strong> et de ses usages en France</li>
</ul>



<p class="has-text-align-right has-luminous-vivid-orange-color has-text-color has-link-color has-small-font-size wp-elements-c63980fdb49e1b3b815b27f9ea052fe7">Rédaction : Pierre CHAMBARD</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Accompagner les éleveurs vers la réduction des émissions de GES</h2>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">La Stratégie Nationale Bas-Carbone</h3>



<p>Une mission a été confiée au <a href="https://agriculture.gouv.fr/parangonnage-sur-la-diminution-des-emissions-de-methane-de-lelevage">CGAAER </a>(Conseil général de l&rsquo;alimentation, de l&rsquo;agriculture et des espaces ruraux) dans un <strong>objectif d’analyse des politiques de réduction des émissions de méthane par l’élevage dans des pays où le méthane constitue l’un des principaux gaz à effet de serre (GES) émis</strong>.</p>



<p></p>



<p>En effet, le méthane est un gaz à très fort pouvoir réchauffant puisqu’<strong>une tonne de ce gaz peut être considérée comme équivalente à 28 tonnes de CO<sub>2</sub></strong><sub> </sub>si l’on considère son impact sur 100 ans. Sa durée de vie dans l’atmosphère est d&rsquo;environ 12 ans avant de se transformer en CO<sub>2</sub>.</p>



<p></p>



<div class="wp-block-media-text has-media-on-the-right is-stacked-on-mobile"><div class="wp-block-media-text__content">
<p>En France, <strong>la Stratégie Nationale Bas-Carbone vise à limiter les émissions de méthane.</strong> Ses préconisations sont basées sur la gestion des effluents d&rsquo;élevage et leur méthanisation pour toutes les espèces animales. </p>



<p>Pour <strong>les ruminants, principaux émetteurs de méthane en France</strong>, il s’agit aussi de réduire leurs périodes improductives, et de limiter leur fermentation entérique.</p>
</div><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="372" height="185" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2024/08/origine-des-emissions-natioanles-2022-de-methane-du-secteur-agriculture-et-syviculture.png?resize=372%2C185&#038;ssl=1" alt="Origine des émissions nationales 2022 de méthane du secteur agriculture et sylviculture, d'après CIPTEPA - Avril 2023" class="wp-image-5090 size-full" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2024/08/origine-des-emissions-natioanles-2022-de-methane-du-secteur-agriculture-et-syviculture.png?w=372&amp;ssl=1 372w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2024/08/origine-des-emissions-natioanles-2022-de-methane-du-secteur-agriculture-et-syviculture.png?resize=300%2C149&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 372px) 100vw, 372px" /></figure></div>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">L&rsquo;analyse du CGAAER </h3>



<p></p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="476" height="297" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2024/08/part-du-methane-enterique-et-des-effluents-dans-les-emissions-du-secteur-agricole.png?resize=476%2C297&#038;ssl=1" alt="Part du méthane entérique et des effluents dans les émissions du secteur agricole" class="wp-image-5091 size-full" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2024/08/part-du-methane-enterique-et-des-effluents-dans-les-emissions-du-secteur-agricole.png?w=476&amp;ssl=1 476w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2024/08/part-du-methane-enterique-et-des-effluents-dans-les-emissions-du-secteur-agricole.png?resize=300%2C187&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 476px) 100vw, 476px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p>Les pays ciblés pour l’analyse du CGAAER sont les Pays-Bas, le Danemark, l’Allemagne, l’Irlande, les États-Unis, la Nouvelle-Zélande, l’Australie et le Brésil. </p>



<p>L’analyse a permis de constater que pour ces pays, <strong>leur motivation est souvent double : </strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>atteindre les objectifs nationaux</strong>, le plus souvent non contraignants, de réduction de méthane provenant de l’élevage, </li>



<li><strong>afficher à l’exportation la performance environnementale du lait</strong>, des produits laitiers et de la viande. </li>
</ul>
</div></div>



<p>À l’instar des Pays-Bas, dans certains pays à fortes densités d’animaux, des <strong>politiques de réduction du cheptel ont été mises en place</strong>. Mais ces politiques sont coûteuses et lentes, du fait de leur caractère volontaire.&nbsp; </p>



<p><strong>Pour des raisons d’acceptabilité et de fragilité du modèle économique</strong> de l’élevage en France, il ne paraît donc pas envisageable aux auteurs du CGAAER de mettre en place des dispositifs réglementaires ou financiers contraignant les éleveurs à diminuer les émissions de méthane de leur cheptel. Le déploiement des techniques (comme l’ajout d’additifs alimentaires à la ration des vaches) ne se fera qu’à la condition que le marché rémunère les productions certifiées « bas-carbone ». L’obligation de prise en compte des émissions de méthane dans les achats des entreprises du secteur agroalimentaire soumises au « bilan carbone » ou les paiements pour services environnementaux, intégrant la réduction des émissions de méthane, pourront y contribuer.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">En 2023, la consommation alimentaire des ménages ralentit à nouveau</h2>



<p></p>



<p><strong>L’année 2023 s’est caractérisée par une forte inflation</strong> (+ 7,1 % en moyenne annuelle), notamment sur les produits alimentaires (+ 12,1 %). Cette augmentation des prix a conduit à une<strong> diminution de la consommation alimentaire des ménages français de 3,2 % en volume</strong>. Elle fait suite à une première baisse des volumes consommés en 2022 (- 2,5 %) avec la reprise de la restauration hors domicile et la réduction du télétravail.</p>



<p><strong>La baisse de la consommation alimentaire des ménages s’est traduite par une réduction des quantités consommées, mais aussi par des changements dans la qualité des produits consommés </strong>(recours plus fréquent à des produits d‘entrée de gamme) <strong>et dans la façon de les consommer</strong> (développement du e-commerce).</p>



<p>Presque toutes les catégories de produits alimentaires sont concernées par cette baisse de consommation. A l’exception des pains et des céréales dont la consommation se stabilise. Les volumes de viande sont quant à eux fortement impactés (- 4,1 %).</p>



<figure class="wp-block-table"><table class="has-fixed-layout"><tbody><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center" rowspan="2"></td><td class="has-text-align-center" data-align="center" colspan="4"><strong>Évolution en volume (en&nbsp;%)</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center" colspan="4"><strong>Évolution en prix (en&nbsp;%)</strong></td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>2020</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>2021</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>2022</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>2023</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>2020</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>2021</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>2022</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>2023</strong></td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center">Produits alimentaires, dont&nbsp;:</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">3,9</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-0,4</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-2,5</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-3,2</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">2,1</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">0,6</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">7,2</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">12,1</td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center">Pains et céréales</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">1,0</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">7,0</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">1,6</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">0,0</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">0,8</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">0,4</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">7,2</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">11,5</td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center">Viandes</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">5,2</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-4,5</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-6,3</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-4,1</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">3,1</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">0,9</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">7,9</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">10,6</td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center">Poissons et crustacés</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">3,3</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">0,3</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-12,6</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-8,3</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">3,1</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">0,4</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">9,5</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">9,0</td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center">Légumes</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">3,4</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-2,6</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-4,6</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-5,4</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">4,1</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">0,3</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">8,7</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">14,2</td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center">Boissons non alcoolisées</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">3,0</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">0,5</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">1,8</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-4,3</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">-0,1</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">0,0</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">5,6</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">11,7</td></tr></tbody></table><figcaption class="wp-element-caption"><em>Évolution de la consommation des ménages en produits alimentaires et boissons non alcoolisées</em>. D’après <a href="https://www.agra.fr/agra-presse/sites/agra-presse/files/2024-07/ip2002.pdf">INSEE</a>, comptes nationaux, base 2020</figcaption></figure>



<p></p>



<p>Globalement, <strong>les dépenses en volume des ménages français</strong> (pas seulement en produits alimentaires)<strong> restent inférieures de 3,1 % en 2023</strong> de leur tendance d’avant crise COVID. Les derniers chiffres de juin 2024 révélés par <a href="https://insights.circana.com/rapports-publications/circana-le-mensuel-juin-2024">Circana</a> confirment globalement ces tendances.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Toujours plus de délégation de travaux à l’échelle des exploitations</h2>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">56 % des exploitations ont recours à la délégation</h3>



<p>Le <a href="https://agreste.agriculture.gouv.fr/agreste-web/download/publication/publie/Pri2211/Primeur%202022-11_RA_%20Main-d'oeuvre%20et%20externalisation.pdf">recensement agricole 2020</a> avait confirmé que <strong>les agriculteurs faisaient de plus en plus souvent appel à des prestataires extérieurs </strong>(CUMA ou ETA) pour leur déléguer certains travaux. <strong>56 % des exploitations avaient recours à ces services</strong>, portant principalement sur tout ou partie des travaux des champs. Seulement 7 % des exploitations déclaraient les utiliser pour des actes techniques relatifs à leur atelier d’élevage. Mais c’étaient les éleveurs laitiers (85 % d’entre eux) qui faisaient le plus appel à la délégation de travaux, notamment dans les plus grandes exploitations.</p>



<p><strong>Certains agriculteurs font de la délégation intégrale </strong>(du semis à la récolte, voire les décisions agronomiques, jusqu’aux décisions économiques). D’après une enquête de MDA citée par <a href="https://www.reussir.fr/grandes-cultures/delegation-de-travaux-la-prestation-complete-progresse-mais-reste-la-marge">Réussir</a>, <strong>50 % des ETA interrogées réalisent des prestations complètes, contre 34 % en 2013</strong>, considérant que cette activité va encore progresser. Le sociologue François Purseigle estime, quant à lui, que « les données du recensement minimisent largement ces pratiques » et que, dans certaines régions, 18 % des fermes pratiquent la délégation intégrale (toutes productions confondues).</p>



<p><strong>Manque de main-d’œuvre, astreinte de l’élevage, choix de consacrer son temps à une activité de diversification, absence de repreneur, logique patrimoniale</strong> (je conserve la ferme familiale mais je ne veux pas l’exploiter moi-même) <strong>ou logique économique </strong>(coût et débit de chantier plus favorables chez le prestataire) sont autant de <a href="https://www.ouest-france.fr/economie/agriculture/elevage/agriculture-pourquoi-de-plus-en-plus-deleveurs-deleguent-100-pourcent-de-leurs-cultures-344724e0-da46-11ee-99ae-ccd25b6a9d42">raisons qui motivent la délégation de travaux</a>.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Les formes de délégation</h3>



<p></p>



<p>A l’instar des ETA ou des CUMA, des entreprises privées de gestion pour compte et des coopératives (comme Euralis ou Noriap) proposent des offres de délégation sur les cultures. Plus récemment, c’est <a href="https://www.reussir.fr/exploitations-agricoles-invivo-cree-un-service-dassistance-la-gestion-la-confederation-paysanne-et">InVivo</a> qui a annoncé la création d’un service d’assistance à la gestion d’exploitations agricoles.</p>



<p><strong>Si cette forme de délégation interroge certains agriculteurs, qui dénoncent une forme d’intégration des exploitations par l’aval ou l’amont, elle peut répondre aux besoins d’exploitants sans successeur et à des opérateurs économiques soucieux de préserver leurs ventes ou leurs approvisionnements.</strong></p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Quantification de la ressource en eau et de ses usages en France</h2>



<p></p>



<p>Une note produite par <a href="https://www.strategie.gouv.fr/publications/prelevements-consommations-deau-enjeux-usages">France Stratégie</a>, en avril 2024, décrit les prélèvements et les consommations d’eau, selon leurs usages, au niveau des sept grands bassins versants français.  <strong>Elle a pour objectif de clarifier les termes du débat dans le contexte des tensions croissantes sur la disponibilité en eau, en lien avec le changement climatique.</strong></p>



<p><strong>L’eau utilisable par les écosystèmes et par les activités humaines en France représente 40 % des précipitations, et l’évapotranspiration 60 %</strong>. Si la quantité d’eau sur Terre est constante. Le volume d’eau renouvelable, et donc utilisable, est en diminution en France de 14 % entre les périodes 1999-2001 et 2002-2018,  essentiellement du fait de la baisse des précipitations liée au changement climatique.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Qui prélève et pour quels usages ?</h3>



<p><strong>Les prélèvements d’eau correspondent aux volumes d’eau douce extraits temporairement ou définitivement des eaux de surface</strong> :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>lacs et rivières pour 82 % ; </li>



<li>des eaux souterraines pour 18 %. </li>
</ul>



<p>Ils représentent annuellement environ <strong>6 % des précipitations et 15 % de l’eau utilisable</strong>, c’est relativement peu. Mais cela peut masquer des pourcentages beaucoup plus élevés dans certains territoires ou des tensions sur la ressource en période estivale.</p>



<p></p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="319" height="580" data-id="5093" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2024/08/Prelevement-dans-les-sept-bassins-versants-hydrographiques-de-France-hexagonale-et-de-corse-en-2020.png?resize=319%2C580&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-5093" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2024/08/Prelevement-dans-les-sept-bassins-versants-hydrographiques-de-France-hexagonale-et-de-corse-en-2020.png?w=319&amp;ssl=1 319w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2024/08/Prelevement-dans-les-sept-bassins-versants-hydrographiques-de-France-hexagonale-et-de-corse-en-2020.png?resize=165%2C300&amp;ssl=1 165w" sizes="(max-width: 319px) 100vw, 319px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-full has-custom-border"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="301" height="498" data-id="5092" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2024/08/consommations-dans-les-sept-basins-versants-hydrographiques-de-france-hexagonale-et-de-corse-en-2020.png?resize=301%2C498&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-5092" style="border-style:none;border-width:0px" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2024/08/consommations-dans-les-sept-basins-versants-hydrographiques-de-france-hexagonale-et-de-corse-en-2020.png?w=301&amp;ssl=1 301w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2024/08/consommations-dans-les-sept-basins-versants-hydrographiques-de-france-hexagonale-et-de-corse-en-2020.png?resize=181%2C300&amp;ssl=1 181w" sizes="(max-width: 301px) 100vw, 301px" /></figure>
</figure>



<p></p>



<p><strong>L’agriculture représente en moyenne 11 % de ces prélèvements d’eau</strong>, loin derrière les 47 % dévolus au secteur de l’énergie (refroidissement des centrales nucléaires). Les prélèvements agricoles sont <strong>essentiellement liés à l’irrigation</strong>. France Stratégie estime<strong> l’eau d’abreuvement des animaux ou servant au nettoyage des bâtiments d’élevage à moins de 1 % des prélèvements agricoles</strong>. </p>



<p>Les quantités d’eau prélevées pour l’irrigation varient selon :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>les bassins versants</strong>. Le bassin Loire – Bretagne dispose des surfaces irriguées les plus grandes ;</li>



<li><strong>la nature des cultures irriguées</strong>. Par unité de surface, les légumes, les vergers, le soja, le maïs et les pommes de terre sont les cultures qui demandent le plus d’eau. </li>
</ul>



<p>Dans tous les bassins, la part d’exploitations et les surfaces équipées pour l’irrigation augmentent. Mais, c’est dans le nord de la France que leur développement est le plus marqué.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Distinguer prélèvement et consommation</h3>



<p><strong>La consommation d’eau correspond à la partie du prélèvement qui ne retourne pas directement à la ressource mobilisable. </strong>L’eau consommée est celle qui est soit évapotranspirée après prélèvement, soit incorporée (par l’Homme ou dans des produits). <strong>En France, quatre grands secteurs sont consommateurs d’eau :</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>l’<strong>industrie et la construction</strong> (9 %) ;</li>



<li>le <strong>secteur domestique</strong> pour l’eau potable (16 %) ; </li>



<li>l’<strong>énergie</strong> (14 %) ;</li>



<li>l’<strong>agriculture</strong> (62 %). </li>
</ul>



<p><strong>Les consommations en eau pour l’agriculture sont particulièrement élevées dans les bassins Adour-Garonne, Rhône-Méditerranée et Loire-Bretagne</strong>. Il s&rsquo;agit des bassins les plus irrigués. Aussi, les consommations en eau de juin à août représenteraient 60 % du total annuel. Alors que, dans le même temps, l’eau douce qui transite dans les cours d’eau correspond à seulement 15 % du volume annuel.</p>



<p><strong>Dans le contexte du changement climatique, il est important d’identifier les territoires et les périodes où les conflits d’usage peuvent apparaitre.</strong> Le caractère localisé de la demande en eau, la quantité de la ressource disponible et leurs variations au cours de l’année doivent être pris en compte dans les différents scénarii d’usage de l’eau.  </p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/de-la-fourche-a-la-fourchette-aout-2024/">De la fourche à la fourchette | août 2024</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier">L&#039;Atelier des études économiques</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">5089</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Pommes de terre restructurations en cours</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/pommes-de-terre-restructurations-en-cours/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lola]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Apr 2024 15:13:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Conjoncture]]></category>
		<category><![CDATA[Cultures industrielles]]></category>
		<category><![CDATA[Production végétale]]></category>
		<category><![CDATA[marché]]></category>
		<category><![CDATA[plant]]></category>
		<category><![CDATA[pommes de terre]]></category>
		<category><![CDATA[récolte]]></category>
		<category><![CDATA[veille]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/?p=4891</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pommes de terre : les restructurations sont en cours</p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/pommes-de-terre-restructurations-en-cours/">Pommes de terre restructurations en cours</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier">L&#039;Atelier des études économiques</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Pommes de terre : les restructurations sont en cours</h1>



<p class="has-ast-global-color-5-color has-luminous-vivid-orange-background-color has-text-color has-background has-link-color has-medium-font-size wp-elements-d86bcd16f496e6e83a2a2e1b459878e6">Découvrez notre nouvelle veille économique consacrée aux restructurations en cours du marché des pommes de terre.</p>



<p class="has-text-align-right has-luminous-vivid-orange-color has-text-color has-link-color has-small-font-size wp-elements-11dbcd21ae2ef2d3db457225fad15a12">Rédaction : Didier ROINSON</p>



<p>La récolte 2023 a été bien meilleure que celle de 2022. La campagne 2023-24 se déroule bien, tirée par l’export.</p>



<p>La réindustrialisation du secteur de la transformation va renforcer la valeur ajoutée créée en France. La fécule souffre. Deux très bonnes années permettent aux producteurs d’afficher leurs ambitions : + 30 000 ha. Mais le plant pourrait être limitant.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Dans l’UE, retour de la croissance des surfaces et rendement 2023 moyen</h2>



<p><strong>L’UE </strong>est le <strong>leader mondial des exportations </strong>de pommes de terre. Le commerce européen est assuré par <strong>quatre grands pays </strong>producteurs regroupés au sein du <strong>NEPG</strong> (North – western European Potato Growers : Allemagne, France, Belgique, Pays-Bas). La France est le second pays producteur de l’UE, derrière l’Allemagne.</p>



<p>Entre 2016 et 2020, <strong>les surfaces </strong>cultivées en pommes de terre de conservationpar les 4 pays&nbsp;du NEPG <strong>ont connu une hausse régulière</strong> de +&nbsp;3,5&nbsp;%&nbsp;/&nbsp;an, avec 522&nbsp;000 ha en 2020.&nbsp; La France est le pays qui a le plus augmenté ses surfaces (+&nbsp;34&nbsp;000&nbsp;ha), devant l’Allemagne (+&nbsp;25&nbsp;000&nbsp;ha).</p>



<p>Dans le contexte Covid, <strong>la ré­colte 2021</strong> a marqué une baisse ponctuelle des surfaces (-&nbsp;5&nbsp;%).</p>



<p>La <strong>récolte 2022</strong> a permis un retour partiel des pommes de terre dans les assolements (+&nbsp;2&nbsp;%). &nbsp;Pays-Bas et Alle­magne retrouvent leurs surfaces de 2020. Tandis que la France et la Belgique sont stables.</p>



<p>La <strong>récolte 2023 </strong>confirme la dynamique de croissance des surfaces en pommes de terre du NEPG avec 520&nbsp;000&nbsp;ha (+&nbsp;2&nbsp;%).&nbsp; Chaque pays flirte avec ses plus grandes surfaces historiques, excepté les Pays-Bas.</p>



<p>Malgré un rendement 2023 inférieur à la moyenne, la hausse des surfaces du NEPG permet une production de pommes de terre au niveau de la moyenne, à 22,7&nbsp;Mt.&nbsp;</p>



<p>La<strong> fragilité</strong> de la filière tient à la <strong>forte variabilité des rendements</strong> : +/- 10 % autour de la moyenne 7 ans, qui est de <strong>44,5 t/ha</strong> (de 41 à 50 t/ha). En conséquence, la production de la zone NEPG fluctue entre <strong>20 et 25 Mt par an selon les conditions climatiques</strong>.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="256" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2024/04/Production-pomme-de-terre-de-conservation-hors-plants-et-fecule.png?resize=1024%2C256&#038;ssl=1" alt="Production pomme de terre de conservation hors plants et fécule" class="wp-image-4892" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2024/04/Production-pomme-de-terre-de-conservation-hors-plants-et-fecule.png?resize=1024%2C256&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2024/04/Production-pomme-de-terre-de-conservation-hors-plants-et-fecule.png?resize=300%2C75&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2024/04/Production-pomme-de-terre-de-conservation-hors-plants-et-fecule.png?resize=768%2C192&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2024/04/Production-pomme-de-terre-de-conservation-hors-plants-et-fecule.png?w=1151&amp;ssl=1 1151w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Zone NEPG : Zoom sur les dernières récoltes</h2>



<p><strong>Récolte 2021&nbsp;: </strong>Production NEPG : <strong>22,9 Mt.</strong> (- 0,6&nbsp;Mt, &#8211;&nbsp;3&nbsp;%&nbsp;/&nbsp;2020). La baisse de pro­duction s’explique par le recul<strong> des surfaces </strong>(-&nbsp;5&nbsp;%). Été humide. Les rendements&nbsp;sont en légère hausse (46,0&nbsp;t/ha, +&nbsp;2&nbsp;%).</p>



<p><strong>Récolte 2022&nbsp;: </strong>Production NEPG : <strong>21,6&nbsp;Mt.</strong> (-&nbsp;1,3&nbsp;Mt, &#8211;&nbsp;6&nbsp;%&nbsp;/&nbsp;2021). La réduction de la production s’explique par la <strong>chute des rendements </strong>(43,1&nbsp;t/ha, &#8211;&nbsp;6&nbsp;%) et malgré la re­prise des surfaces (+&nbsp;2&nbsp;%). Été caniculaire et sec en France, sud Allemagne, Belgique et sud de l’Europe. Seuls les Pays-Bas ont une production en hausse.</p>



<p><strong>Récolte 2023&nbsp;: </strong>Production NEPG : <strong>22,7&nbsp;Mt.</strong> (+&nbsp;1,1&nbsp;Mt, +&nbsp;5&nbsp;%&nbsp;/&nbsp;2022). La hausse de la production s’explique par la hausse des surfaces (+&nbsp;2&nbsp;%) et des<strong> rendements </strong>(43,7&nbsp;t/ha).<br>En France, retard d’im­plantation au printemps, récolte tardive et ren­dement final proche de la moyenne quinquennale. Difficul­tés de récolte aux Pays-Bas (‑&nbsp;14&nbsp;% de rendement). Hausse des rendements et de la production en Belgique et en Allemagne.</p>



<p><strong>Récolte 2024 : </strong>Surfaces en hausse ?</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">France : zoom sur les récoltes récentes</h2>



<p>La production nationale de pommes de terre de conservation (frais et industrie) s’est fortement développée entre 2016 et 2020. En cinq ans, les surfaces ont augmenté de + 27 %, et la production est passée de 5 Mt à 7 Mt, pour des rendements équivalents.</p>



<p>Après deux années perturbées par la pandémie de Covid, les surfaces augmentent à nouveau en 2023 à 158 000 ha (+ 2 %), et se rapprochent ainsi du record de 2020. </p>



<p>Les rendements subissent en France la même <strong>variabilité interannuelle </strong>que dans l’UE.  La moyenne sur sept ans est de <strong>43,0 t/ha +/- 10 %</strong> (entre 39 et 47 t/ha). Sécheresse et canicules ont amputé les rendements 2018 et surtout <strong>2022</strong>.</p>



<p>La région des Hauts-de-France pèse pour 60 à 65&nbsp;% dans la récolte nationale. Champagne-Ardenne et ex-Haute-Normandie contribuent respectivement pour 10&nbsp;% et 7&nbsp;% à la récolte française.</p>



<p><strong>La restructuration de la filière se poursuit en 2023.</strong> Les surfaces en pommes de terre de consommation augmentent, alors que celle destinées à<strong> la fécule chutent </strong>(- 19 %) avant même la fermeture de l’usine d’Haussimont.  Les surfaces de<strong> plant ont aussi du mal à se maintenir,</strong> concurrencées par les bonnes valorisations et les moindres contraintes des pommes de terre de consommation.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Récolte 2022 : des rendements historiquement bas</h2>



<p><strong>La récolte française 2022 </strong>est marquée par de <strong>nombreux évènements extrêmes</strong> et déstabilisants, sur le plan du climat, des rendements et des charges.<strong>&nbsp;</strong></p>



<h5 class="wp-block-heading">Les surfaces sont maintenues à 154&nbsp;000 ha.</h5>



<p>Le <strong>choc climatique estival </strong>sans précédent, sécheresse et chaleur extrême, fait s’effondrer les rendements à 39,2&nbsp;t/ha (-&nbsp;13&nbsp;% / 2021), un niveau record depuis 27 ans. Les rendements sont hétérogènes selon les secteurs géographiques, le contexte pédoclimatique et l’accès ou non à l’irrigation.</p>



<p><strong>La production </strong>de pommes de terre de conservation chute <strong>à 6,0&nbsp;Mt</strong>. <strong>(-&nbsp;12&nbsp;%).</strong></p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Une campagne 2022/23 très dynamique avec des prix de vente en hausse</h2>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Le marché du frais français<strong> </strong> </h3>



<p>Sur ce marché de<strong> 0,7 Mt</strong>, 90&nbsp;% environ de la production est vendue en libre, sans contrat fixant un prix à l’avance. Celui-ci est donc très sensible à l’équilibre offre – demande du marché.</p>



<p><strong>La consommation des ménages</strong> de pommes de terre achetées à l’état frais remonte après le creux de 2021/&nbsp;2022&nbsp;(<strong>+&nbsp;5&nbsp;%</strong> en volume sur la campagne). En période d’inflation généralisée sur les prix alimentaires, la pomme de terre semble être une valeur refuge. Le bon écoulement de la production laisse sa place aux pommes de terre primeurs de la récolte 2023.</p>



<p><strong>Le marché à l’export</strong> est l’acteur principal de la dynamique commerciale sur le secteur du « libre ». Les exportations de pommes de terre à l’état frais ont en effet atteint le record de <strong>3,2 Mt</strong> (+ 3 % / campagne 2021‑22).<strong> Les prix sont rémunérateurs</strong> (moyenne proche de 280 €/t).</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Le marché de la transformation</h3>



<p>Sur ce marché où la France est structurellement déficitaire (<strong>1,4&nbsp;Mt</strong> transformées pour une consommation de 2,1&nbsp;Mt), les industriels répondent à<strong> une forte demande</strong> en frites surgelées et en chips, poussée par une consommation européenne et mondiale dynamique. Les tarifs des contrats ont été revalorisés début 2023 autour de 200&nbsp;€/t. Sur la campagne 2022‑23, <strong>la consommation française </strong>de produits transformés a été quasi stable en volume (-&nbsp;3&nbsp;% en frites surgelées, mais +&nbsp;3&nbsp;% de chips), mais en <strong>forte hausse en valeur&nbsp;: +&nbsp;21&nbsp;%.</strong></p>



<p>La fin de campagne 2022-23 a été tendue avec la crainte d’une rupture d’approvisionnement des usines de transformation, et les cours du libre se sont envolés jusqu’à fin juillet 2023. Le retour de la pluie en août et le rattrapage des rendements ont calmé les marchés.</p>



<p>La hausse générale des prix de vente a été globalement supérieure à la <strong>hausse des charges</strong> sur les exploitations (+ 700 et + 1 000 €/ha, soit + 15 à 25 €/t.). <strong>Les revenus </strong>issus de l’activité pommes de terre<strong> sont en général satisfaisants</strong>.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Récolte 2023 : encore une campagne atypique !</h2>



<p><strong>La récolte 2023</strong>&nbsp;est à nouveau atypique : retard à la plantation lié à un printemps humide, puis rattrapage des rendements avec les pluies de l’été.</p>



<p>Le rendement moyen national de <strong>43,6 t/ha</strong> sera finalement dans la moyenne 5 ans.</p>



<p>Les surfaces 2023 en hausse (158 000 ha, + 2 %), tout proche du record de 2020, permettent une<strong> production</strong> de pommes de terre de conservation au niveau élevé de <strong>6,8 à 7,0 Mt</strong> <strong>(+ 13 à + 17 %).</strong></p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Campagne 2023/24 :  la forte demande maintient les prix élevés</h2>



<p>Selon l’UNPT, il n’y aura aucune pomme de terre en trop pour alimenter le marché français et européen jusqu’à la récolte 2024.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Le marché du frais</h3>



<p>Le <strong>marché intérieur français</strong> est relativement calme face à la forte demande à l’export.&nbsp; La hausse des prix d’achat des pommes de terre à la production (300 à 350 €/t) peut faire craindre une baisse de la consommation de pommes de terre fraiches par les ménages dans un contexte toujours inflationniste.<strong> </strong>&nbsp;</p>



<p><strong>Le marché à l’export</strong> est très dynamique, vers l’Europe du sud (Espagne, Italie) et de l’est (Hongrie, Roumanie). Sur les 6 premiers mois de la campagne 2023-24, les exportations de pommes de terre à l’état frais sont en hausse : <strong>+ 5 % en volume et + 17 % en valeur.</strong> Les prix du printemps 2024 sont rémunérateurs : 300 à 350 €/t en variété fritable, et entre 400 et 450 €/t pour le marché du frais.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Le marché de la transformation</h3>



<p><strong>Le marché</strong> français des pommes de terre destinées à la<strong> transformation industrielle est en croissance</strong>. Les tarifs des contrats signés début 2023 sont à nouveau en hausse, autour de 250 €/t. Les volumes transformés en France sont en hausse, aidés par la mise en service de l’usine Clarebout de Dunkerque. Pour la fin de campagne, les cotations sur le marché à terme sont stabilisées autour de 370&nbsp;€/t (échéances avril et juin 2024).</p>



<p>Globalement, <strong>les prix de vente</strong> des pommes de terre <strong>de la récolte 2023,</strong> tous marchés confondus, <strong>pourraient donc être supérieurs à ceux </strong>déjà bons <strong>de la récolte 2022.</strong> Les chiffres d’affaires par hectare élevés rassurent sur la pérennité de la filière, malgré la variabilité très forte des résultats entre les années.  </p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="754" height="497" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2024/04/Campagne-2023-24-la-forte-demande-maintient-les-prix-eleves.png?resize=754%2C497&#038;ssl=1" alt="Campagne 2023 24 la forte demande maintient les prix élevés" class="wp-image-4893" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2024/04/Campagne-2023-24-la-forte-demande-maintient-les-prix-eleves.png?w=754&amp;ssl=1 754w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2024/04/Campagne-2023-24-la-forte-demande-maintient-les-prix-eleves.png?resize=300%2C198&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 754px) 100vw, 754px" /></figure>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Le plant : un facteur limitant de la filière, et un enjeu majeur</h2>



<p>La faible revalorisation des prix d’achat des plants 2022 et la complexité du métier confronté au retrait de molécules phytosanitaires ont pu démotiver des producteurs. Résultat&nbsp;: une baisse de 15&nbsp;% des surfaces de plant en 2023, et près de 100&nbsp;000&nbsp;t de plant certifiés en moins pour 2024.</p>



<p><strong>L’implantation de la campagne 2024-25 se fait donc sous tension</strong>. Avec en particulier la tentation de couper les plants de gros calibre, et le risque associé puisque le plant perd alors sa certification.</p>



<p>L’enjeu de moyen terme pour la filière est bien de <strong>sécuriser l’approvisionnement en plant français</strong>.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">La Fécule : la réduction de production est engagée</h2>



<p>La production française de pommes de terre de fécule chute autour de<strong> 0,7 Mt en 2023 avec une nouvelle forte baisse </strong>des surfaces (-&nbsp;19&nbsp;%).</p>



<p>Face à la baisse des rendements 2022 et la hausse des charges, un <strong>soutien ponctuel à la filière fécule a été obtenu à l’été 2023&nbsp;</strong>: aide forfaitaire de 256&nbsp;€/ha&nbsp;de 2022 engagé en 2023 (enveloppe de 5 M€).</p>



<p>La <strong>fermeture de l’usine d’Haussimont</strong> après la récolte 2023 va renforcer la baisse de cette production qui sera concentrée sur l’unique site de Roquette, en Picardie. </p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Récolte 2024 : un rappel, en pommes de terre, l’année normale n’existe pas !</h2>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Le besoin de pommes de terre est bien là</h3>



<p>La demande des industriels est forte.&nbsp; Les surfaces implantées au printemps 2024 devraient augmenter&nbsp;; avec quelques éléments contraires. La difficulté d’approvisionnement en plants, et les conditions climatiques très humides retardent les plantations et menacent (à nouveau) le potentiel de rendement 2024.</p>



<h5 class="wp-block-heading">La récolte 2024 dépendra bien sûr de <strong>l’évolution climatique à venir.</strong></h5>



<p>Côté <strong>prix</strong>, les contrats engagés début 2024 par les industriels de la transformation sont <strong>assez proches de l’an passé</strong>. La hausse constatée est sensée couvrir la nette hausse du coût des plants.</p>



<p>Les prix des pommes de terre non contractualisées seront liés, bien sûr, à l’équilibre offre – demande.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">La réindustrialisation est en marche !</h3>



<p><strong>Plusieurs projets industriels</strong> significatifs sont en cours, et ils <strong>dynamisent les territoires</strong>. La création de nouvelles usines va enfin permettre à la France de créer davantage de valeur ajoutée sur son sol, plutôt que d’exporter ses pommes de terre en Belgique pour en importer des chips et frites surgelées.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Clarebout à Dunkerque</h3>



<p>Le groupe familial belge Clarebout Potatoes a construit sa première usine hors de Belgique, à <strong>Dunkerque </strong>(Nord). C’est un investissement de 140 M€, <a href="https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/nord-0/dunkerque/clarebout-potatoes-veut-s-implanter-dunkerquois-320-emplois-cle-1764507.html">avec 320 emplois à la clé</a>. L’usine&nbsp;est entrée en production en <strong>2023. </strong>Elle pourra produire 1&nbsp;200 tonnes de frites surgelées par jour.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Ecofrost à Péronne</h3>



<p>La PME familiale belge <strong>Ecofrost </strong>transforme déjà 500&nbsp;000&nbsp;t de pommes de terre en frites surgelées. Elle construit à <strong>Péronne</strong> (Somme) une usine de transformation pour 140 M€. Objectifs&nbsp;<strong>2026 </strong>: 200&nbsp;000&nbsp;t de pommes de terre traitées et 90 emplois&nbsp;; puis 400&nbsp;000&nbsp;t à l’horizon 2030. 50&nbsp;% du volume sera destiné au marché français, et le reste ira à l’export sur l’Europe.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Agristo à Escaudœuvres</h3>



<p>Le groupe agroalimentaire <a href="https://www.europe1.fr/dossiers/belgique">belge</a> <strong>Agristo,</strong> spécialisé dans la pomme de terre surgelée, a racheté à l’été 2023<a href="https://www.europe1.fr/economie/fermeture-dune-usine-du-sucrier-tereos-a-escaudoeuvres-ca-va-laisser-des-familles-sans-travail-4171243"> la sucrerie d<strong>&lsquo;Escaudœuvres</strong> (Nord), fermée en mars</a> par le groupe Téréos. Agristo prévoit un investissement de 350 M€ pour construire une usine neuve et y transformer à partir de<strong> 2027</strong> 500 000 t de pommes de terres par an en frites, röstis et autres galettes congelées. L’usine sera approvisionnée par 200 à 250 agriculteurs situés à moins de 150 km de l&rsquo;usine. 350 emplois seront créés.</p>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Les défis de la filière et les enjeux d’une recherche collective de solutions</h3>



<p>D’un côté, le <strong>réchauffement climatique</strong> rend la culture de la pomme de terre de plus en plus risquée, avec une baisse du potentiel de rendement. Et de l’autre, <strong>la demande en pommes de terre</strong> à l’export se renforce. L’UNPT souhaite donc relever le défi de <strong>développer la production en France. Objectif&nbsp;: +&nbsp;30&nbsp;000 ha</strong> en quelques années.</p>



<p>La réindustrialisation en route va y aider. Et pour les producteurs, l<strong>a nécessaire</strong> <strong>transition climatique</strong> devra satisfaire aux points suivants :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>avoir des semences saines ; </li>



<li>développer des variétés résistantes ; </li>



<li>trouver des solutions alternatives aux produits phytosanitaires ; </li>



<li>utiliser les technologies : outils d’aide à la décision, possibilités offertes par les NBT (New Breeding Technologies) ; </li>



<li>favoriser une agriculture de régénération des sols ; </li>



<li>construire un référentiel environnemental commun ; </li>



<li>rémunérer le travail et les risques pris ; </li>



<li><strong>accéder à la ressource eau</strong>. </li>
</ul>



<p>Ce seul thème peut être détaillé avec la stratégie des 7 « R » : </p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Résistance des plantes ; </li>



<li>Réserve utile du sol ; </li>



<li>Retenues d’eau et régulation hydraulique ; </li>



<li>Remplissage des nappes ; </li>



<li>Réduction des quantités d’eau ; </li>



<li>Réutilisation des eaux usées ;</li>



<li>Reconception des assolements.</li>
</ul>



<h5 class="wp-block-heading">Un programme ambitieux.</h5>



<p>Retrouvez notre veille économique sur les restructurations du marché des pommes de terre en PDF :</p>


<div class="_3d-flip-book  fb3d-fullscreen-mode full-size" data-id="4889" data-mode="fullscreen" data-title="false" data-template="short-white-book-view" data-lightbox="dark-shadow" data-urlparam="fb3d-page" data-page-n="0" data-pdf="" data-tax="null" data-thumbnail="" data-cols="3" data-book-template="default" data-trigger=""></div><script type="text/javascript">window.FB3D_CLIENT_DATA = window.FB3D_CLIENT_DATA || [];FB3D_CLIENT_DATA.push('eyJwb3N0cyI6eyI0ODg5Ijp7IklEIjo0ODg5LCJ0aXRsZSI6IlZlaWxsZSBcdTAwZTljb25vbWlxdWUgcG9tbWUgZGUgdGVycmUiLCJ0eXBlIjoicGRmIiwicmVhZHlfZnVuY3Rpb24iOiIiLCJib29rX3N0eWxlIjoiZmxhdCIsImJvb2tfdGVtcGxhdGUiOiJub25lIiwib3V0bGluZSI6W10sImRhdGEiOnsicG9zdF9JRCI6IjQ4OTAiLCJndWlkIjoiaHR0cHM6XC9cL25vcm1hbmRpZW1haW5lLmNlcmZyYW5jZS5mclwvbGF0ZWxpZXJcL3dwLWNvbnRlbnRcL3VwbG9hZHNcL3NpdGVzXC8yXC8yMDI0XC8wNFwvVkVJTExFX0VDT19NYXJjaGUtZGVzLXBvbW1lcy1kZS10ZXJyZV9BdnJpbC0yMDI0LnBkZiIsInBkZl9wYWdlcyI6IjQiLCJwYWdlc19jdXN0b21pemF0aW9uIjoibm9uZSJ9LCJ0aHVtYm5haWwiOnsiZGF0YSI6eyJwb3N0X0lEIjoiMCJ9LCJ0eXBlIjoiYXV0byJ9LCJwcm9wcyI6eyJiYWNrZ3JvdW5kQ29sb3IiOiJhdXRvIiwiYmFja2dyb3VuZEltYWdlIjoiYXV0byIsImJhY2tncm91bmRTdHlsZSI6ImF1dG8iLCJoaWdobGlnaHRMaW5rcyI6ImF1dG8iLCJsaWdodGluZyI6ImF1dG8iLCJjYWNoZWRQYWdlcyI6ImF1dG8iLCJyZW5kZXJJbmFjdGl2ZVBhZ2VzIjoiYXV0byIsInJlbmRlckluYWN0aXZlUGFnZXNPbk1vYmlsZSI6ImF1dG8iLCJyZW5kZXJXaGlsZUZsaXBwaW5nIjoiYXV0byIsInByZWxvYWRQYWdlcyI6ImF1dG8iLCJhdXRvUGxheUR1cmF0aW9uIjoiYXV0byIsInJ0bCI6ImF1dG8iLCJpbnRlcmFjdGl2ZUNvcm5lcnMiOiJhdXRvIiwibWF4RGVwdGgiOiJhdXRvIiwic2hlZXQiOnsic3RhcnRWZWxvY2l0eSI6ImF1dG8iLCJ3YXZlIjoiYXV0byIsInNoYXBlIjoiYXV0byIsIndpZHRoVGV4ZWxzIjoiYXV0byIsImNvbG9yIjoiYXV0byIsInNpZGUiOiJhdXRvIiwiY29ybmVyRGV2aWF0aW9uIjoiYXV0byIsImZsZXhpYmlsaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmxlQ29ybmVyIjoiYXV0byIsImJlbmRpbmciOiJhdXRvIiwiaGVpZ2h0VGV4ZWxzIjoiYXV0byJ9LCJjb3ZlciI6eyJ3YXZlIjoiYXV0byIsImNvbG9yIjoiYXV0byIsInNpZGUiOiJhdXRvIiwiYmluZGVyVGV4dHVyZSI6ImF1dG8iLCJkZXB0aCI6ImF1dG8iLCJwYWRkaW5nIjoiYXV0byIsInN0YXJ0VmVsb2NpdHkiOiJhdXRvIiwiZmxleGliaWxpdHkiOiJhdXRvIiwiZmxleGlibGVDb3JuZXIiOiJhdXRvIiwiYmVuZGluZyI6ImF1dG8iLCJ3aWR0aFRleGVscyI6ImF1dG8iLCJoZWlnaHRUZXhlbHMiOiJhdXRvIiwibWFzcyI6ImF1dG8iLCJzaGFwZSI6ImF1dG8ifSwicGFnZSI6eyJ3YXZlIjoiYXV0byIsImNvbG9yIjoiYXV0byIsInNpZGUiOiJhdXRvIiwiZGVwdGgiOiJhdXRvIiwic3RhcnRWZWxvY2l0eSI6ImF1dG8iLCJmbGV4aWJpbGl0eSI6ImF1dG8iLCJmbGV4aWJsZUNvcm5lciI6ImF1dG8iLCJiZW5kaW5nIjoiYXV0byIsIndpZHRoVGV4ZWxzIjoiYXV0byIsImhlaWdodFRleGVscyI6ImF1dG8iLCJtYXNzIjoiYXV0byIsInNoYXBlIjoiYXV0byJ9LCJoZWlnaHQiOiJhdXRvIiwid2lkdGgiOiJhdXRvIiwiZ3Jhdml0eSI6ImF1dG8iLCJwYWdlc0ZvclByZWRpY3RpbmciOiJhdXRvIn0sImNvbnRyb2xQcm9wcyI6eyJhY3Rpb25zIjp7ImNtZFRvYyI6eyJlbmFibGVkIjoiYXV0byIsImVuYWJsZWRJbk5hcnJvdyI6ImF1dG8iLCJhY3RpdmUiOiJhdXRvIiwiZGVmYXVsdFRhYiI6ImF1dG8ifSwiY21kQXV0b1BsYXkiOnsiZW5hYmxlZCI6ImF1dG8iLCJlbmFibGVkSW5OYXJyb3ciOiJhdXRvIiwiYWN0aXZlIjoiYXV0byJ9LCJjbWRTYXZlIjp7ImVuYWJsZWQiOiJhdXRvIiwiZW5hYmxlZEluTmFycm93IjoiYXV0byJ9LCJjbWRQcmludCI6eyJlbmFibGVkIjoiYXV0byIsImVuYWJsZWRJbk5hcnJvdyI6ImF1dG8ifSwiY21kU2luZ2xlUGFnZSI6eyJlbmFibGVkIjoiYXV0byIsImVuYWJsZWRJbk5hcnJvdyI6ImF1dG8iLCJhY3RpdmUiOiJhdXRvIiwiYWN0aXZlRm9yTW9iaWxlIjoiYXV0byJ9LCJ3aWRUb29sYmFyIjp7ImVuYWJsZWQiOiJhdXRvIiwiZW5hYmxlZEluTmFycm93IjoiYXV0byJ9fX0sImF1dG9UaHVtYm5haWwiOiJodHRwczpcL1wvbm9ybWFuZGllbWFpbmUuY2VyZnJhbmNlLmZyXC9sYXRlbGllclwvd3AtY29udGVudFwvdXBsb2Fkc1wvc2l0ZXNcLzJcLzNkLWZsaXAtYm9va1wvYXV0by10aHVtYm5haWxzXC80ODg5LnBuZyIsInBvc3RfbmFtZSI6InZlaWxsZS1lY29ub21pcXVlLXBvbW1lLWRlLXRlcnJlIiwicG9zdF90eXBlIjoiM2QtZmxpcC1ib29rIn19LCJwYWdlcyI6W10sImZpcnN0UGFnZXMiOltdfQ==');window.FB3D_CLIENT_LOCALE && FB3D_CLIENT_LOCALE.render && FB3D_CLIENT_LOCALE.render();</script>



<p></p>



<p>Retrouvez en ligne, toutes nos <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier?s=Pomme+de+terre">publications sur le thème des pommes de terre :</a> restructurations, marchés, récoltes, etc. </p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/pommes-de-terre-restructurations-en-cours/">Pommes de terre restructurations en cours</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier">L&#039;Atelier des études économiques</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">4891</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Récolte 2022 céréales et grandes cultures</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/observatoire-cereales-grandes-cultures-recolte-2022/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lola]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Jun 2023 10:25:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Grandes cultures]]></category>
		<category><![CDATA[Observatoires]]></category>
		<category><![CDATA[Production végétale]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/?p=4200</guid>

					<description><![CDATA[<p>Bilan de la récolte 2022 pour les céréales et les grandes cultures</p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/observatoire-cereales-grandes-cultures-recolte-2022/">Récolte 2022 céréales et grandes cultures</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier">L&#039;Atelier des études économiques</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Observatoire céréales et grandes cultures récolte 2022</h1>



<p class="has-medium-font-size">Découvrez notre observatoire spécialisé sur les céréales et les grandes cultures concernant la récolte 2022.</p>



<p class="has-text-align-right has-small-font-size"><em>Mise à jour le 04 juillet 2023</em>.</p>



<p>La campagne 2022-2023 restera en tout point historique, avec une conjonction de facteurs qui a provoqué une flambée des cours et des charges totalement inédite. Au final, les résultats atteignent des niveaux historiquement élevés. En revanche, la campagne qui suit présente un contexte moins favorable qui pourrait aboutir à un effet ciseau sur le résultat. Plus que jamais, gérer aujourd’hui une exploitation céréalière doit se faire en tenant compte de ce contexte particulièrement instable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Structure des exploitations&nbsp;: moins de blé, plus de lin et d’orge</h2>



<figure class="wp-block-table is-style-regular"><table class="has-ast-global-color-5-color has-ast-global-color-7-background-color has-text-color has-background"><thead><tr><th class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Échantillon</strong><br><strong>Cerfrance Normandie Maine</strong></th><th class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Céréales</strong><br><strong>(628 exploitations)</strong></th><th class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Cultures industrielles</strong><br><strong>(272 exploitations)</strong></th><th class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Cultures + bovins</strong> <br><strong>(506 exploitations)</strong></th></tr></thead><tbody><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Main d’œuvre totale (UTH*)</strong> <br>Dont familiale</td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>1,35</strong> <br>1,19</td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>1,87</strong> <br>1,25</td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>1,84</strong> <br>1,48</td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>SAU** (ha)</strong> <br>Cultures de vente (ha&nbsp;; % SAU) <br>SFP*** (ha)</td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>136</strong> <br>121 (89 %) <br>13</td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>153</strong> <br>134 (87 %) <br>18</td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>148</strong> <br>83 (56 %) <br>65</td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Cultures dominantes</strong> <br>(% de la surface de vente)</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">Blé tendre (43 %) <br>Colza (20 %) <br>Orge (17 %) <br>Maïs grain (6 %) <br>Lin (3 %)</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">Blé tendre (43 %) <br>Lin (14 %) <br>Colza (13 %) <br>Betteraves suc. (8 %) <br>Pommes de terre (6 %)</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">Blé tendre (51 %) <br>Colza (15 %) <br>Orge (14 %) <br>Lin (5 %) <br>Maïs grain (4 %)</td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center">Nbre UGB**** <br>Lait vendu / exploitation</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">7 <br>&#8211;</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">20 <br>&#8211;</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">107 <br>200 500 litres</td></tr></tbody></table><figcaption class="wp-element-caption"><em>*UTH&nbsp;: unité de travail humain&nbsp;</em><br><em>**SAU&nbsp;: surface agricole utile</em><br><em>***SFP&nbsp;: surface fourragère principale</em><br><em>****UGB&nbsp;: unité gros bétail</em></figcaption></figure>



<p>La SAU progresse de 1,6 % en un an, tous systèmes confondus, avec une hausse plus forte sur les systèmes cultures industrielles (+ 2,1 %).</p>



<p>Les systèmes céréales représentent plus de la moitié des exploitations de cultures de cet échantillon. La sole de blé est en recul de 3 points sur cette campagne, au profit du colza et de l’orge pour les systèmes céréales et au profit du lin et de l’orge pour les deux autres systèmes.</p>



<p>La dynamique de la culture de lin sur le territoire normand se retrouve donc dans la hausse de près de 3 points dans la sole des systèmes cultures industrielles, où elle représente 14 % des surfaces de vente. Rappelons que la récolte 2021 avait connu une forte baisse des surfaces en lin, comme l’avait souhaité la filière.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Flambée historique des prix de vente</h2>



<figure class="wp-block-table aligncenter"><table class="has-luminous-vivid-amber-background-color has-background"><thead><tr><th><strong>Prix tous systèmes</strong> <br><strong>En € / t</strong></th><th><strong>2021</strong></th><th><strong>2022</strong></th><th><strong>Evolution</strong></th></tr></thead><tbody><tr><td>Prix blé</td><td>195</td><td>265</td><td><em>+ 36 %</em></td></tr><tr><td>Prix colza</td><td>511</td><td>605</td><td><em>+ 18 %</em></td></tr><tr><td>Prix orge</td><td>186</td><td>254</td><td><em>+ 36 %</em></td></tr><tr><td>Prix betterave</td><td>24</td><td>37</td><td><em>+ 54 %</em></td></tr><tr><td>Prix maïs grain</td><td>181</td><td>254</td><td><em>+ 40 %</em></td></tr></tbody></table><figcaption class="wp-element-caption">Prix tous systèmes en euros par tonne</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-table aligncenter"><table class="has-luminous-vivid-amber-background-color has-background"><thead><tr><th><strong>Prix 2022</strong> <strong>par système</strong><br><strong>En € / t</strong></th><th><strong>Céréales</strong></th><th><strong><strong>Cultures indust</strong>rielles</strong></th><th><strong>Cultures + bovins</strong></th></tr></thead><tbody><tr><td>Prix blé</td><td>270</td><td>264</td><td>257</td></tr><tr><td>Prix colza</td><td>613</td><td>595</td><td>590</td></tr><tr><td>Prix orge</td><td>256</td><td>252</td><td>248</td></tr><tr><td>Prix betterave</td><td>34</td><td>37</td><td>35</td></tr><tr><td>Prix maïs gr.</td><td>261</td><td>231</td><td>233</td></tr></tbody></table><figcaption class="wp-element-caption">Prix 2022 par système en euros par tonne</figcaption></figure>



<p>Après une campagne 2021-2022 qui avait connu une conjoncture de prix favorable, la situation s’est emballée sur la campagne suivante&nbsp;: la hausse des prix est de 18 % pour le colza jusqu’à 54 % pour les betteraves. Les prix atteignent des niveaux records et sont très supérieurs à la moyenne des cinq campagnes précédentes (+ 52 % pour le colza à + 64 % pour l’orge).&nbsp;&nbsp; Les systèmes céréales se distinguent par une valorisation sensiblement supérieure aux autres. Le prix de la fibre de lin devrait aussi battre des records sur cette campagne.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des rendements&nbsp;en hausse sur les principales cultures</h2>



<figure class="wp-block-table aligncenter"><table class="has-luminous-vivid-amber-background-color has-background"><thead><tr><th></th><th>2021</th><th>2022</th><th>Evolution</th></tr></thead><tbody><tr><td>Blé</td><td>6,3</td><td>8,4</td><td>+ 32 %</td></tr><tr><td>Colza</td><td>3,0</td><td>3,9</td><td>+ 28 %</td></tr><tr><td>Orge</td><td>7,6</td><td>8,7</td><td>+ 14 %</td></tr><tr><td>Betteraves sucrières Maïs grain</td><td>88,8 6,9</td><td>83,0 6,7</td><td>&#8211; 7 % &#8211; 4 %</td></tr><tr><td>Pois</td><td>2,6</td><td>3,6</td><td>+ 41 %</td></tr></tbody></table><figcaption class="wp-element-caption">Rendement tous systèmes en tonnes</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-table aligncenter"><table class="has-luminous-vivid-amber-background-color has-background"><thead><tr><th></th><th><strong>Céréales</strong></th><th><strong>Cultures indust.</strong></th><th class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Cultures + bovins</strong></th></tr></thead><tbody><tr><td>Blé</td><td>7,9</td><td>9,5</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">8,3</td></tr><tr><td>Colza</td><td>3,8</td><td>4,4</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">3,9</td></tr><tr><td>Orge</td><td>8,9</td><td>9,0</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">8,1</td></tr><tr><td>Betteraves sucrières Maïs grain</td><td>79,3 6,6</td><td>85,6 6,3</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">74,0 7,0</td></tr><tr><td>Pois</td><td>3,6</td><td>4,2</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">3,6</td></tr></tbody></table><figcaption class="wp-element-caption">Rendement 2022 en t / ha</figcaption></figure>



<p>Les rendements des principales cultures sont en hausse. C’est très marqué en blé, colza et pois. Par rapport à la moyenne cinq ans, la hausse est surtout marquée pour le colza et l’orge.</p>



<p>Les rendements en lin devraient être proches de la campagne précédente, avec des rendements de fibres longues compris entre 1,0 et 1,3 t/ha.&nbsp; En revanche, les rendements en betteraves et en maïs grain reculent en raison de la sécheresse. Les systèmes cultures industrielles se distinguent par des rendements globalement plus élevés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Hausse historique des intrants, très marquée en engrais et carburants</h2>



<figure class="wp-block-table aligncenter"><table><thead><tr><th></th><th>2021</th><th>2022</th><th>Evolution</th></tr></thead><tbody><tr><td>Engrais / ha</td><td>171</td><td>273</td><td><em>+ 60 %</em></td></tr><tr><td>Semence / ha</td><td>103</td><td>113</td><td><em>+ 10 %</em></td></tr><tr><td>Phyto/ha</td><td>164</td><td>188</td><td><em>+ 15 %</em></td></tr><tr><td>Carburant / ha</td><td>78</td><td>115</td><td><em>+ 47 %</em></td></tr></tbody><tfoot><tr><td><strong>TOTAL intrants</strong></td><td><strong>516</strong></td><td><strong>689</strong></td><td><strong><em>+ 34 %</em></strong></td></tr></tfoot></table><figcaption class="wp-element-caption">Éléments conjoncturels (en euros)</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-table aligncenter"><table><thead><tr><th></th><th><strong>Céréales</strong></th><th><strong>Cultures industrielles</strong></th><th><strong>Cultures + bovins</strong></th></tr></thead><tbody><tr><td>Engrais / ha</td><td>285 (+ 64%)</td><td>315 (+ 64 %)</td><td>219 (+ 47 %)</td></tr><tr><td>Semence / ha</td><td>85 (+ 15 %)</td><td>198 (+ 6 %)</td><td>90 (+ 9 %)</td></tr><tr><td>Phyto/ha</td><td>194 (+ 16 %)</td><td>241 (+ 13 %)</td><td>134 (+ 15 %)</td></tr><tr><td>Carburant / ha</td><td>97 (+ 53 %)</td><td>114 (+ 45 %)</td><td>146 (+ 52 %)</td></tr></tbody><tfoot><tr><td><strong>TOTAL intrants</strong></td><td><strong>662 (+38 %)</strong></td><td><strong>868 (+ 29 %)</strong></td><td><strong>590 (+ 32 %)</strong></td></tr></tfoot></table><figcaption class="wp-element-caption">Campagne 2022 (évolution N/N-1)</figcaption></figure>



<p>Aucun poste d’intrants n’échappe à la hausse mais cette dernière est particulièrement forte en engrais (+&nbsp;60&nbsp;%) et en carburants (+&nbsp;47&nbsp;%). Pour autant, la hausse constatée sur les semences et produits phytosanitaires est aussi historiquement élevée à +&nbsp;10&nbsp;% et +&nbsp;15&nbsp;%.</p>



<p>Au total, la hausse des intrants représente 34 %. Au maximum elle avait été de 6 % sur les dix dernières années.</p>



<p>Les systèmes céréales connaissent la plus forte hausse.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une hausse des charges de structure…. également historique&nbsp;!</strong></h2>



<figure class="wp-block-table"><table><thead><tr><th class="has-text-align-left" data-align="left"></th><th><strong>Tous systèmes</strong></th><th><strong>Céréales</strong></th><th><strong>Cultures industrielles</strong></th><th><strong>Cultures + bovins</strong></th></tr></thead><tbody><tr><td class="has-text-align-left" data-align="left">Personnel</td><td>163 (+ 20 %)</td><td>126 (+ 36 %)</td><td>234 (+ 6 %)</td><td>168 (+ 19 %)</td></tr><tr><td class="has-text-align-left" data-align="left"><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; dont charges sociales exploitants</em></td><td>    <em>92 (+ 31 %)</em></td><td>    <em>86 (+ 50 %)</em></td><td>    <em>99 (+ 12 %)</em></td><td>   <em>96 (+ 26 %)</em></td></tr><tr><td class="has-text-align-left" data-align="left">Mécanisation (sans travaux tiers)</td><td>441 (+ 13 %)</td><td>388 (+ 14 %)</td><td>476 (+ 9 %)</td><td>503 (+ 16 %)</td></tr><tr><td class="has-text-align-left" data-align="left">Foncier et bâtiment</td><td>244 (+ 5 %)</td><td>209 (+ 7 %)</td><td>321 (+ 5 %)</td><td>239 (+ 4 %)</td></tr><tr><td class="has-text-align-left" data-align="left">Autres frais divers</td><td>176 (+ 4 %)</td><td>155 (+ 10 %)</td><td>213 (- 1 %)</td><td>180 (+ 2 %)</td></tr><tr><td class="has-text-align-left" data-align="left">Charges financières</td><td>33 (+ 3 %)</td><td>26 (+ 7 %)</td><td>35 (+ 4 %)</td><td>42 (- 3 %)</td></tr></tbody><tfoot><tr><td class="has-text-align-left" data-align="left"><strong>Total charges de structure</strong></td><td><strong>1 057 (+ 10 %)</strong></td><td><strong>903 (+ 14 %)</strong></td><td><strong>1&nbsp;280 (+ 6 %)</strong></td><td><strong>1 131 (+ 11 %)</strong></td></tr></tfoot></table><figcaption class="wp-element-caption">Récolte 2022&nbsp; en € / ha</figcaption></figure>



<p>L’évolution des charges de structure est également historique&nbsp;: elle atteint + 10 %. Cela met fin à quatre campagnes consécutives de variations très faibles (de &#8211;&nbsp;2 à + 1 %).</p>



<p>Les charges de personnel connaissent la plus forte variation avec une hausse des charges sociales exploitants de plus de 30 %.</p>



<p>Les systèmes céréales présentent la plus forte hausse mais restent sur un niveau global sensiblement plus faible que les deux autres systèmes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Malgré la forte hausse des charges, le résultat s’envole</h2>



<figure class="wp-block-table aligncenter"><table><tbody><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"></td><td class="has-text-align-center" data-align="center" colspan="2"><strong>Tous systèmes</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>&nbsp;</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center" colspan="2"><strong>Céréales</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center" colspan="2"><strong>Cultures industrielles</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center" colspan="2"><strong>Cultures + bovins</strong></td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>2021</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>2022</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>&nbsp;</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>2021</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>2022</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>2021</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>2022</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>2021</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>2022</strong></td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>PRODUIT</strong> <strong>&nbsp;</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>317 300</strong> <strong>&nbsp;</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>447 000</strong> <br><strong>(+ 41 %)</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>&nbsp;</strong> <strong>&nbsp;</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>263 300</strong> <strong>&nbsp;</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>418 600</strong> <br><strong>(+ 59 %)</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>411 200</strong> <strong>&nbsp;</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>535 300</strong> <br><strong>(+ 30 %)</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>341 200</strong> <strong>&nbsp;</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>429 300</strong> <br><strong>(+ 26 %)</strong></td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>% Produit céréales</em><em></em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>41 %</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>48 %</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>&nbsp;</em> <em>&nbsp;</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>55 %</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>66 %</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>33 %</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>35 %</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>28 %</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>31 %</em></td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>% Produit cultures industrielles</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>27 %</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>25 %</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>&nbsp;</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>22 %</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>19 %</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>48 %</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>49 %</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>13 %</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>14 %</em></td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>% Produit activités bovines</em><em></em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>14 %</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>13 %</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>&nbsp;</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>3 %</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>2 %</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>4 %</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>4 %</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>41 %</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>40 %</em></td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>% Aides compensatrices</em><em></em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>11 %</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>8 %</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>&nbsp;</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>12 %</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>8 %</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>9 %</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>7 %</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>11 %</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>9 %</em></td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Marge brute globale</strong><strong></strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>&nbsp;</strong> <strong>203 400</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>&nbsp;</strong> <strong>307 000</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>&nbsp;</strong> <strong>&nbsp;</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>174 400</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>305 500</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>262 900</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>354 500</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>209 100</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>272 300</strong></td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>EBE</strong><strong></strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>&nbsp; 111 200</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>&nbsp;</strong> <strong>199 300</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>&nbsp;</strong> <strong>&nbsp;</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>103 500</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>219 300</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>133 400</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>209 800</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>107 600</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>155 000</strong></td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>EBE/Produit</em><em></em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>35 %</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>45 %</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>&nbsp;</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>39 %</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>52 %</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>32 %</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>39 %</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>32 %</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>36 %</em></td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>Amortissements</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>41 700</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>42 900</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center">&nbsp;</td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>34 300</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>35 300</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>51 900</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>53 400</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>47 100</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>48 400</em></td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>Frais financiers</em><em></em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center">&nbsp;<em> 4 500</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center">&nbsp; <em>4 700</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center">&nbsp; &nbsp;</td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>3 200</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>3 500</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>5 100</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>5 400</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>6 200</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>6 100</em></td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Résultat courant</strong><strong></strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>66 200</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>154 000</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>&nbsp;</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>67 400</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>182 600</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>77 400</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>154 800</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>55 300</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>101 900</strong></td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Résultat courant / UTAF</strong><strong></strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>&nbsp;</strong> <strong>51 500</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>&nbsp;</strong> <strong>120 000</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>&nbsp;</strong> <strong>&nbsp;</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>56 500</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>153 200</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>62 000</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>123 700</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>37 100</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>68 900</strong></td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Revenu disponible / UTAF</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>56 200</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>121 000</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>&nbsp;</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>63 500</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>155 100</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>67 300</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>124 600</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>&nbsp;38 300</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>69 000</strong></td></tr></tbody></table><figcaption class="wp-element-caption">Récoltes 2021 et 2022 (en euros)</figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading">En quelques mots la récolte 2022 des céréales et grandes cultures</h3>



<p>L’effet cumulé de la hausse généralisée des prix et de la progression des rendements des principales cultures a pour conséquence une hausse conséquente du produit, de 41&nbsp;% en moyenne. Elle est plus prononcée sur les systèmes céréales, en cohérence avec la flambée des prix des céréales.</p>



<p>La rentabilité économique des trois systèmes progresse de dix points, avec une moyenne à 45 % d’EBE/produit, malgré la forte hausse des charges qui n’a que partiellement érodé la flambée du produit. La rentabilité économique des systèmes céréales dépasse largement celle des cultures industrielles et atteint un niveau moyen record de 52 %.</p>



<p>Le revenu disponible par UTAF fait plus que doubler globalement et est même multiplié par 2,5 pour les systèmes céréales.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Forte baisse de l’endettement et fonds de roulement record </h2>



<figure class="wp-block-table"><table><thead><tr><th class="has-text-align-center" data-align="center"></th><th class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Tous systèmes</strong></th><th></th><th class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Céréales</strong></th><th class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Cultures industrielles</strong></th><th class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Cultures + bovins</strong></th></tr></thead><tbody><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center">Capital d&rsquo;exploitation*</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">705 100 (+ 21 %)</td><td>&nbsp;</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">607 600 (+ 41 %)</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">892 700 (+ 18 %)</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">734 400 (+ 15 %)</td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Capital d&rsquo;exploit. / UTAF</strong><strong></strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>548 600</strong></td><td><strong>&nbsp;</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>509 700</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>713 100</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>496 300</strong></td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center">Capitaux propres</td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>&nbsp;</strong> 414 700 (+ 43 %)</td><td>&nbsp;</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">404 200 (+ 67 %)</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">477 400 (+ 24 %)</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">384 300 (+ 26 %)</td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Capitaux propres / UTAF</strong><strong></strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>322 700</strong></td><td><strong>&nbsp;</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>329 100</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>381 400</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>259 700</strong></td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center">Encours LMT</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">198 600 (+ 4 %)</td><td>&nbsp;</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">151 600 (+ 3 %)</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">245 100 (+ 8 %)</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">247 400 (+ 3 %)</td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>Annuités LMT</em> <br><em>Annuités LMT / ha</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>44 900 (+ 8 %)</em> <br><em>302 €/ha</em></td><td><em>&nbsp;</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>34 200 (+ 22 %)</em> <br><em>251 €/ha</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>51 200 (- 3 %)</em> <br><em>334 €/ha</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>52 100 (+ 4 %)</em> <br><em>352 €/ha</em></td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center">Dettes CT</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">137 800 (+ 12 %)</td><td>&nbsp;</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">100 800 (+ 15 %)</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">213 800 (+ 14 %)</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">147 800 (+ 9 %)</td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center">Taux d&rsquo;endettement</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">45 %</td><td>&nbsp;</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">38 %</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">49 %</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">51 %</td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>(Variation)</em> &nbsp;</td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>&#8211; 7 points</em> <em>&nbsp;</em></td><td><em>&nbsp;</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>&#8211; 11 points</em> <em>&nbsp;</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>&#8211; 3 points</em> <em>&nbsp;</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>&#8211; 5 points</em> &nbsp;</td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Fonds de roulement / ha</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>&nbsp;</strong> <strong>2 060 (+ 65 %)</strong><strong></strong></td><td>&nbsp;</td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>2 360 (+ 91 %)</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>2 300 (+ 36 %)</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>1 230 (+ 48 %)</strong></td></tr></tbody></table><figcaption class="wp-element-caption">&nbsp;Récolte 2022 (en euros) / <em>* Capital d’exploitation = actif hors foncier</em></figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading">En quelques mots la récolte 2022 des céréales et grandes cultures</h3>



<p>La hausse des résultats se traduit dans le bilan par une progression des capitaux propres très significative, en particulier pour les systèmes céréales.</p>



<p>Pour la deuxième année consécutive, le taux d’endettement recule&nbsp;: la baisse de sept points en moyenne fait suite à une baisse de 4 points l’an passé et se trouve à un niveau historiquement bas&nbsp;: il est en recul de 16&nbsp;% par rapport à la moyenne des cinq années précédentes. La baisse est même de onze points pour les systèmes céréales, dont le taux d’endettement passe en dessous des 40 %.</p>



<p>Le fonds de roulement par hectare fait un bond de 65&nbsp;% et atteint un niveau record. Par rapport au point bas de 2017, il a plus que doublé, soit une hausse de 1&nbsp;100&nbsp;€/ha. Ce fonds de roulement permet de couvrir dix mois de charges (charges opérationnelles et charges de structure).</p>



<h2 class="wp-block-heading">En synthèse&nbsp;: la récolte 2022 pour les céréales et les grandes cultures est l’année de tous les superlatifs</h2>



<p>En dehors des rendements qui sont d’un niveau correct, sans être exceptionnel, on ne manque pas de superlatifs pour qualifier cette campagne&nbsp;: produit record, hausse généralisée et historique des charges et, au final, résultat exceptionnel.</p>



<p>La situation financière des trois systèmes étudiés se renforce de façon très significative, en particulier pour les systèmes céréales<strong>. </strong>C’est une bonne nouvelle, pour armer ces systèmes face aux fortes incertitudes sur la campagne en cours…</p>



<h2 class="wp-block-heading">Éléments de conjoncture et perspectives de récolte 2023</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Des fondamentaux plutôt bons</h3>



<p>Globalement, les disponibilités mondiales sont bonnes et les perspectives de récolte 2023/2024 sont d’un niveau satisfaisant. Les conditions climatiques restent correctes dans l’hémisphère nord malgré l’incidence de la sécheresse en Espagne, au Portugal et dans certaines régions des États-Unis.</p>



<p>Mais l’évolution des conditions climatiques est à surveiller de près, en particulier par rapport au phénomène El Niño qui pourrait provoquer une forte montée des températures dans certaines zones du monde sur la prochaine campagne.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un contexte géopolitique qui reste incertain</h3>



<p>Si le conflit en Ukraine semble moins impacter les marchés au quotidien, cela reste un facteur d’incertitude fort. La question du prolongement de l’accord sur le corridor maritime se pose de nouveau à l’approche de chaque échéance. La prochaine est fixée au 17 juillet prochain.</p>



<p>Par ailleurs, la Russie détient une part importante des stocks de blé mondiaux et peut donc influencer les marchés de façon significative par ses décisions stratégiques, en fonction de l’évolution du conflit.</p>



<p>De plus, même si le corridor maritime est maintenu, les perspectives d’exportation de l’Ukraine sur la prochaine campagne baissent fortement.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les politiques monétaires fragilisent la croissance mondiale</h3>



<p>La croissance mondiale devrait être moins forte en 2023 par rapport à l’an passé. Le contexte d’inflation et les politiques monétaires mises en place pour l’endiguer fragilisent particulièrement les pays en voie de développement, dont le coût de la dette devrait augmenter. Leurs capacités d’importation pourraient ainsi être affectées.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Inflation des coûts de production et baisse des cours&nbsp;: l’effet ciseau menace</h3>



<p>Le contexte de prix a bien changé depuis plusieurs mois, avec un tassement généralisé des cours depuis l’automne 2022. Si certains postes de charges, en particulier celui des engrais, ont également reculé, la crainte d’un effet ciseau sur la récolte 2023 est réelle. Face à cette situation, la connaissance de ses prix de revient reste indispensable, afin de sécuriser ses ventes au maximum.</p>



<p>Ci dessous, la possibilité de lire et télécharger au format PDF notre observatoire spécialisée sur les céréales et les grandes cultures concernant la récolte 2022.</p>


<div class="_3d-flip-book  fb3d-fullscreen-mode full-size" data-id="4198" data-mode="fullscreen" data-title="false" data-template="short-white-book-view" data-lightbox="dark-shadow" data-urlparam="fb3d-page" data-page-n="0" data-pdf="" data-tax="null" data-thumbnail="" data-cols="3" data-book-template="default" data-trigger=""></div><script type="text/javascript">window.FB3D_CLIENT_DATA = window.FB3D_CLIENT_DATA || [];FB3D_CLIENT_DATA.push('eyJwb3N0cyI6eyI0MTk4Ijp7IklEIjo0MTk4LCJ0aXRsZSI6Ik9ic2VydmF0b2lyZSBjXHUwMGU5clx1MDBlOWFsZXMgZXQgZ3JhbmRlcyBjdWx0dXJlc19KdWluIDIwMjMiLCJ0eXBlIjoicGRmIiwicmVhZHlfZnVuY3Rpb24iOiIiLCJib29rX3N0eWxlIjoiZmxhdCIsImJvb2tfdGVtcGxhdGUiOiJub25lIiwib3V0bGluZSI6W10sImRhdGEiOnsicG9zdF9JRCI6IjQyMzEiLCJndWlkIjoiaHR0cHM6XC9cL25vcm1hbmRpZW1haW5lLmNlcmZyYW5jZS5mclwvbGF0ZWxpZXJcL3dwLWNvbnRlbnRcL3VwbG9hZHNcL3NpdGVzXC8yXC8yMDIzXC8wNlwvT2JzZXJ2YXRvaXJlLWNlcmVhbGVzLWV0LWdyYW5kZXMtY3VsdHVyZXNfSnVpbi0yMDIzLTEucGRmIiwicGRmX3BhZ2VzIjoiNCIsInBhZ2VzX2N1c3RvbWl6YXRpb24iOiJub25lIn0sInRodW1ibmFpbCI6eyJkYXRhIjp7InBvc3RfSUQiOiIwIn0sInR5cGUiOiJhdXRvIn0sInByb3BzIjp7ImJhY2tncm91bmRDb2xvciI6ImF1dG8iLCJiYWNrZ3JvdW5kSW1hZ2UiOiJhdXRvIiwiYmFja2dyb3VuZFN0eWxlIjoiYXV0byIsImhpZ2hsaWdodExpbmtzIjoiYXV0byIsImxpZ2h0aW5nIjoiYXV0byIsImNhY2hlZFBhZ2VzIjoiYXV0byIsInJlbmRlckluYWN0aXZlUGFnZXMiOiJhdXRvIiwicmVuZGVySW5hY3RpdmVQYWdlc09uTW9iaWxlIjoiYXV0byIsInJlbmRlcldoaWxlRmxpcHBpbmciOiJhdXRvIiwicHJlbG9hZFBhZ2VzIjoiYXV0byIsImF1dG9QbGF5RHVyYXRpb24iOiJhdXRvIiwicnRsIjoiYXV0byIsImludGVyYWN0aXZlQ29ybmVycyI6ImF1dG8iLCJtYXhEZXB0aCI6ImF1dG8iLCJzaGVldCI6eyJzdGFydFZlbG9jaXR5IjoiYXV0byIsIndhdmUiOiJhdXRvIiwic2hhcGUiOiJhdXRvIiwid2lkdGhUZXhlbHMiOiJhdXRvIiwiY29sb3IiOiJhdXRvIiwic2lkZSI6ImF1dG8iLCJjb3JuZXJEZXZpYXRpb24iOiJhdXRvIiwiZmxleGliaWxpdHkiOiJhdXRvIiwiZmxleGlibGVDb3JuZXIiOiJhdXRvIiwiYmVuZGluZyI6ImF1dG8iLCJoZWlnaHRUZXhlbHMiOiJhdXRvIn0sImNvdmVyIjp7IndhdmUiOiJhdXRvIiwiY29sb3IiOiJhdXRvIiwic2lkZSI6ImF1dG8iLCJiaW5kZXJUZXh0dXJlIjoiYXV0byIsImRlcHRoIjoiYXV0byIsInBhZGRpbmciOiJhdXRvIiwic3RhcnRWZWxvY2l0eSI6ImF1dG8iLCJmbGV4aWJpbGl0eSI6ImF1dG8iLCJmbGV4aWJsZUNvcm5lciI6ImF1dG8iLCJiZW5kaW5nIjoiYXV0byIsIndpZHRoVGV4ZWxzIjoiYXV0byIsImhlaWdodFRleGVscyI6ImF1dG8iLCJtYXNzIjoiYXV0byIsInNoYXBlIjoiYXV0byJ9LCJwYWdlIjp7IndhdmUiOiJhdXRvIiwiY29sb3IiOiJhdXRvIiwic2lkZSI6ImF1dG8iLCJkZXB0aCI6ImF1dG8iLCJzdGFydFZlbG9jaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmlsaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmxlQ29ybmVyIjoiYXV0byIsImJlbmRpbmciOiJhdXRvIiwid2lkdGhUZXhlbHMiOiJhdXRvIiwiaGVpZ2h0VGV4ZWxzIjoiYXV0byIsIm1hc3MiOiJhdXRvIiwic2hhcGUiOiJhdXRvIn0sImhlaWdodCI6ImF1dG8iLCJ3aWR0aCI6ImF1dG8iLCJncmF2aXR5IjoiYXV0byIsInBhZ2VzRm9yUHJlZGljdGluZyI6ImF1dG8ifSwiY29udHJvbFByb3BzIjp7ImFjdGlvbnMiOnsiY21kVG9jIjp7ImVuYWJsZWQiOiJhdXRvIiwiZW5hYmxlZEluTmFycm93IjoiYXV0byIsImFjdGl2ZSI6ImF1dG8iLCJkZWZhdWx0VGFiIjoiYXV0byJ9LCJjbWRBdXRvUGxheSI6eyJlbmFibGVkIjoiYXV0byIsImVuYWJsZWRJbk5hcnJvdyI6ImF1dG8iLCJhY3RpdmUiOiJhdXRvIn0sImNtZFNhdmUiOnsiZW5hYmxlZCI6ImF1dG8iLCJlbmFibGVkSW5OYXJyb3ciOiJhdXRvIn0sImNtZFByaW50Ijp7ImVuYWJsZWQiOiJhdXRvIiwiZW5hYmxlZEluTmFycm93IjoiYXV0byJ9LCJjbWRTaW5nbGVQYWdlIjp7ImVuYWJsZWQiOiJhdXRvIiwiZW5hYmxlZEluTmFycm93IjoiYXV0byIsImFjdGl2ZSI6ImF1dG8iLCJhY3RpdmVGb3JNb2JpbGUiOiJhdXRvIn0sIndpZFRvb2xiYXIiOnsiZW5hYmxlZCI6ImF1dG8iLCJlbmFibGVkSW5OYXJyb3ciOiJhdXRvIn19fSwiYXV0b1RodW1ibmFpbCI6Imh0dHBzOlwvXC9ub3JtYW5kaWVtYWluZS5jZXJmcmFuY2UuZnJcL2xhdGVsaWVyXC93cC1jb250ZW50XC91cGxvYWRzXC9zaXRlc1wvMlwvM2QtZmxpcC1ib29rXC9hdXRvLXRodW1ibmFpbHNcLzQxOTgucG5nIiwicG9zdF9uYW1lIjoiY2VyZWFsZXMtZXQtZ3JhbmRlcy1jdWx0dXJlcy1qdWluLTIwMjMiLCJwb3N0X3R5cGUiOiIzZC1mbGlwLWJvb2sifX0sInBhZ2VzIjpbXSwiZmlyc3RQYWdlcyI6W119');window.FB3D_CLIENT_LOCALE && FB3D_CLIENT_LOCALE.render && FB3D_CLIENT_LOCALE.render();</script>



<p>Vous pouvez aussi retrouver les <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/category/agriculture/production-vegetale/observatoires-production-vegetale-agriculture/grandes-cultures-observatoires-production-vegetale-agriculture/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">anciens observatoires sur les céréales et les grandes cultures des récoltes précédentes</a> sur notre site internet.</p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/observatoire-cereales-grandes-cultures-recolte-2022/">Récolte 2022 céréales et grandes cultures</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier">L&#039;Atelier des études économiques</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">4200</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Restructuration des filières pommes de terre</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/restructuration-des-filieres-pommes-de-terre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lola]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Jun 2023 11:09:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Conjoncture]]></category>
		<category><![CDATA[Cultures industrielles]]></category>
		<category><![CDATA[Production végétale]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/?p=4190</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pommes de terre : les filières engagent leur restructuration</p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/restructuration-des-filieres-pommes-de-terre/">Restructuration des filières pommes de terre</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier">L&#039;Atelier des études économiques</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Pommes de terre&nbsp;: les filières engagent leur restructuration</h1>



<p class="has-medium-font-size">Notre dernière veille économique porte sur la restructuration engagée par les filières pommes de terre.</p>



<p class="has-ast-global-color-5-color has-luminous-vivid-orange-background-color has-text-color has-background">La campagne 2022-2023 est pleine de contrastes. Baisse des rendements et hausse des charges ont fait peur. Les bons prix rassurent. La hausse des prix de revient doit s’accompagner d’une hausse des prix de vente aux consommateurs. A défaut de rentabilité, une filière peut disparaitre, comme en fécule …</p>



<h2 class="wp-block-heading">Dans l’UE, la sécheresse extrême pénalise rendements et production 2022 </h2>



<p>La production mondiale de pommes de terre est quasi stable, autour de 380&nbsp;Mt par an. La consommation moyenne par habitant est en réduction lente (50&nbsp;kg par habitant et par an). Les pommes de terre sont consommées à 80&nbsp;% en frais. Mais la part des produits transformés augmente. Les échanges de ce produit pondéreux se font surtout à une échelle «&nbsp;régionale&nbsp;».&nbsp;</p>



<p><strong>L’UE </strong>est le <strong>leader mondial des exportations. </strong>Le commerce européen est assuré par quatre<strong> grands pays </strong>producteurs regroupés au sein du <strong>NEPG</strong>&nbsp;(North – western European Potato Growers : Allemagne, France, Belgique, Pays-Bas). La France est le second pays producteur de l’UE, derrière l’Allemagne.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="912" height="265" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/06/Production-surface-et-rendement-de-la-pomme-de-terre-de-conservation-depuis-2017.png?resize=912%2C265&#038;ssl=1" alt="Production surface et rendement de la pomme de terre de conservation depuis 2017" class="wp-image-4192" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/06/Production-surface-et-rendement-de-la-pomme-de-terre-de-conservation-depuis-2017.png?w=912&amp;ssl=1 912w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/06/Production-surface-et-rendement-de-la-pomme-de-terre-de-conservation-depuis-2017.png?resize=300%2C87&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/06/Production-surface-et-rendement-de-la-pomme-de-terre-de-conservation-depuis-2017.png?resize=768%2C223&amp;ssl=1 768w" sizes="(max-width: 912px) 100vw, 912px" /></figure>



<p>Entre 2016 et 2020, <strong>les surfaces </strong>cultivées en pommes de terre de conservationpar les quatre pays&nbsp;du NEPG <strong>ont connu une hausse régulière</strong> de +3,5&nbsp;%&nbsp;par&nbsp;an, avec 522&nbsp;000 ha en 2020.&nbsp; La France est le pays qui a le plus augmenté ses surfaces (+&nbsp;34&nbsp;000&nbsp;ha). L’Allemagne suit de près (+&nbsp;25&nbsp;000&nbsp;ha).</p>



<p>Dans le contexte incertain de la Covid, <strong>la récolte 2021</strong> a marqué une rupture ponctuelle de la dynamique par une baisse des surfaces, à 498&nbsp;000&nbsp;ha (-&nbsp;5&nbsp;%).</p>



<p>La <strong>récolte 2022</strong> signe le retour partiel des pommes de terre dans les assolements avec 512&nbsp;000&nbsp;ha (+&nbsp;3&nbsp;%). &nbsp;Pays-Bas et Allemagne retrouvent leur niveau de 2020. La Belgique est en bonne voie, tandis que la France ne fait que stabiliser ses surfaces à 154&nbsp;000&nbsp;ha.&nbsp;</p>



<p>La<strong> fragilité</strong> de la filière pommes de terre tient à la <strong>forte variabilité des rendements</strong>. Cela représente +/-&nbsp;10&nbsp;% autour de la moyenne cinq ans, qui est de <strong>45&nbsp;t/ha</strong> (de 41 à 50&nbsp;t/ha). En conséquence, la production de la zone NEPG fluctue entre <strong>20 et 25&nbsp;Mt par an selon les conditions climatiques</strong>. L’année 2022 confirme cette forte variabilité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">UE&nbsp;: Zoom sur les dernières récoltes (zone NEPG)</h2>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="573" height="344" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/06/Evolution-des-rendements-en-pomme-de-terre-de-consommation.png?resize=573%2C344&#038;ssl=1" alt="Evolution des rendements en pomme de terre de consommation " class="wp-image-4193" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/06/Evolution-des-rendements-en-pomme-de-terre-de-consommation.png?w=573&amp;ssl=1 573w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/06/Evolution-des-rendements-en-pomme-de-terre-de-consommation.png?resize=300%2C180&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 573px) 100vw, 573px" /></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Récolte 2020&nbsp;: </h3>



<p>Production NEPG : <strong>23,5&nbsp;Mt.</strong> (+&nbsp;0,9&nbsp;Mt, +&nbsp;4&nbsp;%&nbsp;/ 2019). Surfaces stables sur un an (+&nbsp;1&nbsp;%). Rendements en hausse (45,0&nbsp;t/ha, +&nbsp;3&nbsp;%). Covid&nbsp;: moindres besoins des industriels de la transformation.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Récolte 2021&nbsp;: </h3>



<p>Production NEPG : <strong>22,9 Mt.</strong> (-&nbsp;0,6&nbsp;Mt, &#8211;&nbsp;3&nbsp;%&nbsp;/&nbsp;2020). La baisse de production s’explique par le recul<strong> des surfaces </strong>(-&nbsp;5&nbsp;%). Eté humide. Les rendements&nbsp;sont en légère hausse (46,0&nbsp;t/ha, +&nbsp;2&nbsp;%). </p>



<h3 class="wp-block-heading">Récolte 2022&nbsp;: </h3>



<p>Production NEPG : <strong>21,7&nbsp;Mt.</strong> (-&nbsp;1,2&nbsp;Mt, &#8211;&nbsp;5&nbsp;%&nbsp;/&nbsp;2021). La réduction de la production s’explique par la <strong>chute des rendements </strong>(43,1&nbsp;t/ha, &#8211;&nbsp;6&nbsp;%) malgré la reprise des surfaces (+&nbsp;3&nbsp;%). Eté caniculaire et sec en France, sud Allemagne, Belgique et sud de l’Europe. Seuls les Pays-Bas ont une production en hausse.</p>



<h2 class="wp-block-heading">France&nbsp;: zoom sur les récoltes récentes</h2>



<p>La production nationale de pommes de terre de conservation s’est fortement développée entre 2016 et 2020. En cinq ans, les surfaces ont augmenté de 27&nbsp;%, et la production est passée de 5&nbsp;Mt à 7&nbsp;Mt, pour des rendements équivalents. La pandémie de Covid a stoppé cette dynamique et les surfaces se stabilisent en 2022 autour de 154&nbsp;000 ha.&nbsp;</p>



<p>Les rendements subissent en France la même <strong>variabilité interannuelle </strong>que dans l’UE.&nbsp; Moyenne sept ans :<strong> 42,5&nbsp;t/ha +/-&nbsp;10%</strong> (entre 39 et 47&nbsp;t/ha). Sécheresse et canicules ont amputé les rendements 2016, 2018, et surtout <strong>2022</strong>.</p>



<p>La région des Hauts-de-France pèse pour 60 à 65&nbsp;% dans la récolte nationale. Champagne-Ardenne et ex-Haute-Normandie contribuent respectivement pour 10&nbsp;% et 7&nbsp;% à la récolte française.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Récolte 2021&nbsp;: un bon cru en volume</h2>



<p><strong>La récolte française 2021 se </strong>stabilise au niveau élevé de <strong>6,9&nbsp;Mt</strong> de pommes de terre de conservation (hors plants et fécule). Pour la première fois depuis 2015, <strong>les surfaces baissent (-&nbsp;3&nbsp;%)</strong> à 154&nbsp;000 ha. La hausse du rendement moyen (44,8&nbsp;t/ha, +&nbsp;3&nbsp;%) permet de stabiliser la production.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading">Campagne 2021/22&nbsp;:&nbsp; la transformation retrouve sa place. L’export est stable</h3>



<p><strong>La consommation des ménages</strong> de pommes de terre achetées «&nbsp;à l’état frais&nbsp;» baisse à un<strong> niveau historiquement bas&nbsp;: 0,7&nbsp;Mt</strong> (-&nbsp;13&nbsp;% / campagne 2020/21 et –&nbsp;6&nbsp;% / 2018/19 avant Covid). La vente des pommes de terre en petits formats (filets de 1 à 2 Kg) progresse au détriment des filets familiaux de 2,5 Kg.</p>



<p><strong>Les exportations</strong> de pommes de terre en l’état <strong>sont stables autour de 3,1&nbsp;Mt. </strong>Les industriels belges de la transformation sont toujours les premiers acheteurs (48&nbsp;% des exportations), suivis du marché du frais espagnol (18&nbsp;%). L’offre française s’étend dans la zone Europe centrale et de l’est (11&nbsp;%). &nbsp;</p>



<p>Après deux années marquées par la pandémie de Covid et le ralentissement de la consommation hors domicile, <strong>l’activité de transformation industrielle reprend des couleurs,</strong> avec un record d’approvisionnement de 1,3&nbsp;Mt (+&nbsp;12&nbsp;%). <strong>La consommation de</strong> <strong>produits transformés</strong> augmente globalement de <strong>+&nbsp;4,5&nbsp;%</strong> pour s’établir à <strong>2,1&nbsp;Mt</strong> d’équivalent pommes de terre. Avec d’un côté, la consommation hors domicile qui retrouve un niveau équivalent à l’avant Covid.  Et de l’autre la consommation à domicile qui baisse légèrement (-&nbsp;1,5&nbsp;%).&nbsp;</p>



<p>La demande des industriels est couverte à 77&nbsp;% par des contrats dont les prix augmentent un peu (110 à 160&nbsp;€/t). Les prix des pommes de terre vendues sur le marché libresont supérieurs à la mauvaise année 2020.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Récolte 2022 : choc climatique estival, hausse des charges&nbsp;et des produits !</h3>



<p>De <strong>nombreux évènements extrêmes</strong> et déstabilisants marquent la récolte française 2022, sur le plan : </p>



<ul class="wp-block-list">
<li>du climat, </li>



<li>des rendements,</li>



<li>des charges.<strong>&nbsp;</strong></li>
</ul>



<p><strong>La production </strong>de pommes de terre de conservation chute de <strong>–&nbsp;12&nbsp;%</strong> <strong>à 6,0&nbsp;Mt</strong>. Les surfaces sont maintenues à 154&nbsp;000 ha. Mais le choc climatique estival sans précédent, sécheresse et chaleur extrême, fait s’effondrer les rendements à 39,2&nbsp;t/ha (-&nbsp;13&nbsp;% / 2021), un niveau record depuis 27 ans. Les rendements sont hétérogènes selon les secteurs géographiques, le contexte pédoclimatique et l’accès ou non à l’irrigation.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Campagne 2022/23&nbsp;:&nbsp; forte demande et offre faible font monter les prix</h3>



<h4 class="wp-block-heading">Le marché du frais&nbsp;:</h4>



<p>Sur ce marché, 90% environ de la production est vendue en libre, sans contrat fixant un prix à l’avance. Celui-ci est donc très sensible à l’équilibre Offre – Demande du marché. &nbsp;</p>



<p><strong>La consommation des ménages</strong> de pommes de terre achetées à l’état frais remonte après le creux de 2021/22&nbsp;(<strong>+&nbsp;4,5&nbsp;%</strong> sur neuf mois de campagne). Mais elle reste inférieure à la consommation d’avant Covid (-&nbsp;2,5&nbsp;%). En période d’inflation, la pomme de terre, au prix qui demeure accessible, semble être une valeur refuge. Côté prix, le marché national du frais semble peu attractif du fait de la volonté de la grande distribution de contenir les prix.</p>



<p><strong>Le marché à l’export</strong> est l’acteur principal de la dynamique commerciale sur le secteur du «&nbsp;libre&nbsp;». Fin avril 2023, les exportations de pommes de terre à l’état frais sont en hausse de <strong>4&nbsp;%</strong> par rapport à la campagne 2021/22.<strong> Les prix sont rémunérateurs</strong> (320 à 380&nbsp;€/t).</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="841" height="551" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/06/Les-marches-a-terme-EEX.png?resize=841%2C551&#038;ssl=1" alt="Les marchés à terme EEX" class="wp-image-4194" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/06/Les-marches-a-terme-EEX.png?w=841&amp;ssl=1 841w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/06/Les-marches-a-terme-EEX.png?resize=300%2C197&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/06/Les-marches-a-terme-EEX.png?resize=768%2C503&amp;ssl=1 768w" sizes="(max-width: 841px) 100vw, 841px" /></figure>



<h4 class="wp-block-heading">Le marché de la transformation&nbsp;:</h4>



<p>Les industriels de la transformation répondent à<strong> une forte demande</strong> en frites surgelées et en chips. Cette demande est poussée par une consommation européenne et mondiale dynamique. Fin mai 2023, les volumes transformés en France sont en hausse de <strong>5%.</strong></p>



<p>Sur ce marché où la France est structurellement déficitaire (environ 0,7&nbsp;Mt importées pour une consommation de 2,1&nbsp;Mt), le manque de marchandise au niveau français et européen consécutif à la sécheresse crée une tension sur les prix très tôt en saison. Les contrats des industriels liés à la récolte 2022 sont revalorisés dès l’automne 2022 avec des prix d’achat autour de 180 à 220&nbsp;€/t. &nbsp;Puis, suite au retard de plantation des pommes de terre hâtives, les cotations sur le marché à terme s’emballent à partir de mi-avril avec la crainte d’une soudure difficile avant l’arrivée de la récolte 2023 (350&nbsp;€/t mi-avril, puis 500&nbsp;€/t début juin). Si les volumes concernés sont très faibles, <strong>la tension sur les marchés est réelle</strong>.</p>



<p>A fin mai 2023, les contrats ne couvrent que 74&nbsp;% de la demande des industriels.  Ces dernières augmentent la part des importations dans leur approvisionnement.</p>



<p>Du côté des consommateurs, les prix des produits transformés sont en forte hausse, environ +&nbsp;20&nbsp;%. Sur les neuf mois de la campagne en cours, la consommation a du mal à se tenir en volume : &#8211;&nbsp;3&nbsp;% en surgelés et +&nbsp;5&nbsp;% en chips. Par contre, <strong>les chiffres d’affaires s’envolent.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Les autres surprises de l’année&nbsp;: la hausse des engrais et de l’énergie&nbsp;!</h3>



<p>La guerre en Ukraine a entrainé des effets indirects majeurs sur les marchés des intrants.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La hausse des engrais</h4>



<p>La récolte 2022 supporte une hausse moyenne de +&nbsp;60&nbsp;%, variable selon les stratégies d’approvisionnement (+&nbsp;45 à +&nbsp;75&nbsp;%). &nbsp;Cette hausse se poursuit sur la récolte 2023 et devrait se situer entre +&nbsp;30 et +&nbsp;70&nbsp;%. Ainsi, sur 2 ans, l’ordre de grandeur&nbsp;de la hausse des engrais est de <strong>+&nbsp;350 €/ha.</strong></p>



<h4 class="wp-block-heading">La hausse de l’électricité</h4>



<p>Les tarifs de l’électricité flambent à l’automne 2022. Les producteurs en renouvellement de contrat reçoivent des propositions multipliant les tarifs par cinq. Tandis que d’autres maintiennent les prix sur les contrats en cours. Les conséquences de ces hausses sont majeures pour des entreprises qui stockent les pommes de terre en frigo impliquant de fortes consommations électriques.</p>



<p>Des plans d’aides gouvernementaux sont obtenus, qui limitent significativement l’impact des hausses.</p>



<p>Pour les puissances &lt; 36 KVA&nbsp;: application du «&nbsp;<strong>bouclier tarifaire</strong>&nbsp;» comme pour les particuliers. La hausse de 2023 est limitée à +15%.</p>



<p>Pour les puissances &gt; 36 KVA&nbsp;:&nbsp; Un «&nbsp;<strong>amortisseur électricité&nbsp;</strong>» cible les exploitations de moins de dix salariés et de moins de 2&nbsp;M&nbsp;€ de chiffre d’affaires. Il consiste en la prise en charge de 50&nbsp;% des factures 2022 et 2023 entre 180 et 500&nbsp;€&nbsp;/&nbsp;MWh. </p>



<p>Un «&nbsp;<strong>guichet d’aide</strong>&nbsp;» le complète pour les grands consommateurs d’énergie (dépenses &gt; 3% de leur chiffre d’affaires 2021). Il permet une prise en charge de 50&nbsp;% à 80&nbsp;% du surcoût dès que l’augmentation des tarifs 2022 et&nbsp;/&nbsp;ou 2023 dépasse +&nbsp;50&nbsp;% par rapport à 2021. Ces différentes mesures de soutien vont limiter la hausse du coût d’électricité. Mais il peut néanmoins doubler en deux ans, avec une hausse de l’ordre de <strong>+&nbsp;500&nbsp;€/ha</strong>.&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Ainsi, en pommes de terre, la hausse des charges des récoltes 2022 et 2023 pourrait se situer entre +&nbsp;700 et +&nbsp;1&nbsp;000&nbsp;€&nbsp;/ha, soit <strong>+&nbsp;15 à 25&nbsp;€/t.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">La Fécule : première victime du réchauffement climatique&nbsp;?</h2>



<p>La production française de pommes de terre de fécule porte sur un volume historique voisin de <strong>1&nbsp;Mt par an</strong>. L&rsquo;amidon extrait des pommes de terre est utilisé dans l’agroalimentaire, les cosmétiques, la pharmacie et l&rsquo;industrie papetière. La production est localisée autour de deux féculeries&nbsp;: Roquette à Vecquemont (Somme) et Téréos à Haussimont (Marne).</p>



<p>Depuis quelques années, les rendements sont sur une tendance baissière (&lt;&nbsp;45&nbsp;t/ha), souffrant d’une succession de saisons sèches, qui limite la rentabilité de cette culture.</p>



<p>La faiblesse des prix 2021 (70&nbsp;€/t) a fait reculer les surfaces 2022. Les rendements catastrophiques 2022 (39&nbsp;t/ha) ont fait chuter la production française à 0,8&nbsp;Mt, niveau historiquement bas (-&nbsp;20&nbsp;% / moyenne cinq ans). Les surfaces 2023 chutent encore à 18&nbsp;000 ha (-&nbsp;22&nbsp;% / moyenne 5 ans).</p>



<h3 class="wp-block-heading">La réduction de la production est engagée</h3>



<p>Dans ce contexte du désengagement progressif des producteurs et dans le cadre d’une réorganisation de son activité industrielle, le groupe coopératif <strong>Téréos</strong> a annoncé :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>en mars 2023 la <strong>vente de la</strong> <strong>féculerie d’Haussimont</strong> ;</li>



<li>puis en juin la <strong>fermeture du site</strong>, faute de repreneur.</li>
</ul>



<p>L’<a href="https://unpt.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">UNPT</a> souhaite que les producteurs puissent continuer à produire des pommes de terre pour d’autres débouchés, notamment la transformation.</p>



<p>La réduction forte dès 2024 de la production de fécule en France est un <strong>exemple d’adaptation «&nbsp;brutale&nbsp;» d’une filière aux contraintes climatiques</strong> qui se renforcent.&nbsp; Cette situation encourage à anticiper partout les évolutions des systèmes et des filières plutôt qu’à les subir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Récolte 2023&nbsp;: une année de perturbation pour la filière&nbsp;?</h2>



<h3 class="wp-block-heading">La contractualisation se renforce</h3>



<p><strong>Sur le marché</strong> des pommes de terre destinées à la<strong> transformation industrielle</strong>, les usines «&nbsp;ont faim&nbsp;» et ont besoin, selon le NEPG, d’au moins 500&nbsp;000&nbsp;t supplémentaires en 2023/24. Les tarifs des contrats sont en hausse pour couvrir les coûts de production ainsi que persuader les producteurs de produire des pommes de terre en 2023. En France, <strong>des hausses de contrats sont annoncées</strong>&nbsp;: Ex&nbsp;: 250&nbsp;€/t en chips. Le marché à terme cote 235&nbsp;€/t à l’échéance novembre 2023 et 312&nbsp;€/t pour avril 2024.</p>



<p>Une <strong>conséquence indirecte </strong>de la hausse des surfaces destinées à la transformation pourrait être d’inciter certains producteurs à <strong>réduire les surfaces</strong> engagées <strong>en pomme de terre féculière</strong> déjà en grande difficulté. Mais aussi à réduire les surfaces<strong> de plants </strong>(-&nbsp;10&nbsp;% possible) dont la revalorisation des prix d’achat se fait attendre.&nbsp;</p>



<p><strong>Le marché du frais </strong>s’engage dans une structuration de l’offre de production, suite à la loi Egalim 2, en incitant à signer une <strong>contractualisation écrite</strong>. Un accord interprofessionnel est ainsi entré en vigueur au 1<sup>er</sup> janvier 2023. Il prévoit que les producteurs sont en droit de demander un contrat écrit à leur premier acheteur. Cet accord pose aussi le principe d’une dérogation possible à la contractualisation de trois ans et intègre des clauses comme : </p>



<ul class="wp-block-list">
<li>les modalités de réception et d’agréage des pommes de terre ;</li>



<li>les modalités relatives à la résolution des litiges.</li>
</ul>



<p>Les perspectives pour la récolte 2023 vont bien sûr dépendre de <strong>l’évolution climatique et de la récolte réelle,</strong> après un démarrage tardif des plantations.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Récoltes suivantes&nbsp;: regarder l’avenir en face&nbsp;!</h2>



<p>Selon l’UNPT, la pomme de terre reste un secteur dynamique et hautement stratégique pour la ferme France et sa souveraineté alimentaire.</p>



<p>Dans ce cadre, l’enjeu d’une meilleure structuration économique de la production est majeur. Face au constat d’une balance commerciale déficitaire sur le marché de la transformation, l’objectif est d’assurer la capacité à transformer les pommes de terre en France pour capter la valeur ajoutée liée à ce processus de transformation.</p>



<p>Les autres enjeux pour les années à venir sont multiples&nbsp;: </p>



<ul class="wp-block-list">
<li>accès à l’eau et adaptation au réchauffement climatique, </li>



<li>recherche variétale, </li>



<li>défense des produits de protection des cultures et limitation des contraintes environnementales, </li>



<li>disponibilité du foncier, </li>



<li>défense du revenu,</li>



<li>et aussi faire face aux imprévus, comme par exemple les perturbations géopolitiques.</li>
</ul>



<p>Retrouvez la veille économique sur la restructuration des filières pommes de terre en lecture et téléchargement ci-dessous :</p>


<div class="_3d-flip-book  fb3d-fullscreen-mode full-size" data-id="4188" data-mode="fullscreen" data-title="false" data-template="short-white-book-view" data-lightbox="dark-shadow" data-urlparam="fb3d-page" data-page-n="0" data-pdf="" data-tax="null" data-thumbnail="" data-cols="3" data-book-template="default" data-trigger=""></div><script type="text/javascript">window.FB3D_CLIENT_DATA = window.FB3D_CLIENT_DATA || [];FB3D_CLIENT_DATA.push('eyJwb3N0cyI6eyI0MTg4Ijp7IklEIjo0MTg4LCJ0aXRsZSI6IlBvbW1lIGRlIFRlcnJlIGp1aW4gMjAyMyIsInR5cGUiOiJwZGYiLCJyZWFkeV9mdW5jdGlvbiI6IiIsImJvb2tfc3R5bGUiOiJmbGF0IiwiYm9va190ZW1wbGF0ZSI6Im5vbmUiLCJvdXRsaW5lIjpbXSwiZGF0YSI6eyJwb3N0X0lEIjoiNDE4OSIsImd1aWQiOiJodHRwczpcL1wvbm9ybWFuZGllbWFpbmUuY2VyZnJhbmNlLmZyXC9sYXRlbGllclwvd3AtY29udGVudFwvdXBsb2Fkc1wvc2l0ZXNcLzJcLzIwMjNcLzA2XC9WRUlMTEVfRUNPX01hcmNoZS1kZXMtcG9tbWVzLWRlLXRlcnJlX0p1aW4tMjAyMy5wZGYiLCJwZGZfcGFnZXMiOiI0IiwicGFnZXNfY3VzdG9taXphdGlvbiI6Im5vbmUifSwidGh1bWJuYWlsIjp7ImRhdGEiOnsicG9zdF9JRCI6IjAifSwidHlwZSI6ImF1dG8ifSwicHJvcHMiOnsiYmFja2dyb3VuZENvbG9yIjoiYXV0byIsImJhY2tncm91bmRJbWFnZSI6ImF1dG8iLCJiYWNrZ3JvdW5kU3R5bGUiOiJhdXRvIiwiaGlnaGxpZ2h0TGlua3MiOiJhdXRvIiwibGlnaHRpbmciOiJhdXRvIiwiY2FjaGVkUGFnZXMiOiJhdXRvIiwicmVuZGVySW5hY3RpdmVQYWdlcyI6ImF1dG8iLCJyZW5kZXJJbmFjdGl2ZVBhZ2VzT25Nb2JpbGUiOiJhdXRvIiwicmVuZGVyV2hpbGVGbGlwcGluZyI6ImF1dG8iLCJwcmVsb2FkUGFnZXMiOiJhdXRvIiwiYXV0b1BsYXlEdXJhdGlvbiI6ImF1dG8iLCJydGwiOiJhdXRvIiwiaW50ZXJhY3RpdmVDb3JuZXJzIjoiYXV0byIsIm1heERlcHRoIjoiYXV0byIsInNoZWV0Ijp7InN0YXJ0VmVsb2NpdHkiOiJhdXRvIiwid2F2ZSI6ImF1dG8iLCJzaGFwZSI6ImF1dG8iLCJ3aWR0aFRleGVscyI6ImF1dG8iLCJjb2xvciI6ImF1dG8iLCJzaWRlIjoiYXV0byIsImNvcm5lckRldmlhdGlvbiI6ImF1dG8iLCJmbGV4aWJpbGl0eSI6ImF1dG8iLCJmbGV4aWJsZUNvcm5lciI6ImF1dG8iLCJiZW5kaW5nIjoiYXV0byIsImhlaWdodFRleGVscyI6ImF1dG8ifSwiY292ZXIiOnsid2F2ZSI6ImF1dG8iLCJjb2xvciI6ImF1dG8iLCJzaWRlIjoiYXV0byIsImJpbmRlclRleHR1cmUiOiJhdXRvIiwiZGVwdGgiOiJhdXRvIiwicGFkZGluZyI6ImF1dG8iLCJzdGFydFZlbG9jaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmlsaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmxlQ29ybmVyIjoiYXV0byIsImJlbmRpbmciOiJhdXRvIiwid2lkdGhUZXhlbHMiOiJhdXRvIiwiaGVpZ2h0VGV4ZWxzIjoiYXV0byIsIm1hc3MiOiJhdXRvIiwic2hhcGUiOiJhdXRvIn0sInBhZ2UiOnsid2F2ZSI6ImF1dG8iLCJjb2xvciI6ImF1dG8iLCJzaWRlIjoiYXV0byIsImRlcHRoIjoiYXV0byIsInN0YXJ0VmVsb2NpdHkiOiJhdXRvIiwiZmxleGliaWxpdHkiOiJhdXRvIiwiZmxleGlibGVDb3JuZXIiOiJhdXRvIiwiYmVuZGluZyI6ImF1dG8iLCJ3aWR0aFRleGVscyI6ImF1dG8iLCJoZWlnaHRUZXhlbHMiOiJhdXRvIiwibWFzcyI6ImF1dG8iLCJzaGFwZSI6ImF1dG8ifSwiaGVpZ2h0IjoiYXV0byIsIndpZHRoIjoiYXV0byIsImdyYXZpdHkiOiJhdXRvIiwicGFnZXNGb3JQcmVkaWN0aW5nIjoiYXV0byJ9LCJjb250cm9sUHJvcHMiOnsiYWN0aW9ucyI6eyJjbWRUb2MiOnsiZW5hYmxlZCI6ImF1dG8iLCJlbmFibGVkSW5OYXJyb3ciOiJhdXRvIiwiYWN0aXZlIjoiYXV0byIsImRlZmF1bHRUYWIiOiJhdXRvIn0sImNtZEF1dG9QbGF5Ijp7ImVuYWJsZWQiOiJhdXRvIiwiZW5hYmxlZEluTmFycm93IjoiYXV0byIsImFjdGl2ZSI6ImF1dG8ifSwiY21kU2F2ZSI6eyJlbmFibGVkIjoiYXV0byIsImVuYWJsZWRJbk5hcnJvdyI6ImF1dG8ifSwiY21kUHJpbnQiOnsiZW5hYmxlZCI6ImF1dG8iLCJlbmFibGVkSW5OYXJyb3ciOiJhdXRvIn0sImNtZFNpbmdsZVBhZ2UiOnsiZW5hYmxlZCI6ImF1dG8iLCJlbmFibGVkSW5OYXJyb3ciOiJhdXRvIiwiYWN0aXZlIjoiYXV0byIsImFjdGl2ZUZvck1vYmlsZSI6ImF1dG8ifSwid2lkVG9vbGJhciI6eyJlbmFibGVkIjoiYXV0byIsImVuYWJsZWRJbk5hcnJvdyI6ImF1dG8ifX19LCJhdXRvVGh1bWJuYWlsIjoiaHR0cHM6XC9cL25vcm1hbmRpZW1haW5lLmNlcmZyYW5jZS5mclwvbGF0ZWxpZXJcL3dwLWNvbnRlbnRcL3VwbG9hZHNcL3NpdGVzXC8yXC8zZC1mbGlwLWJvb2tcL2F1dG8tdGh1bWJuYWlsc1wvNDE4OC5wbmciLCJwb3N0X25hbWUiOiJwb21tZS1kZS10ZXJyZS1qdWluLTIwMjMiLCJwb3N0X3R5cGUiOiIzZC1mbGlwLWJvb2sifX0sInBhZ2VzIjpbXSwiZmlyc3RQYWdlcyI6W119');window.FB3D_CLIENT_LOCALE && FB3D_CLIENT_LOCALE.render && FB3D_CLIENT_LOCALE.render();</script>



<p>Vous souhaitez lire d&rsquo;autres articles sur la pomme de terre que nous avons produits, <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier?s=pomme+de+terre" target="_blank" rel="noreferrer noopener">consultez notre site internet</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/restructuration-des-filieres-pommes-de-terre/">Restructuration des filières pommes de terre</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier">L&#039;Atelier des études économiques</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">4190</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Fourche à la fourchette &#124; Mai 2023</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/fourche-a-la-fourchette-mai-2023/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lola]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 May 2023 15:14:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[De la Fourche à la Fourchette]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/?p=4094</guid>

					<description><![CDATA[<p>Mai 2023 de la fourche à la fourchette : réchauffement climatique Au sommaire de notre dernière publication de la fourche à la fourchette de mai 2023 : Le réchauffement climatique [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/fourche-a-la-fourchette-mai-2023/">Fourche à la fourchette | Mai 2023</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier">L&#039;Atelier des études économiques</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Mai 2023 de la fourche à la fourchette : réchauffement climatique</h1>



<p>Au sommaire de notre dernière publication de la <strong>fourche à la fourchette de mai 2023</strong> : </p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Le <strong>réchauffement climatique </strong>est en marche</li>



<li>L&rsquo;année 2022 : la <strong>démonstration de ce qui  nous attend</strong> ?</li>



<li>Début 2023, une <strong>situation hydrique inquiétante</strong> en France</li>



<li>Les <strong>bassines </strong>: un exemple de crispation face à une stratégie défensive</li>



<li>Encore <strong>combien de temps pour agir</strong> ?</li>



<li><strong>Les filière s&rsquo;engagent, </strong>plus ou moins vite.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Le réchauffement climatique est en marche</h2>



<p>Le programme Copernicus est le service européen de suivi des changements climatiques. Selon le rapport publié en avril 2023, les huit dernières années ont été, au niveau mondial, les huit plus chaudes jamais enregistrées. <strong>En 2022</strong>, la température moyenne annuelle de la planète a été <strong>supérieure de +&nbsp;1,2&nbsp;°C à la période 1850-1900</strong>. Cette dernière est utilisée comme indicateur de l’ère préindustrielle (et +&nbsp;0,3&nbsp;°C supérieure à la dernière période de 30 ans 1991-2020).</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="955" height="589" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/05/moyenne-annuelle-de-l-augmentation-estimee-de-la-temperature-de-la-surface-du-globe.png?resize=955%2C589&#038;ssl=1" alt="Moyenne annuelle de l augmentation estimée de la température de la surface du globe au dessus des niveaux de référence 1991 2020 et 1850 1900 selon six ensembles de données différents" class="wp-image-4095" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/05/moyenne-annuelle-de-l-augmentation-estimee-de-la-temperature-de-la-surface-du-globe.png?w=955&amp;ssl=1 955w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/05/moyenne-annuelle-de-l-augmentation-estimee-de-la-temperature-de-la-surface-du-globe.png?resize=300%2C185&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/05/moyenne-annuelle-de-l-augmentation-estimee-de-la-temperature-de-la-surface-du-globe.png?resize=768%2C474&amp;ssl=1 768w" sizes="(max-width: 955px) 100vw, 955px" /><figcaption class="wp-element-caption">Moyenne annuelle de l augmentation estimée de la température de la surface du globe au dessus des niveaux de référence 1991 2020 et 1850 1900 selon six ensembles de données différents</figcaption></figure>



<p>La hausse globale des températures fait progressivement fondre les glaciers continentaux et les calottes glaciaires (Groenland et Antarctique). Ces volumes supplémentaires d’eau, ainsi que la hausse de la température moyenne de l’eau (+&nbsp;0,9&nbsp;°C par rapport à 1850) font augmenter <strong>le niveau de la mer</strong> à la vitesse moyenne de 3 mm/an. Son niveau a ainsi augmenté de près de 10&nbsp;cm sur les 30 dernières années.</p>



<p><strong>Les gaz à effet de serre</strong>, principaux moteurs du changement climatique, continuent d’augmenter en 2022, <strong>sans signe de ralentissement.</strong> Dioxyde de carbone (CO<sub>2</sub>) et méthane (CH<sub>4</sub>) sont à des niveaux record, les plus élevés depuis au moins 800&nbsp;000 ans.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="897" height="539" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/05/Concentration-atmosphetique-moyenne-mondiale-mensuelle-de-CO2-et-CH4-mesuree-par-satellite.png?resize=897%2C539&#038;ssl=1" alt="Concentration atmosphétique moyenne mondiale mensuelle de CO2 et CH4 mesurée par satellite pour la période 2003 2022 et moyenne sur 12 mois" class="wp-image-4096" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/05/Concentration-atmosphetique-moyenne-mondiale-mensuelle-de-CO2-et-CH4-mesuree-par-satellite.png?w=897&amp;ssl=1 897w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/05/Concentration-atmosphetique-moyenne-mondiale-mensuelle-de-CO2-et-CH4-mesuree-par-satellite.png?resize=300%2C180&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/05/Concentration-atmosphetique-moyenne-mondiale-mensuelle-de-CO2-et-CH4-mesuree-par-satellite.png?resize=768%2C461&amp;ssl=1 768w" sizes="(max-width: 897px) 100vw, 897px" /><figcaption class="wp-element-caption">Concentration atmosphétique moyenne mondiale mensuelle de CO2 et CH4 mesurée par satellite pour la période 2003 2022 et moyenne sur 12 mois</figcaption></figure>



<p><strong>Le continent européen</strong> se réchauffe deux fois plus vite que la moyenne mondiale&nbsp;: <strong>+&nbsp;2,2&nbsp;°C</strong> sur les 30 dernières années.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’année 2022&nbsp;: la démonstration de ce qui nous attend&nbsp;?</h2>



<p>L’été 2022 a été le plus chaud jamais enregistré en Europe. Les faibles niveaux de précipitations associés à des températures élevées ont entrainé une sécheresse généralisée. Et les<strong> effets sur l’agriculture</strong> ont été multiples. Sécheresse en été et vagues de chaleur ont limité les rendements en <strong>maïs</strong> (-&nbsp;24&nbsp;% au niveau UE) et la pousse de <strong>l’herbe</strong>. La faible humidité des sols et forêts a favorisé les incendies. De nombreux cours d’eau et rivières ont été asséchés, impactant aussi le transport fluvial et la gestion de l’énergie.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/05/Temperature-Precipitations-en-France-metropolitaine.png?resize=665%2C471&#038;ssl=1" alt="Température-Précipitations en France métropolitaine" class="wp-image-4097" width="665" height="471" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/05/Temperature-Precipitations-en-France-metropolitaine.png?w=665&amp;ssl=1 665w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/05/Temperature-Precipitations-en-France-metropolitaine.png?resize=300%2C212&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 665px) 100vw, 665px" /><figcaption class="wp-element-caption">Température-Précipitations en France métropolitaine</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Début 2023, une situation hydrique inquiétante en France</h2>



<p>En 2022, selon Météo France, les précipitations ont été très inférieures à la normale sur le printemps et l’été, et les températures très au-dessus des moyennes. Pour 2023, le BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières, en charge du suivi des nappes d’eau souterraines en France) note que les bonnes pluviométries de décembre 2022 et janvier 2023 ont commencé à résorber les déficits, mais les faibles pluies de février ont stoppé le mouvement. Les pluies de mars et avril ont aidé à la recharge des nappes réactives (massif armoricain, Grand Est). <strong>À fin avril 2023</strong>, la situation demeure peu satisfaisante sur une grande partie du pays, avec <strong>68&nbsp;% des niveaux des nappes sous la normale</strong> (contre 58&nbsp;% en avril 2022).</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="436" height="458" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/05/Risque-de-secheresse-sur-les-nappes-a-enjeux-en-2023.png?resize=436%2C458&#038;ssl=1" alt="Risque de sécheresse sur les nappes à enjeux en 2023 - Source ; BRGM" class="wp-image-4098" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/05/Risque-de-secheresse-sur-les-nappes-a-enjeux-en-2023.png?w=436&amp;ssl=1 436w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/05/Risque-de-secheresse-sur-les-nappes-a-enjeux-en-2023.png?resize=286%2C300&amp;ssl=1 286w" sizes="(max-width: 436px) 100vw, 436px" /><figcaption class="wp-element-caption">Risque de sécheresse sur les nappes à enjeux en 2023 &#8211; Source : BRGM</figcaption></figure>



<p>Fin avril 2023, de nombreux secteurs présentent un risque avéré de sécheresse durant la période estivale. À partir de mai, les niveaux devraient baisser jusqu’à l’automne, et les épisodes de recharge rester ponctuels et localisés.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les bassines&nbsp;: un exemple de crispation face à une stratégie défensive&nbsp;</h2>



<p>Face à une situation de manque d’eau qui devrait se renouveler, les agriculteurs cherchent à sécuriser leur approvisionnement en eau, pour <strong>garantir leurs productions et leur revenu.</strong></p>



<p>Une solution parmi d’autres est la construction de grands bassins de stockage d’eau. Ces «&nbsp;bassines&nbsp;» sont approvisionnées en hiver par <strong>pompage de l’excédent d’eau hivernal</strong> dans les nappes phréatiques, puis l’eau permet ensuite d<strong>’irriguer les cultures </strong>en cas de manque de pluies. Elles limitent ainsi le pompage dans les cours d’eau en été.</p>



<p>Les opposants à ces bassines contestent leurs avantages. Les inconvénients mis en avant&nbsp;: </p>



<ul class="wp-block-list">
<li>l’eau, considérée comme un bien commun, se trouve privatisée au profit de quelques agriculteurs (regroupés en coopérative), avec un financement majoritairement sous forme de subventions publiques&nbsp;; </li>



<li>l’irrigation encourage des pratiques agricoles gourmandes en eau et en intrants.</li>
</ul>



<p>Les débats sont loin d’être clos sur le sujet de la gestion de l’eau&nbsp;; et les conflits potentiels sont multiples. Pourtant, <strong>des compromis devront être trouvés</strong>. Ils ne seront pérennes que si la recherche de solutions passe par un dialogue constructif entre toutes les parties prenantes (consommateurs et filières agricoles), <strong>prenant en compte les enjeux individuels et l’intérêt général.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Encore combien de temps pour agir&nbsp;?</h2>



<p>Selon Copernicus, la prolongation de la tendance des 30 dernières années <strong>devrait conduire à un réchauffement global de 1,5&nbsp;°C dès 2033.</strong> Rappelons l’ambition de l’accord de Paris de 2015&nbsp;: limiter, à l’horizon 2100, l’augmentation de la température à +&nbsp;1,5&nbsp;°C au-dessus des niveaux préindustriels. Il y a donc urgence à agir, dans tous les domaines.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="404" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/05/Prolongation-de-la-tendance-des-30-dernieres-annees.png?resize=1024%2C404&#038;ssl=1" alt="Prolongation de la tendance des 30 dernières années" class="wp-image-4099" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/05/Prolongation-de-la-tendance-des-30-dernieres-annees.png?resize=1024%2C404&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/05/Prolongation-de-la-tendance-des-30-dernieres-annees.png?resize=300%2C118&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/05/Prolongation-de-la-tendance-des-30-dernieres-annees.png?resize=768%2C303&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/05/Prolongation-de-la-tendance-des-30-dernieres-annees.png?w=1246&amp;ssl=1 1246w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Prolongation de la tendance des 30 dernières années</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les filières s’engagent, plus ou moins vite &nbsp;</h2>



<p>Initié en mai 2021 par Julien Denormandie, le «&nbsp;<strong>Varenne agricole de l’eau et de l’adaptation au changement climatique</strong>&nbsp;» s’était conclu en février 2022 par la signature d’une charte dans laquelle les filières s’engageaient à finaliser dans l’année leurs stratégies d’adaptation aux changements climatiques.&nbsp;</p>



<p>Le salon de l’agriculture 2023 a été l’occasion de réaliser un <strong>point d’étape sur ces engagements</strong>, qui visent à renforcer la résilience des systèmes agricoles face aux aléas climatiques, et portent à la fois sur les stratégies d’adaptation et d’atténuation des effets du changement climatique. FranceAgriMer a récemment publié un état d’avancement des travaux des filières.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Pour toutes les filières, un axe stratégique majeur&nbsp;: la Recherche et le Développement</h3>



<p>Toutes les filières s’accordent sur la nécessité de mettre en place des outils de veille et de prospective afin de caractériser le changement climatique et son impact sur l’ensemble des cultures. &nbsp;L’enjeu majeur est de mettre au point des systèmes agroécologiques plus résilients et territorialisés, dont l’empreinte carbone sera réduite&nbsp;; puis de transférer les connaissances auprès des acteurs de la filière.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Pour les productions végétales, les principaux axes&nbsp;stratégiques des feuilles de route</h3>



<p><strong>La gestion de l’eau&nbsp;:</strong> favoriser le dialogue sur la répartition de la ressource en eau permettra une gestion partagée des risques, avec un engagement de la société et des parties prenantes. L’utilisation conjointe de matériel d’irrigation efficient doit garantir l’accès des plantes à l’eau par des démarches d’irrigation «&nbsp;de résilience&nbsp;».</p>



<p><strong>L’innovation végétale</strong>&nbsp;est encouragée par le biais de l’accélération de la sélection variétale et de l’innovation génétique&nbsp;; mais aussi par le renforcement de la lutte contre les bioagresseurs. L’objectif est de généraliser l’approche «&nbsp;système&nbsp;», c’est-à-dire la combinaison de leviers à effets partiels (rotation, plantes de service, produits de biocontrôle, génétique …).</p>



<p><strong>Les innovations techniques et technologiques</strong>&nbsp;sont aussi soutenues. Une meilleure compréhension de la santé du sol permettra de reconnecter la gestion des risques à l’agronomie pour élaborer de nouveaux itinéraires techni-ques. Le développement du numérique au champ et la mise à disposition d’outils interactifs d’aide à la décision (OAD) favorisera l’agriculture de précision.</p>



<h3 class="wp-block-heading">De nombreuses actions et projets sont déjà engagés dans toutes les filières</h3>



<p>Le projet inter-instituts <strong>SYPPRE</strong>&nbsp;«&nbsp;Systèmes de Production Performants et Respectueux de l’Environnement&nbsp;» vise à construire les systèmes de culture de demain, adaptés aux principaux bassins de production dans le nouveau contexte climatique dans un objectif de multi-performance&nbsp;: productivité des systèmes, rentabilité économique et excellence environnementale.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="399" height="390" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/05/Le-projet-inter-instituts-SYPPRE-Systemes-de-Production-Performants-et-Respectueux-de-lEnvironnement-sur-cinq-territoires.png?resize=399%2C390&#038;ssl=1" alt="Le projet inter-instituts SYPPRE « Systèmes de Production Performants et Respectueux de l’Environnement » sur cinq territoires" class="wp-image-4100" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/05/Le-projet-inter-instituts-SYPPRE-Systemes-de-Production-Performants-et-Respectueux-de-lEnvironnement-sur-cinq-territoires.png?w=399&amp;ssl=1 399w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2023/05/Le-projet-inter-instituts-SYPPRE-Systemes-de-Production-Performants-et-Respectueux-de-lEnvironnement-sur-cinq-territoires.png?resize=300%2C293&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 399px) 100vw, 399px" /><figcaption class="wp-element-caption">SYPPRE « Systèmes de Production Performants et Respectueux de l’Environnement » sur cinq territoires</figcaption></figure>



<p>Le projet Phénofield, phéno-typage haut débit, évalue l’adaptation des variétés (blé, maïs) au déficit hydrique.</p>



<p>Le projet Cercocap permet la lutte contre la cercosporiose (betterave) par couplage entre des modèles agro-climatiques prédictifs et des capteurs connectés (suivi en temps réel de la maladie).</p>



<p>Quant au projet Adaptacol vise à l’adaptation du colza aux coléoptères ravageurs dans un contexte de changement climatique et de retrait du phosmet.</p>



<p>Le projet Pomod modélise la croissance des pommes de terre et aide à la décision des apports (eau et azote) selon les conditions climatiques.</p>



<p>La filière fruits élabore un modèle d’évaluation des risques et d’adéquation entre zone géographique et implantation de nouvelles cultures.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Pour les productions animales, les principaux axes stratégiques&nbsp;</h3>



<p><strong>La gestion de l’eau</strong> doit sécuriser les systèmes fourragers.</p>



<p><strong>L’innovation animale</strong>&nbsp;passe par le renforcement de la sélection génétique en vue d’une meilleure adaptation aux vagues de chaleur. La production devra aussi être ajustée en lien avec des risques sanitaires plus importants.</p>



<p><strong>Les innovations techniques et technologiques</strong> vont porter sur l’adaptation des bâtiments et les techniques d’élevage, pour limiter le stress thermique des animaux. La réutilisation des eaux issues des matières premières agricoles sur les sites de transformation est aussi un axe stratégique.</p>



<p><strong>Quelques actions en cours</strong>&nbsp;: le projet Climalait&nbsp;illustre les adaptations possibles des fermes françaises au changement climatique. Le projet «&nbsp;Bâti’Lait Mieux&nbsp;» porte sur l’amélioration du confort thermique des vaches en période chaude. Tandis que la démarche «&nbsp;Ferme laitière Bas Carbone&nbsp;» vise la réduction des émissions de gaz à effet de serre.</p>



<p>Retrouvez toutes nos publications de la fourche à la fourchette, après et avant mai 2023, <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/category/de-la-fourche-a-la-fourchette/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">en ligne</a>.</p>



<p>Découvrez le document de la fourche à la fourchette de mai 2023 au format PDF ci dessous :</p>


<div class="_3d-flip-book  fb3d-fullscreen-mode full-size" data-id="4092" data-mode="fullscreen" data-title="false" data-template="short-white-book-view" data-lightbox="dark-shadow" data-urlparam="fb3d-page" data-page-n="0" data-pdf="" data-tax="null" data-thumbnail="" data-cols="3" data-book-template="default" data-trigger=""></div><script type="text/javascript">window.FB3D_CLIENT_DATA = window.FB3D_CLIENT_DATA || [];FB3D_CLIENT_DATA.push('eyJwb3N0cyI6eyI0MDkyIjp7IklEIjo0MDkyLCJ0aXRsZSI6IkRlIGxhIGZvdXJjaGUgXHUwMGUwIGxhIGZvdXJjaGV0dGUgTWFpIDIwMjMiLCJ0eXBlIjoicGRmIiwicmVhZHlfZnVuY3Rpb24iOiIiLCJib29rX3N0eWxlIjoiZmxhdCIsImJvb2tfdGVtcGxhdGUiOiJub25lIiwib3V0bGluZSI6W10sImRhdGEiOnsicG9zdF9JRCI6IjQwOTMiLCJndWlkIjoiaHR0cHM6XC9cL25vcm1hbmRpZW1haW5lLmNlcmZyYW5jZS5mclwvbGF0ZWxpZXJcL3dwLWNvbnRlbnRcL3VwbG9hZHNcL3NpdGVzXC8yXC8yMDIzXC8wNVwvRGUtbGEtZm91cmNoZS1hLWxhLWZvdXJjaGV0dGVfTWFpLTIwMjMucGRmIiwicGRmX3BhZ2VzIjoiNCIsInBhZ2VzX2N1c3RvbWl6YXRpb24iOiJub25lIn0sInRodW1ibmFpbCI6eyJkYXRhIjp7InBvc3RfSUQiOiIwIn0sInR5cGUiOiJhdXRvIn0sInByb3BzIjp7ImNhY2hlZFBhZ2VzIjoiYXV0byIsInJlbmRlckluYWN0aXZlUGFnZXMiOiJhdXRvIiwicmVuZGVySW5hY3RpdmVQYWdlc09uTW9iaWxlIjoiYXV0byIsInJlbmRlcldoaWxlRmxpcHBpbmciOiJhdXRvIiwicHJlbG9hZFBhZ2VzIjoiYXV0byIsInJ0bCI6ImF1dG8iLCJpbnRlcmFjdGl2ZUNvcm5lcnMiOiJhdXRvIiwic2hlZXQiOnsic3RhcnRWZWxvY2l0eSI6ImF1dG8iLCJ3YXZlIjoiYXV0byIsInNoYXBlIjoiYXV0byIsIndpZHRoVGV4ZWxzIjoiYXV0byIsImNvbG9yIjoiYXV0byIsInNpZGUiOiJhdXRvIiwiY29ybmVyRGV2aWF0aW9uIjoiYXV0byIsImZsZXhpYmlsaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmxlQ29ybmVyIjoiYXV0byIsImJlbmRpbmciOiJhdXRvIiwiaGVpZ2h0VGV4ZWxzIjoiYXV0byJ9LCJjb3ZlciI6eyJ3YXZlIjoiYXV0byIsImNvbG9yIjoiYXV0byIsImJpbmRlclRleHR1cmUiOiJhdXRvIiwiZGVwdGgiOiJhdXRvIiwicGFkZGluZyI6ImF1dG8iLCJzdGFydFZlbG9jaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmlsaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmxlQ29ybmVyIjoiYXV0byIsImJlbmRpbmciOiJhdXRvIiwid2lkdGhUZXhlbHMiOiJhdXRvIiwiaGVpZ2h0VGV4ZWxzIjoiYXV0byIsIm1hc3MiOiJhdXRvIiwic2lkZSI6ImF1dG8iLCJzaGFwZSI6ImF1dG8ifSwicGFnZSI6eyJ3YXZlIjoiYXV0byIsImNvbG9yIjoiYXV0byIsImRlcHRoIjoiYXV0byIsInN0YXJ0VmVsb2NpdHkiOiJhdXRvIiwiZmxleGliaWxpdHkiOiJhdXRvIiwiZmxleGlibGVDb3JuZXIiOiJhdXRvIiwiYmVuZGluZyI6ImF1dG8iLCJ3aWR0aFRleGVscyI6ImF1dG8iLCJoZWlnaHRUZXhlbHMiOiJhdXRvIiwibWFzcyI6ImF1dG8iLCJzaWRlIjoiYXV0byIsInNoYXBlIjoiYXV0byJ9LCJoZWlnaHQiOiJhdXRvIiwid2lkdGgiOiJhdXRvIiwiZ3Jhdml0eSI6ImF1dG8iLCJwYWdlc0ZvclByZWRpY3RpbmciOiJhdXRvIn0sImNvbnRyb2xQcm9wcyI6eyJhY3Rpb25zIjp7ImNtZFNhdmUiOnsiZW5hYmxlZCI6ImF1dG8iLCJlbmFibGVkSW5OYXJyb3ciOiJhdXRvIn0sImNtZFByaW50Ijp7ImVuYWJsZWQiOiJhdXRvIiwiZW5hYmxlZEluTmFycm93IjoiYXV0byJ9LCJjbWRTaW5nbGVQYWdlIjp7ImVuYWJsZWQiOiJhdXRvIiwiZW5hYmxlZEluTmFycm93IjoiYXV0byIsImFjdGl2ZSI6ImF1dG8iLCJhY3RpdmVGb3JNb2JpbGUiOiJhdXRvIn19fSwiYXV0b1RodW1ibmFpbCI6Imh0dHBzOlwvXC9ub3JtYW5kaWVtYWluZS5jZXJmcmFuY2UuZnJcL2xhdGVsaWVyXC93cC1jb250ZW50XC91cGxvYWRzXC9zaXRlc1wvMlwvM2QtZmxpcC1ib29rXC9hdXRvLXRodW1ibmFpbHNcLzQwOTIucG5nIiwicG9zdF9uYW1lIjoiZGUtbGEtZm91cmNoZS1hLWxhLWZvdXJjaGV0dGUtbWFpLTIwMjMiLCJwb3N0X3R5cGUiOiIzZC1mbGlwLWJvb2sifX0sInBhZ2VzIjpbXSwiZmlyc3RQYWdlcyI6W119');window.FB3D_CLIENT_LOCALE && FB3D_CLIENT_LOCALE.render && FB3D_CLIENT_LOCALE.render();</script>



<h2 class="wp-block-heading">Sources&nbsp;pour rédiger de la fourche à la fourchette de mai 2023 : réchauffement climatique</h2>



<h5 class="wp-block-heading">Le réchauffement climatique est en marche</h5>



<p><a href="https://climate.copernicus.eu/esotc/2022/european-state-climate-2022-summary">https://climate.copernicus.eu/esotc/2022/european-state-climate-2022-summary</a></p>



<h5 class="wp-block-heading">L’année 2022&nbsp;: la démonstration de ce qui nous attend&nbsp;?</h5>



<p><a href="https://www.agreste.agriculture.gouv.fr/agreste-web/disaron/LetConj2301/detail/">https://www.agreste.agriculture.gouv.fr/agreste-web/disaron/LetConj2301/detail/</a></p>



<h5 class="wp-block-heading">Début 2023, une situation hydrique inquiétante en France</h5>



<p><a href="https://www.brgm.fr/fr/actualite/communique-presse/nappes-eau-souterraine-au-1er-avril-2023-risques-secheresse-estivale">https://www.brgm.fr/fr/actualite/communique-presse/nappes-eau-souterraine-au-1er-avril-2023-risques-secheresse-estivale</a></p>



<h5 class="wp-block-heading">Les bassines&nbsp;: un exemple de crispation face à une stratégie défensive&nbsp;</h5>



<p><a href="https://www.ouest-france.fr/environnement/pourquoi-les-mega-bassines-divisent-elles-autant-on-vous-explique-le-debat-0e1ba384-5902-11ed-bdef-1ab9c6d3e6a2">https://www.ouest-france.fr/environnement/pourquoi-les-mega-bassines-divisent-elles-autant-on-vous-explique-le-debat-0e1ba384-5902-11ed-bdef-1ab9c6d3e6a2</a></p>



<p><a href="https://www.vie-publique.fr/questions-reponses/288035-eau-pour-lirrigation-agricole-les-mega-bassines-en-sept-questions">https://www.vie-publique.fr/questions-reponses/288035-eau-pour-lirrigation-agricole-les-mega-bassines-en-sept-questions</a></p>



<h5 class="wp-block-heading">Les filières s’engagent, plus ou moins vite</h5>



<p><a href="https://www.franceagrimer.fr/Actualite/Etablissement/2023/Les-filieres-agricoles-s-engagent-face-aux-defis-climatiques">https://www.franceagrimer.fr/Actualite/Etablissement/2023/Les-filieres-agricoles-s-engagent-face-aux-defis-climatiques</a></p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/fourche-a-la-fourchette-mai-2023/">Fourche à la fourchette | Mai 2023</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier">L&#039;Atelier des études économiques</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">4094</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Observatoire entreprises agricoles de Normandie 2022</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/observatoire-entreprises-agricoles-de-normandie-2022/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lola]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Sep 2022 10:30:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Toutes productions]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/?p=3430</guid>

					<description><![CDATA[<p>L'observatoire des entreprises agricoles dresse un bilan de 2021 et dessine les perspectives 2022 pour chaque filières agricoles de Normandie</p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/observatoire-entreprises-agricoles-de-normandie-2022/">Observatoire entreprises agricoles de Normandie 2022</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier">L&#039;Atelier des études économiques</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Observatoire économique de Normandie des entreprises agricoles en 2021 et perspectives 2022</h1>



<p>Découvrez notre observatoire économique des entreprises agricoles de Normandie pour l’année 2021 et les perspectives de 2022.</p>


<div class="_3d-flip-book  fb3d-fullscreen-mode full-size" data-id="3433" data-mode="fullscreen" data-title="false" data-template="short-white-book-view" data-lightbox="dark-shadow" data-urlparam="fb3d-page" data-page-n="0" data-pdf="" data-tax="null" data-thumbnail="" data-cols="3" data-book-template="default" data-trigger=""></div><script type="text/javascript">window.FB3D_CLIENT_DATA = window.FB3D_CLIENT_DATA || [];FB3D_CLIENT_DATA.push('eyJwb3N0cyI6eyIzNDMzIjp7IklEIjozNDMzLCJ0aXRsZSI6Ik9ic2VydmF0b2lyZSBcdTAwZTljb25vbWlxdWUgYWdyaWNvbGUgMjAyMiIsInR5cGUiOiJwZGYiLCJyZWFkeV9mdW5jdGlvbiI6IiIsImJvb2tfc3R5bGUiOiJmbGF0IiwiYm9va190ZW1wbGF0ZSI6Im5vbmUiLCJvdXRsaW5lIjpbXSwiZGF0YSI6eyJwb3N0X0lEIjoiMzQzNCIsImd1aWQiOiJodHRwczpcL1wvbm9ybWFuZGllbWFpbmUuY2VyZnJhbmNlLmZyXC9sYXRlbGllclwvd3AtY29udGVudFwvdXBsb2Fkc1wvc2l0ZXNcLzJcLzIwMjJcLzA5XC9DRUZSQU5DRV9BVEVMSUVSX09CU0VSVkFUT0lSRTIyX05PUk1BTkRJRS5wZGYiLCJwZGZfcGFnZXMiOiIyMCIsInBhZ2VzX2N1c3RvbWl6YXRpb24iOiJub25lIn0sInRodW1ibmFpbCI6eyJkYXRhIjp7InBvc3RfSUQiOiIwIn0sInR5cGUiOiJhdXRvIn0sInByb3BzIjp7ImNhY2hlZFBhZ2VzIjoiYXV0byIsInJlbmRlckluYWN0aXZlUGFnZXMiOiJhdXRvIiwicmVuZGVySW5hY3RpdmVQYWdlc09uTW9iaWxlIjoiYXV0byIsInJlbmRlcldoaWxlRmxpcHBpbmciOiJhdXRvIiwicHJlbG9hZFBhZ2VzIjoiYXV0byIsInJ0bCI6ImF1dG8iLCJpbnRlcmFjdGl2ZUNvcm5lcnMiOiJhdXRvIiwic2hlZXQiOnsic3RhcnRWZWxvY2l0eSI6ImF1dG8iLCJ3YXZlIjoiYXV0byIsInNoYXBlIjoiYXV0byIsIndpZHRoVGV4ZWxzIjoiYXV0byIsImNvbG9yIjoiYXV0byIsInNpZGUiOiJhdXRvIiwiY29ybmVyRGV2aWF0aW9uIjoiYXV0byIsImZsZXhpYmlsaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmxlQ29ybmVyIjoiYXV0byIsImJlbmRpbmciOiJhdXRvIiwiaGVpZ2h0VGV4ZWxzIjoiYXV0byJ9LCJjb3ZlciI6eyJ3YXZlIjoiYXV0byIsImNvbG9yIjoiYXV0byIsImJpbmRlclRleHR1cmUiOiJhdXRvIiwiZGVwdGgiOiJhdXRvIiwicGFkZGluZyI6ImF1dG8iLCJzdGFydFZlbG9jaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmlsaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmxlQ29ybmVyIjoiYXV0byIsImJlbmRpbmciOiJhdXRvIiwid2lkdGhUZXhlbHMiOiJhdXRvIiwiaGVpZ2h0VGV4ZWxzIjoiYXV0byIsIm1hc3MiOiJhdXRvIiwic2lkZSI6ImF1dG8iLCJzaGFwZSI6ImF1dG8ifSwicGFnZSI6eyJ3YXZlIjoiYXV0byIsImNvbG9yIjoiYXV0byIsImRlcHRoIjoiYXV0byIsInN0YXJ0VmVsb2NpdHkiOiJhdXRvIiwiZmxleGliaWxpdHkiOiJhdXRvIiwiZmxleGlibGVDb3JuZXIiOiJhdXRvIiwiYmVuZGluZyI6ImF1dG8iLCJ3aWR0aFRleGVscyI6ImF1dG8iLCJoZWlnaHRUZXhlbHMiOiJhdXRvIiwibWFzcyI6ImF1dG8iLCJzaWRlIjoiYXV0byIsInNoYXBlIjoiYXV0byJ9LCJoZWlnaHQiOiJhdXRvIiwid2lkdGgiOiJhdXRvIiwiZ3Jhdml0eSI6ImF1dG8iLCJwYWdlc0ZvclByZWRpY3RpbmciOiJhdXRvIn0sImNvbnRyb2xQcm9wcyI6eyJhY3Rpb25zIjp7ImNtZFNhdmUiOnsiZW5hYmxlZCI6ImF1dG8iLCJlbmFibGVkSW5OYXJyb3ciOiJhdXRvIn0sImNtZFByaW50Ijp7ImVuYWJsZWQiOiJhdXRvIiwiZW5hYmxlZEluTmFycm93IjoiYXV0byJ9LCJjbWRTaW5nbGVQYWdlIjp7ImVuYWJsZWQiOiJhdXRvIiwiZW5hYmxlZEluTmFycm93IjoiYXV0byIsImFjdGl2ZSI6ImF1dG8iLCJhY3RpdmVGb3JNb2JpbGUiOiJhdXRvIn19fSwiYXV0b1RodW1ibmFpbCI6Imh0dHBzOlwvXC9ub3JtYW5kaWVtYWluZS5jZXJmcmFuY2UuZnJcL2xhdGVsaWVyXC93cC1jb250ZW50XC91cGxvYWRzXC9zaXRlc1wvMlwvM2QtZmxpcC1ib29rXC9hdXRvLXRodW1ibmFpbHNcLzM0MzMucG5nIiwicG9zdF9uYW1lIjoib2JzZXJ2YXRvaXJlLWVjb25vbWlxdWUtYWdyaWNvbGUtbm9ybWFuZGllLTIwMjIiLCJwb3N0X3R5cGUiOiIzZC1mbGlwLWJvb2sifX0sInBhZ2VzIjpbXSwiZmlyc3RQYWdlcyI6W119');window.FB3D_CLIENT_LOCALE && FB3D_CLIENT_LOCALE.render && FB3D_CLIENT_LOCALE.render();</script>



<p>En 2021, l’activité agricole a été stimulée par la reprise de la demande à la « sortie » de la pandémie de Covid-19. Ainsi, <strong>la production agricole a augmenté de 7,7 % en valeur</strong>, après deux années de baisse, dans un contexte de hausse des prix des matières premières. Ce dynamisme de l’activité est essentiellement porté par la production céréalière, du fait notamment de la croissance de la demande mondiale et de la baisse de l’offre des concurrents qui ont connu une météo défavorable.</p>



<p>La guerre en Ukraine, survenue en février 2022, bouleverse le contexte géopolitique et engendre de nombreuses incertitudes sur l’économie, tant sur l’agriculture que sur les consommations intermédiaires des exploitations. En effet, <strong>les prix des intrants (énergie, alimentation animale, engrais, transports pour l’exportation) augmentent fortement</strong>, ainsi<strong> les coûts de production agricole flambent</strong>. Les prix des céréales s’envolent, une opportunité pour les céréaliers mais une forte charge pour les éleveurs (alimentation animale), notamment pour les filières porcs et volailles déjà en difficulté.</p>



<p>Bien que l’<strong>impact de ces augmentations sera atténué par le plan de résilience mis en place par le ministère de l’Agriculture</strong>, il faut s’attendre à une année moins favorable pour les comptes de l’agriculture française en 2022, voire en 2023, particulièrement pour les filières animales.</p>



<p>Cet <strong>observatoire des entreprises agricoles de Normandie dresse un bilan de cette année 2021 et dessine les perspectives pour l’année 2022 pour chacune de nos filières agricoles</strong>. Ainsi, nous vous souhaitons une bonne lecture.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les chiffres clés des productions agricoles de Normandie</h2>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="528" height="368" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2022/09/chiffres-cles-productions-animales-normandie-2022.png?resize=528%2C368&#038;ssl=1" alt="Chiffres clés des productions animales de Normandie en 2022" class="wp-image-3435" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2022/09/chiffres-cles-productions-animales-normandie-2022.png?w=528&amp;ssl=1 528w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2022/09/chiffres-cles-productions-animales-normandie-2022.png?resize=300%2C209&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 528px) 100vw, 528px" /><figcaption>Chiffres clés des productions animales de Normandie en 2022</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="539" height="364" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2022/09/chiffres-cles-productions-vegetales-normandie-2022.png?resize=539%2C364&#038;ssl=1" alt="Chiffres clés des productions végétales de Normandie en 2022" class="wp-image-3436" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2022/09/chiffres-cles-productions-vegetales-normandie-2022.png?w=539&amp;ssl=1 539w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2022/09/chiffres-cles-productions-vegetales-normandie-2022.png?resize=300%2C203&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 539px) 100vw, 539px" /><figcaption>Chiffres clés des productions végétales de Normandie en 2022</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La production laitière en Normandie</h2>



<h3 class="wp-block-heading">1 467 exploitations en production laitière spécialisée</h3>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="303" height="334" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2022/09/exploitations-production-laitiere-specialisee-2022.png?resize=303%2C334&#038;ssl=1" alt="1 467 exploitations en production laitière spécialisée clôtures d’avril 2021 à mars 2022" class="wp-image-3437" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2022/09/exploitations-production-laitiere-specialisee-2022.png?w=303&amp;ssl=1 303w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2022/09/exploitations-production-laitiere-specialisee-2022.png?resize=272%2C300&amp;ssl=1 272w" sizes="(max-width: 303px) 100vw, 303px" /><figcaption>1 467 exploitations en production laitière spécialisée<br><em>clôtures d’avril 2021 à mars 2022</em></figcaption></figure>



<p>La <strong>production laitière des exploitations spécialisées poursuit sa progression</strong> (+ 2 %). La main-d’oeuvre salariée augmente régulièrement et représente 20 % des actifs. La productivité du travail est stable, à près de 300 000 L par UTH. <strong>Le rendement par vache laitière s’approche doucement des 7 000 L de lait produit</strong>.</p>



<p>Pour des clôtures moyennes de fin d’été 2021, l<strong>’augmentation du prix du lait</strong> (+ 7 € / 1 000 L) est l’explication principale à la <strong>hausse des produits (+ 114 € / ha), devant l’impact des céréales et du produit viande</strong>.<strong> Les aides PAC poursuivent leur convergence</strong> (- 5 € / ha).</p>



<p>Malgré la hausse des aliments (+ 5 % à volume constant) et des travaux par tiers (+ 6%), <strong>la marge brute progresse de 70 € / ha</strong>. La plupart des postes de charges de structure ( avant amortissement et frais financiers ) augmentent (+ 6 %), dont la main-d’oeuvre (salaires et MSA : + 10 %).</p>



<p>La légère hausse des annuités conduit à une<strong> quasi stabilité du revenu disponible </strong>à 27 000 € par unité de main-d’oeuvre familiale. La capacité d’autofinancement légèrement positive et la limitation de l’autofinancement améliorent le fonds de roulement.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Perspectives 2022 pour la production laitière normande</h3>



<p>Dès la fin 2021, <strong>la collecte des principaux exportateurs mondiaux a montré des signes de faiblesse</strong>, face à la hausse des charges et à la météo. Le ralentissement de la collecte se confirme sur le premier semestre 2022, tant dans l’UE-27 qu’en Nouvelle Zélande ou aux États-Unis. Côté demande, la Chine importe toujours davantage de produits laitiers (+ 30 % en 2021), et elle représente 25 % des échanges. <strong>La relative « pénurie » sur les marchés internationaux fait monter les prix</strong>. La valorisation beurre-poudre explose les records et dépasse largement les 500 € pour 1 000 litres depuis février.</p>



<p>En France, <strong>les négociations entre les laiteries et la grande distribution ont amélioré la prise en compte du prix de revient du lait</strong>. Mais le déclenchement de la guerre en Ukraine a fait s’envoler les prix des matières premières, tant pour les éleveurs que pour les industriels. Et il semble très difficile de faire passer de nouvelles hausses, les grandes et moyennes surfaces mettant en avant leur engagement en faveur du « pouvoir d’achat ».</p>



<p>Sur l’année civile 2022,<strong> les charges des éleveurs vont augmenter fortement : entre + 40 et + 60 € / 1 000 L selon les scénarios</strong>. Dans le même temps, le prix de base du lait devrait augmenter du même ordre de grandeur, et se rapprocher des 400 € / 1 000 L (si les laiteries ne dénoncent pas leur grille de prix). La meilleure valorisation de la viande, liée à un manque de marchandise, devrait alors améliorer les revenus des éleveurs laitiers.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La viande porcine en Normandie</h2>



<h3 class="wp-block-heading">37 exploitations porcines normandes</h3>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="298" height="332" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2022/09/exploitations-production-porcine-2022.png?resize=298%2C332&#038;ssl=1" alt="37 exploitations porcines - clôtures de janvier à décembre 2021" class="wp-image-3438" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2022/09/exploitations-production-porcine-2022.png?w=298&amp;ssl=1 298w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2022/09/exploitations-production-porcine-2022.png?resize=269%2C300&amp;ssl=1 269w" sizes="(max-width: 298px) 100vw, 298px" /><figcaption>37 exploitations porcines<br><em>clôtures de janvier à décembre 2021</em></figcaption></figure>



<p>Le résultat des exploitations porcines normandes pour les clôtures 2021 se caractérise par un <strong>effet ciseau lié à la baisse des cours du porc et à la hausse des charges</strong>.</p>



<p>La <strong>baisse de 11 % de la valorisation des porcs charcutiers intervient certes après une année 2020 record</strong>. Mais elle s’accompagne d’une hausse des charges de 5 %. Le poste aliments, qui représente 58 % de l’ensemble des charges et augmente de 8 %, explique en grande partie la progression. En revanche, ramenée par truie présente, le poste aliments diminue de 2 %. En effet, <strong>les effectifs de truies ont augmenté de 10 %</strong>. Les charges de structure sont stables.</p>



<p>Au final, la <strong>valeur ajoutée recule fortement, de 40 %</strong>, et le revenu disponible dégagé par UTAF plonge de près de 89 %, pour atteindre à peine plus de 10 000 €. Le recul significatif des investissements nets n’a pas permis de compenser la baisse du résultat en trésorerie. La hausse des prélèvements privés (+ 8 %) a accentué le recul du fonds de roulement (- 13 %).</p>



<h3 class="wp-block-heading">Perspectives 2022 pour la production porcine</h3>



<p>Les éleveurs porcins subissent depuis l’été 2021 un effet ciseau lié à la <strong>chute des cours du porc et à la hausse des prix des matières premières</strong>, constatée en premier lieu sur le coût de l’aliment. La Chine, acteur majeur sur le marché mondial du porc, avait été fortement impactée par la fièvre porcine africaine en 2020. Après une phase de décapitalisation importante due à cette maladie, la vitesse de recapitalisation en cheptel de ce pays a été beaucoup plus rapide qu’envisagée et a surpris les marchés. La stratégie d’industrialisation de cette production, avec l’émergence de véritables fermes usines en Chine, a eu pour effet d’accélérer le retour à une production chinoise significative en 2021-2022. Par conséquent, <strong>les importations chinoises ont reculé fortement sur les derniers mois.</strong></p>



<p>Même si les cours du porc sont repartis à la hausse depuis début 2022,<strong> l’incertitude est forte sur les perspectives d’évolution de la production mondiale</strong>, dans un contexte d’inflation des prix des matières premières et de perte de rentabilité des élevages porcins qui en découle. L’évolution des cours reste jusque-là insuffisante pour compenser totalement la hausse des coûts de production. Par ailleurs, <strong>l’évolution de la consommation reste hésitante</strong>. Les problématiques de pouvoir d’achat rencontrées par les consommateurs pourraient limiter la progression de cette demande fin 2022 et début 2023. En revanche, <strong>la baisse de la production mondiale devrait se ressentir à partir du second semestre 2022 et pourrait inverser le cycle</strong>. Il faudra en parallèle surveiller l’évolution de la demande en Chine, qui sera déterminante.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La viande bovine en Normandie</h2>



<h3 class="wp-block-heading">356 exploitations en viande bovine normandes</h3>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="301" height="338" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2022/09/exploitations-production-bovine-2022.png?resize=301%2C338&#038;ssl=1" alt="356 exploitations bovines - clôtures de janvier à décembre 2021" class="wp-image-3439" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2022/09/exploitations-production-bovine-2022.png?w=301&amp;ssl=1 301w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2022/09/exploitations-production-bovine-2022.png?resize=267%2C300&amp;ssl=1 267w" sizes="(max-width: 301px) 100vw, 301px" /><figcaption>356 exploitations bovines <br><em>clôtures de janvier à décembre 2021</em></figcaption></figure>



<p>Les structures des <strong>systèmes viande bovine ont peu évolué</strong> par rapport à 2020. </p>



<p>Avec le cumul d’une meilleure moisson 2021 pour les quelques hectares de céréales, une bonne campagne fourragère et une conjoncture viande bovine plus satisfaisante, les <strong>résultats économiques et financiers des systèmes viande bovine 2021 progressent de 23 %</strong>. En effet, après une année 2020 chaotique, les <strong>cours repartent à la hausse</strong> et ont retrouvé des niveaux d’avant crise, soutenus par le manque d’offre sur le marché européen. Par ailleurs, les coûts de production ont augmenté.</p>



<p>À relativiser, le niveau de revenu disponible par UTAF moyen à hauteur de 13 500 € reste bien inférieur au smic et aux autres systèmes de production (en dehors du système porc). Ce niveau de revenu moyen cache<strong> de fortes disparités</strong>.</p>



<p>Historiquement, le taux d’endettement est faible à 40 % en moyenne et la trésorerie s’avère souvent limitée voire négative. Les investissements restent raisonnés.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Perspectives 2022 pour la production bovine</h3>



<p>Suite à la<strong> décapitalisation du cheptel allaitant</strong>, les disponibilités manquent toujours en France et en Europe pour répondre à la demande forte, tant en animaux maigres que finis. Les abattages ont diminué depuis le début de l’année. Le manque d’offre et la pénurie sur le marché européen entretiennent une hausse forte et continue des cours depuis le début de l’année.</p>



<p>Par ailleurs, la<strong> guerre en Ukraine accentue la flambée des prix à la production</strong>, et si les prix atteignent eux aussi des niveaux records, ils ne compensent pas l’explosion des charges en production de viande bovine (la hausse des coûts d’aliment, d’énergie, d’engrais serait de 85 € par UGB sans adaptation des producteurs). Les agriculteurs doivent faire des adaptations dans la gestion des charges.</p>



<p>Cette<strong> inflation des coûts de production provoque des inquiétudes au sein de la filière</strong>. Quelle sera la répercussion de la hausse des prix sur la consommation ? L’augmentation des cours fait craindre une nouvelle accélération de la décapitalisation du cheptel allaitant pour profiter des prix élevés, améliorer l’autonomie<br>du système.</p>



<p>La <strong>loi Egalim 2 rend obligatoire la contractualisation depuis le 1er janvier 2022 entre les éleveurs bovins et leur premier acheteur pour une durée de 3 ans</strong>. La filière devrait avoir une plus grande visibilité sur les flux d’animaux. Ce contrat intègre aussi les modalités de fixation de prix, avec des indicateurs relatifs aux coûts de productions. À ce jour, peu d’éleveurs ont proposé réellement de contrats vu le contexte prix. La renationalisation de la consommation pourrait s’inscrire dans une tendance.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les cultures céréalières en Normandie</h2>



<h3 class="wp-block-heading">597 exploitations en cultures céréalières</h3>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="308" height="349" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2022/09/exploitations-cultures-cerealieres-2022.png?resize=308%2C349&#038;ssl=1" alt="597 exploitations cultures céréalières - clôtures de juillet 2021 à juin 2022" class="wp-image-3440" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2022/09/exploitations-cultures-cerealieres-2022.png?w=308&amp;ssl=1 308w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2022/09/exploitations-cultures-cerealieres-2022.png?resize=265%2C300&amp;ssl=1 265w" sizes="(max-width: 308px) 100vw, 308px" /><figcaption>597 exploitations cultures céréalières <br><em>clôtures de juillet 2021 à juin 2022</em></figcaption></figure>



<p>La<strong> part de céréales dans l’assolement des exploitations spécialisées en céréales progresse de 3 %</strong>. La surface en blé augmente de 11 % au détriment de l’orge (- 12 %), et représente près de 47 % de la surface de vente. La surface en colza croît de 3 % pour atteindre plus de 19 % de la surface de vente. Par contre, la part de protéagineux ne décolle toujours pas et recule même de 9 %.</p>



<p>Cette<strong> récolte se caractérise par une hausse généralisée des rendements et des prix.</strong> Cette tendance est très marquée en colza. Le produit d’exploitation atteint près de 2 000 €/ha en moyenne, soit une hausse de 29 %.</p>



<p>Les charges d’intrants sur cultures augmentent d’à peine 1 %. Il en résulte une <strong>marge brute globale en hausse de 48 %.</strong></p>



<p>En revanche, <strong>les charges de structure hors amortissements et frais financiers sont en forte hausse </strong>: + 8 %. Cela n’empêche pas la valeur ajoutée de s’améliorer très significativement et de représenter 45 % du produit brut.</p>



<p>Le taux d’endettement recule sensiblement alors que le fonds de roulement progresse de 20 %.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Perspectives 2022 pour les cultures céréalières</h3>



<p>Malgré une production mondiale de blé record sur la campagne 2021-2022, ce marché connaissait déjà de fortes tensions avant le déclenchement du conflit ukrainien. La<strong> forte demande mondiale </strong>en est la principale cause. Mais la guerre en Ukraine, qui implique deux acteurs majeurs des marchés céréaliers, en a<br>accentué l’effet :<strong> la Russie et l’Ukraine représentent à elles seules 30 % des exportations mondiales de blé</strong>. Le blocage de la mer Noire par les navires russes a stoppé toute possibilité d’exportations depuis les ports ukrainiens et les volumes exportés par voie ferroviaire sont loin de compenser l’arrêt de l’activité portuaire. Cette situation accentue les risques de pénurie pour les pays d’Afrique du nord et du Proche Orient, très dépendants de ces origines.</p>



<p>À la veille du démarrage des récolte<strong>s, les stocks mondiaux sont ainsi estimés en recul de 12 Mt par le Ministère américain de l’Agriculture,</strong> et les prévisions de récolte pour 2022-2023 sont en recul de 6 Mt. Si la production russe devrait se rapprocher de son précédent record et lui permettre de renforcer son leadership mondial sur cette production, la production devrait reculer en Ukraine et en Inde. Globalement, elle pourrait reculer de 30 Mt.</p>



<p><strong>En maïs, les dernières prévisions font état d’une hausse des stocks de fin de campagne, qui devraient peu évoluer sur la campagne 2022-2023 malgré un recul de la production mondiale. </strong></p>



<p>L’évolution du conflit ukrainien dans les mois à venir reste un facteur important d’incertitude, avec la question de la capacité de l’Ukraine à exporter sa récolte.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les cultures industrielles en Normandie</h2>



<h3 class="wp-block-heading">223 exploitations de cultures industrielles</h3>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="301" height="335" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2022/09/exploitations-cultures-industrielles-2022.png?resize=301%2C335&#038;ssl=1" alt="223 exploitations cultures industrielles - clôtures de juillet 2021 à juin 2022" class="wp-image-3441" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2022/09/exploitations-cultures-industrielles-2022.png?w=301&amp;ssl=1 301w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2022/09/exploitations-cultures-industrielles-2022.png?resize=270%2C300&amp;ssl=1 270w" sizes="(max-width: 301px) 100vw, 301px" /><figcaption>223 exploitations cultures industrielles <br><em>clôtures de juillet 2021 à juin 2022</em></figcaption></figure>



<p>La récolte 2021 est marquée par une<strong> forte réduction des emblavements en lin</strong> (- 29 %) suite à la volonté de la filière dans le contexte Covid. En parallèle, les surfaces en blé ont augmenté (+ 4 ha), de même qu’en colza (+ 1 ha).</p>



<p>Le<strong> lin de la récolte 2021 est provisionné à une valeur plus élevée</strong> (+ 980 €/ha) que le très mauvais cru de 2020. Les <strong>betteraves retrouvent en 2021 les rendements habituels </strong>après l’impact de la jaunisse sur une partie de nos territoires (+ 450 €/ha). Les <strong>pommes de terre bénéficient également en 2021 d’une meilleure conjoncture prix</strong> (+ 580 €/ha). L’amélioration des prix de vente en blé et colza contribue aussi à la hausse des produits par ha (+ 340 €/ha).</p>



<p>Les <strong>charges opérationnelles sont quasi stables</strong> (- 5 €/ha en engrais, + 9 €/ha en traitements). La plupart des postes de charges de structure (avant amortissement et frais financiers) augmentent (+ 4 %), dont les carburants (+ 10 €/ha). La légère hausse des annuités conduit à un quasi doublement du revenu disponible (68 000 € par UTAF) et une amélioration des trésoreries.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Perspectives 2022 pour les cultures industrielles normandes</h3>



<p>La<strong> récolte 2022 s’annonce prometteuse</strong>, malgré la hausse des intrants. La récolte 2023 devrait être davantage impactée.</p>



<p>La <strong>filière lin a bien maîtrisé les volumes.</strong> La demande est de retour et le prix de la fibre est élevé (&gt; 3 €/Kg de fibres longues). Les<strong> perspectives sont donc favorables pour cette culture économe en intrants</strong>, sous réserve d’aléa climatique ou de retour d’un blocage des activités en Chine (covid).</p>



<p><strong>Côté sucre, après trois campagnes mondiales déficitaires</strong> (récoltes 2019, 2020 et 2021), <strong>les cours du sucre sont en forte hausse</strong>. Les sucreries annoncent un prix probable de 35 €/T de betterave 2022 et entre 35 et 40 €/T pour 2023, après les 29 €/T de 2021. La hausse des prix devrait couvrir la hausse des charges. La<br>dérogation obtenue à l’utilisation des semences enrobées de néonicotinoïdes limite malgré tout le choix des cultures suivantes (pas de lin ou de colza).</p>



<p>Le<strong> marché de pommes de terre est peut-être le plus vulnérable face à la hausse des intrants</strong>, du fait des charges élevées par ha (engrais et produits phytosanitaires représentent plus de 1 000 € par hectare en 2021). Sur la récolte 2022, et encore plus sur 2023, la hausse des engrais et des produits  phytosanitaires pourrait se situer entre 400 et 800 €/ha. Les prix de vente des pommes de terre devront donc monter d’au moins 10 à 20 €/T pour seulement<br>compenser la hausse des intrants. Sans compter la hausse des carburants et de l’énergie. La contractualisation avec les industriels de la transformation se développe.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La volaille en Normandie</h2>



<h3 class="wp-block-heading">37 exploitations volaille normandes</h3>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="298" height="341" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2022/09/exploitations-volailles-2022.png?resize=298%2C341&#038;ssl=1" alt="37 exploitations volailles - clôtures de janvier 2021 à décembre 2021" class="wp-image-3442" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2022/09/exploitations-volailles-2022.png?w=298&amp;ssl=1 298w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2022/09/exploitations-volailles-2022.png?resize=262%2C300&amp;ssl=1 262w" sizes="(max-width: 298px) 100vw, 298px" /><figcaption>37 exploitations volailles <br><em>clôtures de janvier 2021 à décembre 2021</em></figcaption></figure>



<p>La<strong> production de volailles de chair a poursuivi son repli en 2021</strong>, lors d’une seconde année marquée par la pandémie de Covid 19 et l’influenza aviaire. Toutefois, en Normandie, nous ne constatons pas cette baisse. En effet, d’une part la filière poulet reste dynamique, et la <strong>région Normandie reste épargnée par les cas de grippe aviaire.</strong></p>



<p>Avec une offre limitée et un raffermissement de la demande sortie Covid, <strong>les cours se redressent toutes catégories confondues.</strong></p>



<p>Dans ce contexte avicole et avec une récolte 2021 correcte, les <strong>exploitations volailles affichent des résultats haussiers </strong>même si les coûts de production ont progressé. Le résultat courant par UTAF est de 18 600 € (soit + 4 200 € par rapport à 2020).</p>



<p>Globalement, la <strong>situation financière s’assainit </strong>avec une amélioration des capitaux propres et de la trésorerie (même si elle reste négative).</p>



<p>Comme dans les autres systèmes, des <strong>écarts de performance sont importants entre les exploitations</strong> : la différence se fait principalement sur la technique (valorisation des produits et maitrise des charges) et la gestion des investissements.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Perspectives 2022 pour les volailles normandes</h3>



<p>En 2022, la <strong>production devrait reprendre dans l’Union européenne,</strong> sauf pour les pays touchés fin 2021 dont la France, l’Italie et la Hongrie. En effet, l’influenza aviaire dans le grand ouest va avoir des impacts significatifs au-delà de la zone touchée sur les productions à des cycles longs, sur la sélection, la multiplication, l’accouvage, et sur l’export vers les pays tiers.</p>



<p>Le début de l’année 2022 a été marqué par une <strong>hausse généralisée des cours des matières premières</strong>, progression qui avait débuté en août 2020. La guerre en Ukraine a renchéri les cours.</p>



<p>Toutefois la <strong>raréfaction de l’offre du fait des différents épisodes Influenza sur le marché européen et la demande soutenue dans un contexte inflationniste permet de tirer les prix de vente vers le haut</strong>. Cela ne compensera pas l’envolée des coûts de production que sont le gaz, l’énergie et l’aliment. En plus, avec la production en berne, les résultats économiques et la trésorerie des exploitations sont affectés.</p>



<p>Dans ce contexte de recul d’offre de volailles en France<strong>, la consommation de volailles reste soutenue</strong>, notamment en restauration rapide où le poulet est largement consommé. Une progression des importations est attendue. Face à l’inflation alimentaire, des arbitrages des consommateurs se font sur des produits<br>plus basiques et premiers prix. Les <strong>tendances passées de progression du poulet aux dépens des autres espèces risquent de s’accélérer</strong>.</p>



<p>Le précédent observatoire économique des entreprises agricoles de Normandie est <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/observatoire-economique-de-normandie-2020/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">disponible sur ce lien</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/observatoire-entreprises-agricoles-de-normandie-2022/">Observatoire entreprises agricoles de Normandie 2022</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier">L&#039;Atelier des études économiques</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">3430</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Fourche à la fourchette &#124; Juillet 2022</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/fourche-a-la-fourchette-juillet-2022/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lola]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Jul 2022 14:53:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[De la Fourche à la Fourchette]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/?p=3247</guid>

					<description><![CDATA[<p>Sommaire : prix des denrées alimentaires, circuits courts, le bio et les substituts végétaux</p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/fourche-a-la-fourchette-juillet-2022/">Fourche à la fourchette | Juillet 2022</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier">L&#039;Atelier des études économiques</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">De la fourche à la fourchette : prix des denrées alimentaires, circuits courts, le bio et les substituts végétaux</h1>



<p>En juillet 2022, nous publions une nouvelle publication  « De la fourche à la fourchette ». Nous y aborderons les sujets suivants :</p>



<ul class="wp-block-list"><li>Un léger recul des <strong>prix mondiaux des denrées alimentaires</strong> pour le troisième mois consécutif</li><li>Un regain d&rsquo;<strong>intérêt pour les circuits courts</strong> ?</li><li>Quatre <strong>trajectoires possibles pour le bio</strong> d&rsquo;ici 2027 selon le Credoc</li><li>Les<strong> substituts végétaux</strong> en évolution rapide</li></ul>


<div class="_3d-flip-book  fb3d-fullscreen-mode full-size" data-id="3245" data-mode="fullscreen" data-title="false" data-template="short-white-book-view" data-lightbox="dark-shadow" data-urlparam="fb3d-page" data-page-n="0" data-pdf="" data-tax="null" data-thumbnail="" data-cols="3" data-book-template="default" data-trigger=""></div><script type="text/javascript">window.FB3D_CLIENT_DATA = window.FB3D_CLIENT_DATA || [];FB3D_CLIENT_DATA.push('eyJwb3N0cyI6eyIzMjQ1Ijp7IklEIjozMjQ1LCJ0aXRsZSI6IkZvdXJjaGUgXHUwMGUwIGxhIGZvdXJjaGV0dGUganVpbGxldCAyMDIyIiwidHlwZSI6InBkZiIsInJlYWR5X2Z1bmN0aW9uIjoiIiwiYm9va19zdHlsZSI6ImZsYXQiLCJib29rX3RlbXBsYXRlIjoibm9uZSIsIm91dGxpbmUiOltdLCJkYXRhIjp7InBvc3RfSUQiOiIzMjQ2IiwiZ3VpZCI6Imh0dHBzOlwvXC9ub3JtYW5kaWVtYWluZS5jZXJmcmFuY2UuZnJcL2xhdGVsaWVyXC93cC1jb250ZW50XC91cGxvYWRzXC9zaXRlc1wvMlwvMjAyMlwvMDdcL0ZBRjE3MV9qdWlsbGV0LTIwMjIucGRmIiwicGRmX3BhZ2VzIjoiNCIsInBhZ2VzX2N1c3RvbWl6YXRpb24iOiJub25lIn0sInRodW1ibmFpbCI6eyJkYXRhIjp7InBvc3RfSUQiOiIwIn0sInR5cGUiOiJhdXRvIn0sInByb3BzIjp7ImNhY2hlZFBhZ2VzIjoiYXV0byIsInJlbmRlckluYWN0aXZlUGFnZXMiOiJhdXRvIiwicmVuZGVySW5hY3RpdmVQYWdlc09uTW9iaWxlIjoiYXV0byIsInJlbmRlcldoaWxlRmxpcHBpbmciOiJhdXRvIiwicHJlbG9hZFBhZ2VzIjoiYXV0byIsInJ0bCI6ImF1dG8iLCJpbnRlcmFjdGl2ZUNvcm5lcnMiOiJhdXRvIiwic2hlZXQiOnsic3RhcnRWZWxvY2l0eSI6ImF1dG8iLCJ3YXZlIjoiYXV0byIsInNoYXBlIjoiYXV0byIsIndpZHRoVGV4ZWxzIjoiYXV0byIsImNvbG9yIjoiYXV0byIsInNpZGUiOiJhdXRvIiwiY29ybmVyRGV2aWF0aW9uIjoiYXV0byIsImZsZXhpYmlsaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmxlQ29ybmVyIjoiYXV0byIsImJlbmRpbmciOiJhdXRvIiwiaGVpZ2h0VGV4ZWxzIjoiYXV0byJ9LCJjb3ZlciI6eyJ3YXZlIjoiYXV0byIsImNvbG9yIjoiYXV0byIsImJpbmRlclRleHR1cmUiOiJhdXRvIiwiZGVwdGgiOiJhdXRvIiwicGFkZGluZyI6ImF1dG8iLCJzdGFydFZlbG9jaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmlsaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmxlQ29ybmVyIjoiYXV0byIsImJlbmRpbmciOiJhdXRvIiwid2lkdGhUZXhlbHMiOiJhdXRvIiwiaGVpZ2h0VGV4ZWxzIjoiYXV0byIsIm1hc3MiOiJhdXRvIiwic2lkZSI6ImF1dG8iLCJzaGFwZSI6ImF1dG8ifSwicGFnZSI6eyJ3YXZlIjoiYXV0byIsImNvbG9yIjoiYXV0byIsImRlcHRoIjoiYXV0byIsInN0YXJ0VmVsb2NpdHkiOiJhdXRvIiwiZmxleGliaWxpdHkiOiJhdXRvIiwiZmxleGlibGVDb3JuZXIiOiJhdXRvIiwiYmVuZGluZyI6ImF1dG8iLCJ3aWR0aFRleGVscyI6ImF1dG8iLCJoZWlnaHRUZXhlbHMiOiJhdXRvIiwibWFzcyI6ImF1dG8iLCJzaWRlIjoiYXV0byIsInNoYXBlIjoiYXV0byJ9LCJoZWlnaHQiOiJhdXRvIiwid2lkdGgiOiJhdXRvIiwiZ3Jhdml0eSI6ImF1dG8iLCJwYWdlc0ZvclByZWRpY3RpbmciOiJhdXRvIn0sImNvbnRyb2xQcm9wcyI6eyJhY3Rpb25zIjp7ImNtZFNhdmUiOnsiZW5hYmxlZCI6ImF1dG8iLCJlbmFibGVkSW5OYXJyb3ciOiJhdXRvIn0sImNtZFByaW50Ijp7ImVuYWJsZWQiOiJhdXRvIiwiZW5hYmxlZEluTmFycm93IjoiYXV0byJ9LCJjbWRTaW5nbGVQYWdlIjp7ImVuYWJsZWQiOiJhdXRvIiwiZW5hYmxlZEluTmFycm93IjoiYXV0byIsImFjdGl2ZSI6ImF1dG8iLCJhY3RpdmVGb3JNb2JpbGUiOiJhdXRvIn19fSwiYXV0b1RodW1ibmFpbCI6Imh0dHBzOlwvXC9ub3JtYW5kaWVtYWluZS5jZXJmcmFuY2UuZnJcL2xhdGVsaWVyXC93cC1jb250ZW50XC91cGxvYWRzXC9zaXRlc1wvMlwvM2QtZmxpcC1ib29rXC9hdXRvLXRodW1ibmFpbHNcLzMyNDUucG5nIiwicG9zdF9uYW1lIjoiZm91cmNoZS1mb3VyY2hldHRlLWp1aWxsZXQtMjAyMiIsInBvc3RfdHlwZSI6IjNkLWZsaXAtYm9vayJ9fSwicGFnZXMiOltdLCJmaXJzdFBhZ2VzIjpbXX0=');window.FB3D_CLIENT_LOCALE && FB3D_CLIENT_LOCALE.render && FB3D_CLIENT_LOCALE.render();</script>



<h2 class="wp-block-heading">Un léger recul des prix mondiaux des denrées alimentaires pour le troisième mois consécutif</h2>



<p><strong>L&rsquo;indice FAO des prix et des produits alimentaires recule de nouveau en juin</strong>, selon l&rsquo;Organisation des Nations unies pour l&rsquo;alimentation et l&rsquo;agriculture. Si la valeur de l&rsquo;indice de juin 2022 demeure nettement au-dessus de celle de l&rsquo;an dernier (+&nbsp;23&nbsp;% par rapport à juin 2021), elle recule néanmoins pour la troisième fois consécutive.</p>



<p>La baisse de l&rsquo;indice par rapport à mai s&rsquo;explique notamment par le <strong>recul de plusieurs indices le composant</strong>, en particulier ceux des <strong>céréales</strong>, des <strong>huiles</strong> et du <strong>sucre</strong>. Les prix des produits laitiers et de la viande ont quant à eux augmenté.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un regain d’intérêt pour les circuits courts ?</h2>



<p><strong>Les «&nbsp;circuits courts&nbsp;», une forme de distribution ancienne, visent à rapprocher les producteurs des consommateurs en supprimant tout intermé-diaire. Ils connaissent en France depuis les années 2000 un nouvel essor</strong>.</p>



<p>Ce regain d’intérêt est en phase avec les nouvelles attentes des consommateurs en quête de produits sains, de qualité, achetés au juste prix et favorisant le maintien de l’emploi et une moindre pollution.</p>



<p>Et plus encore suite au Covid, les activités de fruits et légumes s’intensifient, avec une valorisation des produits via les circuits courts. Le coût d’installation reste peu important au démarrage. Pour réussir, la productivité du travail doit être compensée par des prix de vente forts. Mais bien souvent, les prix sont peu rémunérateurs par rapport au temps passé. En effet, les coûts de productions explosent car la productivité est faible. Il faut donc ajuster les prix, intégrer son temps de travail. Les maraîchers doivent communiquer auprès du consommateur pour mettre en avant leur mode de production et les qualités gustatives de leurs produits. Pour réussir, il est nécessaire d’avoir un système de production et une organisation efficace. Compétences, formation, information, curiosité, créativité et adaptation face aux comportements du consommateur sont autant d’atouts pour réussir.</p>



<p><strong>L’intérêt du consommateur pour les circuits courts évolue au fil du temps</strong>. Cette évolution s’est accrue avec la crise du Covid et la Guerre en Ukraine. En effet, au début du confinement, la clientèle pour les circuits courts était plutôt massive, mais peu à peu elle a eu tendance à se détourner et reprendre ses habitudes.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Il y a donc eu des déceptions, mais pas de déclin général</h3>



<p>Pour maintenir leur chiffres d’affaires, des maraîchers ont diversifié leur offre avec de nouvelles méthodes de ventes&nbsp;: horaires d’ouverture plus larges, arrêt du libre-service avec embauche de vendeurs(ses), mise en place de drive, de paniers à la semaine, gamme plus large en achetant à d’autres producteurs locaux, communication sur les réseaux, élaboration de recettes, etc.</p>



<p>L’intérêt pour les circuits courts reste importante. La crise a suscité de nouvelles concurrences entre les circuits courts et avec les circuits longs valorisant des produits présentés comme locaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quatre trajectoires possibles pour le bio d’ici 2027 selon le Credoc</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Les quatres scénarios du marché du bio</h3>



<p>Le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation en 2021, Julien Denormandie, a fixé un objectif de <strong>18&nbsp;% de la surface agricole utile en bio d’ici 2027</strong>.</p>



<p>Une étude prospective réalisée par le Credoc présente quatre scénarios possibles d’ici 2027, du plus pessimiste au plus optimiste.</p>



<p>Selon le Credoc, les deux trajectoires les plus ambitieuses nécessitent une action politique et publique forte.</p>



<p>Selon le scénario, le marché du bio serait stagnant ou pourrait connaître une évolution de + 15 % par an à l’horizon 2027.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2022/07/evolution-a-5-ans-criteres-chiffre-d-affaires-emplois-secteur-bio-selon-4-scenarios.png?resize=657%2C321&#038;ssl=1" alt="Tableau de l'évolution à 5 ans des critères chiffre d'affaires, emplois, du secteur bio en fonction des quatre scénarios " class="wp-image-3248" width="657" height="321" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2022/07/evolution-a-5-ans-criteres-chiffre-d-affaires-emplois-secteur-bio-selon-4-scenarios.png?w=657&amp;ssl=1 657w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2022/07/evolution-a-5-ans-criteres-chiffre-d-affaires-emplois-secteur-bio-selon-4-scenarios.png?resize=300%2C147&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 657px) 100vw, 657px" /><figcaption><strong>Tableau de l&rsquo;évolution à 5 ans des critères chiffre d&rsquo;affaires, emplois, du secteur bio en fonction des quatre scénarios</strong> <br><em>Les évolutions de l&#8217;emploi ont été calculées à partir des données d&rsquo;évolution entre chiffre d’affaires (CA) et emplois. Sur les cinq dernières années, l&#8217;emploi évolue un peu moins vite que le CA, avec un décalage de 1,6 % par an environ. On retrouve ici le gain de productivité pour les IAA, constaté à 1,8 % par an sur 2008-2018 (source France Agrimer).</em><br><em>Source : Réussir bio, Credoc</em></figcaption></figure></div>



<h3 class="wp-block-heading">L’objectif est ambitieux, d’autant plus dans le contexte actuel où le bio marque le pas.</h3>



<p>D’une part avec les baisses de prix, difficulté à écouler la production : <strong>les agriculteurs bio sont à la peine</strong>. D’autres part, <strong>les ventes ralentissent</strong> dans la grande distribution comme dans les magasins spécialisés pour la première fois depuis 8 ans avec l’inflation.</p>



<p>Les consommateurs se montrent prudents et réalisent des arbitrages dans leurs achats de produits. La descente en gamme commence à se faire sentir. Les explications sont multiples avec d’autres propositions de produits (locaux, équitables, labels, démarches environnement-ales, etc), et le prix.</p>



<p>2022 et 2023 sont des années de turbulences pour le bio. Il faut continuer à stimuler la consommation bio notamment dans les cantines publiques, en respectant le seuil 20&nbsp;%, comme le stipule la loi Égalim qui devait être atteint début 2022. La barre des 6&nbsp;% a été difficilement dépassée. <strong>La restauration collective est appelée à intensifier ses achats en bio</strong> pour pouvoir retrouver un équilibre de la filière bio.</p>



<p><strong>Un rapport de la Cour des comptes juge insuffisant le soutien politique à l’agriculture biologique</strong> tant au niveau de la production que de la transformation. Le soutien politique passe par les subventions notamment de la PAC dont la nouvelle mouture entre en vigueur l’an prochain.</p>



<p>Pour développer la Bio, la Cour suggère notamment «&nbsp;d’instaurer une rému-nération pour services environnementaux de l’agriculture biologique dans le cadre de l’éco-régime et de renforcer les mesures agroenvironnementales et climatiques&nbsp;».</p>



<p>Cela passera aussi par une meilleure communication sur le contenu des cahiers des charges, À suivre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les substituts végétaux en évolution rapide</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Les alternatives végétales de l&rsquo;alimentation</h3>



<p>Il suffit d’un coup d’œil dans les rayons des grandes et moyennes surfaces (GMS) pour comprendre que <strong>les alternatives végétales de l’alimentation sont devenues une vraie tendance</strong> qui n’est qu’à ces débuts. En Europe, la part des personnes ayant adopté des régimes végans, végétariens ou pescatoriens reste globalement inférieure à 10 %. Mais la part des flexitariens, qui réduisent volontairement leur conso-mmation de viande, atteint 30 %.</p>



<p>En effet, les arguments en faveur des simili-carnés cherchant à reproduire le goût et la texture du bœuf, du poulet ou du porc avec des ingrédients d’origine végétale (céréales, oléagineux, légumi-neuses, etc.), ne manquent pas&nbsp;: impact sur l’environ-nement inférieur à celui de l’élevage, pas d’interrogations à avoir sur le bien-être animal et une composition conforme à la recommandation des autorités de santé de réduire la consommation de protéines animales.</p>



<p>Ainsi, l’offre de produits imitant les produits animaux, que ce soit pour les remplacer ou simplement (et plus souvent) pour diversifier sa consommation, a pris de l’extension. Ce mouvement est encore émergent, mais en évolution rapide. Les alternatives à base de protéines végétales se sont d’abord développées dans le domaine du lait (elles représentent déjà 15 % de parts de marché aux États-Unis par exemple) puis dans celui de la viande, à commencer par les produits imitant les steaks.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le mouvement de substitution se poursuit</h3>



<p><strong>Le mouvement de substitution se poursuit</strong>, il touche à présent les autres types de viande (poulet, agneau, ou bacon). Une forte croissance des analogues de poissons et fruits de mer est à attendre en 2022. Les substituts aux fromages, qui étaient jusqu’ici freinés par leur prix, leur goût pas toujours convainquant et leurs longues listes d’ingrédients, devraient décoller. En effet, plusieurs start-up sont en train de mettre au point des innovations pour proposer des produits plus réalistes, en utilisant des ingrédients issus de la fermentation de précision. La végétalisation va aussi concerner de plus en plus les snacks (Pepsi-Co et Nestlé en font une priorité), la confiserie, ainsi que le secteur de la boulangerie-pâtisserie (ingrédients végétaux remplaçant les œufs entiers ou les blancs d’œufs, le beurre).</p>



<h3 class="wp-block-heading">De nouveaux ingrédients</h3>



<p>Le soja, le blé et le pois sont les ingrédients majoritaire-ment utilisés aujourd’hui. Mais de nouvelles sources de protéines végétales sont de plus en plus utilisées comme le pois chiche, le lupin et la féverole, utilisée par exemple dans le faux poulet de Beyond Meat. </p>



<p>Dans les substituts aux produits laitiers, l’avoine poursuit sa folle ascension, et d’autres sources de protéines pointent comme le millet, le chanvre ou encore la pomme de terre. D’autres sources de protéines sont issues de l’upcycling, qui utilise des co-produits ou sous-produits pour en faire des produits à plus forte valeur ajoutée. C’est le cas notamment des protéines d’orge à partir des drèches de brasserie. </p>



<p>Davantage de mélanges de différentes sources de protéines seront observés avec leur complémentarité pour améliorer le profil nutritionnel des produits et de les rapprocher encore plus du profil des produits d’origine animale (qui pouvaient être contestés). C’est aussi l’utilisation d’algues et de champignons.</p>



<p>Les produits hybrides ne se limitent pas au mélange origine animale / végétale (comme dans le lait de la marque de Triballat Noyal Pâquerette &amp; Compagnie, ou dans la Vache qui rit avec des légumineuses lancée par Bel en Amérique du Nord). Des innovations combinant végétal et protéines issues de la fermentation de précision, voire cultivées in vitro, se profilent. Ces ingrédients présents en petite quantité, apporteront ce qui fait encore défaut aux alternatives végétales au niveau du goût, de la texture ou de la nutrition.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des substituts davantage « clean label »</h3>



<p>Avec l’essor des alternatives et leur arrivée dans les rayons des supermarchés classiques, les critiques se sont fait plus fortes (et plus médiatisées)&nbsp;: aliments «&nbsp;ultra transformés&nbsp;», trop d’additifs, etc.</p>



<p>Avec la R&amp;D et l’innovation, par exemple Umiami a mis au point une nouvelle technologie brevetée lui permettant de se passer des agents de texturation et de méthylcellulose. Des start-ups se lancent en mettant en avant l’argument «&nbsp;clean label&nbsp;» et une liste d’ingrédients très réduite. D’autres producteurs d’alternatives se basent sur les champignons ou encore sur le fruit du jacquier pour reproduire la texture de la viande.</p>



<p>Avec les critiques sur leur composition, le prix des alternatives reste le principal frein à leur consommation. Mais il a déjà commencé à diminuer au fur et à mesure que l’offre se développe et que les capacités de production augmentent. En 2022 et au-delà, on peut tabler sur une poursuite de cette baisse, avec l’ouverture de la plus grande usine de transformation de protéines de pois par Roquette au Canada, ou encore les investissements de Oatly dont les trois nouveaux sites industriels en Chine, à Singapour et aux États-Unis produiront, à terme, 450 millions de litres de boissons à base d’avoine.</p>



<h3 class="wp-block-heading">De nouveaux acteurs arrivent sans cesse sur le marché</h3>



<p>En France, vous trouverez dans les rayons la marque «&nbsp;Le Bon végétal&nbsp;» de Herta lancée en 2016 et détenue par Nestlé. Elle a une part de 54&nbsp;% du marché «&nbsp;traiteur végétal&nbsp;». Fleury Michon et diverses marques distri-buteurs sont présentes également. Mais on peut trouver aussi des steaks végétaux ou des aiguillettes de simili-poulet de la jeune pousse française Happyvore ou des simili-burgers et des simili-saucisses de la marque américaine Beyond Meat. Ainsi que les lardons végétaux d’une toute jeune startup parisienne, La Vie, disponibles chez Carrefour pour son lancement.</p>



<p>Les marques travaillent également avec diverses chaînes de restauration rapide et des restaurants comme le Ninkasi à Lyon qui a déjà collaboré avec Hari&amp;Co et Happyvore pour développer de nouveaux burgers. L’objectif est d’avoir des produits accessibles en prix et bons. Il faut avouer qu’au niveau gustatif, les progrès réalisés au cours des dernières années sont réels.</p>



<p>La viande végétale «&nbsp;n’est plus une niche. C’est devenu une vraie tendance de fond&nbsp;». Les pays émergeants de plus en plus consommateurs de viande s’y intéressent déjà.</p>



<p>Par ailleurs, de nouveaux acteurs arrivent sans cesse sur ce marché, bénéficiant jusqu’ici d’investissements en flux continus. En effet, rien n’est figé, surtout dans un secteur émergent, et qui attire autant d’investissements de la part des grands groupes par des rachats de start-ups, y compris ceux des secteurs de la viande, du lait ou des œufs.</p>



<p>Découvrez toutes nos<a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/category/de-la-fourche-a-la-fourchette/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> publications de la fourche à la fourchette </a>sur notre site internet.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Sources</h3>



<h4 class="wp-block-heading">Un léger recul des prix mondiaux des denrées alimentaires pour le troisième mois consécutif</h4>



<p><a href="https://www.fao.org/newsroom/detail/benchmark-fao-food-price-index-shows-dip-in-international-prices-of-cereals-vegetable-oils-and-sugar/fr">https://www.fao.org/newsroom/detail/benchmark-fao-food-price-index-shows-dip-in-international-prices-of-cereals-vegetable-oils-and-sugar/fr</a></p>



<h4 class="wp-block-heading">Un regain d’intérêt pour les circuits courts ?</h4>



<p><a href="https://www.reussir.fr/fruits-legumes/les-circuits-courts-doivent-sortir-de-l-artisanat">https://www.reussir.fr/fruits-legumes/les-circuits-courts-doivent-sortir-de-l-artisanat</a></p>



<p><a href="https://www.reussir.fr/fruits-legumes/temoignages-les-circuits-courts-s-adaptent-a-la-crise">https://www.reussir.fr/fruits-legumes/temoignages-les-circuits-courts-s-adaptent-a-la-crise</a></p>



<p><a href="https://www.reussir.fr/lesmarches/circuits-courts-des-deceptions-mais-pas-de-declin-general-selon-inrae">https://www.reussir.fr/lesmarches/circuits-courts-des-deceptions-mais-pas-de-declin-general-selon-inrae</a></p>



<h4 class="wp-block-heading">Quatre trajectoires possibles pour le bio d’ici 2027 selon le Credoc</h4>



<p><a href="https://www.reussir.fr/bio/les-quatre-scenarios-pour-le-bio-en-2027">https://www.reussir.fr/bio/les-quatre-scenarios-pour-le-bio-en-2027</a></p>



<p><a href="https://www.reussir.fr/lesmarches/bio-la-cour-des-comptes-entre-dans-le-debat-sur-la-hve">https://www.reussir.fr/lesmarches/bio-la-cour-des-comptes-entre-dans-le-debat-sur-la-hve</a></p>



<p><a href="https://www.reussir.fr/lesmarches/face-des-ventes-bio-en-baisse-la-filiere-attend-un-sursaut-en-restauration-collective">https://www.reussir.fr/lesmarches/face-des-ventes-bio-en-baisse-la-filiere-attend-un-sursaut-en-restauration-collective</a></p>



<p><a href="https://www.reussir.fr/fruits-legumes/relancer-la-consommation-et-communiquer-sur-les-valeurs-du-bio">https://www.reussir.fr/fruits-legumes/relancer-la-consommation-et-communiquer-sur-les-valeurs-du-bio</a></p>



<p><a href="https://www.la-croix.com/Economie/En-baisse-marche-bio-cherche-nouveau-souffle-2022-06-10-1201219353">https://www.la-croix.com/Economie/En-baisse-marche-bio-cherche-nouveau-souffle-2022-06-10-1201219353</a></p>



<h4 class="wp-block-heading">Les substituts végétaux en évolution rapide</h4>



<p><a href="https://www.sialparis.fr/Le-Salon/Actualites/40-consommateurs-achetent-produits-veggies">https://www.sialparis.fr/Le-Salon/Actualites/40-consommateurs-achetent-produits-veggies</a></p>



<p><a href="https://www.reussir.fr/lesmarches/les-substituts-vegetaux-en-gms-encore-des-progres-faire">https://www.reussir.fr/lesmarches/les-substituts-vegetaux-en-gms-encore-des-progres-faire</a><a href="https://www.stripfood.fr/les-10-tendances-a-suivre-dans-le-vegetal-en-2022-et-au-dela/%23:~:text=De%20nouveaux%20ingr%C3%A9dients,faux%20poulet%20de%20Beyond%20Meat">https://www.stripfood.fr/les-10-tendances-a-suivre-dans-le-vegetal-en-2022-et-au-dela/#:~:text=De%20nouveaux%20ingr%C3%A9dients,faux%20poulet%20de%20Beyond%20Meat</a></p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/fourche-a-la-fourchette-juillet-2022/">Fourche à la fourchette | Juillet 2022</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier">L&#039;Atelier des études économiques</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">3247</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Récolte 2021 céréales &#038; grandes cultures</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/recolte-2021-cereales-grandes-cultures/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lola]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Jul 2022 13:23:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Grandes cultures]]></category>
		<category><![CDATA[Observatoires]]></category>
		<category><![CDATA[Production végétale]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/?p=3227</guid>

					<description><![CDATA[<p>Bilan de la récolte 2021 pour les céréales et les grandes cultures</p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/recolte-2021-cereales-grandes-cultures/">Récolte 2021 céréales &amp; grandes cultures</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier">L&#039;Atelier des études économiques</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Observatoire économique céréales et grandes cultures pour les récoltes 2021</h1>



<p class="has-ast-global-color-5-color has-luminous-vivid-orange-background-color has-text-color has-background">Le résultat des exploitations de céréales et de grandes cultures pour la récolte 2021 progresse très sensiblement et se rapproche du record de 2012, en particulier pour les systèmes céréales. Sur les marchés,<strong> la situation en Ukraine prédomine dans un contexte de production mondiale 2022 globalement en retrait pour les céréales</strong>. La baisse de l’euro permet aux origines européennes de gagner en compétitivité, alors que le ralentissement de la croissance en Chine inquiète.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Structure des exploitations&nbsp;: hausse des surfaces en blé</h2>



<figure class="wp-block-table aligncenter"><table><tbody><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Échantillon Cerfrance</strong> <strong>Normandie Maine</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Céréales</strong> <br><strong>(870 exploitations)</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Cultures industrielles</strong><br><strong>(289 exploitations)</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Cultures + bovins</strong> <br><strong>(460 exploitations)</strong></td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Main d’œuvre totale (UTH*)</strong> <br>Dont familiale</td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>1,35</strong> <br>1,20</td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>1,86</strong> <br>1,27</td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>2,08</strong> <br>1,62</td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>SAU** (ha)</strong> <br>Cultures de vente (ha&nbsp;; % SAU) <br>SFP*** (ha)</td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>136</strong> <br>120 (88 %) <br>13</td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>153</strong> <br>133 (87 %) <br>18</td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>157</strong> <br>83 (54 %) <br>72</td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Cultures dominantes</strong> <br>(% de la surface de vente)</td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Blé tendre (47 %)</strong> <br>Colza (19 %) <br>Orge (16 %) <br>Maïs grain (6 %) <br>Lin (3 %)</td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Blé tendre (46 %) </strong><br>Colza (13 %) <br>Lin (12 %) <br>Betteraves suc. (10 %) <br>Pommes de terre (7 %)</td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Blé tendre (55 %)</strong> <br>Colza (13 %) <br>Orge (12 %) <br>Lin (5 %) <br>Maïs grain (5 %)</td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center">Nbre UGB**** <br>Lait vendu / exploitation</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">9 <br>&#8211;</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">27 <br>&#8211;</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">113 <br>268&nbsp;200 L</td></tr></tbody></table><figcaption class="wp-element-caption">Strcutrue des exploitations : hausse des surfaces en blé</figcaption></figure>



<p><em>*UTH&nbsp;: unité de travail humain&nbsp;&nbsp;&nbsp;**SAU&nbsp;: surface agricole utile<em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;</em>***SFP&nbsp;: surface fourragère principale&nbsp;&nbsp;&nbsp;****UGB&nbsp;: unité gros bétail</em></p>



<p>Les systèmes céréales spécialisés représentent plus de la moitié des exploitations de cultures de cet échantillon. La sole de blé est en hausse de 3 à 4 points sur cette campagne, principalement au détriment de l’orge et du lin. <strong>Les surfaces en protéagineux restent très limitées et représentent au mieux 3 % de la surface de vente (systèmes céréales) et moins de 1 % pour les deux autres systèmes</strong>. Elles sont même en léger retrait, confirmant alors le faible attrait pour ces cultures.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une conjoncture prix favorable pour la récolte 2021 de céréales et grandes cultures</h2>



<figure class="wp-block-table aligncenter"><table><tbody><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Prix tous systèmes</strong> <strong>En €uros / tonne</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>2020</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>2021</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Évolution</strong></td><td>&nbsp;</td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Prix 2021</strong> <strong>par système</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Céréales</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Cultures indust.</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Cultures + bovins</strong></td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center">Prix blé</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">176</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">199</td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>+ 13 %</em></td><td>&nbsp;</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">Prix blé</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">202</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">200</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">193</td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center">Prix colza</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">391</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">521</td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>+ 33 %</em></td><td>&nbsp;</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">Prix colza</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">523</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">530</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">511</td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center">Prix orge</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">153</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">189</td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>+ 23 %</em></td><td>&nbsp;</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">Prix orge</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">189</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">194</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">185</td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center">Prix betterave</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">24</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">24</td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>=</em></td><td>&nbsp;</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">Prix betterave</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">25</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">23</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">25</td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center">Prix maïs grain</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">155</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">185</td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>+ 19 %</em></td><td>&nbsp;</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">Prix maïs gr.</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">186</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">183</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">186</td></tr></tbody></table><figcaption class="wp-element-caption">Une conjoncture prix favorable</figcaption></figure>



<p>La<strong> valorisation des cultures connaît une hausse généralisée sur la campagne 2021-2022</strong>. C’est particulièrement vrai pour le colza, suite à la chute de la production de canola au Canada et à la hausse des prix du pétrole. L’effet du conflit en Ukraine, qui a provoqué un emballement des prix à compter de fin février 2022, a peu d’effet sur les prix de cette campagne.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des rendements&nbsp;en hausse, sans être exceptionnels pour la récolte 2021 de céréales et grandes cultures</h2>



<figure class="wp-block-table aligncenter"><table><tbody><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Rendement tous systèmes en quintaux</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>2020</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>2021</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Evolution</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center">Rendement 2021</td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Céréales</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Cultures indust.</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Cultures + bovins</strong></td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center">Blé</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">75</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">78</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">+ 3 %</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">en Qtx/ha</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">77</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">81</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">75</td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center">Colza</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">29</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">36</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">+ 20 %</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">&nbsp;</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">35</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">37</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">34</td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center">Orge</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">72</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">85</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">+ 19 %</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">&nbsp;</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">88</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">84</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">77</td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center">Betteraves sucrières Maïs grain</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">722 65</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">941 87</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">+ 30 % + 35 %</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">&nbsp;</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">814 86</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">989 84</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">881 91</td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center">Pois</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">27</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">28</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">+ 5 %</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">&nbsp;</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">29</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">29</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">26</td></tr></tbody></table><figcaption class="wp-element-caption">Des rendements en hausse, sans être exceptionnels</figcaption></figure>



<p><strong>Les rendements de l’année sont tous en hausse</strong>. C’est très marqué en betteraves, maïs grain et colza. Par rapport à la moyenne cinq ans, <strong>le maïs grain atteint un rendement record</strong>, supérieur de 24 %. Alors que le blé et le colza sont proches de la moyenne.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le poste carburant moteur de la hausse des intrants pour la récolte 2021 de céréales et grandes cultures</h2>



<figure class="wp-block-table aligncenter"><table><tbody><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Éléments conjoncturels</strong> <strong>En €uros</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>2020</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>2021</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Evolution</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center">Campagne 2021</td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Céréales</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Cultures industrielles</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Cultures + bovins</strong></td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center">Engrais / ha</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">168</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">169</td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>+ 1 %</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center">(<em>évolution N/N-1)</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center">176 (+1&nbsp;%)</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">194 (- 2 %)</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">147 (+ 2 %)</td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center">Semence / ha</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">101</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">101</td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>=</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center">&nbsp;</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">76 (-2 %)</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">190 (+ 4 %)</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">85 (- 1 %)</td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center">Phyto/ha</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">157</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">162</td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>+ 3 %</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center">&nbsp;</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">166 (+3 %)</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">230 (+ 4 %)</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">114 (+ 3 %)</td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center">Carburant / ha</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">66</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">81</td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>+ 22 %</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center">&nbsp;</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">66 (+20 %)</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">87 (+ 27 %)</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">100 (+ 22 %)</td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>TOTAL intrants</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>492</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>513</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong><em>+ 4 %</em></strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center">&nbsp;</td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>484 (+4 %)</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>701 (+ 4 %)</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>446 (+ 5 %)</strong></td></tr></tbody></table><figcaption class="wp-element-caption">Le poste carburant moteur de la hausse des intrants</figcaption></figure>



<p><strong>Le poste carburant se démarque sur cette campagne avec une très forte hausse</strong>, encore plus marquée sur les systèmes cultures industrielles. Globalement, la hausse représente 4 %, soit la plus forte progression depuis 8 ans. Cela reste cependant inférieur aux niveaux records qui avaient été atteints pour les récoltes 2012 à 2015 : 544 €/ha en moyenne sur ces années, avec un pic à 560 €/ha pour la récolte 2013. <strong>Le poste semences présente une tendance inverse à moyen terme</strong> avec une hausse de 30 % sur 8 ans.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des charges de structure qui repartent à la hausse pour la récolte 2021 de céréales et grandes cultures</h2>



<figure class="wp-block-table aligncenter"><table><tbody><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center">&nbsp; <strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Récolte 2021&nbsp;</strong> <strong>en € / ha</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Tous systèmes</strong></td><td><strong>&nbsp;</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Céréales</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Cultures industrielles</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Cultures + bovins</strong></td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center">Personnel</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">149 (+2 %)</td><td>&nbsp;</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">98 (+1 %)</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">239 (+3 %)</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">167 (+2 %)</td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; dont charges sociales exploitants</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>78 (=)</em></td><td><em>&nbsp;</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>62 (-1 %)</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>101 (=)</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>87 (-1 %)</em></td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center">Mécanisation (sans travaux tiers)</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">400 (+4 %)</td><td>&nbsp;</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">341 (+4 %)</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">458 (+1 %)</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">445 (+5 %)</td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center">Foncier et bâtiment</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">234 (+2 %)</td><td>&nbsp;</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">199 (+3 %)</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">301 (+3 %)</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">241 (+1 %)</td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center">Autres frais divers</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">172 (+1 %)</td><td>&nbsp;</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">146 (+3 %)</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">207 (+1 %)</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">183 (+1 %)</td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center">Charges financières</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">30 (+1 %)</td><td>&nbsp;</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">24 (=)</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">29 (+1 %)</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">39 (+2 %)</td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Total charges de structure</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>984 (+3 %)</strong></td><td><strong>&nbsp;</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>808 (+3 %)</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>1&nbsp;235 (+2 %)</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>1 075 (+3 %)</strong></td></tr></tbody></table><figcaption class="wp-element-caption">Des charges de structures qui repartent à la hausse</figcaption></figure>



<p><strong>Les charges de structure connaissent leur plus forte hausse depuis sept ans</strong>, avec une progression de 3 %. Celle–ci est emmenée par les frais de mécanisation, suivis par les frais de bâtiment et foncier, et de personnel. Par rapport à la moyenne cinq ans, la hausse se limite à 2 %.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La hausse du produit profite au résultat et améliore nettement la rentabilité pour la récolte 2021 de céréales et grandes cultures</h2>



<figure class="wp-block-table"><table><tbody><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Récoltes 2020 &amp; 2021</strong> <strong>(en €)</strong><strong></strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Tous systèmes</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>&nbsp;</strong></td><td></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Céréales</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"></td><td></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Cultures industrielles</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"></td><td></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Cultures + bovins</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"></td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center">&nbsp;</td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>2020</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>2021</strong></td><td><strong>&nbsp;</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>2020</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>2021</strong></td><td></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>2020</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>2021</strong></td><td></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>2020</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>2021</strong></td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>PRODUIT</strong> <strong>&nbsp;</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>290 100</strong> <strong>&nbsp;</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>345 000</strong> <strong>(+19 %)</strong></td><td><strong>&nbsp;</strong> <strong>&nbsp;</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>210 000</strong> <strong>&nbsp;</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>271 800</strong> <strong>(+30 %)</strong></td><td></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>389 800</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>439 400</strong> <strong>(+13 %)</strong></td><td></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>349&nbsp;500</strong> <strong>&nbsp;</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>394 200</strong> <strong>(+13 %)</strong></td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>% Produit céréales</em><em></em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>&nbsp;</em> <em>34 %</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>&nbsp;</em> <em>38 %</em></td><td><em>&nbsp;</em> <em>&nbsp;</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>50 %</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>54 %</em></td><td></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>31 %</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>31 %</em></td><td></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>23 %</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>26 %</em></td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>% Produit cult. industrielles</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>24 %</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>25 %</em></td><td><em>&nbsp;</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>21 %</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>24 %</em></td><td></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>48 %</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>49 %</em></td><td></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>11 %</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>12 %</em></td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>% Produit activités bovines</em><em></em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>19 %</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>17 %</em></td><td><em>&nbsp;</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>4 %</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>3 %</em></td><td></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>5 %</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>5 %</em></td><td></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>46 %</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>43 %</em></td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>% Aides compensatrices</em><em></em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>12 %</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>10 %</em></td><td><em>&nbsp;</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>15 %</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>12 %</em></td><td></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>9 %</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>8 %</em></td><td></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>12 %</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>11 %</em></td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Marge Brute globale</strong><strong></strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>&nbsp;</strong> <strong>168 700</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>&nbsp;</strong> <strong>220 500</strong></td><td><strong>&nbsp;</strong> <strong>&nbsp;</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>123 000</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>183 100</strong></td><td></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>234 100</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>283 700</strong></td><td></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>202 400</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>242 100</strong></td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>EBE</strong><strong></strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>&nbsp;</strong> <strong>75 700</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>&nbsp;</strong> <strong>121 700</strong></td><td><strong>&nbsp;</strong> <strong>&nbsp;</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>53 700</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>108 200</strong></td><td></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>104 300</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>148 600</strong></td><td></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>93 400</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>126 800</strong></td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>EBE/Produit</em><em></em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>26 %</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>35 %</em></td><td><em>&nbsp;</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>26 %</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>40 %</em></td><td></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>27 %</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>34 %</em></td><td></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>27 %</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>32 %</em></td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>Amortissements</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center">47 700</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">45 000</td><td>&nbsp;</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">37 500</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">34 600</td><td></td><td class="has-text-align-center" data-align="center">60 000</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">56 300</td><td></td><td class="has-text-align-center" data-align="center">56 000</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">54 500</td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>Frais financiers</em><em></em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center">&nbsp; 4 400</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">&nbsp; 4 400</td><td>&nbsp; &nbsp;</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">3 200</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">3 200</td><td></td><td class="has-text-align-center" data-align="center">4 500</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">4 500</td><td></td><td class="has-text-align-center" data-align="center">6 000</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">6 200</td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Résultat courant</strong><strong></strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>24 900</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>73 900</strong></td><td><strong>&nbsp;</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>14 300</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>72 000</strong></td><td></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>41 500</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>89 700</strong></td><td></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>32 100</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>67 700</strong></td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Résultat courant/UTAF</strong><strong></strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>&nbsp;</strong> <strong>18 500</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>&nbsp;</strong> <strong>55 300</strong></td><td><strong>&nbsp;</strong> <strong>&nbsp;</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>12 000</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>75 100</strong></td><td></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>32 600</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>70 400</strong></td><td></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>19 300</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>41 800</strong></td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Revenu disponible/UTAF</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>24 700</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>57 800</strong></td><td><strong>&nbsp;</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>19 600</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>62 800</strong></td><td></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>41 100</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>75 000</strong></td><td></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>22 900</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>43 600</strong></td></tr></tbody></table><figcaption class="wp-element-caption">La hausse du produit profite au résultat et améliore nettement la rentabilité</figcaption></figure>



<h4 class="wp-block-heading">En quelques mots &#8230;</h4>



<p><strong>L’effet cumulé de la hausse généralisée des prix et des rendements a pour conséquence une hausse du produit de 19 % en moyenne.</strong> Elle est plus prononcée sur les systèmes céréales, en cohérence avec la flambée des prix des céréales et du colza.</p>



<p><strong>La rentabilité économique des trois systèmes revient à des niveaux plus satisfaisants</strong>, avec une moyenne à 35 % d’EBE/produit. Fait marquant : la rentabilité économique des systèmes céréaliers dépasse celle des cultures industrielles et atteint même les 40 %.</p>



<p>Le <strong>revenu disponible par UTAF fait plus que doubler globalement</strong> et est même multiplié par trois pour les systèmes céréaliers.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Situation financière et trésorerie&nbsp;: les voyants sont au vert pour la récolte 2021 de céréales et grandes cultures</h2>



<figure class="wp-block-table aligncenter"><table><tbody><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center">&nbsp;<strong>Récolte 2021 (en €)</strong><strong></strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Tous systèmes</strong></td><td><strong>&nbsp;</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Céréales</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Cultures industrielles</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Cultures + bovins</strong></td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center">Capital d&rsquo;exploitation*</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">592 100 (+7 %)</td><td>&nbsp;</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">446 800 (+11 %)</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">786 100 (+7 %)</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">715 100 (+5 %)</td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Capital d&rsquo;exploit. / UTAF</strong><strong></strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>442 700</strong></td><td><strong>&nbsp;</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>373 700</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>617 400</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>441 500</strong></td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center">Capitaux propres</td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>&nbsp;</strong> 320 700 (+16 %)</td><td>&nbsp;</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">258 400 (+21 %)</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">433 800 (+14 %)</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">359 500 (+12 %)</td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Capitaux propres / UTAF</strong><strong></strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>239 800</strong></td><td><strong>&nbsp;</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>216 100</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>340 700</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>221 900</strong></td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center">Encours LMT</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">193 100 (-1 %)</td><td>&nbsp;</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">144 200 (-1 %)</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">216 200 (+1 %)</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">254 100 (-1 %)</td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>Annuités LMT</em> <em>Annuités LMT / ha</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>44 200 (+3 %)</em> <em>304 €/ha</em></td><td><em>&nbsp;</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>32 800 (+4 %)</em> <em>241 €/ha</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>53 600 (+3 %)</em> <em>349 €/ha</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>55 800 (+4 %)</em> <em>355 €/ha</em></td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center">Dettes CT</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">120 500 (-1 %)</td><td>&nbsp;</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">89 700 (+1 %)</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">174 200 (-1 %)</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">139 500 (-3 %)</td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center">Taux d&rsquo;endettement</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">49 %</td><td>&nbsp;</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">48 %</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">47 %</td><td class="has-text-align-center" data-align="center">52 %</td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>(Variation)</em> &nbsp;</td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>&#8211; 4 points</em> <em>&nbsp;</em></td><td><em>&nbsp;</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>&#8211; 5 points</em> <em>&nbsp;</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>&#8211; 3 points</em> <em>&nbsp;</em></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><em>&#8211; 3 points</em> &nbsp;</td></tr><tr><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>Fonds de roulement / ha</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>&nbsp;</strong> <strong>1&nbsp;348 (+27 %)</strong><strong></strong></td><td>&nbsp;</td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>1&nbsp;296 (+32 %)</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>1&nbsp;913 (+ 23 %)</strong></td><td class="has-text-align-center" data-align="center"><strong>1093 (+27 %)</strong></td></tr></tbody></table><figcaption class="wp-element-caption">&nbsp;Situation financière et trésorerie&nbsp;: les voyants sont au vert </figcaption></figure>



<p><em>* Capital d’exploitation = actif hors foncier</em></p>



<h4 class="wp-block-heading">En quelques mots &#8230;</h4>



<p><strong>La hausse des résultats se traduit dans le bilan par une progression des capitaux propres très significative</strong>, en particulier pour les systèmes céréales. <strong>Après une légère remontée en 2020, le taux d’endettement recule de quatre points en moyenne.</strong> Il se trouve donc à un niveau historiquement bas. Il est alors en recul de près de 10 % par rapport à la moyenne des cinq années précédentes et de 14 % par rapport au point haut de 2017 (57 %). </p>



<p>Le fonds de roulement/ha fait un bond de 27 % et atteint un niveau record. Par rapport au point bas de 2017, il progresse de 42 % soit une hausse de 400 €/ha. Si on fait le parallèle avec les charges d’intrants et les charges de structure qui ont augmenté respectivement de 36 €/ha et de 23 €/ha sur la même période, cela traduit une <strong>amélioration de la situation de trésorerie très significative en quatre ans</strong>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">En synthèse&nbsp;: la récolte 2021 consolide la structure financière des céréaliers</h2>



<p>La récolte 2021 est un très bon cru malgré une <strong>hausse sensible des charges d’intrants et des charges de structure</strong>, après plusieurs années contenues sur ce plan.</p>



<p>C’est l’<strong>effet prix qui prédomine dans un contexte de rendements également en progression.</strong></p>



<p><strong>L’endettement des systèmes à prédominance de cultures recule et passe sous la barre des 50 %</strong>. Le niveau record atteint par le fonds de roulement sur les trois systèmes étudiés arrive à point à la veille d’une période d’instabilité et de flambée des charges dont l’effet sur les besoins supplémentaires de trésoreries ne sera pas négligeable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Éléments de conjoncture et perspectives de récolte 2022</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Faiblesse de l’euro&nbsp;: un atout pour l’attractivité des origines européennes</h3>



<p><strong>L’euro flirte avec la parité parfaite avec le dollar américain</strong>, soit une baisse de 14 % sur un an. Cette situation permet un regain de compétitivité qui favorise nos exportations sur la fin de campagne.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Potentiel de l’Ukraine à exporter par la mer Noire&nbsp;: un facteur primordial pour les marchés</h3>



<p>L’issue favorable des négociations en cours avec la Russie pour ouvrir un corridor d’exportation des grains ukrainiens par la mer Noire serait un facteur de détente important sur les marchés. Mais cela reste très hypothétique alors que le conflit avec la Russie ne baisse pas d’intensité…</p>



<h3 class="wp-block-heading">Perspectives de croissance faible en Chine, moteur des échanges mondiaux</h3>



<p>La demande chinoise en céréales pourrait faiblir de façon significative avec les perspectives de baisse de la croissance chinoise au second semestre et le spectre d’une récession sur 2023.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Maïs&nbsp;: situation contrastée</h4>



<p><strong>Au niveau mondial, les perspectives de récolte sont correctes</strong>, même si elles devraient reculer par rapport à la récolte record de 2021/2022. En revanche, la situation est différente dans l’Union européenne (UE) avec des prévisions à la baisse en raison des fortes températures et du manque d’eau actuel. L’évolution du marché européen sera très dépendant de la capacité de l’Ukraine à exporter sa récolte de maïs.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Blé&nbsp;: production mondiale en baisse</h4>



<p><strong>Les perspectives de production de blé sont en baisse à l’échelle mondiale</strong> mais pas catastrophiques. Dans l’UE, les volumes devraient reculer de 6 %. En France, la baisse de près de 6 % des surfaces et de 2 % des rendements devrait aboutir à une production en recul de 7 %.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Colza&nbsp;: rebond de la production mondiale attendu</h4>



<p>Avec une hausse des surfaces consacrées au colza et au canola, ainsi que des perspectives de rendements meilleures au Canada, <strong>la production mondiale de colza devrait s’accroitre de 13 % sur la campagne 2022-2023</strong>. Une bonne nouvelle dans un contexte de stocks mondiaux fortement pénalisés par la récolte catastrophique de canola au Canada en 2021. En France, la production serait en hausse de plus de 20 % malgré un léger recul du rendement.</p>


<div class="_3d-flip-book  fb3d-fullscreen-mode full-size" data-id="3225" data-mode="fullscreen" data-title="false" data-template="short-white-book-view" data-lightbox="dark-shadow" data-urlparam="fb3d-page" data-page-n="0" data-pdf="" data-tax="null" data-thumbnail="" data-cols="3" data-book-template="default" data-trigger=""></div><script type="text/javascript">window.FB3D_CLIENT_DATA = window.FB3D_CLIENT_DATA || [];FB3D_CLIENT_DATA.push('eyJwb3N0cyI6eyIzMjI1Ijp7IklEIjozMjI1LCJ0aXRsZSI6Ik9ic2VydmF0b2lyZSBncmFuZGVzIGN1bHR1cmVzIGp1aWxsZXQgMjAyMiIsInR5cGUiOiJwZGYiLCJyZWFkeV9mdW5jdGlvbiI6IiIsImJvb2tfc3R5bGUiOiJmbGF0IiwiYm9va190ZW1wbGF0ZSI6Im5vbmUiLCJvdXRsaW5lIjpbXSwiZGF0YSI6eyJwb3N0X0lEIjoiMzIyNiIsImd1aWQiOiJodHRwczpcL1wvbm9ybWFuZGllbWFpbmUuY2VyZnJhbmNlLmZyXC9sYXRlbGllclwvd3AtY29udGVudFwvdXBsb2Fkc1wvc2l0ZXNcLzJcLzIwMjJcLzA3XC9PYnNlcnZhdG9pcmUtR3JhbmRlcy1DdWx0dXJlc19qdWlsbGV0LTIwMjIucGRmIiwicGRmX3BhZ2VzIjoiNCIsInBhZ2VzX2N1c3RvbWl6YXRpb24iOiJub25lIn0sInRodW1ibmFpbCI6eyJkYXRhIjp7InBvc3RfSUQiOiIwIn0sInR5cGUiOiJhdXRvIn0sInByb3BzIjp7ImNhY2hlZFBhZ2VzIjoiYXV0byIsInJlbmRlckluYWN0aXZlUGFnZXMiOiJhdXRvIiwicmVuZGVySW5hY3RpdmVQYWdlc09uTW9iaWxlIjoiYXV0byIsInJlbmRlcldoaWxlRmxpcHBpbmciOiJhdXRvIiwicHJlbG9hZFBhZ2VzIjoiYXV0byIsInJ0bCI6ImF1dG8iLCJpbnRlcmFjdGl2ZUNvcm5lcnMiOiJhdXRvIiwic2hlZXQiOnsic3RhcnRWZWxvY2l0eSI6ImF1dG8iLCJ3YXZlIjoiYXV0byIsInNoYXBlIjoiYXV0byIsIndpZHRoVGV4ZWxzIjoiYXV0byIsImNvbG9yIjoiYXV0byIsInNpZGUiOiJhdXRvIiwiY29ybmVyRGV2aWF0aW9uIjoiYXV0byIsImZsZXhpYmlsaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmxlQ29ybmVyIjoiYXV0byIsImJlbmRpbmciOiJhdXRvIiwiaGVpZ2h0VGV4ZWxzIjoiYXV0byJ9LCJjb3ZlciI6eyJ3YXZlIjoiYXV0byIsImNvbG9yIjoiYXV0byIsImJpbmRlclRleHR1cmUiOiJhdXRvIiwiZGVwdGgiOiJhdXRvIiwicGFkZGluZyI6ImF1dG8iLCJzdGFydFZlbG9jaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmlsaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmxlQ29ybmVyIjoiYXV0byIsImJlbmRpbmciOiJhdXRvIiwid2lkdGhUZXhlbHMiOiJhdXRvIiwiaGVpZ2h0VGV4ZWxzIjoiYXV0byIsIm1hc3MiOiJhdXRvIiwic2lkZSI6ImF1dG8iLCJzaGFwZSI6ImF1dG8ifSwicGFnZSI6eyJ3YXZlIjoiYXV0byIsImNvbG9yIjoiYXV0byIsImRlcHRoIjoiYXV0byIsInN0YXJ0VmVsb2NpdHkiOiJhdXRvIiwiZmxleGliaWxpdHkiOiJhdXRvIiwiZmxleGlibGVDb3JuZXIiOiJhdXRvIiwiYmVuZGluZyI6ImF1dG8iLCJ3aWR0aFRleGVscyI6ImF1dG8iLCJoZWlnaHRUZXhlbHMiOiJhdXRvIiwibWFzcyI6ImF1dG8iLCJzaWRlIjoiYXV0byIsInNoYXBlIjoiYXV0byJ9LCJoZWlnaHQiOiJhdXRvIiwid2lkdGgiOiJhdXRvIiwiZ3Jhdml0eSI6ImF1dG8iLCJwYWdlc0ZvclByZWRpY3RpbmciOiJhdXRvIn0sImNvbnRyb2xQcm9wcyI6eyJhY3Rpb25zIjp7ImNtZFNhdmUiOnsiZW5hYmxlZCI6ImF1dG8iLCJlbmFibGVkSW5OYXJyb3ciOiJhdXRvIn0sImNtZFByaW50Ijp7ImVuYWJsZWQiOiJhdXRvIiwiZW5hYmxlZEluTmFycm93IjoiYXV0byJ9LCJjbWRTaW5nbGVQYWdlIjp7ImVuYWJsZWQiOiJhdXRvIiwiZW5hYmxlZEluTmFycm93IjoiYXV0byIsImFjdGl2ZSI6ImF1dG8iLCJhY3RpdmVGb3JNb2JpbGUiOiJhdXRvIn19fSwiYXV0b1RodW1ibmFpbCI6Imh0dHBzOlwvXC9ub3JtYW5kaWVtYWluZS5jZXJmcmFuY2UuZnJcL2xhdGVsaWVyXC93cC1jb250ZW50XC91cGxvYWRzXC9zaXRlc1wvMlwvM2QtZmxpcC1ib29rXC9hdXRvLXRodW1ibmFpbHNcLzMyMjUucG5nIiwicG9zdF9uYW1lIjoib2JzZXJ2YXRvaXJlLWNlcmVhbGVzLWdyYW5kZXMtY3VsdHVyZXMtanVpbGxldC0yMDIyIiwicG9zdF90eXBlIjoiM2QtZmxpcC1ib29rIn19LCJwYWdlcyI6W10sImZpcnN0UGFnZXMiOltdfQ==');window.FB3D_CLIENT_LOCALE && FB3D_CLIENT_LOCALE.render && FB3D_CLIENT_LOCALE.render();</script>



<p>Découvrez l&rsquo;ensemble de nos<a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/category/agriculture/production-vegetale/observatoires-production-vegetale-agriculture/grandes-cultures-observatoires-production-vegetale-agriculture/"> observatoires économiques sur les bilans de récolte de céréales et grandes cultures </a>depuis 2018 sur notre site internet.</p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/recolte-2021-cereales-grandes-cultures/">Récolte 2021 céréales &amp; grandes cultures</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier">L&#039;Atelier des études économiques</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">3227</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Pommes de terre : hausses charges</title>
		<link>https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/pommes-de-terre-hausses-charges/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lola]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 May 2022 12:01:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Conjoncture]]></category>
		<category><![CDATA[Cultures industrielles]]></category>
		<category><![CDATA[Production végétale]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/?p=2889</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les fortes hausses des charges augmentent les prix de revient des pommes de terre, mais la demande est dynamique</p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/pommes-de-terre-hausses-charges/">Pommes de terre : hausses charges</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier">L&#039;Atelier des études économiques</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">Pommes de terre : de fortes hausses des charges à attendre</h1>



<p>La réduction des surfaces de la récolte 2021 a permis d’assainir les marchés des pommes de terre. Dont la demande est dynamique, tant à l’export que pour la transformation.&nbsp;Mais les fortes hausses des charges augmentent les prix de revient des pommes de terre. Dont la rentabilité va être comparée aux autres productions, en particulier en fécule.</p>


<div class="_3d-flip-book  fb3d-fullscreen-mode full-size" data-id="2887" data-mode="fullscreen" data-title="false" data-template="short-white-book-view" data-lightbox="dark-shadow" data-urlparam="fb3d-page" data-page-n="0" data-pdf="" data-tax="null" data-thumbnail="" data-cols="3" data-book-template="default" data-trigger=""></div><script type="text/javascript">window.FB3D_CLIENT_DATA = window.FB3D_CLIENT_DATA || [];FB3D_CLIENT_DATA.push('eyJwb3N0cyI6eyIyODg3Ijp7IklEIjoyODg3LCJ0aXRsZSI6IlZlaWxsZSBcdTAwZTljb25vbWlxdWUgUG9tbWVzIGRlIHRlcnJlIiwidHlwZSI6InBkZiIsInJlYWR5X2Z1bmN0aW9uIjoiIiwiYm9va19zdHlsZSI6ImZsYXQiLCJib29rX3RlbXBsYXRlIjoibm9uZSIsIm91dGxpbmUiOltdLCJkYXRhIjp7InBvc3RfSUQiOiIyOTg2IiwiZ3VpZCI6Imh0dHBzOlwvXC9ub3JtYW5kaWVtYWluZS5jZXJmcmFuY2UuZnJcL2xhdGVsaWVyXC93cC1jb250ZW50XC91cGxvYWRzXC9zaXRlc1wvMlwvMjAyMlwvMDVcL1ZFSUxMRV9FQ09fMS0zMC4wNS4yMDIyLV92dU1KLnBkZiIsInBkZl9wYWdlcyI6IjUiLCJwYWdlc19jdXN0b21pemF0aW9uIjoibm9uZSJ9LCJ0aHVtYm5haWwiOnsiZGF0YSI6eyJwb3N0X0lEIjoiMCJ9LCJ0eXBlIjoiYXV0byJ9LCJwcm9wcyI6eyJjYWNoZWRQYWdlcyI6ImF1dG8iLCJyZW5kZXJJbmFjdGl2ZVBhZ2VzIjoiYXV0byIsInJlbmRlckluYWN0aXZlUGFnZXNPbk1vYmlsZSI6ImF1dG8iLCJyZW5kZXJXaGlsZUZsaXBwaW5nIjoiYXV0byIsInByZWxvYWRQYWdlcyI6ImF1dG8iLCJydGwiOiJhdXRvIiwiaW50ZXJhY3RpdmVDb3JuZXJzIjoiYXV0byIsInNoZWV0Ijp7InN0YXJ0VmVsb2NpdHkiOiJhdXRvIiwid2F2ZSI6ImF1dG8iLCJzaGFwZSI6ImF1dG8iLCJ3aWR0aFRleGVscyI6ImF1dG8iLCJjb2xvciI6ImF1dG8iLCJzaWRlIjoiYXV0byIsImNvcm5lckRldmlhdGlvbiI6ImF1dG8iLCJmbGV4aWJpbGl0eSI6ImF1dG8iLCJmbGV4aWJsZUNvcm5lciI6ImF1dG8iLCJiZW5kaW5nIjoiYXV0byIsImhlaWdodFRleGVscyI6ImF1dG8ifSwiY292ZXIiOnsid2F2ZSI6ImF1dG8iLCJjb2xvciI6ImF1dG8iLCJiaW5kZXJUZXh0dXJlIjoiYXV0byIsImRlcHRoIjoiYXV0byIsInBhZGRpbmciOiJhdXRvIiwic3RhcnRWZWxvY2l0eSI6ImF1dG8iLCJmbGV4aWJpbGl0eSI6ImF1dG8iLCJmbGV4aWJsZUNvcm5lciI6ImF1dG8iLCJiZW5kaW5nIjoiYXV0byIsIndpZHRoVGV4ZWxzIjoiYXV0byIsImhlaWdodFRleGVscyI6ImF1dG8iLCJtYXNzIjoiYXV0byIsInNpZGUiOiJhdXRvIiwic2hhcGUiOiJhdXRvIn0sInBhZ2UiOnsid2F2ZSI6ImF1dG8iLCJjb2xvciI6ImF1dG8iLCJkZXB0aCI6ImF1dG8iLCJzdGFydFZlbG9jaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmlsaXR5IjoiYXV0byIsImZsZXhpYmxlQ29ybmVyIjoiYXV0byIsImJlbmRpbmciOiJhdXRvIiwid2lkdGhUZXhlbHMiOiJhdXRvIiwiaGVpZ2h0VGV4ZWxzIjoiYXV0byIsIm1hc3MiOiJhdXRvIiwic2lkZSI6ImF1dG8iLCJzaGFwZSI6ImF1dG8ifSwiaGVpZ2h0IjoiYXV0byIsIndpZHRoIjoiYXV0byIsImdyYXZpdHkiOiJhdXRvIiwicGFnZXNGb3JQcmVkaWN0aW5nIjoiYXV0byJ9LCJjb250cm9sUHJvcHMiOnsiYWN0aW9ucyI6eyJjbWRTYXZlIjp7ImVuYWJsZWQiOiJhdXRvIiwiZW5hYmxlZEluTmFycm93IjoiYXV0byJ9LCJjbWRQcmludCI6eyJlbmFibGVkIjoiYXV0byIsImVuYWJsZWRJbk5hcnJvdyI6ImF1dG8ifSwiY21kU2luZ2xlUGFnZSI6eyJlbmFibGVkIjoiYXV0byIsImVuYWJsZWRJbk5hcnJvdyI6ImF1dG8iLCJhY3RpdmUiOiJhdXRvIiwiYWN0aXZlRm9yTW9iaWxlIjoiYXV0byJ9fX0sImF1dG9UaHVtYm5haWwiOiJodHRwczpcL1wvbm9ybWFuZGllbWFpbmUuY2VyZnJhbmNlLmZyXC9sYXRlbGllclwvd3AtY29udGVudFwvdXBsb2Fkc1wvc2l0ZXNcLzJcLzNkLWZsaXAtYm9va1wvYXV0by10aHVtYm5haWxzXC8yODg3LnBuZyIsInBvc3RfbmFtZSI6InZlaWxsZS1lY29ub21pcXVlLXBvbW1lcy1kZS10ZXJyZSIsInBvc3RfdHlwZSI6IjNkLWZsaXAtYm9vayJ9fSwicGFnZXMiOltdLCJmaXJzdFBhZ2VzIjpbXX0=');window.FB3D_CLIENT_LOCALE && FB3D_CLIENT_LOCALE.render && FB3D_CLIENT_LOCALE.render();</script>



<h2 class="wp-block-heading">Face au Covid, la production européenne a fait une pause de croissance</h2>



<p>La production mondiale de pommes de terre est voisine de 380 Mt par an. Les pommes de terre sont consommées à 80&nbsp;% en frais, mais la part des produits transformés augmente. Les échanges de ce produit pondéreux se font surtout à une échelle «&nbsp;régionale&nbsp;».&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’Union Européenne est le leader mondial des exportations de pommes de terre</h3>



<p><strong>L’Union Européenne (UE) </strong>est le <strong>leader mondial des exportations. </strong>Le commerce européen est assuré par <strong>quatre grands pays </strong>producteurs regroupés au sein du <strong>NEPG</strong>&nbsp;(North – western European Potato Growers : Allemagne, France, Belgique, Pays-Bas). La France est le second pays producteur de l’UE, derrière l’Allemagne. Le Royaume-Uni (production moyenne de 5&nbsp;Mt par an) a quitté le groupe dont les références historiques ont été actualisées.&nbsp;</p>



<p>Entre 2016 et 2020, <strong>les surfaces </strong>cultivées en pommes de terre de conservation par les 4 pays&nbsp;du NEPG <strong>ont connu une hausse régulière</strong> de 3,5&nbsp;% par an, avec 522&nbsp;000&nbsp;ha en 2020.&nbsp; La France est le pays qui a le plus augmenté ses surfaces (+&nbsp;34&nbsp;000&nbsp;ha). L’Allemagne suit de près (+&nbsp;25&nbsp;000&nbsp;ha).</p>



<p>La<strong> fragilité</strong> de la filière pommes de terre tient à la <strong>forte variabilité des rendements</strong> : +/-&nbsp;10&nbsp;% autour de la moyenne 5 ans, qui est de <strong>45&nbsp;t/ha</strong> (de 41 à 50&nbsp;t/ha).</p>



<p>En conséquence, la production de la zone NEPG (à 4 pays) fluctue entre <strong>20 et 25&nbsp;Mt par an selon les conditions climatiques</strong> (pour une production moyenne de 22&nbsp;Mt).</p>



<h3 class="wp-block-heading">La récolte 2021 marque une rupture dans la hausse des surfaces en pommes de terre de consommation</h3>



<p><strong>La récolte 2021</strong> marque une <strong>rupture dans la hausse des surfaces</strong> en pommes de terre de consommation. Face au contexte covid incertain et au déséquilibre créé entre l’offre et la demande, le NEPG avait conseillé en 2020 de réduire les surfaces. Les emblavements se sont réduits de <strong>4,6&nbsp;% en 2021,</strong> à 498&nbsp;000&nbsp;ha. L’Allemagne et la France ont limité la baisse (-&nbsp;3,5 et &#8211;&nbsp;3,0&nbsp;%). Tandis que la Belgique et les Pays-Bas, déjà baissiers en 2020, ont chuté de 7,5 et 7,3&nbsp;%.</p>



<p>Pour mémoire, l’Ukraine produit environ 20&nbsp;Mt de pommes de terre par an. Elles sont pour la très grande majorité autoconsommées.</p>



<h2 class="wp-block-heading">NEPG : zoom sur la production de pommes de terre des dernières récoltes</h2>



<p>Les chiffres du <strong>NEPG </strong>concernent les pommes de terre de conservation, hors plants et fécule.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="736" height="377" src="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2022/05/Evolution-rendements-pomme-de-terre-consommation-nepg.png?resize=736%2C377&#038;ssl=1" alt="Evolution des rendements entre 2016 et 2021 en pommes de terre de consomation dans la zone NEPG." class="wp-image-2890" srcset="https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2022/05/Evolution-rendements-pomme-de-terre-consommation-nepg.png?w=736&amp;ssl=1 736w, https://i0.wp.com/normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/wp-content/uploads/sites/2/2022/05/Evolution-rendements-pomme-de-terre-consommation-nepg.png?resize=300%2C154&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 736px) 100vw, 736px" /><figcaption class="wp-element-caption">Evolution des rendements entre 2016 et 2021 en pommes de terre de consomation dans la zone NEPG.</figcaption></figure>



<p><strong>Récolte 2019&nbsp;:</strong> <strong>22,6&nbsp;Mt</strong>. La relative faiblesse des rendements limite la récolte à la production moyenne. La qualité de conservation est bonne.</p>



<p><strong>Récolte 2020&nbsp;: 23,5 Mt.</strong> La production est supérieure à la moyenne 5 ans. Du fait du Covid, les besoins des industriels de la transformation sont moindres.</p>



<p><strong>Récolte 2021&nbsp;: 22,9 Mt.</strong>&nbsp;La réduction de la production s’explique par la <strong>diminution des surfaces</strong>. Les rendements&nbsp;sont en légère hausse. L’été est humide. </p>



<h2 class="wp-block-heading">En France&nbsp;: une production de pommes de terre dynamique</h2>



<p><strong>La production nationale de pommes de terre est en hausse, en tendance.</strong> De 2016 à 2020, les surfaces en pommes de terre de conservation ont augmenté de <strong>+&nbsp;4&nbsp;% par an </strong>(+&nbsp;6&nbsp;000&nbsp;ha par an en moyenne).</p>



<p>Les rendements subissent en France la même <strong>variabilité interannuelle </strong>que dans l’UE&nbsp;: +/- 10&nbsp;% autour de la moyenne 5 ans de 43,5&nbsp;t/ha(entre 41 et 47&nbsp;t/ha). Sécheresses et canicules ont amputé les rendements 2016 et 2018 de 5 à 6&nbsp;t/ha.&nbsp;</p>



<p>Selon les années, la production française de pommes de terre de conservation se situe ainsi entre 5 à 7 Mt /an.</p>



<p>La <strong>récolte 2021 </strong>est la première année de <strong>baisse des surfaces</strong> en pommes de terre depuis 2015.</p>



<h2 class="wp-block-heading">En France, zoom sur les dernières campagnes commerciales</h2>



<p><strong>La pandémie de Covid</strong>&nbsp;a profondément bouleversé les équilibres des filières pommes de terre. Les mesures de confinement et les restrictions d’ouverture des restaurations commerciales et collectivesappliquées au printemps puis à l’automne 2020 ont modifié les demandes des consommateurs. Pour les : </p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Ménages</strong>&nbsp;: hausse de la consommation à domicile et baisse de la consommation en restauration commerciale ou collective.</li>



<li><strong>Industriels</strong>&nbsp;: réduction globale des activités de transformation.</li>



<li><strong>Producteurs</strong>&nbsp;: prix des contrats industriels respectés. Pour les ventes en libre (marché français ou export), prix variables selon l’équilibre entre l’offre et la demande.</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading">Récolte de pommes de terre 2020</h3>



<p>La <strong>récolte française de </strong>pommes de terre de conservation a battu en <strong>2020 un record de production&nbsp;à 6,9 Mt </strong>grâce à une nouvelle hausse des surfaces (159&nbsp;000&nbsp;ha, +&nbsp;4&nbsp;% par rapport à 2019), et un rendement moyen proche de la moyenne 5 ans (43,6 t/ha, +3% / 2019).</p>



<p>Les Hauts-de-France représentent 64&nbsp;% des surfaces françaises de pommes de terre de conservation. Les surfaces additionnelles sont surtout situées dans les ex-régions Haute-Normandie (+&nbsp;900&nbsp;ha) et Champagne-Ardenne (+&nbsp;550&nbsp;ha). Les rendements sont hétérogènes, selon les conditions météorologiques locales et la présence ou non d’irrigation.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Campagne 2020/21&nbsp;: une année encore marquée par la crise sanitaire</h4>



<p><strong>La campagne 2020/21</strong> a été impactée par le second confinement (automne 2020). Puis la réouverture progressive des restaurants, à partir de mai 2021, a permis un retour à la normale.</p>



<h5 class="wp-block-heading">Le transfert des actes de consommation de pommes de terre</h5>



<p>Le <strong>transfert des actes de consommation</strong> du «&nbsp;hors domicile&nbsp;» vers le «&nbsp;domicile&nbsp;», initié par le confinement du printemps 2020, a perduré mais dans une moindre mesure. <strong>Les achats de pommes de terre en l’état</strong> par les ménages <strong>se replient</strong> un peu (-&nbsp;1&nbsp;% en volume), après avoir augmenté de 8&nbsp;% sur 2019/20. Ils restent nettement supérieurs à la campagne 2018/2019 (+&nbsp;7&nbsp;% en volume).</p>



<p>La consommation <strong>à domicile</strong> des <strong>produits transformés poursuit sa hausse.</strong> Les frites et spécialités <strong>surgelées</strong> (74&nbsp;% des volumes transformés) progressent de +&nbsp;5&nbsp;% en volume (+&nbsp;8&nbsp;% en valeur). Les <strong>chips</strong> (18&nbsp;% des volumes) sont également dynamiques&nbsp;: +&nbsp;2&nbsp;% en volume (et en valeur). Alors que purées déshydratées et produits sous vide voient leurs ventes baisser.</p>



<p>La hausse de la consommation de produits transformés par les ménages ne compense pas la <strong>baisse de la consommation hors domicile.</strong></p>



<h5 class="wp-block-heading">La transformation des pommes de terre</h5>



<p>L<strong>es volumes transformés dans les usines en France baissent de nouveau</strong> (-&nbsp;1&nbsp;%, après –&nbsp;8&nbsp;% en 2019/20). La consommation globale de produits transformés en France est de 2,0 Mt d’équivalent pommes de terre.</p>



<p>La demande des <strong>industriels, </strong>couverte à plus de 80&nbsp;% par des contrats, aplafonné.&nbsp; Les prix des contrats ont été honorés (100 à 150 €/t). Mais les excédents ont été payés à bas prix (30 à 60 €/t). Et il y a eu peu d’achats hors contrats.&nbsp;</p>



<p>Les prix des pommes de terre vendues sur le marché <strong>libre </strong>sont inférieurs à la récolte 2019. À noter&nbsp;: selon une étude Kantar, la vente des pommes de terre en petits formats (filets de 1 à 2 Kg) progresse. Cet type de vente permet de recruter de nouveaux acheteurs.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Récolte de pommes de terre 2021</h3>



<p><strong>La récolte française 2021 se </strong>stabilise au niveau élevé de 2020<strong> avec 6,8&nbsp;Mt</strong> de pommes de terre de conservation.</p>



<p>Pour la première fois depuis 2015, <strong>les surfaces ont baissé </strong>(-&nbsp;3&nbsp;%) à 154&nbsp;000&nbsp;ha. La hausse du rendement moyen (44,1 t/ha) permet de limiter la baisse de production par rapport à 2020.&nbsp;</p>



<p>La région des Hauts-de-France totalise toujours près des deux tiers de la récolte nationale (-&nbsp;4,5&nbsp;% de surface, 45,5 t/ha).&nbsp; Elle produit à elle seule autant que la Belgique. Les ex-régions Champagne-Ardenne et Haute-Normandie stabilisent leurs surfaces. Elles contribuent alors respectivement pour 9&nbsp;% et 7&nbsp;% à la récolte française 2021.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Campagne 2021/22&nbsp;:&nbsp; l’export et la transformation tirent les marchés</h3>



<p>Mi-avril 2022, la consommation de pommes de terre en l’état achetées par les ménages baisse fortement. Cette baisse indique alors un <strong>retour </strong>probable<strong> aux tendances structurelles de réduction de la consommation des pommes de terre en l’état </strong>(-&nbsp;13&nbsp;% / campagne 2020/21, et &#8211; 7&nbsp;% / campagne 2018/19 avant Covid). Sur le <strong>marché du frais,</strong> les cotations se tiennent bien.<strong> Les exportations</strong> de pommes de terre en l’état <strong>sont dynamiques</strong>. Elles atteignent<strong> un niveau record</strong> (+&nbsp;14&nbsp;% en mars par rapport à la campagne 2020/21). Ce niveau est tiré par l’Europe de l’est (multipliées par 2) ainsi que par la demande des industriels belges de la frite (+&nbsp;20&nbsp;%). Concernant les produits transformés, la réouverture des restaurations collectives induit une<strong> forte dynamique de reprise de la transformation dans les usines françaises </strong>(+&nbsp;14% par rapport à avril 2021).</p>



<p>Sur le marché de l’industrie, les cotations se positionnent légèrement au-dessus des contrats. Il s&rsquo;agit donc d&rsquo;un changement par rapport aux dernières campagnes. Début 2022, le marché à terme était alors haussier. La guerre en Ukraine a ponctuellement fait baisser les cotations. Ces dernières ont depuis repris leur tendance haussière. <strong>L’échéance juin 2022 se situe autour des 250 €/t.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Zoom sur la Fécule : un contexte défavorable… </h2>



<p>La <strong>faiblesse des rendements</strong> liée à une succession de saisons sèches depuis 2018 (moins de 45 t/ha) a limité la production française de pommes de terre de fécule à moins de 1 Mt ces dernières années ainsi que la rentabilité de cette culture.</p>



<p>En outre, la filière fécule subit en 2021 le contrecoup du Covid. Alors qu’en mars&nbsp;2020, les deux féculeries françaises (Roquette et Téréos) étaient fermées. Les Pays-Bas et l’Allemagne ont pu travailler des pommes de terre gratuites. Une hausse de la production associée à une baisse de la demande a alors induit des surstocks européens. La situation a donc conduit à une <strong>baisse des prix de la pomme de terre féculière.</strong></p>



<p>Les meilleurs rendements de la récolte 2021 font remonter les volumes produits. Mais la fécule a du mal à rester attractive en terme de rémunération. Ce qui fait donc craindre un <strong>désengagement des producteurs</strong> auprès des deux industriels du secteur ainsi qu&rsquo;<strong>une baisse des surfaces 2022 et 2023</strong>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Récolte 2022 et suivantes&nbsp;: quelles perspectives&nbsp;?</h2>



<p>Les perspectives pour la récolte 2022 tablent sur une reprise de la demande ainsi qu&rsquo;un équilibre entre offre et demande. Cet équilibre oriente alors favorablement les prix.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des dynamiques variables selon les débouchés des pommes de terre</h3>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Marché du frais&nbsp;:</strong></h4>



<p>La tendance structurelle à la baisse de la consommation pour les pommes de terre en l’état a été occultée lors des confinements par les modifications de consommation. Les signes de reprise de cette baisse de consommation semblent nets en France. Tandis que l’exportation des pommes de terres en l’état reste dynamique, en particulier vers l’Europe du sud et de l’est.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Marché de la transformation&nbsp;</strong>:</h4>



<p>La France est déficitaire en outils de transformation. De nombreux projets de construction d’usines de production de frites surgelées sont donc engagés, souvent à proximité des ports pour viser l’export.</p>



<p>L’industriel néerlandais Aviko a ainsi ouvert une nouvelle usine au sud Belgique (Poperinge), pour produire 175&nbsp;000&nbsp;t de frites surgelées par an. De plus, Aviko recherche des producteurs en France. L’industriel belge Clarebout Potatoes doit construire en 2022 une nouvelle usine à Dunkerque. Tandis que le producteur belge Ecofrost a l’intention d’installer sa future usine de frites surgelées à Péronne (Somme).</p>



<p><strong>Des transferts de surfaces de pommes de terre</strong> sont ainsi probables dans les années à venir, avec moins de surfaces consacrées aux marché du frais et davantage de surfaces destinées à l’industrie de la transformation, sous réserve d’une rémunération suffisante des producteurs.<strong></strong></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Marche de la Fécule&nbsp;</strong>:</h4>



<p>Suite à un manque de rentabilité de cette culture, il existe alors un risque fort de désengagement des producteurs. Une baisse des surfaces est donc attendue sur 2022 et 2023. </p>



<h3 class="wp-block-heading">Des contraintes grandissantes pour la production de pommes de terre.</h3>



<p>L’UNPT liste un certain nombre de contrainte qui jouent sur la rentabilité et les dynamiques de production&nbsp;: </p>



<ul class="wp-block-list">
<li>le Plan pollinisateur, </li>



<li>la perte de solutions phytosanitaires, </li>



<li>l’accès à l’eau, </li>



<li>les distorsions avec les autres pays européens, </li>



<li>l’augmentation des risques, </li>



<li>les exigences qualitatives croissantes sur le marché du frais, etc.</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading">L’attractivité et la rentabilité de la pomme de terre en question</h3>



<p>La demande mondiale en pommes de terre repart à la hausse, et les prix augmentent. Mais les coûts de production atteignent des niveaux records. Dans le cadre de la hausse des prix et des charges, <strong>la concurrence entre les productions sera-t-elle en faveur des pommes de terre&nbsp;?</strong></p>



<p>Fin 2021, l’<a href="http://www.producteursdepommesdeterre.org/static/accueil" target="_blank" rel="noreferrer noopener">UNPT</a> a milité pour conforter l’attractivité de la culture de pommes de terre. Et elle a obtenu une revalorisation de certains contrats d’industriels de la transformation (+&nbsp;20 à 25&nbsp;€/t chez Mac Cain par exemple).</p>



<p>Depuis, la guerre en Ukraine a renforcé le phénomène, et les prévisions deviennent hasardeuses. En mars 2022, selon Agreste, le prix des intrants a augmenté de 28,5&nbsp;% sur un an. Les plus fortes hausses concernent les engrais (+&nbsp;100&nbsp;%) et l’énergie (+&nbsp;68&nbsp;%). En pommes de terre, la hausse des charges de la récolte 2022 pourrait ainsi se situer entre 700 et 1&nbsp;000 € /ha, soit +&nbsp;15 à 25&nbsp;€/t. Dans le même temps, le prix du blé a quasiment doublé…</p>



<p>Le niveau réel des prix de vente 2022 et les perspectives de charges pour les récoltes suivantes orienteront alors les dynamiques de production de pommes de terre pour les années à venir.</p>



<p>Retrouvez sur notre site internet toutes nos <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/category/agriculture/production-vegetale/conjoncture-production-vegetale-agriculture/cultures-industrielles/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">publications sur la conjoncture des cultures végétales</a> de type industrielles : lin, sucre, pommes de terre&#8230;</p>



<p><br></p>
<p>L’article <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier/pommes-de-terre-hausses-charges/">Pommes de terre : hausses charges</a> est apparu en premier sur <a href="https://normandiemaine.cerfrance.fr/latelier">L&#039;Atelier des études économiques</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">2889</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
